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PARLONS MÉTIERS !

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41es OLYMPIADES DES METIERS

Concours, Formation en alternance, Emploi des jeunes

 

 

Olympiades---Photo-1.jpg

 

Noisy-le-Grand, premier pôle tertiaire de l’Est Parisien dit la commune. Ainsi, la commune souhaiterait encore construire 500 000 m² de bureaux. Ce serait, soit disant,  la richesse de la ville de demain ?

 

Toutefois le développement économique d’une ville et d’un pays, ce n’est pas seulement les emplois du tertiaires. C’est aussi l’artisanat. L’artisanat rassemble plus de 3 millions d’actifs partout en France. Le secteur de l’artisanat dépasse aujourd’hui le cap des 920 000 entreprises. Présent dans les secteurs de l’alimentation, du bâtiment, de la production et des services, l’artisanat rassemble plus de 510 activités différentes et occupe ainsi une place privilégiée dans l’économie française. L’artisanat, première entreprise de France comme le mentionne la publicité sur les maillots de l’Equipe de France de Handball, quatre fois championne du monde. Avec 100 000 embauches chaque année et le départ à la retraite de 300 000 actifs dans les 10 ans à venir, c’est un secteur créateur et générateur d'emplois pour les jeunes.

 

C’est donc une bonne chose, que Noisy-le-Grand veuille favoriser dans son PLU, l’accueil de petites entreprises artisanales dans la ZAE des quartiers de La Varenne et des Richardets.

 

Cependant, dans un rapport au vitriol, l’OCDE étrille la France. Dans un verdict sans appel, depuis 30 ans, le taux de chômage des jeunes est plus élevé en France que dans les autres pays industrialisés. Les causes de ce mal Franco-Français sont connues : médiocre performance du marché du travail des jeunes, sélections basées sur le diplôme, proportion importante de jeunes sans formation ou qualification. L’OCDE estime à 11% le pourcentage des jeunes de 14-25 ans « laissés pour compte » qui cumulent les désavantages : pas de diplômes, issus de l’immigration et vivants dans des quartiers défavorisés.

 

Il ne nous appartient pas ici de discuter des mesures prises ou à prendre par les pouvoirs publics pour aider 500 000 jeunes à s’insérer dans la vie active (statut de l’apprenti, contrats d’accompagnement, prime à l’embauche, allégement des charges,…). Tout cela est du domaine des organisations syndicales et patronales.

 

Nous, nous disons tout simplement que l’apprentissage peut aider à la résolution de l’équation « Emploi des jeunes-Formation-Qualification », par la valorisation de la voie de l’alternance. Se former par l’apprentissage, c’est :

 

-       Avoir moins de 26 ans,

-       Bénéficier d’un parcours de formation adapté à ses besoins,

-       Choisir une voie de formation différente pour acquérir une qualification professionnelle sur mesure sanctionnée par un diplôme professionnel ou par certains titres à finalités professionnelles,

-       Choisir une formation professionnelle en alternance (Ex :15 jours en entreprise, 15 jours en Centre de Formation),

-       Être salarié, avoir un contrat de travail et toucher un salaire mensuel en pourcentage du SMIC de 40 à 70%, selon son âge et le niveau du diplôme préparé,

-       Bénéficier des avantages des étudiants,

-       S’adapter aux conditions de travail d’un milieu professionnel nouveau et apprendre à répondre aux exigences de ce milieu,

-       Entrer de plain-pied dans la vie professionnelle, car l’expérience sera un excellent atout pour s’intégrer chez un employeur,

-       Choisir à chaque étape du processus, soit de travailler, soit de continuer en apprentissage vers un diplôme plus élevé.

 

Ces jeunes apprentis peuvent aussi acquérir une expérience à l’International, dans le cadre du programme Léonardo da Vinci, de la Commission européenne, puisqu’il offre la possibilité d’effectuer des stages dans une entreprise d’un autre Etat de l’Union européenne. C’est également une composante structurante de la formation professionnelle des jeunes et un champ d’expérimentation opérationnel qui concourt à l’amélioration de la qualité de l’apprentissage. C’est aussi pour les jeunes une aventure humaine singulière, avec une ouverture à une autre culture…

 

Enfin, et c’est très valorisant, ces apprentis peuvent aussi montrer leurs savoir-faire au travers de diverses compétitions professionnelles (Challenges des métiers, Championnats ou Concours nationaux et internationaux).

 

A plusieurs reprises, Le Vrai Journal de Noisy-le-Grand s’est fait l’écho de jeunes Noiséens ou Noiséenes [1] qui se sont distingués lors du Concours des Meilleurs Apprentis de France organisé par la Société des Meilleurs Ouvriers de France (Cliquer sur: Une jeune Noiséenne, lauréate du concours ; « Un des meilleurs apprentis de France »).

 

Autre compétition, autre enjeu, aujourd’hui se préparent les prochaines Olympiades des Métiers de Londres, au Royaume-Uni.

 

 

Finales nationales et WordSkills

 

Olympiades-Photo-2.jpg

 

A l’issue des sélections régionales dans chacun des métiers, ce sont 753 jeunes qui ont été désignés pour faire partie de l’équipe de leur région et participer aux Finales Nationales les 3, 4 et 5 février 2011 au Parc des Expositions de la Porte de Versailles à Paris, en collaboration avec le Conseil Régional d’Ile de France [2].

 

A l’issue de cette compétition, le samedi 5 février 2011, l’Equipe de France des Métiers sera constituée, pour participer aux 41èmes Olympiades des Métiers, compétition internationale qui verra se confronter plus de 1 000 jeunes de 53 pays du monde à Londres, du 5 au 8 octobre 2011. La confrontation intéressera une quarantaine de métiers allant de l’Agriculture aux Nouvelles Technologies, en passant par l’Industrie, l’Automobile, l’Alimentation, les Services ou les métiers du Bâtiment et des Travaux Publics.

 

Cet événement international est préparé, relayé et coordonné par WordSkills France (COFOM) [3] et soutenu par de nombreux partenaires : pouvoirs publics nationaux, régionaux, partenaires sociaux, entreprises, établissements et organismes de formation publics et privés (Education Nationale, Chambres des Métiers, CG PME, CAPEP, Chambres de Commerce et d’Industrie, CFA, AFPA, Compagnons du Devoir,……)

 

Finalement, la  Formation en Alternance par Apprentissage  est une voie de formation d’excellence. Le jeune est gagnant, puisqu’il a deux fois plus de chance d’être embauché. L’apprentissage est un outil qui permet très concrètement de faire fonctionner l’ascenseur social. Il permet aussi aux entreprises de former directement leurs salariés et de les fidéliser dans un emploi durable.

 

 

En conclusion, « là où il y a une volonté, il y a un chemin pour l’avenir professionnel de tous les  jeunes: de l’ouvrier à l’ingénieur ! »

 

_____

 

 

[1]- Mlle Charlotte COTTE-MORRETTON, Art de la table, CEFAA de Villepinte-93,

      M Gordon GIRY, Peinture décoration, CFA-BTP, 3 rue du Ballon, Noisy-le-Grand – 93160,

      http://cfabtp-noisy.over-blog.com  - tél : 01 43 05 04 76

 

[2]- Programme au Hall 1 du Parc des Expositions:

            - Mercredi 2 février : cérémonie d’ouverture à 18h30,

            - Jeudi 3 au samedi 5 février : compétition, ouverture au public de 9h30 à 18h,

- Samedi 5 février ; cérémonie de clôture à 20h00-Proclamation des résultats (Or,

  Argent, Bronze).

 

[3]- Comité Olympique Français des Olympiades des Métiers (COFOM),

 

[*] – Cellule Apprentissage de la Mairie de Paris : 01 42 76 81 26.

        Apprentissage de la Région Ile-de- France : 0 810 18 18 18,

       

 

 

  

 

 

PLU à Noisy-le-Grand : encore et toujours !

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P.L.U. ANNULÉ !

P.L.U. ENCORE !

P.L.U. TOUJOURS !

OU EN SOMMES NOUS A NOISY-LE-GRAND ?

  developpement-durable-A[1] 

 

 

 

 

Le nouveau Plan Local d’Urbanisme (PLU), devrait être adopté en fin d’année, s’il n’y a pas de contre temps. En effet, ce document municipal doit être conforme au SDRIF, document de norme supérieure. A ce jour,  il existe un profond désaccord entre la Région Ile de France et l’Etat. Le projet du SDRIF version 2008 n’est pas encore adopté et n’est donc pas opposable puisqu’il a été retoqué par le Conseil d’Etat. Le Maire ne parle jamais de cette éventualité qui pourrait retarder la mise en application du PLU de Noisy-le-Grand.

 

Réglementairement, le 16 décembre 2010, le Conseil Municipal aurait débattu du Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) ? En fait, dans la réalité, lorsque nous relisons notre article précédant, nous savons que les élus n’ont débattu de rien du tout.

 

Ceci dit, un jour viendra où ce PLU précisera les grands principes qui guideront l’action municipale dans les 15 prochaines années en matière d’urbanisme, de logement, de transport et de cadre de vie, mais aussi fixera les règles de construction applicables aux particuliers.

 

Sur ces multiples aspects, les Noiséens doivent et peuvent encore donner leurs avis et suggestions lors des quatre prochaines réunions publiques, soit :

 

  • · Lundi 24 janvier à la salle des Abeilles, 19h-21h,
  • · Mardi 25 janvier à la mairie annexe des Richardets, 19h-21h,
  • · Mercredi 26 janvier au gymnase du clos de l’Arche, 19h-21h,
  • · Lundi 31 janvier au gymnase Louison Bobet. 19h-21h.

 

De plus, une exposition évolutive sur le PLU est visible àla Villa Cathala jusqu’au 29 janvier 2011.

 

 

Puisqu’il faut faire part de nos remarques, de nos avis, voire de nos critiques, allons-y :

 

 

  • Les bureaux : Noisy-le-Grand n’a pas créé d’emplois entre 2006 et 2010 (voir les documents des PLU), nous le regrettons, mais c’est un constat indiscutable. Alors pour quel dynamisme, pourquoi encore envisager 500 000 m² de bureaux sur Maille Horizon, sachant que DTZ Property Time IDF mentionne dans son analyse du quatrième trimestre 2010 :

 

-       l’année 2010 s’achève sur une demande placée en retrait de 6% en un an,

-       la baisse d’activité est plus marquée sur les secteurs de St-Quentin-en-Yvelines et Marne-la-Vallée avec respectivement - 30% et - 32%,

-       l’offre immédiatement disponible ne cesse de croître, atteignant 1,2 million de m² fin 2010 (+8% en un an),

-       les livraisons de surfaces tertiaires vont connaître un coup d’arrêt avec seulement 140.000 m2 attendus sur les 24 mois à venir, contre près de 600.000 m2 livrés en 2009 et 2010.

-       Etc…. etc….

 

Que faisons-nous des 25.000 m2 de bureaux de secondes mains qui sont vides ?

 

Avis de l’ADIHBH-V : Noisy-le-Grand ne sera jamais La Défense. Vouloir terminer la Ville nouvelle avec 1 000 000 m² de bureaux (objectif de 1970), est aujourd’hui une vue de l’esprit totalement utopique. Par contre, obliger les investisseurs qui possèdent des bureaux vides de secondes mains à les remettre aux normes, oui. Dans ce cadre, nous connaissons une « succès story », au 14 place Georges Pompidou, à l’initiative d’un investisseur privé, dans l’ancien immeuble de la Poste (5000 m² de SHON), avec la création de dizaines  d’emplois.

 

  • · Le Grand Projet Ouest : Les réserves foncières des secteurs Maille Horizon et des Bas Heurts constituent une opportunité pour développer ce Grand Projet Ouest. Jusqu'à ce jour, les projets conjoints de la Municipalité pour les Bas Heurts et de l’aménageur Epamarne pour Maille Horizon, s’inscrivent  historiquement dans la démarche du zoning fonctionnel  et territorial, non solidaires.

 

A chaque zone  correspond une seule fonction urbaine bien délimitée : tous les logements d’un coté, tous les bureaux de l’autre…Une zone dortoir d’un coté, une zone travail de l’autre. Cette urbanisation, si elle s’affirmait dans ce nouveau PLU,  serait la négation du concept de la diversité des fonctions urbaines et le principe de mixité sociale dans l’habitat qui doivent être « géographiquement équilibrés » entre emploi, habitat, commerces et services

 

Ceci est tellement vrai, que le Programme Pluriannuel d’Interventions 2007-2013 de l’Etablissement Foncier d’Ile-de-France  mentionne :

 

« L’équilibre habitat /emploi étant un objectif, l’EPF s’attachera à favoriser sur les grandes emprises dédiées à l’habitat, l’accueil d’activité compatibles avec un environnement résidentiel. Ainsi, nous nous adapterons aux activités du 21ème siècle, mêlant production industrielle sans nuisances pour le voisinage, tertiaire, services, etc…Ce que l’on pourrait appeler « Pépinière d’activité dense ».

 

Avis de l’ADIHBH-V : Oui pour éradiquer le zoning et créer un Grand Projet Ouest avec une mixité urbaine et fonctionnelle (bureaux, logements, commerces), intégrant les Bas Heurts avec une densification de 100 logements / ha, comme le préconise le projet de SDRIF. Oui, à une urbanisation raisonnable des Bas Heurts, sans expropriations, avec une typologie d’habitat diversifié ; y compris avec des logements sociaux.

 

  • Environnement sur les Bas Heurts : Contrairement aux propos de la commune, les différentes annulations de la ZAC dite du « Clos aux Biches », et du Plan Local d’Urbanisme, par le tribunal administratif de Cergy Pontoise, ne l’ont pas été pour des motifs de forme, mais bel et bien pour des problèmes de fond. En effet, pour mémoire:

-       d’une part l’Etude d’Impact jointe au dossier de création de la ZAC du Clos aux Biches (1500 logements) ne comportait pas l’exposé des mesures envisagées pour supprimer, réduire ou compenser les conséquences dommageables du projet de ZAC résultant de l’augmentation du trafic automobile.

-       d’autre part le rapport de présentation du PLU ne contenait aucune analyse de l’incidence du projet de 1500 logements du « Clos aux Biches », sur la gestion des transports ou sur les risques de nuisances générées par ce projet.

 

Avis de l’ADIHBH-V : Nous demandons aujourd’hui à la commune quelles sont les mesures compensatoires envisagées pour éliminer les effets néfastes de cette sur-densification sur le quartier des Bas Heurts, afin d’appliquer la Loi du 12 juillet portant engagement national pour l’environnement (Grenelle 2).Aucune action corrective serait une nouvelle provocation.

 

  • Le Foncier : Pourquoi raser le quartier des Bas Heurts pour construire des logements ? Dans le cadre de la consultation sur le Grand Paris, les ateliers LION montrent que la surface de terrains mutables (grandes friches industrielles, sites ferroviaires, friches,….) en milieu urbain représente deux fois la surface de Paris intra muros. Lors de la réunion de Champs-sur-Marne du 03 décembre 2010, il a été souligné que le fait de mobiliser une partie de ces terrains mutables permettra de répondre à la demande annuelle en logements de la métropole (60 000 / 70 000 logements), sans avoir à consommer de nouveaux terrains agricoles. En outre, il a été mentionné en réponse à une question écrite par la Société du Grand Paris, que l’on pourra conduire des opérations d’aménagement autour des gares en consultant l’avis des communes, sans raser des quartiers pavillonnaires entiers. Alors Monsieur le Maire, il est indiqué que nous pourrions faire autrement !

 

Avis de l’ADIHBH-V : Cessons de dire que le foncier est rare pour construire des logements, c’est faux. Les collectivités locales raisonnent à leur échelle uniquement dans leur propre intérêt, en justifiant d’un pseudo intérêt général. Pensons intercommunalité, et édifions du vrai logement social éligible au PLAI, et non au PLS comme c’est trop souvent le cas, et inaccessible aux plus  défavorisés.

 

  • L’urbanisation : La population de Noisy-le-Grand croît normalement d’environ 0,9%/an depuis plusieurs années. Alors pourquoi vouloir précipitamment densifier à hauteur de 7075 logements (20 000 habitants) d’ici 2013, ce qui détériorera la qualité de vie de milliers de Noiséens, avec des impacts sur la circulation, le stationnement et les risques évidents d’incivilité que nous connaissons dans les grandes cités, ou autre. Tout simplement pour deux raisons qui ne sont jamais évoquées objectivement par la commune:

 

-       afin que Noisy-le-Grand puisse collecter les subventions de l’Etat. Rappelons-nous le contrat Etat/Région 2007-2013 qui alloue 10 millions d’euros par éco-quartier de 1000 logements, ici Clos aux Biches et Clos d’Ambert,

-       améliorer les ressources fiscales de la ville : dotation de l’Etat, taxe d’habitation, taxe foncière, droit de mutation à titre onéreux, taxe d’assainissement, (raccordement aux égouts), taxe additionnelle EDF, etc….

 

Avis de l’ADIHBH-V : Le flux migratoire de Noisy-le-Grand était de -4,7% en 2009, le Maire peut-il nous dire pourquoi ? Sachant que le thème : « je crée des emplois, donc il me faut des logements » est erronée, que reste-t-il ? Le fric et encore le fric…..

 

 

  • Les transports en commun : l’équipe d’Yves LION suggère de doubler la densification de Marne-la-Vallée. Epamarne dit : « pour survenir aux besoins en fruits et légumes de 500 000 habitants, il faut 2840 ha d’agriculture. Marne-la-Vallée dispose de 4560 ha de terre agricole. Il reste donc 1720 ha disponibles pour étendre les zones urbaines et accueillir 100 000 habitants (58 log/ha). Les 100 000 autres habitants viennent en densification de l’existant ».

 

En 2025 peut être, le réseau du Grand Paris sera opérationnel, à ce moment là nous aviserons. Mais en ce moment les utilisateurs du RER A n’en peuvent plus, le réseau est totalement asphyxié, pitié.

 

Avis de l’ADIHBH-V : Inversons les procédures, créons d’abord un nouveau réseau et de nouvelles gares, et ensuite nous densifierons raisonnablement autour des gares. Toutefois il est aussi indispensable d’améliorer rapidement les lignes actuelles.

 

  • Le Bois Saint Martin: Le Maire applique la méthode Coué, mais selon nous cette affaire est loin d’être gagnée, car plusieurs recours juridiques sont déposés devant le Tribunal Administratif de Montreuil.

 

Le Bois Saint-Martin [1] a bénéficié depuis deux siècles d’une gestion des boisements et des milieux, d’abord par l’exploitation fermière et forestière, puis par un Plan Simple de Gestion approuvé par l’administration forestière et renouvelé jusqu’en 2020, assorti d’une gestion écologique destinée à la préservation des milieux naturels précieux qu’il comporte et qui sont aussi protégés par un Arrêté de Protection de Biotope, instauré par l’Etat, depuis 2006. C’est un réservoir de biodiversité pour les autres espaces « naturels » voisins ( Bois de Célie, Forêt de Ferrière,…)

 

Les milieux naturels du Bois Saint-Martin, en particulier la prairie et les mares, constituent donc une richesse naturaliste dont la préservation est nécessaire, L’ouverture au public doit être organisée, canalisée et mesurée. Bien des voix s’élèvent pour affirmer que l’ouverture au public doit être immédiate et totale. Ce serait condamner la biodiversité actuelle (voir le parc forestier de Sevran et le bois des Yvris, contigu au Bois saint Martin).

 

Avis de l’ADIHBH-V : Qu’elle se fasse par les propriétaires actuels ou futurs, l’ouverture ne pourrait avoir lieu que sous forme de visites organisées et guidées, comme il a déjà été fait à plusieurs reprises. Une ouverture libre de quelques espaces de la périphérie immédiate, soigneusement choisis, pourrait-être envisagée.

 

Et encore beaucoup d’autres sujets peuvent être discutés : les crèches, les Equipements Publics, le stationnement, les zones Artisanales, l’emploi et la formation des jeunes dans les PMI / PME, les zones industrielles, l’utilisation et la sécurisation des vélos,….

Nous vous engageons à lire les très bons billets que l’on peut trouver sur

http://echosdenoisy.blogspot.com/

 

[1] – R.E.N.A.R.D : Maison de la Nature, 3 rue des Aulnes - Le Bois Briard - 77680 Roissy-en-Brie.

____

 

 

 

PADD à Noisy-leGrand

Publié le

 

 

DEBAT SUR LES ORIENTATIONS

DU PADD A NOISY-LE-GRAND.

MAIS AU FAIT ? QUEL DEBAT !

_____

 

 

 

Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de Noisy-le-Grand a été annulé par le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise le 11 juin 2010, pour des problèmes de fond et non de forme comme voudrait bien le laisser entendre le Maire de la commune.

 

L’élaboration d’un nouveau PLU est en chantier depuis la délibération du Conseil Municipal en date du 22 juillet 2010. Ce processus d’élaboration s’articule dans un premier temps autour du Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD). Lui-même élaboré à partir d’un diagnostic de l’existant et de la définition des enjeux qui doit traduire les grands objectifs d’urbanisme et d’aménagement définis par la ville.

 

Ainsi, les orientations générales du PADD ont fait l’objet d’un « débat » au Conseil Municipal du 16 décembre 2010, conformément aux dispositions réglementaires inscrites à l’article L.123-9 du Code de l’Urbanisme.

 

En conséquence, il a été proposé aux élus de prendre connaissance des orientations générales du PADD telles que annexées (Cliquer sur : Orientations générales du PADD) et d’en débattre en séance le 16 décembre.

 

Le Vrai Journal de Noisy-le-Grand était présent, et fut le témoin une nouvelle fois de cet ersatz de débat démocratique. En fait, comme dans beaucoup de communes en monarchies électives (droite ou gauche), les expressions « débats » et « concertations » ont des significations totalement atypiques qui n’ont rien à voir avec les définitions de Messieurs  Larousse et Petit Robert. Noisy-le-Grand n’échappe pas à la règle. Alors, quel débat sur le PADD en ce 16 décembre 2010 ? En fait :

 

Un débat démocratique, c’est quoi ?

 

Cela devrait être une discussion sur un sujet controversé entre plusieurs acteurs qui essaient de modifier les opinions ou les attitudes du ou des  contradicteurs. Par rapport à l’enjeu posé, chacun présuppose chez les autres  la volonté de trouver une solution collectivement acceptable et est donc prêt à remettre en jeu sa position de départ. Cette modification s’opère essentiellement par l’écoute, la prise en compte et l’intégration du discours de l’autre. Le débat peut être régulé. En espèce, nous pourrions penser que c’est le Maire qui devrait gérer le déroulement, en mettant en évidence la position des différents débatteurs, en facilitant leurs échanges et en essayant de concilier les positions opposées.

 

A Noisy-le-Grand, en cette fin d’année, rien de tout cela. On avance au pas de charge car les petits fours attendent et le champagne est au frais pour fêter le « bon ouvrage 2010 ». Nous assistons donc, après une présentation de l’Adjoint au Maire chargé de l’Urbanisme, à quelques déclarations solennelles. L’une, comme chaque fois, préparée avec beaucoup d’arguments et de talent par Noisy Solidaire, à Gauche Vraiment aura pour effet de courroucée l’Edile qui, dans sa réponse, se contente seulement de pratiquer l’invective, mais rien de constructif sur le fond. C’est habituel, chaque fois que l’on appuie sur de vieilles  cicatrices, qui font encore souffrir.

 

D’autres, sont tout simplement des témoignages d’autosatisfaction sur les objectifs de la ville. A penser, que c’est une clause de  l’engagement contractuel de l’accord électoral de mars 2008 car, certains, sous l’ancienne mandature avaient des postures différentes et soutenaient les Bas Heurts dans leur combat. Mais bon, nous n’allons pas nous formaliser, c’est peut être cela,  la bonne politique au service des citoyens, pour les citoyens ?

 

A l’ADIHBH-V nous ne sommes pas sectaires, et les plus curieux trouveront la bonne parole en cliquant sur : Compte rendu du Conseil Municipal du 16/12/2010.

 

L’article L.123-9 du Code de l’Urbanisme fût respecté à la lettre, mais surement pas dans l’esprit, ce n’est pas satisfaisant. Pas un élu n’a pu échanger sur les thèmes qui touchent chacun des citoyens au quotidien, mais le PLU avance. Le Maire a la légitimité électorale, et lui seul rédige l’ordonnance qui va éradiquer les malaises de Noisy-le-Grand, merci Docteur, mais ce n’est pas efficace !

 

Déclaration d’Etienne DOUSSAIN

« Noisy Solidaire »

 

Mesdames, Messieurs, Monsieur le Député-maire,

 

Le tribunal a tranché, il nous faut revoir la copie.

 

Et ce faisant, j’ai pris le temps de relire ma déclaration précédente de mars 2006 par laquelle les élus communistes, à l’époque, avaient exprimé leur désaccord et je dois, dire, Monsieur le Maire, que je ne suis pas certain de devoir la modifier.

 

Mais, pour autant, et là je sens la déception, au nom de « Noisy Solidaire, A gauche vraiment ! », je vais prendre un peu de votre temps sur le sujet, car il est d’importance avec, toujours d’actualités, de véritables questions de fond.

 

Dans la superbe plaquette de présentation qui a été distribuée aux Noiséens et qui commence par votre édito, Monsieur le Maire, vous concluez par deux phrases : «la richesse des échanges, des propositions et des suggestions nous permettra de dessiner le futur visage de Noisy le Grand. Un futur visage qui se dessine pour vous et avec vous ».

 

Si nous en acceptons l’augure, nous ne sommes pas convaincus que cela soit vraiment le cas, malgré l’effort de l’annonce. Vous nous avez plutôt habitué à des fins de non recevoir jusqu’à maintenant, l’exemple de Bas Heurts en témoigne largement. Il serait donc dommage que cela ne soit qu’un effet de communication.

 

Vous le savez, les passions légitimes qui animent le débat autour du PLU sont le fruit de l’histoire de notre ville. Noisy le Grand, depuis plus de 30 ans, est passée sous le joug du schéma directeur des villes nouvelles. Ce schéma a fait de notre commune un maillon essentiel d’une politique d’urbanisation massive, urbanisation massive dont on touche quotidiennement les limites concrètes, aujourd’hui, la crise ayant durablement modifié les espérances, y compris celles que voulaient incarner les éventuelles réussites architecturales de l’époque.

 

Or, cette urbanisation massive, vous souhaitez et revendiquez de l’achever. Même si nous vous accordons que la qualité de la ZAC du Clos Saint Vincent n’a rien à voir avec l’intervention de grands créateurs au Pavé Neuf, au Mont d’Est avec le Palacio ou encore à la Noiseraie I, le choix de l’urbanisation massive est discutable.

La même question est toujours posée : vit-on toujours bien dans les quartiers dit de la ville nouvelle ? Nous savons bien que non, même avec de la vidéosurveillance et une police municipale ?

Vivra-t-on bien dans les futurs quartiers que vous voulez construire ?  Compte tenu de leur importance, nous en doutons alors que notre vigilance est indispensable pour les générations futures.

 

Vous n’aurez pas, seul, la légitimité politique de tels projets s’ils ne sont pas partagés. Vous n’avez pas vocation à terminer la ville nouvelle en lieu et place « d’Epamarne », instrument contestable d’une politique d’Etat inachevée, qui a imposé aux communes, sans choix pour ces dernières, les erreurs d’hier que nous ne voulons pas voir pour demain.

 

Nous contestons cette logique d’urbanisation frénétique, qui affecte de s’appuyer sur les besoins massifs en logement non satisfaits sur tout le territoire national, particulièrement en Ile de France, alors que cette même logique entraine une spéculation effrénée sans résoudre la question essentielle.

Et l’argument du parcours résidentiel ne peut suffire à justifier une logique de densification qui peut et doit être discutée tant cette logique suppose des solutions complémentaires et indispensables qui traitent de la problématique du transport en commun, du réseau routier, du traitement de l’eau, des ordures ménagères, des équipements publics de proximité, bref du cadre de vie sans que ce dernier puisse être circonscrit à notre seule ville.

 

Vous savez parfaitement que la plupart des opérations d’aménagement que vous défendez repose en principal sur de l’accession à la propriété, de l’ordre de 70%, et que les 30% restant n’existeront que dans le cadre d’un financement d’Etat insuffisant et inapproprié en matière de logement social. C’est le fond du problème pour nous.

 

Sauf à croire obstinément  à une France de propriétaire, ce qui ne semble pas être le slogan du Parti Socialiste, cela ne répondra pas à la question du logement social, le vrai, celui dont parlent Emmaüs, ATD Quart-Monde, le Secours Populaire, les Restau du Cœur et bien d’autres. Et même si l’option Pass foncier de la Butte Verte a rencontré un véritable succès, nous savons bien, vous et nous, que cela ne correspond pas à la réalité du plus grand nombre.

 

Donc, pour nous, l’objection est claire et net : les projets noiséens n’ont jamais eu pour ambition d’aider à la résolution du problème aigu du manque de logements.

 

Nous pensons réellement que vous avez décidé de terminer la ville nouvelle, point. De combler les dents creuses, comme il vous arrive de le dire. D’ailleurs, votre argument massue, ce sont les 500 000 m² de bureaux manquants, cette promesse que l’Etat n’a pas respectée et qui devait donner les moyens de son développement à Noisy le Grand.

 

En fait, tout repose sur ce postulat. L’Etat nous devait… et on doit terminer ce qui a été engagé.

Mais enfin, où est-ce que cela a été écrit ? Pourquoi devrait-on continuer la ville nouvelle sur le secteur de Noisy le Grand ? Pour respecter le proverbe qui dit que « quand le bâtiment va, tout va » ? La conjoncture semble démontrer, hélas, que ce n’est pas vraiment le cas. La mise en concurrence systématique d’une commune à une autre des programmes de bureaux ou de constructions de standing en Ile de France n’apporte pas une démonstration concluante si l’on en juge par le stock existant.

 

Enfin, en quoi ne serait-il pas possible de décider, surtout dans une ville qui est capable de dégager plus de 70 millions d’excédent en 2009, dont une quarantaine au titre de l’investissement, que l’aménagement des Bas Heurts ou du Clos d’Ambert sera de taille plus réduite, mixant maisons de ville et petits habitats collectifs en respectant l’existant ?

 

Pour des problèmes de financement qui nous seraient imposés ? Vous êtes, Monsieur le Maire, trop opiniâtre pour vous laisser faire par un tel argument de la part de l’Etat ou de la Région. Ou alors, on ne vous reconnaitrait plus !!!

 

C’est vrai, il va y avoir la nouvelle gare routière, peut-être celle de champs avec son Cluster. C’est vrai, il va y avoir le Lycée International… donc cela devrait être plus attractif, en tout cas, on a le droit de le penser.

 

Mais raison de plus pour décider d’une densification d’une encore plus grande qualité de vie en concertation étroite avec celles et ceux qui y vivent ! Raison de plus pour profiter de cette accumulation inouïe du foncier que la ville porte à grand coup de préemption pour faire autrement.

 

Nous ne voyons pas pourquoi le SDRIF, malgré les turbulences politico-juridiques qu’il subit ou encore le contrat de projet Etat – Région – Noisy le Grand devraient être les seules références de l’avenir de Noisy le Grand.

 

Et quand le premier item du document initial de concertation se résume à « répondre à la diversité des besoins et aux demandes des noiséens », nous réclamons justement qu’il en soit ainsi et que l’on cesse avec l’espèce de pensée unique de l’aménagement urbain.

 

Et de ce point de vue, malgré l’organisation de quelques réunions publiques, malgré une exposition et sa visite sous la conduite d’un adjoint au maire, nous ne sommes pas convaincus que le rendez-vous du PLU et de son projet d’Aménagement et de Développement Durable soit à la hauteur des besoins.

 

Nous disions en 2006 qu’à ce titre, aucun d’entre nous, élus, militants associatifs ou simples citoyens, ne peut rester indifférent devant les stratégies implicites qui se dégagent des documents publics soumis, à ce jour, à la concertation réglementaire. Nous ajoutions Pourquoi ne pas consulter les associations ? Comment sera prise en compte la parole des habitants ? Et nous nous interrogions sur la rapidité, légale certes, mais la rapidité de la procédure. Or nous avons la même impression aujourd’hui.

 

Une impression désagréable, d’ailleurs, puisqu’elle donne le sentiment qu’il faut vite coller aux coups partis comme la nouvelle mairie, le centre aquatique, la chaufferie, la fin du Carré Renaissance, etc …

 

Et cela, Monsieur le Maire, cela ne nous apparait pas prometteur de l’exigence démocratique dont nous avons besoin. Dans une ville où le conseil municipal a été élu, nous tous ici autour de la table, par un électeur sur deux, il n’est pas certain que nous mettions en œuvre les outils et le temps nécessaire pour une consultation exemplaire dont le résultat va engager la ville pendant 30 ou 40 ans.

 

Si le PADD doit fixer dans le marbre le mode d’urbanisation et de développement économique, autant s’assurer qu’il est porté par le plus grand nombre, parce qu’il est moins que certain que nous, les élus du moment, soyons les meilleurs pour penser la ville de demain.  

 

Par exemple, vous assénez depuis des mois, sinon des années, que Noisy le Grand a vocation à être la capitale de l’Est Parisien. Qu’en pensent réellement les noiséens, dont pour beaucoup, la ville reste une ville dortoir ? Que pensent-ils du 500 000 m² de bureaux manquants ? Que pensent-ils de l’impact du Cluster, pour le coup à l’est de Noisy le Grand, et de ses conséquences pour la friche de Maille Horizon ? Pensent-ils réellement qu’il faut bétonner les Bas Heurts et le Clos d’Ambert ? Pensaient-ils qu’il fallait un centre aquatique en plein centre de Noisy le Grand quand on connait maintenant les déboires de sa circulation et de stationnement, même avec un beau parking délégué à Vinci ? Peut-être fallait-il en faire l’illustration concrète d’une intercommunalité réfléchie ? Que pensaient-ils, et nous avons, nous aussi, voté pour, de l’implantation de la nouvelle mairie ?

 

Nous le voyons bien, Monsieur le Maire, ce n’est pas « ensemble que nous dessinons la ville ». C’est en fait une poignée d’élus qui en décide et vous n’êtes pas le dernier.

 

Nous ne sommes vraiment pas certain que la consultation soit à la hauteur de l’enjeu, pas plus qu’en 2006 d’ailleurs.

 

Bien sur, l’enquête publique permettra de prolonger l’intervention de chacun après les réunions publiques qui ont été tenues mais comment ne pas souhaiter que la consultation soit amplifiée, tant la perspective tracée peut être motif de controverse ou de contradictions argumentées qu’il faut prendre en compte. Pourquoi ne pas préparer ensemble en quelque sorte le cahier des charges d’un référendum d’initiative populaire sur les projets les plus importants que le PLU prétend mettre en œuvre ou conforter, y compris sur le type de densification qu’il convient d’engager ?

 

La légitimité des élus est fragile, Monsieur le Maire et elle mérite amplement que l’avenir d’une ville de plus de 62 529 habitants soit abordée dans une transparence, plus grande encore que celle qui prévaut aujourd’hui. A ce conseil de le permettre et de le souhaiter.

 

Il y a là un choix politique d’envergure que mérite le dessin du futur visage de notre ville et son « vivre ensemble ». Quel risque prendrions-nous ?

 

Vous avez dit publiquement lors de la réunion publique du centre ville que quelque soit la prochaine équipe municipale, elle serait obligé de gérer les coups partis, Bas Heurts, Clos d’Ambert, etc… Cela signifie donc que la majorité municipale n’entend pas prendre en compte les suggestions et les propositions de noiséens alors qu’il s’agit des mots clés de votre éditorial dans le document du PLU ?

 

Voila une belle question à poser aux noiséens à l’occasion d’une consultation qui irait au-delà du seul cadre réglementaire ! Mais dans l’état, cela nous fait surtout craindre que ce fameux cadre réglementaire ne soit là que pour valider votre propre dessein pour Noisy le Grand.

 

Nous aurions beaucoup d’autres motifs d’intervenir, ce soir, en particulier sur les conditions de plus en plus dégradées, pas seulement à cause des travaux en cours, de la circulation dans la ville. Conditions dont on ne voit pas comment elles pourraient s’améliorer avec une densification urbaine accrue. Nous aurions pu parler de l’environnement et du pari, non encore gagné, des préfets du 94 et du 93 à propos du Bois Saint Martin, etc… Nous aurions pu parler de l’ANRU dont il se murmure que tout ne va pas bien dans le meilleur des mondes, parler du devenir de l’AFTAM ou de Châteaux de France dont on ne sait rien…. Mais tout cela, vous ne manquerez pas, Monsieur le Maire, de le faire dans votre réponse à nos interrogations.

 

Quoiqu’il en soit, comme nous invite la délibération, nous prenons acte du débat de ce soir sur le PLU, comme nous vous demandons de prendre acte de nos désaccords et de nos propositions.

 

Je vous remercie de votre attention

 

 

Courrier adressé au Président de l’ADIHBH-V

par Marylise MARTINS

« Groupe UDF/Mo Dem »

 

Présidente du groupe

Des Elus UDF/MoDem

Au Conseil Municipal de Noisy le Grand

 

ADIHBH-V

Monsieur Alain Cassé

Président

 

Noisy le Grand, le 17 décembre 2010

 

Monsieur le Président,

 

Comme vous avez pu le constater au Conseil Municipal d’hier soir, notre groupe  UDF/Mouvement Démocrate n’a pas souhaité intervenir sur le PADD.

La présentation des grandes orientations du Projet de PLU était d’une grande qualité L’objectif de projeter Noisy le Grand en tant que Capitale Economique de l’Est Parisien reprend les grandes orientations du SDRIF.

 

La question que nous pouvons nous poser concernant la façon de vivre des Noiséens dans cet objectif pour les prochaines années est de savoir, si le développement des moyens de communication et notamment l’amélioration des transports publics, ainsi que la reconquête des quartiers soumis aux périmètres d’études permettra de vivre mieux à Noisy le Grand.

 

De cette présentation, nous en retenons que les objectifs fixés en 2005 restent identiques et qu’à ce stade nous estimons qu’il n’était pas nécessaire d’intervenir, compte-tenu des objectifs fixés unilatéralement par le Maire et avant toute présentation au public.

 

Nous avions proposé un autre mode de concertation associant les Présidents d’associations de quartiers et l’ensemble des Elus (Majorité et opposition) . Nous proposions qu’un groupe de travail spécifique pour l’élaboration du PLU soit constitué; vous le constatez, ce n’est pas le cas.

 

Le règlement intérieur du Conseil Municipal nous fixe un temps d’intervention de 3 minutes et sur un sujet aussi important pour l’avenir de notre ville, cela nous paraît complètement dérisoire. Un tel débat ne peut être constructif que dans le cadre de cette commission que nous réclamons depuis 2005.

 

De plus, même si c’est légal, il est inadmissible qu’un projet de cette importance ne nous ait été communiqué que 5 jours avant le conseil municipal, alors que ces orientations ont été présentées au public à partir du 23 novembre.

 

A l’approche de la nouvelle année, nous pourrions émettre le vœu que Mr le Maire, dans un élan de démocratie nous fasse participer à l’élaboration du PLU (Plans et Règlements) avant que le dossier ne soit achevé, pour une mise à l’enquête publique.

 

Au nom de mon groupe UDF/MoDem, je vous présente tous mes voeux de bonne et heureuse année 2011.

 

Marylise MARTINS

 

P.S. Je vous autorise à diffuser cette lettre sur votre blog

 

 

 

Pour plus de pluralisme, nous avions sollicité les déclarations de Sylvie DUFFRENE « Europe Ecologie-Les Verts » et Serge EPINARD « Mouvement Républicain et Citoyen », mais sans succès. Il est vrai qu’à Noisy-le-Grand, se compromettre avec le diable, n’est pas du meilleur effet pour assurer son avenir politique. Dans un passé récent, certains en ont fait la triste expérience. Toutefois, ils ne le regrettent pas aujourd’hui.

 

Nous n’avons pas obtenu non plus, la déclaration de Jean Marc MORERE « UMP »

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Transactions immobilières : des pratiques indésirables

Publié le

 

 

 

TRANSACTIONS IMMOBILIERES :

DES PRATIQUES INDESIRABLES !

 

 

  

Transaction Immo-Photo 1s [1]

 

 

 

Les transactions immobilières d’une politique locale du logement sur le territoire d’une commune, suppose obligatoirement  un réseau d’acteurs clairement identifié. Si les collectivités, les propriétaires fonciers et les promoteurs sont situés au centre de cette chaine économique, comme a pu le montrer l’étude de l’ANIL en février 2010, d’autres agents, tels que les Agences Immobilières et les Etudes Notariales sont quasi incontournables.

 

En cette période de l’année, entre la bûche de Noël et la galette des Rois, on pourrait rêver à haute voix : dire ce que l’on voudrait voir se réaliser en 2011 sur le fonctionnement économique de tous ces acteurs, aligner les bons sentiments et les grandes résolutions. Mais très vite ce serait oublier que la promotion immobilière est un marché. Et le fonctionnement d’un marché lucratif, même s’il ne se pratique que très rarement en dehors de toute référence à une règle de droit, peut aussi attester d’un prolongement hors de la règle du droit, selon des modalités diverses. Des pratiques entre la règle théorique du droit et la règle pratique de fait !

 

Ainsi, ce décalage patent bien français, entre droit et pratique, aux conséquences économiques fortes et éventuellement indésirables, alimente parfois les chroniques judiciaires.

 

A titre d’exemple, citons l’enquête en ligne « d’UFC Que Choisir », Erwan Seznec, du 28 décembre 2010 :

 

"       

 CERTAINS NOTAIRES DERAPENT !

 

 

Transaction Immo - Photo 2[1]

 

 

 

Plusieurs affaires récentes témoignent d’une trop grande proximité de certains notaires avec des promoteurs et des défiscalisateurs. Une confusion des genres dont le consommateur fait les frais.

Pas de fins de mois difficiles pour nos chers maîtres. Selon un rapport remis au Président de la République en mars 2009 [1], les 8714 notaires de France, répartis dans 4504 offices, ont gagné en moyenne plus de 200 000 € par an sur la période 2003-2006, avec des pointes à 500 000 €. Il s’agit de bénéfices nets, réalisés dans un environnement sécurisé, puisque les notaires jouissent d’un numerus clausus de fait. Désignés par arrêté du garde des Sceaux, ils ne sont pas plus nom­breux aujourd’hui qu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les rangs des avocats, pen­dant la même période, ont été multipliés par sept ! «Officiers publics et ministériels», les notaires ont, de surcroît, le monopole de la rédaction de ce que les juristes appellent les actes authentiques, c’est-à-dire exécutoires selon la loi. C’est ce qui les rend quasi incontournables dans les successions et dans les transactions immobilières.

Ce dernier filon a fait leur fortune, mais pourrait bien ternir l’image d’intégrité de la corporation. Au problème traditionnel du flou artistique sur les «frais de notaire» (lire encadré), se superpose un phénomène plus récent. Prises par la fièvre immobilière qui touche la France depuis une décennie, certaines études notariales en sont venues à ressembler à des bureaux d’enregistrement au service des promoteurs.

 

 

 

Pour accéder à la suite de cette enquête :

-       Déontologie oubliée

-       Travail bâclé

Cliquer sur : http://www.quechoisir.org – Rubrique : Immobilier-Logement -Enquête du 28 décembre 2010 : Immobilier, certains notaires dérapent

 

 

 [1] - Rapport de la Commission sur les professions du droit, présidée par Jean-Michel Darrois, remis au gouvernement en mars 2009.

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