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Elections départementales de Noisy-le-Grand (93)

Publié le par ADIHBH-VLes élections et le hasard

LE HASARD PEUT-IL BIEN FAIRE LES CHOSES ?

Elections départementales de Noisy-le-Grand (93)

Nous ne faisons pas de politique, mais nous nous intéressons à la chose publique et nous sommes aussi un petit peu taquin. Aussi, toute relation entre les élections départementales du 22 mars prochain et les travaux de rénovation de la rue Roger Salengro qui seraient  entrepris le 10 mars prochain relèverait d’une pure paranoïa ?

Depuis des mois, voire des années, les usagers de la rue Roger Salengro, située dans un quartier pavillonnaire, à proximité du Premier Pôle Tertiaire de l’Est Parisien, se plaignent de l’état de délabrement de la chaussée, des trottoirs et des lignes téléphoniques aériennes qui rappellent les installations de Beyrouth en 1990. Cela fait désordre !!!...

Elections départementales de Noisy-le-Grand (93)
Elections départementales de Noisy-le-Grand (93)Elections départementales de Noisy-le-Grand (93)

En octobre 2014, NOISY mag confirmait cette dégradation et précisait que trois autres rues devaient également faire l’objet d’une intervention d’ampleur dans les semaines à venir ( les rues du Réseau Robert Keller, de la Victoire et une partie de la route de Gournay).

En décembre 2014, le site de la ville www.noisylegrand.fr (rubrique « Cadre de vie », précisait que les travaux commençaient, pour un montant de 730.000 € !

Elections départementales de Noisy-le-Grand (93)

En février 2015, ne voyant toujours rien venir, les riverains ont décidé de rédiger une « lettre pétition » à l’attention de Michel Pajon et du Sous-préfet du Raincy.

Mars 2015, l’alignement des planètes électorales est plutôt favorable aux travaux de voiries.

Le 02 mars 2015, youppie….!, les riverains de la rue Salengro passent de l’ombre à la lumière. Ils reçoivent une missive d’Emmanuel CONSTANT, Adjoint au Maire, chargé des travaux, espaces publics, entretien du patrimoine, collecte sélective et assainissement, mentionnant que les travaux de rénovation de la rue Roger Salengro vont être entrepris à compter du mardi 10 mars 2015, pour une durée de 3 mois. Ces travaux consisteront à la reprise totale de la voirie (Chaussée et Trottoirs), au remplacement des canalisations d’assainissement ainsi qu’en la modernisation de l’éclairage public. 

 

Information aux riverains du 2 mars 2015

Elections départementales de Noisy-le-Grand (93)

Ainsi, « tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes » sauf que, le sieur Emmanuel CONSTANT, est également Vice Président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis, et candidat Socialiste aux prochaines élections départementales des 22 et 29 mars prochain.

Alors là, ouille….,avec la mise en œuvre d’un tel « instrument électoral », tous les autres candidats devraient éprouver  de l’amertume et des crampes d’estomacs ?

Evidemment, tous ces élus politiques vous diront qu’ils vivent dans « le meilleur des mondes possibles » ce qui, au regard de cet aveuglement, paraît bien risible.  Néanmoins, dans une campagne électorale, si le mal existe, c’est parce que les électeurs ne perçoivent  pas la force morale qui gouverne un candidat professionnel et, tout particulièrement ne comprennent pas que si le mal est présent aujourd’hui, c’est soit disant pour le plus grand bien des utilisateurs de la rue Roger Salengro, demain….. ? Relire Voltaire !

Ceci dit, aujourd’hui jeudi 12 mars 2015, hormis quelques traces de peinture sur le sol, toujours aucun tractopelle à l’horizon. Attendons demain, vendredi 13 et jour de chance !

A travers cette espièglerie, ne cherchons pas à rationaliser un processus humain et à faire reculer l’irrationalité de la classe  politique. Disons tout simplement que oui, en période électorale, le hasard fait bien les choses. Cela  bonifie même l’ordinaire !

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250 000 logements oubliés plombent les statistiques de la construction

Publié le par ADIHBH-V

DES STATISTIQUES PLOMBEES :

PLUS DE 250.000 LOGEMENTS

OUBLIES PAR L’ETAT DEPUIS 2010.

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250 000 logements oubliés plombent les statistiques de la construction

Cela devient une tradition:

  • Juillet 2013 : Pôle Emploi révèle avoir versé 812 millions à tort aux demandeurs d’emploi.
  • Août 2013 : Pôle Emploi annonce moins 50.000 chômeurs. Mais le loup est vite pointé  du doigt : une erreur  statistique, pour «défauts d’actualisation de leur situation ».
  • Février 2015 : Les politiques du logement sont basées sur des chiffres erronées.

Mais soit disant qu’une faute avouée est à moitié pardonnée. Alors, divine surprise, tout va bien ?

Construit mais pas comptés ? Autorisés mais pas lancés ? Vendus habités ? Personne n’en sait plus rien et tout le monde refait ses calculs. En fait, des logements ont bel et bien été construits, mais pas comptabilisés par l’outil statistique du Ministère du Logement (SOeS). En cinq ans, le préjudice portait sur plus de 250 000 habitations. Plus inquiétant encore, c’est sur ces chiffres approximatifs que se bâtit la politique gouvernementale du logement depuis des années.

La collecte des mises en chantier plombe les statistiques

250 000 logements oubliés plombent les statistiques de la construction
Pourquoi tant de chambardements ? Entre 2010 et 2014, 251 300  logements neufs ont échappé à l’œil du SOeS. Rien que pour l’année 2014, 58 600 habitations, dont la construction a été effectivement lancée, n’ont pas été comptabilisées. Et si l’on remonte au tout début des années 2000, le chiffre explose puisqu’il manque à l’appel 346 100 logements en 15 ans. Presque une année entière de construction.
 
Cet oubli phénoménal est principalement dû à un problème d’organisation du SOeS qui repose sur deux collectes différentes. La première, concerne les Permis de Construire autorisés. Elle s’est détériorée depuis 2007, suite à la réforme du droit des sols et à la décentralisation des centres instructeurs qui l’a précédée, précise le Ministère. Il faut savoir qu’en 2007, la réforme a modifié les documents d’urbanisme, et les services instructeurs concernés ont dû s’adapter aux nouveaux logiciels de comptabilisation mis en place. Un retard s’est créé et n’a jamais été rattrapé.
 
La seconde collecte concerne les mises en chantier. C’est là où le bât blesse. Une dégradation des remontées d’information a été constatée : 80 000 logements autorisés en 2010 n’apparaissent ni annulés, ni mis en chantier. Ces chantiers ont tout simplement disparu des données du SOeS, parce que la déclaration de mise en chantier, réalisée à l’initiative du porteur de projet, n’est pas toujours faite. Lorsqu’elle est réalisée, elle est faite sur format papier, cela nécessite de saisir les données, c’est plus compliqué.
Certaines régions ont été particulièrement affectées, notamment Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’Aquitaine et l’Ile-de-France. Enfin, et surtout, SOeS a pâti d’un déficit d’information sur le devenir des projets autorisés.
 
Fin février 2015, il était donc grand temps de rectifier le tir. Finalement, le nombre des mises en chantier n’est jamais passé sous la barre des 300 000 unités en 2014. Alors que les promoteurs immobiliers se lamentaient sur les mauvais chiffres de l’année 2014, avec seulement 297 500 mises en chantiers. Sur le terrain, ce sont bien 356 200 logements qui ont été mis en chantier sur le territoire en 2014.
250 000 logements oubliés plombent les statistiques de la construction

Comparaison du nombre de logements commencés selon SOeS et le nouveau mode de calcul.

Une méthode plus fidèle grâce à des travaux de modélisation.

La nouvelle méthode statistique repose sur la collecte administrative, mais aussi sur des travaux de modélisation et des enquêtes annuelles , qui viendront affiner les résultats. Les travaux de modélisation sont basés sur les paramètres conjoncturels tels que le stock de logements invendus des promoteurs, les taux d’intérêts ou le moral des ménages, explique le Ministère. De leur côté, des enquêtes annuelles permettront d’ajuster les résultats et éviteront toute divergence entre les estimations et la réalité. Ces nouveaux indicateurs devront retracer de manière plus fidèle la conjoncture du bâtiment. Cela répondra à une attente des professionnels qui s’était exprimée en 2010.

Réaction de la Fédération Française du Bâtiment (FFB).

A plusieurs reprises depuis 2010, la FFB a clairement dû se démarquer des statistiques officielles dans ses publications, car l’évolution des mises en chantier restituée par le dispositif SOeS s’avérait de moins en moins compatible avec les transactions relevés pour les volumes de matériaux mobilisés, la production de crédits, les carnets de commandes du gros-œuvre, l’emploi ou même l’indice de production industrielle dans le bâtiment calculé par l’INSEE.

C’est pourquoi elle se félicite aujourd’hui de la nouvelle approche retenue par les pouvoirs publics et réalisée par le Service de l’Observation et des Statistiques du Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie. Cette méthode qui palie la détérioration de l’information née de la multiplication des réformes du Permis de Construire depuis 2007, permettra, en première analyse, la réconciliation des données du secteur.

Néanmoins, ces données révisées ne changent en rien la réalité de la crise profonde et durable du logement neuf. Même avec un score rehaussé à plus de 356 000 unités, l’année 2014 ressort très loin des quelques 500 000 mises en chantier requises pour satisfaire les besoins en logements, et quasiment atteintes en 2006 et 2007. De plus, l’analyse des données sur les trois derniers mois fait apparaître un recul marqué de 7,5% pour les autorisations et de 9,4% pour les mises en chantier.

Le bâtiment reste une priorité du gouvernement.

Alors que les chiffres sont moins mauvais qu’annoncés et que les différentes politiques du logement mises en œuvre sont basées sur  des données erronées, la mobilisation du gouvernement pour sauver le « soldat bâtiment » ne va pas fléchir. Au Ministère du logement on joue la carte de l’apaisement. Le discours politique reste le même, la priorité est donnée à la relance du logement et du bâtiment.

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Contribution bibliographique :

-        Les Echos.fr, le 05/03/2015, Catherine SABBAH,

-        Le Moniteur.fr, le 27/02/2015, Barbara Kiraly,

-        Batidoc.com, le 27/02/2015

Le travail à distance influera t-il sur la construction de bureaux ?

Publié le par ADIHBH-V

TRAVAIL A DISTANCE :

QUELS IMPACTS

SUR LE PARC DE BUREAUX

EN ILE-DE-FRANCE ?

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Le travail à distance influera t-il sur la construction de bureaux ?

Nous présentons  les résultats de la dernière étude de l’Observatoire Régional de l’Immobilier d’Entreprise (ORIE) [0] : « Travail à distance : quels impacts sur le parc de bureaux ? » qui ont été publiés dans un communiqué de presse [*] à l’occasion du traditionnel Colloque annuel de l’ORIE, le 10 février 2015, à Paris, dans l’auditorium de la Fédération Française du Bâtiment.

Ce colloque réunit chaque année les décideurs publics et privés de l’immobilier et de l’aménagement de l’Ile-de-France afin de faire partager les travaux de l’ORIE et leur vision du marché immobilier et de l’aménagement francilien.

Le travail à distance, mesure d’accompagnement.

Le travail à distance, qui recouvre les pratiques de télétravail et de nomadisme, est souvent cité comme une des solutions aux maux actuels de la société : déséquilibre vie privée / vie professionnelle,  dégradation des déplacements,  réduction des coûts immobiliers,  (re)dynamisation des territoires. Malgré toutes ces bonnes intentions, le travail à distance reste un sujet qui resurgit à chaque crise économique. Aujourd’hui encore, le travail à distance est, le plus souvent, une mesure d’accompagnement lors du déménagement d’une entreprise, qui pour des raisons de coûts (l’immobilier est le 2ème poste de dépenses pour les entreprises de services) opte pour une implantation plus éloignée des centres urbains.

Le travail à distance, vers une évolution structurelle des modes de travail ?

Le travail à distance influera t-il sur la construction de bureaux ?

La pratique du travail à distance est liée à plusieurs facteurs : contexte économique, recherche de productivité et de bien-être pour les salariés, évolution des modes de vie et de travail, situation du logement, conditions de déplacements, prise de conscience environnementale, révolution technologique.

Néanmoins, les  problématiques de logement et de mobilité auxquelles sont confrontées aujourd’hui les grandes métropoles influent particulièrement sur les modes de travail. 1/3 du nombre des déplacements des Franciliens est consacré au domicile / travail, ce qui représente 50% de leur budget temps de déplacements. Pour se rendre au travail, ils consacrent en moyenne 41 minutes tous modes confondus, ce temps monte en moyenne à 55 minutes en transports en commun (soit 7 minutes de plus qu’en 2011) [1].

En parallèle, les modes de vie évoluent. L’ « à-côté » du travail se renforce faisant croître la mobilité. L’équipement et l’usage des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) explosent en parallèle d’un effondrement du coût des communications. 94% des Franciliens ont un téléphone portable. 58% possèdent un smartphone. 45% naviguent sur Internet avec un smartphone. Chaque salarié compte en moyenne 2,45 outils mobiles. 55% utilisent un smartphone et 63% utilisent un ordinateur portable pour travailler. Et le rythme ne devrait pas ralentir au vu du comportement des 18-24 ans : 75% sont équipés d’un smartphone,  78% naviguent sur Internet via leur mobile, 66% consultent leurs mails depuis un mobile [2].

 

Avec ces évolutions, 45 à 65% des bureaux seraient inoccupés en permanence [3]. Jusqu’à 17% des actifs pratiqueraient le travail à distance dont 33% seraient sous avenant au contrat de télétravail [4].

Pour autant de nombreux freins subsistent encore : juridiques, techniques, économiques, comportementaux, etc.

 

Demain, une explosion des lieux de travail ? Ou pas ?

Le travail à distance influera t-il sur la construction de bureaux ?

Aujourd’hui, 180.000 à 510.000 actifs franciliens pratiqueraient actuellement le travail à distance en Ile-de-France, ce qui représenterait entre 700.000m² et 2 Millions de m² de bureaux inoccupés en permanence, soit entre 1% et 4% du parc de bureaux franciliens.

Au vu du nombre marginal d’actifs concernés, du rythme moyen d’un jour par semaine de travail à distance, des temps longs de mise en oeuvre et d’appropriation par les collaborateurs, du principe de réversibilité, etc. ces surfaces inoccupées ne seront pas libérées pour autant. Généralement, elles sont réutilisées pour coller davantage aux besoins des usagers salariés : salles de réunions, espaces de travail collaboratif, etc. Le parc de bureaux en tiers-lieux [5] représenterait  entre 36.000m² et 102.000m², concentrés à 90% à Paris ou en première couronne

A l’horizon 2030, selon les hypothèses retenues de croissance du PIB, des emplois, etc., entre 620.000 et 800.000 actifs franciliens occupant du bureau pourraient travailler à distance. Par conséquent, 2,5 à 3,2 Millions de m² de bureaux pourraient être inoccupés en permanence, soit environ 5% du parc. 31.000 à 40.000 pourraient travailler en tiers-lieux. 125.000m² à 620.000m² de bureaux en tiers-lieux pourraient être nécessaires, soit entre 0,2% et 1% du parc de bureaux total.

Si on s’intéresse aux impacts sur la demande de bureaux, au vu de la croissance des emplois en Ile-de-France entre aujourd’hui et 2030, 18.000 à 52.000 nouveaux actifs pourraient travailler à distance. C’est donc 64.000m² à 190.000m² de bureaux qu’il pourrait ne pas être nécessaire de construire chaque année. 900 à 10.000 de ces travailleurs pourraient utiliser les tiers-lieux, ce qui représenterait un besoin de 3.000 à 40.000m² de bureaux en tiers-lieux entre aujourd’hui et 2030, le tout principalement en coeur d’agglomération et à proximité immédiate des principaux noeuds de communication routière et en transports en commun.

Donc pas de dispersion du parc de bureaux en Ile-de-France.

Question : Faut-il autant de bureaux à Noisy-le-Grand ?

À écouter le Maire de Noisy-le-Grand, le développement économique de la commune passe uniquement par la résolution de l’équation : Bureaux / Emplois / Logements. Avec cette étude sur le développement du travail à distance, l’ORIE introduit un nouveau paramètre que nous ne rencontrons jamais dans le discours municipal. Pas même tout dernièrement lors de l’Enquête publique sur le Contrat de Développement Territorial (CDT) Noisy-Champs qui aborde pourtant le développement économique des 15 prochaines années. C’est une lacune des Cabinets qui ont travaillé sur ce sujet.

À contrario, la Commune limitrophe de Neuilly-sur-Marne (93) est beaucoup plus sensible à cette innovation, et ne participera donc pas  à cette escalade du marché des bureaux pour les prochaines années.

Toutefois, le télétravail n’est peut être pas la solution universelle à tous les problèmes de l’entreprise. Mais une pratique substantielle de cette méthode, avec un tiers du temps de travail et un tiers des salariés, demeure une solution très bénéfique tant pour la compétitivité des entreprises que pour la qualité de vie des salariés.

Au-delà de ces bénéfices « traditionnels », le télétravail est un sujet incontournable dans la mesure où il pose la question et il préfigure un nouveau contrat social, un nouveau rapport au travail et à l’entreprise, de nouvelles pratiques managériales et organisationnelles, en apportant aux entreprises une agilité suffisante.

Si on s’intéresse à ce nouvel impact sur la demande de bureaux, au vu d’une hypothétique croissance des emplois à Noisy-le-Grand entre aujourd’hui et 2030, il  nous semble évident que la construction de 500/600.000 m²  nouveaux bureaux ne sera jamais atteinte.  Sans même parler de Champs-sur-Marne !

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[0] - L’Observatoire Régional de l’Immobilier d’Entreprise (ORIE) est une instance d’échanges, de concertation et d’études, réunissant plus de 140 membres issus des différents métiers de l’industrie immobilière (Aménageurs, Promoteurs, Investisseurs, Utilisateurs, Conseils, Experts, Enseignants-chercheurs, Etat et collectivités locales). En 2015, l’ORIE poursuit ses réflexions notamment sur des thèmes de fond tels que l’approfondissement de la connaissance des parcs d’immobilier d’entreprise (entrepôts, commerces, etc.) tant sur les plans quantitatifs que qualitatifs (âge, taille des immeubles, etc.), la simplification des normes, la fiscalité et l’immobilier réversible.

[1] -  Toutes ces statistiques sont issues de l’Enquête Globale Transports 2010, DRIEA-STIF.

[2] – Toutes ces statistiques sont issues du CREDOC, La diffusion des TIC dans la société française 2014.

[3] – Source Mobilitis

[4] – Source Tour de France du Télétravail

[5] – Né d'une approche sociologique de nos territoires, le concept de « tiers lieu » se développe en France et dans le monde. Ils sont destinés à être des espaces physiques ou virtuels de rencontres entre personnes et compétences variées.

[*] - Pour plus d’informations, contacter :

Faustine Le Bourg

01 40 61 86 47

faustine.le-bourg@i-carre.net

Un modèle de concertation......à AUXERRE

Publié le par ADIHBH-V

AUXERRE :

UN MODELE

DE CONCERTATION

SUR LE QUARTIER

DES BRICHERES :

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Un modèle de concertation......à AUXERRE

Le quartier des Brichères à Auxerre fût le théâtre de la première des trois opérations de rénovation urbaine prévues dans le plan du mandat 2001-2007. Le projet, agréé par l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine (ANRU), portait sur la démolition de 147 logements sur trois tours et la re-construction sur place de 300 logements, dont 200 en locatif social, et 140 réhabilitations avec résidentialisation. La qualité souhaitée du projet visait à faire des Brichères un « Eco-quartier » sur la ville. Un principe fort avait été annoncé d’emblée, parallèlement à la volonté politique de la rénovation urbaine : la reconstruction sur place des logements avant destruction des trois tours concernées, ceci avec une visée de diminution de l’angoisse des habitants liée à ces opérations.

Un modèle de concertation......à AUXERRE

Le contexte

La ville d’Auxerre a fait de la démocratie participative un axe fort de sa gouvernance municipale dès 2001, avec la mise en place des Conseils Consultatifs de Quartier au centre du dispositif. L’implication des habitants a été centrée sur un dispositif complet d’enquête par foyer concernant l’habitat souhaité et sur une présentation régulière du projet en assemblée de quartier à tous les stades du projet.

Serge Renaudie, Architecte – Urbaniste et Paysagiste  chargé du projet global, et les architectes des futurs logements, ont détaillé les différentes étapes de ce vaste chantier, durant lequel les concepteurs ont cherché à rester proches des habitants et des réalités du terrain en étant présent dans le quartier.

Ainsi, dés le début des études, les habitants ont été appelés à s’exprimer, à réagir aux premières esquisses, à découvrir les images de leur futur quartier. La volonté de la ville et de son maître d’œuvre étant que les habitants puissent, tout en pesant sur les choix d’aménagement et de construction, s’approprier les lieux, individuellement et collectivement, dans le respect de l’environnement.

A l’origine, la rénovation urbaine du quartier des Brichères a été initiée par un diagnostic des quartiers classés ZUS en 2002. Puis une étude de pré-programmation de la rénovation urbaine concluait sur la démolition de 3 tours pour 147 appartements. La conviction générale qui animait les nouveaux élus et Service de l’Urbanisme, était qu’on « n’imaginait plus faire sans concertation réelle avec les habitants». En fait, il fallait optimiser le projet par la concertation pour renforcer l’adhésion. Ceci correspondait à l’engagement premier de Guy FEREZ, Maire PS élu en 2001 et réélu confortablement en 2008 et 2014.

C’est sur l’aval de l’étude de pré-programmation urbaine qu’a porté la concertation, centrée sur la définition du futur habitat, re-construit sur place avant la démolition des 3 tours. Cette démarche est en phase avec la qualité souhaitée du projet visant à faire des Brichères un « Eco-quartier » sur la ville, un village au bord de la ville.

Une Démarche méthodique

Tous ces projets ne valent que s'ils sont accompagnés d'une méthode. Le portage du projet et directement son animation, ont été réalisés par la Commune d’Auxerre et l’Office Auxerrois de l’Habitat. Pas de SEM-SPL, pas une ribambelle de bureaux d’études. Les terrains ont été achetés par la ville. L’expertise était présente en interne dans l’administration de la Collectivité Territoriale. Le pilotage et l’animation ont donc été conjointement assurés par la Direction de l’Urbanisme avec à sa tête Pierre GUILBAUD, aujourd’hui à Noisy-le-Grand et l’Office Auxerrois de l’Habitat, auxquels s’adjoint, autant que de besoin, le Service communication.

La démarche concertation devait agir sur le cadre de vie des habitants. Elle avait pour objectifs d’optimiser le projet pour emporter l’adhésion individuelle et collective de cette mutabilité urbaine du quartier des Brichères. Elle était basée :

1°) Sur un dialogue individualisé et une écoute par famille sur la définition du futur habitat, pour la famille et dans le quartier,

2°) Sur une présentation régulière du travail en réunion publique de quartier, qui réuniront de 150 à 200 personnes à chaque fois,

3°) Sur un travail avec les trois Associations  présentes sur le quartier,

4°) Sur le Conseil de quartier qui recevait une information spécifique et en temps réel sur l’avancée du projet. C’était un partenaire privilégié mais non exclusif du projet ;

5°) Sur une information multiforme et de qualité

Un modèle de concertation......à AUXERRE
Un modèle de concertation......à AUXERRE

Succès sur le quartier des Brichères.

Au départ, plus ou moins bien ressentie comme authentique, la démarche explicite de « démocratie participative » des nouveaux élus d’Auxerre a finalement été validée par la participation régulière de 150 à 200 personnes à chaque réunion publique. Une forte confiance entre élus et habitants s’était installée. Cette levée du scepticisme a été rendue possible rapidement puisque les habitants ont eu le sentiment d’être écoutés et pris au sérieux.

Cette réussite de l’implication des habitants des Brichères dés les études pré-programmatiques à travers des assemblées régulières de quartiers, a eu pour résultat de conforter les professionnels et les élus dans la démarche, augmentant l’écoute et la découverte d’attentes non obligatoirement détectées par les élus. Cerise sur le gâteau,  le vote à l’unanimité des délibérations sur le projet en Conseil municipal était aussi un indicateur de la réussite de la bonne méthode.

Posons-nous la question de la ZAC du Clos aux Biches !

Si la « démocratie participative » utilisée aux  Brichères peut nous faire rêver, les habitants du quartier des Bas-Heurts n’ont pas la même perception des événements, puisqu’à Noisy-le-Grand, malgré quelques avancées notables avec l’organisation de réunions thématiques, ce type de Gouvernance est une utopie.

Nous en voulons pour preuve la participation des Conseils Consultatifs de Quartier lors de la quatrième réunion thématique du 14 octobre 2014. Nous avons noté à cette occasion seulement 28 présents/100 (150 à 200 à Auxerre) et ce fût calamiteux. Hormis quelques onomatopées simulant le bruit du hibou, lorsqu’un membre des Bas-Heurts avançait une suggestion, aucunes idées pertinentes relatives à l’aménagement urbain du Clos aux Biches ne furent avancées par ses membres. Dans son rapport final, Pierre GUILBAUD, Directeur de l’Urbanisme et de l’Aménagement de la ville ne pourra en retenir le moindre enseignement qui pourrait renforcer sa réflexion sur le projet.

La réussite de l’urbanisation des Brichères c’est, entre autre, que l’Architecte-Urbanite-Paysagiste Serge Renaudie a pratiqué un Urbanisme au sens noble du terme. C'est-à-dire qu’il a pris soin de visiter et revisiter pas à pas tout le quartier, de respirer l’atmosphère, de rencontrer et de questionner les habitants et les Associations. Donc, de s’approprier l’histoire de ce lieu.

A Noisy-le-Grand nous ne relevons rien de cette démarche. Nous n’avons jamais vu l’Architecte Christian Devillers respirer sur le terrain l’atmosphère  des Bas-Heurts, et encore moins rencontrer notre Association de défense qui pourtant s’époumone  depuis 2004 à faire valoir un projet alternatif. Et pour cause, selon la volonté du Maire, la solution finale globale doit conduire à l’exfiltration de tous les habitants. Alors pour cet Architecte de renom la mission devient banale, puisqu’il a devant lui une page blanche pour poser méthodiquement sur la ZAC dite du « Clos aux Biches »  un « Urbanisme préfabriqué de promoteur », bien rangé dans les banques de données des ordinateurs d’architectes de son Cabinet.

Et oui ! le projet de Christian Devillers vous le retrouverez à Rennes, mais vous pourriez aussi très bien le rencontrer demain à Mourmelon-le-Grand ou sur le plateau du Larzac puisqu’il ne retient  pas, comme préalable,  la mémoire des lieux. En d’autres termes, nous dirions qu’il est commercialement  urba-compatible avec le marché immobilier. Seul un objectif économique est fixé à la commande par le Maire de Noisy-le-Grand: il faut que ça plaise à la  promotion immobilière (Nexity, Icade, Les Nouveaux Constructeurs,….) pour qu’elle achète des surfaces de planchers (SDP) constructibles à 700 €/m², afin qu’elle réalise et  vende un maximun de logements 2 et 3 pièces, les produits phares du moment, pour des primo accédant à 4200-4700 €/m².

Dans ses conditions, si ce concept destructeur devait l’emporter, hormis de satisfaire à un article du Code de l’Urbanisme, nous nous posons la question de l’intérêt pour la Commune  de consulter les habitants des Bas-Heurts, puisque demain ils seront ailleurs !  Alors, qu’ils posent les questions aux nouveaux résidents de demain?

Mais qu’à cela ne tienne, nous sommes pugnaces. Après 2007,  l’ADIHBH-V en remet une couche en 2015 en travaillant avec un Collectif de Jeunes Architectes-Urbanistes sur un « Projet complémentaire » à celui de Christian Devillers, qui préservera des espaces pavillonnaires.  Ainsi, en plus des trois réunions thématiques ou nous fûmes écoutés (mais encore faudrait-il être entendus ?), notre Association veut toujours donner du sens et impulser le signe d’une concertation bien vivante sur le projet de la future ZAC du Clos aux Biches.

Ceci dit, malgré nos efforts  de politique citoyenne, pour aboutir  il faut la volonté politique du Maire PS Michel Pajon. Cette volonté politique de « démocratie participative » est-elle aujourd’hui clairement affichée et d’actualité à Noisy-le-Grand ?

Nous ne sommes pas à Auxerre avec Guy Ferez, un autre Maire PS.

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Quand Roland GAREL dessinait pour les Bas-Heurts...

Publié le par ADIHBH-V

ROLAND GAREL DESSINE

POUR LES BAS-HEURTS

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Quand Roland GAREL dessinait pour les Bas-Heurts...

Lors de l’enquête  de Déclaration d’Utilité Publique (DUP) de février 2007 relative à la création de la ZAC du Clos aux Biches, sur le quartier des Bas-Heurts à Noisy-le-Grand (93), l’ADIHBH-V mène un rude combat contre le projet municipal qui veut éradiquer la totalité de ce secteur pavillonnaire historique et exproprier 70 familles, pour construire 1500 logements collectifs.

Toujours présent, le coup de crayon redoutable de Roland GAREL résume très bien le désarroi des habitants.

Finalement, alors que tous les sympathisants ont renseigné 37 registres, la Commission d’Enquête délivre un « avis défavorable » à l’unanimité, en avril 2007.