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  • : Blog d'une association de quartier de Noisy-le-Grand (93) contre les projets immobiliers démesurés de la municipalité menée par Michel Pajon

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Lettre de l'ADIHBH-V


Vendredi 28 octobre 2011 5 28 /10 /Oct /2011 13:10

 

DUTHEIL :

NOUVELLE SITUATION,

DERNIERE MINUTE…


 

DSC05090.JPG 

Nous apprenons sur www.infogreffe.fr que le Tribunal de Commerce de Paris, en date du 27 octobre 2011 à prononcé la liquidation judiciaire sous le numéro P201101760 . Ainsi se termine la mission de l’administrateur SCP CHAVAUX-LAVOIR.

 

Pour mémoire, rappelons que la construction du Centre Aquatique de Noisy-le-Grand  fut attribué le 15 juillet 2010 à la Société DUTHEIL, 67 boulevard Soult, 75012 Paris, pour un montant de 7 309 483,24 €, pour une durée de chantier de 20 mois.

 

Toutefois, nous apprenions il y a quelques semaines que la Société DUTHEIL était en redressement judiciaire depuis le 23/06/2011, et en cessation de paiement depuis le 10/06/2011. Sous le contrôle d’un mandataire judiciaire, DUTHEIL était en période d’observation jusqu’au 23/12/2011 et bénéficiait d’une continuité d’exploitation.

 

Le 27 octobre 2011, le Tribunal de Commerce de Paris vient de siffler la fin de la partie. Très mauvaise nouvelle pour la Commune, car tout ceci ne va pas être sans conséquences sur la poursuite de la construction du Centre Aquatique, en cette période de crise : nouvel Appel d’Offre ? Retard de chantier ? Surcoût ?

 

En ce qui concerne la construction de la Chaufferie Centrale, initialement attribuée à DUTHEILCONSTRUCTION, la commune a anticipé et a lancé un nouvel Appel à Marché depuis quelques semaines. Elle devait avoir quelques informations.

___________

 

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Dimanche 23 octobre 2011 7 23 /10 /Oct /2011 23:56

La concertation se teste !  


VOICI

LE PREMIER BAROMETRE DE LA CONCERTATION

 


 

Conférence sur la concertation-Photo
 

 

Enfin une étude inédite qui devrait permettre de mesurer la perception et les attentes des Français à l’égard des démarches de concertation.

 

Res publica et Harris Interactive  invitent les citoyens à assister à la présentation des résultats du 1er Baromètre de la concertation et de la décision publique :

 

Le 16 novembre 2011, à 18h30

au Centre de conférence Edouard VII

23, square Edouard VII, 75009-Paris

 

A cette occasion les participants découvriront que les Français ont une idée précise de la façon dont ils veulent voir fonctionner leur démocratie. En fait, ils souhaitent participer à la préparation des décisions qui les concernent.

 

90% des Français considèrent  effet que la concertation est une bonne chose, parce qu’elle permet d’associer les citoyens à la vie locale, et huit sur dix estiment qu’il faut développer sa pratique.

 

En outre, une bonne décision est, pour 91% des Français, une décision qui respecte l’intérêt général et pour 86% d’entre eux une décision qui a fait l’objet d’une discussion avec ceux qu’elle concerne.

 

Cependant, nous découvrirons également que les Français ont un doute sur la sincérité de certaines démarches de concertation craignant qu’elles se résument à une opération de communication.

 

Nous découvrirons enfin…que participer à une véritable concertation, c’est prendre plaisir à construire ensemble la chose publique.

 

En plein dans le mile pour Noisy-le-Grand. Les Associations Noiséenes n’ont de cesse de dénoncer que la concertation organisée régulièrement par la municipalité est un ersatz de « démocratie représentative. C’est tellement vrai que même Christian Lambert, Préfet de Seine-Saint-Denis, et Guy-Michel Cabrita, Commissaire Enquêteur l’ont dénoncé au moment de l’Enquête Publique sur le nouveau PLU de la Ville en juin-Juillet 2011, à savoir :

 

1-    Courrier de Christian Lambert, le 09 février 2011 : « La commune de Noisy-le-Grand a connu un contexte contentieux en matière d’urbanisme. Plusieurs recours juridiques ont émaillé la bonne marche des projets sur le territoire communal. L’annulation du précédant PLU le 11 juin 2010 me conduit à vous inciter à mener une concertation ouverte avec les habitants et les Associations de la commune afin de prendre en compte en amont leurs remarques ».

 

2-    Conclusions de Guy-Michel Cabrita, le 06 septembre 2011 : « Il exhorte la commune à étudier les différents aménagement en collaboration avec les habitants, représentés par leurs Associations, dans le but de parvenir à un accord, à la place des affrontements qui se sont succédés au cours de ces dernières années »

 

On ne peut être plus explicite.

 

Aujourd’hui, la seule vrai question qui mérite d’être posée est la suivante Le Maire d’une commune, mandataire à durée limitée d’une délégation de service public, doit-il se contenter de déclamer à chaque occasion qu’il a été élu sur un programme, et donc qu’il possède la légitimité électorale pour imposer ensuite ses décisions à l’ensemble des habitants de la commune, pendant une durée de 6 ans ? Selon nous, évidemment, non !

 

Cette apparente démocratie réduite seulement à l’élection (nous dirons à l’art consommé des techniques électives), marginalise la majorité des citoyens d’une commune, elle est détestable. Ainsi, ces responsables politiques se trompent moralement et politiquement.

 

Il est possible de faire beaucoup mieux, et stopper cette machine infernale à broyer de l’humain…..

 

Inscription en ligne : www.barometre.respublica-conseil.fr

 

______

 

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Jeudi 13 octobre 2011 4 13 /10 /Oct /2011 08:42

Affiche - On sème sur le quartier

 

Lifting du parc de la Varenne

À l’initiative du Conseil Consultatif du Quartier Nord, des travaux d’aménagement ont été réalisés en août dernier au parc de La Varenne. Poumon vert du quartier, le parc de La Varenne est situé à proximité de nombreux équipements : le groupe scolaire de La Varenne (soit environ 550 élèves de maternelle et élémentaire), le gymnase et la Maison pour tous. Maintenant, « Il est désormais plus facile d’y accéder, d’y circuler et de se repérer », indique Maïté Chambaud, Adjointe au Maire déléguée au Quartier Nord.

Concrètement, le réaménagement du parc comprend la création de quatre nouvelles allées conformes aux normes d’accessibilité des personnes à mobilité réduite (PMR) pour se rendre dans les différents équipements. Rue de Verdun, la construction d’un muret de 1,30 m, habillé d’une structure de bois, facilite l’identification de l’entrée principale. Un nouvel accès, équipé d’un portillon, a été créé au niveau de la rue Hudier. Enfin, des pans de clôture grillagée ont été restaurés.

On sème sur le Quartier

Le 15 octobre prochain, le Conseil Consultatif du Quartier Nord invite les habitants de La Varenne à une inauguration festive du parc réaménagé.

Au programme 

  • De 10 h à 18 h – Troc aux plantes  

Vous croulez sous vos semis d’hiver et ne savez pas quoi en faire ? Vous recherchez des boutures pour embellir votre balcon ? Venez troquer vos plants, graines, boutures, livres et même outils de jardinage. Une manière gratuite et conviviale de partager vos bons plants.  Sur inscription au 01 45 92 58 92 .

  • À 11 h 30 – Inauguration des aménagements  

En présence de Michel Pajon, député-maire de Noisy-le-Grand.

  • De 14 h à 18 h – Ateliers ludiques et pédagogiques  
    • Découverte du compost et de l’engrais naturel avec le service Déchets.
    • Exposition sur les abeilles avec l’Union nationale de l’apiculture française. 
    • Fabrication de nichoirs et de mangeoires. 
    • Parcours sensoriel sur le thème de l’arbre et du jardin par l’association Résonances. 
    • Organisation de matchs de tennis de table entre valides et handicapés pour dépasser les apriori et partager un moment sportif avec l’association CAPSAA. 
    • Conseils de jardinage par le service Espaces Verts…

Toute la journée – Animation musicale et espace restauration.

___________



 

 

 

 

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Dimanche 10 juillet 2011 7 10 /07 /Juil /2011 17:08

 

 

L'UFC QUE CHOISIR  aussi, donne son avis sur le projet de PLU.

Pour le lire, ainsi que bien d'autres nouveaux commentaires, suivez le lien ci-dessous:

avis sur le projet de PLU

 

 

 

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Lundi 4 juillet 2011 1 04 /07 /Juil /2011 10:28

Voici un blog pour tout savoir sur le nouveau projet du PLU sur Noisy le Grand: ses incidences et les avis de quelques internautes:

http://noisy-plu.overblog.com

 

et toujours cet article de fond :

"Le nouveau PLU arrive"

avec ses liens vers des documents du dossier (toujours visible en mairie).

 

Il vous reste jusqu'au 13 juillet à 12 heures!

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Lundi 31 janvier 2011 1 31 /01 /Jan /2011 21:59

 

41es OLYMPIADES DES METIERS

Concours, Formation en alternance, Emploi des jeunes

 

 

Olympiades---Photo-1.jpg

 

Noisy-le-Grand, premier pôle tertiaire de l’Est Parisien dit la commune. Ainsi, la commune souhaiterait encore construire 500 000 m² de bureaux. Ce serait, soit disant,  la richesse de la ville de demain ?

 

Toutefois le développement économique d’une ville et d’un pays, ce n’est pas seulement les emplois du tertiaires. C’est aussi l’artisanat. L’artisanat rassemble plus de 3 millions d’actifs partout en France. Le secteur de l’artisanat dépasse aujourd’hui le cap des 920 000 entreprises. Présent dans les secteurs de l’alimentation, du bâtiment, de la production et des services, l’artisanat rassemble plus de 510 activités différentes et occupe ainsi une place privilégiée dans l’économie française. L’artisanat, première entreprise de France comme le mentionne la publicité sur les maillots de l’Equipe de France de Handball, quatre fois championne du monde. Avec 100 000 embauches chaque année et le départ à la retraite de 300 000 actifs dans les 10 ans à venir, c’est un secteur créateur et générateur d'emplois pour les jeunes.

 

C’est donc une bonne chose, que Noisy-le-Grand veuille favoriser dans son PLU, l’accueil de petites entreprises artisanales dans la ZAE des quartiers de La Varenne et des Richardets.

 

Cependant, dans un rapport au vitriol, l’OCDE étrille la France. Dans un verdict sans appel, depuis 30 ans, le taux de chômage des jeunes est plus élevé en France que dans les autres pays industrialisés. Les causes de ce mal Franco-Français sont connues : médiocre performance du marché du travail des jeunes, sélections basées sur le diplôme, proportion importante de jeunes sans formation ou qualification. L’OCDE estime à 11% le pourcentage des jeunes de 14-25 ans « laissés pour compte » qui cumulent les désavantages : pas de diplômes, issus de l’immigration et vivants dans des quartiers défavorisés.

 

Il ne nous appartient pas ici de discuter des mesures prises ou à prendre par les pouvoirs publics pour aider 500 000 jeunes à s’insérer dans la vie active (statut de l’apprenti, contrats d’accompagnement, prime à l’embauche, allégement des charges,…). Tout cela est du domaine des organisations syndicales et patronales.

 

Nous, nous disons tout simplement que l’apprentissage peut aider à la résolution de l’équation « Emploi des jeunes-Formation-Qualification », par la valorisation de la voie de l’alternance. Se former par l’apprentissage, c’est :

 

-       Avoir moins de 26 ans,

-       Bénéficier d’un parcours de formation adapté à ses besoins,

-       Choisir une voie de formation différente pour acquérir une qualification professionnelle sur mesure sanctionnée par un diplôme professionnel ou par certains titres à finalités professionnelles,

-       Choisir une formation professionnelle en alternance (Ex :15 jours en entreprise, 15 jours en Centre de Formation),

-       Être salarié, avoir un contrat de travail et toucher un salaire mensuel en pourcentage du SMIC de 40 à 70%, selon son âge et le niveau du diplôme préparé,

-       Bénéficier des avantages des étudiants,

-       S’adapter aux conditions de travail d’un milieu professionnel nouveau et apprendre à répondre aux exigences de ce milieu,

-       Entrer de plain-pied dans la vie professionnelle, car l’expérience sera un excellent atout pour s’intégrer chez un employeur,

-       Choisir à chaque étape du processus, soit de travailler, soit de continuer en apprentissage vers un diplôme plus élevé.

 

Ces jeunes apprentis peuvent aussi acquérir une expérience à l’International, dans le cadre du programme Léonardo da Vinci, de la Commission européenne, puisqu’il offre la possibilité d’effectuer des stages dans une entreprise d’un autre Etat de l’Union européenne. C’est également une composante structurante de la formation professionnelle des jeunes et un champ d’expérimentation opérationnel qui concourt à l’amélioration de la qualité de l’apprentissage. C’est aussi pour les jeunes une aventure humaine singulière, avec une ouverture à une autre culture…

 

Enfin, et c’est très valorisant, ces apprentis peuvent aussi montrer leurs savoir-faire au travers de diverses compétitions professionnelles (Challenges des métiers, Championnats ou Concours nationaux et internationaux).

 

A plusieurs reprises, Le Vrai Journal de Noisy-le-Grand s’est fait l’écho de jeunes Noiséens ou Noiséenes [1] qui se sont distingués lors du Concours des Meilleurs Apprentis de France organisé par la Société des Meilleurs Ouvriers de France (Cliquer sur: Une jeune Noiséenne, lauréate du concours ; « Un des meilleurs apprentis de France »).

 

Autre compétition, autre enjeu, aujourd’hui se préparent les prochaines Olympiades des Métiers de Londres, au Royaume-Uni.

 

 

Finales nationales et WordSkills

 

Olympiades-Photo-2.jpg

 

A l’issue des sélections régionales dans chacun des métiers, ce sont 753 jeunes qui ont été désignés pour faire partie de l’équipe de leur région et participer aux Finales Nationales les 3, 4 et 5 février 2011 au Parc des Expositions de la Porte de Versailles à Paris, en collaboration avec le Conseil Régional d’Ile de France [2].

 

A l’issue de cette compétition, le samedi 5 février 2011, l’Equipe de France des Métiers sera constituée, pour participer aux 41èmes Olympiades des Métiers, compétition internationale qui verra se confronter plus de 1 000 jeunes de 53 pays du monde à Londres, du 5 au 8 octobre 2011. La confrontation intéressera une quarantaine de métiers allant de l’Agriculture aux Nouvelles Technologies, en passant par l’Industrie, l’Automobile, l’Alimentation, les Services ou les métiers du Bâtiment et des Travaux Publics.

 

Cet événement international est préparé, relayé et coordonné par WordSkills France (COFOM) [3] et soutenu par de nombreux partenaires : pouvoirs publics nationaux, régionaux, partenaires sociaux, entreprises, établissements et organismes de formation publics et privés (Education Nationale, Chambres des Métiers, CG PME, CAPEP, Chambres de Commerce et d’Industrie, CFA, AFPA, Compagnons du Devoir,……)

 

Finalement, la  Formation en Alternance par Apprentissage  est une voie de formation d’excellence. Le jeune est gagnant, puisqu’il a deux fois plus de chance d’être embauché. L’apprentissage est un outil qui permet très concrètement de faire fonctionner l’ascenseur social. Il permet aussi aux entreprises de former directement leurs salariés et de les fidéliser dans un emploi durable.

 

 

En conclusion, « là où il y a une volonté, il y a un chemin pour l’avenir professionnel de tous les  jeunes: de l’ouvrier à l’ingénieur ! »

 

_____

 

 

[1]- Mlle Charlotte COTTE-MORRETTON, Art de la table, CEFAA de Villepinte-93,

      M Gordon GIRY, Peinture décoration, CFA-BTP, 3 rue du Ballon, Noisy-le-Grand – 93160,

      http://cfabtp-noisy.over-blog.com  - tél : 01 43 05 04 76

 

[2]- Programme au Hall 1 du Parc des Expositions:

            - Mercredi 2 février : cérémonie d’ouverture à 18h30,

            - Jeudi 3 au samedi 5 février : compétition, ouverture au public de 9h30 à 18h,

- Samedi 5 février ; cérémonie de clôture à 20h00-Proclamation des résultats (Or,

  Argent, Bronze).

 

[3]- Comité Olympique Français des Olympiades des Métiers (COFOM),

 

[*] – Cellule Apprentissage de la Mairie de Paris : 01 42 76 81 26.

        Apprentissage de la Région Ile-de- France : 0 810 18 18 18,

       

 

 

  

 

 

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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /Sep /2010 22:53

AVIS FAVORABLE

AU PROJET DE P.P.R.I.

 DE LA MARNE

 

 

DSC04468

 

Ce projet concernait la Prévention du Risque d’Inondation (P.P.R.I.) par débordement de la Marne. Il s’appliquait aux communes de Gagny, Gournay-sur-Marne, Neuilly-Plaisance, Neuilly-sur-Seine et Noisy-le-Grand.

 

Ces 5 communes concernées totalisent plus de 150 000 habitants, dont environ 18 000 sont touchés par les inondations, soit près de 12% de la population totale. Les situations sont toutefois très variables d’une commune à l’autre ; ainsi environ 85 % de la population de Gournay-sur-Marne est concernée par les inondations, contre seulement environ 3 % de celle de Noisy-le-Grand.

 

L’enquête publique s’est déroulée du mardi 27 avril au mardi 1er juin 2010 inclus. Elle a donné lieu à 95 observations et 3 pétitions, ce qui, sur 150 000 habitants représente 0,063% de la population. Ceci semble ridicule en termes de d’expression démocratique, même si le commissaire enquêteur semble satisfait compte tenu de son retour d’expérience sur les enquêtes publiques. A Noisy-le-Grand, 38 observations sur 62500 habitants, soit 0,060 % également !!!.... Même si nous avons bien compris que les crues de la Marne ne sont pas celles du littoral Atlantique, puisque la montée des eaux est en général inférieure à 1 m / jour, Xynthia où es-tu, la télévision est partie ?

 

Ceci étant, finalement le commissaire enquêteur Jean CULDAUT a émis un avis favorable au projet de P.P.R.I. assorti des 3 recommandations suivantes.

 

• 1) que le document de PPRI précise bien, pour une bonne information des habitants, qu’ils ont possibilité, lors du dépôt de leur demande d’autorisation de travaux ou de construire, d’apporter la preuve des niveaux réels de leur propriété, afin de pouvoir connaître les prescriptions à mettre en œuvre demandé par le règlement de la zone inondable correspondante.

 

• 2) que le document de PPRI soit amélioré au niveau de ses règlements et de ses annexes pour une meilleure communication, par exemple des précisions pouvant être apportées sur la définition des « locaux sanitaires ou techniques, de mise en conformité et de mise en sécurité de personnes » qui peuvent être autorisés dans le cadre d’une extension, sur la mise en œuvre de certaines dispositions par le biais de schémas explicatifs (création des voies d’accès, possibilités d’extension,...)

 

• 3) que les services de l’Etat prévoient des exceptions pour les équipements présentant un caractère d’intérêt général, tels que la station d’épuration et l’usine de production d’eau potable située sur Neuilly-sur-Marne et sur Noisy-le-Grand afin qu’elles soient à même de continuer à assurer leurs missions de service public.

 

 (Cliquer ici pour l'intégralité du "Rapport et conclusions motivées du 09 juillet 2010".

 

ET PARTICULIEREMENT A NOISY-LE-GRAND !

 

C’est le 05 janvier 1999, que le Préfet de Seine Saint Denis a prescrit l’élaboration du P.P.R.I. du bassin de la Marne. Depuis cette date, dans le cadre de ce projet, plusieurs réunions de concertation ont eu lieu entre la commune de Noisy-le-Grand et les services de la DDE. Suite à cette phase, le Préfet a transmis son projet pour avis, en date du 04 décembre 2008.

 

Lors du conseil municipal du 02 février 2009, la commune faisait savoir que cette phase de concertation avait conduit la ville à faire valoir l’enjeu majeur, à l’échelle supra-communale, que représentait l’aménagement des bords de Marne en terme de création de logements diversifiés, de développement économique et touristique et de qualité de vie pour les citoyens. Ainsi, deux projets essentiels pour l’aménagement des bords de Marne, dans le secteur de la Rive Charmante et des Epinettes, avaient ainsi été pris en compte,  tout en prévenant les risques d’inondation.

 

En effet, les études hydrauliques réalisées par la Ville ont permis de faire évoluer le zonage de ces secteurs, initialement prévus en zone rouge dite d’expansion des crues, vers la zone jaune dite urbaine en aléas forts et autres. Ce dernier zonage autorise une urbanisation limitée et raisonnée des secteurs concernés pour ne pas accroître les dommages en cas de crue et ne pas exposer de nouvelles populations sans précaution.

 

Aussi, les adaptations apportées sur la carte réglementaire du projet de PPRI rendront possible la réalisation des projets sur les sites de la Rive Charmante et des Epinettes comprenant notamment des logements diversifiés dans un environnement de grande qualité sans augmenter la vulnérabilité des biens et des personnes.

 

Insatiable, Michel Pajon remontait encore au créneau  lors du conseil municipal du 20 mai 2009 en faisant voter un vœu. Il demandait en particulier :

 

• La révision et l’adaptation du classement en zone rouge – et du règlement attaché à cette zone – des secteurs dits de la Grotte, des terrains de foot et des tennis couverts, de manière à permettre la rénovation, l’extension et la reconstruction, le cas échéant, des équipements sportifs publics existants. Qu’est-ce qui peut justifier que des installations classées puissent bénéficier d’un régime dérogatoire et que de modestes terrains de football et de tennis posent problème ?

 

• Une mise en cohérence des différents P.P.R.I, à l’échelle interdépartementale, afin de permettre un aménagement harmonieux des bords de Marne tout au long de cette rivière.

 

• L’intégration dans le P.P.R.I. des notions d’urbanisme de risque et des objectifs du SDRIF visant à la maîtrise et l’adaptation de l’urbanisation, en particulier l’aménagement urbain renouvelé en zone inondable.

 

• La suppression, dans la note de présentation du projet de P.P.R.I, de la référence aux « nomades sédentarisés » au sujet du terrain dit du « camping », situé rue du réseau Robert Keller, car cette situation est illégale et ne correspond à aucune sectorisation du Plan Local d’Urbanisme.

 

• S’agissant des emprises de l’ex-A103 et des franges de la RD370, que l’Etat s’engage à procéder à une modification du P.P.R.I. dès réalisation d’un projet d’aménagement précis sur ce secteur, accompagné d’une étude hydraulique, afin de permettre l’évolution du classement de ces terrains vers le zonage jaune.

 

Finalement cette fois-ci, après analyse, les considérations de la commune de Noisy-le-Grand n’ont pas été retenues par Jean CULDAUT. Les éléments de réponses à ce vœu sont relatés dans son rapport d’enquête publique, pages 49,50 et 51/60.

 

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Dimanche 2 mars 2008 7 02 /03 /Mars /2008 14:21
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Suite au courrier envoyé aux différentes listes se présentant aux élections municipales de Noisy-le-Grand, voici la réponse de Sylvie Duffrene :



Bonsoir.

Pour faire suite à votre demande, je vous adresse ci-dessous, copie de ma réponse faite il y a quelques jours à une habitante des Bas-Heurts qui m'a interrogée au sujet de l'aménagement de ce quartier. Ce texte répond à plusieurs de vos interrogations, sans évidemment entrer dans le détail de votre questionnaire.

Cordialement,

Sylvie Duffrene

 
 

 

Pouvez-vous me dire quel aménagement vous souhaitez et défendrez pour le quartier des Bas-Heurts ? Optera-t-on pour la qualité, (toujours plus coûteuse au départ) ? Densifier, certes. Mais je prends le RER cinq fois par semaine. Il est déjà bondé et même les derniers RER sont encore très fréquentés. C'est déjà une ville dortoir.

 
 
 Je ne reviens pas sur tout ce qui s'est passé depuis l'annonce par la mairie d'un grand projet immobilier sur le quartier des Bas-Heurts. Vous en savez tout autant que moi. Au terme de l'enquête publique, le projet présenté a reçu un avis défavorable. Dès lors, la municipalité devra, soit présenter un autre projet, soit amender son premier projet pour tenir compte des observations issues de l'enquête publique. Une nouvelle enquête publique devra avoir lieu avec une nouvelle période de concertation. Nous en sommes là. A ma connaissance, aujourd'hui, il n'y a pas de nouveau projet prévu par la mairie pour ce quartier.

Cependant, le quartier a d'ores et déjà beaucoup changé, plusieurs propriétés ayant été rasées, ce que je regrette, pour ma part. Mais c'est un fait dont il faudra tenir compte dans notre future réflexion.
Comme il faudra tenir compte des intérêts et des demandes des habitants toujours implantés dans ce quartier. J'aurais préféré, et les Verts l'ont dit bien des fois, qu'avant tout projet, il y ait concertation avec la population pour un nouvel aménagement, dont d'ailleurs personne ne nie la nécessité sur les Bas Heurts. Nous nous sommes toujours battus pour plus de démocratie locale. C'est pourquoi, nous avons défendu le projet des conseils consultatifs de quartiers que Michel Pajon s'est engagé à mettre en place au cours de la prochaine mandature. Je pense que ces structures permettront davantage de dialogue et de concertation entre élus et habitants.


De façon générale, la ville ne cesse de s'étendre, et détruit toujours plus de terres agricoles et naturelles. Les distances travail-logement s'allongent, les habitants n'ayant ni la possibilité ni les moyens financiers de se loger au plus près de leur lieu de travail. Par ailleurs, le manque de logements est criant en Île de France. La densification des villes voulue par le SDRIF, Schéma Directeur Régional d'Île de France, est
une réponse pour augmenter l'offre de logements et réaménager le territoire, de façon à diminuer les distances et les temps de transports pour chacun d'entre nous. Mais pour cela, il nous faut développer des transports en commun fiables, confortables, sûrs et ponctuels. Comme vous, je prends le RER A deux fois par jour, et je sais combien nous en sommes loin! La densification ne doit pas être pensée comme une simple urbanisation de quartier. Elle s'inscrit dans une politique d'aménagement global du territoire et doit être réfléchie en même temps qu'une politique de transports et d'écologie urbaine. Nous sommes tous conscients des énormes
efforts qu'il reste à faire.

Pour les Bas-Heurts, il ne s'agit
en aucun cas de créer un quartier dortoir,
ou une cité ghetto. Nous ferons tout pour que ce quartier demeure un quartier où il fait bon vivre et où il existe un véritable lien social. Nous voulons accueillir de nouvelles populations, y compris défavorisées, en leur offrant une réelle qualité de vie, loin des cités béton. Les Verts feront des propositions pour que ce quartier soit de grande qualité environnementale. Nous n'avons pas changé de position, et c'est sur ces bases que nous nous sommes mis d'accord avec l'équipe de Michel Pajon. Nous continuerons de suivre attentivement l'aménagement de votre quartier, les Bas-Heurts.
 
 
 
Noisy-le-Grand, le 17 février 2008.
 
Pour les Verts,

Sylvie Duffrene
Conseillère régionale d'Île de France





 
Consiellère municipale de Noisy-le-Grand
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Dimanche 24 février 2008 7 24 /02 /Fév /2008 00:42
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Suite au courrier envoyé aux différentes listes se présentant aux élections municipales de Noisy-le-Grand, voici la réponse de Jean-Marc Morere :
 
 
 
MIEUX VIVRE A NOISY LE GRAND
_______
 
 
 
 
Jean-Marc MORERE                                                          Noisy le Grand, le 21 février 2008

Candidat aux Elections Municipales

 
 
 
 

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs les adhérents de l’association ADIHBH-V, Chers Noiséens,

 

En cette période d’élections municipales, il est de mon devoir de répondre le plus clairement, objectivement et honnêtement possible à toutes les questions que se posent les noiséens et notamment les habitants du quartier de la Varenne – Les Bas Heurts. C’est ainsi que l’association ADIHBH-V a souhaité connaître l’intention de tous les candidats sans exception en matière d’urbanisme notamment sur ce quartier et sur la ville en général, c’est donc bien volontiers que je réponds à ce questionnaire.

 

Comme vous le savez, nous avons soutenu et défendu votre combat contre « la destruction » du quartier des Bas Heurts et nous ne pouvons que-vous féliciter du travail accompli. Il est évident pour mon équipe et moi-même qu’un projet, pensé, réfléchi avec l’ensemble des acteurs est totalement INDISPENSABLE


Une « concertation » qui a recueilli 92% d’avis négatifs, nécessitait indéniablement la remise en cause et à plat du projet.

 

Je m’engage fermement à créer pour ce quartier un ATELIER DE TRAVAIL qui sera le lieu d’une véritable approche pédagogique et participative des habitants, des architectes des représentants élus, intégrant les compétences et connaissances de chacun et qui permettra de créer des outils et des actions propices à l’émergence d’un nouveau projet, parce que les habitants le souhaitent et y ont droit, il s’agit de leur cadre de vie et de leur avenir.

 

Il est nécessaire de définir une approche cohérente en mettant en place une approche pédagogique et participative en direction des habitants, de créer des outils et des actions dédiés à la communication.

 

Il ne peut y avoir de changement sans intégrer les habitants et les partenaires.

Je souhaite réconcilier l’élu et les citoyens immédiatement en les responsabilisant grâce à la mise en place de CONSEILS DE QUARTIERS, qui permettront de retisser le lien entre les habitants eux mêmes mais également de façon transversale entre les quartiers.

 

Nous devons absolument instaurer le dialogue et une vraie démocratie locale dans notre ville. Au delà de ces conseils de quartiers, nous entendrons et respecterons toutes les associations, qui réalisent un travail très intense sur notre ville.   

 

Mon programme a été réalisé, avec des femmes et des hommes de terrain qui connaissent, depuis des années, les problèmes rencontrés sur notre ville. Nous avons donc, ensemble, décidé de faire la pose du logement, en privilégiant la rénovation au sens propre du terme et non pas rénovation urbaine au sens de l’ANRU. Partout où nous pourrons réhabiliter, nous le ferons.

 

Nous souhaitons protéger et améliorer l’environnement urbain, en favorisant la qualité de vie, une préservation des écosystèmes locaux et globaux (transports, gestion de l’énergie, des déchets, solutions alternatives, développement durable…).

 

Les deux ZAC (Bas-Heurts et Clos d’Ambert) seront aménagées suivant des bases qui ne devront pas dépasser 60 à 80 logements à l’hectare. Notre projet est de créer, sur ces deux surfaces, deux éco-quartiers en préconisant la mise en œuvre de construction aux normes HQE (haute qualité environnementale) et la création d’un label NOISY QUALITE DE VIE qui demandera aux promoteurs et constructeurs de s’engager à respecter un cahier des charges stricte au niveau environnemental.

 

En ce qui concerne le secteur des Bas-Heurts, la recherche des nappes aquifères se fera en amont de tout projet car nous entendons pouvoir utiliser l’eau qui est sous vos pieds (entre 100 et 150 mètres) pour créer un réseau (géothermie) chauffage / climatisation des bâtiments en adéquation avec le développement durable. Seront prévus aussi, des terrasses végétalisées et des espaces verts qui permettront, entre autre, l’infiltration des eaux de pluie. 

 

Sur votre secteur, a proprement parlé, nous envisageons la construction de 500 à 600 logements maximum allant de la maison de ville au R + 4, utilisant des matériaux propres aux normes HQEE (Haute Qualité Environnementale Energie) de façon à obtenir des bâtiments passifs, voire positifs (produisant plus d’énergie qu’ils n’en consomment). Croyez-moi, tout ceci est réalisable, et je remercie le travail accompli par votre association qui a permis de mettre en échec le projet de 1500 logements, qui était basé sur une densification excessive sans véritable souci des mesures à mettre en œuvre pour l’avenir en terme de projection environnementale durable.

 

Aujourd’hui tous les quartiers de notre ville sont en chantier, le commerce se meure, les infrastructures sont loin d’être à la hauteur des attentes des Noiséens, les impôts locaux et fonciers n’ont cessé d’augmenter sans réelle amélioration des équipements de proximité, les transports n’ont pas suivi l’évolution de nos villes, etc. En un mot on a mis la charrue avant les bœufs, et ceci est valable pour une grande partie de l’Ile de France. 

Il est temps de restaurer un climat de confiance avec l’arrêt des expropriations, le rétablissement du dialogue et de la compréhension.  

 

Par contre, il ne serait pas honnête d’affirmer que tel ou tel projet est réalisable en l’espèce. Il reste des inconnues, telles que les rétrocessions de différentes parcelles de terrain permettant de poursuivre la réalisation d’un ensemble cohérent.

Lorsque vous nous aviez conviés à la présentation du contre-projet réalisé par des élèves architectes, il ressortait que certaines parcelles devraient être tronquées sans pour autant poursuivre dans la démolition de l’existant. J’avalise totalement ce point de vue qui permet un aménagement cohérent sans avoir forcément recours à une démolition totale de site. 

 

Pour autant, et dans la mesure où cet aménagement serait évolutif, il va de soi, que la préemption urbaine continuera à jouer son rôle dès lors qu’un changement de situation interviendra (Départ – mutation – ou malheureusement décès, etc.)

 

Vous avez aussi souhaité connaître notre position sur la construction de bureaux. Nous avons longuement débattu sur le sujet au sein de mon groupe, nous souhaitons développer l’installation de petites et moyennes entreprises avec lesquelles nous pourrions signer des partenariats favorisant l’accueil et la formation des jeunes noiséens, de tous quartiers.  

Une mixité, logements – bureaux – petites et moyennes entreprises, pourrait donc être projetée sur ce secteur Maille Horizon II, dès lors que nous pourrons engager les négociations avec l’EPAMARNE.    

 

Monsieur le président, Mesdames, Messieurs les adhérents de l’association ADIHBH-V, chers Noiséens,

 

Vous l’aurez compris, nous ne souhaitons pas poursuivre dans la densification excessive. Le manque de logements sociaux est une évidence qui ne doit pas se satisfaire d’une mauvaise qualité et concentration de l’habitat, trop souvent source de problèmes. Ma volonté sera de créer une solidarité entre les uns et les autres et surtout ne pas ériger les uns contre les autres.

 

Nous vous transmettrons dans les prochains jours, notre programme qui traite largement de propositions en matière d’habitat et d’urbanisme et de la durabilité du développement : « Construire moins pour construire mieux ».

 

Espérant avoir répondu à la majeure partie de vos attentes, nous vous prions de croire, Monsieur le président, Mesdames, Messieurs les adhérents de l’association ADIHBH-V, chers Noiséens, en notre profond dévouement au service de notre cité.  

 

 
 

                                                                                                                      Jean- Marc Morère

 
 
 
 
 
 
 
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Samedi 23 février 2008 6 23 /02 /Fév /2008 12:28
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Suite au courrier envoyé aux différentes listes se présentant aux élections municipales de Noisy-le-Grand, voici la première réponse :



NOISY SOLIDAIRE – A Gauche Vraiment
 
___________
 
Liste présentée par :

Le Collectif Unitaire pour une Gauche Alternative

La Ligue Communiste Révolutionnaire

Le Parti Communiste Français
 
Têtes de liste :
Sylvie MONNIN
Etienne DOUSSAIN
Véronique JACQUET
                                                                                              
 
 

                                                                                              Noisy, le 05 février 2008

 

Monsieur le Président,

 
 

Au nom de votre association et de ses adhérents, vous avez souhaité connaître notre projet politique en matière d’urbanisme dans l’hypothèse où les électrices et les électeurs noiséens confieraient aux représentants de notre liste la conduite des affaires municipales. 

 

Un préalable indispensable s’impose avant un tel développement.

 

Nous ne concevons pas qu’un projet politique en matière d’urbanisme ne soit pas co-élaboré avec les habitants de la ville, et plus précisément lorsqu’il s’agit de nouvelles opérations.

En tout état de cause, nous sommes partisans de geler l’ensemble des opérations envisagées et de procéder à une nouvelle étude de ces dernières.

Concernant les opérations engagées, dans le respect du cadre légal en vigueur, nous ne manquerons pas d’interpeller les opérateurs sur d’éventuelles modifications d’impact à chaque fois que ce sera encore possible.

 

Si le concept de « construire la ville sur la ville » en lien avec celui de « densification urbaine », a sa pertinence face aux défis du développement durable, la démographie urbaine, la consommation d’énergie, la forme des activités humaines ou le réchauffement climatique en étant les principaux à l’échelle mondiale, penser la ville autrement doit être une priorité absolue, priorité absolue qui doit prendre en compte les paramètres qui en découlent en matière de haute qualité environnementale, de transports, de cadre de vie et d’emploi.

 

Pour autant, et nous voulons le dire avec force et détermination, rien ne peut et ne pourra se faire efficacement sans débat et construction démocratique avec ceux qui vivent la ville et dans la ville.

 

Dans cet esprit, il n’est pas plus acceptable dorénavant de maintenir une logique infernale « d’exportation » des conséquences d’une densification urbaine non maitrisée. Nous pensons à la chaine de traitement des ordures ménagères, celle de l’eau et, bien sur, en raison de l’éloignement quasi programmé d’une partie de la population francilienne, à la question difficile du transport routier et collectif en Ile de France.

 

Ce préalable étant posé, très concrètement et, si possible, sans langue de bois, aux questions de votre association, nous répondrons ainsi :

 

1.      L’aménagement du quartier des Bas Heurts :

 

1.1.    Quelle mixité et combinaison de typologie résidentielle ?

 

Nous pensons que la mixité sociale est indispensable et qu’un effort, sans précédent depuis les années 50, doit être fait en matière de logement réellement social. La lecture, cette année encore, du rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre reste particulièrement éclairante concernant « l’aide à la pierre » consentit par l’État afin de permettre la réalisation de logements sociaux adaptés aux conditions d’emploi et de ressources des populations les plus fragiles.

 

A la différence du projet antérieur porté par Michel PAJON, la question ne nous semble pas reposer seulement sur le choix de quota mais aussi sur le type de financement recherché afin de favoriser de meilleures conditions l’accès au logement social.

C’est vrai pour de jeunes salariés. C’est vrai pour les parents isolés et c’est vrai, encore, pour de nombreux salariés précaires, ceux à temps partiel subi, ceux sans emploi et bientôt, car nous risquons de le connaitre, pour les personnes âgées et les nouveaux retraités appauvris par les différents dispositifs législatifs en vigueur.

 

Selon nous, que cette mixité sociale repose sur 40% de logements sociaux aidés, 20 % de logements locatifs ordinaires, 20% d’accession encadrée à la propriété et 20 % d’accession libre à la propriété, n’apparait pas incompatible avec un projet urbain de qualité respectant le parcours résidentiel auquel chacun a le droit de prétendre.

 

Dans le même temps, il va de soi que cette mixité sociale est à rechercher, à la fois en tenant compte de l’existant et, à la fois, en veillant à une densification supportable par tous. Quel serait l’intérêt, plusieurs quartiers de la ville nouvelle de Marne la Vallée le démontrant largement, de « ghettoïser », y compris architecturalement une partie de la population noiséenne en densifiant massivement une zone d’habitat comme celle des Bas Heurts ?

 

Partant de cette approche, nombreux d’entre nous ont défendu le contreprojet conçu par les élèves de l’Ecole d’Architecture de la Villette que votre association avait sollicité et il serait, pour le moins étonnant que nous ayons aujourd’hui une autre vision.

     

1.2.    Quelle densification envisagez-vous sur les Bas Heurts ?

 

Eu égard à la typologie actuelle du quartier, nous pensons indispensable de privilégier une densification progressive. A cet effet, l’implantation de 80 à 120 logements / ha apparait raisonnable en tenant compte de la combinaison des friches existantes et du logement pavillonnaire. Il va de soi que cette combinaison pose d’emblée la question du devenir envisagé de la ZAC dite de Maille Horizon.

 

1.3.    Comptez-vous (si oui, comment ?) mettre en place un programme évolutif s’intégrant au tissu actuel ? Et donc aménager sans Déclaration d’Utilité Publique, sans démolition, sans expropriation sur les Bas Heurts ?

 

Sans ambiguïté, nous préconiserons un programme évolutif concerté de densification pour permettre une bonne intégration qui respecte le tissu existant. Non seulement nous avons soutenu mais nous partageons totalement la démonstration de faisabilité qui a été faite avec l’approche qualitative du contreprojet des étudiants de l’École d’Architecture de la Villette. Loin d’opposer les formes d’habitat de la ville, il faut, au contraire, s’inscrire résolument dans la réalisation d’un urbanisme « doux » où démolition et expropriation ne sont pas les maitres mots.

 

L’application du concept « construire la ville sur la ville » ne signifie pas obligatoirement « détruire la ville, quartier par quartier, pour la reconstruire ».

Ce serait faire perdurer une partie de la logique des villes nouvelles qui n’a plus court aujourd’hui, y compris pour de très nombreux urbanistes. Ce serait, pour le coup, avoir trente ans de retard.

 

1.4.    Quelle hauteur vous semble admissible pour les immeubles collectifs ?

 

Là encore, le bon sens l’emporte. Comment, en effet, concevoir un maillage nouveau entre un habitat essentiellement pavillonnaire et la construction d’immeubles, sinon en harmonisant la hauteur de ces nouvelles constructions avec l’existant ? Pour nous, il est donc évident que la hauteur de futurs immeubles doit tenir compte de la réalité architecturale de ce quartier et qu’un aménagement progressif sera la clé d’une densification réussie. En conséquence, la question de la hauteur de nouveaux bâtiments doit être appréhendée à l’aune de la hauteur des maisons individuelles si un habitat collectif est implanté à proximité. Autrement dit, il ne peut être envisagé « d’écraser » le tissu pavillonnaire par des murs de bétons d’immeubles de cinq à six étages.

 

Par contre, l’ensemble de la zone, y compris une partie de la ZAC de Maille Horizon, peut permettre une progression raisonnable de la hauteur des immeubles, notamment à l’approche du quartier du Mont d’Est, lui-même déjà doté d’immeubles importants. Un maillage entre pavillons, petits collectifs d’un à deux étages puis collectifs de trois à quatre étages et, à l’approche du Mont d’Est, de collectifs de cinq à six étages, notamment en profitant de la pente naturelle du site, nous apparait totalement réalisable sans défigurer les parties concernées. C’est enfin, comme l’a démontré le contreprojet, favorisé dans de bonnes conditions une meilleure liaison entre votre quartier et cette partie emblématique de la « ville nouvelle » de Noisy le Grand.   

 

Par ailleurs, nous souhaitons également appréhender vos projets en terme précisément d’aménagement public, de développement durable (normes HQE, économie d’énergie,…), de stationnement, de circulation et de désenclavement concret du quartier des Bas Heurts.

 

A cette question globale, il convient de faire encore une observation préalable avant d’affirmer plusieurs principes :

 

·        A notre sens, l’aménagement public doit être compris dans un cadre large qui comprend services publics et gestion de l’espace public, espaces verts compris. Au titre des services publics, notre ville est en passe de s’appauvrir sans que cela ne soit d’ailleurs exclusivement de la faute de ses dirigeants actuels. L’exemple de la suppression d’une antenne de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie, rue de l’Université, il y a quelques temps déjà, puis, peut-être maintenant celle du centre ville, en témoigne comme en témoigne la tentation de l’État de désengager ses services.

      Cela pourrait être vrai avec la fusion Assedic- ANPE, par exemple, mais aussi, plus récemment, dans le cadre de la Maison des Services Publics implanté dans le quartier du Pavé Neuf. Dans le même temps, les services publics municipaux actuels sont-ils à la hauteur dans chaque quartier des besoins de leurs habitants ? C’est une question qui nous parait rester ouverte tant concernant les Maisons Pour Tous, les équipements pour la jeunesse ou, encore, pour la petite enfance. Loin de nous l’idée que rien n’a été fait mais comment pouvoir se satisfaire d’une crèche en 13 ans de mandat et d’une Maison de la Solidarité qui ne pourra pas satisfaire le tissu associatif important de la ville tant sa marque principale, nécessaire évidement, semble reposer essentiellement sur l’action caritative des Restaurants du Cœur.

Bien entendu, nous nous garderons de donner des leçons mais il est évident que l’évolution d’un quartier comme les Bas Heurts doit prendre en compte l’aménagement public dans cette dimension et, ce, en liaison étroite avec ses habitants.

Une densification maitrisée, débouchant vraisemblablement sur la création de 600 à 700 logements nouveaux, suppose la venue de 1800 à 2500 nouveaux habitants au terme d’une opération s’étalant sur plusieurs années.

En conséquence, au-delà d’un projet d’un établissement de long séjour pour personnes âgées indispensable, sous réserve de son type de gestion, publique ou associative selon nous, la création d’une crèche collective, d’une halte garderie et d’un relais pour de nouvelles assistantes maternelles devra être une priorité à mesure de l’état de transformation du quartier. Il devra en être de même pour de nouveaux locaux favorisant la vie associative et l’accueil de la jeunesse.

 

C’est dans le même esprit qu’une réflexion devra être menée rapidement avec l’ensemble de partenaires de la vie scolaire, enseignants, parents d’élèves, éducation nationale, pour vérifier exactement la nécessité, et dans quel délai, de la construction d’un groupe scolaire (élémentaire et maternelle) venant en complément des équipements existants déjà anciens. Le caractère progressif, nous insistons sur cet aspect, de l’urbanisation de ce secteur de la ville détermine à lui seul le rythme de la réalisation de ces aménagements publics.

Il serait absurde de notre point de vue de plaquer sur le papier et par avance une série d’équipements publics alors que nous pensons que cette transformation urbaine doit s’opérer à pas comptés et dans la concertation la plus large, donc sous contrôle des premiers intéressés, les habitants du quartier et les noiséens dans leur ensemble.

 

Sans que cela soit directement du domaine de l’aménagement public, il est un autre domaine qu’il faut évoquer. La modification progressive d’un quartier comme celui des Bas Heurts va entrainer la nécessité de favoriser l’implantation de nouveaux commerces de proximité. Il s’agira bien en la circonstance de penser les modalités de cette implantation avec le souci de favoriser tant l’équilibre économique de ces futures activités que pour assurer la qualité du service rendu à la population. Bien que dépendant de l’initiative privée, la conception de l’aménagement public qui prévaudra aura un impact évident. 

 

Évidemment, cela va mieux en le précisant, la densification progressive des Bas Heurts se devra se faire dans le cadre d’un cahier des charges rigoureux érigeant en principe incontournable les normes de Haute Qualité Environnementale et tous procédés modernes d’économie d’énergie. Le nouveau maillage de ce quartier devra répondre à la fois à l’exigence de liaisons douces reliées aux autres quartiers mais aussi aux villes voisines. Il devra, en outre, prendre en compte la gestion de l’espace public en organisant un stationnement harmonieux d’urgence ou de visiteurs en surface. Les projets de construction d’immeubles, quelle que soit leur taille, devront intégrer d’emblée la réalisation de parking souterrain en proportion du nombre de logement, le tout avec une voirie adaptée mais non défigurante.

 

Enfin, s’agissant d’une amélioration du désenclavement du quartier, le respect de l’existant entraine une approche prudente de solution. Autant, il semble facile d’obtenir des opérateurs futurs la création d’un réseau de liaison douce relié à l’existant ou anticipant de futures liaisons dans les quartiers voisins, autant l’intervention sur le réseau routier doit être envisagée avec circonspection.

 

Si nous sommes convaincus qu’une modernisation du carrefour « route de Neuilly-rue Brossolette » doit intervenir rapidement, nous préconisons, comme pour l’aménagement urbain de ce quartier d’ailleurs, la réflexion la plus large en s’appuyant sur toutes les expertises, celle de la RATP en particulier, celle des habitants, de leurs associations étant indispensables.

A l’instar de Bry qui a réalisé avec la RATP une desserte nouvelle de l’Hôpital Sainte Camille et des entreprises du plateau, l’évolution des Bas Heurts, le lycée Évariste le Galois et le 5ème collège commanderont une étude fine de l’existant et de sa projection dans le futur.

 

Enfin, plus globalement, c’est bien le schéma de circulation et des dessertes, en incluant le pont de Neuilly, qui devra être soumis à la réflexion la plus large selon le diagnostic établi à la lumière des projets d’un développement urbain maitrisé et non spéculatif.

 

2.      L’aménagement de « Maille Horizon II » : Quelle typologie envisagez-vous ?

 

2.1.    Seulement des bureaux ?

 

Notre vision de l’évolution du quartier des Bas Heurts répond déjà à cette question. Cela étant, si la préoccupation de l’activité économique de la ville, synonyme d’emplois possible pour les noiséens, notamment les jeunes noiséens, ne peut pas être réduite à la seule ZAC de Maille Horizon, la proximité de la ligne A du RER, d’Eole, la construction de la future gare routière et l’autoroute A4 rendent potentiellement attractive la position de cette ZAC.

Sans tomber dans l’excès d’un propos bien connu à Noisy le Grand, « l’État doit tenir les promesses faites à l’époque de la ville nouvelle, Noisy le Grand doit avoir 1 million de m² de bureaux pour satisfaire ses besoins en équipements publics et devenir la Kapitale de l’Est Parisien », il est sans doute envisageable, Epamarne ayant cette compétence, de favoriser l’implantation d’activités tertiaires dans un cadre architectural et urbain respectueux, à la fois, des conditions nouvelles d’habitat dans ce secteur et, à la fois, de la création du futur lycée international, s’il voit le jour rapidement.

 

Pour conclure, que l’activité économique d’un secteur tertiaire actif puisse participer d’un nouveau maillage entre Mont d’Est, Maille Horizon et Bas Heurts, compatible avec une politique novatrice du logement, ne nous parait pas inconcevable et nous nous y attèlerons.

 

2.2.    Une mixité : bureaux/logements/commerces ?

 

Sommairement, cette question ayant été déjà abordée dans nos propos précédents, oui, nous sommes favorables à une mixité de ce type.

 

2.3.    L’intégration d’un parc paysager ?

 

Oui, là encore, l’importance de la ZAC de Maille Horizon, le quartier des Bas Heurts, plus globalement celui de la Varenne, mérite l’implantation d’une zone paysagère de qualité. Il y a une cohérence à mettre en œuvre, d’ailleurs, entre les différents espaces verts ou naturels noiséens de ce secteur géographique, notamment des bords de Marne, du nouveau parc de la Haute Ile, en particulier.

 

3.      L’urbanisation de la ville en général

 

3.1.    Comptez-vous intégrer une mixité et une combinaison de typologie ? et si oui, sous quelle forme ?

 

Nous considérons que les différents quartiers noiséens de la ville nouvelle, que l’expérience encore récente de la ZAC du Clos Saint Vincent et que la tentative de ZAC sur les Bas Heurts ont valeur d’exemples cumulés, maintenant depuis 30 ans et qu’il faut en tirer les conclusions nécessaires en matière d’urbanisme, de ville à vivre. Bien entendu, nous l’avons dit, il ne peut être question de d’opposer le besoin impérieux de construction de logements et la nécessité de réaliser des opérations d’aménagement de haute qualité dans le cadre d’une densification raisonnable et raisonnée tant les paramètres qui s’y attachent, transport notamment, sont importants.

De fait, les principes évoqués pour un projet alternatif dans votre quartier seront moteurs dans notre approche de la mixité utile et nécessaire, donc dans la combinaison de la typologie. 

 

3.2.    Quelle évolution de densification vous semble raisonnable, quartier par quartier ?

 

Nous avons tenté de la démontrer au long de notre réponse. Notre conception de la densification passe par une appréciation réaliste et débattue avec les citoyens(es) des paramètres qui la permettent ou non dans de bonnes conditions. C’est vrai pour les moyens de transport, pour le réseau routier, les équipements publics et, de surcroit, en lien avec les communes environnantes.

 

Comme vous l’avez compris, nous nous réservons un droit d’inventaire au sujet des orientations antérieures, dont la politique du stationnement en centre ville et dans les quartiers et y compris celles contenues dans le projet dit d’ANRU (agence nationale de rénovation urbaine) dans la mesure où cela ne serait pas totalement « ficelé ». Si tel était le cas, il sera sans doute plus difficile de revisiter l’ensemble du dossier dans de bonnes conditions. Cela ne veut pas dire, pour autant que cet examen n’aurait pas lieu tant la problématique « démolition – reconstruction » est sujette à débat en France, aujourd’hui.

 
 

4.      La concertation avec la population noiséenne : 

Comptez-vous :
 

4.1.    Mettre en place les outils d’une concertation réelle et dynamique, prenant en compte l’avis des Noiséens, quartier par quartier, selon les projets ? Dans quelle mesure et sous quelle forme ?

 

Notre liste est née sous le signe ou plutôt l’ambition de développer la démocratie participative qui manque tant à Noisy le Grand, démocratie participative qui curieusement est revendiquée par le maire sortant et sa future nouvelle équipe après 13 ans de mandat malgré plusieurs appels dans ce sens. Si c’est le cas, nous nous en réjouirons car faire reculer l’abstentionnisme et l’individualisme égoïste est indispensable.

Nous sommes convaincus, y compris dans le cadre de débats contradictoires vifs, qu’il nous faut rechercher et construire des outils permanents de concertation entre élus et citoyens. Nous formons le projet de faire reculer la démocratie délégataire au profit d’une démocratie de proximité dans laquelle chacun(e) peut intervenir sans s’entendre dire « nous sommes légitimes car élus donc nous décidons ce qui est bon pour vous ».

 

Pour autant, sans démagogie, nous savons qu’il peut y avoir affrontement quand les intérêts particuliers peuvent entrainer tension et refus du changement. Nous ne refuserons pas ces tensions et nous en débattrons tranquillement pour avancer et construire les consensus les plus larges. De fait, Il ne nous semble pas absurde de parler de démocratie locale de projet en matière d’urbanisme, sous réserve que chacun(e) accepte de débattre sereinement de l’intérêt commun.

Dans cet esprit, nous entendons soumettre aux noiséens(es) la mise en place de plusieurs dispositifs permanents de consultation, dispositifs dont les représentants seront élus par l’ensemble ou la plus large partie des personnes concernées par le ou les dispositifs. Les électeurs potentiels en seront tous les noiséens, y compris nos concitoyens privés du droit de vote en raison de leur origine étrangère avec comme critère, par exemple, le règlement de la taxe d’habitation.

 

A cet effet, un conseil consultatif de l’aménagement urbain ne nous apparait pas comme une vue de l’esprit. C’est aussi vrai en matière de vie associative, pour la jeunesse ou les anciens et la liste n’est pas exhaustive tout en se gardant de créer par démagogie des commissions inutiles.

 

4.2.    Mettre en place une stratégie d’aménagement, progressive et respectueuse de l’existant ?

 

Notre réponse précédente vaut évidemment pour celle-ci. Nous ajouterons et soulignerons la nécessité d’un appel large à l’expertise, tant celle des citoyens(es) que celle des techniciens ad hoc ou des organismes compétents. Par exemple, nous considérons au titre de cette expertise que l’établissement public Epamarne, même si son action a pu être critiquable à Noisy le Grand dans les années 80, est un partenaire incontournable pour notre territoire. Nous ne partageons pas d’ailleurs la demande de Michel PAJON de faire sortir notre commune du cadre de la ville nouvelle de Marne la Vallée.

Non pas par refus d’inventaire ou frilosité mais simplement parce qu’une opération d’une telle envergure pourrait coûter très chère aux Noiséens(es) … qui ont pourtant déjà payé pendant de nombreuses années, l’impôt qui a permis à l’Etat de réaliser ces grands projets. Faudrait-il qu’ils payent deux fois sans garantie d’une stratégie d’aménagement, progressive et respectueuse de l’environnement ?

Non merci, nous avons donné et nous considérons, au contraire, que ce n’est pas la sortie de la ville nouvelle qui sera la marque de la réussite de notre commune, pour autant qu’elle puisse décider seule de son avenir, ce dont nous doutons.

 

Il y a en effet un risque majeur, au-delà de l’impact financier qui pourrait s’avérer extrêmement lourd pour les noiséens(es), de considérer le développement de Noisy le Grand comme autocentré. Comme si notre ville ne devait pas gérer ou participer d’une intercommunalité de fait avec ses voisins ! Il y a là une posture implicite hégémonique qui ne nous dit rien de bon pour l’avenir des noiséens(es) et qui, de surcroît, nie la dynamique, pourtant revendiquée de ce territoire de l’Est parisien. Attitude contradictoire quand on connaît la forte revendication de Noisy le Grand dans la création de l’ACTEP (association des communes et territoires de l’est parisien) !

 

Pour conclure cette longue et indispensable réponse, nous souhaitons évoquer deux projets en gestation, l’un plus globale, celui du dossier ANRU, l’autre inclus dans ce dernier, concernant le Palacio d’Abraxas construit par Ricardo BOFILL. 

Pour celui-ci, nous avons été stupéfaits lorsque nous avons appris inopinément l’hypothèse de sa démolition, une étude ayant même été commandée à cet effet comme vous le savez.

 

L’architecture de cet ensemble peut faire débat, certes, mais autre chose est de retenir l’option de la démolition sans débat démocratique préalable, notamment au sein du conseil municipal, et a fortiori avec ses habitants. Quid des logements sociaux existants et quid du programme de réhabilitation en cours ? Sans faire de mauvais procès, n’y a-t-il pas de projets alternatifs à réfléchir, y compris pour la restructuration progressive du Mont d’est tant l’architecture sur dalle et les parkings silos du centre commercial peuvent être critiqués !

 

Vous l’avez compris, nous émettons des réserves, à la fois sur la méthode et, à la fois sur la finalité et son efficacité réelle.

 

Plus globalement s’agissant du dossier ANRU, il comprendrait plusieurs options que nous estimons contestables suivant l’état de nos informations. L’opacité qui entoure ce dossier, ou peut-être le fait de privilégier des spécialistes plutôt que les citoyens, n’aide pas à la décision sereine !

 

Toujours est-il que nous prendrons le temps dans la concertation la plus appropriée des parties prenantes, avec au premier chef les habitants concernés par les opérations envisagées, de revisiter les orientations suggérées d’ores et déjà dans la discrétion discutable des circuits administratifs de la ville et de l’Agence Nationale de Renouvellement Urbain.

 

Espérant avoir éclairé votre association sur les questions importantes que vous avez raison de mettre en débat public,

 
 

Veuillez croire, Monsieur le Président, à notre engagement démocratique résolu.

 
 
                                                         

                                                                       Pour Noisy Solidaire – A Gauche Vraiment

 
 

Sylvie MONNIN    
Etienne DOUSSAIN

Véronique JACQUET
 




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