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9 articles avec conseil municipal

Discours inaugural de Madame le Maire de Noisy le Grand

Publié le par ADIHBH-V

DISCOURS INAUGURAL

 

DE MADAME BRIGITTE MARSIGNY

 

LE 25 SEPTEMBRE 2015
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Discours inaugural de Madame le Maire de Noisy le Grand

Chers amis Noiséens, chers élus, Mesdames, Messieurs,

En préambule, je voulais vous dire la profonde émotion qui est la mienne et vous assurer aussi combien je prends ce soir la mesure de la responsabilité que vous venez de me confier vis-à-vis de tous les habitants de notre grande ville.

Je pense aussi à celles et ceux qui, dans l’ombre, ont contribué à ce que je porte l’écharpe de Maire et les responsabilités que cela implique.

Je voulais devant vous, avec pudeur néanmoins, associer mon compagnon, mes enfants, mes collaboratrices, mes amis proches à cette victoire. Leur présence et leurs encouragements m’ont été d’un grand secours face à la pression de la campagne et aux attaques virulentes dont j’ai fait l’objet.

C’est avec enthousiasme et sérénité que j’aborde ma nouvelle fonction.

Mes premiers mots seront pour vous remercier de la confiance que vous m’avez témoignée en me hissant au titre de premier magistrat de notre grande ville.

Auprès de vous, lors de nos rencontres, réunions, discussions, j’ai pu entendre vos attentes, comprendre vos préoccupations et la frustration que vous avez du ressentir en certaines circonstances.

Nous nous donnons 3 mois pour nous installer et remettre à flots le navire mairie qui a traversé une tempête politique et humaine sans précédent. J’ai aujourd’hui la responsabilité de la ramener dans des eaux plus calmes dans le respect de ses acteurs, membres du personnel communal comme élus.

J’ai conscience de la responsabilité qui est mienne. Je sais que l’on ne pourra pas non plus d’un seul coup de baguette révolutionner les choses en seulement 4 ans et demi de mandat, pour autant, j’ai décidé de me consacrer à cette tâche.

Il n’est pas question de tout bousculer ni de se livrer à une chasse aux sorcières mais prendre le problème à bras le corps.

Je forme ce soir le vœu d’un Noisy-le-Grand respectueux de tous ! Concertation, écoute, respect et transparence seront les maîtres mots de notre conduite tout au long de notre mandat auprès de vous.

Je ne changerai pas de refrain, au contraire, je l’accentuerai. J’ai eu la joie de rencontrer de nombreux Noiséens durant cette campagne, non pas en réunion publique où il y a plus de militants que d’habitants, mais à travers des réunions de quartiers, des réunions d’appartements, et des échanges sur les marchés. Je suis venue directement à leur rencontre pour connaître leurs préoccupations et leur exposer de vive voix ma motivation à les représenter et à agir pour l’intérêt communal en leur nom à tous.

Je continuerai à aller vers vous comme je vous l’ai promis et je n’attendrai pas les échéances électorales pour aller vous voir et vous téléphoner. J’associerai le plus grand nombre d’entre eux à la concertation et la concrétisation de nos projets.

Je tiendrai compte des avis et je rencontrerai un par un les Présidents d’Associations.

Je souhaite faire de Noisy-le-Grand une ville où chacun d’entre vous se sente bien. Il est désormais impératif que « le bon vivre ensemble » se conjugue au quotidien. Ainsi, il nous tient à cœur de défendre notre cadre de vie et la qualité de nos services publics.

Dans une ville qui a atteint sa taille critique, nous devons stopper le bétonnage et protéger notre patrimoine notamment en conduisant de nouvelles opérations de rénovation urbaine.

Nous mènerons également des actions volontaristes pour redynamiser le commerce de proximité et de qualité.

Noisy-le-Grand doit impérativement redevenir cette ville où il fait bon vivre.

Une de nos priorités sera donc aussi de garantir la tranquillité publique. En matière de sécurité, nous avons décidé de renforcer rapidement les effectifs de la police municipale.

Celle-ci devra disposer à l’avenir des moyens nécessaires pour remplir ses missions. Elle pourra s’appuyer, entre autres, sur le déploiement d’un véritable système de vidéo-protection dans tous les quartiers de la ville pour gérer notamment des problèmes d’incivilité.
 
Par ailleurs, nous nous sommes engagés à avancer en mettant un terme à l’asphyxie fiscale dont les Noiséens ont été victimes et pour optimiser au mieux la gestion des deniers publics, nous ferons réaliser un audit financier indépendant et nous saisirons le cas échéant la Chambre Régionale des Comptes.

La réussite du projet nécessitera du temps. Mais nous relèverons ce défi ensemble parce que Noisy-le-Grand est riche de ses femmes et de ses hommes, de ses entreprises et de ses associations, de ses commerces et de ses artisans, et de tous les talents que nous allons découvrir.

Sachez que chaque jour ma porte et celle de mon équipe vous sera ouverte pour créer ensemble les conditions optimales du Noisy-le-Grand de demain : un Noisy-le-Grand qui nous ressemble !

Je dis à l’opposition municipale plurielle que je sais qu’elle représente une partie non négligeable de la population qui s’est exprimée et qu’à ce titre, ses propositions comme ses remarques, seront enfin écoutées et surtout respectées.

Je ne laisserai pas pour autant perturber les séances du conseil municipal par des questions politiques nationales ou des rancœurs et attaques personnelles. Il ne faut pas confondre les tribunes.

À chacun d’avoir bien à l’esprit que ce que les Noiséens nous demandent, c’est de parler de Noisy-le-Grand.
 
Je crois aussi que quand une décision dépasse les clivages politiques, parfois si factices, elle est mieux comprise encore. Il y a mieux que des références partisanes pour régler les problèmes, les Noiséens ne veulent plus en entendre parler. Je crois davantage à la recherche de l’efficacité, à la justice, à l’esprit de responsabilité et au bon sens, voilà de bonnes garanties pour faire une politique apaisée pour notre ville.
Je saurai me montrer à la hauteur de la tâche avec mon équipe motivée et compétente.
 
Toutes les bonnes volontés et notamment au sein du personnel seront les bienvenues.

J’aurais une dernière pensée pour Monsieur Basso et la délégation spéciale qui a travaillé d’arrache pied pendant tout l’été pour faire en sorte que la ville fonctionne après le départ de l’équipe en place suite à la décision du Conseil d’État.

Alors mes chers collègues, chers amis Noiséens, je peux vous assurer que je garderai toute ma vie le souvenir de ce moment si fort où, au nom de la majorité des Noiséens, vous m’avez élu Maire de Noisy-le-Grand, contre vents et marées, de ces accueils chaleureux dans les quartiers et de cet enthousiasme communicatif.

Ce sera Noisy-le-Grand autrement tout simplement.

Je vous remercie de votre attention.

Madame Brigitte MARSIGNY
Maire de Noisy-le-Grand


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Tartufferie ou Conseil municipal d’installation ?

Publié le par ADIHBH-V

BRIGITTE MARSIGNY,


MAIRE DE NOISY-LE-GRAND

SOUS LES APPLAUDISSEMENTS

ET LES CLAMEURS
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Tartufferie ou Conseil municipal d’installation ?

Le Conseil municipal d’installation du nouveau maire s’est tenu le 25 septembre 2015 à 19h  dans un tollé indescriptible. Brigitte MARSIGNY (liste d’union LR,UDI, Modem) a été élue avec  37 voix sur 49 sièges. Au total, la nouvelle équipe compte dix-huit Adjoints au Maire, dont Vincent MONNIER adjoint au développement économique et membre de l’ADIHBH-V.

Lorsque Brigitte MARSIGNY prend la parole, les beuglements de la gauche socialiste, sont tels qu’ils couvrent la déclaration et nous sommes dans l’impossibilité d’enregistrer le discours (*). C’est ce que Michel PAJON appelle le respect démocratique pour les citoyens.

Si Mrs PAJON, MIERSMAN, CONSTANT, FOUCHY, EPINARD et Mes LEBLEIS et FOUCHET étaient si remontés, c’est que l’ex Maire voulait prendre la parole, mais Michele CLAVEAU,  Doyenne de séance lui a refusé cette intervention. À juste titre d’ailleurs, car si c’était pour revivre l’expérience du dimanche soir 20 septembre, au 2e tour des élections, et se faire bassiner par une intervention haineuse de l’ex Maire, il valait mieux s’abstenir !

(En 2008 et 2014, Michel PAJON n’a jamais donné la parole à la droite, en ces circonstances).

 

Tartufferie ou Conseil municipal d’installation ?

Les élus  du PS ont  donc frappé dans leur mains et sur les tables pendant toute la séance en criant : « La parole, la parole » .(cliquer sur le lien).

Cette belle pagaille fut éminemment  mise en exergue par la compagne de Michel PAJON qui braillait à s’en époumoner pour déstabiliser Brigitte MARSIGNY. Mais cette dernière, Avocate de son état et deux fois Bâtonnière du Barreau de Bobigny n’est plus réceptive à ce genre de vociférations publiques stériles !

Pire, alors que nous ne nous connaissons même pas, elle s’est même permis d’apostropher Le Vrai Journal de Noisy-le-Grand en lui interdisant de la prendre en photo dans notre maison commune du Conseil municipal, et de les publier sur le blog http://www.noisy-les-bas-heurts.com sous peine de procès. Signalons pour l’occasion à cette  dame que nous n’avions nullement l’intention d’encombrer notre site avec ses minois. Ce serait lui faire bien trop d’honneur ; Le Vrai Journal de Noisy-le-Grand choisissant ses inspiratrices dans un autre répertoire.

Ceci étant, l’extraordinaire chahut qui a agité le Conseil municipal de Noisy-le-Grand hier soir avec ce comportement de l’opposition socialiste fut calamiteux.

Ces personnages n’ont qu’un seul credo : leur intérêt, la haine et la revanche. En cette circonstance, ils se « foutent » royalement des citoyens présents, c’est pitoyable…c’est lamentable.

Supposons un habitant qui assiste pour la première fois à ce cirque orchestré par l’ex Maire et encore Député. C’est à le dégoûter de la vie politique pour le reste de ses jours. C'est  ainsi que s’envole l’abstention…

Rappelons à Michel PAJON que si les invectives et les algarades sont courantes à l’Assemblée nationale, les noiséens souhaiteraient que l’enceinte du Conseil municipal de cette ville soit un lieu de respect réciproque et non une cour de récréation ou se défoule un élu de la République.

 

Néanmoins, nous pourrions mieux faire !

 

Devant l’allégresse des habitants de Noisy-le-Grand suite à cette alternance de majorité après 20 ans d’autocratie, il était manifeste que la salle du Conseil municipal serait bien trop petite pour accueillir cet évènement.

L’ADIHBH-V l’avait signalé antérieurement aux autorités, mais il lui fut précisé que le lieu de réunion du Conseil municipal est défini, depuis la loi du 20 décembre 2007, comme étant la Mairie de la Commune. La règle est ainsi arrêtée dans le cadre de l’article L.2121-7 du CGCT, dont le dernier alinéa vient confirmer le principe précédemment établi par la jurisprudence (CE sect., 19 déc. 1930, Rossi, rec. CE p. 1080). Donc ce fut la Mairie…

Mais c’était sans compter sur la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, lorsque les citoyens se sont aperçus que toutes les places étaient réservées à l’avance pour des invités, et qu’il fallait obligatoirement se rabattre devant un écran de télévision !

Ce fut l’origine des invectives et le début du coup de force des barons du socialisme local. La procédure qualité serait à revoir .


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(*) – Nous publierons l’intégralité du discours d’intronisation de Brigitte MARSIGNY, lorsque nous en aurons connaissance.

A Noisy-le-Grand, les parents d'élèves en colère

Publié le




Voici ce que titre le journal "Le Parisien" dans son édition du vendredi 28 novembre 2008 :


"DERNIERE MINUTE

Les parents

interrompent

le conseil


Hier soir, le conseil municipal de Noisy-le-Grand a connu une interruption de séance agitée. Près de 80 parents d'élèves ont interpelé le maire Michel Pajon (PS). En cause, l'augmentation des tarifs des centres de loisirs, qui ont doublé pour certaines familles. Après une demie heure d'interruption, et sans que le maire n'accepte le principe d'un rendez-vous, les parents ont quitté la salle de la mairie."



Un autre article plus détaillé est à lire sur les pages "Seine-Saint-Denis" dans l'édition de ce samedi 29 novembre. A suivre...


Censure dans le Noisy-Magazine

Publié le

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Au début de la mandature, il était convenu que les trois groupes constituant la majorité municipale écriraient à tour de rôle une tribune dans le Noisy-Magazine. Depuis qu'Etienne Doussain ose contester les projets de Michel Pajon, ses tribunes lui sont interdites.
Voici donc la tribune des élus communistes que vous ne pourrez pas lire dans le Noisy-Magazine...


Les « mouches à m… *» sont-elles satisfaites ?

Après une interruption de deux mois pour cause de pause estivale, les mouches, elles aussi, se détendent, l’actualité noiséenne commande de survoler brièvement les sujets du moment, de survoler, cela s’entend, avec l’acuité de la vision à facettes, et non pas à œillères, bien connue de la mouche.
Et, qu’avons-nous appris cet été à Noisy le Grand, à défaut de pêcher à la mouche dans le vivier des tristes informations nationales, celles qui concernent la Gauche, notamment ? Que le conseil municipal, à la limite du quorum, soit de la présence physique des conseillers, c’est le moins que l’on puisse dire, avait délibéré, parmi d’autres, sur un sujet d’importance, le Plan Local d’Urbanisme et que, compte tenu des abstentions, celui-ci avait été adopté sans états d’âme par une vraie minorité, physique s’entend, d’élus. 
C’est aussi ça la démocratie locale … Mais il est vrai aussi, comme le dit le bon sens populaire, que pendant les vacances, c’est toujours plus facile à faire passer ! Eh oui, l’augmentation des tarifs de la Ratp, par exemple, c’est souvent au 1er août… Rien à voir avec l’absence de nombreux utilisateurs à ce moment là ! Qui a dit que les vacances étaient propices aux mauvais coups ?
Enfin, cessons de persifler, pour une fois, le mois d’août a eu aussi son lot de bonnes nouvelles. N’a-t-on pas appris en début de ce mois, s’agissant du quartier des Bas Heurts, que la commission d’enquête, forte de ses trois commissaires, avait rendu deux avis défavorables unanimes, l’un sur la Déclaration d’Utilité Publique du projet d’aménagement dit de la ZAC du Clos aux Biches, l’autre sur la mise en conformité du POS !
Il y a des jours où il est difficile de bouder son plaisir. Les mouches du coche ont donc eu raison, les faits étant têtus, de s’obstiner à dire leur désaccords avec la conception de cet aménagement urbain, aménagement, faut-il le rappeler, dont l’utilité de principe ne fait de doute pour personne, sous réserve de précautions, de consultations, d’élaborations communes et de réflexions partagées dans un véritable souci d’intérêt général que les habitants de ce quartier n’ont jamais contesté. Pas plus que nous, d’ailleurs dès le début !
Pourquoi avoir voulu faire croire qu’il en était autrement ?
Pourquoi avoir refuser un enrichissement du projet initial, y compris, par sa réduction ou par un redéploiement de son emprise potentielle en tenant compte de Mailles Horizon alors que la ville, au moins son maire, réclame que Noisy le Grand sorte d’Epamarne et retrouve la maîtrise totale de son territoire ?
Pourquoi avoir voulu opposer des habitants de Noisy entre eux au prétexte d’un soi disant refus de logement sociaux, ce qui n’a jamais été le cas ?
Pourquoi, encore, le logement social serait-il automatiquement synonyme de densification urbaine ?
Alors, des « mouches à m…. » totalement satisfaites ? Non, car, si la déclaration récente de Monsieur le Maire laisse entendre le gel du souhait municipal, il n’est pas encore acquis que la refonte d’un tel projet d’aménagement sera le fait d’une véritable construction participative, d’autant plus que l’adoption du PLU ouvre la porte à des interprétations préoccupantes comme celles de la hauteur des immeubles, par exemple.
 
Quoiqu’il en soit, comme élus et citoyens, nous sommes disponibles et … constructifs !
 
Pour les Elus Communistes, le 12 septembre 2007
 
Etienne DOUSSAIN
 
NDLR * (spécialité noiséenne) : deux élus communistes ont été gratifiés aimablement, il y a quelques mois, du terme « mouche à m… » par le 1er magistrat de la ville.


A voir également l'artice "délicatesse et censure"
 
 

Elus mis sous le fait accompli ?

Publié le par adihbhv

CONSEIL MUNICIPAL DU 12 OCTOBRE 2006.
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Demande de subventions au titre du fonds d'aménagement Urbain.
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Ce fonds a vocation à aider financièrement les communes de plus de 1.500 habitants, qui développent des actions foncières et immobilières en faveur du logement social.
Dans la mesure où Noisy -le-Grand a défini une politique d'acquisitions foncières (à ce jour, à l'amiable) destinée à permettre la réalisation d'un programme prévisionnel de construction de 1500 logements dans la ZAC dite du Clos aux Biches, c'est-à-dire les Bas-Heurts, il fut proposé de solliciter le soutien financier de l'Etat au titre de la réalisation future (où éventuelle, où souhaitée?) de logements sociaux dans cette ZAC.
 
Le seul problème, c'est que l'Enquête Publique n'étant pas encore programmée, il aurait fallu que les Conseillers Municipaux se prononcent en inscrivant en produit, une hypothétique subvention de 516.591 €. Il faut dire que M. le Maire est un coutumier du fait, puisque déjà le 18 mai 2006, lors de l'approbation du bilan comptable de la SOCAREN, il prévoyait de pré-commercialiser des logements virtuels pour environ 35.000 m² de SHON en 2006, en faisant encore une fois fi de l'Enquête Publique. C'est ce que les grands économistes avertis appellent "compter les oeufs dans le cul de la poule".
 
Par ailleurs, posons-nous encore une fois la question de savoir si, à Noisy le Grand, ces logements seront de réels logements sociaux accessibles aux plus démunis, ou tout simplement à des familles de "qualité", comme le disait M. le Maire lors d'une réunion publique il y a quelques mois (sans en donner la définition). La lecture du rapport 2006 de la fondation Abbé Pierre sur le logement semblerait apporter une réponse. (Consulter: http://www.fondation-abbe-pierre.fr).
 
Enfin, avouons que cette méthode de demande de subventions au titre de réalisations hypothétiques, est  peu banale. Elle revient à dire au Commissaire Enquêteur "Monsieur, vous arrivez trop tard ! La ville a déjà récupéré des millions d'euros de subventions, c'est nous qui avons raison". Et en avant le pouvoir régalien ! Encore une manoeuvre détestable !
 
Quoi qu'il en soit, la Droite (UMP, UDF) et la Gauche (Les Verts, PCF) furent vigilants, et ont exprimé leurs désaccords sur ces pratiques pour le moins discutables.
 
 
 
Déclaration de M. Etienne DOUSSAIN - PCF.
 
Tiens, on va loger les gens dans le besoin à Noisy ?...
 
La délibération qui nous est proposée ce soir est fondée !
 
Comment, en effet, refuser d'obtenir des subventions alors qu'elles sont prévues par le Fonds d'Aménagement Urbain, suite aux dispositions de la Loi dite SRU ?
 
Dans l'état, quoi de plus logique que d'encourager la construction de logements sociaux, notamment dans les communes qui n'atteignent pas le seuil décrié de 20% de ce type de logement sur leur territoire !
 
Mais une fois planté le décor, décor ô combien juste quand on sait le nombre de communes qui devraient s'engager dans la construction de logements sociaux et qui préfèrent, hélas, s'acquitter de pénalités, une fois planté le cadre général, comment ne pas prendre en compte le contexte noiséen ?
 
Comment accepter, si peu importantes que soient les subventions demandées au regard du projet envisagé et de son coût, comment accepter de voter une délibération de cette nature quand la demande concerne un projet qui n'a pas encore vu le jour, dont la réalité fait l'objet de durs débats et, enfin dont la logique n'est pas partagée par de plus en plus de noiséens ?
 
Car, enfin, faire voter des demandes de subvention au titre de la réalisation future, ou plutôt souhaitée de la ZAC des Bas Heurts alors que l'enquête publique n'a pas débuté, est une méthode peu banale qui revient à dire « nous créons coûte que coûte les conditions pour ne pas revenir en arrière et nous sommes certains d'avoir raison », quitte à casser immédiatement l'existant ? En prenant le risque de casser des gens !
 
Cette délibération nous fait marcher tous sur la tête ! Rien n'est encore fait, à part les destructions et un plan de ZAC ! Les Noiséens n'ont pas tranché, le commissaire enquêteur n'est pas encore nommé et il faudrait, d'ores et déjà, se prononcer encore une fois sur la viabilité du projet de ZAC en inscrivant au chapitre des recettes ces hypothétiques subventions.
 
Cela n'est pas possible comme n'est pas possible de tordre le cou à la réalité. Nous ne refuserons pas cette délibération car nous refuserons tout simplement de la voter et nous sortirons lors de ce vote afin que soit bien noté ce fait sur le compte rendu du prochain conseil !
 
Que l'on ne nous fasse pas par avance le procès d'un refus d'un logement social qui n'existe pas aux Bas Heurts !
 
Nous ne souhaitons pas cautionner un faux débat noiséen dans lequel la grave question du logement social, celui qui permet aux plus démunis, aux plus fragilisés, (je ne reviendrai pas sur un tract récent par lequel les communistes ont exprimé leur point de vue), bref, un faux débat qui ne galvaude pas une question terrible qui se pose à toutes et tous, bien sûr à Noisy comme ailleurs dans le pays. Comme disait Mireille Lebleis, notre collègue encore récemment «  vous avez vu, il y a de plus en plus de SDF dans notre ville »
 
A cette remarque, vous le savez, la ZAC des Bas Heurts ne répondra pas. Pas plus pour les salariés précaires et bien d'autres. Par contre, la déstabilisation d'un quartier, l'inquiétude et le manque de confiance seront un lourd prix à payer ! Le rapport 2006 de la Fondation Abbé Pierre sur le logement confirme cette approche, qu'il s'agisse de l'accès au logement social pour les plus démunis, de la production de réels logements sociaux et qu'il s'agisse du dispositif ANRU et de ses dérives. C'est une lecture urgente pour chacun d'entre nous, ici autour de cette table et qui lèvera bien des incompréhensions, y compris celles à l'égard des habitants des Bas-Heurts qui ont raison de combattre une mauvaise logique de renouvellement urbain qui va les chasser de leur ville.  
 
Nous pouvions et nous pouvons encore faire autrement et cette délibération de ce soir n'est qu'un pis aller, une manoeuvre qui ajoute à la confusion.
 
Reste une question d'ordre technique, il me semblait que la ville avait rétrocédé les terrains dont elle était propriétaire à la SOCAREN, la société d'économie mixte de Noisy. Dans l'hypothèse d'une attribution de subventions sur un projet global virtuel, même si j'ai bien noté que la demande porte sur la stricte partie que la ville contrôle via la SOCAREN dorénavant, comment seront rétrocédées les dites subventions ?
 
Je vous remercie et j'invite les conseillers, qui le souhaitent, à ne pas voter cette délibération et à quitter momentanément la salle du conseil afin que soit constaté ce fait sur le procès verbal
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Déclaration de M. Gilles OBERRIEDER - Les Verts.
 
 
Nous partageons totalement les considérants du Parti Communiste. Monsieur le Maire, vous nous mettez dans une situation impossible. Vous utilisez une procédure qui est faite pour favoriser des objectifs que nous partageons. Vous utilisez ce moyen pour mettre en oeuvre un projet que nous condamnons.
 
Nous ne pouvons pas voter contre un mécanisme de subvention pour le logement social. Il nous est bien sûr totalement impossible d'approuver une telle mesure. C'est pourquoi nous ne participerons pas au vote.
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Déclaration de M J Marc MORERE - UMP.
 
 
Je pense que dans ce dossier de demande de subvention, il y a un problème de fond. Encore une fois, comme à son habitude, M. Pajon met « la charrue avant les boeufs ».
 
Nous devons demander une subvention pour un projet (la ZAC du clos aux Biches) qui n'est pas réalisé ; un projet qui verra peut être le jour si les Noiséens choisissaient dans moins d'un an maintenant la politique tout béton que M. Pajon nous organise.
Dans le cas contraire, si les Noiséens m'accordaient leur confiance pour faire le choix d'une autre politique de la ville, le Projet de la ZAC Clos aux Biches ne se fera pas !
J'ai bien dit : il ne se fera pas ! J'en prends ce soir une nouvelle fois publiquement l?engagement.
 
Je ne vois pas comment, à neuf mois d'une période électorale intense, alors que justement ce type de projet sera au coeur de la campagne municipale, vous pouvez, aujourd'hui, nous demander de solliciter une subvention à l'Etat pour un projet que, je le répète, nous ne réaliserons pas.
 
Ensuite, sur le problème des logements sociaux qui vient d'être évoqué:
Effectivement, on peut déplorer qu'un certain nombre de communes n'aient pas encore atteint le quota des 20 % prévu par la loi et nécessaire aux plus démunis, mais je vous rappelle qu'il y a des mesures incitatives pour que le logement social se développe et ne soit pas justement concentré dans les mêmes communes.
A Noisy-le-Grand, où nous avoisinons les 26 ou 27% de logements sociaux, je ne crois pas qu'il soit opportun de continuer de développer le logement social d'une manière inconsidérée et irresponsable
D'ailleurs Monsieur Pajon, jusqu'où voulez-vous aller en matière de logements sociaux ? 30, 35 ou 40 % ?
 
Enfin, sur ce dossier de demande de subvention, le coeur du débat étant bien entendu la ZAC du Clos aux Biches, je vous invite, M. Pajon, une nouvelle fois à entendre tous les Noiséens qui refusent votre projet
L'association qui défend ce quartier a récolté pas moins de 6.000 signatures contre votre projet, ce qui est considérable. Ces signatures doivent doit être prises en considération, elles vont bien au-delà des 150 malheureuses signatures de Noiséens mal informés que vous avez prétendument récoltées et prises en compte pour vous permettre de vous opposer au projet d'intérêt général de modernisation de l'usine des eaux.
 
Encore une fois deux poids deux mesures !
 
Pour conclure, j'estime que pour ce dossier de demande de subvention, il est vraiment urgent d'attendre, et c'est pour cela que notre Groupe UMP ne participera pas à ce vote.
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Déclaration de Me Marylise MARTINS - UDF.
 
 
Bien évidemment, nous ne sommes pas d'accords avec nos collègues communistes qui souhaitent encore plus de logements sociaux à Noisy le Grand.
Nous sommes par contre favorables au principe de reversement des fonds collectés auprès des communes qui ne réalisent pas de logements sociaux au profit de celles qui respectent la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain, dite loi SRU.
 
Même si nous ne sommes pas opposés à la création de ces logements sociaux, nous pensons qu'à Noisy le Grand, nous avons largement dépassé le quota des 20% .
 
Noisy le Grand, dans un passé encore récent a largement contribué à cet effort et notamment avec l'achèvement prochain de la ZAC du « Clos st Vincent » en centre ville.
 
Pour bénéficier de nouvelles subventions de l'Etat, la municipalité argumente une politique très forte d'acquisitions foncières avec le projet de la future ZAC « Clos aux Biches» dans le quartier des Bas Heurts. Cela veut dire que Noisy le Grand serait encore dans le peloton de tête des communes qui construisent le plus ?
 
Il est inutile de rappeler ce soir notre opposition et celle des nombreux Noiséens quant à la réalisation de cette ZAC et aux expropriations qui en découleraient si elle venait à se réaliser.
Cependant l'enquête publique n'est toujours pas programmée et il est tout à fait prématuré de poursuivre cette politique d'acquisitions foncières sans attendre les résultats et conclusions de l'enquête publique.
La forte densité de logements prévus sur le périmètre de la ZAC du Clos aux Biches nous fait craindre, pour le quartier de la Varenne, des difficultés de tous ordres.
 
Compte tenu de ce contexte, notre groupe UDF votera contre cette demande de subventions.
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