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  • : Blog d'une association de quartier de Noisy-le-Grand (93) contre les projets immobiliers démesurés de la municipalité menée par Michel Pajon

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Mardi 27 juillet 2010 2 27 /07 /2010 23:39

 

UN MEMBRE DE L'ADIHBH-V

EN MISSION HUMANITAIRE

 

 

Jacques 10-07-1[1]Jacques 10-07-2[1]

 

 

Jacques, opticien et membre de notre association, habite aux Bas-Heurts. Il s'est investi dans une action humanitaire au Sénégal. Le quotidien France-Soir s'est intéressé à cette aventure dans son édition du 16 juillet dernier.  Voici le contenu de l'article.

 

 

"J’ai profité de mes vacances pour partir en mission humanitaire"

 

« Voiles Sans Frontières recherche opticien pour une mission en Afrique… ». Une annonce, un besoin d’évasion… Et me voilà parti au Sénégal pour une mission humanitaire de trois semaines. Aujourd’hui ce voyage reste un de mes souvenirs les plus forts.

 

J’intègre une équipe composée de médecin, infirmière, dentiste et sage-femme pour assurer une assistance dans la région du Sine-Saloum, territoire naturel entre terre et mer où se succèdent des milliers d’îles et d’îlots recouverts de mangrove sur le vaste delta du fleuve Saloum, au sud du Dakar. Nous sommes accompagnés d’un coordinateur, d’une intendante et d’un skipper. Car c’est en voilier que s’effectuent nos déplacements, les villages étant inaccessibles en voiture.

 

Première étape, le CVD, Centre de Voile de Dakar, qui héberge pour quelques jours ou quelques semaines des navigateurs en escale avant le Cap-Vert ou l’Amérique du Sud, et qui accueille aussi routards en tous genres, tel ce cycliste épuisé après un périple de plus de 6000 km. Ambiance conviviale ou tout le monde se tutoie, le fait d’être là suffit à faire partie du cercle fermé des aventuriers.

Le départ vers le sud se fait en taxi-brousse. Nous ne sommes que cinq passagers mais avec plus d’une tonne d’eau et de victuailles sur le toit. La législation interdit le transport de marchandises sur les sièges. Chaque virage nous fait  pencher dangereusement, mais après cinq heures de routes et de pistes nous arrivons à Ndangane, porte du Sine-Saloum.

Après quelques minutes de pirogue, nous rejoignons à Mar Lodj Natacha, le médecin et Mathilde, la sage-femme, arrivées depuis une semaine. L’équipe au complet embarque sur le Soly pour trois semaines de mission médicale.

 

Nous nous établirons  dans trois villages : Moundé, Nghadior, et Bassoul. L’accueil est à chaque fois  impressionnant : des dizaines d’enfants, fous de joie, nous attendent pour nous aider à décharger le matériel, ils se bousculent pour être sûrs de porter quelque chose. La question du pourboire ne se pose pas, ici il n’y a pas de touristes. Certains n’ont jamais vu de toubabs (les blancs) et nous dévisagent. Les plus petits nous donnent la main ou plutôt nous prennent un doigt, puisqu’ils sont trois ou quatre à s’accrocher à chaque main. Pour chaque village, un rituel est immuable : la visite chez le chef du village. Accompagné de quelques  notables tel l’instituteur ou l’agent de santé, il  nous souhaite la bienvenue, nous dit combien notre visite est importante et effectue une prière pour que notre séjour se passe le mieux possible. Comme la plupart des habitants, il ne parle pas le Français - pourtant langue officielle -, nous sommes au sein de la communauté cérère. La traduction se fait par ceux qui ont pu faire quelques années d’études hors du village.

 

En matière de santé, l’attente est grande. Un agent de santé formé en quelques mois doit assurer les besoins des habitants et les médicaments manquent. Natacha, le médecin et Emilie l’infirmière sont très sollicitées. L’attente est longue à l’ombre des arbres. Les queues se forment avec priorité absolue aux anciens. Laurence, chirurgien-dentiste ne chôme pas, elle effectuera 194 extractions ! Les caries sont surtout nombreuses dans le seul village qui possède un point de vente de bonbons…

De mon côté, j’enchaîne les examens de vue. Les enfants souffrent souvent de conjonctivites, mais ont peu besoin de lunettes de vue. Je leur distribue aussi des lunettes de soleil qu’ils mettent en riant. Je dépiste une importante myopie chez un vieux pêcheur. Je lui fais essayer des verres. Il sort  euphorique, serre les mains de tout le monde et finit par m’embrasser ! Il devra néanmoins attendre ses lunettes plusieurs mois lors du passage de la prochaine mission.

Après quelques jours plus rien ne me choque, tel un accouchement la nuit… à la bougie ! L’électricité est quasi inexistante. Contraste saisissant avec le réseau de téléphonie mobile qui fonctionne partout !

L’eau est rare  et  provient d’un seul puits.Les femmes ont la lourde charge de la transporter dans des bidons jusqu’à leur foyer.

 

Mon intégration dans les villages, malgré le manque de tout, se fait sans difficulté. La chaleur des habitants, leur joie de vivre me font partager leurs valeurs et oublier les miennes. Délinquance zéro ! Une grosse pierre devant la porte battante de notre local suffit à protéger le matériel. Et tous ces enfants ? Sages comme des images ? Peut-être pas, mais tout adulte a autorité sur chaque enfant et aucune discussion n’est possible. Pas de discussion non plus quand le chef du village prend une décision. Ici, pas de conflit de génération. Les fêtes sont fréquentes et parfois improvisées. Je me souviens de cette réunion d’information transformée en concert de bidons en plastique : deux heures de danse le temps de regrouper toutes les femmes du village ! Le confort occidental est vite oublié, quoi de plus normal qu’une douche froide avec un seau d’eau et un gobelet ? Le midi, le menu unique et quotidien est riz et poisson. Pour le végétarien que je suis, ce sera donc riz ! Le soir, regroupement de l’équipe pour dîner. Préparation des plats à la lampe frontale, cuisine au camping-gaz, et vaisselle sommaire avec quelques litres d’eau. Deux options pour dormir : par terre chez l’habitant ou sur le voilier. Dans ce dernier cas, la marche de nuit est de rigueur au son des hyènes et des chacals en traversant parfois à gué des zones recouvertes d’eau.

 

Le luxe, je l’apprécie en fin de séjour à Foundiougne, une petite ville accessible aux voitures grâce à un bac. Je suis hébergé dans un bungalow avec eau et électricité (souvent coupées), je dors  dans un vrai lit et je prends mes repas sur une table. Pendant 5 jours, je travaille à l’hôpital et je forme Amadou l’ophtalmo -en fait infirmier- aux examens de vue. La vision de Voile Sans Frontières est de rendre les populations le plus autonome possible… en espérant qu’un jour, elles finissent par ne plus avoir besoin de nous !

 

 

 

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Dimanche 18 juillet 2010 7 18 /07 /2010 16:41

GRAND PARIS :

NOUVELLE TAXE

SUR LES CESSIONS

DE DROITS IMMOBILLIERS   Taxe-fonciere-hausse-montant-par-ville medium[1]

 

Christian Blanc est parti en fumée pour une facture de 12.000 euros de cigares réglée aux frais du contribuable. Sa passion pour les cigares lui a donc couté son portefeuille après qu'elle lui ait sauvé la vie ! A New York, le 11 septembre 2001, alors qu’il était Président de la filiale française de Merrill Lynch, Christian Blanc venait de sortir du World Trade Center où il travaillait pour fumer son premier cigare de la journée au moment de l'attaque aérienne, vers 9h du matin, échappant au drame. La démission de Christian Blanc intervient après qu'il ait fait adopter le projet de loi du Grand Paris au Parlement au printemps. Le projet devrait  se poursuivre, sous la tutelle de Michel Mercier, Ministre de l’Espace Rural.

 

Ceci dit, fut institué dans le cadre de la Loi du 03 juin 2010 relative au Grand Paris [*], une taxe forfaitaire sur le produit de la valorisation de certains terrains et immeubles sur le territoire de la région d’Ile-de-France. Cette taxe sera affectée au budget de l’Etablissement Public « Société du Grand Paris ». Elle est exigible lors de la cession à titre onéreux de terrains nus et immeubles bâtis, et se situant dans un périmètre défini ultérieurement, qui ne pourra s’éloigner de plus de 800 mètres d’une entrée de gare de voyageurs prévue pour un projet d’infrastructure, au titre duquel la taxe a été instituée, ou de plus de 1200 mètres avec un taux de la taxe de 7,5% au lieu de 15%.

La taxe est assise sur un montant égal à 80% de la différence entre, d’une part, le prix de cession défini à l’article 150 VA du Code Général des Impôts (CGI) et, d’autre part, le prix d’acquisition défini à l’article 150 VB  du CGI.

La taxe est exigible sur une période de 15 ans à compter de la publication ou d’affichage de la Déclaration d’Utilité Publique (DUP) du projet considéré. Cette taxe est due par le cédant.

Le taux de la taxe est de 15% pour l’Etat et un taux de 15% peut également être institué par la région Ile-de-France sur la valorisation de certains terrains et immeubles résultant de la réalisation d’infrastructures de transports collectifs en site propre.

Le montant total de la taxe ne pourra excéder 5% du prix de la cession.

Toute une série d’opérations est expressément exclue du champ de cette nouvelle taxe, notamment la première vente en l’état futur d’achèvement (VEFA), ou la première vente après achèvement d’un immeuble (cliquer sur : Sont exclus du champ de la taxe).

Habitants de l’Est Noiséens, à vos décamètres !!!....

 

Contribution bibliographique : Loi du 03 juillet 2010 relative au « Grand Paris », n° 2010-597, (JO du 05/06/2010, page 10339)

 

 

 

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Mercredi 14 juillet 2010 3 14 /07 /2010 17:00

 

AMENAGEMENT

DU CLUSTER DESCARTES SUR NOISY ET CHAMPS

 

 

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Appel d’offre : l’équipe dirigée par les ateliers Lion[*], Architectes Urbanistes remporte le concours international de maîtrise d’œuvre urbaine et paysagère du Cluster Descartes. Ce projet, mené par l’établissement public d’aménagement de Marne-la-Vallée (Epamarne), doit favoriser les échanges entre la recherche et les entreprises qui travaillent sur le concept de ville et de construction durables.

  

Pôle d’excellence du Grand Paris, le Cluster Descartes se veut aussi laboratoire d’urbanisme durable. Ce projet d’aménagement de 1.500 hectares répartis entre les communes de Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) et de Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne), entend faire la part belle à la production de quartiers « zéro carbone », respectueux de l’environnement. L’équipe de maîtrise d’œuvre regroupée autour des Ateliers Lion Architectes Urbanistes (*), dont la mission s’étendra sur 9 années au maximum, préconise plusieurs actions. Par exemple : pour diversifier les sources d’énergies et réduire les besoins énergétiques, elle propose la constitution d’un réseau de chaleur basé sur la filière bois locale, l’utilisation de la géothermie, la réutilisation des déchets de biomasse, l’installation de panneaux photovoltaïques, etc.

  

Le projet des Ateliers Lion Architectes Urbanistes s’articule également autour des questions d’infrastructures, de transports et de mobilité, tout en s’appuyant sur les espaces naturels qui constituent l’un des atouts forts de ce site. Il propose une suite de centralités et de « repères urbains » structurée le long du boulevard du Nesle qui accueillerait un projet de transport en commun en site propre avec le prolongement de la ligne de tramway T4, de Clichy Montfermeil jusqu’aux Yvris. Suivant cet axe nord-sud, des équipements majeurs seront implantés dont une gare multimodale à Noisy-Champs, intégrant le pôle commercial du Champy. L’équipe des Ateliers Lion Architectes Urbanistes imagine à cet emplacement un grand hall ouvert, représentant un signal urbain fort, et qui constitue un nœud majeur d’échanges avec l’arrivée du projet de métro automatique, dans le cadre du Grand Paris. La création d’un lien fort nord-sud serait accentuée par la réalisation d’un équipement structurant tel un stade construit en couverture de l’autoroute A4.

  

Suivant l’axe est-ouest, un bus à haut niveau de service serait mis en place sur l’autoroute A4 qui se transformerait en boulevard urbain. Ce projet serait rendu possible moyennant une réduction de la vitesse et la reconquête de franges le long de cette infrastructure. L’idée d’une « nature intense » se concrétise par la mise en réseau de tous les bois et l’extension des zones humides qui permettent de collecter et filtrer les eaux pluviales, et constituent une source de biodiversité.
Le projet se déploiera en deux phases : la définition du plan d’aménagement d’ensemble de septembre 2010 à janvier 2011, qui sera suivi par l’aménagement des espaces publics. Toutefois, l’aménagement du Cluster a déjà démarré avec des projets emblématiques tels que le Pôle scientifique et technique (Jean-Philippe Pargade, architecte, qui comprend les bâtiments « Bienvenüe » et « Descartes ». Le Cluster Descartes doit également accueillir le programme Green Vallée qui compte 150.000 m2 de bureaux.



(*) Avec Alfred Peter Paysagiste, Y Ingénierie, Sol Paysage et INGEROP Conseil & Ingénierie.

  

  

A Champs-sur-Marne : « Halte au hold-up des territoires »

 

Le 26 mai 2010, Maud Tallet, Maire (PCF) de Champs-sur-Marne donnait la parole aux Campésiens lors d’un colloque citoyen organisé à l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée. A cette occasion, elle souhaitait que « le Grand Paris » devienne un outil permettant aux habitants des territoires concernés de reprendre le contrôle de leur aménagement. Donc, Madame le Maire se dit favorable au projet de Christian Blanc, mais à condition d’y associer les élus et les habitants des villes concernées. Tiens, tiens, c’est une chanson que nous connaissons bien sur les Bas Heurts à Noisy-le-Grand.

 

Toutefois, elle signale un désaccord de taille avec l’Etat sur lequel la Commune ne pourra transiger : « Il n’est pas question qu’Epamarne soit chapeauté par une Société chargée de faire de la plus-value foncière. Car il est prévu que, dans un rayon de 400 m autour des gares, tous les terrains disponibles soient gérés par la Société du Grand Paris qui empocherait les taxes sur les transactions à la place des Communes »

Là, Madame le Maire, il risque d’y avoir un hic, car dans le cadre de la  Loi du 3 juin 2010, une taxe forfaitaire est instituée sur le produit de la valorisation de certains terrains et immeubles sur le territoire. Cette taxe est affectée au budget de l’Etablissement Public « Société du Grand Paris ». Cela sera l’objet de notre prochain billet dans quelques jours.

Noisy-le-Grand ! Et moi et moi…

Ici, autre couleur politique, autres mœurs, nous ne donnons pas la parole aux Noiséens, mais nous sommes au royaume des vœux Municipaux. En accord sur le texte avec Maud Tallet, le 24 juin dernier Michel Pajon faisait voter le vœu suivant en Conseil Municipal (cliquer sur « Projet Cluster-Cité DESCARTES »).

Extrait : « …..les Communes de Champs-sur-Marne et de Noisy-le-Grand, qui rassemblent près de 100 000 habitants entendent pleinement participer aux décisions relatives à l’implantation du Cluster…… ». « Cependant les élus ne peuvent accepter que l’étude et la mise en œuvre de projets touchant au premier chef les territoires des villes de Champs-sur-Marne et Noisy-le-Grand puissent être prises sans que ces communes jouent un rôle central lors des prises de décisions »

 

 

 

Commentaire

 

 

Alors là, nous sommes au zénith du paradoxe Il ne vous aura pas échappé la symétrie des méthodes pratiquées entre l’Etat et Noisy le Grand que nous dénonçons depuis des années. Autrement dit : « ne me faites pas, ce que moi j’aime bien faire aux autres », tout un programme.

 

Alors réfléchissons  un peu, et allons-y de notre vœu associatif sur les Bas Heurts :

 

1-    Le quartier des Bas Heurts, qui rassemblent près de 1000 habitants entend pleinement participer aux décisions relatives à l’urbanisation de son territoire…… »,

2-    Les Citoyens du Quartier des Bas Heurts appellent en conséquence de leurs vœux une totale prise en considération de leur volonté légitime de participer aux décisions relatives au développement de leur territoire,

3-    Les habitants ne peuvent accepter que l’étude et la mise en œuvre de projets touchant au premier chef le quartier des Bas Heurts, puisse être prises sans que ces Citoyens jouent un rôle central lors des prises de décisions.

4-    Etc… etc…

 

Vous voyez Monsieur le Maire, nous aussi nous pouvons rédiger ce type de vœu, efficace, non ?

 

 

 

[*] Yves Lion a fondé l’Ecole d’Architecture de la Ville et des Territoires, située sur la Cité Descartes. Il en fut le Directeur de 1998 à 2001.

Contribution bibliographique :

-       LE MONITEUR.fr-Yves Lion aménagera un pôle d’excellence durable à l’est de Paris, 09/06/2010.

-       Journal SEINE ET MARNE, du vendredi 28 mai 2010,

-       Conseil Municipal, Noisy le Grand le 24/06/2010

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Dimanche 11 juillet 2010 7 11 /07 /2010 01:35

 

 

LETTRE OUVERTE

MICHEL PAJON

 


Depuis six ans, la municipalité tente de raser le quartier des Bas-Heurts pour y construire un ensemble de 1500 logements. Depuis six ans nous nous battons pour que ce projet insensé n'aboutisse pas. La justice nous donne raison mais ce quartier a besoin d'aménagements et peut accueillir de nombreuses familles sans expulser celles qui ont contribué à lui donner une âme. Six ans c'est trop, et si le dialogue ne s'installe pas la situation restera bloquée encore de nombreuses années.

C'est pourquoi nous avons décidé de transmettre une lettre ouverte au maire de Noisy-le-Grand en espérant pouvoir se rencontrer autour d'une table et entamer un dialogue.

Voici son contenu...

 


Monsieur le Maire,

 

Suite aux recours déposés par 2 associations de Noiséens, le jugement du Tribunal Administratif de Cergy Pontoise vient, dans sa séance du 11 juin dernier, d’annuler la délibération en date du 26 juillet 2007 par laquelle le Conseil Municipal de la Commune de Noisy-le-Grand avait adopté son Plan Local d’Urbanisme (PLU).

 

Pour ce qui concerne notre quartier, ce jugement fait suite à l’annulation de la ZAC dite du « Clos aux Biches », le 24 avril 2008 par cette même instance.

 

Ces annulations viennent aussi conforter l’avis défavorable à l’unanimité de la Commission d’Enquête Publique sur la Déclaration d’Utilité Publique (DUP) de la ZAC en avril 2007, qui n’était autre que l’expression démocratique de centaines de Noiséens qui refusaient ce modèle de  densification urbaine.

 

La Socaren, SEM Municipale et aménageur de la ville est exsangue. Elle n’est maintenue en vie artificiellement que part des emprunts Dexia et des avances de trésorerie de la ville. Des sommes importantes ont été englouties en études, achats et démolitions de pavillons.

 

Nous ne sommes aucunement opposés à la construction de logements, qu’ils soient sociaux ou privés mais nous revendiquons une urbanisation raisonnable, mixte, tant sociale qu’architecturale, sans expropriations, comme le préconisait le projet des Etudiants Architectes de l’ENSAPLV. Ces étudiants se sont engagés par ailleurs dans leur projet alternatif sur une approche d’ensemble sur les deux sites des Bas Heurts et de Maille Horizon (en friche depuis 30 ans), dans une logique d’intégration de ces quartiers et de liaison avec leurs voisinages proches. Ainsi donc, rompre avec la logique du zoning fonctionnel, combiner les programmes d’activités, d’habitat et d’équipements publics dont la cohérence serait assurée par des espaces publics partagés.

 

La politique du bras de fer menée par la municipalité pour imposer la destruction totale du quartier et la construction d’un ensemble de 1500 logements est un échec. Face à ce blocage, l’ADIHBH-V propose de se mettre rapidement autour d’une table pour dénouer cette situation et de mettre en place très rapidement une médiation, avec les services indépendants de la préfecture de Seine-Saint-Denis par exemple. Nous avons perdu beaucoup trop de temps et il est grand temps maintenant que ce quartier de Noisy-le-Grand soit aménagé afin de construire des logements comme le demande la région Ile-de-France et l’Etat, en concertation avec les habitants, pour les Noiséens.

 

Dans l’espoir que cet appel soit entendu, veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de notre considération distinguée.

 

Pour l’Association

Alain Cassé

Président de l’ADIHBH-V

 


Copies :

  • Monsieur Christian LAMBERT, Préfet de Seine Saint Denis,
  • Monsieur Philippe PIRAUX,  Sous Préfet du Raincy
  • Monsieur MOREL,  Préfet à l’Egalité des Chances

 

 

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Dimanche 4 juillet 2010 7 04 /07 /2010 15:38

 

ANNULATION DU P.L.U :

 MICHEL PAJON

NE DECOLERE PAS !

 

 

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Le Parisien du 18 juin nous avait prévenus : Michel Pajon, député-maire PS de Noisy le Grand est fou de rage ! Aussi, lors du Conseil Municipal du 24 juin, le public présent ne fut pas déçu. D’entrée, le ton était donné par une intervention liminaire :

 

 

 

Déclaration de Monsieur Michel Pajon

Maire PS de Noisy le Grand.

 

Mesdames, Messieurs, mes Chers Collègues,

 

Avant d’entamer notre ordre du jour, je souhaitais vous dire quelques mots sous la forme d’une déclaration liminaire sur l’annulation du P.L.U. de Noisy-le-Grand, dont vous avez été informés par un article paru dans « le Parisien » cette semaine.

Par jugement rendu en date du 11 juin 2010, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a, en effet, annulé la délibération du Conseil Municipal de Noisy-le-Grand du 26 juillet 2007, portant adoption du Plan Local d’Urbanisme.

 

Le jugement administratif fonde son jugement sur deux vices de forme :

   -  L’absence de mise à disposition du porté à connaissance du Préfet.

Il s’agit d’un document par lequel le Préfet porte à connaissance de la commune les informations nécessaires à l’exercice de ses compétences en matière d’urbanisme. Vous comprendrez, c’est donc une pièce relativement secondaire dans la réalisation du dossier.

   -  Et le deuxième vice de forme porte sur l’insuffisance du rapport de présentation.

Le tribunal administratif considère notamment que le rapport de présentation contient une analyse insuffisante de l’incidence de la création de la Z.A.C. du Clos aux Biches et que la Ville ne justifie pas de l’autorisation de construction maximale à 22 mètres de hauteur dans la zone UB.

 

Un seul vice de fond est avancé. Il porte sur la zone NL (zone Naturelle et de Loisirs), créée par le P.L.U., qui autorise les constructions ou installations liées au tourisme, aux loisirs et au sport sur les bords de la Marne. Selon le juge, cette zone n’instaure pas des secteurs de taille et de capacité d’accueil limités. Le fait que l’emprise au sol soit limitée à 10% de la surface totale de l’unité foncière et que la hauteur des constructions soit limitée à 11 mètres, ne serait pas suffisant pour préserver le caractère naturel de la zone.

 

Sur l’ensemble des moyens soulevés par les auteurs des recours, le juge n’a maintenu que ces 3 motifs, qui ne concernent qu’une infime partie du dossier du P.L.U. Il s’agit de l’impression mineure que la ville de Noisy-le-Grand aurait pu prendre en compte sans relancer l’ensemble de la procédure d’adoption d’un nouveau P.L.U.

 

Je regrette que la Cour ait décidé d’annuler le P.L.U. de notre ville dans son ensemble pour ces seuls arguments. Cette décision de justice réduit à néant ou presque à néant le fruit de nombreuses années de travail. Cette décision réduit aussi à néant ou presque, la longue et riche concertation que nous avions donnée, au-delà d’ailleurs des obligations légales qui s’imposaient à nous. Comme vous vous en souvenez sûrement, nous avions en effet conduit, dans le cadre de l’élaboration de notre P.L.U., un travail important d’information de la population et une très large concertation auprès des Noiséens. A travers plusieurs séries de réunions publiques dans les quartiers, l’organisation d’une exposition mais aussi la distribution dans tous les foyers de supports d’information spécifiques au P.L.U., ce sont plus de 3 000 personnes qui s’étaient exprimées à l’époque sur ce dossier. A celles et à ceux qui, aujourd’hui, font mine d’avoir oublié ce travail, je rappellerai le satisfecit du commissaire enquêteur, désigné dans le cadre de l’élaboration du P.L.U., qui, dans son rapport, avait souligné, à l’époque, qu’il n’avait que « très rarement rencontré de projet de P.L.U. donnant une large satisfaction à l’ensemble de ses habitants, pour des villes ayant un nombre d’habitants de même ordre de grandeur que Noisy-le-Grand ». Cette expression était entre guillemets.

 

La décision du tribunal, qui vient de tomber, ne serait pas grave si elle ne nécessitait pas le lancement de nouvelles procédures longues et coûteuses pour la collectivité. Cette décision de justice a également pour effet de bloquer le développement de projets essentiels pour la ville de Noisy-le-Grand, comme la construction de nouveaux logements, qui doit permettre de répondre aux attentes de très nombreux Noiséens.

A titre d’information, je vous indique que les services de la Ville ont, dans le fichier des demandeurs de logement, à ce jour, plus de 1 500 demandes en instance. Comme vous le savez, notre ville, dans le cadre du Contrat de Projet Etat / Région, ce qu’on appelle le Grand Projet 3 (le G.P.3), portant sur la période 2007 / 2013, s’était engagée sur un nombre de constructions de logements à réaliser au cours des prochaines années. Avec cette décision, nous ne pourrons donc pas construire ces logements et nous ne pourrons bénéficier du financement correspondant qui représentait sur la totalité de la période du Contrat Etat / Région plus de 16 millions d’euros, et probablement près de 18 millions d’euros.

 

Au regard du préjudice subi par notre collectivité, je vous informe que j’ai demandé que soit étudiée la possibilité d’exiger, à l’avenir, des indemnités conséquentes à l’encontre des auteurs des recours qui confondent intérêts particuliers et intérêt général et qui produisent des recours qui sont, de toute évidence, abusifs.

 

Naturellement, suite à cette annulation, j’ai décidé que le Ville fasse appel de ce jugement. J’ai également donné des instructions afin qu’une nouvelle procédure soit lancée sans délai et qu’un nouveau P.L.U. soit élaboré dans les prochains mois. Ce soir, je peux d’ores et déjà vous indiquer que la procédure est en cours et que les services municipaux sont pleinement mobilisés. J’ai également demandé que toutes les garanties soient prises pour s’assurer de la sécurité juridique du dossier y compris et peut-être surtout sur la forme, puisque, je répète, c’est sur ces questions, sur ces questions de forme que notre P.L.U. a été annulé.

 

Mes chers collègues, même si je la regrette, je prends acte de la décision de justice qui s’impose désormais à nous. J’entends, ici et là, déjà quelques cris de victoire. Que les choses soient claires : si victoire il y a, c’est celle des intérêts particuliers contre l’intérêt général, un intérêt général, que nous sommes tous, les uns et les autres, censés incarner autour de cette table. Si victoire il y a, c’est uniquement la victoire des égoïsmes sur l’intérêt général.

 

Pour moi, pour l’équipe qui m’entoure, cette annulation du P.L.U. n’est pas un revers ou une défaite. C’est une étape, une étape inattendue, une étape au goût amer, certes, mais, vers la déclinaison, au quotidien, du programme pour lequel les Noiséens nous ont accordé leur suffrage, lors des dernières élections municipales. Si je suis en colère, si nous sommes en colère, c’est parce que cette annulation va faire perdre beaucoup d’argent à notre ville et finalement, aux Noiséennes et Noiséens.

Elle va également coûter des centaines de logements qui ne seront pas disponibles aussi bien dans le domaine social que dans le domaine de l’accession aux Noiséens et c’est aussi des centaines d’emplois qui sont détruits par ces retards occasionnés par ces procédures. Il faut savoir, cette décision de justice a un coût direct et un coût indirect pour notre ville et ses habitants, et c’est ce qui la rend encore plus inacceptable.

Je suis trop attaché à la bonne gestion de notre ville et à la bonne utilisation de l’argent des Noiséens, pour ne pas le dire et pour ne pas le dénoncer.

 

Je veux le redire ce soir, à vous toutes et à vous tous, mais aussi à celles et à ceux qui sont à l’origine de cette annulation, rien, rien ne me fera dévier de ma route. L’ensemble de la majorité municipale, avec toutes ses composantes politiques demeure unie. Elle demeure également convaincue de la nécessité de mettre en œuvre les projets, tous les projets, pour lesquels les Noiséens nous ont accordé leur confiance.

Mesdames et Messieurs, mes chers collègues, les épreuves ont ceci de bon, qu’elles rendent plus fort et en ce qui me concerne, plus déterminé encore, aujourd’hui plus que jamais, je suis déterminé à tenir toutes mes promesses.

Je vous remercie de votre attention.

 

 

imagesCA3MKSOOCliquer sur l'icône pour écouter l'enregistrement 

 

 

Commentaires de l’ADIHBH-V

 

Alors qu’il y a quelques années nous étions des nantis, voici maintenant que nous sommes des égoïstes. Encore une fois Michel Pajon enfourche  son ‘dada’  favori des « intérêts particuliers contre l’intérêt général ». Mieux, son discours s’enrichi puisqu’il s’agit maintenant de la « victoire des égoïsmes contre l’intérêt général ».

 

Nous ne reviendrons pas sur cette grande mascarade de l’intérêt général dont nous avons déjà parlé. Nous redirigerons tout simplement nos fidèles lecteurs sur notre billet : « Intérêt général et démocratie du 19 janvier 2009 ».  

Cependant, dans le cas du quartier des Bas Heurts à Noisy-le-Grand, nous rappellerons encore une fois que la démarche municipale relève de la caricature. Outre les dégâts humains considérables que cette approche a provoqué partout où elle a prévalu, elle a systématiquement abouti à des désastres urbanistiques majeurs dont les conséquences se feront sentir pendant des dizaines d’années. Nous en avons ras le bol, de cet intérêt général qui vient se substituer aux libertés individuelles. Les habitants des Bas Heurts ont d’abord un droit à demeurer là où ils ont vécu, depuis des dizaines d’années.

 

Quoi qu’en dise Michel Pajon, les habitants des Bas Heurts ne sont pas plus égoïstes que les autres. Ces résidents cherchent tout simplement à protéger leur patrimoine qui est le fruit manifeste d’une longue vie de travail. Leur centre d’Intérêt particulier, n’est que l’expression de leur moyen d’ascension sociale, et non de revenus financiers. Ou serait le crime ?

 

Finalement, comme le précisait Guilhem Dupuy dans son étude « Le Maire, l’accession sociale et le promoteur (1) (2) et (3),derrière cette entreprise de nettoyage urbain, il y aurait évidemment d’inavouables calculs lucratifs. Les surdensités bâties que l’on envisagerait d’atteindre sur le quartier des Bas Heurts, permettraient aux opérateurs immobiliers, essentiellement des promoteurs privés, de réaliser de confortables plus values. Alors, soyons explicite, intérêts particuliers ou intérêt général, et surtout sur le dos de qui ?

 

Par ailleurs, dans son allocution, Michel Pajon agite son miroir aux alouettes : "Au regard du préjudice subi, dit-il, je vous informe que j’ai demandé que soit étudiée la possibilité d’exiger, à l’avenir, des indemnités conséquentes à l’encontre des auteurs des recours qui confondent intérêts particuliers et intérêt général et qui produisent des recours qui sont, de toute évidence, abusifs."

 

Stop Monsieur le Maire, nous allons pour une fois vous faire gagner du temps et de l’argent en vous précisant que certes, tout droit connaît des limites, et le droit de recours ne fait pas exception à cette règle. Toutefois L'article R.741-12 du code de justice administrative sanctionne déjà les recours abusifs devant la juridiction administrative : "Le juge peut infliger à l'auteur d'une requête qu'il estime abusive une amende dont le montant ne peut excéder 3000 euros." Cependant, il convient de vous signaler que le prononcé d'une amende pour recours abusif est un pouvoir propre du juge de la République. Dès lors, veuillez noter que les conclusions demandant une condamnation à ce titre sont irrecevables (Conseil d'État, 6 avril 1992, M. et Mme Mercier, n°101762).

 

Enfin, Monsieur le Maire, sachez qu’il nous est impossible de comprendre votre logique qui consiste méthodiquement à brandir encore et toujours le spectre du bras de fer, en précisant que rien ne vous fera dévier de votre route. La faillite d’un système, la cascade de manquements dans les études préliminaires évoquent la responsabilité flagrante de la Commune de Noisy le Grand. En aucun cas, elle ne peut être imputée aux Associations Noiséenes qui seraient soit disant des égoïstes. Responsabilités de Gouvernance qui se traduisent d’ailleurs aujourd’hui sur le plan économique, par un coût direct de plusieurs millions d’euros pour la ville et ses habitants, c’est un scandale !

 

Monsieur Michel Pajon il n’y a pas de déshonneur à lever les malentendus et les incohérences, vous ne devez pas trembler en remettant vos projets sur le métier, en concertation avec les habitants, pour les habitants. Mettons-nous autour de la table, vous avez déjà perdu beaucoup trop de temps.

  

 

 

Pour accéder aux déclarations des Conseillers Municipaux cliquer sur le texte ou l'enregistrement correspondant : 

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Etienne DOUSSAIN - Noisy solidaire, A gauche vraiment

   

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  Réponse de Mchel PAJON à Etienne DOUSSAIN

 

 

 

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texte

Marylise MARTINS – Présidente du Groupe Modem

 

 

 

 

 

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texte

Brigitte MARSIGNY – UMP

 

imagesCA3MKSOORéponse de Mchel PAJON à Brigitte MARSIGNY

 

 

 

 

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Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /2010 23:51

SEISME

A NOISY-LE-GRAND,

LE PLAN LOCAL

D’URBANISME

EST ANNULE !

 

explosion PLU 1b

 


 

Le jugement du Tribunal Administratif de Cergy Pontoise vient, dans sa séance du 11 juin dernier, d’annuler la délibération en date du 26 juillet 2007 par laquelle le Conseil Municipal de la Commune de Noisy le Grand avait adopté le PLU.

 

L’ADIHBH-V a pris connaissance de cette décision, et déplore avec stupéfaction les manquements et les approximations systématiques contenus dans tous les dossiers d’Urbanisme (étude d’impact de la ZAC du Clos aux Biches, dossiers de présentation du PLU, …) présentés depuis plusieurs années aux habitants par la Commune de Noisy le Grand, qui ont finalement conduit l’autorité juridique et administrative, garante des lois et des règlements :

 

  • A la condamnation de la Socaren, par le TGI de Bobigny pour démolition partielle de pavillons totalement arbitraire ou fantaisiste, en novembre 2006

 

  • A l’avis défavorable à l’unanimité de la Commission d’Enquête Publique sur la DUP et la mise en compatibilité du POS, du Clos aux Biches, en Jan/Février 2007,

 

  • A l’annulation de la ZAC du Clos aux Biches par le Tribunal Administratif de Cergy Pontoise en avril 2008.

 

  • A l’annulation du PLU de Noisy le Grand en juin 2010.

 

L’ADIHBH-V déplore également les dépenses pharaoniques de la ville pour payer avec l’argent des contribuables Noiséens, des études préliminaires réalisées « sur commande » par des Cabinets d’Architectes sans concertation avec les habitants, qui  systématiquement sont retoquées et ne servent à rien depuis septembre 2004.

 

L’ADIHBH-V s’indigne qu’à cause de toutes ces approximations prises par la ville avec le Code de l’Urbanisme, du retard pris dans l’aménagement harmonieux, raisonnable et souhaité par tous les résidents du quartier des Bas Heurts, alors que la Région Ile de France et l’Etat demandent la  construction de logements, y compris sociaux.

 

L’ADIHBH-V indique que tous ces manquements dans la présentation des dossiers, et dans les analyses stratégiques approximatives sur le développement de Noisy le Grand nous conduisent aujourd’hui avec l’annulation du PLU, dans une impasse ; c’est inacceptable. Aujourd’hui, les Noiséens qui ont des dossiers de Permis de Construire à l’instruction, vont devoir subir momentanément quelques désagréments. Il est important de signaler que la Commune de Noisy le Grand porte l’entière responsabilité de ce préjudice moral et peut être financier.

 

Finalement Michel Pajon s’obstine dans son erreur avec acharnement. Il n’a pas encore compris que soutenir le « caractère durable » du développement urbain du quartier des Bas Heurts, signifie d’abord de renoncer aux démolitions massives, à l’illusion funeste et chimérique de croire qu’une réalité imparfaite puisse être remplacée par un monde entièrement nouveau, purifié et homogène, fut-il instrumentalisé par lui même.

 

L’ADIHBH-V rappelle que le développement urbain durable des Bas heurts, n’est pas seulement un enjeu technique. Il signifie également la capacité d’un projet d’intégrer la dimension sociale d’un contexte existant. La durabilité ne s’inscrit dans l’avenir, que si elle est en mesure d’assurer la transition entre le présent et le passé. Les habitants en ont ras le bol, de ce pseudo intérêt général qui vient se substituer aux libertés individuelles. Les habitants des Bas Heurts ont d’abord un droit, s’ils le souhaitent, à demeurer là où ils ont vécu, depuis des dizaines d’années.

 

L’annulation du PLU de Noisy le Grand le 11 juin dernier, par le Tribunal Administratif de Cergy Pontoise, illustre l’essence même de l’exercice d’un pouvoir qui n’est pas partagé avec la population, malgré les promesses énoncées dans un communiqué de presse en date du 11 septembre 2007, après l’annulation de la ZAC du Clos aux Biches.

 

Enfin, il nous est impossible de comprendre la logique de la Commune qui refuse, avec une constance coupable, de se mettre autour d’une table sur le thème fédérateur du « quartier négocié » dans le cadre d’une négociation de projet avec les acteurs quotidiens du territoire (habitants, associations, utilisateurs, aménageurs, constructeurs et élus).

 

L’ADIHBH-V, réaffirme sa volonté d’aménager le quartier des Bas Heurts, et relève aussi, mais c’est une évidence  pour tous les Noiséens, que la municipalité de Noisy le Grand rencontre aujourd’hui de très grandes difficultés à faire « un quartier des Bas Heurts durable», avec ses habitants et ses usagers, compte tenu de la complexification de la ville et de l’individualisation des besoins. En d’autres termes, à développer une réflexion capable de produire un projet urbain répondant aux exigences du «  bien public » et aux attentes de ceux et de celles qui les feront vivre demain.

 

Les Lois, les règlements et les procédures du PLU sont une chose, la réalité de la « ville négociée » en est une autre. La gouvernance de Noisy le Grand a-t-elle cette volonté, a-t-elle cette dimension ? Ce serait tout à son honneur.

 

 Alain Cassé

Président de l’ADIHBH-V

 

Précisions :

 

En fait, ce sont les recours de trois plaignants qui ont conduit à l’annulation du PLU, à savoir :

-          L’Association Syndicale Autorisé du Parc de Villeflix (ASA),

-          La SCI de la Grotte,

-          L’Association de Défense des Intérêts des Habitants des Bas Heurts-La Varenne (ADIHBH-V)

 

L’annulation du PLU, fait que nous retournons au Plan d’Occupation des Sols (POS) de 1992, mis à jour pour la dernière fois le 10 juillet 2006. Sur les Bas Heurts, le zonage redevient :

 

            - UG : Zone d’habitat pavillonnaire traditionnel,

            - UB : Zone à dominante d’activité incluant de l’habitat.

 

 

 

 

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Mardi 22 juin 2010 2 22 /06 /2010 01:20

 

Les photos de la Fête des Cerises sont en ligne. Cliquer sur l'image pour les découvrir...

 

 

DSC03060 

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Dimanche 20 juin 2010 7 20 /06 /2010 13:19

JE PREEMPTE,

 TU PREEMPTES,

IL PREEMPTE...


 

article 20 juin

 

 

L’étude de l’ANIL HABITAT ACTUALITE de février 2010, nous avait montré, selon le chercheur Guilhem Dupuy, que les élus ne se cachent pas d’exercer leur droit de préemption urbain souvent en dehors du cadre strictement légal, pour un motif de régulation des prix du foncier, qui n’est pas un motif valable selon la jurisprudence, puisque  le droit de préemption ne peut s’exercer qu’au service d’un projet existant et en lien direct avec celui-ci.

 

Toutefois, les municipalités cherchent à contourner l’exigence légale de motiver le droit de préemption en fournissant des motifs vagues, du reste assez fréquemment cassés par les juridictions administratives.

 

A la lumière des arrêts « Commune de Meung-sur-Loire » n° 288371 en date du 07 mars 2008 et « Noisy le Grand » n° 316961 en date du 20 novembre 2009, le Conseil de l’ADIHBH-V a aimablement bien voulu nous livrer son expertise sur ces affaires, qu’il en soit remercié.

 

Commentaire de la décision du Conseil d’Etat du 20 novembre 2009, n°316961, Commune de Noisy-Le-Grand [*]

 

Le Conseil d'État a longtemps exigé la preuve par la commune d'un projet « suffisamment certain et précis » avant la date de la préemption, dont l’absence était sanctionnée pour défaut de motivation. Mais depuis son arrêt du 7 mars 2008 Commune de Meung-sur-Loire, les conditions de mise en œuvre du droit de préemption ont été assouplies.

 

L’arrêt Commune de Noisy-Le-Grand confirme cette position, et assouplit également sur la forme les conditions de motivation des décisions de préemption (1).

Néanmoins, cet arrêt précise que la commune qui préempte doit faire en sorte, que le projet d’aménagement, indiqué dans la décision ou dans les délibérations auxquelles elle se réfère, soit suffisamment déterminable (2).

 

1. L’assouplissement des conditions de motivation des décisions de  préemption.

 

A/ Un assouplissement confirmé sur le fond.

 

L’arrêt du Conseil d’Etat du 20 novembre 2009 Commune de Noisy-Le-Grand confirme l’arrêt Commune de Meung-sur-Loire. Lexigence de motivation de la décision de préemption par « un projet d’action ou d’opération d’aménagement suffisamment précis et certain » est en effet abandonnée. L’arrêt de la Couradministrative d’appel de Versailles, qui avait repris cette exigence, est en conséquence annulé pour ce premier motif.

 

Les collectivités concernées peuvent désormais exercer le droit de préemption « si elles justifient à la date à laquelle elles l'exercent, de la réalité d'un projet d'action ou d'opération d'aménagement (…), alors même que les caractéristiques précises de ce projet n'auraient pas été définies à cette date (…)». 

 

Les caractéristiques du projet justifiant l’exercice du droit de préemption peuvent être imprécises, à la condition que ce projet existe et poursuive bien les objectifs d’intérêt général définis à l’article L.300-1 du code de l’urbanisme.

Il n’est donc plus obligatoire que le projet atteigne un certain degré d’avancement et que la décision fasse ressortir cet avancement par des précisions sur le calendrier ou l’envergure du projet (par exemple, le nombre et la surface en m² des logements sociaux projetés).

 

B/ Un assouplissement introduit sur la forme

 

La motivation peut prendre des formes différentes. Pour matérialiser son intention de préempter, la commune a le choix entre faire figurer la nature du projet dans sa décision, ou  opter pour une motivation dite par référence.

En effet, la décision de préemption peut se référer à la délibération par laquelle la commune a adopté un programme local de l'habitat, comme c’est le cas dans l’arrêt du 20 novembre 2009.

 

Pour ce type de motivation, le Conseil d’Etat admet que la commune n’est pas obligée d’indiquer, dans le contenu de sa décision, l’action ou l'opération d'aménagement du programme local de l'habitat à laquelle la préemption contribue.

Une modalité plus souple de motivation est ainsi introduite par l’arrêt Commune de Noisy-Le-Grand.

 

A l’inverse, les juges d’appel avaient estimé qu’en cas de référence à un programme local de l’habitat, la décision de préemption devait obligatoirement préciser à quelle action du programme local de l'habitat elle participait. En conséquence, la décision rendue en appel a été annulée par le Conseil d’Etat pour ce second motif.

 

Mais c’est le raisonnement de la Cour administrative d’appel qui a été remis en cause, et non le fait qu’elle ait décidé d’annuler la décision de préemption. Avant de conclure que la préemption était illégale, la Cour aurait d’abord dû examiner si elle pouvait être suffisamment motivée au regard du contenu du programme local d’habitat à laquelle elle renvoyait.

 

La manière de motiver une décision de préemption est donc conçue plus largement.

Toutefois, depuis l’arrêt Commune de Meung-sur-Loire, une commune doit justifier de la « réalité d’un projet d’aménagement ». L’arrêt Commune de Noisy-Le-Grand  vient préciser cette exigence : ce projet doit être suffisamment déterminable.

 

2. Le contrôle de l'existence d'un projet suffisamment déterminable lors de l’exercice du droit de préemption.

 

Il ressort de la décision du Conseil d’Etat que le renvoi au programme local d’habitat doit permettre de déterminer avec suffisamment de précision la nature de l'action ou de l'opération d'aménagement que la collectivité entend mener au moyen de cette préemption, compte tenu des caractéristiques du bien et de sa situation géographique.

 

En effet, il ne suffit pas, comme c’est le cas ici, que la décision de préemption mentionne le programme local de l'habitat et que le bien préempté se situe dans le secteur concerné par le PLH. Il est également nécessaire, que la consultation de ce programme permette de se faire une idée de l’utilisation qui sera faite du bien préempté.

 

Les quelques extraits du programme local de l'habitat cités dans la décision mentionnent les objectifs fixés dans le secteur de la Varenneoù se trouve le bien préempté. Cependant, ces objectifs, comme le « repositionnement de ce quartier dans l'armature urbaine d'ensemble », de façon à « reconsidérer le traitement des abords de la commune », sont trop vagues et ne permettent pas de déterminer la nature de l'opération d'aménagement envisagée. C’est le cas également de la participation « au maintien de la mixité urbaine », objectif mentionné directement dans la décision.

 

La consultation du programme local d’habitat lui-même, auquel renvoie la décision attaquée, ne permet pas non plus de déterminer la nature de l’opération d’aménagement, en ce qui concerne le secteur géographique de la Varenne.

 

L’examen du contenu de la décision ou du programme local d’habitat ne permettant pas de connaître le projet en prévision duquel la préemption avait été décidée, le Conseil d’Etat a donc annulé la décision du Maire de Noisy-Le-Grand pour insuffisance de motivation.

 

Par conséquent, qu’elle choisisse de mentionner explicitement dans sa décision tous les motifs de la préemption ou qu’elle opte pour une référence à un programme local de l'habitat, la commune est obligée de prendre sa décision en vue de la réalisation d'un objectif suffisamment précis qui doit pouvoir être identifié.

 

Maître Rajess RAMDENIE

Avocat à la Cour

Cabinet GRANGES-MARTIN-RAMDENIE

 

[*] Cliquer sur Commune de Noisy-le- Grand, requête n° 316961 

 

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Mercredi 16 juin 2010 3 16 /06 /2010 23:15


LES BAS-HEURTS

EN FÊTE

 

 

 

cotillons-dance-ambiance--couleur.jpg


Le samedi 12 juin, le Quartier des Bas Heurts s’est encore mis en avant avec sa sixième édition de la Fête des Cerises. Organisée par l’ADIHBH-V, cette manifestation met à l’honneur la convivialité intergénérationnelle et l’esprit festif.

 Cette année, compte tenu d’une météo plutôt capricieuse, jusqu’à la dernière minute nous avons craint que la journée ne se transforme en « festival de l’eau ». Heureusement, Enki, dieu rusé de l’eau douce et parfois décrit comme un peu fourbe, dispose aussi d’un pouvoir sacré associé à l’intelligence et à la sagesse .Grâce à ce pouvoir magique qui protège les Bas Heurts, encore une fois nos festivités furent un succès avec plus de 1000 visiteurs. Petits et grands se sont retrouvés pour s’amuser dans un cadre verdoyant, dont la commune de Noisy le Grand voudrait bien créer un « urbicide » en rasant les pavillons et en expulsant les familles  pour construire 1500 logements collectifs.


 alegria

 

Accompagnés d’accordéons et de castagnettes, c’est avec une grande maestria que le Groupe ALEGRIA de Villiers-sur-Marne, qui s’attache à valoriser les traditions et le folklore Portugais, nous a fait découvrir  ses danses et ses chants toute l’après midi.

 maquillage

Les enfants s’en sont donnés à cœur-joie, sous la houlette de Marion dont c’était le grand retour. Ils ont pu fabriquer cette fois-ci des libellules en papier crépon. D’autres ou parfois les mêmes, ont pu se faire maquiller leur petite frimousse en Princesse colorée et Spiderman, par Sylvie Arc en Ciel. Plusieurs jeux d’adresse furent pris d’assaut par les plus intrépides.

 enfants

 

La poésie était également présente sur les Aulnettes avec un concours de Graffs organisé par Guillaume BARTH, artiste  bien connu dont la notoriété à largement dépassé Noisy le Grand. Chez nous, cet art militant à vocation esthétique avait pour slogan : «  La nature et la Ville ».  Il a retenu l’attention de trois jeunes de Seine Saint Denis, et a permis à Audrey, une sympathique graffeuse de 17 ans habitant Noisy le Sec, de décrocher la palme d’or des Bas Heurts.

 audrey

 

A l’occasion des ces moments d’échange et de convivialités sans que cela ne coûte un euro au contribuable noiséen, L’ADIHBH-V se réjouit encore une fois de resserrer les liens entre les habitants limitrophes des quartiers de Noisy le Grand, Bry sur Marne et autres secteurs de la ville qui se retrouvent sous une même bannière, alors que notre combat n’est pas encore gagné. Différentes cultures se découvrent à cette occasion, et c’est toujours avec beaucoup de plaisir que nous apprécions le thé à la menthe de nos voisins musulmans de l’Association Fraternité Noiséenne.

 

La journée s’est terminée vers 19 h, en compagnie du Groupe musical Celtic Band du quartier des Bas Heurts, avec le traditionnel lâcher de ballons et la non moins traditionnelle loterie très richement dotée grâce à la générosité de sympathiques commerçants et entreprises du quartier. Après toute  cette débauche d’énergie des bénévoles, tard dans la nuit, un repas voisin réparateur a clôturé cette sixième Fête des Cerises.

 

Merci à tous, nous vous donnons rendez-vous le 02 octobre 2010, pour notre quatrième Fête d’Automne.

 

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PS : Alors qu’elle était cordialement invitée, Madame Thérèse DIALLO, Adjointe au Maire, déléguée au Conseil Consultatif du Quartier Ouest, était encore fois absente !


 

 

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Lundi 7 juin 2010 1 07 /06 /2010 10:53

 

FÊTE DES CERISES 2010 :

ENTRE TRADITION

ET MODERNITE

 

 

fresque

 

alegria -2-

 

 

Cette année, des graffeurs urbains pourrons cotoyer des danseurs traditionnels !

  

 

Pour notre concours de GRAFF, des participants se sont spontanément manifesté et dans le cadre du Conseil Consultatif du Quartier OUEST nous avons contacté le Président de l’Association des Jeunes du PAVE NEUF (AJPN) afin d’avoir la présence de jeunes du quartier Ouest.


Et c'est le groupe ALEGRIA, qui animera l'après-midi par ses danses et ses chansons portugaises


Plus d'infos en cliquant ici


alegria -1-

  

 

SAMEDI 12 JUIN À PARTIR DE 15h

  À NOISY-LE-GRAND,

PASSAGE DES AULNETTES

(FACE AU GYMNASE LA VARENNE, AU DEBUT DE LA RUE PIERRE BROSSOLETTE)



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