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Journée mondiale des droits des consommateurs

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UFC-QUE CHOISIR

COMMUNIQUE.

15 mars 2011 : journée mondiale des droits des consommateurs !  

 

 

 

 

Compte tenu du nombre, toujours trop grand de litiges entre consommateurs et professionnels, l’UFC-Que Choisir, forte de 160 associations locales et près de 5000 bénévoles, aide les consommateurs à faire entendre leur voix et faire valoir leurs droits.

Répondant à l’objectif premier de l’association qui est d’informer et défendre les consommateurs, l’UFC-Que Choisir, qui célèbre cette année son soixantième anniversaire, offrira, dans toutes les régions de France, les clés de la consommation aux Français !

Rendez-vous en Seine-Saint-Denis, le 15 mars 2011, au Centre Commercial Rosny 2, de 10h à 20h, point central niveau bas.

 

 

affiche-jmc

 

Eco-quartiers de Noisy-le-Grand, la bonne organisation

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LES ECO-QUARTIERS DE

NOISY-LE-GRAND :

CHOISIR LA BONNE ORGANISATION !

 

 

 

Eco-Quartier Photo 1[1]

 

Grâce au Grenelle de l’environnement, dont les conclusions prévoyaient d’inciter les collectivités territoriales, notamment celles qui disposent d’un programme significatif de développement de l’habitat, à réaliser des Eco-Quartier avant 2012, plusieurs villes voient leurs premières tranches sortir de terre.

 

Mais un danger sérieux guette les collectivités locales si elles se concentrent uniquement sur des opérations vitrines sans se préoccuper de leur mode de fonctionnement ; elles ont besoin en fait d’un cadre organisationnel adapté et de se fixer des objectifs.

 

Afin que les projets d’Eco-Quartier des collectivités répondent aux orientations du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement (MEDDTL), ce dernier a mis en ligne dès l’automne 2007 un site dédié aux Eco-Quartiers, destiné aux acteurs locaux. La grille « Concevoir un Eco-Quartier » ci- après  a été élaborée :

  Tabeau 2 -Objectifs[1]

 

Cette grille se structure autour des trois piliers du Développement Durable appliqués à l’aménagement et fixe les objectifs d’un projet d’Eco-Quartier, à savoir :

 

-       Le cadre de vie et les usages,

-       Le développement territorial,

-       La préservation des ressources et adaptation au changement climatique.

 

Aujourd’hui, nous examinerons seulement la première dimension du cadre de vie et des usages. Si un Eco-Quartier vise des économies d’énergie, il demeure fondamentalement un quartier, c’est-à-dire un espace de vie. Cet espace de vie, lieu de socialisation et d’échange, doit être intégré et être cohérent avec la cité au sens large. Il doit permettre l’émergence et la promotion de modes de vie durables, plus équitables.

 

A la fois vitrine et symbole d’une évolution en profondeur de la société, l’Eco-Quartier doit être l’expression tangible d’une politique intelligente de la ville avec des principes écologiques affirmés et d’un véritable projet de société. Le Grenelle Environnement a ainsi montré que choisir un aménagement, une architecture et des habitats durables ne suffisent pas. Il faut également améliorer le cadre de vie des citoyens et promouvoir le vivre ensemble.

 

L'habitat peut être un levier important en se posant au centre d'un projet de vie pour l'ensemble du quartier. La réponse à donner aux besoins de mixité sociale, aussi bien que fonctionnelle, l'adéquation avec la demande et les enjeux locaux, la proposition de modèles alternatifs pour l'habitat pour impulser une modification des comportements et mode de vie est une clé d'entrée majeure et nécessite une grande attention. Les Eco-Quartiers doivent donc s’employer à adresser les problématiques relevant du cadre de vie et des usages, avec cinq principaux objectifs :

 

1. Promouvoir le vivre-ensemble : la mixité intergénérationnelle, culturelle et socio-économique est une priorité dans l’élaboration d’un Eco-Quartier. Des actions concrètes peuvent ainsi être mises en œuvre à l’échelle même du quartier, voire de l’îlot, afin de promouvoir la mixité sociale, renforcer les liens sociaux et intergénérationnels, et favoriser les initiatives citoyennes et la gestion de biens communs : varier la taille de l’appartement, aménager des appartements pour certaines catégories de personnes (personnes à mobilité réduite, personnes âgées), etc.

 

2. Promouvoir des modes de vie solidaires et responsables : cet enjeu est en partie lié avec  la politique d’aménagement, qui doit se comprendre à une échelle plus large que celle du quartier, afin que ce dernier soit parfaitement intégré à son environnement limitrophe, comme par exemple le quartier pavillonnaire de La Garenne à Bry-sur-Marne pour les Bas-Heurts et plus éloigné (mutualisation des services urbains et des espaces, lieux de vie accessibles, partagés et appropriables par tous, "voirie pour tous", etc.). Par une politique d’aménagement cohérente et concertée, il sera possible d’atténuer par exemple la place de l'automobile au sein de l'espace public et de favoriser de nouveaux usages autour d’espaces communs, qui favorisent la rencontre (jardins collectifs notamment).

 

3. Offrir un cadre de vie agréable et sain : orientation prioritaire du plan national santé environnement, la santé s’entend désormais au sens large comme un état de complet bien-être physique, mental et social. L’Eco-Quartier doit donc s’attacher à réduire les pollutions et les nuisances de tout type, concevoir des logements confortables et adaptés à tous, créer des lieux de promenade et de détente, développer les activités récréatives, enfin, prendre en compte les besoins actuels et futurs liés au vieillissement de la population, enjeu d’actualité s’il en est.

 

 4. Valoriser le patrimoine local, l'histoire et  l'identité  du quartier : Il s’agit de rendre la culture accessible à tous, préserver le patrimoine naturel, mettre en valeur le paysage urbain et le patrimoine architectural, favoriser la réhabilitation, réutilisation, reconversion du bâti existant, enfin, valoriser le patrimoine traditionnel de la banlieue, et conserver la mémoire des lieux, notamment les lieux simples de la culture du quotidien.

 

5. Intensité, compacité et densité : L’Eco-Quartier doit inversement promouvoir une densité cohérente et acceptable avec le territoire dans lequel il s’inscrit. Sur l’habitat en tant que tel, il s’agit à la fois de concevoir un urbanisme bioclimatique et promouvoir la qualité architecturale et urbaine, mais aussi de programmer une densité suffisante pour assurer l’implantation des services, équipements et commerces

Nous y revenons encore une fois, mais une véritable concertation locale est une obligation en phase amont d’étude et de définition des projets d’aménagement. Les articles du Code de l’Urbanisme L.300.1 et L.300.2 imposent l’association des habitants dans les phases préalables et de définition du projet.

 

 

Garantir la participation citoyenne pendant tout le projet

 

La participation citoyenne est une étape essentielle du projet urbain. Elle nécessite d’associer les citadins, habitants et usagers, en tant qu’experts du quotidien dès la conception du projet jusqu’à la réalisation, et au-delà. La prise en compte des pratiques quotidiennes et des usages nécessite des méthodes rigoureuses de concertation, une forte volonté politique et un respect vis-à-vis de l’implication des habitants. La participation doit permettre de s’assurer de l’acceptation locale des projets d’extension urbaine, mais elle doit être considérée comme une occasion de l’enrichir. C’est un travail qui s’inscrit sur le long terme et qui débute dès la définition des grandes orientations.

Manifestement, ce n’est pas ce que nous rencontrons dans la méthodologie de la commune de Noisy-le-Grand pour faire des quartiers désirés par les habitants d’aujourd’hui et de demain.

Afin de garantir la participation citoyenne, une intercommunalité comme « Le Pays de  Rennes », reconnue comme innovante dans le domaine de l’urbanisme, a construit son P.L.U et son P.A.D.D. en s’appuyant sur sa propre méthodologie ; l’ADDOU.

L’Approche Développement Durable dans les Opérations d’Urbanisme (ADDOU) est une démarche initiée par les élus et organisée par le Pays de Rennes, l’agence d’urbanisme, le conseil local à l’énergie et l’Ademe. L’objectif est de croiser les regards entre élus, techniciens, concepteurs et habitants afin de mener une réflexion collective en amont et de construire ensemble une charte d’aménagement durable pour chaque projet.

La démarche ADDOU s’articule en 3 étapes :

 

 

DEMARCHE ADDOU-Image 3[1]Cliquer sur l'image pour l'agrandir 

 

-       Une réunion préparatoire avec les élus et l’aménageur pour comprendre les motivations et définir la composition du groupe de travail dans les ateliers,

-       Trois ateliers thématiques pour informer, débattre des enjeux et dégager des propositions concrètes servant à l’esquisse de la charte. Les thèmes abordés sont les déplacements et la mixité urbaine, l’énergie et la qualité environnementale dans les logements, les formes urbaines et paysagères, la mixité sociale, l’environnement et l’eau. Un atelier permet de hiérarchiser les propositions des participants. Le rôle des élus est de s’approprier cette esquisse afin d’en assurer la rédaction finale et de la faire valider en conseil municipal,

-       La charte d’aménagement durable devient la référence pour l’équipe de maîtrise d’œuvre.

Les Eco-Quartiers s’inscrivent dans cette démarche volontaire qui implique un véritable partenariat ou coproduction entre les élus et la société civile, c'est-à-dire des habitants et des acteurs économiques des territoires. Il s’agit du partage d’un projet avec des règles du jeu lisibles, dans la confiance et le respect.

Cela devrait donner des idées……

_____

 

Contribution bibliographique :

 

-       http://www.developpement-durable.gouv.fr – rubrique : Eco-Quartier

-       www.legrenelle-environnement.fr

-       ADDOU :  (cliquer sur : La démarche (cliquer sur : Une démarche multi-partenariale)

 

 

 

 

 

Eco-quartiers à Noisy-le-Grand ?

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A NOISY-LE-GRAND, UN ECO-QUARTIER PEUT EN CACHER UN AUTRE, PRUDENCE !

  

 

 

Photo 1 - Eco-quartier[1] 

 

 

 

L’élaboration du nouveau PLU de la commune de Noisy-le-Grand, précise l’implantation de deux Eco-Quartiers sur les Bas-Heurts et le Clos d’Ambert. Nous en avons entendu parler, mais sait-on vraiment de quoi il s’agit ? Quelques précisions s’imposent.

 

Un Eco-Quartier, ce n’est pas seulement des constructions respectant les normes HQE. Il se définit tout autant par son respect de l’environnement que par son rôle économique et social au sein de la cité. Sur le papier, cet ambitieux programme paraît  très simple. Mais en pratique, concevoir un Eco-Quartier supposera d’envisager ensemble et de façon cohérente de très nombreux aspects. Citons notamment l’insertion dans le territoire et l’environnement, la mixité sociale, générationnelle et fonctionnelle du projet, une densité repensée avec de nouvelles formes d’habitat individuel et collectif, des choix énergétiques raisonnés reposant sur les énergies renouvelables, la maitrise des coûts de construction, l’essor des transports doux et alternatifs.

 

Mais un Eco-Quartier, c’est aussi une gouvernance participative impliquant les habitants ou futurs habitants et un pilotage exemplaire du projet. Cette démarche est attendue dans le cadre de la conception de ces deux projets noiséens. Il ne faudrait pas que la commune fasse l’erreur grossière de s’affranchir de ses obligations, sous prétexte que dans ces nouveaux projets, les habitants ne sont pas encore connus. En fait, il s’agit bel et bien de la transformation de quartiers existants, avec des habitants historiques qui souhaitent tout simplement contribuer. Il s’agit de valoriser l’identité des quartiers, de préserver le patrimoine naturel, de mettre en valeur le paysage urbain. Enfin, en quelques mots, de réhabiliter le patrimoine banal existant (usages et coutumes) et conserver des lieux, notamment les lieux banals de la culture sociale et intergénérationnelle,  du mieux vivre ensemble.

 

Monsieur le Maire, débuter vos projets d’Eco-Quartier par l’éradication du quartier des Bas-Heurts, n’est pas faire la promotion du mode de vie solidaire et responsable comme le préconise le mémento « concevoir un Eco-Quartier »  de la Direction Générale du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement (MEDDTL). Nous le disons haut et fort depuis 2004, et nous le dirons encore demain…..

 

 

En pratique : qu’est-ce qu’un Eco-Quartier « Grenelle »?

 

Le terme Eco Quartier renvoie le plus souvent à l’idée de performances énergétiques et environnementales en lien avec les bâtiments, le traitement de l’eau et des déchets ou la biodiversité. Dans l’esprit du Grenelle Environnement, un Eco Quartier doit aussi être un quartier durable, intégrant des considérations liées aux transports, à la densité et aux formes urbaines, mais également à une meilleure mixité sociale et fonctionnelle avec la participation de la société civile.

 

Le MEDDTL, dans ses appels à projets Eco Quartier 2009 et encore plus maintenant en 2011, vise à promouvoir des quartiers durables caractérisés notamment par :

- une gestion durable de l’eau

- un traitement optimum des déchets ;

- une biodiversité urbaine ;

- l’utilisation de modes de transports « doux » (tramway, vélo...) ;

- la production locale d’énergies renouvelables ;

- des formes urbaines denses ;

- un recours à l’éco-construction et en particulier l’utilisation d’éco-matériaux ;

- une mixité sociale et fonctionnelle.

 

Avec sa nouvelle grille Eco Quartier 2011, un projet s’articule autour des quatre dimensions :

- cadre de vie et usages

- développement territorial

- préservation des ressources et adaptation au changement climatique

- démarche et processus

 

Il est clairement exprimé que la conception même des Eco Quartiers, doit tendre à une gouvernance participative avec les habitants ou futurs habitants et à un pilotage du projet exemplaire qui s’appuie notamment sur un portage politique fort, ainsi que sur un montage financier et juridique fiable, avec des procédures solides.

Cette démarche est attendue dans le cadre de la conception de projets nouveaux, ainsi que de projets de transformation de quartiers existants. C’est bien ce dernier cas de figure qui intéresse l’aménagement des Bas-Heurts et du Clos d’Ambert, à Noisy-le-Grand. Par contre, tout le monde aura bien remarqué que dans cette commune, après toute une série de condamnation devant différents Tribunaux Administratifs de Cergy Pontoise et de Montreuil, le montage juridique fiable des dossiers n’est pas son domaine d’excellence ! Mais finalement, peut être que Noisy-le-Grand ne veut tout simplement pas, ou ne peut pas concourir pour « le grand prix national Eco-Quartier 2011 » !

Ceci dit, et cela  nous a bien été confirmé par le Ministère, l’association des riverains et habitants d’un projet est considérée comme essentielle à la réussite d’un Eco-Quartier. Les experts qui analyseront les dossiers porteront une attention particulière à cette condition.

 

 

Huit projets Eco-Quartiers lancés en Île-de-France

 

Il s’agit d’un enjeu national, décliné à l’échelle régionale et locale. Le 3 mars 2009, le Préfet de la Région Ile-de-France, a officialisé le lancement des huit premiers contrats-cadres d'Eco-Quartiers Franciliens. Ces projets ont été signés par l’Etat, les aménageurs et les collectivités. Ces huit projets s'inscrit officiellement dans le cadre du Grenelle de l’Environnement et du contrat de projets 2007-2013 partagé par l’Etat et la Région Île-de-France.

En effet, le Grand Projet 3 du Contrat de Projet Etat-Région est assorti d’une enveloppe de 184 millions d’euros destinée à accompagner les 6 territoires d’intérêt régional ou national, dont Marne-la-Vallée avec ses 11 projets d’Eco-Quartiers.

 

Photo 2 - 11 projets d-Eco Quartiers de Marne-la-Vall-e[1]

 

 

A ce jour, trois projets verront le jour en Seine-et-Marne : l'Eco-Quartier du Sycomore à Bussy-Saint-Georges, et les Frênes à Montévrain situés sur le territoire de Marne-la-Vallée, avec Epamarne comme aménageur, et celui de Foch-Roosevelt à Meaux. Deux autres projets : l'Ile Saint Denis et les Docks de Saint Ouen sont en Seine-Saint-Denis. Les trois derniers se trouvant dans les Yvelines et le Val d’Oise.

Ces nouveaux quartiers concerneront des opérations d’au moins 1000 logements. L’Etat pourra s’engager à hauteur de 10 millions d’euros par Eco-Quartier. Pour chacun de ces projets, la constitution ou le renforcement des moyens de transports doux sont au cœur des préoccupations ainsi que la performance énergétique des logements. « Pour la Région, ces Eco-Quartiers seraient une opportunité de renforcer l’attractivité économique en proposant des emplois et un cadre de vie attrayant susceptibles de favoriser l’implantation de nouvelles activités » ?

 

 

Quelques exemples :

 

Eco-Quartier du Sycomore, à Bussy-Saint-Georges (77)

 

L’Eco-quartier du Sycomore prévoit 3 000 logements dont 30% de logements sociaux répartis sur 120 hectares (25 log/ha), comprenant un Parc Urbain de 12 ha entourant la ferme du Génitoy. Il prendra place entre le RER A au Nord, l’avenue de l’Europe et le Parc d’activités Gustave Eiffel au Sud, la plaine de Jossigny à l’Est et la limite de la ZAC du centre ville à l’Ouest. Les 10.000 habitants (84 hab/ha) qui y logeront, bénéficieront de commerces de proximités, de bureaux, d’un groupe scolaire, d’un centre de loisir, d’une crèche, d’un espace culturel et d’un stade d’athlétisme couvert

 

Eco-Quartier des Frênes, à Montévrain (77)

 

L’Eco-Quartier des Frênes est situé au Sud de Montévrain dont il occupe 28% du territoire. Il s’étend sur 153 hectares, prévoit 3300 logements (22 log/ha) réalisés autour d’un parc urbain de 21 hectares. Les 11000 habitants (72 hab/ha) qui y logeront bénéficieront de commerces, de bureaux, d’un gymnase, d’une crèche, de groupes scolaires, d’un collège, d’un lycée et d’équipements de loisirs. Il s’insère entre le Bourg Briard traditionnel au Nord et le quartier de la Gare au Sud, dans la continuité du Centre Urbain du Val d’Europe. Il reliera également Montévrain à Chanteloup-en-Brie et Chessy.

En conclusion, lorsque nous comparons ces deux Eco-Quartiers qui sortent de terre actuellement, avec les hypothétiques programmes du Clos aux Biches et du Clos d’Ambert à Noisy-le-Grand, avec 170 log/ha et 460 hab/ha, nous restons dubitatifs et sommes bien dans l’obligation de constater qu’il n’existe aucune cohérence territoriale dans les projets de Marne-la-Vallée. Aussi, nous comprenons encore mieux le désaccord qu’il peut exister entre l’aménageur Epamarne avec Maille Horizon, et la commune de Noisy-le-Grand. Rappelons pour la petite histoire, qu’à un certain moment le programme d’aménagement d’Epamarne sur le Clos d’Ambert, était de 650 pavillons. Aujourd’hui c’est 1200 logements, uniquement pour que la ville puisse engranger 10 millions d’euros de subventions.

Par ailleurs, nous entendons parler inlassablement de densification des territoires, de combat contre la périurbanisation et de la préservation des terres agricoles fertiles (ici les meilleures de Seine-et-Marne)…mais de qui se moque-t-on ?

Chacune dans son coin, les collectivités locales raisonnent à leur échelle, sans jamais être en mesure de se coordonner avec le voisin afin d’assurer les conséquences de leurs choix d’aménagement à l’échelle de Marne-la-Vallée. Comprenne qui pourra, mais cette politique d’aménagement, par manque de maîtrise des sols et par manque de vision est pour le commun des mortels totalement incohérente. Eco-Quartier ou pas,  on densifie dangereusement à Noisy-le-Grand, et on se déploie outrageusement sur les meilleures terres fertiles de Seine-et-Marne, à 15 km de là…

Selon nous, un Eco-Quartier devrait promouvoir une densité cohérente et acceptable avec le territoire dans lequel il s’inscrit. Comme le préconise le projet de SDRIF 2008, une densification de 80 à 100 log/ha pourrait sans doute être un bon positionnement.

 

Contribution bibliographique : http://www.developpement-durable.gouv.fr – rubrique : Eco-Quartier.

 

 

  

 

PLU de Noisy-le-Grand : nouvelle comdamnation !

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P.L.U. DE NOISY-LE-GRAND :

NOUVELLE CONDAMNATION !

 

 

ScalesOfJustice

 

 

Le 27 novembre 2008, le Conseil Municipal de la Commune de Noisy-le-Grand, dans sa délibération n° 274, a approuvé le programme d’aménagement du Clos d’Ambert et a modifié le Plan Local d’Urbanisme.

 

Le 27 janvier 2009, nos amis de l’Association de Défense du Clos d’Ambert (ADCA), ont déposé un recours devant le Tribunal Administratif (TA) de Cergy Pontoise (95) pour demander l’annulation de cette délibération. Le 15 septembre 2009, le TA de Cergy Pontoise a transféré cette requête au TA de Montreuil (93).

 

Dans les conclusions à fin d’annulation, lors de son audience du 27 janvier 2011, le TA de Montreuil indique (extrait) :

 

-       Considérant, qu’il ressort des pièces des dossiers que le PLU de la commune de Noisy-le-Grand, approuvé le 26 juillet 2007, a été annulé par un jugement du TA de Cergy Pontoise du 11 juin 2010 ; que cette annulation étant devenue définitive, faute de pourvoi en appel dans les délais impartis, la délibération n° 274 en litige doit, par voie de conséquence, être également annulée,

 

-       Considérant qu’il résulte de ces dispositions que l’annulation du PLU de la commune  a eu pour effet de remettre en vigueur le précédent document d’urbanisme (ndlr : c'est-à-dire le  P.O.S de 1992), les moyens soulevés par l’ADCA relatifs à la violation du PLU ou d’erreur manifeste dans l’appréciation des conséquences de ce programme au regard de ces dispositions réglementaires ne peuvent, en tout état de cause qu’êtres écartées,

 

-       La commune de Noisy-le-Grand versera la somme de 1200 € à l’ADCA, au titre des dispositions de l’article L.761-1 du Code de justice administrative.

 

L’ADIHBH-V se félicite de l’annulation de cette délibération prononcée par le TA de Montreuil ; ce qui était inévitable, dès lors que le PLU avait été lui-même définitivement annulé en juin 2010.

 

Cette décision encourage tous nos amis de l’ADCA à rester mobilisés, et plus largement tous les Noiséens, puisqu’un nouveau PLU est en cours d’élaboration par la commune, et sera présenté au Conseil Municipal du 03 mars prochain.

 

Ensuite le moment viendra, ou il faudra étudier la compatibilité du règlement de ce nouveau PLU avec les projets d’aménagement du Clos aux Biches, du Clos d’Ambert et de Gournay-Cossonneau, lors de l’Enquête Publique qui devrait se dérouler en Juin 2011.

 

Nous avons encore de bons moments en perspective. Eh oui, la commune veut aller vite, peut être bien trop vite ?

 

 

Le vrai-faux problème du foncier en Ile-de-France

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LE VRAI – FAUX PROBLEME DU FONCIER EN ILE-DE-FRANCE

 

 

 Foncier-Photo 1[1]

 

 

Dans le cadre de la consultation internationale sur le Grand Paris lancée en 2008 sous l’égide du Ministère de la Culture, l’équipe de l’architecte Yves LION, avait produit un rapport que l’on peut consulter sur http://www.legrandparis.culture.gouv.fr/actualitedetail/82

 

Ce rapport indique que le déficit dans l’offre de logements ainsi que la montée des prix s’expliquent en grande partie par le comportement trop émietté des différents acteurs qui induit des comportements de rétention foncière. Donc :

 

Cessons de dire que le foncier est rare : c’est inexact !

 

Disons plutôt que les acteurs, à plusieurs niveaux, ont intérêt à le faire rare. Le territoire francilien est trop souvent maintenu en réserve par les aménageurs, dont la logique est de vendre les terrains petit à petit. Cette logique est corrélée à leur appréhension de se conforter à des calendriers qui dépassent les cinq ans imposés par les calendriers électoraux. Il faudrait accepter que la durée du cycle immobilier soit de 10 -12 ans.

 

La rétention de l’offre foncière ne vient pas seulement des professionnels, mais aussi du système institutionnel. Pour débloquer cette situation, il faudrait libérer du foncier un peu partout en même temps, et ne plus se cantonner à une logique du type : « …..on commence ici et quand on aura fini, on ira là-bas ».

 

Cessons de penser que c’est parce qu’il est rare que le foncier est cher !

 

Le foncier n’est pas rare. Le prix payé pour le foncier est autant celui de sa proximité des bassins d’emplois trop concentrés que celui du terrain lui-même. En réalité, à défaut de faire des kilomètres entre domicile et travail, les habitants de la métropole parisienne acceptent que, proportionnellement, foncier et logement soient plus chers.

 

Il ne suffit pas de densifier et de desservir pour enrayer la périurbanisation !

 

Les collectivités locales raisonnent à leur échelle, sans jamais être en mesure d’assurer les conséquences de leurs choix d’aménagement à l’échelle métropolitaine (voir notre billet du 21/12/2010: Y-a-t-il un devoir d’intercommunalité à Noisy-le-Grand ?). 

Utilisé seul, l’argument de la densification ne suffira pas pour combattre la périurbanisation qui en réalité est un résultat du fonctionnement du marché. Quand bien même nous construirions assez de logements, les prix immobiliers resteront élevés et les trajets impossibles. L’équipe d’Yves Lion suggère que la régulation à concevoir concernerait les droits du sol, mais tout autant les conditions de mobilité, ou la répartition des emplois par rapport aux logements.

 

Alors, puisque le foncier n’est pas rare, pourquoi Michel Pajon souhaiterait raser le quartier des Bas Heurts ? Dans le cadre du débat public sur le Grand Paris, la question  fut posée.

 

Veuillez trouver ci après un extrait de la réponse de François LEBOND, Président de la Commission particulière du débat public : « En l’absence de Contrat de Développement Territorial (CDT), la Société du Grand Paris pourra conduire des opérations d’aménagement en consultant l’avis des communes, dans un périmètre de 400 mètres autour des Gares. Il ne s’agit nullement de réaliser des opérations d’aménagement «  en rasant des quartiers pavillonnaires entiers »  En effet, l’une des principales difficultés pour la création des 70 000 logements / an nécessaire pour répondre aux besoins des franciliens, est la difficulté de mobiliser les terrains urbains mutables existants : grandes friches industrielles, sites ferroviaires, parkings de surfaces, décharges, friches urbaines, etc…

 

Dans le cadre de la consultation sur le Grand Paris, les Ateliers LION ont produit une carte du foncier disponible en Ile-de-France ; (voir sur le site : http://www. legrandparis.culture.gouv.fr/actualitedetail/82), page 95.

 

Cette carte montre que la surface de terrains mutables en milieu urbain représente deux fois la surface de Paris intra muros. Lors de la réunion de Champs-sur-Marne du 03 décembre 2010, il a été souligné que le fait de mobiliser une partie de ces terrains permettra de répondre à la demande annuelle en logements de la métropole, sans avoir à consommer de nouveaux terrains agricoles »

 

Manifestement, il est encore une fois démontré que le Maire de Noisy-le-Grand ne dispose pas des bons indicateurs, ou bien il en pratique une mauvaise lecture. Par ailleurs, que voulait dire Yves LAFFOUCRIERE, Directeur du bailleur 3F, dans son interview du Figaro le 28 décembre dernier, à savoir : « Le principal obstacle à la construction de logements sociaux n’est pas le manque de foncier en soi ; c’est le manque de foncier aménagé. Avec son modèle économique, 3F pourrait doubler ses mises en chantier en Ile-de-France pour passer de 3000 à 6000 logements / an, si l’aménagement des terrains actuellement disponibles étaient effectué».

 

Alors que le bailleur 3F est un partenaire de la commune de premier rang à Noisy-le-Grand, que doit-on entendre par « le modèle économique » du bailleur 3F ? Faut-il développer  le modèle provocant de Michel Pajon appliqué sur la ville et tout particulièrement  aux  Bas Heurts, avec préemptions, « tabula rasa » au bulldozer et demain si possible expropriations sans état d’âme comme il dit régulièrement, pour bien nettoyer la prairie, puisque 3F ne souhaite pas s’enquiquiner  avec les « dents creuses » ?

 

Dans l’affirmative, non merci Monsieur LAFFOUCRIERE, dirigez-vous sur Mennecy et Marne-la-Coquette, comme vous le dites si bien dans l’article en question.

 

Il est évident que  la méthode agressive de la commune de Noisy-le-Grand sur le quartier des Bas Heurts est détestable, puisque le foncier n’est pas rare, pour édifier des logements, des bureaux ou des Eco-Quartiers. L’ADIHBH-V le dénonce inlassablement. Citons pour mémoire :

 

Foncier-Photo 2[1] 

-       Dans le Parisien du 13 novembre 2009, Françis DUBRAC estimait à 1 500 000 m² mutables, la surface des friches industrielles restant à aménager en Seine-Saint-Denis,

 

-       Dans le rapport de Pierre POMMELET, rédigé à la demande du ministre Gilles de ROBIEN en 2003, il est précisé que les actifs fonciers du Ministère de l’Equipement à vocation d’habitat sont en Seine-Saint-Denis, à court terme de 896 000 m² et à long terme de 2 543 000 m².

 

Il est même précisé que compte tenu de la politique foncière à long terme menée dans le secteur des villes nouvelles, il n’y a pas encore de problèmes fonciers difficiles. La production de logements à Marne-la-Vallée se situe à un bon niveau, avec environ 2000 logements / an.

 

-       Dans son rapport, les Ateliers LION souhaitent doubler la capacité des villes nouvelles. Il est dit que pour Marne-la-Vallée, compte tenu du dynamisme actuel du développement à l’Est de son territoire (secteurs 3 et 4), sont envisageables plusieurs scénarios qui porteraient la population de 265 000 à 465 000 habitants. Aujourd’hui, si nous réservons 2840 ha à l’agriculture biologique pour subvenir aux besoins de  500 000 personnes, il reste 1720 ha disponibles pour étendre les zones urbaines et accueillir 100 000 habitants (58 hab/ha). Les 100 000 autres nouveaux habitants venant en densification de l’existant.

 

-       Epamarne signale que le territoire de Marne-la-Vallée s’étend sur 15215 ha, pour une population en 2009 de 282 000 habitants (18,5 hab/ha). Demain, l’objectif serait de 500 000 habitants (33 hab/ha) [1].

 

-       Alors que Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au logement, annonçait en janvier dernier le lancement d’un second appel à projets Eco-Quartier pour 2011, soutenus dans le cadre du contrat de projets 2007-2013 partagé par l’Etat et la Région Ile-de-France, Bussy-Saint-Georges a été retenu avec son Eco-quartier du Sycomore.  Il prévoit 3 000 logements dont 30% de logements sociaux répartis sur 120 hectares (25 log/ha), comprenant un parc urbain de 12 ha entourant la ferme du Génitoy. Les 10.000 habitants qui y logeront (84 hab/ha), bénéficieront de commerces de proximité, de bureaux, d’un espace culturel, d’un stade d’athlétisme couvert.

Tous ces exemples accréditent la thèse que le foncier n’est pas rare pour atteindre l’objectif des 70 000 log/an, sans pour autant affamer demain la population d’Ile-de-France et raser des quartiers pavillonnaires historiques. Au mieux, le SDRIF envisage 100 log/ha, soit 300 ha/ha, sachant que la densité moyenne de Paris intramuros est de 200 hab/ha. Nous avons bien la preuve que la densification envisagée par la commune sur les Bas Heurts, le Clos d’Ambert ou Gournay-Cossonneau, avec 170 log/ha et 460 hab/ha est déraisonnable et dénué de tout fondement sérieux.

 

Autre solution : Varier les typologies, en favorisant la densification des quartiers pavillonnaires!

 

L’évolution des modes de vie et le vieillissement de la population impliquent de repenser les manières d’habiter. La structure familiale évolue, en six ans, selon le Groupe Descartes, le nombre des familles monoparentales Franciliennes a augmenté de 11,5%. C’est la catégorie de famille qui s’est le plus développée à cause, entre autre, des divorces et des séparations de plus en plus fréquents. En 2005, 420 000 familles monoparentales vivent en Ile de France. Cela représente 8,4% des ménages contre 7,3% en province. Ces familles vivent avec 1,6 enfant en moyenne.

 

Faut-il pour autant entasser ces familles dans des cités collectives ? A l’heure où les personnes âgées vivent le plus souvent seules, faut-il les envoyer en maisons de retraites comme nous l’avons entendu préconiser en septembre 2004, sur les Bas Heurts, alors que 3 Français sur 4 aspirent à la maison individuelle avec un petit bout de jardin.

 

La crise du logement n’étant pas encore résolue, et alors que la crise financière risque de rendre plus difficile la construction et l’accession à la propriété, il est temps d’autoriser chaque propriétaire d’un pavillon de la banlieue Parisienne à construire quelques dizaines de m² supplémentaires, plutôt que de les expulser pour soit disant faire de la réserve foncière, pour le plus grand bonheur de la promotion immobilière.

 

Il est grand temps de repenser les moyens de créer des solidarités temporaires familiales, par le biais de surfaces habitables supplémentaires d’appoint. En fait, construire des chambres d’hôtes pour permettre aux familles d’accueillir temporairement et à moindre frais un parent âgé  ou un enfant isolé dans le besoin, après un accident de la vie. Les deux photos ci-après empruntées au rapport du Groupe Descartes illustrent ces propos [2].

LIONS - Photo 3[1] LIONS - Photo 4[1]

N’oublions pas qu’historiquement, une partie de Paris et de sa banlieue s’est construite par densification progressive de lotissements. La construction d’habitat en « barres collectives » dans les années 1970, même si cela était une nécessité du moment, fut une erreur architecturale. Aujourd’hui nous le payons très cher, dans le cadre de  la réhabilitation ANRU. Si à Noisy-le-Grand nous poursuivons dans cette direction, nous préparons les réhabilitations de nos enfants en 2050.

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[1]- Dans ce scénario de 500 000 habitants, nous ne voulons même envisager les incidences néfastes sur le trafic du RER A. En dépit d’une modernisation du réseau par le STIF, avec de nouvelles rames à double étage, il est évident que dans l’attente de la mise en service du Super-métro automatique programmée en 2025, cette ligne du RER A sera toujours l’objet de dysfonctionnements et d’insatisfactions récurrentes des usagers, pour ne pas dire plus….Mais d’après le 1er Adjoint au Maire de Noisy-le-Grand, lorsque nous évoquions cette funeste hypothèse en réunion publique le 24 janvier dernier, nous étions défaitistes ? Selon lui, l’arrivée du Trans-Val-de-Marne (TVM), à la nouvelle Gare Multimodale de Noisy-Mont-d’Est, sera demain la « potion miracle », réparatrice de tous les maux ! Triste prédication, mais heureusement chez les élus optimistes, l’espoir fait vivre.

 

[2]- Photos empruntées au Rapport des Ateliers LION, pages 121 et 122.