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Autoroute A4, une avenue métropolitaine ?...

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RECONQUÊTE

DE L’AUTOROUTE A4

VERS UNE

AVENUE METROPOLITAINE


 

Auto A4- Photo 1A

 

L’idée semble incongrue, voire utopique…., mais elle est bien réelle. Transformer le tronçon Francilien de 37 Km de l’autoroute A4 du péage de Coutevroult à la porte de Bercy, en un boulevard urbain avec des voies réservées aux transports en commun, avec des feux, des passerelles, des espaces de loisirs  et des équipements publics, sera peut-être, dans quelques années, une réalité.

 

Transformer l’autoroute A4 en « avenue métropolitaine », c’est le souhait de l’Association des Collectivités Territoriales de l’Est Parisien (ACTEP) [1]. Il s’agit d’un projet qui propose d’imaginer une reconquête urbaine et progressive permettant une meilleure intégration de l’infrastructure autoroutière dans le tissu urbain et paysager. L’objectif est de faire de cet axe qui est une porte d’entrée dans la métropole parisienne, un  vecteur de développement urbain et le support d’un système de transport en commun novateur .

 

S’appuyant sur le concept « d’autoroute apaisée », on peut imaginer une réduction de la vitesse à 70 Km/h. Cela permettrait de fluidifier l’A4 empruntée quotidiennement par 260 000 véhicules, réduire les nuisances pour les riverains,  réduire la largeur des voies, pour dégager assez d’espace et créer  la voie réservée à un bus, mais aussi au covoiturage, aux taxis,…(cela pourrait-être la bande d’arrêt d’urgence), tout en conservant le même nombre de files pour la circulation des voitures.

 

Ce projet de l’ACTEP, qui veut faire de l’autoroute A4 un site expérimental, souhaite s’inscrire dans la dynamique du Cluster Descartes de la ville durable, dont le cœur est fixé à Champs-sur-Marne (77), tout en renforçant l’attractivité économique du territoire et en réconciliant urbanité et mobilité :

 

-       Urbanité : Une revalorisation du foncier par une programmation urbaine novatrice en rive de l’infrastructure ; construction de bureaux par exemple le long de l’A4, puisque pas moins de 64 ha sont disponibles entre la Porte de Bercy et le Pôle Tertiaire de Noisy-le-Grand.

 

-       Mobilité : L’implantation d’un mode de transport en commun novateur sur l’A4, complétant la desserte de l’Est Parisien en lien avec les projets à l’étude (Arc Express, Métro automatique du Grand Paris, Altival, Est  TVM ;…)

 

Le 22 juin 2010, l’ACTEP a réuni l’ensemble des acteurs [2] à Nogent-sur-Marne, afin d’engager une réflexion commune et d’initier un projet d’étude qui, entre autre, doit proposer une alternative à la saturation du RER A. A cette occasion, le Groupe Descartes a présenté ses réflexions sur le devenir de l’autoroute A4 et du fuseau Est Paris/Marne-la-Vallée, ses travaux sur le cœur du Cluster de la Ville Durable et les travaux de quatre étudiants de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de la Ville et des Territoires de Marne-la-Vallée, portant sur la transformation de l’autoroute A4 en « avenue métropolitaine » à Charenton. (Cliquer sur : « La transformation de l’autoroute A4, en avenue métropolitaine - Groupe Descartes »).

 

Auto A4 - Photo 2AIllustration Groupe Descartes, rapport du 19/02/2009, p139

 

Pour l’instant, rien n’est décidé, mais la ville de Paris s’est engagée aux côtés de l’ACTEP pour financer une étude sur la faisabilité des différentes hypothèses énoncées par l’équipe d’urbaniste qui en sera en charge. Pour ce faire, elle a voté le 26 septembre 2011 une participation de 50 000 € pour un montant maximal de l’étude estimé à 837 200 € TTC. Il faudra attendre une année, avant d’en connaître les premières conclusions et décisions.

 

 

Commentaire

 

A Noisy-le-Grand, le rapport sur la situation en matière de Développement Durable exposé en CM le 25 janvier 2012 mentionne que la commune, et plus particulièrement les secteurs des Mailles-Horizons et du Clos aux Biches représentent un territoire stratégique avec des opportunités foncières exceptionnelles, au cœur d’un réseau de dessertes tous modes confondus de premier rang (RER A, Autoroute A4,….).

 

Bigre, le rêve est beau mais l’analyse est succincte et pourrait même s’apparenter à de la désinformation lorsque nous savons que l’utilisation du RER A est un véritable cauchemar pour les 1,2 millions d’usagers quotidiens ; que sur l’autoroute A4, la jonction A 86-A4 est à l’origine tous les matins du plus gros bouchon d’Europe qui génère des nuisances de plus en plus insupportables.

 

Plus réaliste, le Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) précise que la ville accompagnera les projets de transports régionaux rapides, puisque Noisy-le-Grand doit renforcer la desserte de son territoire et en améliorer l’accessibilité. Ouf, nous avons eu chaud.

 

Pour cela, en cohérence avec le Plan de Développement Urbain de l’Ile de France (PDUIF), la ville soutien le projet de Bus Est TVM, les projets de métro automatique du Grand Paris et Arc Express, permettant de rendre la ville plus fluide, plus ouverte et plus respectueuse de l’environnement.

 

Toutefois, nous ne trouvons aucune allusion au projet de reconquête de l’A4 vers une « avenue métropolitaine » développé par l’ACTEP. Noisy-le-Grand est totalement absent du débat, mais il faut rappeler que la commune a quitté cette Association depuis maintenant plusieurs années (Cliquer sur : Noisy-le-Grand quitte l’ACTEP-21/09/2009).

 

 

Et pourtant, puisque l’autoroute A4 de Marne-la-Vallée est une porte d’entrée dans la capitale, il est aussi pertinent de penser que ce projet  d’avenue métropolitaine puisse être défini comme le champ d’une expérimentation urbaine. C'est-à-dire un type de voirie qui resterait à inventer. C’est d’autant plus vrai, que la requalification de cette voirie autoroutière permettrait la valorisation du foncier délaissé sur les rives de l’A4, pour construire en façade de nouveaux  bureaux. Dans ce but, selon le Groupe Descartes, c’est 25 ha de foncier libérés constructibles qui se présentent sur Marne-la-Vallée, dont 17 ha sur la traversée de Noisy-le-Grand (information orale, à confirmer).

 

Mais voilà, Michel Pajon y serait-il opposé ? Encore une fois nous y voyons l’illustration que Noisy-le-Grand à beaucoup de mal à se fédérer au territoire de l’Est Parisien pour un développement économique régional, en apportant des réponses aux grands enjeux de l’aménagement métropolitain. Noisy-le-Grand a quitté l’ACTEP. Noisy-le-Grand roule pour elle. Noisy-le-Grand est isolé, son Maire  n’est pas l’homme de l’intercommunalité, sauf éventuellement avec Gournay-sur-Marne…(sic).

 

Pour autant, rien n’est gagné compte tenu des perspectives d’urbanisation de Marne-la-Vallée dans les prochaines années. Dans son rapport du 19 février 2009  relatif à la consultation sur le Grand Paris et sur l’agglomération parisienne, le Groupe Descartes mentionne que, pour Marne-la-Vallée, compte tenu du dynamisme actuel du développement à l’Est de son territoire (secteurs 3 et 4), sont envisageables plusieurs scénarios qui porteraient la population de 265 000 à 465 000 habitants. De son côté, Epamarne indique que le territoire de Marne-la-Vallée s’étend sur 15215 ha, pour une population en 2009 de 282 000 habitants. Demain, l’objectif serait de 500 000 habitants.

 

Dans ce funeste scénario de 500 000 habitants, nous ne voulons même pas envisager les incidences néfastes sur le trafic du RER A. En dépit d’une modernisation du réseau avec l’arrivée de nouvelles rames à deux étages en 2012, appelées MI9, il est évident que dans l’attente de la mise en service du Super-métro automatique programmée en 2018, cette ligne du RER A sera toujours l’objet de dysfonctionnements et d’insatisfactions récurrentes des usagers, pour ne pas dire plus.

 

Alors oui, il n’existe pas de « potion magique », l’équation est quasiment insoluble. Mais les collectivités locales de l’Est Parisien, sans Noisy-le-Grand nous l’avons bien compris, ont le courage de poser cette question sensible de l’autoroute A4 transformée en « avenue métropolitaine » avec une voie réservée à un bus, mais aussi au covoiturage et aux taxis. Cette initiative expérimentale est directement issue des travaux des architectes du Grand Paris qui avaient déjà pointé l’enjeu de l’autoroute A4.

 

Des retours d’expériences  menées à l’étranger ou en France, sur l’A 48 à Grenoble existent déjà.


________

 


[1]- L’ACTEP se compose des communes suivantes : Charenton, Saint-Maurice, Joinville, Champigny, Villiers, Nogent, Le Perreux, Bry, Saint- Mandé, Vincennes, Fontenay-sous-Bois, Rosny-sous-Bois, Neuilly-Plaisance, et Neuilly-sur-Marne.

 

Auto A4 - Photo 3A

 

[2]- Etaient présents à cette rencontre du 22 juin 2010 : Les représentants du Préfet de Région, de la Direction Régionale de l’Equipement, du Préfet du Val-de-Marne, le Sous-préfet de Nogent-sur-Marne, le Président de Paris Métropole, les représentants du Conseil Régional, du STIF, des Départements du Val-de-Marne et de Seine-et-Marne, des communes de Paris et de Champs-sur-Marne, du SAN du Val-Maubuée, de l’APUR et l’IAU, Epamarne et les élus et représentants des communes de l’ACTEP.

Rien en ce qui concerne la Préfecture et le Conseil Général de Seine-Saint-Denis et la commune de Noisy-le-Grand.

 

Contribution bibliographique :

-        ACTEP : Communiqué de presse du 25 juin 2010,

-        ACTEP : Reconquête de l’A4 : vers une avenue métropolitaine du 04 mai 2011 , 

-        Le Parisien : L’autoroute A4 transformé en avenue ? du 28 septembre 2011 

 

 

DÈS 2007, UNE ALTERNATIVE SÉRIEUSE EXISTAIT SUR LES BAS-HEURTS

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ET SI LES ÉTUDIANTS DE L’ENSAPLV* ET L’ADIHBH-V AVAIENT EU RAISON AVANT L’HEURE ?

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 Clos-aux-B--photo.jpg 

 

Noisy-le-Grand bouge, Noisy-le-Grand avance rapidement, trop rapidement diront parfois certains, avec des dossiers mal ficelés qui nous valent quelques mésaventures  financières, mais bon, Noisy-le-Grand est sous contrôle....dira l’Édile…

 

Le premier magistrat est un homme pressé, nous n’en voulons pour preuve que la ribambelle d’appels à marchés publiés au Bulletin Officiel des Annonces des Marchés Publics (BOAMP) chaque mois. Evidemment, et ce n’est pas faire injure à nos amis, mais l’ADIHBH-V porte une attention toute particulière  aux projets de  l’Ouest Noiséen.  

 

Nous trouvons :

 

-le 18 juillet 2011 : Réalisation d'études pré-opérationnelles pour l'aménagement du secteur dit du Clos aux Biches  et réalisation des dossiers de création de la ZAC et de DUP à Noisy-le-Grand [1].

 

- le 07 décembre 2011 : Marché de maîtrise d'œuvre pour l'aménagement des espaces publics et les travaux de VRD (Voirie et Réseaux Divers) du secteur Maille Horizon Nord.

 

L’examen attentif des Cahiers des Clauses Particulières (CCP) de ces deux appels d’offres,  nous permet de constater aujourd’hui une évolution significative et positive dans l’approche de l’aménagement de ces quartiers. Il s’agit là vraisemblablement, de l’impact bénéfique d’un nouveau directeur de l’urbanisme et de l’aménagement de la ville, un homme de l’art, architecte de son état.

 

Alors qu’en 2007, la première enquête publique sur la ZAC du Clos aux Biches était l’expression d’un nouveau quartier qui, après avoir rasé les Bas Heurts pourrait être nulle part et n’importe où, posé au milieu de n’importe quoi. Aujourd’hui nous détectons la prise en compte d’un « périmètre d’étude élargi », prenant notamment en considération le Grand Projet Ouest : les Mailles Horizon, le lycée et le collège internationaux, la coulée verte, la restructuration du quartier de La Varenne et le schéma d’aménagement des Bords de Marne.

 

A cette occasion, les études porteront dans un premier temps sur un « périmètre élargi »  des abords des quartiers, c'est-à-dire :

 

- Les liaisons existantes ou à créer afin de renforcer les continuités vers les autres quartiers de la ville, vers les commerces et équipements, vers les bords de Marne, les zones de loisirs ou les polarités de transports.

 

- Les autres secteurs de projets notamment les Mailles Horizon, la Rive Charmante et le centre ville

- Les principes généraux d’organisation de la desserte des îlots par la rue Pierre Brossolette, l’avenue Montaigne et  le boulevard du Mont d’Est…

 

 Clos-aux-Biches--Photo-2.jpg  

 

 

Ensuite nous trouverons dans un deuxième temps des études sur le « périmètre opérationnel restreint » du Clos aux Biches, dans le cadre d’un Eco-Quartier. Ici, il conviendra d’insérer ce nouveau projet dans son environnement immédiat. La composition du plan masse et le travail de mise en volume devra prendre en compte la dimension des îlots, le gabarit des voies et la nature du tissus urbain contigu pour proposer un épannelage [2] des hauteurs et un équilibre bâti / espace libre (privé ou public) adapté au site, et tout particulièrement en tenant compte des limites communales avec le quartier pavillonnaire limitrophe de Bry-sur-Marne.

 

Pour mémoire, un rappel historique s’impose maintenant.

 

Dans le courant de l’année 2006, afin de préparer l’enquête publique sur la ZAC du Clos aux Biches, l’ADIHBH-V  s’est mobilisée contre le projet de la mairie de Noisy-le-Grand de raser purement et simplement le quartier des Bas-Heurts, après en avoir expulsé ses habitants. Ainsi, une étude alternative a été réalisée par les étudiants de 4ème année de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris La Villette  (ENSAPLV).

 

 Clos-aux-B---Photo-3.jpg 

 

L’objectif de ce projet alternatif, consistait donc à étudier les conditions d’une transformation interne du quartier des Bas Heurts par une densification progressive et maîtrisée, à partir des dispositifs urbains existants.  Pour y parvenir, il a fallu en avoir analysé avec soin les origines, l’évolution, les structures physiques mais également avoir rendu compte de sa réalité sociale et humaine dans toute son épaisseur. Ce préalable absolu, auquel on ne saurait échapper lorsque l’on se propose de transformer profondément un quartier habité, n’avait même pas été effleuré par les responsables municipaux. L’étude d’impact ne comportait sur ce point aucune analyse sérieuse, aucune mention des conséquences sociales du projet soumis à la procédure d’enquête publique. Et pour cause, la méthode utilisée, celle de la « tabula rasa » (on rase tout), avait précisément pour fondement l’éradication de toutes traces d’une occupation antérieure du site, une négation de son histoire, du passé de ses habitants. Elle devait par définition, ignorer le contexte, au sens large du terme, dans lequel elle se déployait. Le résultat de la démarche municipale sur le quartier des Bas-Heurts à Noisy-le-Grand relevait de la caricature.

 

C’est entre autres, le caractère outrancier de ce projet qui a conduit les enseignants de l’ENSAPLV qui ont encadré ce travail, à  proposer à leurs étudiants de lui opposer un projet  alternatif rigoureux et convaincant.

 

Il était clair que les présupposés à partir desquels les étudiants ont élaboré leurs hypothèses urbanistiques convergeaient avec les préoccupations fondamentales des habitants des Bas Heurts. C’est à dire urbaniser raisonnablement en incluant des logements sociaux, sauvegarder leur quartier, maintenir sur place ses habitants qui le souhaiteraient et ne démolir aucune maison habitée.

 Clos-aux-B--Photo-4.jpg 

 

Finalement, le projet alternatif élaboré par les Etudiants de l’ENSAPLV fut jugé hautement convaincant, puisque la Commission d’Enquête Publique sur la ZAC du Clos aux Biches a émis un avis défavorable unanime, à la demande de DUP (Déclaration d’Utilité Publique) de la commune, le 06 avril 2007.

 

Malgré les absences du Maire et de son premier Adjoint, alors qu’ils étaient invités [3], une conférence organisée par l’ADIHBH-V le 03 février 2007, eut un très grand succès (Cliquer sur : Le contre projet des Etudiants Architectes – Conférence du 04/02/2007).

 

À la lumière de ce que nous percevons aujourd’hui, les étudiants architectes et l’ADIHBH -V avaient raison avant l’heure. Comme quoi, le Maire devrait nous remercier aujourd’hui d’avoir fait capoter son affaire.

 

Mais attention, encore aujourd’hui un danger persiste sur les Bas-Heurts !...

 

Comme nous l’évoquions précédemment, il semblerait aujourd’hui que le projet Grand Ouest présenté fasse l’objet d’une meilleure intégration des différents quartiers de la ville, ce qui est une avancée positive qui doit être signalée.

 

Toutefois, notons qu’il y a toujours une contradiction flagrante entre d’une part, la volonté de préserver l’environnement et l’objectif affiché dans le rapport de présentation et le PADD (Projet d'Aménagement et de Développement Durable) d’une insertion harmonieuse des nouvelles constructions prévues sur le secteur du Clos aux Biches et, d’autre part, l’opération d’aménagement de grande ampleur de 1500 logements, projetée par la municipalité dans ce secteur.

 

C’est du reste ce qu’a reconnu le commissaire enquêteur lors de l’enquête sur le PLU (Plan Local d’Urbanisme), en énonçant en septembre 2011 dans ses conclusions, que le projet du Clos aux Biches  « ne peut pas raisonnablement […] s’insérer harmonieusement dans son environnement, aussi bien bâti qu’humain : il n’est pas possible de construire 1500 logements (plus les équipements) dans le quartier des Bas-Heurts sans démolir le bâti existant et donc sans chasser de chez elles 55 familles. Par ailleurs, créer un ensemble de cette densité dans un quartier périphérique de la commune, sans transition avec le quartier pavillonnaire de Bry-sur-Marne (94), situé de l’autre côté de la rue des Aulnettes, en limite communale, ce n’est pas faire un aménagement « bien intégré » comme le souhaite le PADD ».

 

Commentaire

 

Malgré les avancées positives mentionnées  précédemment sur le projet Grand Ouest, le danger d’une éradication du quartier des Bas-Heurts subsiste toujours. En effet, l’approche urbaine du secteur du Clos aux Biches relevée dans l’appel d’offre du 18 juillet 2011 précise :  « Aucune des constructions ne présente de qualité remarquable, aussi leur démolition doit être envisagée ». Ce constat dicté par la municipalité, avant même la réalisation d’une étude pré-opérationnelle, objet du marché, est révoltant Il confirme, mais nous le savions déjà, que Michel Pajon a de la suite dans les idées. Outre le caractère outrancier de cette optique urbaine, sa dimension politiquement scandaleuse, antidémocratique, mais également son inanité urbaine et architecturale si cette option se confirmait,  ne pourrait être traitée que par le mépris des Noiséens.

 

Dans le cas de ce nouveau projet d’aménagement du quartier des Bas Heurts, si le résultat de la démarche municipale qui relèverait d’une doctrine totalement obsolète, s’identifiait encore une fois à un simulacre, nous aurions la démonstration évidente que certains Cabinets d’Architectes sont des instruments dociles du pouvoir politique ou les exécutants serviles des opérateurs immobiliers. Malheureusement, cette image assez négative n’est pas, admettons-le, totalement dénuée de fondement, si nous nous rappelons la piètre démonstration réalisée par un Cabinet d’Architecture prestataire de la SEM Socaren et dont nous tairons le nom, lors d’une réunion publique sur le lancement de la  ZAC du Clos aux Biches, en octobre 2007.

 

Ceci étant, depuis une quarantaine d’années dans tous les pays d’Europe et plus particulièrement en France, où l’on a subi avec une violence particulière, les méfaits de la table rase, le bilan est lourd. Il est acquis aujourd’hui, en tous cas dans les Ecoles d’Architecture, chez les Urbanistes, les Géographes urbains et les Historiens de la ville, que cette méthode a fait lamentablement faillite.  Outre les dégâts humains considérables que cette approche de la « Tabula rasa » a provoqué partout où elle a prévalu, elle a systématiquement abouti à des désastres urbanistiques majeurs, dont les conséquences se font sentir pendant des dizaines d’années, si toutefois elles peuvent jamais être résorbées un jour.

 

À moins de considérer l’éradication totale du quartier des Bas-Heurts et son cortège de profonds traumatismes comme le moyen le plus sûr et le plus efficient de régénérer les tissus urbains et sociaux de Noisy-le-Grand, il convient désormais d’abandonner ce mythe destructeur pour aborder la question en des termes tout à fait nouveaux, et de démontrer la pertinence d’une contre méthode de projet urbain.

 

L’ADIHBH-V y contribuera, à plus forte raison quand des efforts déployés par de jeunes  architectes innovants, viendront s’ajouter à ceux des habitants des quartiers pour sauvegarder leur cadre de vie, qui est aussi leur passé, leur histoire et le futur de ce quartier aujourd’hui menacé de  destruction.

Ces architectes sont des citoyens conscients de leurs responsabilités particulières dans le domaine de l’aménagement urbain et de l’espace habité. Leur capacité d’expertise est considérable.

Elle doit être utilisée pour éclairer des situations conflictuelles éventuellement prévisibles, les rendre plus intelligibles et prévenir les tragédies humaines et les désastres urbains qui émaillent régulièrement la vie de Noisy-le-Grand.

 

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[*]- ENSAPLV-Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris - La Villette.

 

[1]- Depuis, cet appel d’offre a été jugé infructueux, mais nous n’en connaissons pas précisément la raison. Quoi qu’il en soit, nous savons que le projet est dans les cartons.


[2]- Epannelage : Le mot « épannelage » est utilisé pour décrire un étagement progressif des hauteurs d'immeubles. Par exemple, entre le quartier  pavillonnaire déjà construit de La Garenne à Bry-sur-Marne, et un  immeuble de grande hauteur (disons 14 mètres) à construire en cœur d’îlot sur le quartier des Bas-Heurts à Noisy-le-Grand. L'épannelage consisterait à définir une zone d'immeubles de hauteurs intermédiaires, au motif que le résultat serait plus ou moins contraignant pour les habitants et plus esthétique.


[3]- Si Michel Pajon était absent à cette conférence, il n’a pu éviter de se caractériser dès le 05 février 2007, en adressant un courrier de désapprobation à Bertrand Lemoine, Directeur de l’ENSAPLV avec copie à Renaud Donnadieu de Vabres, Ministre de la Culture et de la Communication. Extrait : «…Je m’étonne que des Etudiants d’un établissement public, sous tutelle du Ministère de la Culture et de la Communication, puissent se prévaloir de leur appartenance à votre établissement pour présenter un contre-projet et se faire le relais, par la même occasion, d’une démarche d’une Association qui, en l’espèce, s’avère avant tout politique et électoraliste… » Nous en parlons encore, ce fut un bon moment. (Bertrand Lemoine est aujourd’hui Directeur de l’Atelier International du Grand Paris, nous devrions le revoir).


Michel Miersman, lui aussi à cette occasion s’était fendu d’une longue missive dès le 04 février 2007, à l’attention d’Alain Cassé, Président de l’ADIHBH-V. Extrait : «…Je n’ai pas assisté à cette réunion pour deux raisons essentielles, d’une part toute initiative de réunion publique dans le cadre d’une Enquête Publique est du ressort du Commissaire Enquêteur seul, et d’autre part pour ce que j’ai lu dans le Parisien de ce matin, information venant forcement de votre association, il ne s’agit pas d’un « contre projet » à la ZAC du Clos aux Biches présenté par ma municipalité, mais d’un autre projet »…… « vous proposez de construire les logements en quantité importante ailleurs et vous ne défendez au final que votre intérêt particulier…. »


Ainsi, s’exprime la démocratie participative de Noisy-le-Grand lorsque les citoyens ne récitent pas le même catéchisme que les élus Socialistes. La démarche de l’ADIHBH-V serait politique et électoraliste ? Les habitants des Bas-Heurts défendraient leurs intérêts particuliers et non l’intérêt général (chasse gardée des élus Socialistes) ? Nous serions des nantis et des égoïstes ?


Toutefois, la réalité s’est imposée à la Commission d’Enquête qui, elle, par la suite, a été stigmatisée dans un Communiqué de Presse du Maire le 11 septembre 2007 : « Michel Pajon déplore également les raisonnements approximatifs développés par la Commission d’Enquête qui l’on conduite à commettre, dans son analyse, un certain nombre d’erreurs d’appréciation ».

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Aménagement : Mailles Horizon - Clos aux Biches

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AMENAGEMENT :

MAILLES HORIZON-CLOS AUX BICHES

 

Photo MH n- 00(cliquer sur la photo pour agrandir)

 

Le 07 décembre 2011, la commune de Noisy-le-Grand publie un avis de marché au BOAMP (n°236B, annonce n°533) [1] relatif à la maîtrise d’œuvre pour l’aménagement des espaces publics et les travaux de Voiries et Réseaux Divers (VRD) du secteur Maille Horizon Nord. Le périmètre est délimité par les voies suivantes : bd du Mont d’Est, rue Roger Salengro, rue de la Fontaine du Clos, route de Neuilly, rue André Malraux, avenue Montaigne, rue des Bas-Heurts, rue des Aulnettes, limite communale Ouest, bd Georges Méliès. La date prévisionnelle de notification et de commencement d’exécution est fixée à mars 2012.


Photo MH n-1

 

Contexte de l’opération

 

La Région Ile-de-France a clairement identifié le territoire de Marne la Vallée comme faisant partie des sites stratégiques de l’Ile de France.

 

En effet, les atouts économiques du faisceau Est doivent être renforcés pour favoriser un rééquilibrage de l’emploi régional, maintenir et développer la qualité de l’accueil urbain et structurer plus fortement le territoire en bassin de vie cohérent.

 

Cet objectif est renforcé par la création du Cluster [2] « ville et mobilité durable » de la Cité Descartes. Ce Cluster s’appuiera sur la ville de Champs-sur-Marne d’une part et d’autre part, sur le réseau du Grand Paris, sur le pôle tertiaire du Mont d’Est et la zone d’activité des Richardets de Noisy-le-Grand.

 

Aussi, la ville de Noisy-le-Grand a décidé de mettre en œuvre les études nécessaires à la définition d’une organisation urbaine permettant notamment d’assurer des liens et complémentarités programmatiques et fonctionnelles entre les projets urbains communaux et le projet du Grand Paris.  

La mise en œuvre d’un projet urbain cohérent dit, Grand Projet Ouest, sur le pôle d’affaire du Mont d’Est contribuera notamment à atteindre ces objectifs.

 

 Photo MH n-2

 

Le Grand Projet Ouest,

 

En cohérence avec les orientations générales du PADD de son PLU approuvé le 16 novembre 2011, la ville de Noisy-le-Grand souhaite mettre en œuvre une opération d’urbanisme d’envergure régionale sur un territoire d’environ 80 ha, situé à l’Ouest de la commune.

 

Les « Portes de Paris », secteur 1 de Marne-la-Vallée, et le quartier du Mont d’Est, constituent la « tête de pont » de la Ville Nouvelle et le premier pôle tertiaire de l’Est parisien

 

Aussi, la restructuration globale du pôle tertiaire du Mont d’Est s’avèrera indispensable pour permettre la relance du quartier d’affaires et clarifier une organisation urbaine présentant des handicaps importants.

 

Par ailleurs, les secteurs des Mailles Horizons et du Clos aux Biches représentent un territoire stratégique au regard des enjeux de renouvellement urbain, de création de logements et de rééquilibrage de l’implantation de bureaux en Ile de France, vis-à-vis de l’ouest parisien.

 

De part sa position géographique, en balcon sur la vallée de la Marne, ce territoire

possède également un potentiel remarquable en terme environnemental. Aussi la ville propose de développer un projet d’Eco Quartier dans ce cadre où se croisent les problématiques sociales, fonctionnelles, économiques et environnementales.

 

Sur la base d’une connaissance fine des enjeux du territoire, la ville a défini ses objectifs pour le développement d’un Grand Projet Ouest intégrant les enjeux de développement économique autour du Mont d’Est sur les Mailles Horizon, de développement d’équipements structurants d’intérêt régional tel les lycée et collège internationaux, de création de logements diversifiés sur le site du Clos aux Biches dans un environnement de qualité.

 

Au titre du développement économique la requalification du Mont d’Est aura notamment pour objectifs de :

 

- doter la ville d’équipements phares,

- parachever l’aménagement du quartier du Mont d'Est et restaurer son attractivité en vue de l’intégration de nouveaux secteurs d’activité,

- renforcer les actions et les projets en matière de déplacement.

 

L’aménagement du secteur des Mailles Horizon permettra de :

 

- poursuivre la dynamique économique qu’insuffle le pôle tertiaire et commercial, en développant une offre diversifiée de bureaux et en dynamisant l’offre de commerces et de services autour du quartier du Mont d’Est, cœur économique de la ville.

- doter l’Est parisien d’un équipement emblématique, le lycée et le collège international qui palliera au double déficit d’image et d’équipements de rayonnement régional et national de l’Est parisien et contribuera au soutien du développement économique de ce secteur

- contribuer de façon significative à l’effort régional de construction de logements par la mise en œuvre d’un projet urbain « durable », proposant des programmes diversifiés et respectueux de l’environnement

- tirer parti et mettre en valeur un site au potentiel exceptionnel par ses ouvertures sur le grand paysage et la vallée de la Marne.

 

Le site du Clos aux Biches a été retenu pour répondre aux objectifs suivants :

 

- Mettre en œuvre un projet urbain « durable », respectueux de l’environnement afin de créer un quartier équilibré et de qualité ;

- Accueillir des programmes de logements variés et en nombres suffisants pour répondre à la demande.

- Créer des équipements dans une partie du territoire qui en dispose peu

 

 

Photo MH n-3

 

Le quartier des Mailles Horizon – Clos aux Biches

 

Les secteurs du Clos aux Biches et des Mailles Horizon représentent un territoire stratégique au regard des enjeux de renouvellement urbain, de création de logements et de rééquilibrage de l’implantation de bureaux en Ile-de-France, vis-à-vis de l’ouest parisien. Les aménagements se basent sur le schéma directeur réalisé à la suite d’une étude urbaine lancée par la ville.

 

Photo MH n-4

 

Ce territoire possède des atouts permettant d’y développer un ambitieux projet permettant mixité fonctionnelle et cohésion sociale dans un environnement de qualité:

 

- des opportunités foncières exceptionnelles au cœur d’un réseau de desserte tous modes confondus de premier rang (RER-A, autoroute A4...).

- une position géographique, en balcon sur la Vallée de la Marne, qui lui confère un potentiel remarquable en terme environnemental.

 

A cette fin, sur la base d’une connaissance fine des enjeux du territoire, la ville a défini ses objectifs pour le développement d’un quartier durable sur le site des Mailles Horizon et du Clos aux Biches.

 

Le renforcement du maillage assurant la desserte et les échanges du territoire conduira à :

 

- améliorer l’accessibilité à partir de l’autoroute A4.

- réaménager l’entrée de ville en sortie de l’autoroute A4.

- repenser les accès au pôle tertiaire, au centre commercial et aux sites du collège et lycée international.

- optimiser l’accessibilité aux transports en commun : RER-A, Bus Est TVM

- consolider la desserte du site du Clos aux Biches à travers l’aménagement de la route de Neuilly et le prolongement de l’avenue Montaigne.

- mailler les réseaux de liaisons douces du Clos aux Biches et des Mailles Horizon, en direction du pôle multimodal.

- relier le nouveau quartier à son environnement et notamment aux bords de Marne.

- aménager un jardin public linéaire Nord-Sud contribuant à créer une armature verte reliant les bords de Marne, le Clos aux Biches aux Mailles Horizon et aux sites du collège et  du lycée international.

 

Le développement du pôle des Portes de Paris autour du collège et du lycée international impliquera :

 

- l’achèvement du programme autour du collège et du lycée international (400 000 m² minimum de bureaux à terme dont le programme des Mailles Horizon),

-la valorisation des franges autoroutières par la construction d’immeubles de bureaux en façade sur les entrées de ville,

- l’amélioration de l’offre en équipement et en services à l’entreprise,

- l’amélioration de la qualité des espaces publics pour renforcer l’image de marque du quartier, le standing du pôle tertiaire, la lisibilité des accès pour les visiteurs et pour les livraisons.

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[1] – Pour accéder à l’intégralité du programme de l’avis de marché, cliquer sur : Programme MOE - Maille Horizon Nord. Le Cahier des Charges détaille la mission de maîtrise d’œuvre pour l’aménagement des espaces publics et les travaux de VRD du secteur Maille Horizon Nord, dont la superficie s’étend sur environ 19 ha.

[2] - On utilise le terme de « Cluster » pour désigner un lieu géographique présentant une concentration d'organismes de recherche, d'enseignement supérieur et de sociétés industrielles, opérant dans un domaine particulier à un niveau de classe internationale. Chaque domaine étant renforcé par l'appui de l'état et des collectivités territoriales. L'ensemble de ces acteurs partageant une vision commune de sa dynamique de croissance et de sa stratégie d’innovation.

Le Cluster Descartes de Champs-Noisy sera conçu pour devenir le futur pôle de référence de la construction, de la maintenance et des services de la ville durable. Son objectif est de permettre la création de liens entre les laboratoires de recherche, les universités et grandes écoles, les entreprises et services publics.

 

 

 

 

 

 

 

Bonne année 2012

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