Il est jeune, c’est vrai, mais aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. (Le Cid, Pierre Corneille).
Après avoir échoué à prendre la Mairie de Noisy-le-Grand en 2020, à 36 ans, Vincent MONNIER rafle la mise au second tour des élections municipales le dimanche 22 mars 2026 avec 2.383 voix d’avance (34,83%) sur sa principale rivale Brigitte MARSIGNY (24,01%). C’est le jeu démocratique !!!....
________________________
Déclaration de Vincent MONNIER, lors du Conseil municipal d’installation le dimanche 29 mars 2026
Certes, Brigitte MARSIGNY qui briguait un troisième mandat fut battue le 22 mars dernier.
Mais l’ADIHBH-V qui a de la mémoire, exprime toute sa gratitude à Brigitte MARSIGNY qui, lors de son arrivée aux affaires en 2015 a soutenu et acté le « Projet alternatif » de l’ADIHBH-V sur la ZAC des Bas-Heurts élaboré par le jeune Cabinet d’Architecture ASPHALT (Anciens Etudiants de l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-La-Vilette).
Ainsi, l’aménagement de la ZAC est passé de 1800 logements collectifs à 900, merci à elle.
Aujourd’hui Vincent MONNIER, un enfant des Bas-Heurts qui avait rejoint l’ADIHBH-V à l’âge de 20 ans pour lutter contre le projet immobilier pharaonique de Michel PAJON menaçant son quartier d’enfance dénonce le bétonnage de Noisy-le-Grand et se fait élire sur un moratoire relatif aux nouvelles constructions qui saturent les équipements publics.
Les Noiséens et les Noiséennes auront la réponse en 2033.
La Ville de Noisy le Grand occupe une place stratégique au sein de l’est francilien, profitant d’une situation géographique aux portes de Paris et du dynamisme démographique et économique hérité des années 1970 et de l’aménagement de la ville nouvelle de Marne la Vallée.
Le quartier du Mont d’Est incarne l’une des opérations pionnières de la ville nouvelle, aménagée à l’époque par EPA Marne dans un mouvement de rééquilibrage vers l’Est de la croissance économique régionale. Il s'agit du Centre Urbain Régional (CUR) de la ville nouvelle et du premier quartier d'affaire de l'Est parisien, qui réunit et organise de façon très ordonnée des commerces, des bureaux et des logements selon les principes de l’urbanisme de dalle.
Sa porte d’entrée, tournée vers Paris, est symbolisée par les Espaces d’Abraxas construits par Ricardo Bofill en 1983, véritable figure de proue du quartier. Avec les Arènes de Picasso réalisées dans le site voisin du Pavé Neuf, ils constituent un monument repère devant structurer cette urbanisation nouvelle et incarner la modernité de Marne la Vallée. La desserte du RER A, doublée de la proximité de l’autoroute, renforcent son caractère de quartier centralisateur et multifonctionnel souhaité pour la ville nouvelle.
Cependant, la complexité des dessertes intérieures et le ceinturage du quartier par un large boulevard lui confèrent une dimension d’enclave isolée du reste de la commune. Les dysfonctionnements engendrés par la déconnexion des dalles piétonnes, le vieillissement des espaces publics, l’obsolescence des bureaux et l’accélération non maîtrisée des mutations du tissu tertiaire, menacent l’avenir du site.
Par ailleurs, la situation privilégiée du quartier comme carrefour d’échanges et pôle tertiaire d’envergure est aujourd’hui remise en perspective par le projet du Grand Paris Express et l’aménagement de Noisy Champs.
Dans ce contexte, la Ville porte un ambitieux projet de rénovation et de restructuration du Mont d’Est. Le réaménagement de l’esplanade de la Commune de Paris, le développement de la ZAC Maille-Horizon-Nord et l’aménagement des Espaces d’Abraxas préfigurent ainsi la transformation engagée sur le quartier d’affaires.
Un important travail reste à faire sur les liens et les transitions entre ces projets et les espaces limitrophes. Afin de mettre en cohérence les réflexions urbaines engagées et à venir, la Ville, l’Etat, la Métropole du Grand Paris et l’EPT Grand Paris Grand Est ont engagé en 2022 la mise en place d’un Projet Partenarial d’Aménagement (PPA).
Cet outil doit permettre d’accélérer la définition et la mise en œuvre d’un projet d’aménagement complexe, à travers le partage des objectifs et des actions entre les partenaires publics et privés du territoire, l’organisation de la gouvernance et la mutualisation des financements. La Banque des Territoires et l’EPFIF ont confirmé leur volonté de participer et de s’inscrire parmi les partenaires et financeurs de cet ambitieux projet.
À plus long terme, la mutation du quartier du Mont d’Est présente une opportunité rare: offrir à Noisy le Grand et aux territoires auxquels la ville s’est associée une visibilité métropolitaine en termes d’innovation urbaine, d’inclusion sociale et de requalification des espaces publics.
Dans un monde en mouvement, les conceptions d’hier deviennent rapidement obsolètes.
Au-delà des quartiers d’affaires, il y a aujourd’hui une place pour un autre tertiaire.
Au-delà des quartiers de logements classiques, il y a désormais une place pour des quartiers « hybrides », qui tiennent compte des aspirations et des rythmes des jeunes générations, qui privilégient la multifonctionnalité des espaces privés, qui encouragent à la réoccupation des espaces publics.
Au-delà de la conception « patrimoniale » de l’aménagement urbain, il existe désormais une autre vision, qui privilégie l’usage des espaces privés et publics.
Au primat du « contenant », qui a prévalu depuis les années 60 du siècle précédent, se substitue aujourd’hui une aspiration au « contenu » qui, de manière croissante, conditionnera l’attractivité des quartiers naissants ou, comme le cas du Mont d’Est, des rénovations profondes.
L’opération engagée à travers le PPA du Mont d’Est sera donc conduite avec le souci constant de préparer la ville de Noisy le Grand aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux de demain, et d’associer ses habitants et usagers à la définition de ce projet emblématique.
Pour lire la suite de ce préambule, Cliquer ici sur :
Dans l’ordre des interventions apès la présentation puis la reprise de parole de madame la Maire: Feriel Goulamhoussen, Eric Manfredi, Joëlle Hélénon, Vincent Monnier, Joseph Zrihen, Pascal Laguilly, Richard Testa !
Décision du Conseil d’État en date du 22 novembre 2021
Cliquer : ici
Commentaire de l’ADIHBH-V
Le Conseil d'État relève un certain nombre d’irrégularités (Non respect des règles d’affichage sur les panneaux officiels, suppression illégale durant 1 an des tribunes de l’opposition, etc…) lors de ces élections municipales, mais considère qu’aucune manœuvre frauduleuse ayant eu pour objet ou effet de porter atteinte à la sincérité du scrutin ne peut être imputée à Brigitte MARSIGNY.
Voici encore le jugement teinté d’une réalité humaine de l’instant qu’il faut admettre, mais qui ne va sûrement pas réconcilier les Citoyens avec une Candidate qui ne respectent pas les règles élémentaires du Code électoral. « Circulez, rien à voir !» dit le Conseil d’Etat.
Clairement, c’est une incitation à l’amélioration de la performance des candidats lors d’une prochaine élection .
Tout particulièrement la lecture du point 30 de la décision du Conseil d’État atteint son paroxysme: « Il n’appartient pas au juge de l’élection d’apprécier si des électeurs inscrits sur la liste électorale remplissent effectivement la condition de domicile exigée par l’article L.11 du Code électoral. ». Alors qui, si ce n’est pas le juge, puisque le contrôle de légalité en Préfecture est quasiment inexistant ? C’est alarmant !...
Par arrêté en date du 12 avril 2021 ; Brigitte MARSIGNY a décidé de retirer sa délégation de fonction et de signature à Joëlle HÉLÉNON. Le Conseil municipal du 06 mai, sauf la Preuse Marème FALL, suit la décision de l’Édile comme un seul homme [vraisemblablement au nom de la solidarité vis-à-vis de Joëlle HÉLÉNON (sic)].
Avant le vote, Joëlle HÉLÉNON fait une déclaration publique reproduite intégralement ci-après, fière de ses valeurs et de ces actions menées humblement auprès des Noiséens, quitte le Conseil municipal la tête haute.
______
Madame le Maire,
Chers Collègues,
Chers Noiséens,
Ce jour comptera dans mon apprentissage citoyen et dans mon parcours de femme. Je veux qu’il compte aussi pour les habitants de Noisy que nous représentons et qui fondent mon engagement.
Si je me suis engagée à vos côtés Madame le Maire, c’est parce que j’étais convaincue des valeurs de justice que vous portiez, de dépassement de soi au bénéfice des Noiséens, de sagesse et finesse politiques nécessaires à gagner des combats utiles pour notre Ville.
Et puis… il y a eu le 13 mars 2021.
Ce jour-là, 4 enfants de notre ville ont été arbitrairement arrêtés par des policiers. Ils ont essuyé des insultes racistes, des coups, des menaces de viol avec une matraque, des humiliations. Et ils ont été enfermés sans juste motif. Les familles de ces enfants m’ont appelé, paniquées par l’arrestation. Elles avaient raison, leurs enfants n’avaient rien fait. Je m’y suis rendue et ai demandé l’application du droit par des policiers qui se sont placés en dehors de l’état de droit.
Suite à mon intervention, votre premier communiqué sur les réseaux sociaux a focalisé les débats sur ma personne plutôt que sur cet incident.
Pourquoi m’avoir ainsi livrée aux chiens ? Ma personne ne compte pas, j’ai agi pour ces enfants. Et je suis intimement convaincue, Madame le Maire, que vous le reconnaissez. Le lynchage, l’acharnement dont je fais l’objet n’est toutefois pas comparable à la douleur et au désarroi de ces 4 familles respectueuses d’un quartier dont vous disiez, Madame le Maire, aimer. Qui se préoccupe aujourd’hui de ces familles et de leurs enfants ? Pas vous, Madame le Maire. Vous ne les avez jamais reçues, et ce, en dépit de leur demande.
Nous nous serions tous grandis à dénoncer collectivement la violence de cette situation et de ces 3 ou 4 policiers.
Que le préfet vous soutienne ou non, ce n’est pas mon souci. Ça ne rendra pas le statut de citoyen que ces policiers ont confisqué à ces 4 enfants.
En tant que citoyenne et élue de la République, je ne peux tolérer que quelques individus souillent l’institution policière. Mais frapper un enfant est un délit, proférer des injures raciales (même contre une élue) est un délit et mener des gardes à vue que l’on sait arbitraires est un délit.
Cependant, parler de violences policières reviendrait à légitimer cette violence. Ce qui n’est pas le cas ! Les policiers municipaux et nationaux sur notre Ville sont, dans leur grande majorité, de bons professionnels.
Plus que jamais, notre police doit être respectée. Et pour que la police soit respectée, elle ne doit souffrir d’aucun préjugé permanent d’abus et de violence.
Oui à cette « reconquête républicaine » voulue par l’État ! Oui à une police engagée dans la sécurisation, la tranquillité publique, la lutte contre les trafics ! Oui à une police respectueuse des droits de chaque Noiséen, quel que soit sa couleur de peau, son âge, son niveau social, son quartier ! Non à ces policiers qui frappent, qui violentent aveuglément !
J’irai jusqu’au bout de ce qui est devenu aujourd’hui un combat et je resterai jusqu’au bout aux côtés des familles et pour Noisy.
Je reste convaincue de n’avoir commis aucune erreur, aucun manquement, en me déplaçant ce 13 mars au sein de ce commissariat. Élu d’astreinte, Adjoint au Maire du quartier Ouest, je fus en soutien de ces familles qui le demandèrent, comme j’ai été en soutien de noiséennes victimes de violences conjugales pour qu’elles portent plainte.
Je reste convaincue d’avoir fait respecter la loi quand je demande - quand j’insiste - pour la venue d’un médecin pour ce jeune sorti de garde à vue avec un hématome à la tête. Vous avez banalisé, Madame le Maire, ainsi que votre 1er adjoint, ce visage et ce cou, rouges de la morsure de la botte de ce policier sur la tête de ce jeune. Moi, je m’y refuse.
Aujourd’hui, des plaintes ont été déposées. Une enquête a été ouverte par Loïc Pageot, procureur adjoint près le Tribunal de Bobigny. Une enquête dont on sait qu’elle a débuté depuis ce lundi.
J’irai également jusqu’au bout pour faire la lumière sur ce courrier du Préfet de Seine-Saint-Denis. Ce courrier sur lequel, Madame le Maire, vous vous fondez pour le retrait de mes délégations. J’ai même envie de dire, derrière lequel vous vous réfugiez pour prendre une telle décision.
Ce courrier, à plus d’un titre, interroge. Des éléments de fond tels que la diffamation, la subornation de témoins. Mais aussi, des éléments de forme avec, notamment, une signature dont l’expertise d’un expert graphologue près la Cour d’appel de Paris, atteste que Georges-François LECLERC n’est pas l’auteur de la signature figurant sur ce courrier.
J’ai donc déposé une plainte contre x pour faux et usage de faux. Celle-ci a été adressée au dit Préfet. Je tiens à souligner, Madame le Maire, ne point vous accuser d’une quelconque falsification.
J’ai pris connaissance du tweet du Préfet, qui confirme être l’auteur et le signataire de ce courrier. Si le sujet n’était si grave, cela en serait risible. C’est ubuesque ! C’est affligeant ! C’est pitoyable !
Tirer au clair ce point est justement la raison du dépôt de plainte.
Il y a désormais une vraie cassure.
J’exècre cette vieille et sale politique qui nous amène à des débats, comme celui-ci, totalement déconnectés du quotidien des noiséens.
J’exècre cette vieille et sale politique qui oublie l’intérêt général, qui foule aux pieds l’intérêt de la Cité.
J’exècre cette vieille et sale politique qui conduit à taire l’infamie connue pour le confort d’un fauteuil en soie et la satiété de petits privilèges.
J’ai profondément honte de tels agissements, indignes de la confiance que les noiséens ont placé en notre équipe.
Je souhaite terminer cette prise de parole par quelques mots pour remercier :
- Marinette MALGAT. Tu fus la première à m’appeler pour connaître les faits. Merci. Cela aurait dû être l’attitude de tous les membres de cette équipe. Et non une pétition, des calomnies.
- Pascal LAGUILLY Tu fus mon « compagnon de route » sur plusieurs dossiers « Habitat » au sein du quartier dont j’avais la délégation. Merci.
- Dayan DOUCOURE. J’ai beaucoup milité pour que tu rejoignes cette équipe, contre l’avis de plusieurs. Je te souhaite bonne chance.
- Mes derniers mots seront pour toi, Mareme FALL. Tu es une femme extraordinaire, dotée d’une vraie intelligence de vie. Beaucoup te raillent, te sous-estiment. Ils sont tort. Ne change surtout pas !
Ce soir, je reste la tête haute. Je reste fière de mes valeurs et de ces actions menées, très humblement, pour les noiséens, et en toute loyauté, vis-à-vis de vous, Madame le Maire.
Ma conscience n’est entachée en rien. Je laisse chacun avec le poids de la sienne !
Déclarations de certains élus réalisées lors de ce Conseil