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Du " rififi " aux Bas Heurts !

Publié le par ADIHBH-V

LES BAS-HEURTS

AU CINEMA !  

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  Photo 1- Joey STARR

Joey Starr

 

La Société de productions cinématographiques LGM FILMS a le plaisir de nous annoncer le tournage de son prochain long métrage intitulé à ce jour " 36 heures à tuer " et réalisé par Tristan Aurouet.

 

Le tournage aura lieu du 9 au 16 décembre 2013 dans le pavillon situé au 47, rue des Aulnettes, appartenant à l’EPF-IdF, en accord avec la Mairie de Noisy-le-Grand. La décoration devrait commencer le 18 novembre.

Selon les informations, le réalisateur de " Narco " dirigera pour son troisième long-métrage Joey Starr, Manu Payet et Alice Belaïdi dans cette comédie policière au scénario encore confidentiel.

Le  talent d’acteur de Joey Starr n’est plus à démontrer, surtout depuis son rôle très émouvant dans Polisse en 2011. Son interprétation de policier au sein de la brigade des mineurs lui avait valu une nomination aux César. Joey Starr retrouvera cet univers mais dans un tout autre registre, celui de la comédie. 

Pour donner la réplique à l'impressionnant ex-leader de NTM, à la voix et à la présence inimitables, Alice Belaïdi, la Sophie déconcertante de la série Working Girls et Manu Payet, vu dans " Nous York " de Géraldine Nakache.


Filmographie de Tristan AUROUET

Photo 2-NARCO 

" Narco " (2003)


Tristan Aurouet (né en 1973) est un réalisateur  et un scénariste de film de nationalité française. Après un court-métrage baptisé " 2 minutes 36 de bonheur ",Tristant Aurouet, avec son comparse Gille Lellouche, réalise de nombreux clips, comme pour Dany Brillant, Pascal Obispo, MC Solaar, NTM, etc. En 2003, il dirige l'un des sketchs de Zéro, un film collectif exclusivement produit par Luc Besson. Un an plus tard, il réalise son premier long-métrage, " Narco " (toujours en compagnie de Gilles Lellouche), pour lequel il réunit une pléiade de grands noms du cinéma français, tels Benoit Poelvoorde, Guillaume Canet, Zabou Breitman, François Berléand ou encore Jean- Pierre Cassel.

Chevauchant avec le petit écran via la série télévisée " Les Lascars ", Tristan Aurouet n'oublie pas pour autant le cinéma puisqu'il tourne " Mineur 27 " en 2011. Dans ce polar noir ayant pour thème central le traumatisme engendré par un pédophile, avec Jean Hugues Anglade, il dirige un casting composé notamment de jeunes comédiens prometteurs : Nassim Si Ahmed, Finnegan Oldfied et Marie Ange Casta (Jadis Noiséenne et sœur de Laetitia) et de son habituel compère Gilles Lellouche.

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Densifier le tissu pavillonnaire ?

Publié le par ADIHBH-V

 

UN REMEDE INNOVANT

POUR DENSIFIER

LE TISSU PAVILLONNAIRE !


 

 

 

BIMBY - Photo 10

 

 

 

 

Et si la densification de la ville passait par la densification des zones pavillonnaires ? L'idée en revient à deux architectes, Benoit Le Foll et David Miet, passés par le Ministère de l'Ecologie. Leur concept BIMBY, Build in My Back Yard (construire dans mon jardin), repose sur une idée simple, réaliser des logements sur des parcelles déjà construites quitte à « grignoter » sur plusieurs terrains.

 

Un concept de reconquête de terrains urbanisés au lieu de gagner sur les terrains agricoles qui a du sens en France, où l'on compte 15 millions de maisons individuelles. En 2009, le projet a été sélectionné par l'Agence Nationale de la Recherche (ANR) dans le cadre de son programme ville durable. Soit bien après le projet de ZAC du Clos aux Biches, sur le quartier des Bas-Heurts, à Noisy-le-Grand.

 

Ce nouveau mode de développement urbain a fait l’objet de notre billet du 17 novembre écoulé   (Cliquer sur : Un nouveau mode de développement urbain). La démarche BIMBY se doit aussi aujourd’hui de susciter les initiatives des habitants et encourager les élus dans l’élaboration de la stratégie de développement urbain de leur commune. Ci-après quelques idées pour convaincre élus et habitants.

 

Auprès des habitants, une ressource inattendue :

 

-     Structurer sa parcelle et valoriser son patrimoine,

-     Acheter et diviser un terrain pour en vendre une partie et construire sur l’autre, voire y habiter,

-   S’assurer un complément de revenu en vendant le terrain à bâtir et mobiliser une partie du capital de vente du nouveau terrain pour financer des projets (rembourser un prêt, financer l’aménagement des combles, renouveler sa voiture, assurer les frais d’études de ses enfants,….,

 

L’occasion d’adapter son logement à ses besoins :

-     Rénover et adapter sa maison pour la retraite,

-   Construire une autre maison plus petite et mieux adaptée à sa condition physique, tout en ne changeant pas de quartier,

-     Diviser son terrain devenu trop difficile à entretenir,

-     Diviser sa parcelle pour y construire une maison de plain-pied,

 

Participer au développement de sa commune :

-     Etre acteur de l’urbanisme dans sa ville,

-   Permettre aux primo accédants de rester dans le tissu urbain en proposant des terrains plus petits et moins chers,

-    Permettre aux ménages avec enfants de trouver des terrains à bâtir à proximité de leurs lieux de travail, des équipements scolaires et du centre de la commune.

 

Auprès des élus, répondre aux besoins de leurs administrés :

 

-     Fabriquer un urbanisme sur mesure et à moindre coût pour la collectivité,

-    Faire profiter les particuliers des gains financiers générés par l’urbanisation et éviter que tous les bénéfices ne reviennent à un unique lotisseur et propriétaire foncier,

-     Enrayer la pression foncière,

-    Permettre aux habitants de changer de domicile sans changer de quartier tout en améliorant leur cadre de vie,

-    Améliorer l’attractivité globale du parc de logements et répondre chaque année à une partie des besoins en logements,

-     Accueillir de nouveaux habitants dans les tissus urbains existants et ainsi continuer à optimiser certains services, crèches, écoles,…en accueillant des populations jeunes,

- Proposer des solutions de logements adaptées aux nouveaux enjeux sociodémographiques comme le vieillissement ou le desserrement des ménages,

 

Développer un urbanisme plus durable :

 

-       Promouvoir un développement équilibré de la commune,

-       Limiter la consommation de foncier et préserver les espaces naturels et agricoles,

-       Favoriser le renouvellement urbain,

-       Maîtriser la vitesse de densification,

-      Développer l’offre de logements dans des espaces proches des centres et équipés en réseaux et transports,

-       Construire de la maison individuelle à étalement urbain nul,

-   Fabriquer un urbanisme sur mesure et à moindre coût sans maîtrise foncière publique,

-       Favoriser la mixité sociale,

-       Pratiquer un urbanisme démocratique,

-       Mobiliser la filière locale de construction.

 

Premiers retours d’expériences : une démarche innovante

de travail avec les habitants.

 

BIMBY - - Photo 11

Tremblay-sur-Mauldre

 

Cette publication exceptionnelle (cliquer sur : BIMBY, premiers retours d’expériences) restitue les premiers résultats de deux expérimentations concrètes menées au sein du Parc Naturel Régional de la Haute Vallée de Chevreuse, en partenariat avec deux communes pilotes : le Tremblay sur Mauldre – 78490 et les Essarts-le-Roi - 78690. Ainsi :

 

Joseph Le Foll, Maire du Tremblay sur Mauldre : « Il y a eu bien sûr des inquiétudes au début, mais il s’avère que nous ne nous étions pas donné les moyens d’expliquer la démarche aux habitants. Une fois que les habitants ont compris qu’elle ne visait pas à les contraindre mais à leur offrir des opportunités, un véritable enthousiasme est né. BIMBY repose sur l’initiative volontaire des habitants, dans un cadre défini et maîtrisé par la commune. Tout le monde pourra donc y trouver son intérêt. On a d’abord proposé une réunion publique de présentation de la démarche. Mais l’essentiel, c’est que l’on a invité chaque habitant à venir rencontrer un architecte pendant une heure pour discuter de l’avenir de sa parcelle. Cette démarche a permis aux habitants d’exprimer leurs besoins.

Et c’est en s’appuyant sur ces besoins que la commune va pouvoir justifier la politique qu’elle souhaite mettre en place.

 

Jacques Bouchet, Maire des Essarts-le-Roi : « Dans le cadre de l’élaboration de notre Plan Local d’Urbanisme, nous réfléchissons à plusieurs pistes pour créer les logements dont nous avons besoin, en évitant le plus possible de s’étendre sur les espaces agricoles et naturels, en cohérence avec notre engagement récent dans le Parc. Les consultations BIMBY avec les habitants ont révélé qu’en favorisant une division parcellaire de qualité, on permettrait la création de petits terrains à bâtir ou de petites maisons en location, pouvant être réalisées dans un tissu urbain déjà équipé et desservi par une gare. Cette offre, aujourd’hui limitée sur la commune, permettrait à de jeunes ménages qui ne le peuvent pas actuellement de venir s’installer aux Essarts. Un autre aspect positif, ce sont les consultations qui permettent d’associer étroitement et de manière constructive des habitants à la réflexion sur le Plan Local d’Urbanisme, en les amenant à s’interroger sur la manière dont leurs projets personnels peuvent répondre aux ambitions et aux besoins de la commune et du territoire. »

 

David Miet, copilote du projet de recherche BIMBY – Centre d’Etude Technique de l’Equipement d’Ile-de-France : « En interrogeant les habitants de deux communes des Yvelines, qui s’apprêtaient à modifier leurs règles d’urbanisme, nous nous sommes aperçus qu’une grande partie d’entre eux a des projets, des aspirations, des souhaits de transformation de son habitat : les propriétaires de maisons individuelles peuvent libérer de nombreux terrains à bâtir dans des territoires stratégiques pour les communes, si l’on décide de faire l’urbanisme avec eux. ».

 

A suivre……

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Contribution bibliographique :

 

-       Préfecture de l’Oise, « Les cahiers de l’Oise » n° 129 Janvier 2013,

-       www.bimby.fr: Premiers retours d’expériences

 

Encore une modification du PLU (Plan Local d'Urbanisme) à Noisy le Grand !

Publié le par ADIHBH-V

 

 

 

PLU DE NOISY-LE-GRAND, MODIFICATION n° 3-AA

 

 

 

 PLU 3 - Photo 1 

 

Du lundi 18 novembre au mercredi 18 décembre 2013, les Noiséens sont invités à participer à l’Enquête Publique sur le projet de modification n°3 du Plan Local d’Urbanisme (PLU).

Cette modification a tout d’abord pour objet de permettre la réalisation du projet du Clos d’Ambert inscrite au sein du Plan Local d’Urbanisme et faisant déjà l’objet d’une orientation particulière. Ensuite, la modification a également pour objet de procéder ponctuellement à des ajustements mineurs concernant la rédaction du règlement des zones UA, UB, UC, UD, UE, UM de tout Noisy-le-Grand, clarifiant ainsi la règlementation concernant les rejets d’eaux pluviales et précisant la définition d’une toiture terrasse végétalisée.

 

Le dossier d’enquête publique est consultable en ligne grâce aux liens de téléchargement figurant ci-dessous.

 

Vous pouvez également aller consulter les pièces du dossier et consigner vos observations à la Direction de l’Urbanisme et de l’Aménagement, aux jours et heures habituels d’ouverture de l’Hôtel de Ville.

 

Le commissaire enquêteur recevra le public les :

·   Le lundi de 18 novembre 9h à 12h à la Direction de l’Urbanisme et de l’Aménagement

·   Le samedi 23 novembre de 9h à 12h dans la Salle n° 308 des Commissions (niveau 2)

·   Le mardi 3 décembre de 15h à 18h à la Direction de l’Urbanisme et de l’Aménagement

·   Le mercredi 18 décembre de 15h à 18h à Direction de l’Urbanisme et de l’Aménagement

Vous pouvez également adresser un courrier à : Monsieur le Commissaire Enquêteur, Projet de modification n° 3 du plan local d’urbanisme, Hôtel de Ville, BP 49, 93161 Noisy-le-Grand Cedex.

 

Consulter le dossier en ligne et télécharger

http://www.noisylegrand.fr/ma-mairie/vie-citoyenne-participation/enquetes-reunions-publiques/

 

 

Ou directement depuis notre site  


·   Note de présentation, article R123-8 du code de l’environnement,

·   1. Pièce administrative,

·   2. Rapport de présentation de la modification n°3 du PLU,

3. Pièces modifiées

·   3.1. Orientation d’aménagement (orientation n° 1 modifiée),

·   3.2.  Règlement (extraits des articles modifiés),

3.3. Zonage

·   3.3.1. Plan 5.1 : Plan de zonage Nord,

·   3.3.2. Plan 5.6 : Secteurs de mixité sociale,

·   Plan de zonage couleur,

Pièces annexées au dossier

·    ZAC du Clos d’Ambert : Étude d’impact, mise à jour des données non connues au moment du dossier de création,

·   Information relative à l'absence d'observations de l'autorité environnementale,


Mais de qui se moque-t-on ?


Encore une fois Le Vrai Journal de Noisy-le-Grand n’a pas la même lecture du match. Noisy mag n°198 de novembre, nous annonce page 11 : « Dernier point remarquable de ce projet : Dans un souci de continuité urbaine, les immeubles en bordure de ce nouveau quartier (Clos d’Ambert), ne dépasseront pas les 3 étages, afin d’éviter une rupture avec les environs plutôt pavillonnaires ». Alors que la consultation approfondie des dossiers de l’Enquête publique nous montre rues de la Justice et rue de Reims, des constructions R+4+C, soit plus de 18 m de hauteur. Les rues de Malnoue et Jules Ferry quant à elles, verront des immeubles de R+5+C.

Alors, pourquoi vouloir en permanence conjurer la vérité et raconter des fadaises aux Citoyens du Marnois-Clos d’Ambert. C’est inacceptable !


Pétition en ligne


Nos amis de l’Association de Défense du Clos d’Ambert ‘ADCA), mettent une pétition en ligne. Cliquer sur : Lettre-petition-Enquete-publique-modification-n--3-du-nouveau-PLU.pdf 

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Un nouveau mode de développement urbain pour Noisy ?

Publié le par ADIHBH-V

 

UN NOUVEAU MODE

DE DEVELOPPEMENT URBAIN :

LE PROJET BIMBY !

   BIMBY-Photo1

Une nouvelle maison construite entre deux maisons, après division de la parcelle de droite, créant un front de rue et préservant l'intimité des maisons voisines.
 

What’s BIMBY ? (Qu’est ce que BIMBY ?)

 

Posséder sa maison individuelle avec son garage et son jardin incarne pour 9 Français sur 10 le rêve d'une vie bien chez soi, alliant confort individuel et désir d'autonomie. Comment allier cette idée à un développement urbain plus durable ?

BIMBY, « Build In My Back Yard », en Français « Construire dans mon jardin », est une démarche de densification douce des quartiers pavillonnaires existants, contrairement à feu la méthode violente de la « tabula rasa » proposé par la commune de Noisy-le-Grand sur le quartier des Bas Heurts en octobre 2004.

Le projet BIMBY vise à la définition, à court terme, d'une nouvelle filière de production de la ville, qui soit capable d'intervenir là où les filières "classiques" sont incapables d'intervenir : au sein des tissus pavillonnaires existants, qui représentent la grande majorité des surfaces urbanisées en France et certainement en Europe. Sélectionné en 2009 par l'Agence Nationale de la Recherche (ANR) dans le cadre de son appel à projets "Villes Durables'', le projet BIMBY est piloté par deux services du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie : le Centre d’Etude Technique de l’Equipement (CETE) Normandie Centre et d’Ile-de-France (1).

Depuis le début des travaux du projet BIMBY, ceux-ci ont suscité un très fort intérêt d'un grand nombre d'institutions et de collectivités territoriales qui ont souhaité, pour certaines, engager immédiatement une diffusion, des études et des expérimentations sur leur territoire : il s'agit des partenaires initiateurs de démarches BIMBY parallèles, qui ont su trouver des financements spécifiques afin de développer de telles approches, qui viennent compléter les travaux du projet de recherche BIMBY et son partenariat initial.


... initié par l'habitant, maîtrisé par la commune ...

 

L'hypothèse centrale du projet BIMBY, c'est la capacité des acteurs de l'urbain (habitants, techniciens, élus) à mobiliser le foncier des tissus pavillonnaires existants qui permettra de financer le renouvellement et la densification progressive de ces quartiers. On observe en effet que dans de nombreux cas, l'intérêt des individus (notamment à diviser un terrain pour mieux valoriser son bien sur le marché immobilier) peut aller dans le sens des intérêts de la collectivité (à proposer une offre diversifiée de logements individuels sur son territoire sans engendrer d'étalement urbain) :

- si l'on sait encourager, maîtriser et canaliser ces initiatives individuelles par la définition de règles d'urbanisme adéquates et la mise à disposition d'un conseil au particulier en matière d'architecture et d'urbanisme dense.

- si l'on cible les moments où les intérêts individuels et collectifs se rejoignent, notamment au moment des ventes des maisons individuelles ou à l'occasion des évènements et des projets de vie des habitants. (ndlr : sans forcément les expédier en maisons de retraites ou dans d’autres communes du fin fond d’un autre département, à 80 km de la Capitale).

David Miet et Benoit Le Foll, initiateur de cette démarche, présentent BIMBY comme un nouveau mode de développement urbain initié par l’habitant, maîtrisé par la commune, et visant à faire émerger la ville durable des tissus pavillonnaires existants.

Les modes de vie des habitants des quartiers pavillonnaires évoluent : recompositions familiales, départ des enfants, évolutions professionnelles ou retraites, et conduisent certains à rechercher une nouvelle adaptation de leur habitat.

 

Parmi les situations de logements devenus inadaptés, il est à noter la surface habitée par personne qui augmente, des étages inaccessibles aux personnes âgées, des grands jardins à entretenir, … qui poussent les occupants à devoir repenser leur

habitat à venir.

 

En approfondissant la réflexion, les deux initiateurs constatent que les modes de vie se sont urbanisés, que la population française vieillit, que les souvenirs de la vie isolée à la campagne s'estompent peu à peu, que beaucoup sont prêts à vivre dans des surfaces plus restreintes si les services deviennent plus accessibles, …

Ce sont ainsi des dizaines de milliers de terrains à bâtir qui pourraient ainsi être libérés chaque année dans les tissus pavillonnaires construits ces dernières décennies, sans engendrer aucun étalement urbain et à un coût minime pour la collectivité.


... visant à faire émerger la ville durable des tissus pavillonnaires existants

 

Les perspectives offertes par une telle filière nous invitent à changer la façon dont nous envisageons actuellement la croissance des villes. Les travaux de David Miet et Benoit Le Foll suggèrent en effet :

- D’un point de vue économique : qu’il est possible de fabriquer un urbanisme sur mesure et à moindre coût pour la collectivité, sans maîtrise foncière, en permettant à l’ensemble des propriétaires de maisons individuelles de mobiliser une partie de leur patrimoine foncier pour financer la réalisation de leurs projets, notamment en détachant une partie de leur terrain pour la valoriser en tant que nouvelle parcelle constructible.



BIMBY-Photo2

 

- D’un point de vue environnemental : qu’il est possible de construire, sur ces parcelles produites à l’unité et dans les tissus urbains existants,  de la maison individuelle à étalement urbain nul, tout en maintenant des densités faibles et sans engendrer de pression foncière, ceci dans des quantités qui permettraient de répondre chaque année à une part significative des besoins en logements.

- D’un point de vue social : qu’en redonnant à l’habitant un rôle fort de maître d’ouvrage de la production de l’habitat, on donne à la collectivité de puissants leviers pour porter une politique urbaine ambitieuse, fondée sur la mise en synergie des projets des habitants et des projets de la collectivité, et ceci en faisant appel aux entreprises locales de construction, qui sont les plus économiques et les plus créatrices d’emplois.


Les premiers résultats

 

Après 3 ans de travaux, et l'achèvement du projet ANR BIMBY, plusieurs résultats peuvent être dégagés sur lesquels s'appuient les nouvelles expériences BIMBY en cours de montage pour l'année 2013, nous en parlerons dans nos prochains billets.

Si le quartier pavillonnaire des Bas Heurts de Noisy-le-Grand m’était compté !

A suivre…..

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Contribution bibliographique :

-        http://bimby.fr: le 04 janvier 2011, Le projet ANR BIMBY : « Le projet BIMBY en quelques mots », sous la plume de David Miet et Benoit Le Foll.

-        Préfecture de l’Oise, « Les cahiers de l’Oise » n° 129 Janvier 2013.

(1)- le projet de recherche BIMBY, d'un budget global de 3,1 millions d'euros sur 3 ans, a rassemblé pendant 3 années 10 partenaires publics. A savoir : les Communautés d'Agglomération de Rouen et de Saint-Quentin-en-Yvelines, le CAUE de l'Eure, les Écoles Nationales Supérieures d'Architecture de Paris Belleville, Rouen et Marseille, le LATTS (ENPC) et le RIVES (ENTPE), ainsi que deux bureaux d'études du Réseau Scientifique et Technique du MEEDDTL : le CETE Normandie Centre (pilote du projet) et le CETE Ile-de-France (co-pilote).

Le Schéma Directeur de la Région Ile-de-France 2030

Publié le par ADIHBH-V

 

S.D.R.I.F.

ILE-DE-FRANCE 2030

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Ile-de-France 2030-Photo

 

Le Schéma Directeur de la Région Ile-de-France (SDRIF), un document de 700 pages, a été adopté par l'assemblée générale du Conseil Régional d'Ile-de-France le 18 octobre 2013. Il définit les grands projets pour la Région d'ici 2030 et donne une vision de ce que sera la Région d'ici vingt-cinq ans sur le plan des logements, des services, des déplacements, activités, loisirs, qualité de l'air, espaces naturels…

Ce projet devait être initialement adopté en 2008 mais il a finalement été repoussé pour intégrer le Grand Paris, avec le futur métro automatique en rocade, et les aménagements afférents, comme les nouvelles gares notamment. Il a fait l'objet d'une enquête publique au cours du printemps 2013 et a reçu un avis favorable, à l'unanimité, de la commission d'enquête publique.

Et le Grand Paris ?

 

A la région Ile-de-France, les groupes politiques ont déposé de nombreux amendements : 211 pour l'UMP, 45 pour le Front de Gauche, 20 pour Europe Ecologie-Les Verts et 3 pour l'UDI. Ainsi, la question du futur Grand Paris, avec le projet de loi créant une Métropole du Grand Paris (voir notre billet du 03/11/2013), en cours de discussion au Parlement, s'est largement invitée dans les débats. Pour l’UMP, le SDRIF repose sur un malentendu car toute l'architecture du projet (logements, emplois), se fonde sur le déploiement rapide du Grand Paris Express. Or, tout porte à croire qu'il sera au mieux retardé, ou pire pas réalisé dans sa globalité. L'UDI a même annoncé le dépôt d'une motion de rejet du SDRIF, considéré comme « mort-né » puisque n'intégrant pas le projet de loi, jugé « antidémocratique » de modernisation de l'action publique territoriale qui comporte la création de la Métropole du Grand Paris.

Les élus régionaux ont toutefois voté un amendement précisant que le Conseil Régional souhaite que la création d'une nouvelle structure métropolitaine s'appuie sur un renforcement des structures intercommunales et reflète le caractère multipolaire de l'Ile-de-France. Le Conseil Régional insiste sur le fait que la création de cette structure se fasse dans le respect de l'ensemble des compétences de la région et préserve la totalité de ses moyens financiers.


Le SDRIF va s'imposer aux documents d'urbanisme !


Le texte deviendra opposable aux collectivités, particulièrement sur le volet de l'urbanisme. Il deviendra en effet la référence et s'imposera aux Contrats de Développement Territorial (CDT), aux Schémas de Cohérence Territoriale (SCOT), et aux Plans Locaux d'Urbanisme (PLU). Ces documents devront être juridiquement compatibles avec le SDRIF. Quelle que soit leur échelle (régionale, communale…), ils devront partager les mêmes objectifs et orientations. Les SCOT et les PLU ont trois ans pour être révisés par les élus locaux et devenir compatibles avec le SDRIF, indique le document de la région. Les CDT quant à eux sont en cours de signature, jusqu'à la fin de l'année 2014.

Un Contrat de Développement Territorial Grand Paris Est Noisy-Champs  a été validé le lundi 9 septembre 2013 en présence de Jean DAUBIGNY, Préfet de la Région Ile-de-France (1). Cliquer sur : http://www.valmaubuee.fr/cdt-grand-paris-est-noisy-champs/

En matière de développement économique et de création d'emplois, le SDRIF fixe un objectif de 28.000 emplois par an d'ici 2030, avec 2,5% de croissance en moyenne. La réindustrialisation d'une partie de l'économie régionale, notamment en Plaine de France, en Seine Aval et Seine Amont, dans le sud de la Seine-et-Marne, est prévue pour booster le développement et l'emploi, tout comme le développement de nouvelles filières économiques (véhicules électriques, agro-matériaux), d'Ecopôles et la diffusion du très haut débit (5 millions de foyers desservis en 2030).
Les nouveaux aménagements, liés au Nouveau Grand Paris, doivent aussi permettre de contribuer au développement de la région. Au total, 77 nouvelles gares vont être créées, avec 240 kilomètres de ligne nouvelle de métro. Ces transports dans le Nouveau Grand Paris représentent 42 chantiers et 57.400 emplois créés en cinq ans, et entre 115.000 et 315.000 emplois à terme.

Par ailleurs, l'Assemblée Régionale a adopté plusieurs dispositions destinées à tirer les leçons de l'enquête publique qui s'est tenue du 28 mars au 14 mai 2013. Dans cet esprit, notamment pour l’Est Francilien, d'engager le réaménagement du Pont de Nogent (94) à l'horizon 2020, afin de fluidifier la circulation du secteur, d'améliorer les cheminements piétons et cyclables et de créer de nouveaux accès à l'autoroute A4

Enfin, en ce qui concerne le volet logements, le SDRIF fixe un objectif ambitieux de 70.000 logements par an, soit la construction de 1,5 million de logements d'ici 2030. Il s'agit du double du rythme de construction actuel. Le document fixe aussi un objectif de 30% de logements sociaux.


20% d'agriculture biologique d'ici 2020

 

L'autre volet du SDRIF concerne la transition écologique, censée améliorer la qualité de vie des Franciliens. La région mise dans ce domaine sur la reconquête des terres agricoles, avec plus de 400 hectares par an préservés par rapport au SDRIF de 1994 et 250.000 hectares de réservoirs de biodiversité préservés d'ici à 2030. Elle compte aussi créer près de 80 espaces verts d'intérêt régional, soit 2.300 hectares de parcs et jardins en plus. L'objectif est d'atteindre 10 m2 d'espace vert par habitant en zone centrale et 25 m2 en zone périurbaine. Au total, 89% d'espaces agricoles, boisés et naturels, doivent être maintenus dans l'espace rural à l'horizon 2030. En matière d'agriculture, la région souhaite pérenniser la production grâce à la préservation des espaces agricoles, la relocalisation de la production et le développement des circuits courts et l'accompagnement des exploitations. L'objectif est d'atteindre 20% d'agriculture biologique d'ici 2020, indique le document de présentation de la Région, le SDRIF entend favoriser la formation et l'installation de jeunes agriculteurs et de leurs salariés, les programmes agri-urbains et les pôles maraîchers biologiques, ainsi que des dispositifs d'intervention foncière."

Le document doit être maintenant validé par le Conseil d'Etat, en principe avant la fin de l'année 2013. La mise en œuvre du SDRIF pourrait ensuite intervenir dès le début 2014.

 

Plus d’informations sur :

http://www.iau-idf.fr/debats-enjeux/le-schema-directeur-de-la-region-ile-de-france-sdrif.html

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Contributions bibliographiques :

- Localtis.info, le 17/10/2013, Emilie Zapalski,

- Le Point.fr, le 18/10/2013, AFP,

- http://www.iledefrance.fr, le 20/10/2013, Pierre Chapdelaine,

- Localtis.info, le 21/10/2013, Emilie Zapalski.

(1) – Projet de Contrat de Développement Territorial : Cœur Descartes – Noisy-Champs de mai 2012. Cliquer sur : http://www.iau-idf/fileadmin/user_upload/Enjeux/CDT/fiches/F_coeur_descartes.pdf

A ce jour, Le Vrai Journal de Noisy-le-Grand, n’a pas eu connaissance du contenu du  CDT signé le 9/09/2013.

 

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