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Elections municipales 2014 (suite) : Le CDT et la Métropole du Grand Paris !

Publié le par ADIHBH-V

LE CONTRAT

DE DEVELOPPEMENT TERRITORIAL

DOIT S’INVITER DANS

LE  DEBAT ELECTORAL !

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CDT - Photo 1A

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Aujourd’hui les différents partis politiques de Noisy-le-Grand s’agitent et avancent quelques arguments pour le Noisy de demain. Il n’appartient pas à l’ADIHBH-V de porter un jugement et de faire un quelconque commentaire sur ces propositions, même si ses membres sont des électeurs et ont bien évidemment quelques idées. Ceci étant, l’absence d’intérêt sur le projet de « Contrat de Développement Territorial Noisy-Champs » (1) est criante et  interpelle notre association.

 

CDT - Photo 2A

 

En effet, le projet de « Contrat de Développement Territorial (CDT) Noisy-Champs », validé par le comité de pilotage le 9 septembre 2013, comporte 39 « fiches - actions ». Il engage le développement urbain, social et économique de Noisy-le-Grand pour les 50 prochaines années. Aujourd’hui, en pleine campagne électorale pour les scrutins des 23 et 30 mars 2014, il serait judicieux que les différents acteurs politiques de notre commune intègrent cette dimension dans le débat (réunions publiques, tracts, profession de foi), puisque le (la) prochain(e) Maire qui sortira des urnes devra valider ce CDT.

 

L’objet de ce document est de définir les objectifs et les priorités en matière d'urbanisme, de logements (construction chaque année de 70.000 logements géographiquement et socialement adaptés en Ile-de-France), de transports, de déplacements et de lutte contre l'étalement urbain, d'équipement commercial, de développement économique, sportif et culturel, de protection des espaces naturels, agricoles et forestiers et des paysages et des ressources naturelles sur le territoire retenus pour ce contrat.

 

En conséquence, le projet du CDT Noisy-Champs vise tout particulièrement, d’une part à renforcer la position du territoire en tant que pôle économique et urbain majeur de l’Est parisien, et d’autre part à faire de ce secteur un démonstrateur de la transition énergétique au travers du concept «Cluster de la ville durable».  Alors !....il semble évident que nous sommes bien dans le sujet. Non ?

 

Le Grand Paris a aussi son mot à dire.

 

Enfin, n’oublions pas le Grand Paris (Noisy-le-Grand bénéficiera de la gare de Noisy-Champs sur la ligne rouge n°15). C’est  un projet qui s’appuie sur la création d’un réseau de transport public de voyageurs dont le financement des infrastructures est assuré par l’Etat. Ce réseau s’articule encore une fois autour du Contrat de Développement Territorial (CDT), défini et réalisé conjointement par l’Etat, les communes et leurs groupements.

 

Prise en compte du CDT dans les documents d’urbanisme.

 

Si le CDT n’emporte pas mise en compatibilité des documents d’urbanisme locaux, la transcription du CDT dans les documents d’urbanisme communaux ou intercommunaux est un levier important pour la mise en œuvre de ces projets, au travers :

 

  • Des documents et schémas stratégiques et d’orientation de territoire : SCOT, Plan Climat Energie, Programme Local de l’Habitat (PLH), Plan Local de Déplacement Urbain (PLDU), etc…,
  • De l’élaboration, révision ou modification des documents d’urbanisme communaux ou intercommunaux afin qu’ils intègrent le cas échéant les objectifs du CDT, les déclinent pour leur territoire et qu’ils justifient leur choix.

 

Donc, réviser le PLU pourquoi pas, mais avec la contrainte d’intégrer les objectifs du CDT. C'est-à-dire en prenant en compte la construction de 600 logt/an à Noisy-le-Grand. Cela ne sera pas si simple !

 

Mais la « Métropole du Grand Paris » s’invite

 aussi à la fête !!!...

 CDT - Photo 3A

 

 

La Métropole du Grand Paris définitivement adoptée par l’Assemblée nationale le jeudi 12 décembre 2013, réunira au 1er janvier 2016 la Ville de Paris, les 124 communes des départements de la petite couronne. Elle entraînera la disparition des 19 intercommunalités qui existent à ce jour en petite couronne. La métropole sera divisée en "territoires" d’au moins 300.000 habitants et regroupant plusieurs communes. Paris lui-même constituera un territoire. La métropole se verra confier en lieu et place des communes les compétences en matière d’aménagement, de logement, d’urbanisme, de développement durable et d’action économique. Tandis que les transports resteront de la responsabilité de la Région Ile-de-France (STIF). Les compétences "de proximité" (gestion des déchets, cantines scolaires, etc.) relèveront quant à elles des communes ou syndicats de communes.

Le vote n’a pas été sans provoquer de nombreux débats : les élus de droite et du Front de gauche s’étant élevés contre le projet face aux parlementaires socialistes.

Toutefois, même Député PS, il n’est un secret pour personne que Michel Pajon n’est pas un fervent adepte de l’intercommunalité. Donc, la création d’une Métropole administrative regroupant Paris et les Communes Franciliennes le courrouce fortement aujourd’hui, puisque les communes seront vidées de toute leur substance. Ce projet porte en germe un monstre technocratique aux préoccupations éloignées des réalités du terrain et dépourvu de toute légitimité démocratique.

Pourtant, Claude Bartolone, grand ami du Maire de Noisy-le-Grand, manœuvre en sous-main pour prendre la Présidence de cette mégastructure.

 

Commentaires de l’ADIHBH-V

 

S’il est, peut être, admissible d’entendre parler de révision du PLU, de vidéosurveillance, des rythmes scolaires, du nombre de policiers municipaux, du Bois-Saint-Martin et autres,….il ne faut pas oublier de dire clairement aux Noiséens que ce « Contrat de Développement Territorial Noisy- Champs » et la « Métropole du Grand Paris » vont ajouter demain de nouvelles obligations, remélanger les cartes, et peut être un jour « diluer les compétences de la ville dans une mégastructure».

 

Finalement, les candidat(e)s ne doivent-ils (ou elles) pas s’inquiéter de cette remise en cause de la démocratie locale, lorsqu’ils (ou elles)  seront Maire. Dans un vaste Conseil Intercommunal , non élu, comment pourront-ils (ou elles)  tenir les engagements électoraux et concrètement répondre du mandat qui leur a été confié par les citoyens de Noisy-le-Grand, le 30 mars 2014, puisque la légitimité démocratique vient des élections ?

 

Manifestement, c’est un sujet d’une très grande importance pour la vie locale, puisque le Maire pourrait être dépossédé de ses prérogatives.

Dans cette perspective, que deviendront les belles promesses de campagne ?


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(1) - Pour consulter le projet du  CDT Noisy-Champs, cliquer sur notre article "CDT Noisy Champs"

ou sur les liens suivants  :

CDT annexe 1 partie 1

CDT annexe 1 partie 2

CDT annexe 1 partie 3

Elections municipales 2014 : Questions aux candidats

Publié le par ADIHBH-V

 

ELECTIONS MUNICIPALES

DE NOISY-LE-GRAND,  

L’ADIHBH-V

POSE SES QUESTIONS

AUX CANDIDATS

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Elections Municipales 2014-Photo 1



A l'approche des scrutins des 23 et 30 mars 2014, dans le but d'éclairer les Noiséens du secteur sur le futur projet d’aménagement du quartier des Bas-Heurts (dit du Clos aux Biches), nous avons adressé aux différents candidats le courrier ci-après. Nous publierons  le 20 mars prochain, leur  vision  du projet, qui devrait être complémentaire  à celui de Maille Horizon-Nord.

Voici le contenu de la lettre...

______

 

Noisy-le-Grand le : 04/03/2014

                                                                                               

 

Objet : Elections Municipales, scrutins  des 23 et 30 mars 2014.


Madame, Monsieur,

Vous sollicitez actuellement les suffrages des électeurs et électrices Noiséen(ne)s.
En tant qu’Association représentative d’un quartier de Noisy-le-Grand, l’ADIHBH-V souhaiterait connaître votre vision sur le futur aménagement urbain du quartier des Bas-Heurts.

 

Ces derniers mois, les Cabinets d’Architectes-Paysagistes Christian DEVILLIERS et Pascale HENNETEL ont élaboré le projet d’aménagement des espaces publics du secteur Maille Horizon-Nord, qui étaient en friche depuis de très nombreuses années. Suite à une procédure de concertation décomposée en plusieurs phases, et une Enquête Publique positive, la déclaration de projet a été votée en Conseil Municipal le 20 novembre 2013. Les travaux sont actuellement en cours.

 

Par ailleurs, depuis quelques semaines, suite à un nouvel appel d’offre, c’est encore ces mêmes cabinets qui sont chargés d’instruire le projet du secteur des Bas-Heurts (dit, Clos aux Biches). Ce qui est une bonne initiative, si l’on veut une parfaite harmonisation d’aménagement des deux quartiers.

 

Cette étude urbaine implique des choix qui peuvent être lourds de conséquences pour la qualité de vie des habitants du quartier en particulier, et pour tout l’Ouest Noiséen en général. Nous pensons tout particulièrement aux problèmes de circulation, sachant que ce quartier est, et restera de part sa structure urbaine historique, totalement enclavé.

 

Ainsi, c’est lors des prochains scrutins que les citoyen(ne)s devront pouvoir se déterminer en toute connaissance de cause. Aussi, nous nous permettons de vous préciser encore une fois les vœux de l’ADIHBH-V pour l’aménagement des Bas-Heurts, à savoir :

 

Ø     Urbanisation immédiate des quatre îlots, dont Noisy-le-Grand (SPL Socaren, Commune, EPF-Idf) est déjà propriétaire du foncier, comportant 30% de logements sociaux, mais aussi avec une part non négligeable de vrais logements sociaux PLAI,

 

Ø     Poursuite progressive des aménagements  du secteur sans DUP, donc sans expropriation et respectueuse des résidents actuels, sur une longue durée (15, 20, 25 ans,…) en fonction des opportunités foncières qui se présenteront dans le temps (ventes, décès, héritages,….),

 

Ø     Densification raisonnable du quartier, de 80 à 120 logements / ha,

 

Ø     Mixité sociologique et urbaine (commerces, artisanats, logements) et combinaison de différentes typologies résidentielles (Immeubles collectifs, habitat individuel groupé, rez-de-jardin, cour, patio. Habitat individuel superposé avec terrasse, jardin…,

 

Ø     Aménagements publics apportant du lien social (services pour la jeunesse, crèche, centre de santé,….),

 

Ø     Pratique de l’épanelage sur la rue des Aulnettes et la rue Pierre Brossolette, avec une hauteur de construction de 9 m maximun, dans la bande de constructibilité principale. Possibilité de monter plus haut en cœur d’ilot,

 

Ø     Mise en place des outils d’une concertation bien en amont du projet, ciblée, réelle et dynamique, prenant en compte l'avis des résidents du quartier des Bas-Heurts, selon les projets.

 

Enfin, pour cela, nous vous proposons une expression libre, que nous mettrons en consultation sur le blog http://www.noisy-les-bas-heurts.com le jeudi 20 mars 2014.

 

Ne doutant pas que vous voudrez bien faire part de votre vision de candidat(e), à tous nos adhérents, sympathisants et Noiséens en général concernant ce projet urbain, nous attendons, vos propositions,

 

Vous en remerciant par avance,

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’assurance de notre considération distinguée.

 

Pour l’Association

Alain Cassé

Président de l’ADIHBH-V

 

 

 

 

Le Bois Saint-Martin: Que du bonheur !

Publié le par ADIHBH-V

 

JUSTICE :LE SOLEIL BRILLE ENCORE SUR LE BOIS-SAINT-MARTIN !

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Bois St Martin 1

 

Pour mémoire, revenons sur cette affaire :

 

Du 17 juin au 17 juillet 2009 s’est déroulée, sur les communes de Noisy-le-Grand et Villiers-sur-Marne, une Enquête Publique préalable à la DUP pour l’acquisition des 278 ha du Bois-Saint-Martin par la Région Ile-de-France et la commune de Noisy-le-Grand. En effet, Michel Pajon, Maire de Noisy-le-Grand reste convaincu de l’importance et de la pertinence d’une ouverture au public d’une partie de ce Bois pour les habitants de l’Est de l’Ile-de-France.

 

Le 19 novembre 2009, le Commissaire Enquêteur émet un « avis défavorable » à la DUP du projet d’acquisition du Bois-Saint-Martin.

 

Néanmoins, malgré cet avis négatif, le 16 juillet 2010, les Préfets du Val-de-Marne et de Seine-Saint-Denis signent les arrêtés déclarant d’Utilité Publique (DUP), l’expropriation du Bois-Saint-Martin.

 

Le 14 septembre 2010, les propriétaires, et des Associations Environnementales (telles que le RENARD de Roissy-en-Brie et l’ANCA de Neuilly-Plaisance,..) déposent plusieurs recours en « excès de pouvoir » devant le Tribunal Administratif.

 

Le 23 février 2012, le Tribunal Administratif de Montreuil annule l’arrêté des Préfets du Val-de-Marne et de la Seine-Saint-Denis. Sur les conclusions à fin d’annulation, les juges de Montreuil ont considérés, entre autres :

 

1-    Qu’une opération ne peut être déclarée d’utilité publique que si les atteintes à la propriété privée, le coût financier et éventuellement les inconvénients d’ordre social…..ne sont pas excessifs eu égard à l’intérêt qu’elle présente,

2-    Qu’il s’agissait à titre principal d’acquérir du foncier nécessaire à la réalisation du projet de la commune (activités pédagogiques et de loisirs), que d’en constituer.

3-    Que cette DUP porte une atteinte excessive au droit de propriété des propriétaires, contraints de céder leur bien, dont l’intérêt écologique n’est pas contesté puisque le Bois-Saint-Martin est entretenu de façon satisfaisante eu égard de sa destination,

4-    Qu’au surplus, eu égard à l’ampleur du projet et des modalités envisagées de sa mise en œuvre, ce projet présente un coût excessif pour les collectivités expropriantes. En effet, le coût estimatif de la seule acquisition des terrains est de 7,6 millions d’euros, et que cette estimation ne comporte ni le coût des aménagements prévus pour l’ouverture au public du Bois-Saint-Martin, ni celui de travaux d’adaptation des bâtiments existants pour l’accueil des diverses activités envisagées.

5-    Que la commune avait la possibilité, soit de conclure une convention d’ouverture au public avec les propriétaires du Bois, soit d’envisager les activités prévues sur d’autres espaces verts  du territoire de Noisy-le-Grand, sans qu’aucune expropriation ne fût nécessaire.

 

Le 23 avril 2012, seules, les communes de Noisy-le-Grand et de Villiers-sur-Marne font appel de ce jugement du 23 février 2012, devant la Cour d’Appel de Versailles (En effet, la Région Ile-de-France et les Préfets du 94 et 93 abandonnent la partie).

 

Le 30 décembre 2013, sur les conclusions à fin d’annulation les juges de la Cour d’Appel de Versailles ont considérés, entre autres considérants (extraits) :

 

12- ……..’Qu’il ressort de la lecture du rapport du Commissaire Enquêteur que l’entretien et la préservation du « Bois Saint-Martin » est correctement assuré par les propriétaires privés ; qu’ainsi, aucune nécessite tirée tant de l’urgence à préserver ce secteur sensible que de l’impossibilité de réaliser immédiatement le projet d’aménagement envisagé ne justifiait la constitution de réserves foncières……..’

 

13- Que si la Commune de Noisy-le-Grand fait valoir que l’expropriation de 67 hectares du « Bois Saint-Martin » autorisée à son profit par l’arrêté attaqué a pour but la réalisation d’activités pédagogiques, de découverte et de loisirs, cet objet, qui relève des actions destinées à favoriser le développement des loisirs au sens de l’article L. 300-1 du code de l’urbanisme, ne correspond pas à l’objectif de sauvegarde et de mise en valeur des espaces naturels mentionnée comme seul objectif justifiant l’expropriation des parcelles en cause par l’arrêté attaqué du 16 juillet 2010 ; que l’objet invoqué par la Commune de Noisy-le-Grand ne pouvait dès lors justifier la nécessité de l’acquisition par voie d’expropriation, par  cette commune, de 67 hectares de parcelles boisées du secteur du « Bois Saint-Martin ».

 

En conséquence, le 30 décembre 2013, la Cour d’Appel de Versailles décide que :

 

- Article 2 : Les interventions de la commune de Villiers-sur-Marne et de l’Agence des Espaces Verts (AEV) de la Région Ile-de-France ne sont pas admises.

 

- Article 3 :L’arrêté du 16 juillet 2010 des Préfets de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne est annulé.

 

Article 4 : Il est mis à la charge de la Commune de Noisy-le-Grand le versement d’une somme de 12.000 euros aux différents requérants associés (6 x 2.000 €), en application de l’article L. 761-1 du Code de justice administrative.

 

Commentaire :


Bois St Martin 2

  

Le 23 octobre 2009 Michel Pajon, diffusait un communiqué de presse dans lequel, entre autres indications, il précisait : …. « qu’ilregrettait les conclusions du Commissaire Enquêteur, mais elles n’entamaient ni sa foi dans le projet, ni sa détermination et celle de l’équipe qui l’entoure à le faire aboutir. Il restait convaincu de l’importance et de la pertinence d’une ouverture au public d’une partie de ce Bois pour les habitants de l’Est de l’Ile-de-France. Ils ne baisseraient pas les bras !’… »

 

Le 06 mars 2012, lors de la publication de son billet : Justice, le Bois-Saint-Martin retrouve des couleurs, Le Vrai Journal de Noisy-le-Grand énonçait l’hypothèse suivante : «nous pensons que la Commune de Noisy-le-Grand a définitivement perdue la partie, même si elle peut encore solliciter la Cour d’Appel de Versailles et le Conseil d’Etat, pour tout simplement alimenter  pendant encore 4 ou 5 ans l’illusion des électeurs sympathisants à la cause.  ….Toutefois, nous irons dans le mur, et les Noiséens paieront les multiples frais de justice ».

 

Et bien voilà, depuis le 1er janvier 2014, nous y sommes ; 12.000 €, plus de nombreux frais d’Avocats à la charge des contribuables noiséens !

 

Par ailleurs, tout dernièrement dans Noisy Magazine, la Commune berçait encore l’illusion d’une acquisition prochaine du Bois-Saint-Martin. Le Vrai Journal de Noisy-le-Grand n’est pas dans le secret des dieux, mais si les stratèges comptent sur un éclatement de l’indivision des propriétaires du Bois-Saint-Martin pour assouvir leur initiative hasardeuse, il pourrait tout simplement s’agir d’une apparence trompeuse, et une nouvelle mandature sera insuffisante.

 

Oui, le Bois-Saint-Martin doit s’ouvrir au public, et le Bois s’ouvrira un jour prochain, mais dans certaines conditions orchestrées par des professionnels. Pour cela, faisons confiance aux propriétaires des lieux.

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Contribution bibliographique : Jugement de la Cour Administrative d’Appel de Versailles, 2e chambre, audience du 19/12/2013, lecture du 30/12/2013, Code PCJA : 34-01-01-01 44-045-05, Code Lebon : C+.

 

 

 

 

 

Comment s'inscrire au nouveau collège international ?

Publié le par ADIHBH-V

 

OUVERTURE DU

COLLEGE INTERNATIONAL

DE NOISY-LE-GRAND

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 Collège Int - Photo 1 

A la rentrée 2014, le collège international de Noisy-le-Grand (93) se trouvant sur le nouveau quartier de Maille Horizon-Nord ouvrira ses portes. Flambant neuf, il comportera quatre sections (Anglais, Arabe, Portugais et Chinois). Construit pour la circonstance, il s’adressera aux classes de 6e et 4e en septembre 2014, puis à tous les niveaux à la rentrée suivante en 2015.

 

L’objectif est le bilinguisme pour chaque élève. Misant sur une pédagogie adaptée, le professeur mettra en ligne son cours avec documents d’accompagnement. La démarche permet à l’élève de prendre connaissance à la maison des contenus des séquences. Les exercices sont réalisés en classe. Le projet pédagogique entend innover dans la façon d’appréhender l’animation des séquences de classe, rapportées à 45 mn, et dans le rapport aux élèves. Des actions solitaires seront encouragées. Le travail hebdomadaire pour l’élève, selon le principe de la « semaine aménagée » se divise en activités obligatoires, dites contractuelles (le soutien, l’étude, l’évaluation, les actions solitaires) et en activités annexes (sportives, artistiques, manuelles, culturelles). Environ 6h hebdomadaires seront laissées libres pour que l’élève choisisse. Les activités sont transversales.

 

Autre spécificité de ce Collège international, le recrutement des enseignants est fondé sur l’adhésion au projet d’établissement. Certains cours seront assurés par des professeurs du pays d’origine. Les technologies numériques tiennent une place importante dans la pédagogie spécifique mise en œuvre. Un effort particulier sera consenti pour développer, à tous les niveaux, les stages externalisés en relation avec les pays étrangers partenaires.

 

Ce collège international de 400 élèves, dont 140 internes, est conçu comme un bâtiment « zéro énergie » grâce à l’utilisation de la géothermie, d’une isolation thermique totale et des panneaux solaires et photovoltaïques. Son architecture est ouverte sur son environnement et répond aux besoins d’un bâtiment scolaire ouvert sur l’extérieur. Les parents d’élèves bénéficient « d’une maison des parents » et l’engagement des familles est encouragé. Les élèves et les enseignants disposent d’une salle d’exposition pour présenter des travaux d’élèves mais aussi recevoir des œuvres d’artistes extérieurs. Les équipements sportifs extérieurs et intérieurs sont à l’image de l’ambition du projet. Les salles de classes, de travail et de lecture sont modulables. Toutes les classes sont équipées d’un tableau numérique interactif et d’un vidéoprojecteur. Le projet vise le goût des langues ; l’éducation à la citoyenneté et la réussite pour tous.

 

Collège Int- photo 2

 

L’inscription est ouverte à tous ; aux élèves de l’académie de Créteil, comme à ceux des autres départements (France entière) et même en provenance des pays étrangers du futur collège.

Le collège international sera situé à 100 m du futur lycée international dont l’ouverture est également prévue pour septembre 2015. Du secondaire, jusqu’au baccalauréat, ces élèves pourront devenir bilingues dans des conditions de confort exceptionnel.

L’ambition et l’originalité du futur collège reposent sur une ouverture sur le monde et sur l’international. Habituellement les partenariats sont noués avec des pays européens. Ici, non seulement l’établissement est ouvert à tous, mais il est tourné vers les Amériques, l’Asie et le Monde arabe. Les langues enseignées ont aussi été choisies en fonction de la diversité de la population de la Seine-Saint-Denis. Le futur internat accueillera des élèves polyglottes et des professeurs des établissements partenaires étrangers qui feront découvrir la culture et la gastronomie de leur pays.

Dès la 6e, les élèves bénéficient d’un enseignement renforcé dans la langue de la section choisie et de séances de découverte culturelle. Ils participent également à des ateliers d’initiation aux langues des autres sections. Des voyages sont prévus grâce aux partenariats avec des établissements du Delaware, du Maryland, de Rio de Janeiro, de Pékin et, probablement d’Alger.

Les élèves motivés, possédant des aptitudes pour les langues sont invités à s’inscrire jusqu’au 7 avril 2014 inclus en téléchargeant le dossier d’inscription accessible ci-dessous :

Pour plus d’information, cliquer sur :

·      Notice d’information,

·      Dossier de candidature en classe de 6e,

·      Dossier de candidature en classe de 4e

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Les "Villes Nouvelles" en question...

Publié le par ADIHBH-V

 

LES VILLES NOUVELLES :

UNE ERREUR A NE PAS

REPRODUIRE !

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Docteur géo

Par Laurent CHALARD : Docteur en géographie de l’Université Paris IV-Sorbonne depuis 2008, ses travaux portent sur plusieurs thématiques : la géographie urbaine, la géographie de la population et la géographie politique. Son champ d’étude privilégié est la France, mais il travaille aussi sur d’autres pays européens et du reste du monde. Auteur ou co-auteur de plus de cent publications variées, son travail a été cité à plusieurs reprises dans la presse nationale : Le Monde, Le Figaro, Libération, Les Echos, Le Point, Direct-Matin, Politis, Sciences-Humaines… Dans le prolongement de ses recherches, il publie aussi des tribunes dans la presse, considérant que, par ses connaissances, le chercheur se doit d’intervenir dans le débat public.

 

 Ville nouvelle - Photo1 

Mises en place dans les années 1970, les villes nouvelles ont connu des parcours assez différenciés, certaines voyant leur caractère spécifique se terminer très rapidement, comme Val-de-Reuil ou Villeneuve-d’Ascq au milieu des années 1980, alors que d’autres conservent toujours leur statut en 2014 (Marne-la-Vallée, Sénart et la partie occidentale des Rives-de-l’Etang-de-Berre), l’opération d’aménagement étant toujours en cours. Il s’ensuit consécutivement des trajectoires démographiques dissemblables.

Leur période de croissance maximale se situe entre 1975 et 1990, la progression du nombre d’habitants se réduisant sensiblement depuis au fur et à mesure du temps. Cependant, à l’exception de Villeneuve-d’Ascq, dont la population a atteint un palier dès 1990, aucune ville nouvelle ne connaît une diminution de sa population jusqu’en 2006. Depuis cette dernière date, la situation s’est considérablement détériorée, puisque désormais quatre d’entre elles (Évry, Saint-Quentin-en-Yvelines, Rives-de-

l’Etang-de-Berre et Val-de-Reuil) voient leur population baisser, alors qu’une autre, L’Isle-d’Abeau, stagne.

 

Ville nouvelle - Tableau 2

 

Évolution de la population des villes nouvelles

 

Comment expliquer ce retournement démographique récent ? S’il est la conséquence logique d’un moindre taux de construction dans de nombreuses communes du fait de la fin de l’opération "ville nouvelle", il est aussi le révélateur d’un déficit migratoire considérable, témoignant de leur manque d’attractivité certain. Les jeunes qui sont nés et/ou ont grandi dans ces communes, une fois atteint l’âge adulte, les quittent massivement pour faire leurs études ou trouver du travail, car ils n’y trouvent pas toujours un mode d’habitat adéquat (ces villes ayant été avant tout pensées pour accueillir des familles avec enfants), ni les opportunités professionnelles souhaitées (leur marché de l’emploi étant trop spécialisé), mais aussi, car ils n’y ont pas un attachement marqué (sans forcément en avoir une mauvaise image), à cause de leur manque d’urbanité.

Leur urbanisme qui fait la part belle au zonage fonctionnel, totalement adapté à la voiture (les 2X2 voies sont monnaies courantes), en fait des "anti-villes", sans animation, d’autant qu’elles ne disposent pas, pour la plupart d’entre elles, d’un centre-ville digne de ce nom. Comme l’exprime un habitant de Champs-sur-Marne, "le soir, parfois on se sent un peu dans un coin perdu, paumé". D’autres résidents évoquent "l’ennui" et "le manque de charme" ("tout se ressemble"). La présence limitée de commerces de proximité ainsi que les temps de transports figurent parmi les autres éléments négatifs mentionnés.

En outre, leur surreprésentation en logements sociaux les rend répulsives pour les catégories sociales supérieures, qui pourtant y travaillent bien souvent (le cas d’Évry en constitue un exemple type). En conséquence, elles souffrent d’un processus d’évitement, source d’une paupérisation en cours avec des problèmes de sécurité, en particulier dans les quartiers d’habitat collectif les plus anciens, moins recherchés. Ce sont donc essentiellement des communes-dortoirs de grandes métropoles, qui n’offrent finalement ni les avantages de la ville, ni ceux de la campagne, le tout dans un cadre urbain pas toujours très engageant.

L’État français doit donc tirer la conclusion évidente de cette expérience malheureuse, en l’occurrence en prenant la décision de ne plus construire de villes ex nihilo, et donc de privilégier un développement urbain reposant sur des noyaux préexistants. En effet, il est probable que si ces villes nouvelles s’étaient appuyées sur (et non juxtaposées à) des urbanisations anciennes, telles que Melun, Corbeil-Essonnes, Bourgoin-Jallieu ou Pontoise, elles auraient pu disposer d’un centre-ville beaucoup plus attractif, à l’origine d’une urbanité plus importante, et conserver une autonomie réelle vis-à-vis des centres des métropoles.

Cependant, le mal est fait et nous ne pouvons pas revenir dessus. Par contre, à l’avenir, il faut à tout prix éviter de répéter la même erreur, comme cela semble malheureusement être le cas à travers la création d’immenses Eco quartiers au milieu des champs, comme sur le plateau de Saclay, un non-sens urbanistique complet. Il n’apparaît pas nécessaire de construire de nouvelles villes dans un pays qui possède de nombreuses villes existantes aux noyaux de centralité offrant des possibilités d’expansion.

Laurent CHALARD

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Toute notre gratitude à Messieurs Laurent CHALARD et Christian OLLIVIER du Cercle des ECHOS, pour nous avoir délivré l’autorisation de reproduire l’article publié dans le « Cercle des ECHOS », le 05/02/2014, soit : http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/politique-eco-conjoncture/territoires/221190395/villes-nouvelles-francaises-erreur- , sur le blog du Vrai Journal de Noisy-le-Grand, http://www.noisy-les-bas-heurts.com