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Le grand écart de Michel Pajon

Publié le



 

 

LE GRAND ECART
DE MICHEL PAJON
ENTRE INTENTIONS
ET REALITES



 

 

Suite au rapport établi par la Commission d'Enquête à l'issue des Enquêtes Publiques relatives au projet d'aménagement de la ZAC du Clos aux Biches qui a émis un avis défavorable unanime la Déclaration d'Utilité Publique, le 11 septembre 2007, la ville de Noisy le Grand publiait un communiqué de presse dans lequel elle précisait : « La Ville réaffirme néanmoins sa volonté de poursuivre, selon un calendrier et des modalités qu'il conviendra de préciser, l'aménagement de cette partie du territoire communal, en menant des discussions avec tous les acteurs concernés : habitants des Bas-Heurts, demandeurs de logements, bailleurs, aménageurs, élus, Associations, Conseil Régional,... »

 

Ensuite, l'idée de création de Conseils de Quartier a fait son chemin à Noisy-le-Grand, et le 27 novembre 2008, le Conseil Municipal adoptait la Charte des Conseils Consultatifs de Quartier (voir la charte des Conseils). Nous apprenons que les Conseils de Quartiers seront des lieux d'expression de la parole des habitants des quartiers, collectée et transmise par les membres qui les composent. Ils seront associés à l'élaboration, à la mise en œuvre et à l'évolution des actions intéressant le quartier. En tant qu'instances consultatives, ils pourront être consultés sur des projets d'Intérêt local général, dès lors que ceux-ci sont susceptibles d'avoir une incidence directe sur les conditions de vie des habitants des quartiers consultés. Nous lisons ailleurs, « que le rôle des Conseillers de Quartier consistera à enrichir l'action publique en lui procurant une expertise de terrain. Par exemple sur les grands projets d'aménagement urbain, les Conseillers seront en mesure d'apporter le regard de ceux qui vivent dans le quartier et en ont l'usage »

 

Sachant que les Conseils sont constitués de deux collèges, et que le deuxième comporte cinq membres désignés par le Maire au travers des représentants d'organismes, d'Associations ou d'institutions dont l'activité sur le territoire du quartier, justifie leur participation aux débats, l'ADIHBH-V c'était portée candidate le 24 mars dernier.

 

En effet, depuis septembre 2004, il est manifeste que notre Association a développé une expertise dans le domaine de l'aménagement urbain du quartier des Bas Heurts. Pour preuve le Projet Alternatif élaboré et présenté par les Etudiants de l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Paris-La Villette, lors des Enquêtes Publiques de février 2007. Expérience unique en Seine-Saint-Denis, aux dires de la Préfecture. Par ailleurs, nous organisons (*) des manifestations annuelles avec la Fête des Cerises et depuis trois ans la Fête d'Automne. Fêtes qui traduisent le dynamisme de toute la population d'un quartier. Fêtes qui bénéficient d'un grand succès populaire car intergénérationnelle, fraternelle, familiale et diffusant une immense chaleur collective.

 

Ainsi, sans aucune forfanterie, l'ADIHBH-V souhaitait pouvoir contribuer à une meilleure implication des habitants dans la vie de la cité.

 

Et bien non, le Maire en a décidé autrement ; il a jugé que nous n'étions pas représentatifs pour participer aux échanges et aux débats entre élus municipaux et notre Association, sur la vie et l'aménagement urbain des Bas-Heurts ! Nous apprenions même lors des réunions de quartier de l'Edile en mars 2009, que les questions d'urbanisme étaient la chasse gardée des élus du Conseil Municipal, et  seraient exclues des discutions puisque l'aménagement des Bas Heurts et ses 1500 logements collectifs était dans son programme électoral de 40 pages, qui avait été validé par les Noiséens lors des élections municipales de mars 2008. Michel Pajon, sans rire,  a même l'outrecuidance de penser qu'avec seulement 24% des suffrages, (un électeur sur quatre), il possède la légitimité électorale pour raser les Bas Heurts. Voilà comment nous passons d'une concertation annoncée en septembre 2007, à un espoir avorté par décision autoproclamée en mars 2009. Pour ajouter à la confusion, pour ceux qui n'auraient pas bien compris la leçon, il ajoute même: « je n'ai jamais reculé et je ne reculerai pas ». Voilà une belle démonstration de démocratie représentative, merci Monsieur le Professeur. Ce n'est plus de la gouvernance, c'est de la prestigitation !

 

Manifestement, Monsieur le Maire n'a pas encore compris que sur tous les sujets qui touchent à l'urbanisme, à l'aménagement, à l'équipement, à l'environnement... de Noisy-le-Grand, une vraie concertation constituerait un enrichissement de la démocratie représentative par une démocratie plus participative, et induirait un changement des mentalités et des comportements qui pourraient même avoir, à terme,  des effets positifs sur la criminalité et l'incivilité des cités !

 

Pour cela, il ne faudrait pas nous administrer un ersatz de concertation, fusse-t-il au travers des Conseils de Quartier. Encore une fois les Noiséens demandent une concertation qui commence en amont lorsqu'un projet est envisagé, sans qu'aucune décision formalisée ne soit nécessaire. Une concertation pour promouvoir la participation des citoyens aux projets par l'écoute de leurs attentes ou de leurs craintes, afin d'améliorer le contenu de ces projets et faciliter leur réalisation en évitant les multiples recours contentieux contre les abus de pouvoir.

 

Pour appuyer nos propos, citons les travaux d'un Professeur de Sociologie à l'université Paris-8, relatifs à la 'démocratie participative'. Yves Sintomer souligne, dans le numéro « Problèmes politiques et sociaux » d'avril dernier, qu'un mouvement de fond est engagé  en ce début du 21ème siècle, la « participation » s'impose de plus en plus comme le terrain obligé de la politique et de l'action publique ». Il évoque notamment :

 

- l'idée qu'une gestion publique serait plus efficace lorsqu'elle s'effectue au plus proche des usagers ;

- l'idée selon laquelle, pour faire face au degré de complexité de nos sociétés, il faut démocratiser les décisions techniques et intégrer les savoirs des usagers ;

- le constat d'une recherche grandissante de l'implication de citoyens non élus dans les processus de décision ;

- et la nécessité pour les démocraties d'être plus délibératives pour gagner en efficacité et en légitimité.

 

Voici un juste diagnostic. En effet, il existe bien une aspiration novatrice forte et large des habitants des Bas-Heurts et autres à s'émanciper au travers l'urbanisation de leur quartier, afin d'explorer d'autres voies, à l'aide d'un autre logiciel. Malheureusement, le Maire obsédé par la nécessité d'abattre toute potentialité de concurrence électorale, au lieu de répondre à nos aspirations, ne cesse de stigmatiser publiquement notre Association. Aussi, adepte du bon vieux principe selon lequel  « qui n'est pas avec moi est contre moi », le Monsieur peut se montrer irascible. Il ne manque jamais une occasion de donner de la voix et de se montrer menaçant en usant au besoin d'arguments fallacieux du style : «... la démarche d'une Association qui, en l'espèce s'avère avant tout politique et électoraliste... », ou encore dans le même registre «...qui, utilisant le projet d'aménagement des Bas Heurts à des fins politiques, ont décidé, coute que coute, par tous les moyens de le contrecarrer, pour des raisons uniquement électorales... ». C'est grotesque......

 

Mais les élections sont passées, Michel Pajon a été réélu, et nous n'avons pas l'impression que nous avons contrecarré grand-chose. Et pour cause, ce n'était pas notre objectif, ce n'était pas notre politique. L'ADIHBH-V a refusé de plonger profondément dans ce capharnaüm.

 

Ceci étant, Monsieur le Maire, vous n'êtes pas pourvu de qualités divinatoires dans le domaine urbanistique. Lorsque vous arrêterez de noircir le tableau et même si la musique se fait attendre, au travers du Conseil de Quartier ou autres commissions idoines, sachez que des citoyens non élus veulent s'impliquer dans un véritable processus de décisions techniques sur l'aménagement des Bas-Heurts et autres quartiers de la ville, en intégrant leur savoir d'usager. Aussi, veuillez admettre qu'aujourd'hui l'idée s'impose que la gestion publique est plus efficace lorsqu'elle s'effectue au plus proche des usagers.

 

Tout n'est pas négatif à Noisy-le-Grand, ayez de l'audace et changer de méthode, puisque vous êtes le Maire de tous les Noiséens !

 

Alain Cassé

Président de l'ADIHBH-V

 

 

 (*) Fêtes organisées sans l'aide de la Municipalité de Noisy le Grand

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Le bois Saint-Martin : une nouvelle enquête publique

Publié le


 

ENQUÊTE PUBLIQUE
SUR LE BOIS SAINT-MARTIN




   

   

Photos Françoise Thuin : intérieur du bois Saint-Martin 

 


D'une surface de 277 ha, le bois Saint-Martin est situé sur les communes de Noisy -le-Grand (93), Villiers sur Marne (94) et Le Plessis Trévise (94). Localisé à 15 km de Paris, cette propriété privée occupe l'extrémité sud-est du département de la Seine-Saint-Denis et empiète à la marge sur le département du Val-de-Marne. Insérée dans le tissu urbain très dense, elle forme avec le bois de Célie et le Parc de la Malnoue un des  massifs boisés des plus importants de la petite couronne.

Ce bois présente un grand intérêt de par sa grande biodiversité ; 294 espèces végétales y ont été observées, dont une espèce protégée à l'échelon régional et 8 espèces déterminantes. La faune est particulièrement riche et diversifiée. Ses nombreuses mares accueillent quatre espèces de Tritons, dont le « Triton crêté ». La vieille chênaie est favorable à plusieurs espèces d'oiseaux et insectes absents des forêts artificialisées. Par ailleurs, une population importante de chevreuils occupe le site et les traces de sangliers attestent de leur présence et de la communication possible avec les massifs d'Arminvilliers et de Notre-Dame.

De ce fait, le bois Saint-Martin constitue l'élément majeur de la ceinture verte régionale qu'il importe de préserver et de développer.

Un arrêté de biotope dit du « Bois Saint Martin » a été signé en 2006, par le Préfet de Seine Saint Denis (voir l'intégralité de l'Arrêté Préfectoral de biotope n° 2006-3713 du 29/09/2006), concernant, en particulier une partie du secteur des 67 ha que souhaiterait acquérir la Mairie. Ainsi, deux secteurs avaient été identifiés en fonction de leurs degrés de vulnérabilité. Une zone « A » d'environ 67 ha, où la fréquentation y est interdite en dehors des propriétaires et des personnes chargées du suivi écologique. Une zone « B » concernant les boisements anciens et le réseau de mares forestières. Ici, la fréquentation y est encadrée afin de limiter les dérangements de l'avifaune et d'éviter la dégradation des habitants batraciens.

Toutes constructions sont interdites sur ces deux zones.

 


Cliquer pour agrandir



L'ENQUÊTE PUBLIQUE

 

Cette nouvelle Enquête Publique fait suite à l'échec de la précédente en 2004, grâce à la mobilisation massive des habitants et des Associations de défense. Aujourd'hui, elle a encore une fois pour objet l'acquisition du Bois Saint-Martin par la Région Ile-de-France et la ville de Noisy-le-Grand.

Elle est ouverte du 17 juin au 17 juillet prochain. Durant cette période, les observations du public seront consignées sur des registres à la Direction de l'Urbanisme, rue Emile Cossonneau à Noisy-le-Grand, et à la Mairie de Villiers-sur-Marne. Le Commissaire Enquêteur recevra en personne les observations du public aux jours et heures suivants, soit :
 

NOISY-LE-GRAND :

-       le mercredi 17 juin, de 09 h à 12h

-       le mardi 30 juin, de 09 h à 12h

-       le vendredi 17 juillet, de 14h à 17h

 

VILLIERS-SUR-MARNE :

-       le mercredi 17 juin, de 14h à 17h

-       le mardi 30 juin, de 14h à 17h

-       le vendredi 17 juillet de 9h à 12h

 

Venez nombreux avant le 17 juillet 2009,
notifier par écrit vos remarques et observations
sur les registres d'Enquête Publique.

 

 

Commentaires de Mesdames F Thuin et G Labate

« UNE VERITE QUI DERANGE »

 

Après  que nous nous soyons rendues dans les locaux de l'urbanisme, nous avons pu consulter les documents relatifs à la nouvelle enquête publique en vue de l'acquisition par la ville et la Région Ile-de-France du bois Saint-Martin.

Contrairement au dossier présenté lors de la précédente DUP, celui-ci est vraiment plus respectueux du facteur environnement. Les grandes lignes de l'arrêté de biotope sont citées sans que l'arrêté préfectoral ne soit annexé, c'est dommage !  Par contre nous avons pu constater qu'un plan, qui n'est pas celui de l'arrêté, figure au dossier, il paraît conforme.
 

On peut lire par exemple :

-  Permettre une ouverture mesurée au public des espaces boisés compatiblesavec les articles de l'arrêté préfectoral N° 2006-3713 du 29/09/2006 instituant la protection du biotope du bois Saint Martin.

-  ... La bande boisement d'environ 100 à 200m bordant le bois. Ce secteur bois sera destiné à la  libre promenade et le cas échéant à la pratique du sport de type : parcours santé  / découverte nature.

-  Observation à distance de la prairie, zone A, et de ses pratiques traditionnelles de fauche et d'entretien. 


Pour autant, et sans vouloir polémiquer, nous avons du mal à comprendre le découpage de la prairie, nous ne comprenons pas non plus pourquoi deux entités différentes pour acquérir ce bois, pourquoi 67 ha achetés par la ville, alors que la Région pourrait acquérir et gérer la totalité des espaces verts.

Cela ne changerait rien à l'ouverture d'une partie du bois Saint Martin au public.

Bien sûr il y a ce qu'on appelle, dans le dossier : le bâti, sur les parcelles cadastrées section B N°5 et 6  les ruines de 2 constructions, ou parcelle cadastrée section B N° 14 et 15 deux constructions de 1800 - 2 niveaux en meulière et tuiles, ou encore parcelle cadastrée section B N° 23 et 24 deux constructions de 1820 deux niveaux en meulière et tuiles.

Il faut savoir que l'Agence des Espaces Verts (AEV) de la Région Ile-de-France n'a pas vocation à acheter du bâti. 

Le bâti est un élément, la partie prairie, qui est en zone A, en est un autre.  

Quelques dispositions nous choquent dans ce dossier d'enquête :

-       L'AEV confiera la gestion du bois et de la prairie centrale à un prestataire extérieur

-       Les zones du bois accessibles au public seront desservies en voiture uniquement depuis le secteur des bâtiments qui fera office d'accueil du public et d'orientation. Les accès à ces zones s'effectueront sur les voies carrossables existantes de manière compatible avec l'arrêté de protection biotope. Ils seront destinés au public fréquentant le bois et les activités de découverte de la nature, au personnel d'entretien des bois et de la prairie...

-       Un grand parc en aérien de stationnement de plus de 150 places existant à proximité de la gare du RER et des Yvris, peu fréquenté le week end et durant les périodes de congés accueillera l'essentiel des visiteurs motorisés. 

Le Député Maire de Villiers-sur-Marne semble voir les choses autrement. Il aurait annoncé, lors d'une réunion dans sa commune, un parking à l'intérieur du bois sur 3 ou 4 ha. A raison de 25m² par emplacement, faites le calcul, On avoisinerait les 1000 / 1200 emplacements. 

Il faut demander des explications sur ces points au Commissaire enquêteur, car actuellement, l'accès aux propriétés se fait par le Plessis Trévise et à ce jour la traversée du bois, en voiture particulière, des Yvris jusqu'aux propriétés est interdite, sauf dispositions inscrites à l'arrêté de biotope. 

Sur l'appréciation sommaire des dépenses :

Mis à part les frais d'acquisition des terrains - 4 000 000€ pour la partie souhaitée par la ville et 3 600 000€ pour la partie qui serait acquise par le Région, rien n'est dit sur l'entretien, qui, si nos souvenirs sont bons, avoisinerait les 2000€ l'hectare par an. Rien n'est dit non plus sur l'aménagement des propriétés actuelles qui sont de véritables habitations, de très belle qualité, pour ce que nous avons pu constater et qui ne sont pas disposées à recevoir du public en l'état. La partie bois, qui serait accessible au public doit être adaptée. Tout ceci ayant un coût, non dérisoire, il serait judicieux  d'en faire une évaluation, même sommaire.

Pour notre part :

Difficile donc de donner un avis favorable, sans réserve, (sauf si l'AEV par le biais de la Région Ile de France se porte acquéreur de la totalité de ce que représente le zonage A et B de l'arrêté de biotope)

Ceci ne change rien à l'ouverture d'une partie du bois Saint Martin au public tant souhaitée, si l'on en croit toutes les pétitions qui circulent sur la ville.  

Ceci garantirait sa protection et sa pérennité.

L'ouverture d'une grande partie du bois Saint-Martin est possible, elle doit être pédagogique et encadrée.

Toutes ces espèces protégées, recensées par des professionnels de l'environnement, ne sont pas arrivées là par hasard. 

Si elles sont protégées, pour certaines au niveau européen, c'est bien qu'elles sont en voie de disparition.

Or, dans ce bois elles sont « at  HOME »même si c'est « UNE VERITE QUI DERANGE ».



Commentaires de Monsieur Etienne Doussain

« Noisy Solidaire »

 

Lorsque l'on consulte le site Web de la ville, on peut trouver depuis quelques jours une page qui informe de l'ouverture de la nouvelle enquête publique concernant l'acquisition du Bois Saint Martin par la Région Ile de France et la ville de Noisy le Grand. C'est en toute transparence que nous relayons cette information pour cette enquête qui durera du 17 juin au 17 juillet prochain.

On se rappellera utilement que cette nouvelle enquête fait suite à l'échec de la précédente et qu'entre temps un arrêté de protection du biotope a été pris par le Préfet de la Seine Saint Denis concernant, en particulier une partie du secteur des 67 hectares qu'envisage d'acquérir la mairie.

Nous n'ignorons pas, en outre, que les négociations ont été bon train entre la Région Ile de France et la ville de Noisy le Grand pour parvenir à un compromis acceptable pour les parties.

L'est-il pour autant ?

Nous n'ignorerons pas, non plus, qu'entre temps, échaudés sans doute par le résultat de l'enquête précédente, une association bien nommée "les amis du bois Saint Martin" a été créée par des noiséens sans aucun doute plus avisés que d'autres... si l'on en juge par le soutien dont cette dernière bénéficie en mairie. Mais, comme dirait l'autre, c'est de bonne guerre ! Ah bon, parce qu'il y a la guerre pour le Bois Saint Martin ?

Qu'il s'agisse des fêtes organisées en l'honneur du Bois Saint Martin pour lesquelles la ville n'a pas fait mystère de son soutien ou qu'il s'agisse de la dernière publication de cette association distribuée en ce moment par des militants dévoués dont des élus, semble-t-il, l'on voit bien que la cause de l'acquisition du Bois Saint Martin mobilise beaucoup ces derniers temps.

C'est tant mieux car finalement une association qui se bouge et qui se sent soutenue, c'est peut-être la démonstration concrète qu'il est possible d'en faire de même pour d'autres...

Du moins, on pourrait en rêver !

A moins que, à moins que .... à moins qu'une association comme celle là soit plus importante que d'autres. Et nous, pauvres benêts, qui ne comprennent toujours pas qu'une association plus utile qu'une autre, c'est une association qui sert les projets municipaux avant tout, ceux de la majorité au moins !

Mais foin de la critique facile ! Ce n'est pas parce que l'on voit un conseiller municipal distribuer dans sa propre boite à lettre, la mienne en l'occurrence, le prospectus de l'association du Bois Saint Martin qu'il faut y voir malice. Gardons loin de nous de mauvaises arrières pensées ...

Venons en plutôt à l'essentiel, le fameux Bois Saint Martin !  Le Conseil Régional d'Ile de France, via son agence des espaces verts, veut acquérir ce bois et le sanctuariser pour le sauvegarder à la fois pour les générations futures, pour préserver sa biodiversité et à la fois pour le rendre accessible au public ? Jusqu'à là, nous sommes pour...

La ville en veut un bout au prétexte que l'ensemble de ce bois se situe à plus de 90 % sur son territoire et pour y mener ses propres activités ? Nous émettons des doutes...

Pourquoi ? Mais simplement parce que même si un accord semble avoir été passé entre ville et région pour la gestion future de cet espace remarquable, nous pensons que la Région Ile de France a vocation a géré en totalité ce dernier sans interférence, tout en respectant la volonté des noiséens et ... des franciliens de pouvoir en profiter.

Qu'aurions nous dit pour la Haute Ile si le département  de la Seine Saint Denis avait décidé d'en "saucissonner" la gestion et l'utilisation ? Personne de Noisy à Neuilly sur Marne en passant par Gournay ne l'aurait accepté.

Et pour le bois Saint Martin, sous prétexte d'annonce électorale de longue date et de lobbying intense, il devrait en être autrement ?  

Pas question. Tout d'abord parce que "chacun son métier" et parce que ce patrimoine, même si les noiséens doivent, bien entendu, pouvoir en bénéficier (on ne le répétera jamais assez), dépasse le seul cadre de notre ville.  Il est d'intérêt régional tout comme la Haute Ille l'est d'un point de vue départemental à ce jour.

On va nous dire "mais vous voulez priver les habitants de notre ville de ce qu'il doit leur appartenir". Avouez que par ces temps de développement durable et d'urgence écologique, la ficelle sera un peu grosse.

On ne peut d'un côté nous expliquer le bien fondé d'une protection du patrimoine et dans le même temps, tenter de convaincre les noiséens que cet espace est le leur sans dire clairement que les enjeux de sa protection, à la fois, les dépassent et, à la fois, qu'ils sont primordiaux pour l'avenir de leur propres enfants, et que pour tout cela, il vaut mieux qu'un seul opérateur soit aux manettes et assume la responsabilité !

Et de ce point de vue, nous le répétons, "chacun son métier". L'agence des espaces verts de la Région a une compétence que la ville n'aura jamais et il n'est pas utile de mettre en œuvre une construction juridico-administrative grosse par avance de conflits d'intérêts, en particulier selon les aléas des majorités électorales locales ou territoriales.
D'autant plus, quand notre royal président à tous et toutes en remet une couche à propos d'une réforme des institutions régionales et départementales !

Le bois Saint Martin doit être "sanctuariser" sous le couvert de la Région Ile de France en totalité. Dans le même temps, il doit être ouvert au public et, cela, sans aucune ambiguïté mais protéger et gérer par une seule entité.

C'est ce que nous dirons  et ce que nous vous invitons à dire au commissaire enquêteur avant le 17 juillet prochain. Non pas pour faire échec à la ville mais simplement par cohérence et par volonté que soit mise en oeuvre un cadre écologique pérenne dans de bonnes conditions sans interférence entre deux collectivités territoriales pour lesquelles les enjeux et les raisons ne sont pas de même nature.

Et que l'on ne nous dise pas que l'on joue contre notre camp ! Depuis 1995, l'absence de mise en valeur du terrain de la Grotte en bords de Marne démontre à lui seul que la ville a de quoi faire, notamment pour les petits noiséens. Chacun conviendra que Noisy Plage pendant 10 jours par an, c'est bien mais on doit pouvoir faire mieux en matière de protection de patrimoine!

Alors, désolé pour ce propos confus et alambiqué comme le pensent déjà sans doute des amis qui nous veulent du bien dans cette ville, mais pour nous, l'intérêt du Bois Saint Martin dépasse les contours de la ville de Noisy le Grand. Ce serait tout à son honneur de le dire.
 

 Site : http://www.on-a-le-droit-de-voir-rouge.org/
 
 

Commentaires Alain Cassé

 

Très succinctement mes observations qui seront mentionnées dans les registres :

 

1-Oui à une ouverture mesurée au public des espaces boisés compatibles, en totale conformité avec les articles de biotope (arrêté préfectoral n° 2006-3713 du 29/09/2006) Aucune modification de l'arrêté de biotope ne devra être tolérée ultérieurement,


2-Protection totale de l'intégralité des espaces du bois sous l'autorité de l'Agence des Espaces Verts (AEV),


3-Pas de parking de stationnement à l'intérieur du bois Saint Martin, comme ce fut annoncé lors de la Réunion Publique de Villiers sur Marne ;


4-Acquisition de l'intégralité du bois (277 ha), par la Région Ile-de-France. Ainsi, dans le futur, les velléités municipales de Noisy-le-Grand seront sous contrôle,


5-La partie prairie qui est en zone A  est la plus fragile et  ne doit en aucun cas être transformée en quoi que ce soit. 


6-La circulation en voiture à l'intérieur du bois doit être strictement réservée aux seules personnes habilitée par l'arrêté de biotope.


7- Comment se fait-il que la ville du Plessis Trévise ne soit pas concernée par l'Enquête Publique ?



Commentaires de Madame Michelle Claveau

« Unir Pour Réussir-UPR »

 

Le bois Saint Martin de nouveau sur la sellette, grâce au Maire de Noisy-le-Grand soutenu par ses Amis du bois Saint-Martin, et ce, malgré le classement en biotope en 2006.


En 2005, Michel Pajon lorgnait déjà sur les 106 ha de ce bois, pour y installer des animations et des loisirs, laissant les autres 142 ha à la Région Ile de France. Découpage dangereux pour l'équilibre des écosystèmes en interrelation dans toutes les parties de ce bois et dans ses prolongements à Malnoue et jusqu'à Emerainville.

Les intervenants dans les commissions d'étude d'un arrêté de classement l'ont bien démontré et le préfet a pris cet arrêté de biotope suite à leurs conclusions.

Tout le monde aurait du être satisfait, mais... pas notre Maire !


Profitant du changement dans les élus du département et de la ville, il repart au feu, soutenu par ses amis qui font croire à qui veut bien l'entendre que cet arrêté empêcherait le public d'aller dans ce bois... Erreur manifeste, facilement contredite lorsque nous lisons cet arrêté...

 

(voir la suite de l'article sur le site : http://www.upr-noisy-le-grand.over-blog.com/)

 

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Quel avenir pour le Fort de Villiers ?

Publié le


QUEL AVENIR
POUR LE FORT DE VILLIERS
DE NOISY LE GRAND ?

 

 

Le Fort de Villiers, construit de 1878 à 1880 est situé sur la commune de Noisy-le-Grand sur environ 4 ha. Nos amis de l'Association de Sauvegarde du Fort de Villiers (ASFV) s'attachent aujourd'hui à œuvrer à l'émergence d'un projet de développement local et durable pour ce patrimoine historique oublié de la Commune de Noisy-le-Grand (93). C'est la raison pour laquelle l'ASFV était l'invitée de l'ADIHBH-V lors de sa cinquième Fête des Cerises, samedi dernier.


Aujourd'hui, son Président Patrick Cotte nous fait l'honneur de publier son Editorial du mois de mai, sur le site du Vrai Journal de Noisy-le-Grand

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EDITORIAL de l
'ASFV,

Mai 2009


La rencontre avec plusieurs interlocuteurs de Noisy-le-Grand et de villes avoisinantes peuvent aujourd'hui nous permettre de vous avertir sur l'avenir du Fort de Villiers.

Rappelons au passage, que nous avons remis un document à différentes institutions pour le classement de ce Fort, ainsi qu'au Conseil Général de Seine-Saint-Denis, à différents élus de Noisy-le-Grand et à d'autres personnalités de la Région Ile-de-France.  

 


LE FORT DE VILLIERS DEVIENDRA-T-IL UNE CARTE POSTALE ?

 


Bien que nos statuts soient très clairs, précisons qu'il n'est pas question d'en faire un sanctuaire, encore moins un Fort virtuel. Si le Maire de Noisy-le-Grand a la plus importante collection de cartes postales anciennes de la ville, nous ne souhaitons pas que ce soit que ce qu'il reste du Fort de Villiers.

Nous avons rencontré les Maires-Adjoints de Noisy-le-Grand :

-Pour la Déléguée à la Culture, Conseillère Régionale d'Ile-de-France, le Fort de Villiers se situe dans le quartier de la Butte Verte ! (après lecture de notre mémoire !!!),

-Pour le Délégué à l'Éducation, à la Jeunesse et au Lycée International, chargé d'une délégation spéciale à la mise en place de l'Agenda 21, et Conseiller Général de Seine-Saint-Denis, l'intérêt du Fort de Villiers ne réside que dans ses 4 hectares  et le potentiel qu'ils représentent en immeubles d'habitations et divers commerces.

Un seul livre sur l'Histoire de Noisy-le-Grand (Adrien Mentienne) est paru en 2005, (réimpression de l'ouvrage paru en 1919). D'autres communes en sont à leur troisième édition, mettant ainsi à jour par leurs dernières découvertes l'histoire de leur ville. Mais le Fort de Villiers n'est toujours pas répertorié par l'Office du Tourisme !!! Cependant, il fait partie des Forts Séré de Rivières de la deuxième ceinture de l'Est Parisien, soit parmi eux Vaujours, Chelles, Noisy-le-Grand, Champigny, Sucy en Brie, Villeneuve Saint-Georges.

  • Pour le Fort de Vaujours la situation est délicate car c'est le CEA (Commissariat à l'Energie Atomique) qui l'a occupé avec toutes les conséquences de contamination que cela comporte.
  • Le Fort de Chelles est en grande partie détruit car construit sur un terrain instable, aux carrières souterraines. C'est aujourd'hui un parc urbain.
  • Le Fort de Noisy-le-Grand est intégral dans son architecture mais à l'abandon.
  • Le Fort de Champigny a subi beaucoup de transformations, deux de ses caponnières sont détruites (caponnières simple et de gorge), la Mairie actuelle le rénove.
  • Le Fort de Sucy, grâce à l'activité formidable de l'association « A la découverte du Fort de Sucy » et de la Municipalité, retrouve depuis plus de dix ans un attrait certain et reconnu par le public. La caserne n'existe plus et la poudrière s'effondre.
  • Le Fort de Villeneuve Saint-Georges n'est pas accessible et a aussi subi bien des transformations. C'est aujourd'hui un centre d'entrainement important pour les Pompiers de Paris.

Vous comprendrez sans difficulté l'importance du Fort de Villiers, le seul de l'Est Parisien à être complet, sans modification, et de son ouverture au public. Restauré, sécurisé, et réemployé, son histoire militaire et civile resurgit au travers de nos recherches.



IL PORTE LE NOM DE VILLIERS !


Revenons en arrière, en 1874 lorsque l'Etat décide de le construire. Il est situé sur des terrains qui font partie de la commune de Villiers-sur-Marne et Noisy-le-Grand. L'armée rachète des chemins, des parcelles. La chefferie de sa construction dépend de Champigny, son commandement militaire dépend de Villiers-sur-Marne. Une voie ferrée est construite venant de Villiers-sur-Marne à son emplacement pour le transport des matériaux. Son pont levis Pilter sera construit en 1882.

La restructuration de la Seine-et-Oise (1964) en plusieurs départements amène le Fort de Villiers à se retrouver sur la commune de  Noisy-le-Grand en Seine-Saint-Denis.



CE QUE NOUS SOUHAITONS POUR LE FORT DE VILLIERS !


Soyons clairs et précis, nous ne sommes pas propriétaires du Fort de Villiers. Notre action (encore une fois comme le spécifient nos statuts) est de révéler son histoire aux Noiséens et aux communes avoisinantes, car tout son passé militaire et civil est intimement lié à ces villes. Nous ne pouvons avoir qu'une action d'information et soumettre au travers de nos contacts, sites internet, et peut-être aux élus de notre ville s'ils y mettent de la bonne volonté, les projets réalisés dans d'autres forts Séré de Rivières, intégrés au milieu urbain. Plusieurs actions ont été menées par l'ASFV dans ce sens, en contactant les Universitaires, les Historiens, les Monuments de France, le Patrimoine.

Nous ne voulons pas voir la destruction d'un Fort de cette qualité. A quelques kilomètres d'Euro Disney, la ville de Noisy-le-Grand, qui s'agrandit, propose un parc hôtelier de qualité, mais que vont voir les touristes ? Une église, une croix, un nymphée ?... Si l'architecture moderne de certains quartiers attire des architectes du monde entier, il serait aussi remarquable qu'une ville qui souhaite être le pendant de la Défense puisse mettre son passé en valeur en faisant redécouvrir un patrimoine architectural conservé au travers du temps.

Si, la destruction de ce lieu unique dans l'Est Parisien aboutit à ne conserver par exemple qu'une partie du porche de son entrée pour tout souvenir du Fort de Villiers, et, ce, au bénéfice de logements, commerces ou d'autres projets destructeurs, cela n'est pas concevable. Il est bon de rappeler que cet espace est déjà entouré de stades et de nombreuses habitations.

Nous souhaitons rester des acteurs de promotion du Fort de Villiers, en contribuant à l'action de réflexion de la ville de Noisy-le-Grand pour le devenir du Fort.

Imaginons un peu dans quelques années, des reconstitutions historiques comme dans le château de Champs-sur-Marne, des tournages cinématographiques, des espaces théâtre de verdure, des salles de réunions, des conférences, des musées, des concerts, des espaces d'expositions. Et pourquoi nos jeunes ne participeraient pas à sa rénovation par des actions de camps de jeunes ou des rénovations par les CFA (Centre de Formation des Apprentis) du bâtiment et Ouvriers de France ?

Ce n'est pas un rêve ni une utopie, mais une volonté affirmée pour que tous les habitants de l'Est Parisien se souviennent qu'ils ont participé à la mémoire et la conservation de ce qui avait fait l'avenir pour que soit notre présent.

L'Association de Sauvegarde du Fort de Villiers, richesse patrimoniale de Noisy-le-Grand (93), œuvre pour le soustraire de l'anonymat et pour sa réhabilitation. Merci de la soutenir dans son action en postant quelques mots sur http://www.asfv.eu

 

Patrick Cotte.

Président de l'Association de Sauvegarde du Fort de Villiers.



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