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Harcèlement psychologique ou violence perverse ?

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HARCELEMENT PSYCHOLOGIQUE OU VIOLENCE PERVERSE ?


 

Harcelement - Photo 1

 

Le phénomène de harcèlement a été popularisé en France par la psychanalyste Marie-France Hirigoyen. Elle définit le harcèlement moral comme : «  toute conduite abusive qui se manifeste notamment par des comportements, des paroles, des actes, des gestes, des écrits, pouvant porter atteinte à la personnalité, à la dignité ou à l’intégrité physique ou psychologique d’une personne, mettant en péril celle-ci ». Le harcèlement psychologique est un processus dynamique constitué de différents types d’agissements qui se développent dans le temps, et qui ont pour but de briser une personne.

 

Finalement, "L'imagination humaine est sans limites quand il s'agit de tuer chez l'autre la bonne image qu'il a de lui-même. On masque ainsi ses propres faiblesses et on se met en position de supériorité. C'est la société tout entière qui est concernée dès qu'il est question de pouvoir, voire « d’abus de pouvoir ». Dans une société qui fonctionne sur la loi du plus fort, du plus rusé, les pervers sont rois. Quant la réussite est la principale valeur, y compris en politique, l'honnêteté paraît faiblesse."

 

Nous proposons une réflexion à partir des travaux de Marie-France Hirigoyen qui a étudié particulièrement le harcèlement moral. Marie France Hirigoyen a qualifié cette situation dans son livre "Le harcèlement moral", (Editions La Découverte et Syros).

 

Nous reprendrons ci après de courtes citations pour illustrer ce vil comportement, que l’on peut facilement retrouver dans les pratiques du pouvoir  politique.

 

Harcelement - Photo 2

 

"Un individu pervers est constamment pervers. Il est fixé dans ce mode de relation à l'autre et ne se remet en question à aucun moment. Même si sa perversité passe inaperçue un certain temps, elle s'exprimera dans chaque situation où il aura à s'engager et à reconnaître sa part de responsabilité, car il lui est impossible de se remettre en question. Ces individus ne peuvent exister qu'en "cassant" quelqu'un; il faut rabaisser les autres pour acquérir une bonne estime de soit, et par là même acquérir le pouvoir, car ils sont avides d'admiration et d'approbation. Ils n'ont ni compassion ni respect pour les autres puisqu'ils ne sont pas concernés par la relation."

 

"La perversion fascine, séduit et fait peur. On envie parfois les individus pervers, car on les imagine porteur d'une force supérieure qui leur permet d'être toujours gagnants. Effectivement, ils savent naturellement manipuler, ce qui semble un atout dans le monde des affaires ou de la politique. On les craint également car on sait instinctivement qu'il vaut mieux être avec eux que contre eux. C'est la loi du plus fort, le plus admiré est celui qui sait jouir le plus et souffrir le moins. "

 

"De toute façon, on fait peu de cas de leurs victimes, qui passent pour faibles ou pas très malignes, et, sous prétexte de respecter la liberté d'autrui, on peut être amené à être aveugle sur des situations graves. En effet, une tolérance actuelle consiste à s'abstenir d'intervenir dans les actions et dans les opinions d'autres personnes alors même que ces opinions ou actions nous paraissent déplaisantes ou même moralement répréhensibles. De même, nous avons une indulgence inouïe à l'égard des mensonges et des manipulations des hommes de pouvoir. La fin justifie les moyens. Mais jusqu'ou est ce acceptable ?...........Nous avons perdu les limites morales ou religieuses qui constituaient une sorte de code de civilité et qui pouvaient nous faire dire:" Cela ne se fait pas !". 

 

Nous ne retrouvons notre capacité à nous indigner que quand les faits apparaissent sur la scène publique, relayés et amplifiés par les médias nationaux, mais rarement locaux.


_______

 

 

Du même auteur:

          - Thèse: La destruction morale, les victimes des pervers narcissiques. (1995).

            - Le harcèlement moral, la violence perverse au quotidien. (1998).

 

"Reporter Sans Frontières" soutient "MonPuteaux.com"

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L'association

"Reporter Sans Frontières"

apporte son soutien à

MonPuteaux.com 


428285-525586

L'association Reporters sans frontières, qui lutte dans le monde pour la défense de la liberté de l'information, a décidé d'apporter son soutien à MonPuteaux.com. Pour une fois, RSF ne s'inquiète pas du sort d'un internaute d'Asie ou du Moyen-orient, mais d'un blogueur français. Comme quoi notre pays n'est pas épargné par les tentatives de censure sur Internet.


Extrait du communiqué de RSF :


Reporters sans frontières apporte son soutien au blogueur Christophe Grébert, victime d’un véritable harcèlement judiciaire. L’auteur du blog monputeaux.com, également conseiller municipal d’opposition de la ville de Puteaux (Hauts-de-Seine), a reçu, le 16 mars 2012, une assignation en justice, qui s’ajoute aux quatre procès en cours et aux deux plaintes déjà déposées contre lui. Cette énième procédure judiciaire pourrait, selon Christophe Grébert, sonner le glas du blog monputeaux.com pour cause d’asphyxie financière.

“L’acharnement judiciaire dont Christophe Grébert fait l’objet est très inquiétant, et symptomatique d’une forme de censure pernicieuse. Il est facile de faire taire un blogueur citoyen à coups d’intimidations, de pressions et de procès. Face à des adversaires plus puissants et mieux armés, les blogueurs n’ont plus d’autre choix que l’autocensure”, s’est inquiétée l’organisation.

Cette dernière assignation fait suite à la plainte de dix-neuf députés UMP, qui réclament au blogueur un total de 76 000 euros de dommages et intérêts. Ils invoquent l’article 9 du code civil, arguant que le blogueur a violé leur vie privée en révélant qu’ils profitaient ou avaient profité de logements sociaux dans un article publié le 10 novembre 2011. L’assignation en justice réclame également le retrait de l’article en question, intitulé “48,6% des élus UMP de Puteaux habitent des logements sociaux : la liste, résidence par résidence”.

Blogueur citoyen de la première heure (il a créé monputeaux.com en 2002), Christophe Grébert fait l’objet de poursuites judiciaires récurrentes depuis des années. S’il a été relaxé par le passé, reste que l’accumulation des frais de justice le conduit aujourd’hui à ce qu’il désigne comme une “autocensure imposée”, et à envisager de fermer son blog.

Contacté par Reporters sans frontières, Christophe Grébert a fait part de son découragement face à ce harcèlement judiciaire et aux charges financières qui lui sont imposées. “Je n’ai plus les moyens de m’exprimer librement. Je dois actuellement 20 000 euros de frais d’avocats et de dommages et intérêts”, a-t-il témoigné.

En plus des frais de justice, le montant des dommages et intérêts réclamés par les plaignants est extrêmement élevé pour un particulier. Les blogs étant soumis à la loi sur la presse, ils tombent sous les mêmes sanctions que les grands groupes de médias. Or, ces derniers peuvent assumer des dommages et intérêts qui conduiraient en revanche un blogueur à la ruine. “La loi sur la presse n’est plus adaptée à la réalité numérique. Il faut la réformer pour respecter la liberté d’expression du citoyen”, a déclaré Christophe Grébert.


LA SUITE SUR LE SITE DE RSF


Dutheil : l'ADIHBH-V sans réponse

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DUTHEIL TOUJOURS :

VOUS NE SAUREZ JAMAIS LE FIN MOT

DE L’HISTOIRE !!!...


Photo-Le droit de r-ponse est

 

Suite aux informations diffusées dans le NOISY Magazine n° 177 de décembre 2011, dans un courrier adressé au Président de la Commission d’Appel d’Offre le 28/02/ 2012 l’ADIHBH-V conteste le fait que le chiffe d’affaire de l’entreprise DUTHEIL était en constante augmentation au cours des années 2007, 2008 et 2009. Le 07/03/2012 nous sollicitons la parution d’un « droit de réponse »

 

Le 21/03/2012, Michel Pajon nous adresse la réponse suivante.

 

Courrier MP-DROIT de REPONSE

 

 

Nous prenons acte de la réponse du Maire, mais force est de constater que ce dernier fait porter son analyse sur la forme et non sur le fond, c’est réducteur. Le droit de réponse a principalement pour objectif de permettre une information la plus complète du citoyen. En l’espèce, la transparence ne semble pas être la préoccupation majeure.

 

Aujourd’hui, nous sommes en mesure d’apporter quelques précisions complémentaires sur le fonctionnement des commissions d’Appel d’Offre, à savoir :

 

1-  Depuis 2008, le Code des marchés publics ne fait pas obligation aux collectivités territoriales de convoquer le représentant de la concurrence, de la consommation et de la répression des Fraudes ainsi que le comptable public. Ainsi l’article 23 prévoit, au sein des commissions d’appel d’offres, la présence de membres à voix consultative seulement :

« …

II – Lorsqu’ils y sont invités par le président de la commission d’appel d’offres, le comptable public et un représentant du service en charge de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes peuvent participer, avec voix consultative, aux réunions de la commission d’appel d’offres. Leurs observations sont consignées au procès verbal. »

 

En conséquence, plusieurs communes de Seine-Saint-Denis ont, depuis cette date, cessé d’adresser des invitations à la Direction Départementale de la Protection des Populations de la Seine-Saint-Denis (DDPP). Cependant, il faut préciser que la ville de Noisy le Grand a, quant  à elle, continué à convoquer la DDPP. Mais comme elle est régulièrement absente !!!……

 

2- Par ailleurs,  il appartient aux acheteurs publics de veiller lorsque les marchés le justifient (travaux d’un montant important notamment) à disposer d’informations fiables et pertinentes pour examiner les capacités techniques et financières des entreprises candidates. Pour juger des capacités financières d’une entreprise, l’arrêté du 28 août 2006 (JO du 29 août 2006) précise que peuvent être imposée par le règlement de la consultation la fourniture, outre la déclaration concernant le Chiffre d’Affaires global des trois dernières années disponibles, « les bilans ou extraits de bilans, concernant les trois dernières années, des opérateurs économiques pour lesquels l’établissement des bilans est obligatoire en vertu de la loi ».

 

En l’espèce, dans le cas du Centre Aquatique de Noisy-le-Grand, l’avis d’Appel Public à la concurrence exigeait bien « une déclaration relative à la capacité financière du candidat à exécuter le marché, datée et signée par un représentant du candidat compétent à l’effet d’engager le candidat et concernant le chiffre d’affaires annuel global et le chiffre d’affaires annuel concernant la prestation objet de la consultation, réalisés par le candidat sur chacun des trois derniers exercices disponibles ».


 

Commentaire

 

Tout le monde a bien compris que le seul Chiffre d’Affaires d’une Société, sans se soucier du Résultat de Gestion,  n’est pas suffisant pour assurer la bonne santé financière et la pérennité d’une entreprise. En conséquence, si cette mésaventure peut servir de leçon, il faut qu’à l’avenir, le Service des Marchés de la commune de Noisy-le-Grand intègre dans ses procédures, que la fourniture des bilans concernant les trois dernières années, soit imposée par le règlement de consultation ou dans l’Avis d’Appel Public à la Concurrence (AAPC).

 

En ce qui concerne la validé des informations financières fournies par DUTHEIL dans cette affaire, si Michel Pajon, en tant que Président de la commission d’Appel d’Offre refuse de communiquer sur le fond du sujet pour des raisons qui lui appartiennent, nous laissons le soin  aux Noiséens d’en tirer les conclusions.

 

Cependant, ce dont nous sommes certains, c’est que le contrôle démocratique de ces commissions d’Appel d’Offre est une mise en scène  véritablement défaillante. Ceci pour au moins  trois raisons :

 

- Les élus de l’opposition UMP sont régulièrement absents,

- Le représentant du Service en charge de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes, et le Comptable Public  ne sont plus obligatoirement présent depuis 2008,

- Le contrôle de l’égalité réalisé par la Préfecture qui doit assurer une  veille juridique des actes, est dérisoire, par manque de moyens.

 

Le résultat de cette affaire est douloureux pour les Noiséens. Après la faillite de DUTHEIL,  plus 300  à 400 000 € de surcoût sont nécessaires pour terminer correctement la construction du Centre Aquatique de Noisy-le-Grand.


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L'Agenda 21 de Noisy-le-Grand est en marche

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L’AGENDA 21

DE NOISY-LE-GRAND

EST EN MARCHE ! 


 

Photo-Agenda 21

 

L'Agenda 21 est un projet global et concret, dont l'objectif est de mettre en œuvre progressivement et de manière pérenne le développement durable à l'échelle de Noisy-le-Grand. Il est porté par la collectivité et mené en concertation avec tous ses acteurs : élus et personnels, habitants, associations, entreprises, structures déconcentrées de l'Etat, réseaux de l'éducation et de la recherche...


Il se traduit par un programme d'actions visant à améliorer la qualité de vie des habitants, économiser les ressources naturelles et renforcer l'attractivité du territoire.


Il devrait par exemple favoriser :

- une politique de l'habitat appuyée sur la haute qualité environnementale, la valorisation du parc existant et la reconquête des espaces disponibles ;
- l'utilisation de ressources renouvelables, la maîtrise de l'énergie, l'offre de transports en commun, le développement de modes de transports alternatifs à l'automobile ;
- la création d'activités répondant à une demande sociale locale et d'emplois qualifiants et durables ou de nouvelles filières d'emplois.


Les 4 étapes de mise en œuvre d'un Agenda 21 sont :


- L’élaboration d'un diagnostic préalable donnant une bonne connaissance du territoire sur le plan économique, social, environnemental et organisationnel   

- La définition d'une stratégie décrivant les objectifs à court, moyen et long termes, les méthodes et les moyens d'actions proposés, les acteurs et les partenaires impliqués ainsi que les critères d'évaluation.
- La mise en œuvre d'un programme d'actions transversales, concrètes et démonstratives
L’évaluation systématique et permanente des politiques menées et des actions engagées, dans une logique d'amélioration continue.

- Pour assouvir ses « ambitions durables », Noisy-le-Grand s’est appuyé sur un cabinet d’expert en développement durable pour établir le « diagnostic », et déterminer six axes stratégiques et les objectifs que la ville se fixe, soit :

    - Vivre mieux dans la ville,
    - Circuler autrement, 
    - Préserver l’environnement,  
    - Des entreprises impliquées dans le développement durable,  
    - Des citoyens investis dans la vie Noiséenne,  
    - Une ville qui montre l’exemple.


Agenda 21, des idées et des actions.



De l’abeille Cathala à la « table rase » des Bas-Heurts…


Comme chaque fois, dans ce que dit ce type de diagnostic réalisé par des experts dont la raison de vivre est de colporter leur « message durable » de ville en ville, il y a des choses intéressantes. Accueillons par exemple avec allégresse les 6 ruches du toit de la villa Cathala. Au moins les Noiséens auront du Pollen pour traiter les allergies saisonnières et améliorer leurs performances sportives. Associer au breuvage de la vigne du Clos-Saint-Vincent déjà millésimé (à déguster avec modération), hourra !!! le marché campagnard de mars 2013 devrait être festif. Mais une abeille et un « coup de blanc », n’ont jamais fait le printemps d’une ville  bâtisseuse. Le Noisy-le-Grand de demain, ce n’est pas que du béton, du béton et encore du béton. Certes il faut poursuivre l’effort de construction de nouveaux logements, mais cela doit se réaliser dans le cadre d’une densification raisonnable concertée. 

 

A qui veut-on faire croire que l’on va améliorer la qualité de vie et renforcer le lien social du quartier des Bas-Heurts ou de Gournay-Cossonneau en appliquant la stratégie violente de la « table rase » à coup de  bulldozer destructeur de la mémoire des lieux, fusse-t-elle dans le cadre d’un Eco-Quartier ?


A qui veut-on faire croire que la ville peut encore aujourd’hui attirer des entreprises pour développer son secteur économique, en s’appuyant sur des dessertes performantes telles que l’Autoroute A4 et le RER A. Ce type d’analyse peut s’apparenter à de la désinformation lorsque nous savons que l’utilisation du RER A est un véritable cauchemar pour les 1,2 millions d’usagers quotidiens et que sur l’autoroute A4, la jonction A 86-A4 est à l’origine tous les matins, du plus gros bouchon d’Europe, qui génère des nuisances de plus en plus insupportables.

 

A qui veut-on faire croire, parce-que l’on aura encouragé les alternatives de déplacement au tout-voiture que demain, les Noiséens se déplaceront au Centre Commercial des Arcades avec des packs d’eau minérale sous les bras, en vélo, en marche à pied ou en pédibus !!!


Comme toujours, un diagnostic téléguidé en « vase clos »

 

D’après un courrier du Maire en date du 09 mars, plusieurs associations ont été conviées à participer à la réalisation du fameux diagnostic, mais lesquelles ?

 

A l’ADIHBH-V, sur les Bas-Heurts, nous n’avons rien vu venir ; le Cabinet d’Expert Auxilia, nous ne connaissons pas. Ne le connaissent pas mieux l’ADCA sur le Clos d’Ambert, l’Association de Défense du Fort de Villiers ou l’Association de Défenses des Consommateurs UFC-Que Choisir 93 Sud.

 

Dommage, car nous avions des choses à dire, mais pour la commune c’est embarrassant ce type d’association, encombrant, imprévisible. On ne sait pas quoi en faire. Ces associations  sont compétentes, elles ont de sérieuses expertises, mais elles ont parfois des mouvements d’humeur. C’est rarement louable pour des élus.

 

En révélant des vérités, ces associations risquent de faire « tache » sur mon diagnostic et mes « ambitions durables ». Alors cachez moi ce peuple, cachez moi ces hérétiques qui prêchent  des opinions qui ne sont pas conformes à la doctrine locale.

 

Que voulez-vous, nous ne sommes pas dans la short-list des 650 associations recensées de Noisy-le-Grand communiquée au Cabinet d’Etude Auxilia, afin qu’il puisse remplir objectivement leur mission. On se demande bien pourquoi, puisque nous avons une réelle expertise citoyenne.

 

A Noisy-le-Grand, la démocratie participative est une notion indéterminée dont la force « tient précisément à son flou », à sa diversité des usages possibles dont elle peut faire l’objet en fonction de l’intérêt des prescripteurs.

 

C’est une vieille histoire, puisque dès 2005 l’ADIHBH-V sollicitait les services de la Vie Associative afin d’être référencée dans  l’annuaire internet des Associations de la Ville. Pas de réponses, circulez ! il n’y a pas d’espace pour vous sur la toile En novembre 2009, ce même service de la Vie Associative lance une  étude sur le milieu associatif de Noisy-le-Grand en confiant la mission au cabinet Lyonnais Argo & Siloe. Comme d’habitude, nous sommes court-circuités. Alors, avec nos amis du Clos d’Ambert nous forçons le destin et contactons directement le cabinet qui nous confirme ne pas avoir été informé de notre existence sur la ville. Evidemment, il accepte avec plaisir nos questionnaires afin de compléter son panel, dit représentatif. Mais depuis, qui à Noisy-le-Grand, hormis peut être l’Adjointe au Maire chargée de la Vie Associative connaît les résultats de cette enquête payée avec l’argent public ? Où se trouve le Noisy-Magazine qui parle du sujet ? Aurions-nous fait capoter cette belle initiative ?

 

Enfin, posons-nous un jour la question de la violence psychologique !

 

Le 22 mars 2008, tout auréolé de sa troisième  écharpe de premier magistrat de la ville, le Maire déclare dans son allocution : « …aujourd’hui, je voudrais surtout saluer, en votre nom, toutes les Noiséennes et tous les Noiséens, quel qu’ait été leur choix dimanche dernier. Je serai, au cours du mandat qui commence, comme je le suis depuis 13 ans, le Maire de tous les Noiséens, à l’écoute de leur diversité et attentif à leur unité. Parce que tous les Noiséens sont égaux dans le respect qu’ils m’inspirent, je serai comme par le passé, au service de tous nos concitoyens quels que soient leur âge, leur condition, leur quartier et leurs origines ».


Qu’en est-il aujourd’hui dans la pratique ? A la lumière des expérimentations, il est évident que pour de nombreux Noiséens le compte n’y est pas. Comment peut-on accepter que cette gouvernance soit à l’écoute de la diversité des citoyens, alors :


- qu’elle ignore la présence ou les valeurs des associations de défenses,
- qu’elle se montre insensible et inattentive à nos expertises citoyennes,
- qu’il n’y a aucune ambition politique de nous faire participer efficacement à la prise de décision,
- qu’elle réduit ses contacts au strict minimum,
- qu’elle nous refuse systématiquement de véritables phases de concertation,
- qu’elle nous brocarde en réunion publique,
- qu’elle éprouve de l’aversion pour notre représentativité, puisque par idéologie, toute initiative alternative est un « complot politique » ou de la  « rhétorique réactionnaire »
- qu’elle souhaite faire « table rase » du quartier des Bas-Heurts, et d’autres…
- …etc …

 

Aussi, quelle que soit la forme que prend la violence dans la vie courante : physique, financière, sexuelle, politique, professionnelle, il est évident que toutes les actions énoncées précédemment  comportent aussi des éléments  de violence : une violence  psychologique.

 

La violence psychologique exercée fréquemment par une gouvernance municipale de gauche ou de droite est un sujet difficile à exposer car il n’existe pas de définition universelle. Elle est difficile à détecter, à évaluer,  à prouver et n’est jamais dénoncée.  Mais pourtant, elle peut être destructrice du cadre de vie des individus qui sont dans le collimateur.

 

C’est pourquoi, lorsque le cabinet Auxilia a réalisé son diagnostic, nous aurions souhaité être consulté afin d’affiner sa capacité de percevoir, de sentir, de comprendre et ainsi de mieux exprimer les émotions des Noiséens qui sont dans cette trajectoire. Ainsi, au risque de fâcher, ce diagnostic aurait pu sortir des sentiers battus et du discours clientéliste convenu, en étant saupoudré  d’un soupçon de « teinture humaine ». C’était l’occasion de faire l’effort d’expérimenter véritablement l’idéal d’un public démocratiquement actif.

 

En dehors des traditionnelles modalités techniques (un éco-geste par-ci, une sapinette par-là),  nous affirmons dans nos propos que c’est aussi cela le « progrès social », la « solidarité », et le « mieux vivre ensemble à Noisy-le-Grand » du futur Agenda 21 !

 

Qu’à cela ne tienne, il y a toujours des raisons d’espérer. Nous reprendrons notre bâton de pèlerin et poursuivrons notre croisade, puisque nous sommes invités à participer aux ateliers de réflexions pour l’élaboration du document final, lors de la semaine du développement durable du 1er au 7 avril prochain. Les choses sont bien faites, n’est-ce pas ?


Ou en sommes-nous ?


Graphe-Ou en sommes-nous.

 

Calendrier des ateliers


La ville convie tous les Noiséens qui souhaitent s’impliquer dans l’élaboration de l’Agenda 21, à participer à des ateliers de réflexion et d’échange :

- Le lundi 2 avril de 19h à 21h, Espace Michel Simon (4e étage) : Circuler autrement,
- Le vendredi 6 avril de 19h à 21h, Salle des Abeilles : Préserver notre  environnement,
- Le mardi 10 avril de 19h à 21h, Villa Cathala : Impliquer les citoyens,
- Le jeudi 12 avril de 19h à 21h, MPT Eugène-Pottier : Agir au quotidien.

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Contribution bibliographique :

            - Noisy Magazine, Edition spéciale, mars 2012 : Agenda 21, des idées et des actions.

 

 

 

 

 

Grand Paris : la gare de "Bry-Villiers-Champigny" se positionne

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GRAND PARIS :

LA GARE DU SUPERMETRO "BRY-VILLIERS CHAMPIGNY"

SE POSITIONNE


 Photo Plan des Gares

 

 

Les dix gares Val-de-Marnaises [1]  de la ligne rouge du projet du supermétro automatique, qui correspond au tracé défendu depuis plusieurs années par l’Association Orbival, sont maintenant placées. A l’aide d’un grand panneau,  celle de Bry-Villiers-Champigny s’est même affichée le vendredi 09 mars, à 18h30, à Villiers-sur-Marne, pour affirmer symboliquement l’avancée du projet et montrer à la population du secteur où sera située cette gare.

 

Pour l’instant, c’est une boîte souterraine, c'est-à-dire une station de 120m de long par 25 m de large. C’est en contrebas du golf de Villiers-sur-Marne, le long de la ligne de RER E, que verra le jour cette station, non loin de l’actuelle enseigne Bricorama. Dans ce quartier pour l’instant très peu occupé, une ou des ZAC (Villiers, Champigny) [2] sont prévues. Les villes espèrent notamment la création de nombreux emplois, avec tout particulièrement sur Champigny un centre de réparation, de stationnement et de remisage pour toutes les rames du supermétro de la région et 2000 emplois.

 

La station Bry-Villiers-Champigny devrait être l’une des plus simples à construire en Val-de-Marne, puisqu’il n’y aurait  pas de réseaux à dévier ni de démolitions à faire. Une connexion avec la ligne E du RER est toujours à l’étude puisqu’elle oblige la création d’un nouvel arrêt sur cette ligne. Le Conseil Général du Val-de-Marne soutient aussi la création d’un futur bus dit « à haut niveau de service », nommé Altival, qui desservirait cette gare et arriverait au pôle multimodal de Noisy-le-Grand qui sera mis en service en juin 2012.

 

Reste également à lancer la future ligne orange, au départ de Champigny Centre, qui irriguera vers l’Est de la Seine-Saint-Denis via Nogent-sur-Marne et Val-de-Fontenay, au mieux un an après l’ouverture de la première ligne rouge en 2018. La construction de cette ligne orange est menée par le Syndicat des Transports d’Ile-de-France (STIF), et non par la Société du Grand Paris.


 

Les allocutions :

 

 

Photo B-nisti     Audio Icon

Allocution de Monsieur Jacques-Alain BENISTI

Député-maire de Villiers-sur-Marne

 

 

Photo Adenot    Audio Icon

Allocution de Monsieur Dominique ADENOT

Maire de Champigny-sur-Marne, Président de l’ACTEP

 


Photo Spilbauer    Audio Icon

Allocution de Monsieur Jean Pierre SPILBAUER

Maire de Bry-sur-Marne, Conseiller Régional IdF


 

 

 

Mais aussi quatre nouvelles gares

pour développer l’Est de la Seine-Saint-Denis

 

 

En 2010, les communes d’Aulnay, Clichy, Livry, Montfermeil et Sevran avaient décidé de se regrouper au sein de l’Association Paris-Porte Est, pour travailler ensemble dans le cadre du Grand Paris. 

 

Un accord cadre préfigurant les bouleversements liés au supermétro du Grand Paris a été signé le 14 mars dernier à Aulnay-sous-Bois, entre l’Etat et la Préfecture de Région, en présence du Ministre Maurice Leroy, Ministre de la ville. C’est la feuille de route prévisionnelle du Contrat de Développement Territorial (CDT) qui sera signé en 2013. Elle ne sera paraphée que par quatre communes sur les cinq concernées. Livry-Gargan ne signant pas, le Conseil Municipal (DVG) ayant voté contre l’accord cadre. « On ne va pas se laisser dicter notre politique d’urbanisme sur 20 ans. Rien n’est précisé sur la répartition des logements, ni sur le financement. Livry veut rester un espace de respiration », résume-t-on dans l’entourage du Maire Alain Calmat, en regrettant qu’aucune des quatre gares ne soit sur le territoire de Livry-Gargan. Néanmoins, Livry va continuer à assister aux réunions de projets et peut très bien décider par la suite de signer le document final.

 

 

Les premiers forages en vue des travaux vont se dérouler avant la fin avril 2012 à Aulnay-sous-Bois, a annoncé Maurice Leroy. Pour le Ministre, le fait que ces premiers forages aient lieu en Seine-Saint-Denis est la preuve du rééquilibrage du Grand Paris au profit de l'Est Francilien, en direction des quartiers populaires. « Le Grand Paris conjugue ainsi l'attractivité économique de la région capitale avec le développement social et urbain des quartiers populaires », souligne Maurice Leroy. Ainsi, il affirme que « la démonstration a été faite que le Grand Paris voulu par Nicolas Sarkozy est irréversible, quels que soient les résultats de l'élection présidentielle ». 

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Contributions bibliographiques :

 

-        Le Parisien du 10 mars 2012, sous la plume de Laure Parly,

-        Le Parisien du 14 mars 2012, sous les plumes de Carole Sterlé et Gwénael Bourdon.

-        Le Moniteur.fr du 12 mars 2012, BP (source AFP)

 

[1] -Arcueil-Cachan, Villejuif-Institut Gustave Roussy, Villejuif-Louis Aragon, Vitry-Centre, Les Ardoines, Le Vert-de-Maisons, Créteil-l’Echat, Saint-Maur-Créteil, Champigny-Centre, Bry-Villiers-Champigny.

 

[2] – En marge de la cérémonie du vendredi 09 mars, se déroulait la manifestation d’un collectif d’habitants qui se trouvent impliqués dans la nouvelle ZAC du « Marais de Gaulle » (jouxtant l’autoroute A4), de Champigny-sur-Marne. ZAC de 71 000 m² destinée à des bureaux, des commerces et des activités. A termes, s’il y a une DUP, il pourrait y avoir expulsion d’un industriel du bois et d’une dizaine de pavillons. Un recours contentieux pour excès de pouvoir a été déposé au Tribunal Administratif.