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A l'Est francilien, début des travaux du Lycée internationnal

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A L'EST FRANCILIEN,

LES TRAVAUX

DU LYCÉE INTERNATIONNAL DÉBUTENT  

Lycée Inter-Photo 1

(Cabinet : BRENNAC et GONZALES ARCHITECTES)


Ce mois-ci débutent les travaux de déboisement et de VRD des terrains des Mailles Horizons, sur lesquels sera implanté le futur Lycée International de l’Est Parisien, « à cheval » sur les communes de Noisy-le-Grand (93) et Bry-sur-Marne (94).

 

La conception de ce futur Lycée International, initié par l’ACTEP (Association des Collectivités Territoriales de l’Est Parisien),  a été guidée par la simplicité. Il sera situé sur un terrain en pente. Il offrira une très belle vue à ses usagers, mais il se verra aussi de loin. Laure Meriaud, Architecte en chef du projet et Jean Mas, Architecte des Ateliers 2/3/4, ont privilégié la simplicité des lignes. En partie supérieure, le bâtiment d’enseignement, posé sur des piliers au-dessus d’un hall d’accueil tout en transparence, structurera le Lycée. En dessous seront situés les parties communes, la restauration, les espaces sportifs et récréatifs.

Le projet de 13.500 mètres carrés se répartit en trois entités : en haut d’un terrain en pente, côté Noisy-le-Grand, le Lycée proprement dit avec une vue magnifique sur la vallée de la Marne puis, côté Bry-sur-Marne, l’internat en forme de U et les sept à huit pavillons de fonction. Ce sont des bâtiments à « zéro énergie », très économes, qui ont recours par exemple à la géothermie et aux panneaux photovoltaïques.

Un autre impératif portait sur le traitement d’une zone humide abritant des espèces protégées. Cet endroit sera mis en valeur, avec des passerelles permettant de rejoindre l’internat. La simplicité du bâtiment et la présence d’espaces naturels préservés procureront un sentiment de sérénité et d’harmonie.

L’Investissement sera de  53 millions d’euros.

Situé à la fois sur Noisy-le-Grand (93) et Bry-sur-Marne (94), ce Lycée International ouvrira ses portes à la rentrée 2015. Il correspond à plusieurs besoins :

-       mieux répartir les élèves, d’Est en Ouest, sur toute l’Ile-de-France,

-       présenter  une offre académique recherchée,

-       donner ce choix d’études à tous les jeunes Franciliens.

Par ailleurs, il s’agit aussi de donner une possibilité de scolarisation aux enfants des personnels des entreprises internationales qui s’implantent à Marne-la-Vallée, explique Henriette Zoughebi, vice-présidente (Front de Gauche) du Conseil Régional d’Ile-de-France, chargée des Lycées.

Quatre langues seront proposées : Anglais, Espagnol, Portugais et Chinois.

Ce Lycée International comptera à terme 1.215 élèves, dont 300 internes. La première tranche de septembre 2015 comportera 795 élèves, dont 140 internes. Ce Lycée accueillera au moins un tiers d’élèves du secteur (77, 93, 94,….), et comptera majoritairement des sections internationales, où l’enseignement de certaines matières se fera dans une langue étrangère.

 

Quelques illustrations du déboisement et des VRD 

 

Lycée Int-Photo 2Lycée Int - Photo 3Lycée Int - photo 4Lycée Int-Photo 5Lycée Int -Photo 6(photos : Guy LECLANCHER – Alain CASSE)


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Fiche technique : Maîtrise d’ouvrage : Région Ile-de-France. Mandataire : Société pour l’Aménagement et l’Equipement de la Région Parisienne (SPLA-SAERP), Maîtrise d’œuvre : Ateliers 2/3/4.

 

Sources : Hervé Guénot - Le Journal du Dimanche Samedi 25 juin 2011

 


 

 

Une nouvelle ZAC sur Mont-d'Est / Brossolette

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UNE NOUVELLE ZAC

SUR LE PERIMETRE

"MONT D’EST-BROSSOLETTE"

SE DESSINE


 ZAC - Mt d'Est - Bro- Photo 1

 

Le Conseil Municipal du jeudi 05 juillet 2012, s’est prononcé favorablement sur les modalités d’organisation de la « concertation préalable » portant sur l’aménagement des quartiers  Ouest de Noisy-le-Grand, notamment sur le périmètre Mont d’Est – Brossolette (Mailles Horizons + Bas-Heurts).

  

Ce secteur compris entre le boulevard du Mont d’Est au Sud, la rue Pierre Brossolette au Nord, la route de Neuilly à l’Est et la limite communale avec Bry-sur-Marne à l’Ouest rassemble des enjeux urbains et économiques décisifs pour Noisy-le-Grand.

 

Les quartiers Ouest font l’objet de l’orientation d’aménagement n°2 du PLU, adoptée par délibération du Conseil Municipal en date du 16 novembre 2011.

 

Selon la commune, l’orientation d’aménagement pour les quartiers Ouest souligne les éléments suivants :

 

ZAC Mt d'Est-Bro- Photo 2

- Le développement d’un projet d’Eco-Quartier où se croisent les problématiques sociales, fonctionnelles, économiques et environnementales,

-       La restructuration globale du Pôle Tertiaire du Mont d’Est et le renouvellement urbain des secteurs des Bas-Heurts et des Mailles Horizons, permettant la création de logements et le rééquilibrage de l’implantation de bureaux en Ile-de-France, vis-à-vis de l’Ouest Parisien,

-       Le renforcement du maillage assurant la desserte et les échanges du territoire, en particulier par le réaménagement des voiries (les accès au Mont d’Est, la route de Neuilly et le rond point : route de Neuilly – rue Pierre Brossolette,

-       Le lien entre le nouveau quartier et son environnement, notamment les bords de Marne, avec la création d’un jardin public Nord-Sud contribuant à créer une armature verte reliant les bords de Marne, le site du Lycée et du Collège International et le Centre Urbain du Mont d’Est,

-       Le développement du pôle des Portes de Paris autour du Lycée et du Collège International, avec le développement tertiaire, l’amélioration de l’offre en équipement et en services à l’entreprise et de la qualité des espaces publics pour renforcer l’image de marque du quartier et son agrément comme lieu de vie, de travail et d’études,

-       La réalisation de logements bénéficiant d’une offre remarquable en termes de desserte tous modes confondus, d’emplois et d’équipements,

-       La réalisation des équipements publics (un équipement petite enfance, un groupe scolaire, un équipement sportif) répondant aux besoins nouveaux.

 

En conséquence, afin de permettre le développement cohérent de ces espaces, la commune ouvre une « concertation préalable » sur le périmètre Mont d’Est – Brossolette (Mailles-Horizons – Bas Heurts). Les objectifs poursuivis par ces aménagements sont les suivants :

 

-       Mettre en œuvre un projet urbain « Durable », respectueux de l’environnement, afin de créer un quartier équilibré et de qualité,

-       Accueillir et développer des équipements déterminants pour l’avenir de Noisy-le-Grand et de l’ensemble de l’Est Parisien,

-       Permettre le développement économique, notamment en accueillant de nouveaux projets tertiaires,

-       Accueillir des programmes de logements variés et en nombre suffisant pour répondre à la demande des habitants,

-       Réaménager l’ensemble des espaces publics et créer un grand parc contribuant à la relation entre Centre Urbain du Mont d’Est et les bords de Marne,

-       Créer les nouveaux équipements nécessaires à la vie de quartier et pour toutes les générations (petite enfance, groupe scolaire, maison de retraite,….).

 

Les modalités de cette « concertation préalable » sont définies comme suit :

 

-       Une réunion publique de lancement de la concertation permettant la présentation aux habitants des objectifs principaux de ce projet, le périmètre de réflexion, le périmètre de projet et le dispositif de concertation,

-       L’organisation de réunions thématiques sur les thèmes suivants :

  • le logement et les formes urbaines,
  • l’espace public et les équipements publics,
  • le développement économique : bureaux, commerces, activités, services,
  • la circulation, les déplacements doux et le stationnement,
  • la qualité de la vie et le développement durable.

Ces réunions seront organisées après la première réunion publique. Les Conseils de Quartiers y seront associés.

-       L’organisation d’une réunion publique présentant la synthèse des réflexions issues des réunions thématiques,

-       La réalisation d’une exposition permanente d’une durée minimale d’un mois,

-     La publication d’articles dans Noisy-Magazine et la diffusion de documents d’information.

 

Les Noiséens et les Bryards disposeront ainsi de supports diversifiés et adaptés pour prendre connaissance des éléments du projet, et apporter leur contribution.

 

Selon l’ADIHBH-V, un  mode opératoire probable à court terme !

 

L’aménagement d’ensemble des quartiers Ouest  nécessite une étude pré-opératoire permettant de préciser le ou les périmètres. Lors de ce même Conseil Municipal, le 05 juillet dernier, il a été approuvé une convention de mandat confiant à la SPL SOCAREN la réalisation de ces études pour un montant de 345 000 €.

 

Simultanément au lancement juridico-opérationnel de cette nouvelle ZAC le 05 juillet, de premières opérations pourraient voir le jour sur du foncier maîtrisé actuellement par la SPL SOCAREN, en conformité avec le PLU, mais sans ZAC ni DUP, soit :

 

-       Une opération de deux immeubles (R+5) de 62 logements sociaux de la Société Immobilière 3F, sur l’emprise constituée du terrain cadastré AW 365, 45 avenue Montaigne (voir Conseil Municipal du 31 mai 2012),

-       Une opération immobilière sur des parcelles de la rue des Aulnettes maîtrisées actuellement par la commune et la SPL SOCAREN. Toutefois Ici, le PLU devra être modifié pour rendre le secteur constructible puisque aujourd’hui nous sommes sur une zone UC, encadrée par un Périmètre à Constructibilité Limitée.

-       Une très importante opération de logements mixtes, à dominante d’habitat résidentiel en accession à la propriété, au Sud de la rue des Bas Heurts, sur le secteur des Mailles Horizons, limitrophe au quartier des Bas-Heurts, à proximité du Collège François Mitterrand. La zone UM du PLU est cohérente avec la densité envisagée,

-       Une première opération tertiaire de bureaux, donnant sur le  boulevard du Mont d’Est.

 

Sachant que les études pré-opérationnelles vont maintenant être lancées (faisons volontairement abstraction de ce qu’il y aurait déjà dans les cartons : Etudes DEVILLERS-HYL et autres…..), il serait raisonnable de s’attendre à la création de cette nouvelle ZAC, sans DUP,  courant de l’été 2013


 

Et enfin, une Déclaration d’Utilité Publique (DUP) terminale !!!

 

Une fois cette phase opérationnelle réalisée, il ne faut pas exclure  une ou des procédures de DUP afin que la SPL SOCAREN puisse  maîtriser l’ensemble des emprises foncières de l’ex ZAC du Clos aux Biches, puisqu’il est fortement probable que de nombreux Gaulois résisteront encore sur cette zone de chalandise.

 

Mais là, c’est une autre affaire qui débutera, car l’histoire des Bas-Heurts nous apprend depuis 2004, que nous ne pourrons jamais exclure des risques contentieux entre l’ADIHBH-V et la commune, ce qui rallongerait malheureusement encore considérablement, les délais opérationnels.

 

Les élus d’opposition interviennent dans le débat

 

Etienne DOUSSAIN – Noisy Solidaire

 

Monsieur le Maire,

 

Pour faire suite à notre intervention à propos de l’extension du périmètre de la Varenne, tout à l’heure, voilà donc venu le temps de dérouler la stratégie qui sera employée pour contourner l’annulation de la ZAC des Bas Heurts.

 

Nous notons, d’ailleurs, que pour la 1ère fois est intégrée dans cette stratégie une réflexion qui associe Bas Heurts, Mailles Horizon et plus largement la Varenne. Curieusement, c’était la suggestion des « apprentis » ou des « amateurs » de l’Ecole d’architecte de la Villette, selon vous, lors de la proposition d’un contre-projet pour la ZAC des Bas Heurts. Il est peut-être dommage d’avoir refusé à l’époque d’en discuter, mais c’est ainsi.

 

Il est vrai qu’entre temps la situation a singulièrement changé avec l’acquisition du foncier d’Epamarne et que, seule opérateur dorénavant, la ville se trouve dans l’obligation de modifier son raisonnement.

 

Par contre, ce lancement d’une nouvelle concertation nous laisse sur notre faim. Le Commissaire Enquêteur à l’occasion du dernier PLU avait fortement insisté sur l’implication des associations d’habitants sur les projets d’urbanisme à venir. On pouvait même s’interroger utilement sur la création d’un comité de pilotage qui réunirait le plus grand nombre d’acteurs pour enfin, lever le maximum de difficultés dans un rapport franc et constructif.

 

Visiblement, la démocratie participative s’en tiendra aux conseils de quartiers dont nous ne contestons pas l’utilité mais cela ne nous parait pas suffisant. D’autant moins que nous avons bien compris, c’est notre paranoïa du moment, qu’il y aura peut-être bien à la clé de la stratégie employée, celle du contournement des difficultés.

 

Une explication en amont serait peut-être utile et vous nous direz si nous avons tort.

Parallèlement à la consultation thématique, bienvenue dans son principe, d’abord, la technique du mitage avec des projets, ici ou là, sur le foncier acquis par la ville et il y en a beaucoup dorénavant.

 

Du visible qui améliore le contexte avec de nouvelles liaisons douces et autres coulées vertes. De la communication. Surtout de la communication avec Noisy Mag et autres supports et, enfin, une DUP pour réduire les irréductibles… Voilà le scénario qui est derrière le lancement de la concertation qui de toute façon doit avoir lieu !

 

Monsieur le Maire, sortons de cette confrontation stérile et associons les intelligences. D’autres sont aussi dépositaires, nous aussi, tout comme vous, du projet urbain à réaliser dans plusieurs quartiers de la ville. Il faut partager l’approche et la nécessité de cette opération d’aménagement. Raison de plus pour arrêter cette espèce de « guerre » de position et organiser une concertation encore plus efficace, notamment en prévoyant d’ores et déjà un comité de pilotage large associant, élus, y compris minoritaires et associations constituées.

 

Merci

 

Réponse de Michel Pajon

Audio Icon

 

Brigitte MARSIGNY et Michel Pajon

Audio Icon

 

Commentaire

 

L’ADIHBH-V se félicite toujours, 6 ans après,  d’avoir fait capoter en 2007 la ZAC dite du Clos aux Biches, qui relevait plus de la caricature, que d’un projet urbain. Mais ne comptons pas sur l’humilité du Maire de Noisy-le-Grand pour le reconnaître et nous en remercier, car l'ennui avec l'humilité, c'est qu'on ne peut pas s'en vanter.

 

Aujourd’hui, ce nouveau projet d’aménagement du secteur Grand Ouest, accompagné des projets Régionaux et Départementaux du Lycée et du Collège International dans une démarche d’Eco Quartier lui donne du sens. Il semble beaucoup plus cohérent que celui présenté jadis par la commune. Rappelons qu’il s’inscrivait tout simplement dans une démarche absurde de zoning fonctionnel et territorial. A chaque « zone » correspondait une seule fonction urbaine bien délimitée : strictement résidentielle avec les équipements de proximité sur le Clos aux Biches, exclusivement tertiaire sur Maille Horizon. Tous les logements d’un coté, tous les bureaux de l’autre… Une zone d’activité au dessus, une zone dortoir en dessous.

 

Ainsi, pour des raisons évidentes, le « Projet Alternatif » élaboré en 2007 par les Etudiants de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris La Villette et l’ADIHBH-V, avait voulu remédier à toutes ces lacunes. Il avait misé dès son origine, sur l’opportunité d’intégrer  le périmètre des Mailles Horizons dans la démarche d’aménagement des Bas-Heurts, afin de concevoir un seul et même projet, intelligent, coordonné et cohérent, susceptible d’appréhender globalement et sur le moyen terme, les enjeux urbains et économiques décisifs de tout l’Ouest Noiséen.


Aujourd’hui, avec ce nouveau projet, nous y sommes parvenus. Ce point historique devait être rappelé car, même modestement,  il est tout à l’honneur des Etudiants Architectes et de l’ADIHBH-V, disons le clairement.

 

Toutefois, posons-nous la question de savoir si, pour le Maire de Noisy-le-Grand  l’histoire des Bas-Heurts est un récit qui a un sens. Pourra-t-on enfin déceler chez lui une évolution de sa méthodologie, compte tenu de cette succession désastreuse d’évènements juridiques qui lui ont été défavorables et qui ont contrarié ses projets urbains depuis 2004. Ou faudra-t-il encore appréhender demain la poursuite de longues procédures judiciaires chaotiques, si Michel Pajon persiste à vouloir pratiquer la tabula rasa sur le quartier des Bas-Heurts, en considérant « qu’aucune des  constructions des Bas-Heurts ne présente de qualité remarquable, et donc, que la démolition des pavillons et l’expulsion  des résidants doivent être envisagées». C’est tout l’objet d’une éventuelle DUP terminale programmée, pour exterminer les derniers irréductibles du secteur.

 

Si par hypothèse, mais nous ne le souhaitons vraiment pas, tel était toujours l’objectif de la commune de réaliser ce projet de recomposition urbaine sans répondre favorablement à la demande de ses habitants qui refusent d’éventuelles expulsions, sans la moindre règle élémentaire d’humanité en cette période de crise économique, et de respect du cadre de vie du quartier des Bas-Heurts alors, l’ADIHBH-V et tous ses nombreux sympathisants croiseraient encore une fois le fer avec détermination, en tout bien tout honneur.


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Le périmètre d'étude du quartier de La Varenne se modifie

Publié le

 

 

LE PERIMETRE D’ETUDE DU QUARTIER

DE LA « VARENNE »

SE MODIFIE

 

 Périmètre d'étude La VARENNE- juillet 2012 - Photo 1

 

 

Le député maire Michel PAJON vient d’être réélu le 17 juin dernier, les bonnes nouvelles arrivent très rapidement.

 

Le 15 décembre 2005, un périmètre d’étude a été défini sur le secteur de La Varenne, afin de maîtriser l’évolution de ce quartier [1]. Les études conduites par la ville ont confirmé l’intérêt majeur que représente l’aménagement de ce secteur stratégique situé aux portes de la ville.

 

Ainsi, en novembre 2011, ce secteur a été identifié dans le PLU comme faisant partie des principaux sites porteurs de développement. L’orientation particulière du « quartier Ouest » identifie la nécessité :

 

-       d’améliorer l’accessibilité aux transports en commun,

-       d’inscrire la desserte routière du site du Clos aux Biches dans le maillage existant et futur des quartiers Ouest (route de Neuilly, carrefours se trouvant sur le boulevard du Maréchal Foch et sur la rue Pierre Brossolette,….),

-       de mailler les réseaux de liaisons douces,

-       de relier le quartier à son environnement et notamment aux bords de Marne.

 

En effet, argumente la commune, la route de Neuilly ne répond plus à sa qualification première de desserte et draine un trafic trop dense, perturbant les liens inter-quartiers, dont acte….Il est même précisé que les aménagements des carrefours situés aux croisements de la route de Neuilly avec les boulevards Souchet, du Maréchal Foch et la rue Pierre Brossolette ne permettent pas d’assurer la fluidité de la circulation des véhicules et la sécurité des piétons. Alors…

 

Alors, selon la commune, il convient de résorber les fractures créées par cette infrastructure et de donner toute leurs places aux circulations douces et aux transports en commun. Autrement dit, si vous habitez en bord de Marne, vous irez faire vos courses au Centre Commercial des Arcades en vélo, bonjour la transpiration, avec vos pacs d’eau minérale dans un sac à dos ou fixés sur le porte-bagage. Effectivement, c’est pratique……

 

Périmètre d'étude La VARENNE- Décembre 2005 élargi - p

 

En conséquence, la ville justifie sa démarche en indiquant que, compte tenu des caractéristiques du réseau de voirie de ce secteur, il apparaît nécessaire d’étendre le Périmètre d’Etudes [2] délimité sur le secteur de « La Varenne », en incluant les espaces utiles à la recomposition des carrefours situés aux croisements de la route de Neuilly et des voies suivantes : boulevards du Maréchal Foch et Souchet, la rue Pierre Brossolette et la rue de la Croix Biche.

Il y a des moments où les mots nous manquent…. Que dire de la posture complètement alambiquée de cette délibération où on veut justifier l’aménagement de certains carrefours, alors que trois lignes au dessus, on nous indique que l’aménagement de ces mêmes carrefours ne permettront pas d’assurer la fluidité de la circulation des véhicules et la sécurité des piétons !  A Noisy-le-Grand le merveilleux n’est pas rare, mais l’incrédulité est plus forte que les miracles.

 

Cette route de Neuilly, très accidentogène et dégradée, fait l’objet d’un emplacement réservé pour son élargissement et son réaménagement, dont le bénéficiaire est le Conseil Général de Seine-Saint-Denis. Au passage, signalons qu’une DUP serait obligatoire pour la mise en œuvre d’un tel réaménagement.

 

Mais voici que maintenant, le Maire de Noisy-le-Grand milite pour une réduction des voies de circulation, soit 2 fois 1 voie, plus 2 voies réservées aux  transports en commun en site propre. Autrement dit pour lui, la solution serait de compliquer la circulation afin d’écœurer les automobilistes qui utilisent la RN 370. A contrario, la solution 2 fois 2 voies avec élargissement du pont de Neuilly, n’aurait pour effet  que de créer une autoroute urbaine et une intensification du trafic, puisque c’est l’offre qui créée le besoin en matière de circulation routière. (Écouter la déclaration du Maire).

 

 

 

Les élus d’opposition interviennent dans le débat

 

 


Etienne DOUSSAIN –Noisy Solidaire

 

Monsieur le Maire,

 

Avec cette huitième délibération, vous donnez le signal des nouvelles manœuvres autour de l’ex ZAC des Bas Heurts.

 

Ne voyez pas une critique dans cette introduction. Il est a priori cohérent d’inclure dans la réflexion collective la question du devenir de la route de Neuilly, de ses carrefours saturés en permanence et dangereux et bien entendu du devenir du pont qu’il faudra bien solutionner.

 

On pourra même regretter que cette question n’ait pas été abordée plus tôt, tant l’état de la circulation dans ce secteur est problématique depuis si longtemps… On pourra même regretter que l’Etat, puis le Conseil Général ne se soient pas emparés sérieusement de cette question aux côtés de la ville depuis 1995, date de votre prise de fonction.

 

Pour autant, et d’autres délibérations ce soir le démontrent, cette modification du périmètre, nous a-t-il semblé, s’inscrit dans une stratégie plus large du réaménagement envisagé, de Mailles Horizon, en passant par les Bas Heurts. Aussi, nous regrettons cette impression de saucissonnage que donne la présentation de cette délibération alors que les points 15 et 16 qui viendront plus tard dans la soirée témoignent de la cohérence de la démarche, même si nous n’en partageons pas, ni la méthode, ni l’ampleur.

 

Nous serons, pour autant, cohérents nous aussi. S’il s’agit vraiment de s’occuper enfin de la route de Neuilly et de ses carrefours, nous ne nous opposerons pas à la modification de ce périmètre. Mais, compte tenu de ce qui se joue par ailleurs dans cette affaire, vous nous contraigniez à nous abstenir.

 

 

Brigitte MARSIGNY – Groupe UMP      Audio Icon

 

 

Réponse de Michel PAJON et Michel MIERSMAN-[3] 

Audio Icon


 

 

Mais la motivation de la commune est ailleurs !...

 

Comme toujours, la commune habille ses réelles motivations et pratique la stratégie du  contournement. Ici comme ailleurs, et plus encore ici qu’ailleurs, c’est la promotion immobilière qui tire son épingle du jeu. N’oublions pas que le Plan Local de l’Habitat (PLH) actuellement en projet, précise que le programme immobilier sur La Varenne est le plus ambitieux de la ville. Rien d’étonnant à cela, puisqu’au détour des analyses, nous lisons que le quartier du Centre-Ville et celui de La Varenne sont les plus chers de la commune. Nous le savions déjà, puisque ce quartier présente les meilleures dispositions urbanistiques de la ville. En conséquence, le PLH de Noisy-le-Grand envisage la construction d’un programme d’envergure de 2700 logements. (La Varenne Nord : 1200, La Varenne Sud-Clos aux Biches : 1500. Nous comprenons bien pourquoi  les promoteurs initiés noiséens se partagent, et se partageront encore plus demain  le Monopoly de  ce périmètre d’étude élargi de La Varenne.

 

 

Refaisons l’histoire de La Varenne…

 

Il n’est jamais inutile de revisiter le passé. En effet, il faut  se rappeler aujourd’hui que le périmètre d’étude initial de La Varenne, a pour origine un programme immobilier d’une centaine d’appartements sur 4500 m²,  du promoteur BOUYGUES Immobilier en 2005, à l’angle de la rue Carnot et de la rue du Buisson. Mais le Maire avait refusé le permis de construire, avec des motivations du type : moi, je veux éviter un développement incohérent du quartier, je veux une évolution urbaine de manière à éviter des constructions anarchiques et hétérogènes, je veux, je veux, je veux,……

 

Manifestement, les trois vendeurs  n’avaient pas choisi le bon « poisson pilote » pour porter le dossier. Pour le Maire, BOUYGUES n’était pas le bon promoteur. En conséquence, ces personnes se sont retrouvées le bec dans l’eau, BOUYGUES se désistant, le Conseil Municipal votant un périmètre d’étude le 15 décembre 2005 et la commune portant le coup de grâce en mobilisant la préemption des biens.

 

Toutefois, c’était sans compter sur le grincheux de la parcelle AB 399, qui  attaquait la préemption au Tribunal Administratif (TA) de Cergy Pontoise. Après toutes les vicissitudes habituelles inhérentes à ce type de procédure, enfin, plusieurs années après, les jugements tombent et les différentes juridictions  décident d’annuler la préemption abusive de la commune de Noisy-le-Grand. Ainsi, le propriétaire a retrouvé sa liberté, et pouvait vendre à qui bon lui semblait. Mais en juillet 2012, vendre à qui sur un périmètre d’étude ? A ce jour, le Monsieur en question garde son pavillon et loge sa fille. Lui, coule une retraite paisible en Bourgogne. Voilà comment à Noisy-le-Grand, au nom d’un pseudo intérêt général,  on s’immisce dans la liberté individuelle  des citoyens,  et on bousille des initiatives privées. C’est scandaleux !!!

 

D’autant plus scandaleux, que depuis quelques mois, sur ce même périmètre d’étude, au 9 de la rue des Buissons (17 rue Carnot), MONTOIT Immobilier vient d’acquérir la parcelle AB 329 de 1000 m².  Dans ce cas d’espèce, il n’y a pas eu de préemption du Maire ; c’est étrange ? Mais MONTOIT, c’est MONTOIT n’est-ce-pas !

 

Nous pourrions aussi vous parler du 75 rue Pierre Brossolette ou, malgré un préavis de vente signé, le promoteur fétiche ne donne pas suite car le « veau n’est pas assez gras ». En effet, la commune aimerait bien « engraisser le ruminant » avec la parcelle contigüe  AB 190 de 3096 m², lors d’une éventuelle manœuvre successorale. Mais d’après les rumeurs du secteur, là encore, ce n’est pas gagné d’avance.

 

Et nous pourrions encore parler de…, et de….., mais nous avons tellement de choses à dire, que nous  sommes déjà beaucoup trop long.

 

Alors, vouloir étendre le périmètre d’étude de La Varenne afin de réaménager les carrefours  pour uniquement fluidifier la circulation sur le quartier,  mon œil !!!.....


_________

 

 

 

[1] – Cliquer sur : « Périmètre d’étude de LA VARENNE - décembre 2005 élargi »

 

[2] -  Cliquer sur : « Périmètre d’étude de LA VARENNE  – juillet 2012 »

 

[3] – Nous ne pouvons que vous conseiller d’écouter l’argumentation de Michel PAJON, lorsqu’il indique qu’en matière de circulation routière,  c’est l’offre qui créée la demande. En tant que Pédagogue, pour bien étayer sa démonstration, il précise qu’en matière de santé c’est exactement la même chose, plus vous mettez de médecins, plus vous aurez de dépenses de santé…..

 

Il fallait y penser, c’est d’une originalité déconcertante. Expliquons-nous :

 

-        Vous diminuez le Numérus Clausus du concours d’entrée en première année de médecine,

-        Quelques années après, vous aurez moins de médecin en service,

-        Les files d’attente pour se faire soigner dans les Hôpitaux Publics s’allongeront,

-        Le taux de mortalité des personnes fragiles augmentera,

-        Vous diminuez ainsi les dépenses de santé,

-        Vous réduirez efficacement le déficit de la Sécurité Sociale,

-        Donc, vous aurez moins d’allocataires  retraités à payer,

-        Ainsi, vous améliorerez  le bilan financier des Caisses de Retraite.

 

Bigre, souhaitons que Michel PAJON ne soit jamais Ministre de la Santé car, certes  il résorbera le déficit des Comptes Sociaux, mais pendant ce temps, les Citoyens devront avoir la santé.

 

(Pendant son intervention qui restera dans les anales municipales, j’avais les yeux fixés sur l’Adjoint au Maire, chargé des sports et Médecin de son état. A voir son geste réprobateur, je pense qu’il a failli s’étrangler). 

 

 

 

L'affichage "non libre" de Noisy-le-Grand

Publié le


L’AFFICHAGE ‘NON LIBRE’

DE NOISY-LE-GRAND 

 

AMP-Photo1(Photo-montage)

 

 

 

L'affichage libre d’une commune, est le reflet de sa liberté d'expression. C’est un mode d'expression très utilisé en France. Son nom officiel est « affichage d'opinion et à la publicité relative aux activités des associations sans but lucratif ». Il est règlementé et doit être distingué de l'affichage sauvage qui, de ce fait, est illégal.

 

Le plus souvent, la fixation de l'affiche se fait avec de la colle liquide. La méthode la plus couramment utilisée est la colle à tapisserie en poudre, mélangée à de l'eau.

 

La liberté d’affichage est constitutive d’une liberté fondamentale des citoyens. C’est une pratique enracinée dans la tradition républicaine française. Quand on considère la place faite à la publicité à caractère commercial, toute aussi sauvage, le respect de cette obligation légale est bien un minimum démocratique.

 

C’est pourquoi le législateur a introduit l’obligation pour les Maires, de faire aménager des emplacements réservés à la liberté de l’affichage d’opinion ainsi qu’à la publicité relative aux activités des associations sans but lucratif » (art. 12 de la loi du 29 décembre 1979 - décret d'application n° 82-220 du 25 février 1982 ). Il est actuellement régi par les articles L. 581 du Code de l'Environnement.

En principe, ces emplacements d'affichage sous différentes formes (affichage d'expression politique, affichage associatif, affichage d’expression libre), doivent être réservés aux associations ou à toute personne voulant passer une annonce gratuitement sans but lucratif ou commercial.

Malheureusement, nous constatons tous les jours à Noisy le Grand que les panneaux d’affichage d’expressions libres font l’amalgame entre affichage politique et affichage associatif.  Enfin, on peut aussi déplorer qu'en période électorale, ces panneaux soient le terrain de "guerre d'affichage" entre les différentes équipes des candidats et les partis politiques. De fait, il est très difficile de faire respecter les emplacements réservés de chacun, ce qui enlève le caractère libre de ce mode de communication gratuit et démocratique.

 

 

De démocratie, parlons-en !!!....

 

Lors de l’édition 2009 de la « Fête des Cerises », victime de son enthousiasme généralisé, l’ADIHBH-V avait apposé un grand nombre d’affiches sur du mobilier urbain dans les rues du secteur de la Varenne. Ce qui avait eu pour effet de consterné le Maire Michel Pajon. Courroucement conforté comme par hasard, par un procès verbal et une belle collection de photos établie par la police municipale.

 

Depuis lors, souhaitant collaborer pleinement à la lutte contre l’affichage sauvage dans le quartier des Bas-Heurts-La Varenne, l’ADIHBH-V communique sur les panneaux d’affichage libre, les clôtures des propriétés, en accord avec les propriétaires et sur le quartier de La Garenne à Bry-sur-Marne, puisque le Maire nous y autorise, alors que celui de Noisy-le-Grand refuse.

 

Mais voilà, cette année, pour notre 8e Fête des Cerises du 16 juin, nous étions en pleine période électorale pour le deuxième tour des élections législatives, en présence du grand candidat Michel Pajon.

 

 

Le système du candidat Michel Pajon

 

Nous ne somme pas ici au royaume des bisounours, l’activité est lucrative et il n’y a pas de place pour les amateurs ou les gagne-petit. Selon un tract de campagne,  un député touche 22.650 € d’indemnités brutes / mois. Vous comprendrez que ça peut créer de l’appétence, alors on ne plaisante plus, il faut gagner, gagner et encore gagner tous les 5 ans. Certes, sans beaucoup d’activité (voir un Parisien du 21/05/2012 sur l’activité des parlementaires), mais il y va du prestige et des avantages. En conséquence le candidat met place pour sa campagne électorale une « stratégie», que chaque soldat doit appliquer à la lettre. Depuis 1995, à Noisy-le-Grand, ce système est bien rodé, il est aujourd’hui efficace. Ainsi, chaque panneau d’affichage libre de la ville est d’office préempté par le candidat Michel Pajon, et affecté quartier par quartier, à quelques  militants spécialisés en tapisserie. Ils sont persuadés que tout leur est dû.  Ici, on ne partage ni le monopole du panneau d’affichage, ni le pot de colle. Autrement dit, pour satisfaire aux consignes du patron, 24h / 24h, jour et nuit,  les Noiséens doivent s’ingurgiter sans réfléchir du candidat Michel Pajon. Ce serait la clé du succès ?

 

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Cette année, afin de faire la promotion de sa 8e Fête des Cerises, l’ADIHBH-V avait décidé de monter au feu, sur quelques panneaux d’affichage libre du quartier de la Varenne et du centre ville, de défendre ces positions et ainsi de faire valoir ses droits républicains, dans un mémorable bras de fer, face au grand candidat Michel Pajon.

 

Notre expérience fût amusante et très édifiante. Alors que nous occupions seulement 20% d’un panneau et que notre communication n’avait rien de politique, puisque festive, nos affiches étaient systématiquement recouvertes trois heures après, par une militante du clan du candidat Michel Pajon. Dans cette galère, nous avons pu vérifier que le candidat d’opposition Bruno Beschizza, n’était pas plus heureux que nous. Nous en concluons qu’à Noisy-le-Grand, l’affichage libre est un leurre, nous devrions plutôt parler d’affichage non libre.

 

Ainsi, notre liberté d’affichage en tant qu’association à but non lucratif, constitutive d’une liberté fondamentale et démocratique, a volé en éclat. Alors, que faut-il penser de l’obligation pour les Maires, de faire aménager des emplacements réservés à la liberté de l’affichage d’opinion lorsque, armés d’une armada de militants, ils  en font un usage réservé très personnel à l’occasion des campagnes électorales.

 

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(Bry-sur-Marne, angle de la rue  des Ormes et du Bd Gallieni)

 

Pire, les militants du candidat Michel Pajon ne connaissant pas très bien les limites administratives de la ville de Noisy-le-Grand, ont régulièrement souillés les affiches du candidat  Gilles Carrez, sur les panneaux situés rue des Ormes et rue de la Garenne, à Bry-sur-Marne. Consternant……

 

Ceci étant, tout le monde s’accorde à dire que la 8e Fête des Cerises du quartier des Bas-Heurts fut encore une réussite. Dès le lundi 18 juin, fin de la partie, nous avons pu sur ces mêmes panneaux remercier nos visiteurs, en toute quiétude, puisque le 17 juin, le grand député Michel Pajon était élu.

 

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