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325 articles avec noisy-les-bas-heurts

La Socaren au Tribunal

Publié le par adihbhv

 

 

 

 

LE POT DE TERRE ET LE POT DE FER
 
Acte:1
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A ce jour, les propriétés acquises à l'amiable par la ville de Noisy le Grand et la SOCAREN représentent environ 25% de la superficie totale de la ZAC des Bas Heurts. La SOCAREN a obtenu des permis de démolir pour l'ensemble de ces pavillons.
 
C'est dans ce contexte, que le 16 juin dernier, alors que l'ADIHBH-V préparait l'organisation de sa fête annuelle des Cerises, évènement familial ayant regroupé environ 1100 personnes, la SOCAREN a envoyé la veille, pour la première fois, son engin de démolition. (Voir article "une démolition inutile")
 
Celui-ci a entamé la démolition partielle de l'ensemble des pavillons acquis en débutant par une habitation située en plein coeur de l'îlot prévue pour l'organisation de la fête. Cette circonstance ne paraît être le fruit d'une pure coïncidence et témoigne de la volonté du PDG de la SOCAREN (Michel Pajon !), de porter atteinte au moral des habitants du périmètre de la ZAC. Ne constitue pas non plus une coïncidence le fait que ce pavillon soit situé quasiment en face de la propriété du Président de l'ADIHBH-V.
 
Par ailleurs, au lieu de procéder à la démolition intégrale des édifices, l'entreprise missionnée par la SOCAREN s'est contentée d'entamer les travaux de démolition en mettant à sac les pavillons dans l'objectif de contraindre les propriétaires à céder leurs biens et sous prétexte d'éviter l'occupation des squatteurs. De plus, l'illicité des pratiques est flagrante puisqu'elle contrevient de façon grave et manifeste au Règlement Sanitaire Départemental du 93. En effet ce dernier mentionne que la suppression définitive d'un bâtiment doit être précédée d'une opération de dératisation et que, une fois commencée, la démolition doit être poursuivie sans interruption jusqu'au niveau du sol. De ce fait, le spectacle est désolant, ces maneuvres sont déloyales et manifestement illicites. C'est tout simplement une stratégie délibérée de déstabilisation de tout un quartier; c'est du harcèlement moral et pervers.
 
Par courrier en date du 28 juin 2006, l'ADIHBH-V a informé le Préfet du département et le Sous - Préfet du Raincy de la situation. Le 20 juillet 2006, le Sous-Préfet a déclaré saisir le Maire de Noisy-le-Grand de cette question. Face à l'inertie affligeante de la SOCAREN et des pouvoirs publics, l'Association à, toujours par l'intermédiaire de son Conseil, mis en demeure le Maire, en tant que cocontractant et qu'autorité de police municipale, et le Préfet d'agir pour faire respecter la réglementation sanitaire. Ces courriers n'ont pas reçu de réponse.
 
Face à cette résistance passive de tous ces intervenants, l'ADIHBH s'est vu contrainte de saisir Monsieur le juge des référés du Tribunal de Grande Instance de Bobigny, afin de lui demander d'enjoindre à la SOCAREN, maître d'ouvrage des travaux, de procéder à la démolition totale des immeubles litigieux, ainsi qu'à procéder à l'évacuation des déchets qui s'y situent.
 
La comparution s'est déroulée le vendredi 6 octobre 2006. La mise en délibéré du jugement est fixée au 6 novembre prochain.
 
                                                                                  Alain Cassé
                                                                                  Président de l'ADIHBH

Déclaration de la section PCF

Publié le par adihbhv

 
Retour sur une manifestation !
 
 
Il y a 8 jours, dimanche 24 septembre, de 400 à 500 personnes manifestaient dans les rues du centre ville de Noisy le Grand.
 
Des Bas Heurts aux Richardets, des Yvris, de la Butte Verte au Centre Ville, plusieurs centaines de Noiséens ont voulu, à l'appel d'associations de défense du cadre de vie, associations autonomes et responsables, exprimer leur inquiétude et leur colère.
 
Le thème de cette colère et de cette inquiétude ? l?urbanisme galopant de Noisy le Grand et la démocratie?
 
Que plusieurs responsables de formations politiques différentes participent à cette marche alors que, par ailleurs, leurs divergences et leurs désaccords majeurs sur de nombreux sujets d?actualité et d?avenir sont bien connus, quoi de plus normal quand la difficile question de « construire la ville sur la ville » ne fait pas l'objet d'un débat de fond mais bien plus de décisions unilatérales sans réelle concertation, sans la moindre tentative de démocratie participative, de surcroît.
 
Il n'y avait pas de manipulation politicienne dans les cris de mécontentement qui ont retenti dans le centre ville à l'occasion de cette marche de protestation. Beaucoup de gens de gauche, dont des sympathisants communistes, socialistes et verts, dans la rue, ce jour là. Trop facile d'imputer tout cela à la droite noiséenne, UMP ou UDF.
 
Il n'y a pas de manipulation politicienne lorsque les communistes de Noisy le Grand expriment leur perplexité et leur refus d'une densification de la ville en affirmant que la Ville Nouvelle de Marne la Vallée et plusieurs de ses quartiers sont de bons contre-exemples d'une densification qui n'a pas réussi. Que Noisy le Grand connaît bien le sujet et que les habitants du Pavé Neuf, du Champy ou de la Butte Verte sont bien placés pour dire leurs difficultés quotidiennes d'habitat, de transport, d'emploi ou de sécurité. Qu'il faut, à peine 20 ans après, repenser ces mêmes quartiers, la crise économique et sociale ayant frappée durement la population comme partout !
 
Et, qu'à l'évidence, il ne faut pas tromper les noiséens sur la question douloureuse du logement social.

Oui, il faut encore du logement social dans notre ville et du vrai ? qui réponde, non seulement aux besoins déjà exprimés, plus de 1500 demandes en attente, mais aussi aux plus démunis, aux salariés précaires, aux petits et moyens salaires, aux mères ou pères isolés, à la jeunesse, aux sans domiciles fixes.
 
     -  A qui va-t-on faire croire que l'accession à la propriété, fusse-t-elle à taux zéro, va permettre à ces derniers de se loger ?
    -  A qui va-t-on faire croire que le logement social envisagé sur les Bas Heurts, celui du centre ville, actuel et futur, répond sérieusement à cette préoccupation grandissante ?
      - Alors que le 1% patronal a été dépouillé de ses moyens au fil des gouvernements successifs ?
      - Alors que les offices publics HLM sont en très grande difficulté, qu'ils ne peuvent plus assumer correctement leur mission ?
      - Que l'épargne populaire, dont c'était aussi la fonction, ne vient plus abonder dans de bonnes conditions les programmes de logement sociaux ?
      - Que les bailleurs sociaux privés ou publics, dans notre ville comme d'autres, n'hésitent pas à demander aux parents de se porter garants pendant 10 ans pour un jeune couple qui a la chance  d'obtenir un logement HLM même si les deux conjoints sont fonctionnaires territoriaux ?
      - Que les loyers sont de plus en plus élevés et que les APL ou allocations logement ne suivent pas ?
      - Que la spéculation va bon train comme en témoigne les prix des loyers à Noisy le Grand notamment ?
 
Et que l'on ne nous dise pas «  c'est bien, ça prouve que l'image de la ville a changé et qu'elle est attractive » C'est faux puisque le problème est général en France même si la flambée des prix à Noisy est inquiétante.
 
Soyons sérieux, la question du logement est trop grave pour une manipulation de bas étage, c'est le moins que l'on puisse dire, ou pour satisfaire l'ego des élus du moment, légitimes le temps d'une élection !
 
Pour autant, ce besoin général et urgent en logement doit-il obligatoirement passer par une densification à outrance, partout où une friche devient disponible ou que l'on organise sa disponibilité à renfort de ZAC, d'acquisitions foncières puis de démolitions de maisons viables alors que l'enquête publique n'a pas eu lieu ?
 
Nous ne le pensons pas.
 
Nous sommes convaincus que la crise du logement peut aussi être résolue en exigeant des solutions architecturales de qualité, un maillage qui respecte les quartiers et leurs habitants et en repensant la ville dans la durée, avec les paramètres indispensables d'une urbanisation nécessaire, transport en commun en particulier, voirie et stationnement en conséquence mais ?. aussi en associant le plus étroitement possible la population à la réflexion puis à la création des nouveaux immeubles indispensables ou évolution des quartiers !
 
Ce ne sera pas le cas pour la ZAC des Bas Heurts si le projet est accepté, ZAC qui reproduira la même logique que celle de la ville nouvelle bien connue de toutes et tous. Ce ne sera pas le cas à la Butte Verte, quartier déjà dense s'il en est ! Ce ne sera pas le cas en centre ville.
 
Ensemble, on peut faire mieux !
 
                                                                                  Noisy, le 30 septembre 2006
 
                                                                                  La section du PCF Noisy le Grand
 
 

La manif du 24 septembre

Publié le par adihbhv



Merci à tous....

Ce dimanche 24 septembre, nous étions très nombreux à manifester notre mécontentement face à la politique d'urbanisation démesurée de notre maire.

Cette manifestation fera date car elle a permis de réunir La Droite (UMP, UDF)
ET La Gauche (Verts, PC, socialistes dissidents). Seuls les quelques pajonistes orthodoxes se sont réfugiés sous leur parasol !

Nous remercions les élus ainsi que leurs militants présents à cette manifestation, tout particulièrement :
-         Etienne Doussain, président du groupe Communiste
-         Sylvie Duffrene, présidente du groupe Les Verts et Conseillère Régionale
-         Marylise Martins, présidente du groupe UDF
-         Jean-Marc Morère, président du groupe UMP
qui ont passé outre leurs divergences politiques pour défendre une cause qui relève du simple bon sens.


Appel à la manif

Publié le par adihbhv

 
 
 
Le dimanche 24 septembre à 10h
devant l’espace Michel Simon…
 
Rejoignez la manifestation organisée par notre association
Pour dire…
 
STOP
 A LA POLITIQUE D’URBANISATION
DE LA VILLE !
 
Vous en en avez…
 
  •      Assez de la densification sans frein
  •      Assez des décisions arbitraires
  •      Assez du béton à outrance et de la démolition des quartiers
  •      Assez des coûteuses opérations de prestige alors que les quartiers sont mal entretenus !
  •      Assez des expropriations
  •      Assez des parkings payants
  •      Assez des périmètres d’étude menaçant les habitants
  •      Assez de ne jamais être entendus
 
… Alors venez vous aussi exprimer
 votre mécontentement
avec les autres associations de quartier
 

Article paru dans "Valeurs actuelles"

Publié le par adihbhv

Article de VALEURS ACTUELLES
du 1er septembre 2006
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Pavillons bas à Noisy le Grand
 
Quand partout ailleurs on détruit les tours, le maire PS de Noisy le Grand (Seine Saint Denis) veut raser des maisons pour bâtir des immeubles !
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"La Seine Saint Denis n'avait pas besoin de ça. A Noisy le Grand, ville de 62 000 habitants, le maire, Michel Pajon (PS), veut construire 1500 nouveaux logements collectifs. Problème: la zone concernée, les Bas-Heurts, est déjà occupée par 70 pavillons. " Ce projet concentrerait sur 9,3 hectares, soit moins de 1% du territoire, quasiment 10% de Noiséens en plus", tempête Alain Cassé, président de l'ADIHBH-V (Association de défense des habitants des Bas-Heurts-La Varenne). Celui-ci dénonce " la politique du bulldozer d'un maire qui agit sous la pression des promoteurs immobiliers". Le quartier qui doit être réaménagé est situé à proximité d'un centre commercial et à quelques centaines de mètres de deux gares RER, et bénéficie d'une grande tranquillité.
 
Les propriétaires sont engagés dans un bras de fer avec la municipalité depuis 2004. " La zone a été classée en périmètre d'étude en 2001, mais ce n'est que trois ans plus tard que le maire nous a dévoilé ses projets", déclare Dominique De Coster. Habitante des Bas Heurts, elle a été élue sur la liste de Michel Pajon lors des élections municipales de 2001, et exclue du groupe PS du conseil municipal pour s'être opposée aux expropriations. Elle siège désormais sans étiquette et dénonce " le manque de concertation de Michel Pajon et la terreur qu'il fait régner sur ses troupes"
 
Le 16 décembre 2004, lors du vote sur la restructuration du quartier, les 27 élus socialistes ont voté "pour", tandis que tous les autres groupes (PCF, Verts, UMP, UDF), minoritaires avec 18 voix, se sont opposés. Après le recours de l'ADIHBH-V, un second vote a été effectué le 10 mars 2005 car la Socaren, aménageur municipal dont Michel Pajon est le PDG, avait été désignée sans publicité ni appel d'offre. Cette société d'économie mixte a été une nouvelle fois retenue. " Une autre procédure est en cours auprès du tribunal administratif de Cergy Pontoise pour excès de pouvoir, indique Alain Cassé." Mais le jugement n'est pas suspensif et devrait être connu en 2007". En attendant, les habitants des Bas Heurts font circuler une pétition (quelques 7000 signatures à ce jour), alimentent un blog et ont distribué 25 000 exemplaires d'un tract indiquant les noms des conseillers municipaux qui ont voté la destruction de leurs maisons. De plus, ils ont confié à des étudiants en architecture de l'école de Paris La Villette le soin de préparer un contre projet.
 
La prochaine étape doit avoir lieu en septembre avec l'ouverture d'une enquête publique par le préfet. " Je serais surpris qu'il désapprouve mon projet, affirme Michel Pajon. Comme le dit le gouvernement, la construction de logements est nécessaire". Pourtant, la ville propose déjà de l'habitat collectif et dépasse le seuil des 20% de HLM. Mais, pour le maire, qui n'avait pas inscrit la restructuration des Bas Heurts dans son programme, " le quartier a beau être charmant, il est irréel et ne respire pas l'idéal. Situé à douze kilomètres de Paris et proche des transports en commun, il a une autre vocation que d'accueillir des pavillons" La ZAC dénommée le Clos aux Biches, doit héberger 30% de logements sociaux, 40% en accession avec prêts à taux zéro et 30% en accession libre. Pour mettre toutes les chances de son côté, la municipalité s'est déjà portée acquéreur de dix neufs maisons et a commencé en juin leur démolition. Si le rapport du rapport du commissaire enquêteur est positif, la procédure d'expropriation débutera. Sous l'impulsion de Michel Pajon, d'autres zones dans la ville abriteront prochainement des logements collectifs. Celui que ses détracteurs surnomment le "roi soleil" espère que sa commune comptera rapidement 75 000 habitants."
 
                                                                                                Yann Buanec

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