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28 articles avec grand paris

Présentation du Rosny Métropolitain (phase 2) au salon SIMI 2019

Publié le par ADIHBH-V

SIMI 2019


ROSNY MÉTROPOLITAIN


(PHASE 2)


Un projet Urbain Écologique


d’anticipation environnementale.
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Présentation du Rosny Métropolitain (phase 2) au salon SIMI 2019

L’Établissement Public Territorial Grand Paris Grand Est avec l’accord de la Ville de Rosny-sous-Bois a souhaité poursuivre la réflexion engagée par la commune sur le devenir du secteur Rosny Métropolitain 2, au cœur de la ville de Rosny-sous-Bois.
Cette emprise, située au cœur des projets d’envergure et à proximité immédiate des futures gares de la ligne 11 et de la ligne 15 du Grand Paris Express, présente un fort potentiel de développement.
Il constitue également la rotule entre le centre-ville qui concentre les fonctions administratives et le secteur Nord marqué par la présence du centre commercial Rosny 2.


Réalisation d’une étude de programmation et de conception urbaine


•    Créer un quartier d’anticipation environnementale avancé en matière d’innovation environnementale, tant sur les superstructures que sur les infrastructures,
•    Apporter une réponse architecturale et urbaine aux enjeux du changement climatique et environnemental,
•    Créer un nouvel ensemble urbain de programmation mixte, dense et innovant à proximité du futur pôle Gare Rosny-Bois-Perrier (ligne 11 et 15 Est, RER E) en tenant compte des projets environnants (extension du centre commercial Rosny 2, IMGP 1 : Village vertical, aménagement autour des gares, restructuration urbaine du centre commercial du Bois-Perrier,….),
•    Interroger la question de la programmation tertiaire et contribuer en matière de logements à la poursuite de l’objectif de 25% de logements sociaux sur la ville,
•    Créer des liaisons paysagères et fonctionnelles en particulier entre ce quartier et les quartiers du Bois-Perrier et du Centre-ville.

Exposé oral de Messieurs Claude CAPILLON, Président de l’EPT Grand Paris Grand Est, Maire de Rosny-sous-Bois et de Djamel HAMADOU, Directeur Aménagement et Urbaniste de l’EPT Grand Paris Grand Est :

1ère partie. Cliquer ici

 

2ème partie, cliquer ici

 

3ème partie, cliquer ici

Présentation audiovisuelle :

Cliquer ici :

 

Aller plus loin dans l’expérimentation,


Dans son exposé, Djamel HAMADOU indique qu’une place de parking par logement devra céder sa place à un jardin partagé par logement. Bigre, ça décoiffe…Aussi, le Président de l’ADIHBH-V s’est permis d’interpeller l’orateur en lui demandant quel était le devenir des voitures (électriques ou pas), si l’on ne pouvait plus stationner !
La réponse de Djamel HAMADOU ne souffre d’aucune ambiguïté : Mais Monsieur, il n’y aura plus de voiture individuelle. À la rigueur, vous aurez un pool de quelques véhicules mis en libre-service dans la copropriété, que vous réserverez en fonction de vos besoins…Vous comprenez, il faudra changer nos habitudes !!!.....
Certes c’est expérimental, mais pour le commun des mortels c’est clivant, car en France l’industrie automobile représente 440.000 salariés et 4400 sites de productions. 81% des foyers possèdent une voiture. Plus d’un foyer sur trois à deux voitures ou plus.
Le jour où il va falloir reconvertir tout ce beau monde, ça va en faire des jardiniers…


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Remerciements : Toute notre gratitude à Messieurs Claude CAPILLON et Djamel HAMADOU pour nous avoir communiqué les documents et autorisé la diffusion sur le blog de l’ADIHBH-V.

 

Prévention du bruit dans la Métropole du Grand Paris

Publié le par ADIHBH-V

PLAN


DE PRÉVENTION DU BRUIT


 DANS L’ENVIRONNEMENT


 DE LA MÉTROPOLE


 DU GRAND PARIS
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Prévention du bruit dans la Métropole du Grand Paris

La consultation publique du Plan de Prévention du Bruit dans l’Environnement métropolitain (PPBEM) a débuté le 1er octobre 2019, pour une durée de 2 mois. Élaboré en concertation avec l’ensemble des acteurs métropolitains de l’environnement sonore (autres collectivités, services de l’Etat, opérateurs de transport, associations), le projet de PPBEM a été présenté aux élus métropolitains et arrêté une première fois lors du conseil métropolitain du 21 juin 2019. Enrichi des retours de ces acteurs, recueillis jusqu’à fin septembre, et qui lui sont annexés, le document entre dans la phase de consultation publique réglementaire prévue par la directive européenne 2002/49/CE relative à l’évaluation et à la gestion du bruit dans l’environnement, et sa transposition dans le code de l’environnement.

Prévention du bruit dans la Métropole du Grand Paris

Il présente un diagnostic acoustique réalisé par Bruitparif sur le territoire métropolitain, qui a permis de mettre en évidence des grands secteurs à enjeux prioritaires, dont la population subit les plus forts impacts sanitaires, complétés par des secteurs à enjeux plus locaux, signalés par les collectivités.
L’ensemble des actions, réalisées depuis 10 ans, en cours ou programmées dans les 5 ans à venir par les gestionnaires d’infrastructures de transport et les collectivités, a été recueilli, ce qui permet à l’autorité compétente de définir les priorités de sa politique de lutte contre le bruit pour la période 2019-2024.
Complémentaire des actions portées par les gestionnaires, l’intervention de la Métropole du grand Paris s’articulera autour de 3 grands axes :
1.    Mieux agir pour réduire l’exposition au bruit
2.    Mieux coordonner et mobiliser les acteurs de l’environnement sonore
3.    Mieux partager l’information sur le bruit avec les citoyens
Les informations relatives aux voies routières de compétence communale supportant un trafic supérieur à 3 millions de véhicules par an seront intégrées au PPBE métropolitain et constitueront le PPBE des infrastructures en question, tel que demandé par la directive européenne.
Le projet de PPBE est consultable au siège de la Métropole du Grand Paris, 15-19 avenue Pierre Mendès-France à Paris 13ème (du lundi au vendredi, de 9h à 18h) et en ligne sur le site de la Métropole
https://www.metropolegrandparis.fr/fr/lancement-de-la-consultation-sur-le-plan-de-prevention-du-bruit-dans-lenvironnement-319.

Projet Altival pour rejoindre le métro

Publié le par ADIHBH-V

ALTIVAL :


DE CHEZ VOUS AU MÉTRO !
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Projet Altival pour rejoindre le métro

Le projet :


Le projet de transport Altival facilitera la circulation de vos lignes de bus entre Chennevières et Noisy-le-Grand. Il traversera les communes de Champigny-sur-Marne, Villiers-sur-Marne et Bry-sur-Marne.


Les objectifs :


-    Favoriser l'accès aux transports en commun existants et à venir dont la future ligne 15 du métro Grand Paris Express qui marquera l'arrêt à la gare de Bry-Villiers-Champigny.

-    Mieux desservir le territoire en rompant l'isolement géographique de certains quartiers et en facilitant l'accès aux pôles d'emplois, d'activités et de loisirs.

-    Améliorer le temps de parcours et permettre aux habitants des quartiers isolés de rejoindre le métro rapidement.

-    Participer à l'aménagement de l'espace public en renforçant l’attractivité des commerces, des zones d’emplois, d’activités, de logements, de loisirs, de formation…  


Les aménagements prévus :


Les lignes de bus circulant actuellement à proximité du projet, pourront emprunter le tracé Altival sur tout ou partie de leur itinéraire. Pour diminuer les temps de parcours et améliorer le confort de circulation, les bus emprunteront un couloir réservé. Ces derniers auront la priorité aux carrefours.  
À Noisy-le-Grand, les bus emprunteront la boucle qui contournera le pôle de la gare RER A Noisy-le-Grand-Mont-d'Est. Cette boucle fait partie du projet Est Tvm.
Les boulevards Georges-Méliès et Jean-Monnet à Villiers-sur-Marne et à Bry-sur-Marne feront l'objet d'aménagement à partir de la voirie existante pour créer un couloir dédié aux bus.
Le boulevard Jean-Monnet (RD 10) sera prolongé vers le sud depuis la rue Alexandre Fourny à Champigny jusqu'à la RD4 (Route de la Libération) à Chennevières-sur-Marne.
La voie Sonia Delaunay à Champigny-sur-Marne sera ponctuellement aménagée pour faciliter la circulation des bus.
Le long du tracé, des aménagements paysagers permettront à tous de circuler dans un cadre plus agréable. Un système de fossé végétalisé permettra de récupérer les eaux de ruissellement, favorisant une gestion des eaux plus écologique. 
Une desserte vélo structurante constituera une grande promenade le long de l'axe reliant notamment le fort de Champigny et le Parc Départemental du Plateau
Par la suite, Altival a vocation à être prolongé en direction de Sucy-Bonneuil (RER A).


Le parcours Altival :
 

 

Un accès facilité aux zones d’emplois et de loisirs. Les arrêts de bus sont prévus pour desservir les zones d'emplois comme :
-    Les zone d'activités : Les Boutareines, Marne Europe..
.
-    La gare RER A à Noisy-le-Grand et la future gare Bry-Villiers-Champigny (Ligne P, ligne 15 du Grand Paris Express et RER E)

-    Les espaces verts : le parc départemental du Plateau ou le Fort de Champigny


Création d'une nouvelle voie : Les bus circuleront sur un couloir dédié. Les bus pourront emprunter la nouvelle rue créée. Elle prolongera le boulevard Jean-Monnet (RD10) à l’intersection avec la rue Alexandre-Fourny à Champigny-sur-Marne jusqu'à la route de la Libération (RD4) à Chennevières-sur-Marne. La circulation se fera sur un couloir dédié et ce jusqu’à Noisy-le-Grand. Cette nouvelle rue sera à proximité du Parc départemental du Plateau à l’Ouest et des supermarchés Leclerc, Aldi et Lidl de Champigny-sur-Marne à l’est.


Un accès rapide au métro et aux RER : Les lignes de bus empruntant Altival pourront continuer sur le boulevard Jean-Monnet existant et circuler au-dessus des rails du RER E et des voies de la future ligne 15 du métro Grand Paris Express. Elles marqueront l’arrêt à la nouvelle gare Bry-Villiers-Champigny où la ligne 15, la ligne P et le RER E seront rapidement accessibles.  À cet endroit, le pont existant sera doublé au-dessus des voies ferrées pour permettre le passage des bus sur un couloir réservé. Une station de bus sera en correspondance directe avec la future gare de RER.


Pour rejoindre Bry-sur-Marne, les bus poursuivront sur le boulevard Jean-Monnet, à proximité du Bricorama, du centre commercial Les Armoiries et du magasin Ikea. Ils passeront sous l’autoroute A4 et emprunteront ensuite le boulevard Pasteur pour rejoindre le boulevard Georges-Méliès.


Les lignes de bus rejoindront l’hexagone du Mont d’Est à Noisy-le-Grand. À cet endroit, le projet prévoit la circulation des bus sur le couloir envisagé pour le projet de transport Est-Tvm. Ce couloir fera le tour de l’hexagone du Mont d’Est à Noisy-le-Grand, actuellement à proximité du RER A, de nombreuses lignes de bus, de l’hôpital de Marne-la-Vallée et du centre commercial Arcades.


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Contribution bibliographique : ALTIVAL, La lettre d’information du projet n°3, septembre 2019

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Visite virtuelle du tunnelier du Grand Paris Express à Noisy le Grand

Publié le par ADIHBH-V

VISITE VIRTUELLE

DU TUNNELIER « MALALA »

DU GRAND PARIS EXPRESS
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© Société du Grand Paris / Gérard Rollando

Réalisée en 360°, une visite interactive vous permet de parcourir le chantier du puits Rû de Nesle (Noisy-le-Grand/Champs-sur-Marne) et de découvrir l’intérieur du tunnelier « Malala », qui creuse actuellement à 35 mètres sous terre. Accrochez vos ceintures !


Cliquer ici :
https://www.societedugrandparis.fr/gpe/actualite/la-visite-virtuelle-dun-tunnelier-du-grand-paris-express-


En cours de progression en direction de la future gare Bry – Villiers – Champigny, Malala livre tous ses secrets. Ce tunnelier du Grand Paris Express a commencé sa course souterraine de près de 5 kilomètres sur la ligne 15 Sud, il y a 10 mois. Aujourd’hui, la Société du Grand Paris vous propose de vivre une expérience unique, à bord de cette incroyable machine, longue de 110 mètres et large de 10 mètres. En immersion totale grâce à une visite virtuelle en 360°, vous voici au cœur du tunnelier parti du puits Rû de Nesle à Noisy-le-Grand, et qui, actuellement, creuse à 35 mètres sous terre.
Sur le chantier en surface, avec ses bungalows, ses fosses à déblais, sa centrale à mortier et son pont roulant, au fond du puits d’entrée ou dans la cabine de pilotage du tunnelier, vous naviguez en toute liberté, passant en quelques clics d’un environnement à l’autre
Cette visite est aussi une vraie leçon technologique, permettant de comprendre tout ce qui se passe dans un tunnel et au cœur de ces trains-usines : on retrouve la sainte Barbe nichée à l’entrée du tunnelier, on suit le convoyeur à bande qui évacue les terres du tunnel jusqu’à la surface, on observe les « roues » du tunnelier – des vérins hydrauliques qui permettent à la progression de la machine –, on apprend que l’alimentation électrique nécessaire au tunnelier équivaut à celle de trois TGV, on s’attarde sur la pose des voussoirs ou sur la clé de voûte, on découvre la salle de repos où les compagnons se retrouvent pour déjeuner, sans avoir à parcourir plusieurs kilomètres pour accéder à la base-vie située à la surface. Tel un jeu de piste, la visite propose des bonus, des clés permettant d’accéder à des infographies ou des vidéos.
À la fin de l’année 2019, une quinzaine de tunneliers creuseront le sous-sol francilien pour réaliser le Grand Paris Express. Une telle concentration est inédite en Europe.


Contribution bibliographique : sociétédugrandparis.fr
 

Aller plus loin

Malala, nom du deuxième tunnelier du Grand Paris Express
 

Chantier du Puits Rû de Nesle
 

Des élèves aux commandes des tunneliers du Grand Paris Express


 

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Publié dans Grand Paris

Habitat : Les dangers de la densification à outrance

Publié le par ADIHBH-V

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TOUTE DENSIFICATION

DE L’HABITAT, ACCROÎT
 
LA POLLUTION DE L’AIR
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Habitat : Les dangers de la densification à outrance

Médecin, maire de Coubron (Seine-Saint-Denis), Conseiller régional (UDI) et Président de l’Observatoire Régional de la Santé (ORS) et de la Commission Santé de la Métropole, Ludovic TORO, qui est intervenu le lundi 20 mai lors du colloque sur le Grand Paris de la santé, organisé par Acteurs du Grand Paris, revient sur l’urgence de la mise en place d’une zone à faibles émissions et sur les conséquences désastreuses des déserts médicaux en Ile-de-France.


Pourquoi la Métropole du Grand Paris s’est-elle dotée d’une Commission santé, que vous présidez ?

Il existe des Commissions santé dans les communes, les départements ou à la Région, il nous a semblé essentiel, avec Patrick OLLIER, d’en créer une au sein de la Métropole, en particulier à l’occasion de la mise en place d’une Zone à Faibles Emissions (ZFE). L’erreur commise en matière d’environnement, c’est que l’on a tendance à partir de l’environnement pour arriver à la santé. Alors qu’il faut procéder à l’inverse : commencer par la santé pour aboutir à l’environnement. Ce raisonnement vaut notamment dans le débat relatif à la mise en place d’une Zone à Faibles Émissions.


Plus les particules sont fines, plus elles pénètrent dans les poumons puis dans le sang, et enfin dans nos organes. Les filtres à particules dont sont équipées les automobiles les plus récentes sont donc loin d’être la panacée, car celles qui échappent aux filtres sont encore plus fines. On constate une augmentation du nombre d’infarctus, ces particules bouchant les artères tout comme le cholestérol, le sucre ou le tabac. Les pathologies respiratoires et cardiovasculaires sont en nette augmentation. Aujourd’hui, toute nouvelle construction est un facteur de pollution, sauf à mettre en place de très gros moyens financiers. Or on nous répète chaque jour qu’il faut densifier encore nos territoires !


Pourquoi la ZFE n’est-elle pas approuvée par l’ensemble des maires ?


Dans certaines Communes, un grand nombre d’habitants possèdent un véhicule classé en crit’air 5 et sera donc impacté par la ZFE. C’est une des raisons majeures d’opposition à la mise en place d’une ZFE. Or il n’est pas difficile de comprendre que la réduction des facteurs de pollution améliore la qualité de l’air. Il faut donc aider les plus modestes à changer de véhicule, en augmentant d’une façon plus importante les aides financières allouées. Il faut mettre le paquet sur un réel développement de nos transports en commun en périphérie, indispensable pour combattre une trop grande densification centrale. Pour la qualité de vie de nos habitants et de l’air qu’ils respirent. Le nombre de nos concitoyens porteurs de pathologies pulmonaires et cardiovasculaires ne cesse de croître.


Pourquoi vous préoccupez-vous de ces questions ?

Je suis médecin et maire de Coubron, où la pollution de l’air est sans doute moindre qu’ailleurs dans le Grand Paris, c’est pourquoi je me bats chaque jour contre tous ceux qui veulent supprimer les espaces verts dans ma ville, au profit d’un urbanisme intensif. Je suis président de la commission santé et environnement de Grand Paris Grand Est, vice-président de la commission santé de la région Ile-de-France et président de l’Observatoire régional de la santé, qui publie des documents essentiels sur ces sujets, hélas peu repris.


Il existe donc des déserts médicaux en petite couronne ?


Depuis 20 ans. J’ai été conseiller départemental de Seine-Saint-Denis, et j’ai alerté à ce sujet l’ensemble des autorités compétentes, alors qu’il manquait déjà des médecins généralistes dans certaines communes. Mais rien n’a jamais été fait. Le département de Seine-Saint-Denis a décidé, à cette époque, d’allouer 1 000 euros par mois aux médecins décidant d’exercer en Seine-Saint-Denis. Ce dispositif existe toujours mais n’apporte pas les résultats escomptés. Plus de 70 % des médecins formés en Seine-Saint-Denis, à Avicennes (Bobigny), choisissent d’aller exercer en dehors du département… Les déserts médicaux ne concernent d’ailleurs pas que la Seine-Saint-Denis et gagnent, depuis longtemps et très rapidement, pratiquement tous les départements.


Le prix de l’immobilier dans le Grand Paris contribuerait à expliquer pourquoi des médecins partant à la retraite ne parviennent plus à trouver de remplaçant ?


Non. Le problème principal vient des décisions qui ont été prises, depuis la loi du 15 novembre 1995 de réduire le nombre de médecins formés chaque année, pour des raisons d’économie. Les études de santé sont longues et coûteuses, et certains se sont dit que, pour réduire les dépenses de santé, il suffisait de réduire le nombre de prescripteurs. C’est une aberration majeure.


On vit de plus en plus longtemps, ce qui entraîne un développement des pathologies. Par ailleurs, le nombre d’habitants augmente. Enfin, les médecins généralistes qui, il y a quelques années encore, travaillaient de 7 à 22h avec des gardes de nuit et le week-end ont laissé la place, logiquement, à des médecins qui aspirent à une qualité de vie avec moins d’heures d’exercice. La profession s’est féminisée, plus de 50 % des médecins sont des femmes, qui ne souhaitent pas non plus sacrifier leur vie de famille. On ne l’a pas compris et on a laissé la situation s’aggraver progressivement.


On savait que la population augmenterait, que les médecins changeraient leurs comportements, que l’on vivait de plus en plus vieux, mais on n’a pas augmenté le numerus clausus. Et sa suppression récente, équivalente à une augmentation de 20 % du nombre des médecins formés chaque année, n’est pas à la hauteur des enjeux et prendra dix ans avant de faire sentir ses effets. Qui plus est alors que 25 % des médecins n’exercent pas la médecine à l’issue de leur cursus. Et que la moyenne d’âge des médecins de Seine-Saint-Denis s’élève à 60 ans. C’est une responsabilité collective, partagée par tous les gouvernements. L’engorgement des urgences, déjà saturées, va encore s’amplifier, avec des temps d’attente de plus en plus longs.


Pouvez-vous l’illustrer ?


L’espérance de vie en 1980 était de 70 ans, contre 80 aujourd’hui. La Seine-Saint-Denis compte 54 médecins pour 100 000 habitants, contre 71 en moyenne régionale en Ile-de-France. La population française est passée de 60 millions en 1999 à 67 millions en 2019 ! De nombreux étudiants étrangers viennent se former dans nos hôpitaux. Auparavant, une fois formés, ils repartaient ensuite dans leur pays d’origine pour exporter les compétences acquises, mais ils sont aujourd’hui de plus en plus nombreux à exercer en France, face à la pénurie de personnel médical disponible dans nos structures sanitaires. À tel point que, dans certaines spécialités telles que l’anesthésie, plus de la moitié des praticiens n’ont pas été formés initialement dans nos facultés. Cela ne pose pas de problème en soi. Mais pourquoi avoir refusé à nos lycéens, une fois le baccalauréat obtenu, le droit de faire des études de médecine ? De même, les médecins généralistes ne trouvent plus de remplaçant. Et je ne parle pas de certaines spécialités, pour lesquelles les délais sont de plusieurs mois.


Est-ce le rôle des collectivités de lutter contre cette pénurie de médecins ?


Face à l’immobilisme des Gouvernements et des Ministères de la Santé successifs, nous sommes contraints de prendre des mesures : les Collectivités locales ne possèdent pas de compétences particulières en matière de santé, mais nous sommes au contact direct de la population et nous ne pouvons demeurer inactifs : il nous faut allouer des bourses, des aides à l’installation, sécuriser les cabinets médicaux, faire des maisons de santé… Mais cela n’est absolument pas suffisant et les mesures nécessaires relèvent directement de l’État.


Vous constatez le développement des hôpitaux privés ?


Ils sont en plein développement en Seine-Saint-Denis, et ailleurs en Île-de-France. On va très clairement vers une médecine de plus en plus privée, avec des dépassements des tarifs de la Sécurité sociale de plus en plus fréquents. Des mutuelles de plus en plus chères pour obtenir des remboursements suffisants. C’est un changement total du modèle de santé français, qui consistait à garantir à l’ensemble de la population une égalité d’accès aux soins et une égalité de traitement.


Recrudescence de la tuberculose en Seine-Saint-Denis !


  « Lorsque Roselyne BACHELOT, alors Ministre de la Santé, a décidé en 2007 de supprimer l’obligation de vaccination contre la tuberculose, je l’avais alertée sur la nécessité de la maintenir en Seine-Saint-Denis, où l’on dénombrait déjà trois à quatre fois plus de cas de cette maladie qu’ailleurs, rappelle Ludovic TORO. Mais l’on a refusé de faire de la Seine-Saint-Denis une exception. Aujourd’hui, la tuberculose poursuit sa progression, compte tenu de la densification de la population et d’un manque de contrôle sanitaire. Les habitants du département souffrent d’un moindre accès aux soins, d’un accès plus tardif, or plus vous êtes soigné tôt plus votre espérance de guérison est importante. Les études de l’ORS montrent que les pathologies sont prises en charge trop tardivement en Seine-Saint-Denis, ce qui coûte plus cher dans les traitements et donne plus de séquelles. »

En chiffres !


Contribution bibliographique : Le Journal du GRAND PARIS n° 218 – Ludovic TORO, Médecin, Maire de COUBRON (93), Membre du Territoire T9.


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