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Un nouveau mode de développement urbain pour Noisy ?

Publié le par ADIHBH-V

 

UN NOUVEAU MODE

DE DEVELOPPEMENT URBAIN :

LE PROJET BIMBY !

   BIMBY-Photo1

Une nouvelle maison construite entre deux maisons, après division de la parcelle de droite, créant un front de rue et préservant l'intimité des maisons voisines.
 

What’s BIMBY ? (Qu’est ce que BIMBY ?)

 

Posséder sa maison individuelle avec son garage et son jardin incarne pour 9 Français sur 10 le rêve d'une vie bien chez soi, alliant confort individuel et désir d'autonomie. Comment allier cette idée à un développement urbain plus durable ?

BIMBY, « Build In My Back Yard », en Français « Construire dans mon jardin », est une démarche de densification douce des quartiers pavillonnaires existants, contrairement à feu la méthode violente de la « tabula rasa » proposé par la commune de Noisy-le-Grand sur le quartier des Bas Heurts en octobre 2004.

Le projet BIMBY vise à la définition, à court terme, d'une nouvelle filière de production de la ville, qui soit capable d'intervenir là où les filières "classiques" sont incapables d'intervenir : au sein des tissus pavillonnaires existants, qui représentent la grande majorité des surfaces urbanisées en France et certainement en Europe. Sélectionné en 2009 par l'Agence Nationale de la Recherche (ANR) dans le cadre de son appel à projets "Villes Durables'', le projet BIMBY est piloté par deux services du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie : le Centre d’Etude Technique de l’Equipement (CETE) Normandie Centre et d’Ile-de-France (1).

Depuis le début des travaux du projet BIMBY, ceux-ci ont suscité un très fort intérêt d'un grand nombre d'institutions et de collectivités territoriales qui ont souhaité, pour certaines, engager immédiatement une diffusion, des études et des expérimentations sur leur territoire : il s'agit des partenaires initiateurs de démarches BIMBY parallèles, qui ont su trouver des financements spécifiques afin de développer de telles approches, qui viennent compléter les travaux du projet de recherche BIMBY et son partenariat initial.


... initié par l'habitant, maîtrisé par la commune ...

 

L'hypothèse centrale du projet BIMBY, c'est la capacité des acteurs de l'urbain (habitants, techniciens, élus) à mobiliser le foncier des tissus pavillonnaires existants qui permettra de financer le renouvellement et la densification progressive de ces quartiers. On observe en effet que dans de nombreux cas, l'intérêt des individus (notamment à diviser un terrain pour mieux valoriser son bien sur le marché immobilier) peut aller dans le sens des intérêts de la collectivité (à proposer une offre diversifiée de logements individuels sur son territoire sans engendrer d'étalement urbain) :

- si l'on sait encourager, maîtriser et canaliser ces initiatives individuelles par la définition de règles d'urbanisme adéquates et la mise à disposition d'un conseil au particulier en matière d'architecture et d'urbanisme dense.

- si l'on cible les moments où les intérêts individuels et collectifs se rejoignent, notamment au moment des ventes des maisons individuelles ou à l'occasion des évènements et des projets de vie des habitants. (ndlr : sans forcément les expédier en maisons de retraites ou dans d’autres communes du fin fond d’un autre département, à 80 km de la Capitale).

David Miet et Benoit Le Foll, initiateur de cette démarche, présentent BIMBY comme un nouveau mode de développement urbain initié par l’habitant, maîtrisé par la commune, et visant à faire émerger la ville durable des tissus pavillonnaires existants.

Les modes de vie des habitants des quartiers pavillonnaires évoluent : recompositions familiales, départ des enfants, évolutions professionnelles ou retraites, et conduisent certains à rechercher une nouvelle adaptation de leur habitat.

 

Parmi les situations de logements devenus inadaptés, il est à noter la surface habitée par personne qui augmente, des étages inaccessibles aux personnes âgées, des grands jardins à entretenir, … qui poussent les occupants à devoir repenser leur

habitat à venir.

 

En approfondissant la réflexion, les deux initiateurs constatent que les modes de vie se sont urbanisés, que la population française vieillit, que les souvenirs de la vie isolée à la campagne s'estompent peu à peu, que beaucoup sont prêts à vivre dans des surfaces plus restreintes si les services deviennent plus accessibles, …

Ce sont ainsi des dizaines de milliers de terrains à bâtir qui pourraient ainsi être libérés chaque année dans les tissus pavillonnaires construits ces dernières décennies, sans engendrer aucun étalement urbain et à un coût minime pour la collectivité.


... visant à faire émerger la ville durable des tissus pavillonnaires existants

 

Les perspectives offertes par une telle filière nous invitent à changer la façon dont nous envisageons actuellement la croissance des villes. Les travaux de David Miet et Benoit Le Foll suggèrent en effet :

- D’un point de vue économique : qu’il est possible de fabriquer un urbanisme sur mesure et à moindre coût pour la collectivité, sans maîtrise foncière, en permettant à l’ensemble des propriétaires de maisons individuelles de mobiliser une partie de leur patrimoine foncier pour financer la réalisation de leurs projets, notamment en détachant une partie de leur terrain pour la valoriser en tant que nouvelle parcelle constructible.



BIMBY-Photo2

 

- D’un point de vue environnemental : qu’il est possible de construire, sur ces parcelles produites à l’unité et dans les tissus urbains existants,  de la maison individuelle à étalement urbain nul, tout en maintenant des densités faibles et sans engendrer de pression foncière, ceci dans des quantités qui permettraient de répondre chaque année à une part significative des besoins en logements.

- D’un point de vue social : qu’en redonnant à l’habitant un rôle fort de maître d’ouvrage de la production de l’habitat, on donne à la collectivité de puissants leviers pour porter une politique urbaine ambitieuse, fondée sur la mise en synergie des projets des habitants et des projets de la collectivité, et ceci en faisant appel aux entreprises locales de construction, qui sont les plus économiques et les plus créatrices d’emplois.


Les premiers résultats

 

Après 3 ans de travaux, et l'achèvement du projet ANR BIMBY, plusieurs résultats peuvent être dégagés sur lesquels s'appuient les nouvelles expériences BIMBY en cours de montage pour l'année 2013, nous en parlerons dans nos prochains billets.

Si le quartier pavillonnaire des Bas Heurts de Noisy-le-Grand m’était compté !

A suivre…..

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Contribution bibliographique :

-        http://bimby.fr: le 04 janvier 2011, Le projet ANR BIMBY : « Le projet BIMBY en quelques mots », sous la plume de David Miet et Benoit Le Foll.

-        Préfecture de l’Oise, « Les cahiers de l’Oise » n° 129 Janvier 2013.

(1)- le projet de recherche BIMBY, d'un budget global de 3,1 millions d'euros sur 3 ans, a rassemblé pendant 3 années 10 partenaires publics. A savoir : les Communautés d'Agglomération de Rouen et de Saint-Quentin-en-Yvelines, le CAUE de l'Eure, les Écoles Nationales Supérieures d'Architecture de Paris Belleville, Rouen et Marseille, le LATTS (ENPC) et le RIVES (ENTPE), ainsi que deux bureaux d'études du Réseau Scientifique et Technique du MEEDDTL : le CETE Normandie Centre (pilote du projet) et le CETE Ile-de-France (co-pilote).

Le Schéma Directeur de la Région Ile-de-France 2030

Publié le par ADIHBH-V

 

S.D.R.I.F.

ILE-DE-FRANCE 2030

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Ile-de-France 2030-Photo

 

Le Schéma Directeur de la Région Ile-de-France (SDRIF), un document de 700 pages, a été adopté par l'assemblée générale du Conseil Régional d'Ile-de-France le 18 octobre 2013. Il définit les grands projets pour la Région d'ici 2030 et donne une vision de ce que sera la Région d'ici vingt-cinq ans sur le plan des logements, des services, des déplacements, activités, loisirs, qualité de l'air, espaces naturels…

Ce projet devait être initialement adopté en 2008 mais il a finalement été repoussé pour intégrer le Grand Paris, avec le futur métro automatique en rocade, et les aménagements afférents, comme les nouvelles gares notamment. Il a fait l'objet d'une enquête publique au cours du printemps 2013 et a reçu un avis favorable, à l'unanimité, de la commission d'enquête publique.

Et le Grand Paris ?

 

A la région Ile-de-France, les groupes politiques ont déposé de nombreux amendements : 211 pour l'UMP, 45 pour le Front de Gauche, 20 pour Europe Ecologie-Les Verts et 3 pour l'UDI. Ainsi, la question du futur Grand Paris, avec le projet de loi créant une Métropole du Grand Paris (voir notre billet du 03/11/2013), en cours de discussion au Parlement, s'est largement invitée dans les débats. Pour l’UMP, le SDRIF repose sur un malentendu car toute l'architecture du projet (logements, emplois), se fonde sur le déploiement rapide du Grand Paris Express. Or, tout porte à croire qu'il sera au mieux retardé, ou pire pas réalisé dans sa globalité. L'UDI a même annoncé le dépôt d'une motion de rejet du SDRIF, considéré comme « mort-né » puisque n'intégrant pas le projet de loi, jugé « antidémocratique » de modernisation de l'action publique territoriale qui comporte la création de la Métropole du Grand Paris.

Les élus régionaux ont toutefois voté un amendement précisant que le Conseil Régional souhaite que la création d'une nouvelle structure métropolitaine s'appuie sur un renforcement des structures intercommunales et reflète le caractère multipolaire de l'Ile-de-France. Le Conseil Régional insiste sur le fait que la création de cette structure se fasse dans le respect de l'ensemble des compétences de la région et préserve la totalité de ses moyens financiers.


Le SDRIF va s'imposer aux documents d'urbanisme !


Le texte deviendra opposable aux collectivités, particulièrement sur le volet de l'urbanisme. Il deviendra en effet la référence et s'imposera aux Contrats de Développement Territorial (CDT), aux Schémas de Cohérence Territoriale (SCOT), et aux Plans Locaux d'Urbanisme (PLU). Ces documents devront être juridiquement compatibles avec le SDRIF. Quelle que soit leur échelle (régionale, communale…), ils devront partager les mêmes objectifs et orientations. Les SCOT et les PLU ont trois ans pour être révisés par les élus locaux et devenir compatibles avec le SDRIF, indique le document de la région. Les CDT quant à eux sont en cours de signature, jusqu'à la fin de l'année 2014.

Un Contrat de Développement Territorial Grand Paris Est Noisy-Champs  a été validé le lundi 9 septembre 2013 en présence de Jean DAUBIGNY, Préfet de la Région Ile-de-France (1). Cliquer sur : http://www.valmaubuee.fr/cdt-grand-paris-est-noisy-champs/

En matière de développement économique et de création d'emplois, le SDRIF fixe un objectif de 28.000 emplois par an d'ici 2030, avec 2,5% de croissance en moyenne. La réindustrialisation d'une partie de l'économie régionale, notamment en Plaine de France, en Seine Aval et Seine Amont, dans le sud de la Seine-et-Marne, est prévue pour booster le développement et l'emploi, tout comme le développement de nouvelles filières économiques (véhicules électriques, agro-matériaux), d'Ecopôles et la diffusion du très haut débit (5 millions de foyers desservis en 2030).
Les nouveaux aménagements, liés au Nouveau Grand Paris, doivent aussi permettre de contribuer au développement de la région. Au total, 77 nouvelles gares vont être créées, avec 240 kilomètres de ligne nouvelle de métro. Ces transports dans le Nouveau Grand Paris représentent 42 chantiers et 57.400 emplois créés en cinq ans, et entre 115.000 et 315.000 emplois à terme.

Par ailleurs, l'Assemblée Régionale a adopté plusieurs dispositions destinées à tirer les leçons de l'enquête publique qui s'est tenue du 28 mars au 14 mai 2013. Dans cet esprit, notamment pour l’Est Francilien, d'engager le réaménagement du Pont de Nogent (94) à l'horizon 2020, afin de fluidifier la circulation du secteur, d'améliorer les cheminements piétons et cyclables et de créer de nouveaux accès à l'autoroute A4

Enfin, en ce qui concerne le volet logements, le SDRIF fixe un objectif ambitieux de 70.000 logements par an, soit la construction de 1,5 million de logements d'ici 2030. Il s'agit du double du rythme de construction actuel. Le document fixe aussi un objectif de 30% de logements sociaux.


20% d'agriculture biologique d'ici 2020

 

L'autre volet du SDRIF concerne la transition écologique, censée améliorer la qualité de vie des Franciliens. La région mise dans ce domaine sur la reconquête des terres agricoles, avec plus de 400 hectares par an préservés par rapport au SDRIF de 1994 et 250.000 hectares de réservoirs de biodiversité préservés d'ici à 2030. Elle compte aussi créer près de 80 espaces verts d'intérêt régional, soit 2.300 hectares de parcs et jardins en plus. L'objectif est d'atteindre 10 m2 d'espace vert par habitant en zone centrale et 25 m2 en zone périurbaine. Au total, 89% d'espaces agricoles, boisés et naturels, doivent être maintenus dans l'espace rural à l'horizon 2030. En matière d'agriculture, la région souhaite pérenniser la production grâce à la préservation des espaces agricoles, la relocalisation de la production et le développement des circuits courts et l'accompagnement des exploitations. L'objectif est d'atteindre 20% d'agriculture biologique d'ici 2020, indique le document de présentation de la Région, le SDRIF entend favoriser la formation et l'installation de jeunes agriculteurs et de leurs salariés, les programmes agri-urbains et les pôles maraîchers biologiques, ainsi que des dispositifs d'intervention foncière."

Le document doit être maintenant validé par le Conseil d'Etat, en principe avant la fin de l'année 2013. La mise en œuvre du SDRIF pourrait ensuite intervenir dès le début 2014.

 

Plus d’informations sur :

http://www.iau-idf.fr/debats-enjeux/le-schema-directeur-de-la-region-ile-de-france-sdrif.html

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Contributions bibliographiques :

- Localtis.info, le 17/10/2013, Emilie Zapalski,

- Le Point.fr, le 18/10/2013, AFP,

- http://www.iledefrance.fr, le 20/10/2013, Pierre Chapdelaine,

- Localtis.info, le 21/10/2013, Emilie Zapalski.

(1) – Projet de Contrat de Développement Territorial : Cœur Descartes – Noisy-Champs de mai 2012. Cliquer sur : http://www.iau-idf/fileadmin/user_upload/Enjeux/CDT/fiches/F_coeur_descartes.pdf

A ce jour, Le Vrai Journal de Noisy-le-Grand, n’a pas eu connaissance du contenu du  CDT signé le 9/09/2013.

 

Levée de boucliers autour du Grand Paris !

Publié le par ADIHBH-V

METROPOLE

DU GRAND PARIS :

LES MAIRES S'INSURGENT

 Métropole du GRAND PARIS - Photo1 

 

Le Sénat a voté, dans la nuit de lundi à mardi 8 octobre 2013, le projet de loi dont le point fort est la création de la Métropole du Grand Paris, où vivent 6,5 millions de personnes. A l'issue d'un débat marathon, le texte a été adopté par 156 voix pour et 147 contre.

La Métropole du Grand Paris réunira au 1er janvier 2016 la Ville de Paris, les 124 communes des départements de la petite couronne, et les intercommunalités limitrophes, à condition qu'elles soient volontaires. Les sénateurs ont notamment décidé que les "territoires" qui composeront la métropole rassembleront 200 000 habitants dans quatre communes, au lieu des 250 000 prévus initialement. .

Le texte doit à présent repartir à l'Assemblée nationale, après quoi il devrait être examiné par une commission mixte paritaire (7 sénateurs, 7 députés), qui sera chargée de trouver une version commune aux deux chambres.

Le nouvel ensemble s'occupera de l'aménagement de l'espace, du logement, du développement durable, tandis que les transports resteront de la responsabilité de la Région Ile-de-France. Les compétences "de proximité" (gestion des déchets, cantines scolaires, etc.) relèveront quant à elles des communes ou syndicats de communes.

 

La contestation : une atteinte grave aux institutions et à la décentralisation !


À la faveur de la période estivale, de l’opacité de textes multiples et souvent contradictoires, « tricotés » et « détricotés » dans des conditions surprenantes, 41 députés PS reprenant à leur compte une curieuse coalition d’intérêts hétéroclites ont instillé à bas bruit mais au plus haut niveau, un amendement désormais adopté par la commission des lois de l’Assemblée nationale le 03 juillet 2013.

Cet amendement prévoit la création d’un Etablissement Public de Coopération Intercommunale (EPCI) à fiscalité propre disposant d’un statut particulier, comprenant Paris et les communes des trois départements de la petite couronne, dont la Seine-Saint-Denis : la Métropole du Grand Paris.

 

Dans cette nouvelle configuration, les intercommunalités deviendraient des sortes de super arrondissements, et les communes seraient vidées de toute leur substance. Ce projet porte en germe un monstre technocratique aux préoccupations éloignées des réalités du terrain et dépourvu de toute légitimité démocratique. Ce nouvel objet institutionnel non identifié, façonné à la hâte sous les ors de la République et à l’abri de tous les regards, échafaude la confiscation des politiques de proximité, apanage constitutionnel des citoyens et des élus à qui ils en confient la gestion. Ce projet de loi signe la mort de la démocratie locale. Le cœur de la réforme consiste à déposséder les villes de leurs compétences en matière de logement et d'urbanisme. Le Ministère de l'Équipement, le Conseil Régional et la Ville de Paris se disputent ces prérogatives essentielles. Et cela contre la volonté des Franciliens qui ne peuvent exprimer leurs souhaits en matière de logements et d'urbanisme qu'à l'échelle de la commune.

 

Ces procédés d’un autre âge battent en brèche la célébration des communes et leur autonomie, ainsi que la forte dynamique ascendante des territoires. L’actualité politique récente nous apprend pourtant que toute réforme, dont les élus locaux écartés étant impuissants, s’expose à de sérieuses déconvenues.

Est-il envisageable, au regard des grandes lois de décentralisation qui ont transfiguré notre paysage institutionnel, alors qu’un grand mouvement intercommunal est irréversiblement engagé, et à la veille de l’élection des élus communautaires au suffrage universel, de voir l’acte III de la décentralisation s’ouvrir, à contretemps, sur une recentralisation sans précédent des pouvoirs locaux en Ile-de-France ? Pour être plus efficace et pour simplifier, faut-il commencer par détruire ce qui est en construction et qui marche ?

Les avancées déterminantes enregistrées depuis 1982 sont à mettre au crédit de l’ensemble des élus locaux. Considérer aujourd’hui que le sens de l’histoire peut être inversé, pour faire droit à des intérêts particuliers ou à des effets d’aubaine, procéderait d’une méconnaissance totale de la démocratie et de notre société forte de trente années de décentralisation.

 

Un retour en arrière qui verrait Paris imposer à la banlieue ses logements sociaux, ses cimetières, ses ordures ménagères, ses entrepôts, serait totalement inacceptable.

Dans le même ordre d’idée, espérer qu’il soit possible de balayer d’un revers de main dix années d’intercommunalité, portée notamment par les communautés d’agglomération franciliennes, est pour le moins utopique. Celles-ci se sont affirmées comme une modalité d’organisation du niveau communal. Elles sont désormais incontournables dans le paysage local d’Ile-de-France de par l’efficacité et l’ampleur du travail mené. Il serait injuste de mépriser ce travail. Il serait absurde de le mettre à bas, surtout si c’est sous couvert d’efficacité.

Les rayer d’un trait de plume constituerait une méconnaissance des mécanismes déjà bien ancrés dans notre société, un manque de considération évident vis-à-vis des vrais acteurs de terrain et une faute lourde que l’histoire retiendra.


Une couche de plus dans le « mille feuille administratif » !


Alors que les dépenses des Collectivités Locales explosent, la logique gouvernementale serait d’instruire une simplification de la décentralisation. Il n’en est rien, en guise de modernisation, l’Etat impose davantage de complexité et de dépenses, mais ne dit rien en termes de simplification et d’efficacité dans la prise de  décisions. Aucune lisibilité financière, budgétaire ou fiscale ne transpire. Le projet de Loi indique seulement que les règles budgétaires, financières, fiscales et comptables de cette Métropole du Grand Paris ne seront posées que dans les dix-huit mois après la publication de la Loi. Soit bien après les élections municipales de mars 2014…. Décidément, il n'est pas simple de toucher au millefeuille territorial. Courage, fuyons Monsieur le Président….

Pour tout arranger, bien naturellement le projet de Loi reste muet sur les hausses d'impôts qui seront nécessaires pour financer la création de cette Métropole. Le texte autorise le gouvernement à les instituer par ordonnances. C'est dire si le Président de la République est conscient que sa réforme va coûter cher!

 

Le Maire de Noisy-le-Grand monte au créneau !!!...

 

Pertinente ou pas, il n’est un secret pour personne que Michel Pajon n’était déjà pas un fervent adepte de l’intercommunalité. Donc, la création d’une Métropole administrative regroupant Paris et les Communes Franciliennes le courrouce. Dans son édito de septembre 2013 (Noisy mag n°196), il manifeste sa réticence à cette idée qu’une Loi décide de créer la Métropole du Grand Paris. Mégastructure intercommunale à laquelle les communes de la Petite Couronne seront contraintes d’adhérer et dans laquelle elles finiront par se « diluer ».

 

A juste titre, il s’inquiète de la remise en cause de la démocratie locale (sic). Il ne voit pas comment un Maire, réduit à siéger dans un vaste conseil intercommunal non élu, pourra concrètement répondre du mandat qui lui a été confié par les citoyens de Noisy-le-Grand, puisque la légitimité démocratique vient des élections. En effet, même si Le Vrai Journal de Noisy-le-Grand conteste souvent cette lecture, cette position est crédible puisque c’est le Maire qui a des comptes à rendre au peuple, dans le cadre de décisions stratégiques.

 

Manifestement, sur un sujet d’une grande importance pour la vie locale, Michel Pajon craint d’être dépossédé de ses prérogatives. Il ne veut pas seulement être un Maire qui « inaugure les chrysanthèmes ».

 

L’articulation SDRIF – Métropole du Grand Paris


Le vendredi 18 octobre 2013, l’adoption au Conseil Régional d’Île-de-France du schéma d’aménagement du territoire, baptisé « Île-de-France 2030 », a donné lieu à des attaques de tous les bords politiques contre la future Métropole du Grand Paris, considérée comme “mortifère” pour la région.

Selon certains, il est absurde d’adopter un schéma directeur alors que le projet de loi créant la Métropole du Grand Paris est encore au Parlement. Un texte qui pourrait séparer la compétence en matière de logement (qui reviendrait au Grand Paris) de celle des transports (relevant de la région), intrinsèquement liées en Île-de-France.

Les débats ont donné libre cours aux inquiétudes générées par la future entité, à gauche comme à droite, tant sur les compétences que les financements. Partageant ces“signaux d’alerte”, Jean-Paul Huchon a rappelé que le SDRIF serait un document prescriptif, notamment pour les objectifs de logements, que la métropole du Grand Paris se chargera de mettre en œuvre. Il s’est voulu rassurant, en affirmant aux élus que le meilleur moyen de répondre aux craintes qui s’expriment légitimement, c’est de voter le SDRIF.


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Contribution bibliographique :

-        Le FIGARO du 19 juillet 2013, Guillaume PERRAULT,

-        Le FIGARO du 26 juillet 2013, Pierre Christophe BAGUET,

-        Le MONDE.fr avec l’AFP, le 8 octobre 2013,

-        L’AFP, le 18 octobre 2013, Vive charge contre la future Métropole du Grand Paris,

-        Noisy magazine n°196, Septembre 2013.

 

 

La Gentrification en Seine-Saint-Denis

Publié le

 

LA GENTRIFICATION

EN SEINE-SAINT-DENIS :

MYTHE OU REALITE ?

 

Gentrification Photo 0

Avant propos de l’ADIHBH-V



L’habitat, c’est-à-dire l’ensemble des caractéristiques physiques et économiques du parc de logements et leur évolution, et le logement, en tant qu’objet d’investissement à la fois matériel et symbolique des ménages, sont au cœur du processus particulier de transformation de l’espace urbain qu’est la gentrification. Ils forment des éléments-clés pour la caractériser, l’expliquer et l’interpréter. 

 

La gentrification  désigne une forme particulière d’embourgeoisement : il s’agit de l’arrivée d’une population au niveau social élevé dans un espace urbain populaire.  

 

Noisy-le-Grand n’est pas étudié dans ce document, mais il ne serait pas inconcevable d’imaginer que la gentrification impacte notre commune. Nous ne sommes pas Sociologue, Démographe ou Géographe pour analyser finement ce phénomène à Noisy-le-Grand et porter un jugement sociologique. Toutefois, à l’instar de la politique municipale volontariste ou pas, il semblerait bien que des éléments clefs soient présents sur la ville pour caractériser ce fait. En conséquence, population gentrifiée ou pas, il n’est pas interdit de se poser la question dans une ville duale ! 

 

En effet, la production neuve de logements est destinée essentiellement aux ménages aisés, propriétaires occupants comme investisseurs. Concernant cette problématique, 7075 logements seront construits dans les prochaines années, dans le cadre du Contrat de Projet Etat-Région. Aujourd’hui, les nouveaux habitants viennent des arrondissements situés au Nord et à l’Est de Paris : 12e, 20e, 19e, 18e, 11e, et 13e arrondissements (1).  

 

De plus, Noisy-le-Grand dispose aussi sur son territoire de deux Zones Urbaines Sensibles (ZUS) et d’une Zone d’Education Prioritaire (ZEP). A l’échelle de ces quartiers, les disparités sont importantes, avec parfois des taux de chômage  supérieur à 18%.  

 

Enfin, ce weekend, l’organisation municipale du Salon des Antiquaires (2), destinée  clairement à une population aisée, semblerait plutôt contradictoire avec la présence sur la ville d’une population défavorisée de certains quartiers. 

 

Néanmoins, si Noisy-le-Grand accueille des ménages de l’Est Parisien, notre commune voit partir une partie de ses habitants vers la Seine-et-Marne. Ce phénomène se solde finalement par un solde migratoire négatif du fait de départs plus nombreux que les arrivées, qui ?, pourquoi ?
 

 

 

La gentrification en Seine-Saint-Denis…..
(Etude de Léna BOUZEMBERG et Laurent CHALARD)

Gentrification - Photo 1

 La gentrification revient sur toutes les lèvres des décideurs politiques comme étant le processus majeur semblant à l’heure actuelle faire évoluer les territoires de Seine-Saint-Denis les plus proches de Paris. 

 

L’arrivée de nouvelles populations extérieures au territoire, originaires principalement de Paris intra-muros, plus diplômées et plus aisées que les populations locales, entraînerait une modification de ses caractéristiques sociodémographiques. Ce discours semble corroboré par le travail de certains chercheurs en sciences sociales, qui ont montré l’existence d’un processus de modification du peuplement dans certains quartiers de la commune de Montreuil, conduisant à faire de cette commune la «ville bobo» par excellence dans l’imaginaire collectif francilien. 

 

L’élection d’une élue écologiste, Dominique Voynet, à la mairie en 2008 a consécutivement été considérée par de nombreux observateurs comme un symbole politique fort. Parmi les différents travaux concernant la thématique de la gentrification, nous pouvons citer ceux de la sociologue Anaïs Collet qui, dans le cadre de sa thèse, s’est intéressée au cas du Bas-Montreuil, où l’ancien tissu bâti de type faubourg, constitué d’un assemblage hétéroclite de petits pavillons ouvriers, d’immeubles de faible taille et d’usines désaffectées a été conquis par des parisiens issus de la «classe créative», avec, entre autres, le phénomène désormais bien connu des lofts. 

 

La motivation première des nouveaux arrivants était le coût du logement et la taille importante des surfaces, auquel se combinait un côté «village». A l’arrivée, le quartier s’est progressivement gentrifié, avec un coût du logement atteignant des valeurs très élevées et l’apparition dans le paysage de boutiques témoignant du changement de population (par exemple, les magasins d’alimentation biologique). Selon cette sociologue et d’autres chercheurs, le processus d’embourgeoisement toucherait désormais l’ensemble de la commune de Montreuil ainsi que plusieurs communes proches: Romainville, Bagnolet, Les Lilas, Pantin ou encore Noisy-le-Sec, en faisant une vague de fond de l’évolution de la sociologie de la métropole parisienne. 

 

Néanmoins, un problème majeur émerge dans l’ensemble de ces travaux et/ou affirmations: ils ne reposent pas sur l’analyse fine des statistiques socio-démographiques et donc ne permettent pas de quantifier le phénomène, élément pourtant indispensable pour prendre mesure de son ampleur.

 

 

Le 93 en phase de «boboïsation»? Un mythe au regard de la démographie

 

Qu’en est-il donc réellement? Les statistiques confirment-elles l’existence de ce processus ou les évolutions en œuvre créent-elles une situation plus complexe? La gentrification ne relève-t-elle pas plus d’un mythe entretenu par certains experts et médias que de la réalité? La réalisation par nos soins d’un diagnostic territorial concernant la période la plus récente, c’est-à-dire 1999-2009, sur le territoire de la Commune d’Agglomération Est-Ensemble, qui comprend la commune emblématique de Montreuil, et qui est une des structures intercommunales séquano-dionysiennes limitrophes de Paris, vient mettre un gros bémol à cette vision, qui ne reflète pas la réalité de l’évolution de ces communes. 

 

En effet, l’étude démographique a montré l’influence majeure de l’immigration internationale d’origine extra-européenne sur le territoire de la communauté d’agglomération Est Ensemble, à l’origine de ses caractéristiques spécifiques, dont la forte natalité et l’augmentation de la taille des ménages. Selon ces indicateurs, le processus de gentrification, identifié par les acteurs locaux comme dominant, est invisible. L’étude du parc de logements est venue confirmer le constat d’une certaine paupérisation consécutive à cette immigration (moindre progression de la taille des résidences principales, persistance de logements insalubres, réduction de l’équipement en automobile), tout en faisant émerger (timidement) l’amorce d’un processus de gentrification (progression des propriétaires). 

 

Enfin, l’étude économique tout en confirmant l’impact certain de l’immigration (comme par exemple à travers l’augmentation des sans diplômes ou la surreprésentation des ouvriers dans la population active alors que les emplois locaux sont de plus en plus des emplois occupés par des cadres non résidants), démontre néanmoins l’existence d’un phénomène de gentrification sur une partie du territoire (forte hausse des cadres et des populations diplômées), en particulier aux Lilas et dans le Bas-Montreuil. 

 

Ce dernier phénomène demeure cependant limité géographiquement et encore plus quantitativement, la dynamique démographique des populations «bobo» étant très inférieure à celle des populations d’origine extra-européenne, d’où les pourcentages très élevés d’enfants d’origine étrangère, 50% à Montreuil et plus de 60% à Pantin en 2005 par exemple selon les calculs des démographes Bernard Aubry et Michèle Tribalat. 

 

Autrement dit, il ne suffit pas d’un apport de population sociologiquement élevée pour créer une modification sensible, si dans le même temps les évolutions des populations les plus défavorisées sont plus dynamiques. Par ailleurs, la présence dans un logement ne signifie pas que les populations gentrifiées jouent pleinement un rôle de «rééquilibrage» social, notamment dans les écoles, car on observe de nets phénomènes de fuite à partir du primaire et encore plus du secondaire.

 

 

Immigration forte et gentrification depuis Paris


Finalement, modulant le ressenti des acteurs locaux, la gentrification n’apparaît pas comme le phénomène majeur d’évolution du territoire de la communauté d'agglomération Est Ensemble entre 1999 et 2009. En fait, ce diagnostic territorial conduit à déterminer l’existence de trois phénomènes à l’œuvre expliquant les évolutions parfois paradoxales de ce territoire:
1. Le premier est l’immigration extra-européenne très forte, provenant du tiers-monde, avec en particulier l’arrivée récente de migrants d’Afrique noire, souvent synonyme de paupérisation. Elle constitue le phénomène majeur, étant liée à la fonction de «sas» avec le reste du monde de la Seine-Saint-Denis. Elle concerne toutes les communes, mais plus fortement le versant nord de la communauté d'agglomération, Bobigny, Noisy-le-Sec et Bondy en particulier, mais aussi assez largement Pantin, pourtant proche de Paris et souvent citée comme commune en cours de gentrification.

 Gentrification - Photo 2
 (Trois processus à l'œuvre sur le territoire de la CA Est Ensemble, qui conduisent à une dualisation du peuplement: l'immigration internationale, la gentrification et le départ des classes moyennes «basses»).

 

2. Le second processus est la fameuse gentrification depuis Paris, consécutive à l’arrivée de cadres et professions intellectuelles supérieures. Elle apparaît comme un phénomène statistiquement secondaire, beaucoup moins important que se le représentent les acteurs locaux, concernant surtout les communes/quartiers limitrophes de Paris sous conditions d’un accès en transport lourd (métro) et d’un tissu urbain de type faubourg (les quartiers d’habitat social de type «grand ensemble» sont rédhibitoires au phénomène de gentrification). Cette contradiction avec les perceptions locales (ou même ce qu’on pourrait nommer parfois les craintes d’évolution de la sociologie locale) s’expliquent assez facilement pour trois raisons:
- Dans une situation de faible présence de ces ménages de catégories élevées, toute nouvelle arrivée est forcément plus visible, en contraste avec la sociologie locale.
- Cela est d’autant plus vrai que des stratégies de valorisation immobilière se manifestent souvent sous la forme d’une visibilité dans l’espace public: un loft à la façade repeinte en rouge change symboliquement et marque l’aspect d’une rue, alors même que ses habitants ne représentent qu’une infime portion de la population du territoire.
- Les attentes et les revendications de ces populations à CSP+, pour qui les enjeux de reproduction sociale et de qualité de scolarisation des enfants sont majeurs, sont autrement plus importantes que celles des populations moins éduquées, et se manifestent bien au-delà de leur représentativité numérique.

 

 

Une ville duale 

 

3. Enfin le troisième phénomène, non directement visible statistiquement, mais qui est la conséquence logique des deux précédents: le départ massif des classes moyennes basses. En effet, les populations d’origine européenne ouvrières et employées qui habitaient anciennement ce territoire ont émigré en grandes proportions vers d’autres territoires de la région, en particulier vers la Seine-et-Marne en territoire périurbain à la recherche d’un habitat individuel, mais aussi en province (fuite de la mixité sociale). 

 

Comme l’a montré le géographe Christophe Guilluy dans son livre « Fractures françaises », il s’est produit une dissociation géographique entre les classes populaires d’origine européenne rejetées dans une France périphérique et celles d’origine non-européenne concentrées dans les grands ensembles des grandes métropoles.
 

Gentrification - Photo 3 En conséquence, le territoire d’Est Ensemble se caractérise de plus en plus par une société duale, typique des grandes métropoles mondiales des pays développés, dont Paris fait incontestablement partie, ce qu’avaient montré dès les années 1990, les travaux de la sociologue Saskia Sassen. Ces agglomérations se caractérisent par l’opposition entre des cadres «autochtones» riches et des immigrés pauvres vivant sur des territoires proches, les classes moyennes ayant tendance à disparaître par phénomène d’éviction.

 

Léna Bouzemberg et Laurent Chalard. Respectivement Socio-démographe et Géographe.


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(1)    – Informations du Plan Local de l’Habitat (PLH) de Noisy-le-Grand, adopté en 2012.
(2)    – Du 25 au 27 octobre 2013, la municipalité de Noisy-le-Grand organise le « Salon des Antiquaires et de la belle Brocante », à l’Espace Michel Simon. Organisation qui se déroule dans le cadre d’une gabegie publicitaire incommensurable. L’organisation se paye même la couverture de TV MAGAZINE, supplément au quotidien Le Parisien du 25 /10/2013.


 

Se déplacer à vélo à Noisy ? (suite)

Publié le par ADIHBHV

 

UNE NOISEENNE NOUS

INFORME :

MON VELO S’APPELLE

REVIENT !

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Vélo volé - Photo1

 

 

« Il y a encore quelques mois, je me rendais au RER à vélo. C’était non seulement un plaisir, mais en plus, j’avais l’impression de participer d’une manière ou d’une autre au bien public et ça me plaisait bien », dit une adepte de la petite reine. «J’étais une actrice de ma mobilité. C’était bon pour la planète sauf que, contrairement aux affirmations de Noisy mag du mois d’octobre, ce fut dévastateur pour mon porte-monnaie. »

 

Un jour, en voulant rentrer chez moi, il n’y avait plus de vélo. Et ceci à trois reprises (deux fois aux Yvris, une fois à Mont d’Est). Contre mon gré, je devenais collectionneuse de cadenas cisaillés. Je me souviens qu’après le premier moment de stupéfaction, je me suis dit : « J’espère au moins qu’il en avait plus besoin que moi ». Cette pensée positive m’avait aidé à faire passer la valve. J’avais toujours cette idée naïve en tête : « si quelqu’un m’avait volé mes vélos, c’est qu’il n’avait pas les moyens de s’en offrir un ! » En quelque sorte, en étant volée, j’avais continué à faire œuvre utile, au même titre que mes actions au Resto du Cœur, à la Fondation de France, ou ailleurs.  Mais ici, sans le certificat de « dons aux œuvres » qui officialiserai mes déductions fiscales !.

 

Aujourd’hui je suis perspicace. Début 2014, la ville révisera son Schéma Directeur des pistes cyclables qui n’a ni queue ni tête. La municipalité nous informe de la création de pistes cyclables entre les grands pôles de vie noiséens, telles que les gares du RER, les équipements publics ou les établissements scolaires, qui s’accompagneront  de l’implantation de parkings à vélo.

 

Comme moi, vous avez pu constater qu’à l’issue d’un chantier qui a duré quatre ans, le pôle multimodal moderne de Noisy-le-Grand Mont d’Est a ouvert ses portes au public le 28 juin dernier et fût  inauguré le 4 septembre 2013. Ce projet de 31,1 millions d’euros, a été financé à hauteur de 59% par la Région, de 30% par l’Etat, de 10% par le Conseil Général de Seine-Saint-Denis et de 1% par la RATP. Une autre partie du projet, menée en co-maîtrise d’ouvrage avec la Ville de Noisy-le-Grand, concernait l’aménagement des abords de la gare routière : rénovation des trottoirs et des traversées, création de pistes cyclables et d’un abri à vélos. Une réorganisation d’ampleur destinée à faciliter le cheminement et l’accessibilité des voyageurs, à diminuer les nuisances sonores pour les riverains, et plus généralement à améliorer la qualité de vie des usagers et des noiséens, disaient les bons communicants de la commune.

Mais en fait, on prend les cyclistes pour des niais !!!...

De quel abri s’agit-il?

 

Nous construisons une gare routière moderne, à l'air libre, capable d'accueillir 25 .000 voyageurs /quotidiens. Il parait que cette réorganisation doit développer "l’intermodalité "! Mais en fait, en guise de parc à vélo, la ville de Noisy-le-Grand à juste été capable d’édifier un minuscule abri de bus, de 40 emplacements. Soit la présence d’un vélo pour 625 usagers ! En termes de faciliter le quotidien des voyageurs qui souhaiteraient utiliser et sécuriser  leur machine afin d’éviter les vols, on peut mieux faire ! C’est toujours du baratin pour tromper ou séduire. C’est désolant, je suis outrée, fâchée, et offensée.

 

Vélo volé Photo 2

 Vélo volé Photo 3

Un exemple de solution sécurisé : l’Îlot vélo de la gare RER de Neuilly-Plaisance !

 

Voilà une commune engagée efficacement avec la RATP, dans la promotion de "l’ écomobilité" urbaine et dans le développement de "l’intermodalité" Vélos-RER.

Dans ce cas d’espèce, la RATP propose aux cyclistes un parc de stationnement pour vélos à la Gare de Neuilly-Plaisance (RER A). D’une capacité de 340 vélos, l’îlot Vélos fonctionne 7 jours sur 7, de 5h30 à 1h30. Ce parc est un espace clos, abrité et sécurisé par un double dispositif de vidéo-protection et de bornes d’alerte.

 

Vélo volé - Ilot de Neuilly Plaisance - Photo 4

 

Pour les personnes déjà titulaires d’un forfait transport, il est possible de faire enregistrer l’abonnement à l’Îlot Vélos directement sur un passe Navigo. Une carte spécifique est également disponible. L’abonnement annuel à l’Îlot Vélos est de 48 euros (soit environ 0,22 euros par jour lorsque l’on utilise quotidiennement son vélo pour aller travailler).

 

Pour plus d’informations sur ce service, cliquer sur : http://www.rouelibre.fr