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Le métro futuriste de Noisy le Grand

Publié le par ADIHBH-V

L’HISTOIRE DU SK


DE NOISY-LE-GRAND :


MÉTRO FUTURISTE,


 MAIS ABANDONNÉ
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Le métro futuriste de Noisy le Grand

À la fin des années 1980, le Syndicat des Transports Parisiens (devenu STIF dans les années 2000) lançait une étude pour la création d’un métro à Noisy-le-Grand (il existe un métro semblable à Roissy CDG et au Parc des Expositions de Villepinte). Le 4 juillet 1991, le STP donne son aval. Tout démarre en 1991, lorsque Christian Pellerin, le promoteur du quartier de la Défense (92) jette son dévolu sur le futur quartier d'affaires Maille-Horizon-Nord. Le chantier démarre quelques mois plus tard. Terminé en 1993, d’un coût total de 70 MF soit 10, 5 M€ dont 2,2 M€ à la charge de la Commune de Noisy-le-Grand.


Il s’agit d’un mini-métro automatique en circuit fermé, constitué de petites cabines de dix places, allant jusqu’à 20 km/h, parfois tractées par câble un peu à la manière d’un téléphérique sur roues, proposé par la Société Soulé de Bagnères-de-Bigorre (65) et son concepteur Yann de Kermadec-(SK).


La ligne de métro relie la gare de RER A de Noisy-le-Grand-Mont d’Est, située au niveau du centre commercial des Arcades, à un futur quartier d’affaires Maille-Horizon-Nord. La ligne de métro est constituée d’un tunnel de 560 mètres, avec une capacité prévue de 2300 passagers/heure/sens).
Mais patatras ! Le quartier d’affaires périclite suite à la faillite du promoteur Christian Pellerin. D’ailleurs ce quartier d’affaire est toujours en 2020 une énigme, puisque la commercialisation d’éventuels bureaux sur 60.000 m² est à ce jour un fiasco.


La RATP, exploitant de la ligne, va faire tourner les équipements à vide pendant six ans, mais cela a un prix. Faire tourner les cabines revient à 150.000 €/an à la RATP et à EPAMARNE. En 1999, on arrête les frais. Les cabines sont mises sur cales.


Jusqu’en 2006, les stations et les équipements sont conservés en parfait état. Mais dès 2007 la station, les équipements et les installations électriques sont régulièrement pillés.

 

Le métro futuriste de Noisy le Grand

Aujourd’hui, dans le cadre du réaménagement en cours de l’Esplanade de la Commune-de-Paris, Noisy-le-Grand tire de l’oubli la ligne de métro SK. À l’horizon 2023, elle deviendra un lieu branché du quartier du Mont d’Est. Dans la journée : Restaurants, Coworking, Sport et le soir : Bar troglodyte, Scène musicale, Street art et Galerie.


La ligne fantôme est en effet située sous la future place urbaine qui sera créée prochainement et qui accueillera de nouveaux commerces sur 5.000 m². L’idée de Brigitte MARSIGNY est de conserver et détourner l’esprit du « métro fantôme », en s’appuyant sur les volumes cathédrales du lieu. Laurent FORET, Directeur de l’Aménageur  SOCAREN explique qu’ils développeront une terrasse de restaurants au bout du tunnel, dans un espace paysager au milieu du bassin.


Visionner sur France 3 : Abandonné depuis 27 ans à Noisy-le-Grand, cette station de métro n’a jamais servi.


https://www.francetvinfo.fr/culture/patrimoine/insolite-a-la-decouverte-du-metro-abandonne-de-noisy-le-grand-en-seine-saint-denis_4125221.html


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Référence bibliographique :
-    fr.wikipedia.org,
-    Le PARISIEN 93, 21 novembre 2017 – Sébastien THOMAS,
-    Noisy mag, Octobre 2020, n° 270.

 

Au bord des Bas-Heurts, l'aménagement de la rue Léon MENU à Bry-sur-Marne

Publié le par ADIHBH-V

AMÉNAGEMENT


DE LA RUE LÉON MENU


 À BRY-SUR-MARNE
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Au bord des Bas-Heurts, l'aménagement de la rue Léon MENU à Bry-sur-Marne

Le 06 septembre 2017, nous avons connaissance de la problématique des 180 logements de la ZAC Fontaine Giroux sur du foncier appartenant à ÉPAMARNE et son impact sécuritaire sur la rue Léon Menu.
Dès le début novembre 2017, l’ADIHBH-V consulte les deux Permis de Construire déposés par Immobilière 3F et SCCV et signés le 12 octobre 2017 en Mairie de Bry-sur-Marne.


L’ADIHBH-V relève que les accès aux parkings ne sont pas aisés car situés en plein dans le virage. Cette situation fortement "accidentogène" nous fut confirmée par le Directeur Général de SCCV lors de deux entretiens téléphoniques, qui s’étonne que les Services techniques d’ÉPAMARNE et de la Commune de Bry-sur-Marne n’aient pas relevé ce point lors de l’étude du projet et avant signature des Permis de construire.


En conséquence l’ADIHBH-V dépose le 23/11/2017 un Recours gracieux auprès de Bry-sur-Marne, I3F et SCCV. Immédiatement, branle-bas de combat, ÉPAMARNE réagit et le 11/12/2017 une réunion est programmée en présence d’ÉPAMARNE au grand complet, soit le :
-    Directeur de la Commercialisation,
-    Directeur de la Stratégie,
-    Directeur des Affaires juridiques,
-    Directeur du Développement.


À cette occasion, nous sollicitons une étude élaborant un dispositif de sécurité ralentissant la circulation rue Léon Menu, soit : un rond-point, des feux tricolores, un réaménagement de la sortie des parkings, ….Ici, le Directeur de la Stratégie nous indique que la Commune de Bry-sur-Marne n’a jamais manifesté d’observations sur ce sujet.


Ultérieurement, le 15/02/2018, lors d’une réunion en Mairie de Bry-sur-Marne, le Directeur des Opérations d’ÉPAMARNE nous a présenté un schéma visant à sécuriser les accès aux parkings par la création d’aménagements spéciaux sur la chaussée qui seront pris en charge par ÉPAMARNE et réalisés en accord avec les Services de la ville.


Les travaux démarrent en septembre 2020

Au bord des Bas-Heurts, l'aménagement de la rue Léon MENU à Bry-sur-Marne

Ce projet, élaboré avec la Commune de Bry-sur-Marne, repose entre autres sur un élargissement de la voirie existante, permettant de sécuriser les accès et sorties des nouveaux programmes immobiliers I3F et SCCV. Une traversée sécurisée sera également créée entre le Parc des Coudrais existant, et son extension à venir.
Ces travaux ont démarré début septembre et dureront jusqu’au 1er trimestre 2021.


Plan de masse des aménagements de la rue Léon Menu.

Au bord des Bas-Heurts, l'aménagement de la rue Léon MENU à Bry-sur-Marne

Contribution : Ce fut long et complexe, mais l’ADIHBH-V exprime toute sa gratitude à Messieurs Philippe HERMET, Directeur de la Stratégie chez ÉPAMARNE, Charles ASLANGUL, Maire de Bry-sur-Marne et Daniel CARREIRA, Service technique, pour nous avoir communiqué tous les documents d’informations.

Le vélo, les risques !

Publié le par ADIHBH-V

LA PRATIQUE DU VÉLO S’EMBALLE,

MAIS LES ACCIDENTS AUSSI !

Le vélo, les risques !

Une campagne inédite est consacrée à la sécurité routière depuis le vendredi 25 septembre. La pratique de la bicyclette s’est aujourd’hui tellement développée en France que la sécurité routière a jugé nécessaire de déployer autour de ce mode de transport une communication spécifique avec le slogan suivant : « Attention à vélo, attention aux vélos ». En effet, au sortir du confinement, le trafic a explosé dans notre pays, faisant un bond de 30 %, entre mai et septembre dernier.

La hausse atteint ainsi les 34 % en milieu urbain, mais aussi 20 % en périurbain et même 19 % en milieu rural. Bref, depuis le déconfinement, c’est toute la France qui aujourd’hui pédale avec une mention spéciale accordée à Paris. La capitale bat tous les records de progression avec une augmentation de 72 %.

L’accélération de la pratique du deux-roues, à l’occasion de cette épidémie, s’inscrit dans une tendance à la hausse depuis sept ans. Entre 2013 et 2018, le trafic avait ainsi déjà bondi de 20 %. Mais aujourd’hui, changement de braquet, tout le monde s’y met. Par ailleurs, la bicyclette, qui était largement associée aux loisirs, est de plus en plus utilisée pour les déplacements du quotidien.

Mais revers de la médaille, ce mode de transport entraîne une vague de décès. « Le vélo multiplie par trois le risque d’être tué ». Déjà en 2019, on avait dénombré 187 vies fauchées, soit une hausse de 7% par rapport à 2018. 2020 s’annonce mal. On compte 123 décès entre le 1er janvier et le 22 septembre dernier, contre 152 sur la même période l’an passé, malgré les deux mois de confinement.

Si la grande partie des accidents survient dans les villes (84 % en 2019), les décès y sont en proportion moins nombreux, de l’ordre de 49 % l’an passé. La vitesse, plus faible en agglomération, explique ces chiffres. Côtés blessés, on compte chaque année environ 60.000 cyclistes qui finissent aux urgences. Parmi les lésions graves, de nombreuses blessures à la tête, rappelle le professeur Olivier Langeron, chef de service d’anesthésie et des réanimations chirurgicales à l’hôpital Henri Mondor. Faut-il alors rendre le casque obligatoire ? Les pays, comme l’Australie, qui l’ont imposé, ont fait chuter de 30 % la pratique du vélo.

Mettre chacun face à ses responsabilités !

Le vélo, les risques !

À grand renfort d’affiches et de messages divers, cette campagne qui a débuté  vendredi dernier, et qui se poursuivra en octobre, a pour but de mettre chacun face à ses responsabilités. Le cycliste, pour qu’il ne s’exonère plus du respect des règles du code la route comme c’est trop souvent le cas aujourd’hui. L’automobiliste, pour qu’il tienne mieux compte de ces usagers vulnérables.

Et Noisy-le-Grand dans cette histoire !

Manifestement nous ne constatons pas un emballement des usages, si ce n’est quelques cyclistes en sens interdit. Attendons la réunion publique de Madame le Maire du 1er octobre prochain, où nous devrions avoir communication des comptages et peut être les statistiques de la Police municipale sur le nombre d’accidents de la circulation.

Ceci dit, vraisemblablement une belle foire d’empoigne en perspective ! Il va falloir maitriser.

 

Contribution bibliographique : LE FIGARO du vendredi 25 septembre 2020, Angélique NEGRONI

La mixité sociale des projets immobiliers en question ? Exemple de Maille Horizon Nord à Noisy le Grand

Publié le par ADIHBH-V

À NOISY-LE-GRAND,


 LA ZAC DE


MAILLE-HORIZON NORD,


 UN OUTIL DE DÉ-MIXITÉ
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@DVA

@DVA

Pour contenter la fibre urbaine des maires de plus en plus bâtisseurs autant que le besoin des habitants et le carnet de commandes des opérateurs économiques, la fabrique du cadre de ville doit-elle nécessairement suivre l’air du temps ? A Noisy-le-Grand, en Seine-Saint-Denis, un nouveau quartier met à mal la « mixité » tant vantée.


Dans la vie quotidienne, dans la presse écrite, sur les fils des immanquables réseaux sociaux qui font désormais la loi, lors de discussions entre gens éclairés ou au bistrot du coin, d’aucuns constatent une uniformisation des discours sur à peu près tout et rien. La vacuité des solutions apportées par les sachants ou les néophytes touchent aussi à l’urbanisme. Résultat, une sorte de totalitarisme inculte de l’instant.


Le vide intellectuel qui traverse aujourd’hui notre société, au profit d’une foultitudes d’idées toutes-faites-bien-propres, ternit aussi l’aménagement du territoire, notamment à cause d’un verbiage désormais policé. En effet, si les discours ont au départ une épaisseur, leur teneur se retrouve au fil des ans fort rabotée par des appropriations et approximations politico-opportunistes des élus des métropoles comme ceux des villes moyennes.

 

@Rolinet et associés

@Rolinet et associés

Bien sûr, au risque d’apparaître réactionnaire et de se faire lyncher sur les réseaux sociaux, qui ose encore combattre les belles idées et grandes images pleines de verdure, de jeunes enfants sur leurs vélos en bois allant chercher, heureux et guillerets, la baguette du dimanche, accompagnés de papa et maman affichant le sourire béat de ceux ayant réussi dans la vie ? Surtout lorsque le quartier est annoncé « mixte », « moderne », « bienveillant » ! Même à Noisy-le-Grand, sixième ville la plus peuplée de Seine-Saint-Denis ?


Pour le vérifier, un petit tour s’impose dans ces nouveaux quartiers ayant poussé à l’orée des métropoles, vendus par des promoteurs peu scrupuleux et des villes opportunistes à des habitants heureux d’afficher leur bonne fortune au cœur de la pointe architecturale. Partons donc à Noisy-le-Grand, dans le quartier Maille-Horizon, qui sort à peine de terre.

@Les maçons parisiens

@Les maçons parisiens

Noter en premier lieu qu’un quartier est rarement livré clé en main. Comprendre, qu’au mieux, le nouvel acquéreur aura un peu de boue aux pieds en attendant patiemment que la verdure mise en exergue sur le catalogue soit au rendez-vous. Au pire, ce sont les voisins qui risquent de manquer à l’appel, quand les opérations immobilières peinent à trouver preneur pour T3 mono-orienté nord et cuisine ouverte au prix d’un classique T4 de centre-ville avec cuisine fermée. C’est ce qui se passe à Noisy, les premiers lots à peine livrés, les autres sont à peine commencés, le paysage proposé en ce moment est un quartier boueux planté de grues et où le gris béton monte à vive-allure.


L’ADN de l’urbanisme de Noisy-le-Grand est déjà extrêmement compliqué. La ZAC Maille-Horizon est située à quelques encablures de l’imposant espace d’Abraxas et du Palaccio de Ricardo Bofill. Plutôt que de prendre les problèmes sociaux à bras-le-corps et d’envisager une réhabilitation des ensembles postmodernistes, Brigitte Marsigny, maire LR de la commune préfère miser sur la jeunesse et l’attrait provoqué un peu plus loin par l’effervescence autour de la gare de Champs-sur-Marne et des universités. Dans le fond, la mixité n’est pas encore le cœur du problème.

 

@Rolinet et associes

@Rolinet et associes

Forcément, le vinyle de la gentille mélodie du bonheur qui se faisait entendre lors de la présentation des perspectives a commencé à s’enrayer dès que sont sortis de terre les premiers logements. De fait, les perspectives de ces opérations pourraient tout aussi bien être situées à Toulouse ou Villefranche-sur-Saône sans provoquer ni plus ni moins d’émotions, architecturale mais aussi humaines.


Qui blâmer pour améliorer le système ? Un maire arriviste et mal conseillé ? Un aménageur sans ambition ? Des opérateurs dont le seul but est de dégager des bénéfices financiers ? Des architectes qui arrivent en fin de parcours, une fois que tout est acté ?


Après s’être donc interrogé sur la pertinence architecturale du projet de résidence universitaire conçut par l’agence Bofill pour le promoteur Pichet, face au Palaccio et en proue de quartier, profitons que l’horizon est encore un peu dégagé pour observer le futur quartier.

@Valero Gadan

@Valero Gadan

Ici, 60 000 m² de bureaux et environ 800 logements, dont 30% en HLM, sont au programme. De quoi faire augmenter les prix des appartements pour ceux qui peuvent s’en offrir un. De quoi aussi espérer la fameuse architecture sobre et minimaliste vendue à tout va pour soigner un peu les stigmates nés des Arcades.

D’ailleurs, les agences d’architecture élues ont de belles références et ne sont pas des ravis de la crèche : Atelier Dupont, Zundel et Cristea, Valero-Gadan, Fabienne Guerin-Jean, Baudoin-Bergeron ou encore Gaétan Le Penhuel. Mais, même pour eux, ça coince un peu. A 4 900 €/m² acheteur pour un T2 de 40 m², il ne faut pas espérer de miracles.

@Valero Gadan

@Valero Gadan

Les premiers bâtiments sortis de terre laissent dubitatifs. Pour les structures bois, il faudra ostensiblement repasser. Vu des chantiers, même pas une petite structure mixte à l’horizon. Comme quoi les lacunes sur la mixité concernent aussi les matériaux.


Retour aux perspectives. Qu’elles soient celles de Nexity, Pichet ou BNP Paribas, peu importe puisqu’elles montrent pour ainsi dire la même ville fabriquée hors-sol pour une maire omnipotente, par des promoteurs qui ne considèrent les architectes que bons à signer des permis de construire.


Revenons à l’enfant sur son vélo et ses parents heureux de vivre là. Chacun est bien blanc. Pourtant, à Noisy-le-Grand, 24% de la population est immigrée, et 16% est étrangère**, soit environ 40 % des habitants. Probablement que beaucoup d’entre eux voudront habiter à Maille-Horizon. Mais où sont-ils sur les perspectives ?

 

@Arthur Weidmann

@Arthur Weidmann

Finalement, la seule émotion que traduisent ces nouveaux quartiers sans grandes ambitions ni humaine ni architecturale est celle d’un bilan financier – pas franchement rutilant d’ailleurs – révélateur du cynisme qui fabrique aujourd’hui ces nouveaux quartiers dans les banlieues mine de rien toujours plus délaissées. Dans la ville dessinée pour être vendue (au maire, à l’aménageur, aux acquéreurs…), où est donc passé le rapport à l’humain ? Dans un quartier financé avec 30% de logements sociaux, la mixité devrait nécessairement apparaître éclatante.


Excepté que la réalité de ces quartiers imaginés à la va-vite est toute autre. Au sein de villes complexes, les aménageurs créent de nouvelles enclaves urbaines réservées à ceux qui ont les moyens d’y vivre et où il y a fort à parier que la mixité ne s’y épanouira jamais.


Alice DELALEU

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Contribution bibliographique : Toute notre gratitude à Monsieur Christophe LERAY, Rédacteur en Chef de la Revue Chroniques-d'Architecture, pour nous avoir autorisé à reproduire l’article d’Alice DELALEU sur notre blog associatif de l’ADIHBH-V.


https://chroniques-architecture.com

Le vélo à Noisy le Grand ? Des réunions publiques sur le sujet

Publié le par ADIHBH-V

Le vélo à Noisy le Grand ? Des réunions publiques sur le sujet

Réunion de Brigitte MARSIGNY le 1er octobre 2020

Message de Brigitte MARSIGNY


« Vous l’avez constaté, des pistes cyclables provisoires ont été mises en place dans notre ville, sur des voies communales et départementales. Sur ces dernières, ce dispositif correspond au plan vélo du Conseil départemental, sur lequel nous avons des désaccords, notamment sur la route de Neuilly. D’où mon incompréhension quand je lis les critiques de mon principal opposant pourtant Vice-président du Conseil départemental. A toutes fins utiles, je vous précise que mes deux opposants, particulièrement virulents sur le sujet, ont tous deux voté notre plan vélo au Conseil Municipal.

Ce réseau a été élaboré, à la fin de la période de confinement, afin que les habitants puissent se déplacer à vélo en cas de restrictions dans les transports en commun. Pour cette raison, certaines villes leur ont donné le nom de « Corona-pistes ».

Dès l’été, j’ai été sensibilisée à des difficultés sur les itinéraires mis en place par mes services, même si j’ai également recueilli des avis positifs. Pour l’instant, du fait de la circulation du virus et de l’obligation du port du masque, il apparaît nécessaire de maintenir, au moins en partie, ce réseau. Néanmoins, plusieurs d’entre vous ont appelé, avec justesse, mon attention sur ces aménagements pour des raisons de sécurité ou d’embouteillages.

Très rapidement, j’ai demandé qu’un bilan complet sur la pertinence de ces pistes me soit présenté. À cette fin, des comptages de cyclistes vont être réalisés dans les prochains jours. Et dès à présent, j’ai demandé que des modifications soient rapidement effectuées sur les voies qui sont déjà saturées : les boulevards du Mont d’Est, Paul Pambrun et Souchet notamment.

En effet, dès l’origine, j’ai indiqué qu’il s’agissait de pistes expérimentales et que le dispositif était destiné à être évalué et concerté, sur la base de données objectives. Si notre objectif est de développer de nouveaux itinéraires cyclables dans notre ville, je ne souhaite pas qu’ils créent des désagréments pour les habitants.

Dans ce cadre, je vous propose d’échanger à l’occasion d’une réunion publique le 1er octobre 2020 à 19h30 pour évaluer ensemble ce réseau cyclable expérimental, vous présenter les adaptations que nous avons réalisées et celles qui peuvent être envisagées. Le lieu vous sera communiqué en fonction de la mise en œuvre du protocole sanitaire.

Je vous informe également que nous avons engagé des démarches pour créer rapidement des zones de stationnement sécurisées aux abords des gares, avec des consignes provisoires, et des dispositifs de vélos en libre-service, sans oublier la promotion de Véligo Location, la location de vélos électriques longue durée de la région Ile de France.

Je sais que ces pistes peuvent générer des désagréments et que leur configuration peut apparaître disproportionnée. Je vous demande un peu de patience afin de nous laisser le temps de les évaluer, de recueillir vos avis et surtout, malheureusement, de rester vigilants sur l’évolution de l’épidémie.

Prenez tous soin de vous,

Bien fidèlement, »

Brigitte MARSIGNY,
Maire de Noisy-le-Grand
Conseiller Régional d'Île-de-France

Le vélo à Noisy le Grand ? Des réunions publiques sur le sujet

Réunion du Collectif Projet Citoyen, le 08 septembre à 19h30

(Espace de Coworking Futé, 12 place Georges Pompidou, NlG)

Message du Collectif Projet Citoyen

« Le Collectif Projet Citoyen organise une réunion de réflexion citoyenne sur le réseau de pistes cyclables.

Nous pensons qu'un Plan Vélo réfléchi et concerté est possible pour permettre un développement de l'usage du vélo sans saturer les routes. Nous refusons de nous laisser enfermer dans un choix binaire : garder l'aménagement existant ou tout supprimer.

Nous croyons en l'intelligence collective. Nous pensons que les citoyens doivent être associés aux aménagements qui les concernent. C'est pourquoi, nous avons décidé d'organiser un atelier de réflexion sur l'aménagement d'un réseau de pistes cyclables et plus globalement sur la mise en place d'un véritable Plan Vélo réfléchi et concerté avec tous les usagers de la route : cyclistes, piétons et automobilistes.


Quelles pistes supprimer ? Lesquelles conserver ? Quels autres itinéraires pourraient être aménagés ? Quels aménagements complémentaires doivent être prévus (ex : parkings à vélo, ateliers de réparations, vélos en libre-service, formation des enfants, etc...) ?

Quels aménagements de long terme doivent être décidés pour permettre un développement harmonieux de long terme (modification du PLU, aménagements des futures routes, parkings à vélo dans les nouveaux immeubles et infrastructures publiques.

Un compte rendu de cette réunion de travail sera rédigé et adressé à Madame le Maire pour communiquer nos préconisations. »

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