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Une concertation, vous êtes sûrs ? (suite du feuilleton...)

Publié le par ADIHBH-V

 

CONCERTATION

SUR LES BAS- HEURTS :

 UN DISCOURS

PAS TRES

ENTHOUSIASMANT!

 

-Partie 2-

_____

 

Aménagement du Clos aux Biches - Photo 1AA

 

Aujourd’hui, nous complétons nos informations relatives à la réunion de concertation du 06 novembre dernier, en publiant quasiment l’intégralité du débat.

 

Que dire d’autre ?

 Que Michel PAJON comprend notre inquiétude lorsqu’il annonce qu’aucun pavillon ne sera sauvé.....

Ce sentiment de compassion envers les habitants des Bas Heurts, proche de l’empathie, serait-elle une prédisposition du Maire à la reconnaissance de la douleur d’autrui ?

Non, ne nous berçons pas d’illusions.

Cela doit être seulement une "réaction émotionnelle" (?) mais sûrement pas un signe de solidarité active qui va infléchir son projet urbain.

Tout le monde doit "dégager", point final !

Pleurer sur le sort de quelques-uns, n’irait pas dans le sens de "l’Intérêt Général "!

 

Aménagement du Clos aux Biches - Photo 2A

Proposition illustrative C DEVILLERS – P HENNETEL

La circulation, pourtant largement abordée lors d’une réunion thématique, fut allégrement shuntée (coupée) dans le débriefing du 06 novembre. Ainsi, nous apprenons tout simplement que l’aménagement des circulations piétonnes sera généreux, afin de favoriser les déplacements à pied et en particulier les cheminements piétons vers les pôles de transport en commun (RER A, Est-TVM) et le Centre Ville. La place laissée à la voiture sera donc limitée au plus juste des besoins du quartier, et l’avenue  Montaigne prolongée est traitée en zone 30, avec quatre feux tricolores, pour éviter que cette voie soit utilisée en tant qu’itinéraire rapide de contournement.

 

Cependant, ces aménagements ne seront pas à la hauteur des enjeux pour désenclaver le quartier des Bas Heurts, car en fait, le vrai problème récurrent est le suivant : deux axes routiers principaux desservent la Ville de Noisy-le Grand et se situent à proximité du secteur des Bas Heurts et de Maille horizon Nord (l’A4 (autoroute Paris – Metz) longeant le territoire d’Ouest en Est et l’ex RN 370 [Route de Neuilly / Boulevard P. Pambrun] qui relie Noisy-le-Grand à Champs-sur-Marne et Neuilly-sur-Marne. Ces axes sont régulièrement saturés, notamment aux heures de pointes.

La forte demande de trafic et les incidents de circulation entraînent quotidiennement l’apparition de dérivations sur le réseau de voirie local, dans le secteur de l’Ouest Noiséen.

 

Le 11 septembre,, le bureau d’Etude CD-VIA et Pierre Guilbaud (Directeur de l’Urbanisme et de l’Aménagement de la Commune) furent très explicites, à savoir 

 

 

- « Ce n’est pas parce que vous élargirez le pont sur la Marne, que vous améliorerez la fluidité de la circulation. Vous ne ferez pas sauter la poche de saturation et les difficultés se reporteront en amont. Et même si vous aménagez le carrefour boulevard Foch/rue Pierre Brossolette avec un rond point, CD-VIA n’avancera jamais l’idée que l’on rendra la route de Neuilly plus fluide 

 

- « Les habitants des Bas Heurts ne doivent pas attendre une amélioration de la circulation dans le quartier, avec les projets Clos aux Biches et Maille Horizon-Nord. Tant que l’on n’aura pas mis en œuvre une grande politique de Transport en Commun sur les grands axes Noiséens (route de Neuilly, boulevard Paul Pambrun et boulevard du Mont d’Est), ces problèmes ne seront pas solutionnés. L’arrivée du métro automatique de la ligne 15 solutionnera peut être en partie le problème, mais seulement en partie ».  

 

Par ailleurs, dans ses modélisations à l’horizon 2019-2023, CD-VIA ne s’attend pas à une amélioration de la circulation aux heures de pointes du matin et du soir.

 

De même, aucune embellie n’est à prévoir sur l’autoroute A4 sur cette période. L’initiative du boulevard urbain ne semblant pas crédible aux yeux des spécialistes, pour des problèmes de coût. 

 

La messe est dite, fermez le ban !…..la période de concertation reste ouverte.....

 

 

Aménagement du Clos aux Biches - Photo 3

Proposition illustrative C DEVILLERS – P HENNETEL

   

Au sujet de la densification et du déficit, le Maire réfute l’idée d’édifier seulement 800 à 900 logements sur le Clos aux Biches et campe toujours sur 1500 logements, au motif que ce projet urbain est déjà et sera dans le futur très déficitaire. Mais à qui la faute ?

 

Si en 2007, la commune n’avait pas eu "les yeux plus grands que le ventre", elle aurait pu accommoder le « projet alternatif » de l’ADIHBH-V, présentant une urbanisation raisonnable (projet d’ailleurs très largement soutenu à l’époque par EELV, mais aujourd’hui inscrits aux abonnés absents), le projet ne serait pas aujourd’hui déficitaire, et nous aurions le plus beau quartier de Noisy-le-Grand.

 

Toutefois, le déficit prévisible de la SPL SOCAREN, génère un autre problème pour le contribuable noiséen. Il faut savoir que le principe de financement d’une ZAC repose sur de l'autofinancement. Le budget doit être équilibré : les recettes sont issues des ventes de terrains viabilisés aux promoteurs privés. Les dépenses, d'un montant égal, représentent le coût de réalisation des voiries et réseaux, auquel s'ajoute la construction des équipements déterminés dans le dossier de réalisation de la ZAC.

 

Si l'opération s'avère déficitaire à la fin de la période de réalisation, la collectivité qui porte la ZAC doit compenser sur ses fonds propres le déficit financier.

 

Alors, Citoyennes et Citoyens de Noisy-le-Grand, vous n’ignorez pas que nous devons déjà rembourser les emprunts du « somptueux Hôtel de Ville » et  du « Centre aquatique ». Demain, viendra aussi dans l’assiette de nos  impôts le « Port de plaisance » de la Rive Charmante, et les « ZAC de Maille Horizon - Nord et du Clos aux Biches ». Avec déjà 150 millions de dettes,l’addition risque d’être particulièrement indigeste….

 

 

À Noisy-le-Grand, une "culture" du conflit,

 plus que de la négociation.

 

Nous l’avons déjà évoqué, mais nous continuerons à en parler, car cela discrédite toutes les futures concertations sur les secteurs de « Pierre Brossolette-Nord », « Rive Charmante », Mont d’Est, et suivantes…

 

Sans ambiguïté, il semble clair que ces différentes réunions publiques sur l’aménagement du secteur des Bas Heurts, ont mis en évidence les difficultés que rencontrent aujourd’hui les élus de Noisy-le-Grand à « faire muter la ville » avec les habitants, compte tenu de la complexification de la ville, de la méthodologie employée et de l’individualisation des besoins.

 

Les lois, les règlements, le PLU, le PLH, le Développement durable et les Etudes d’Impacts sont une chose. La réalité de la « ville négociée » en est une autre. Ainsi, les élus devraient précisément s’interroger sur les différentes manières de « faire la ville » aujourd’hui, et notamment sur celles qui sont fondées sur l’écoute, le dialogue, l’expertise citoyenne, la négociation ou le partenariat. 

 

On observe également que l’argument d’autorité de l’intérêt général, disant qu’il existe 2300 dossiers de demandes de logements en attente dans les services sociaux, avancé par Michel PAJON pour justifier de son projet, ne suffit plus à le faire accepter socialement.

 

De même, le credo régulièrement avancé par le Maire sur sa légitimité électorale, pour bétonner la ville n’est pas plus satisfaisant, lorsque nous regardons de très près la structure sociologique des quartiers qui conduit régulièrement à son élection. 

 

Depuis dix ans, cette irruption marquée des habitants des Bas Heurts pour la « défense » de leur cadre de vie, participe à la remise en question du cadre démocratique qui repose sur le principe de la délégation par les citoyens de leur pouvoir à des élus qui sont mandatés pour réaliser le programme sur la base duquel ils ont été choisis.

 

Quoi d’étonnant dès lors, que ces citoyens contestent un système qui les dessaisit de leur pouvoir. Ils aspirent à être associés plus directement a la définition des politiques urbaines dès lors qu’elles ont un impact sur leur vie quotidienne.

 

Mais cette irruption vient aussi remettre en question les professionnels de la ville qui ne peuvent plus opposer leur seule technicité à une supposée incompétence des usagers.

 

Ceci dit, depuis 2004, ce processus de « densification forte » municipal par opposition à un processus de « densification douce de l’ADIHBH-V», à eu pour effet de développer chez les habitants des Bas Heurts une stratégie de défense qui a fortement ralenti le projet d’urbanisation, du fait des nombreux recours contentieux déposés par l’ADIHBH-V. 

 

Si la nouvelle démarche de concertation, initiée le 17 juin 2014 et présentée comme un processus démocratique, ouvert et indéterminé (mais qui dans les faits est complètement illusoire), devait se traduire dans quelques mois par un dispositif participatif réduit à une simple consultation permettant aux "décideurs" de légitimer leurs prises de décisions, sous la domination du "savoir expert" des Cabinets DEVILLERS - HENNETEL, de la technocratie et du Capital (promotion immobilière),nous irons encore une fois dans le mur et cela mettra la Commune en difficulté vis-à-vis de ses engagements en matière de construction de logements.

 

À contrario, si la Municipalité avait l’ingéniosité d’adopter une posture de négociation permanente entre ses propositions initiales et l’adaptation du projet aux aspirations et aux remarques des habitants, la réalisation serait acceptée parce qu’elle relèverait d’un intérêt commun « librement » consenti et non pas imposé. 

 

 

 

Pour accéder au débat, cliquer sur :

 

1ère Partie

 

Audio Icon

  2 ème Partie

 

Audio Icon

   3 ème Partie

 

 

 

 

Audio Icon

 

…….

Vous avez dit concertation ?

Publié le par ADIHBH-V

 

UNE CONCERTATION

PERFIDE

ENTRE OMBRE ET

LUMIERE

SUR LES BAS HEURTS.

 

- Partie : 1-

______

 

Réunion du 06 11 2014 - Photo 1A

 

Le jeudi 06 novembre, la concertation préalable du projet d’aménagement des Bas Heurts, sur le secteur dit du « Clos-aux-Biches » se poursuivait. La restitution des propositions effectuées lors des quatre réunions thématiques de juillet et septembre derniers était au programme et le Cabinet d’Architecture de Christian DEVILLERS devait faire de nouvelles propositions.

 

Lors de la première réunion du 17 juin écoulé, le Maire Michel PAJON déclarait : « S’il faut utiliser l’artillerie lourde, il y aura des expropriations, il ne faut pas rêver, il ne doit pas y avoir d’ambiguïté,…, la solution terminale doit être globale ». C’était une déclaration d’une rare violence verbale.

 

Le 06 novembre 2014, ce fut diabolique : « Je n’ai pas été élu pour enfiler des perles. Je me suis fait élire à deux reprises en 2008 et 2014 sur ce programme », assène-t-il. « Ça fait 10 ans que je travaille dessus, et nous irons jusqu’au bout. »

 

Le Président de l’ADIHBH-V a fait remarquer à l’Edile qu’en 2014, pas une ligne sur les Bas Heurts ne figurait dans son programme, contrairement à ses dires ! C’est donc une contre-vérité, le Maire doit vérifier.

S’agissait-il d’un oubli ou d’une tactique électorale ?

Quoique, avec un score de 15,3% des inscrits sur les quatre bureaux de votes du quartier en Mars dernier, le candidat n’a pas dû mystifier grand monde !

 

En l’espèce, avec 1 électeur sur 6,5, comment peut-on parler de représentativité politique et de légitimité électorale pour urbaniser unilatéralement le quartier des Bas Heurts.

 

Ceci dit, près de 150 personnes ont écouté dans un long chapelet d’éléments de langage des Architectes ce qui se voulait être un résumé habile et très partiel des quatre réunions thématiques. Hormis la citation,éphémère, du modèle d’urbanisation douce relative au « concept BIMBY » avancé par l’ADIHBH-V dans sa douzaine de propositions, afin de sanctuariser des zones pavillonnaires et des pavillons, nous sommes restés sur notre faim.

 

Réunion du 06 11 2014 - Photo2

 

Malgré nos critiques et nos suggestions, le Maire n’entend pas amender  son projet de 1.500 logements, lancé en juillet 2004, qui prévoit de raser tous les pavillons du quartier, dans le cadre de sa solution terminale globale.

Dans ce cas de figure, il faut bien se poser la question du réel intérêt de concerter les résidents des Bas Heurts, si demain ils doivent tous "dégager" ?

Dans ce cas Monsieur le Maire, à l’avenir consultez les résidents de demain !

 

Chemin faisant, suite à une série de blâmes en provenance de l’auditoire, tout à coup patatras, l’opération de communication tourne au désastre lorsque Philippe ROY, Président de la puissante Association de défense de l’environnement R.E.N.A.R.D (1) de Roissy-en Brie, prend la parole et lance à l’assemblée : « Votre réunion, dit-il, ce n’est pas dela concertation, c’est de la communication. Si vous en êtes déjà à discuter du nombre de feux tricolores, c’est que vous êtes en train de vous faire avoir ».

C’est bien l’avis de l’ADIHBH-V qui le dénonce régulièrement.

 

Cette intervention a eu pour effet de courroucer très sérieusement Michel PAJON. Pour bien comprendre ce ‘coup de sang’ il faut préciser que Philippe ROY a déjà fait capoter plusieurs projets en déposant des recours contentieux en Seine-et-Marne. Plus près de nous, il faut noter qu’il est un acteur efficace et redoutable dans la préservation du Bois-Saint-Martin, et à l’origine du succès de toutes les procédures judiciaires sur ce sujet ces dernières années . Ceci explique cela.

 

Néanmoins, le Maire tente de conserver de la hauteur en avançant des éléments justificatifs sur son projet qui, selon lui, sont sincères et authentiques :

 

§        « J’ai 2.300 demandes de logements en souffrance dans mes services sociaux, qu’est-ce que je dis à toutes ces personnes ? » Objection votre honneur, déjà en octobre 2004, vous justifiez de la construction de 1500 logements collectifs sur la ZAC du Clos aux Biches, par 1500 demandes de logements en attente dans les Services d’actions Sociales de la Ville.   Aujourd’hui vous avancez le chiffre de 2300 demandes de logements.      Mais sur les années 2011 à 2013, 334 Permis de Construire d’habitat collectif ont été délivrés, soit la construction d’environ 2.000 logements, dont 788 de Sociaux. Sur la période 2005 à 2010, nous estimons qu’entre 800 à 900 nouveaux permis ont été délivrés.

Soit environ 2400 à 2700 logements construits.

Si nous récapitulons, nous obtenons sur la période 2004 – 2013, environ 4500 nouveaux logements, avec une estimation d’environ 1600 logements sociaux. Alors il faut se poser sérieusement la question : À qui bénéficient tous ces nouveaux  logements, puisque le stock des dossiers en attente ne se résorbe pas sur les dix dernières années ?

Manifestement pas à des Noiséens, cet argument n’est pas recevable. 

 

§       Ensuite, pour montrer qu’il possède un cœur gros comme ça, Michel PAJON s’engage à accompagner dans leurs recherches de logements tous ceux qui vendront leur maison ! Mais…., la encore, faisons appel à nos souvenir de 2004, en ce qui concerne le relogement des 6 familles expropriées de l’Îlot Mairie. Extrait du blog : http://noisy-expropries-mairie.over-blog.com:  «La première proposition de relogement en janvier 2004 était la location d’un appartement dans un groupement scolaire pour chacun des 6 expropriés, sans tenir compte de l'état de santé des personnes âgées relogées, loin des commerces et des transports !  La deuxième proposition en avril 2004 était une maison squattée dans un état de délabrement extrême. Il a fallu attendre 3 semaines pour la visiter, tellement il y avait de gravats et de détritus ».   

En conclusion de cette réunion du 06 novembre 2014, il nous semble bien que la Municipalité soit toujours dans le schéma d’une simple « démocratie consultative » qui se traduit tout simplement par un dispositif informatif sous la domination du savoir expert des Cabinets d’Architectes DEVILLERS – HENNETEL, de la "Technocratie" et du "Capital" de la promotion immobilière.

 

La Municipalité n’a pas encore fait l’apprentissage d’un nouveau logiciel de la vraie « démocratie participative ». Aussi, la participation des habitants des Bas Heurts au travers de ces pseudo réunions  de concertation est encore une fois vécue  comme une simple consultation permettant aux "décideurs" de légitimer leurs prises de décisions.

 

Ceci dit, l’ADIHBH-V est toujours sur une ligne responsable et travaille avec les habitants des Bas Heurts sur un « projet alternatif et/ou complémentaire » au projet Municipal qui sera présenté dans quelques mois. En cas de rejet, si les résidents des Bas Heurts vivent ce processus de densification de manière douloureuse, en mettant de côté leur expertise citoyenne, nous irons encore une fois dans le mur, ce qui mettra la commune en difficulté vis-à-vis de ses engagements en matière de construction de logements, et le projet prendra encore plusieurs années de retard….

 

Alors, évitons de reproduire en 2014 les mêmes erreurs qu’en 2004, qui auront les mêmes effets.

Partie : 2, à suivre….

 

Pour accéder à la présentation visuelle, cliquer sur :

 

 

 

Compte rendu de la première phase de concertation.

 

Réunion du 06 novembre 2014

 

 

 

Pour accéder à l’exposé oral, cliquer sur :

 

Explication de texte

 

1ère partie

Audio Icon

 

 

2ème partie

 Audio Icon

 

______

 

(1)  – Association R.E.N.A.R.D, http://www.renard-nature-environnement.fr - 3 rue des Aulnes  77680 Roissy-en-Brie. Tèl : 01 60 28 03 04

 

CHUT ! La concertation préalable au projet d’aménagement du secteur du Clos-aux-Biches se poursuit. Nouvelle réunion publique le jeudi 6 novembre

Publié le par ADIHBHV

 

CHUT !

NOUVELLE RÉUNION

PUBLIQUE SUR

LES BAS HEURTS

BAPTISÉS

"LE CLOS AUX BICHES"

 

 

La concertation préalable au projet d’aménagement du secteur du Clos-aux-Biches se poursuit.

 

 

Une nouvelle réunion publique se tiendra

le jeudi 6 novembre à 19h,

à l'Espace Michel-Simon

Ouverte à tous les noiséens soucieux de l'équilibre humain, social et urbanistique de notre ville.

 

Ordre du jour :

 

     - Restitution des propositions effectuées lors des quatre réunion thématiques de juillet et septembre.

 

     - Le Cabinet d’Architecture de Christian DEVILLERS devrait faire de nouvelles propositions

"Concertation..." phase 5 sur Les Bas Heurts

Publié le par ADIHBH-V

 

 EN MISSION DE

"CONCERTATION",

LES CONSEILLERS

DE QUARTIER

DÉBARQUENT

SUR LES BAS HEURTS !

concertation - photo 1

Embrassades, accolades, franches poignées de mains. Manifestement, le 14 octobre dernier, nous baignions en pleine ambiance politico-citoyenne. Visiblement le public se connaît et il est content de se retrouver. Astreints aux bavardages, nous attendons l’Architecte du Cabinet DEVILLERS et la réunion peut enfin commencer.

Comme à l’accoutumée, puisque nous en sommes à la sixième réunion de concertation, Pierre GUILBAUD, Directeur de l’Urbanisme et de l’Aménagement de Noisy-le-Grand, tel un Maître de cérémonie, plante le décor. Il présente la réflexion qui a eu lieu depuis juin dernier ; l’aménagement de Maille Horizon Nord ; les 880 futurs logements du site ; le lycée International en construction ; l’aménagement des terrasses en cours ; l’implantation du Parc Urbain ; l’aménagement de l’avenue Montaigne dont les bouches d’égouts distinguent le tracé, et l’aménagement du Clos aux Biches

Quatre réunions thématiques ont déjà été menées depuis juin 2014 sur les sujets suivants :

       Espaces publics et équipements, développement durable,

       Logements, formes urbaines, commerces et services,

       Circulations et déplacements doux, (on a essayé de débroussailler !....)

       Rencontre avec les propriétaires pour présenter les modes d’acquisition et le phasage des procédures (1).

Quinze personnes étaient présentes aux premières réunions, et 50 personnes propriétaires s’étaient déplacées à la quatrième réunion thématique, pour entendre  la charmeuse et réconfortante mélodie du « on n’exproprie pas ».....

En ce 14 octobre 2014, 28 personnes sont présentes en début de réunion, dont trois Adjoints au Maire responsables des Conseils de Quartiers. Il n’y a pas eu de liste d’émargement à l’entrée. La salle est apparemment docile, et il s’agit d’entendre quelques Conseillers de Quartier de Noisy-le-Grand sur ce que « l’on pense de la démarche ». En bref, mettre le débat sur la table !

Comme chaque fois, nous enregistrons la séance pour en faire bon usage si les propos ont du sens.

L’architecte du Cabinet DEVILLERS présente le projet :

En fait, une romance idyllique que ce futur secteur du Clos aux Biches !...

Ce sera la suite du secteur de Maille Horizon-Nord, pour laquelle le Président de l’ADIHBH-V a déjà délivré un témoignage de satisfaction lors d’une réunion publique. Que dire d’autre…, que c’est vraisemblablement une garantie de succès pour les élus et les urbanistes présents !

 Nos esprits sont "sous le charme", nous voyons déjà les biches gambader dans la « promenade jardinée » qui reliera le plateau du Mont d’Est au Sud, à la Marne au Nord... Pour faire plaisir à nos Ecolos Noiséens bien silencieux, nous conserverons même, si l’on peut, quelques arbres remarquables !..... Mais oui, mais oui, c’est charmant la densité urbaine avec 1500 logements dans un secteur totalement enclavé. Mais c’est secondaire puisqu’il y aura une certaine mixité typologique de l’habitat, une mixité sociale, des voies "apaisées" et des "venelles" qui nous permettront de rejoindre facilement le Cinéma « Le BIJOU » en Centre Ville et le RER de Noisy-Mont d’Est à pied ou en vélo pour les plus intrépides.

Pour s’en convaincre, il suffit de se rapporter régulièrement aux commentaires qui fusent, lors des réunions du Conseil Consultatif du Quartier Ouest, sur la propreté et l’entretien de certains quartiers de la ville nouvelle...

Le 06 novembre 2014, lors de la prochaine réunion publique qui tirera vraisemblablement le « bilan de cette concertation », le Cabinet DEVILLERS nous présentera d’autres éléments plus aboutis.

Les bulldozers approchent, le calendrier administratif d’aménagement du Clos aux Biches est prêt (1):

L’exposé est terminé, quelques questions sont posées pour donner du contenu et nous rassurer : « Y aura-t-il un droit de priorité de relogement laissé aux expulsés ? ». « Sur quelles bases se feront  les indemnités, versées aux expropriés ? » (NDLR : des expulsions ne sont pas à l’ordre du jour aujourd’hui).

A chaque fois, les réponses sont professionnelles et rassurantes de la part de Pierre GUILBAUD. Néanmoins, quelques fois agacées, un peu d’ailleurs comme la salle à cet instant, lorsqu’un membre du CCQ OUEST rappelle que dans certains cas les transactions finales sont contraintes, et que la Ville (ou la SOCAREN dans ce cas), fait des acquisitions bien en dessous de l'estimation de FRANCE DOMAINE.

Ce rappel évidemment dérange, mais l’ADIHBH-V dispose de tous les éléments justificatifs. Cerise sur le gâteau, on reproche même aux membres des Bas Heurts de parler pour leurs petits deniers,...... et de prêcher pour leur propre chapelle. Les esprits s’échauffent.

Dans ce genre de réunion préfabriquée, le silence des idées pertinentes relatives à l’aménagement urbain est redoutable, il faut avoir les nerfs solides.

Hou, HOU, -photo 2

Qu’à cela ne tienne, les nantis des Bas Heurts en remettent une couche en précisant que cette noble assemblée des Conseillers de Quartiers n’est pas le signe d’une démocratie bien vivante, puisque, même si nous pouvons saluer le dévouement de quelques conseillers courageux encore actifs après deux ans de mandat, sur les 75 qui ont été tirés au sort il y a deux ans, 25 autres ont été nommés d’office par le Maire sur des critères inconnus du grand public. Face à ce questionnement qui devrait permettre de tirer un enseignement qui renforce la réflexion, certains conseillers ‘amis’ (sic) émettent quelques onomatopées simulant le bruit du hibou : hou, hou, hou,….

La séance allait se terminer, lorsqu’un membre consulté érudit compare les projets urbains du Maire de Noisy-le-Grand à ceux du Baron Eugène HAUSSMANN qui a dirigé les transformations de Paris sous le Second Empire (1852-1870).

Baron Haussmann - Photo 3

La similitude est flatteuse et mériterait la Médaille de la Ville lors de la prochaine cérémonie des vœux, de janvier 2015. Toutefois, la déclaration de notre historien est partielle. Il aurait du préciser que l’œuvre du Baron HAUSSMANN n'en reste pas moins contestée à cause des sacrifices qu'elle a entraînés.

En outre, les méthodes employées ne s'encombraient pas des principes démocratiques, ce qui lui valut d'être surnommé "L'Attila de l'expropriation", selon Jean des Cars. Les manœuvres financières étaient bien souvent spéculatives et douteuses, comme l'a décrit Emile Zola.

Enfin, la bulle spéculative immobilière entraînée par ces travaux, a nourri la bulle financière qui s'est achevée par le krach de 1873. Plus tard, les lois d'expropriation ont entraîné de nombreuses contestations et poussé à la faillite de nombreux petits propriétaires qui ont vu leurs biens détruits. En parallèle, les nouveaux règlements imposaient des constructions d'un niveau de standing élevé, excluant de facto les classes les moins aisées de la société parisienne.

Comme quoi, l’histoire urbanistique est sans fin !

Pour conclure, Pierre GUIBAUD invite les ‘amis sur qui nous pouvons compter’ (sic à nouveau) au pot de  l’amitié. Réception respectant tous les égards, les petits fours remplaçant les classiques et fades biscuits apéritifs, servis à l’issue de certaines réunions de concertations populaires et moins prestigieuses. Comme on connait ses saints, on les honore…..

JD-L.

Conseiller du Conseil Consultatif du Quartier Ouest

Exceptionnellement……

Exceptionnellement, le Conseil d’Administration de l’ADIHBH-V a décidé de ne pas mettre en ligne le débat de cette parodie de concertation du 14 octobre 2014, jugeant que les propos belliqueux de certains protagonistes, ne méritaient pas un tel honneur sur notre blog associatif http://www.noisy-les-bas-heurts.com

AC

Président de l’ADIHBH-V

_______

(1)- Calendrier administratif de phasage :

Fin  2014 :   Fin de la première concertation.

1er semestre 2015 : 

       -  Etudes préalables,

       -  mise à disposition de l’étude d’impact,

       -  approbation du dossier de création de ZAC

2ème semestre 2015 :

       Etudes  pré opérationnelles,

       2ème phase de concertation préalable à la réalisation de la ZAC

       mise à disposition de l’étude d’impact mise à jour

       enquête publique pour la modification du PLU.

1er trimestre 2016 :

       Etudes  opérationnelles

       Approbation du dossier de réalisation de la ZAC

2ème trimestre 2016 :

       Réalisation des espaces publics

 

Le bus « Est-TVM » va se faire attendre à Noisy-le-Grand !

Publié le par ADIHBH-V

 

COUP DE FROID

SUR LA LIGNE DE BUS

« Est – TVM »

______

 

E-TVM - Photo 1A

 

Préambule

 

La ligne Est-Tvm devrait être une future ligne de bus exploitée par la RATP.

Presque intégralement en site propre (TCSP), elle devrait être mise en service en 2017.

Elle relierait Créteil (Place de l'Abbaye) à la Gare de Noisy-le-Grand – Mont d’Est et desservirait vingt-cinq stations sur près de dix sept kilomètres, à travers le territoire des communes de Créteil, Saint-Maur-des-Fossés, Joinville-le-Pont, Champigny-sur-Marne, Bry-sur-Marne et Noisy-le-Grand. Elle vise à faciliter les déplacements de banlieue à banlieue à l’intérieur du département du Val-de-Marne.

Au même titre que la ligne 15 du métro automatique du Grand Paris en 2020, la commune de Noisy-le-Grand compte ardemment  sur cette ligne de bus Est-TVM en site propre pour accompagner ses transformations urbaines et valoriser le développement de la ville. Voire même, de façon inexplicable pour la raison humaine, de résoudre ses problèmes de circulation automobiles récurrents….alors que l’urbanisation de la ville va progresser de 15.000 à 20.000 logts sur 15 à 20 ans, à raison de 1.000 logts/an ; Est-TVM ou pas, un vrai cauchemar et du « mal vivre » pour les habitants.

Mais aujourd’hui, dans la vie authentique, l’Est-TVM est loin d’être en circulation, et 2017 est vraisemblablement du rêve. En effet, aux recours de la ville de Saint-Maur, il faut ajouter maintenant un quatrième recours, avec celui de l’Association de Défense des commerçants Essor Campinois (1),qui remet en cause le projet en site propre sur l’avenue du Général de Gaulle à Champigny (94).

Pour plus d’information, cliquer sur : Un quatrième recours contre le projet Est-TVM . Le PARISIEN du 14/10/2014, Rémy CALLAND.

 

Un grand Avocat explique (2):

 

E-TVM-Photo 2A

 

L’Association ESSOR CAMPINOIS,  représentée par leur avocat Maître RAMDENIE, a exercé un recours devant le tribunal administratif de Melun à l’encontre de la déclaration d’utilité publique du projet de bus en site propre appelé ‘EST TVM’ intervenue le 21 juillet 2014.

 

L’Association rassemble les commerçants de l’avenue Charles de Gaulle à Champigny.

 

Le projet de bus appelé «Est TVM» consiste à créer une ligne de bus en site propre entre Noisy-le-Grand et Créteil.

 

Ce projet aura pour effet de faire passer l’avenue du Général de Gaulle d’une 2x2 voies à 1x1 voie et créera des gros problèmes de stationnement et de circulation insolubles pour les habitants et les commerçants de l’avenue.

 

Le projet provoquera des embouteillages très importants au niveau de l’avenue du Général de Gaulle, surtout aux heures de pointes et en période de fermeture de l’autoroute A 4, car l’avenue du général de Gaulle est une voie de délestage lorsque l’autoroute A 4 est fermée, ce qui arrive périodiquement.

 

A court terme, la réalisation de ce projet aura pour effet, en raison de l’impossibilité de stationner et d’assurer les livraisons, de faire disparaître les commerces de proximité de l’avenue du Général de Gaulle (restaurant, profession médicale, location voiture, fleuriste, pharmacie, boulangerie).

De même, en raison de l’impossibilité pour les camions de stationner en raison du site propre réservé au bus, l’entreprise CINDAR employant près de 30 personnes sur l’avenue du Général de Gaulle sera menacée de cessation d’activités. Durant l’enquête publique, la commission d’enquête avait elle-même reconnu que le projet sera la cause de gros problèmes de stationnement pour les commerçants.

 

Maître RAMDENIE souligne, dans sa requête au tribunal, que le projet a été mal étudié car le gain de temps attendu est illusoire. De plus, le projet est inutile car il fera doublon avec la ligne rouge du métro du Grand Paris qui desservira également Créteil et Noisy le Grand. Or, il est évident que les voyageurs préféreront le métro au bus pour les gains de temps. Ce projet EST TVM fait également doublon avec les lignes de bus existantes.

 

L’action en contestation de la déclaration d’utilité publique introduite par Maître RAMDENIE a pour objet d’obtenir l’annulation de la déclaration d’utilité publique et à tout le moins la suppression du passage en site propre du bus qui est envisagé sur l’avenue Charles de Gaulle. Cette affaire devrait être jugée dans un délai d’un an à moins que le conseil général du Val de Marne ne prenne conscience de la nécessité de supprimer le passage en site propre du bus sur l’avenue du Général de Gaulle.

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(1)   - Essor Campinois est une Association qui regroupe commerces et entreprises de proximité de Champigny-sur-Marne œuvrant pour le développement du commerce de proximité.

                 Pour contacter par email : escamp94500@gmail.com

Blog : essor_campinois.blogspot.fr

 

(2)   Cabinet d’Avocats GMR, 24 place du Général Catroux – 75017 PARIS.

 

Toute notre gratitude à Maître Rajess RAMDENIE, pour nous avoir autorisé à publier son résumé « non technique » sur cette affaire.