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L'immobilier à Noisy, un espoir... mais pour qui?

Publié le par ADIHBH-V

 

IMMOBILIER,

REGAIN DE CONFIANCE SUR LA PIERRE 

 

 

Photo 1-Villa Clovis  Photo 2- Carré Renaissance

  "Villa Clovis" -------------------- ------ -----------------"Carré Renaissance"

 

 

L’environnement a rarement été aussi favorable à l’achat d’un appartement ou d’une maison disent les économistes bienveillants de l’immobilier. En effet, les taux des crédits immobiliers sont pratiquement à leur plus bas niveau historique. On peut facilement obtenir un crédit à 3,5% sur 15 ou 20 ans.

 

Enfin, il existe une panoplie d’aides : doublement du prêt à taux zéro dont les conditions d’accès ont été élargies ; Pass-Foncier et TVA à 5,5% pour les primo-accédants, déduction des intérêts d’emprunt lors de l’acquisition de sa résidence principale, dispositif Scellier pour l’investissement locatif dans le neuf….

 

Certaines facilités ne vont pas durer. C’est le cas du doublement du prêt à taux zéro qui disparaîtra en juin 2010, et le Pass-Foncier en fin d’année. Pour le dispositif  Scellier, après le lobbying des professionnels du bâtiment lors de la discussion de la Loi des Finances 2010 pour maintenir le dispositif en l’état, cela va changer au 1er janvier prochain. Ainsi, le taux de réduction d’impôt serait ramené de 25 à 15%, sauf pour les investissements locatifs dans des programmes « verts », répondant à la nouvelle norme basse consommation d’énergie (BBC)

 

Mais attention, le marché du travail ne s’améliore pas, et le pouvoir d’achat  immobilier est encore loin du niveau des années 2000 quand le marché s’est emballé. Ensuite il faudra payer les charges, et là, malheureusement le risque de paupérisation des grands ensembles n’est pas à négliger. Nous connaissons bien ce phénomène à Noisy le Grand depuis les années 1970.

 

LE MARCHE

 

La France aisée, abandonne la Bourse et se précipite vers l’immobilier afin de se constituer des revenus en vue de sa retraite, la grande angoisse.

 

Cette année, la Fédération Nationale des Agents Immobiliers (FNAIM), estime que la barre des 600 000 transactions pourrait être franchie. Mais le marché reste contrasté. Le neuf a été largement soutenu par le succès de la Loi Scellier qui permet aux investisseurs de bénéficier d’une économie d’impôts de 25%. Il a représenté  plus de 65% des ventes en 2009 et sauvé les promoteurs de la surproduction et de la faillite. Les prix dans l’ancien sont revenus à leur niveau de fin 2005, début 2006. Toutefois, les secundo-accédants, c'est-à-dire les ménages qui revendent un bien pour en acheter un autre ne sont pas encore massivement de retour sur le marché.


 Les notaires soulignent qu’en rythme annuel, la baisse des prix entre fin 2008 et fin 2009 a été contenue à un petit 4,4%. La baisse s’est interrompue, en 2010, ils tablent sur une stabilisation, tout comme Michel Mouillart, Professeur d’Economie de Paris X-Nanterre mentionnant qu’il n’y a pas de risque de chute brutale du marché.

 

D’après la Chambre des Notaires de Paris, la petite couronne se maintient à un prix de 3670 €/m² dans les appartements anciens. La Seine Saint Denis se tient à 2860 €/m² avec une baisse de 2,4% / janvier 2009, (mais plus 45% sur 5 ans) et Noisy le Grand aux environs de 3000 €/m² avec une hausse de 1,1% ( 4e trimestre 2009).

 

Pour les maisons anciennes, la Seine Saint Denis enregistre une baisse de 5,4% /janvier 2009, (mais plus 25,4% sur 5 ans) et Noisy le Grand une augmentation de 10,7% ( 4e trimestre 2009).

 

En fait, à Paris, le prix du m² a dépassé 6200 €, ce qui a eu pour effet de doper les prix des logements des communes limitrophes, puis maintenant de la première couronne, observent les Notaires.

 

PLUS PARTICULIEREMENT À NOISY LE GRAND

 

Sans surprise, les communes desservies par le métro ou le RER ne connaissent pas la crise. Les programmes en Seine Saint Denis s’intensifient, grâce à un foncier et des prix de commercialisation attractifs. Dans ce cadre, à Noisy le Grand, le quartier de La Varenne bénéficie d’une bonne perspective de rentabilité locative, puisque l’on nous annonce 800€/mensuel pour un 47m². Donc, des conditions idéales pour un investisseur, et les initiés ne si trompent pas puisque de petits programmes sont entièrement investis en Scellier dès la pré-commercialisation en VEFA (Vente en l’Etat Futur d’Aménagement)!

 

Pour autant, cette politique d’investissement est-elle favorable aux soi-disant 1500 Noiséens qui attendent un logement  depuis des années, nous pouvons sérieusement en douter. Faut-il pratiquer la « tabula rasa » qui conduira à un « urbicide » sur les 9,3 ha du quartier des Bas Heurts pour activer encore cette financiarisation de l’immobilier, à l’ADIHBH-V, nous disons NON depuis 2004.

 

Et pourtant, à Noisy le Grand, les programmes immobiliers se multiplient, y compris en plein Périmètre d’Etude du quartier de La Varenne avec des promoteurs locaux, alors qu’il existe « un sursis à statuer ». Nous en déduirons, sagement, que cette notion de « sursis à statuer » est à géométrie variable.

 

Ceci étant, dans quelques mois, ce sont 426 logements, dont 190 dits « sociaux » qui seront livrés. Si ces 44,6% de logements dits « sociaux » doivent avoir le mérite d’être mentionnés, encore faudrait-il savoir, dans le dispositif d’aide au logement, quelle est la répartition entre le PLAI, le plus favorable au vrai logement social, le PLUS ou le PLS qui n’a de social que son nom !

 

Examinons ci-dessous quelques opportunités 

DIVERS PROGRAMMES IMMOBILIERS : 2010 / 2012

 

 

Lotissement

 

Promoteur

Localisation

Nbre de logts

 

Prix du m² (HT)

 

Social

Résidence

Léo 4

 

Pietrogiovanna

Rue Max

Dormoy

54

4200/4700 €

Non

Le Carré Renaissance

Les Nouveaux

Constructeurs

Av Emile

Cossonneau. Noisy le Grand

 

80

 

4200/4600 €

(à confirmer)

 

33

HLM

 

Immobilière

3F

Rue Paul Belmondo

40

Location sociale

PLUS

PLAI

PLS

Delphine

Montoit

Bd du Mal

Foch

14

3800/3900 €

Non

Villa Clovis

Alba

Promotion

Rue Pierre

Brossolette

59

4200/4800 €

Non

HLM

France

Habitation

Rue Jules

Ferry

75

Location sociale

PLUS

PLAI

PLS

 

Révélation

Pierre Etoile

Butte Verte

104

3300/3800 €

42

 

NOISY LE GRAND AIDE LES ACHETEURS D'APPARTEMENTS

 Photo-3---Revelation.jpg

"Révélation"

 

Le projet de la Butte Verte, baptisé « Révélation », prévoit la construction de deux immeubles dont la hauteur ira de deux à cinq étages, avec un agencement à taille humaine. 104 appartements iront du studio au 4 pièces, dont 42 en logements sociaux et 62 en accession libre. La municipalité participera à la construction d’un cœur d’animation avec un espace dédié de 1000 m².

 

Ce programme, en accession aidé à la propriété, est réservé aux habitants de Noisy le Grand qui répondent à certains critères [*]. Il s’adresse aux ménages dont les revenus sont insuffisants pour acheter un logement au prix du marché, mais trop élevé pour bénéficier d’une HLM. En clair, aux jeunes couples qui cherchent à s’installer.

 

La ville, avec l’aide de l’Etat, propose une aide de 4000 à 5000 €, en fonction de la taille des appartements. Cette subvention déclenche d’autres aides telles que le Pass-Foncier, le doublement du prêt à taux zéro et la TVA à 5,5%.

 

La Municipalité n’a pas lésiné sur la communication : Le Parisien, Noisy mag, et même la Gazette « Fréquence Mairie » (le mensuel du personnel de la Ville) qui précisait pour les distraits, que les fonctionnaires pouvaient aussi en bénéficier. Enfin, des journées privilèges et des week-ends de ventes sous chapiteau ont été organisés les 19, 20 et 21 mars. 52 appartements furent vendus en deux jours sur les 62 disponibles. Cela marche fort à Noisy le Grand !

 

L’exemple de Noisy le Grand que nous venons d’illustrer, est caractéristique de l’implication de plus en plus importante des collectivités locales dans la politique du logement. Ce phénomène a été caractérisé par une étude intéressante de l’Agence Nationale pour l’Information sur le Logement (ANIL) intitulée : Le Maire, l’Accession sociale et le Promoteur, la négociation entre élus locaux et promoteurs. Cette étude, sur laquelle nous reviendrons plus longuement, montre que ces objectifs sont en nombre réduit et participent généralement d’une politique de stabilisation de l’électorat sur le territoire de la commune. Logement locatif et accession sociale sont prioritairement pensés dans cette optique.

 

Intéressant n'est ce pas ? Cette étude doit être suffisamment riche pour être développée ultérieurement par Le Vrai Journal de Noisy le Grand….

 

[*] Ce dispositif est réservé aux personnes achetant pour la première fois un logement, et dont les revenus ne dépassent pas un certain plafond de ressources annuel, fixé par l’Etat

 

Contribution bibliographique :

-        Le Parisien : 1er octobre 2009, 16 mars et 22 mars 2010, Sébastien Thomas

-        Le Figaro magasine : 02 avril 2010 – « Spécial immobilier »

-        Le Monde ; 14 avril 2010

-        Fréquence Mairie Noisy le Grand, n° 144, février 2010

_______

Quel avenir pour nos quartiers ?

Publié le

 

 

LA POLITIQUE URBAINE

PEUT-ELLE REMPLACER

LA POLITIQUE SOCIALE ?

 

 

 

Pave-Neuf-Photo-1.JPG

 

 

La rénovation urbaine de Noisy le Grand est en marche, dit Michel Pajon dans le dernier Noisy mag  d’avril 2010. Nous allons enfin pouvoir corriger certaines erreurs d’urbanisme de la Ville Nouvelle, en réintégrant les habitants au cœur de leur quartier, et les quartiers au cœur de la cité.

 

Toutefois, selon un rapport publié dernièrement par le Comité d’évaluation et de suivi de l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine (CES/ANRU), en cinq ans, le Programme National de Rénovation Urbaine (PNRU) n’aurait pas atteint tous les objectifs fixés.

 

Aussi, Philippe Vignaud, Architecte-Urbaniste, jette un regard très critique sur la rénovation urbaine, qui « laisse les ghettos se reconstituer ».

 

ENTRETIEN

Philippe Vignaud, auteur de l’ouvrage « La ville ou le chaos » (Editions Non lieu, 2008), s’interroge sur la politique de la ville menée dans notre pays depuis plusieurs dizaines d’années. En 2008, il est devenu rapporteur du Conseil de développement durable de la Seine-Saint-Denis.


Q-Vous êtes critique sur le travail de l’ANRU. Pourquoi ?

Philippe Vignaud. L’urbain ne peut pas tout. Ce qui est cassé dans le champ social ne peut pas être réparé dans celui de l’urbain. On ne remplacera pas la formation et l’accès à l’emploi par une forme urbaine, par des HLM repeintes ou restructurées, ou, dans le meilleur des cas, par du développement durable. L’ANRU a laissé le ghetto urbain, social et ethnique, se reconstituer sur lui-même. Dans le meilleur des cas, à savoir quand elle va au bout de ses projets, ce qui est la moindre des choses, l’ANRU n’a fait qu’accompagner ce phénomène. Il y a un pan de la société française qui est complètement en dehors du champ du travail. C’est là qu’est le fond du problème. Ces quartiers, à l’origine, représentaient une valeur : parce qu’ils étaient neufs, parce que leurs populations avaient du travail, parce qu’il y existait une certaine mixité sociale. Ca fonctionnait plutôt bien. Avec la crise, ils se sont enfoncés dans le gouffre ou ils se trouvent maintenant. Laisser accroire l’idée qu’on pourrait remplacer une politique sociale (formation, emploi, santé…) uniquement par une politique urbaine est un leurre profond, absolu.


Q-N’y a-t-il rien à sauver de cette politique urbaine ?

Philippe Vignaud. Elle ne fonctionne que pour les petits quartiers, en province. Une barre est démolie, on fait un peu d’espace public, et s’il y a un élu courageux, il joue sur la carte scolaire, et on y arrive. C’est autre chose quand on est face à des quartiers de plus de 10.000 habitants, parfois 20.000, comme au Val Fourré à Mantes, à Aulnay ou à Sevran. Là, il est impossible de mutualiser avec ce qu’il y a autour. Les quartiers, qui avaient de la valeur à l’origine, n’ont aujourd’hui que des coûts, urbains, sociaux… Une détestation collective s’installe. Et la politique urbaine est en échec.


Q-Quelles sont les solutions pour ces quartiers, selon vous ?

Philippe Vignaud. Il faut penser totalement autre chose. Il va falloir refonder ces territoires urbains en amenant autre chose que du logement social. Et il est impossible d’y parvenir sans renforcer la loi SRU, de manière coercitive et puissante, afin de construire ailleurs. C’est indispensable pour qu’on puisse féconder ces territoires différemment avec des activités, avec des logements d’une autre nature, des équipements de grande dimension, de type hôpital ou de ce genre. Il faut modifier complètement notre regard sur les quartiers.


Q-Avez-vous une expérience personnelle de cette démarche ?

Philippe Vignaud. J’ai travaillé sur une vingtaine de dossiers ANRU. A chaque fois qu’on a proposé de faire baisser la pression de la grande pauvreté dans les quartiers, toutes les raisons sont bonnes pour qu’in fine, on reconstitue le ghetto sur lui-même. La question doit être posée au niveau de la nation. Le problème, c’est que l’Etat, au plus haut niveau, cherche à nous dissuader de le faire. Comment croire, après le discours de Dakar et l’épouvantable débat sur l’identité nationale, qu’on veuille accueillir les populations d’origine immigrée ? A ces discours s’ajoutent l’échec de la politique de la ville et la mise sous tutelle policière de ces quartiers. On ne s’en sortira pas comme ça.

- Entretien réalisé par Dany Stive

http://www.humanite.fr/La-politique-urbaine-ne-peut-remplacer-la-politique-sociale


COMMENTAIRE

 

Pave-neuf-Photo-2.JPG

 

Une série de chantiers étalés jusqu’en 2013 sur le Pavé Neuf vont réhabiliter les bâtiments dégradés, redresser des copropriétés en difficultés, rénover les parkings. Ainsi, le quartier devrait être désenclavé, le cadre de vie et la sécurité améliorée avec les 80 millions d’euros que la ville a pu mobiliser. Nous ne pouvons que nous satisfaire de cette issue. Néanmoins, si nous lisons bien Philippe Vignaud, ce n’est pas encore gagné !

 

De plus, lorsque Michel Pajon parle de corriger certaines erreurs d’urbanisme de la Ville Nouvelle de 1970, en réintégrant les habitants au cœur de leur quartier, alors qu’il s’escrime, maintenant encore, à vouloir raser les 9,3ha du quartier des Bas Heurts en externalisant les habitants historiques. Avouons que ce n’est pas la bonne idée pour restaurer du lien social au cœur du quartier et stimuler la responsabilité collective!

 

Quant à corriger les erreurs du passé, en construisant de nouvelles Cités de 1200 et 1500 logements (3500 à 5000 habitants), sur Noisy le Grand, nous ne voyons pas très bien comment nous pourrons éradiquer l’incivilité et l’insécurité sur la ville.

 


Une évolution concertée ? C'est possible ! La preuve....ailleurs.

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« HAPPY BONDY »

LA VILLE DE DEMAIN !

 


 Bondy-Photo-1.jpg

 

 

Un groupe de six étudiants en Mastère1, et deux Professeurs de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-Val-de Seine [*] ont réfléchi pendant un semestre (Septembre 2009 à Janvier 2010) à un Bondy moderne, en partenariat avec la ville.


Plus attractif, et aux traits modernes, ce projet du Bondy de demain était présenté du 23 mars au 03 avril aux habitants, dans les salons Chauzy de la Mairie. Teinté de rêve, le résultat final n’en conserve pas moins une part de réalisme et les visiteurs furent surpris par la vision novatrice des jeunes étudiants.

 


Bondy-Photo-3.jpg


Pour cette démarche, les futurs Architectes, afin de mieux appréhender leur terrain d’investigation se sont plongés dans la ville. Ils ont rencontré régulièrement les habitants de toutes générations, des membres du Bondy blog, les Elus, le monde Associatif et les Services de l’Urbanisme. Ces investigations à fortes implications interdisciplinaires ont fait l'objet de diagnostics et de propositions en croisant les échelles du territoire Bondynois.


Avec un regard neuf et neutre, les étudiants de l’ENSA Paris-Val-de-Seine ont fait le constat de l’importance des espaces laissés à l’abandon le long du Canal de l’Ourcq, de la voix ferrée ou de certains quartiers.

Ceci ne fait que confirmer ce que l’ADIHBH-V dénonce depuis plusieurs années, puisque en Seine Saint Denis, les espaces mutables restant à aménager sont estimés aujourd’hui à 1,5 millions de m2. Comme quoi, n’en déplaise à Monsieur Michel Pajon (PS), il y a des possibilités de produire du logement en Seine Saint Denis sans entasser les habitants dans des Cités pharaoniques à Noisy le Grand.


Autre objectif, compte tenu des fractures évidentes de Bondy d’un point de vue urbain, il serait envisageable de relier les différents quartiers de la Commune afin de la rendre plus homogène, réaménager la Gare et améliorer les infrastructures.


Parmi toutes les idées développées par les futurs Architectes, certaines ont retenu l’attention de Gilbert ROGER, Maire (PS) de la Ville et 1er Vice Président du Conseil Général de Seine Saint Denis. Tout particulièrement, l’aménagement du futur pôle de la Gare et la réflexion sur l’exploitation de l’immense espace situé sous l’autoroute pour y implanter des serres et faire de la culture hors-sol sont passionnantes, expliquait Gilbert ROGER.


Mais voilà, Bondy, c’est Bondy. Nous, nous résidons à Noisy le Grand et si les deux Ediles sont Socialistes, il semblerait qu’il existe plusieurs courants de comportement.


À Noisy le Grand, Michel Pajon ne concerte jamais réellement avec les citoyens. Lui seul a le savoir. Il a des certitudes urbanistiques qui sont scellées dans le béton. L’aménagement de la future ville de 100 000 habitants,(malgré les dénis officiels de ces dernières années, nous y arrivons) c’est lui. L’urbanisme, c’est encore lui ! Les espaces verts et le Bois Saint Martin, c’est toujours lui  ! Monsieur est incontournable, il n’aurait  besoin que de quelques Officines qui travailleraient sur commande pour tirer des « coups de souris » sur un écran d’ordinateur ?


A l’ADIHBH-V, nous sommes bien placés pour en parler, puisqu’en 2007, nous aussi,  nous nous étions attachés les services d’un groupe d’étudiants de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris La Villette, pour consulter les habitants, réfléchir et réaliser un « projet alternatif » à celui de la ville, sur l’aménagement du quartier des Bas Heurts. Remarquable projet qui avait impressionné jadis les plus hautes autorités de la Préfecture et encore tout dernièrement le Directeur de l’Aménagement d’Epamarne.

Remarquable projet qui avait fait l’objet d’une Conférence Noiséenne en février 2007 et conduit à un « avis défavorable » à l’unanimité  de la Commission d’Enquête lors de l’Enquête Publique sur le projet de la défunte ZAC dite du Clos aux Biches, en août 2007.


Ce brillant exposé avait été snobé par Michel Pajon [**], alors qu’il avait été invité très officiellement à la présentation publique du 03 février 2007. Finalement, dans cette histoire, son seul fait d’arme aura été une missive adressée quelques jours après au Directeur de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture, et qui restera dans nos anales. Extrait :


« ……Je m’étonne que des étudiants d’un Etablissement public, sous tutelle du Ministère de la Culture et de la Communication, puissent se prévaloir de leur appartenance à votre Etablissement pour présenter un contre-projet et se faire le relais, par la même occasion d’une démarche d’une Association qui, en l’espèce, s’avère avant tout politique et électoraliste.

………La démarche des dits étudiants me paraît d’autant plus critiquable et contestable que leur étude, dont j’ignore si elle a été rémunérée (NDLR : il fallait nous demander, Monsieur le Maire), est en totale opposition non seulement avec les orientations du SDRIF actuellement en discussion, mais aussi avec les engagements pris par l’Etat vis-à-vis de notre ville dès 1976, et enfin, plus grave, avec les équilibres économiques de la ville de Noisy le Grand.

………Par ailleurs, j’informe Monsieur Renaud DONNEDIEU DE VABRES, Ministre de la Culture et de la Communication, de ma démarche. »

 

Aujourd’hui le Directeur de ENSAPV est toujours en place, et les étudiants ont bien rigolé, mais bigre quel scandale  ! « outrage à l’honneur du Maire » avez-vous dit ? Non, ce n’est pas élégant, c’est même un peu mesquin, mais bon, à chacun sa méthode pour s’affirmer!!!


En fait, la gratitude, ne s’achète pas, et voilà comment à Noisy le Grand en 2007, nous prenions en considération le travail bénévole d’un groupe de jeunes et magnifiques étudiants qui sont tous aujourd’hui de flamboyants Architectes, et de deux Enseignants de haut niveau, qui ont pignon sur rue.


Mais Bondy c’est Bondy, et Noisy c’est Noisy ! Dans cette histoire, Happy Bondy, Unhappy Noisy ….

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Contribution bibliographique :

- Le Parisien du 03 avril 2010, Mehdi PFEIFFER,

- Crédit photos : Etudiants de l’ENSA de Paris-Val-de-Seine, avec toute notre gratitude, 

[*]-ENSA de Paris-Val-de-Seine : 3 quai Panhard et Levassor- 75013 Paris

[**]- Etaient également invités Messieurs Michel MIERSMAN (1er Adjoint) et Serge Epinard (Adjoint Délégué à l’urbanisme), mais absents eux aussi.

Une jeune noiséenne à l'honneur !

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UNE JEUNE NOISÉENNE LAURÉATE DU CONCOURS : 

" UN DES MEILLEURS APPRENTIS DE FRANCE "


 

 

apprentis 1

 

Chaque année, la Société Nationale des Meilleurs Ouvriers de France organise, avec le concours du Ministère de l’Education Nationale, du Ministère de l’Artisanat, des Organisations Professionnelles et Partenaires, le concours : " un des Meilleurs Apprentis de France ".

Aussi, en préambule aux "Meilleurs Apprentis de France" (MAF), nous présenterons d’abord le concours des "Meilleurs Ouvriers de France" (MOF).

 

Le concours "UN DES MEILLEURS OUVRIERS DE FRANCE"


 Vieux de 85 ans, le concours " un des Meilleurs Ouvriers de France " distingue les grands professionnels. C’est au cœur de la IIIème République, le 31 janvier 1925, que 144 lauréats se sont vu décerner pour la première fois le titre de Meilleur Ouvrier de France, dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, sous la Présidence de Gaston Doumergue.

Dans les colonnes du Matin, le critique d’Art et Journaliste Lucien Klotz multiplia les campagnes de presse. L’esprit de sa démarche, qui reste d’une surprenante actualité, se trouve résumé dans ces quelques lignes parues en 1913 :

… « Les métiers d’art traversent une crise angoissante. Le recrutement de la main d’œuvre est un problème de plus en plus compliqué. Quelles sont les causes de cette crise ? La plus sérieuse, est le marasme de l’Apprentissage. Il n’y a plus d’émulation, la production manuelle est anonyme, le goût de l’artisan n’est plus stimulé. La conséquence malheureusement est très claire : la France perd matériellement ses clients, et moralement sa renommée. Le remède existe, il faut rendre sa personnalité à l’ouvrier. Que l’auteur d’un fauteuil, d’une table, d’un bronze, d’une serrure, ait l’espoir de pouvoir exposer son œuvre et de recevoir les plus hautes récompenses »

Ces lignes témoignent de l’esprit visionnaire de Lucien Klotz, il tirait déjà en 1913 la sonnette d’alarme.


Aujourd’hui, le concours " un des Meilleurs Ouvriers de France ",  a pour mission :

-  d’améliorer la formation professionnelle des adultes,

-  de développer le goût et l’attachement de l’ouvrier, de l’artisan et de tout technicien en général à l’excellence de travail,

-  de permettre à chacun de parvenir à la promotion sociale en affirmant sa personnalité, son esprit d’initiative, de progrès et d’obtenir la juste récompense de son effort,

-  d’encourager l’ensemble des professionnels à prendre en compte des technologies nouvelles, tout en sauvegardant la connaissance et le savoir faire relevant des techniques traditionnelles,

-  de faire valoir la place du travail manuel de qualité dans la formation culturelle de tout jeune français,

-  de concourir au développement des entreprises et de leur compétitivité, notamment dans le cadre du marché Européen.

Fiers de leurs cravates tricolores, les Meilleurs Ouvriers de France sont perçus par bon nombre de nos concitoyens comme des Académiciens de l’Excellence Professionnelle Française car « l’intelligence de la main, n’est pas inférieure à celle de l’esprit »

 

Depuis la création du concours « un des Meilleurs Apprentis de France », cette inaccessibilité apparente à l’excellence française, s’estompe, pour des milliers de jeunes, au fur et à mesure des concours d’apprentis. Le point d’orgue étant la réception officielle des lauréats au Palais du Luxembourg, pour la cérémonie de remise des médailles et des diplômes.

Ainsi, nourris de cette reconnaissance, ces jeunes professionnels osent regarder leur avenir en face.

 

Le concours "UN DES MEILLEURS APPRENTIS DE FRANCE"

 

Crée en 1985 au niveau départemental, puis régional et enfin national depuis l’an 2000, ce concours connaît une croissance exceptionnelle sur l’ensemble du territoire national. Actuellement, plus de 80 spécialités sont concernées.

Ce concours, qui réunit chaque année 6000 candidats, a pour objectif d’améliorer la Formation Professionnelle, de participer à la promotion des métiers et du travail de qualité. Il permet également aux apprentis de développer le goût du travail bien fait, d’affirmer sa personnalité, sa joie de vivre, son esprit d’initiative, de création, de progrès et d’obtenir la juste récompense de son effort.

Sont admis à participer au concours, les apprenti(e)s du niveau de terminale de C.A.P. - B.E.P. en formation initiale de niveau V, âgé(es) de moins de 21 ans, sous contrat d’apprentissage ou en scolarité dans un Etablissement de Formation Professionnelle public ou privé. L’âge limite pour participer au concours est de 21 ans.

Au cours d’épreuves organisées au niveau départemental, chaque candidat réalise une “œuvre” correspondant au sujet propre à son métier. Puis un jury composé de Meilleurs Ouvriers de France, de professionnels et d’enseignants évalue la qualité des œuvres par métier et décerne les médailles de bronze, d’argent et d’or aux niveaux départemental et régional.

À la suite des épreuves régionales, les candidats titulaires d’une médaille d’or régionale sont admis à concourir au niveau national.


 

UNE JEUNE FILLE DE NOISY LE GRAND, LAURÉATE DU CONCOURS 2009 !

 

   apprentis-3.JPG        apprentis-2.JPG 

 

Charlotte COTTE-MORRETON est Noiséenne depuis sa naissance. Sa scolarité passée à l’Ecole Gavroche et au Collège Françoise-Cabrini lui ont permis de se diriger ensuite vers la restauration.

 

Son esprit volontariste, sa participation à la vie Associative Sportive de Noisy le Grand lui ont donné le sens de la compétition, de la concentration, l’esprit d’équipe, l’envie d’être toujours parmi les meilleurs.

Sportive, dès l’âge de sept ans, elle commence le tir sportif et les compétitions et se qualifie rapidement pour les Championnats de France. Ce sport est bien connu pour l'aide à la concentration et la patience qu'il demande. En février 2007, elle est médaillée, vice-championne d’île de France en tir de vitesse.

 

Etudiante, passionnée par l'électrotechnique, elle se dirige toutefois rapidement vers la restauration et plus particulièrement vers les Arts de la Table et le service. 

Ses formateurs au CEFAA de Villepinte, l’incitent à participer au Concours « Un des Meilleurs Apprentis de France », dans la catégorie "Art de la Table". Médaillée d’or aux concours départemental et régional, elle est qualifiée pour la finale nationale qui a eu lieu à Emerainville (77) en septembre 2009. Six apprentis sur les vingt quatre sélectionnés furent médaillés d’or national, dont Charlotte.

 

La remise de la médaille et de son diplôme se sont déroulés lors d’une cérémonie au Sénat le 17 mars dernier, en présence de Gérard Larcher, Président, de nombreux Sénateurs et personnalités de la profession. Les six lauréats de Seine Saint Denis ont reçu leur récompense des mains du Sénateur-Maire de Neuilly-Plaisance, Christian Demuynck.

 

Sa formation initiale dans le restaurant gastronomique l’Amphitryon de Noisy le Grand, puis  la poursuite de ses études dans le groupe Alain Ducasse à Paris vont lui permettre de continuer sa vie professionnelle si bien commencée. Elle souhaite à l'issue de son Bac Professionnel se diriger vers une mention complémentaire "sommellerie". Nous lui souhaitons de pouvoir représenter l’Art Français, dans le monde, au sein des Meilleurs Ouvriers de France, ce qu’elle envisage comme prochain objectif.

 

Saluons tous les maîtres d’apprentissages, professeurs, responsables associatifs qui ont su insuffler à Charlotte le goût du travail bien fait et le sens des responsabilités. Ce concours permet aussi d’afficher l’efficacité et la qualité du dispositif d’enseignement en Seine Saint Denis. Et oui, il faut le dire….

 

Elle partira en juillet prochain à la Foire Internationale de Shangaï avec 8 autres apprentis diplômés du Centre Européen de Formation par Alternance et en Apprentissage de Villepinte (CEFAA), pour représenter l’enseignement Français des apprentis de la restauration.

 

La qualité professionnelle est ainsi récompensée au travers d’une jeune fille Noiséenne qui met à l’honneur le travail, la joie de vivre, la modestie, la volonté et la persévérance.

 

Pourquoi la Ville de Noisy le Grand n’a-t’elle pas parlé de Charlotte COTTE-MORRETON, pourtant citée dans plusieurs articles de presse : Le Parisien, l’Etudiant, L’Hôtelleries et Restauration, et des interviews télévisés ? Peut être un oubli fâcheux de Noisy mag ? Toutefois il n’est pas encore  trop tard pour bien faire, si la ville ne veut pas se mettre à l’écart de la réussite incontestable de ces jeunes.

 

Quoi qu’il en soit, heureusement, le Vrai Journal de Noisy le Grand était présent.

 

Affiche COUBRON


Du 10 avril au 18 avril, la ville de Coubron (93), organise dans son tout nouveau et magnifique complexe Culturel et Sportif, les sélections régionales du concours : « un des Meilleurs Apprentis de France » 2010. A cette occasion, des œuvres des Meilleurs Ouvriers de France de Seine Saint Denis, seront exposées.

 

Les visiteurs, qui espérons-le, seront nombreux, assisteront également à des animations et à des démonstrations.

Complexe Culturel et Sportif

17, chemin de la Remise

9h 30 – 12h30 et 14h – 18h.

Information et renseignement : Mairie de Coubron,

Service culturel : 01 43 88 51 45

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[*] Tous nos remerciements à Patrick COTTE, Président de l’Association de Défense du Fort de Villiers, pour les précieuses informations sur la carrière professionnelle et sportive de sa fille Charlotte.