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140 articles avec information

Inauguration du 2ème tunnelier de la ligne 15 du Grand Paris Express en gare de Noisy-Champs

Publié le par ADIHBH-V

INAUGURATION


 DU 2ème TUNNELIER ‘MALALA’


 EN GARE DE NOISY-CHAMPS.
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Inauguration du 2ème tunnelier de la ligne 15 du Grand Paris Express en gare de Noisy-Champs

Thierry Dallard, nouveau Président du directoire de la Société du Grand Paris, en poste depuis trois semaines a dévoilé le mardi 26 juin 2018, en présence de Madame Maud Tallet, Maire de Champs-sur-Marne, le nom du deuxième tunnelier du Grand Paris Express ‘Malala’. Malala est aussi le deuxième tunnelier du groupement T2C (Alliance) composé de Demathieu Bard (mandataire), NGE,  Pizzarotti, Implenia et Atlas Fondations. D’un diamètre de 9,80 m et d’une longueur de 100 m.
Cette cérémonie s’est déroulée en présence des classes des Ecoles qui ont participé au concours de parrainage du Tunnelier. Le nom Malala a été retenu, en hommage à Malala Yousafzai, prix Nobel de la Paix en 2014. Les lauréats sont les élèves de la classe de CM1 de l’Ecole Jacques Decour de Champigny-sur-Marne.

Inauguration du 2ème tunnelier de la ligne 15 du Grand Paris Express en gare de Noisy-Champs
Inauguration du 2ème tunnelier de la ligne 15 du Grand Paris Express en gare de Noisy-Champs
Inauguration du 2ème tunnelier de la ligne 15 du Grand Paris Express en gare de Noisy-Champs

Étaient également présents Monsieur le Maire de Villiers-sur-Marne, son Directeur de la communication ainsi que l’Association « les Riverains de la ligne 15 »  représentée par sa Présidente et d’autres membres du bureau et/ou adhérents.

Il semblerait que Madame Brigitte MARSIGNY, Maire de Noisy-le-Grand était absente ? À la veille des vacances, il est vrai que cette manifestation inaugurale n’a pas eu d’échos à Noisy-le-Grand, contrairement à la « Fan zone footballistique». Les administrés auraient été oubliés. Si c’est confirmé, c’est bien regrettable !....Mais pour quelle raison, aurons–nous quelques explications ?

Selon la tradition qui consiste à donner aux tunneliers une Marraine, les Ecoles ont été invitées à proposer un prénom en référence à une femme reconnue dans le champ de l’histoire, des sciences humaines et techniques, des arts ou du sport. Les productions demandées aux élèves font appel à la fois à la création artistique, la recherche documentaire, l’histoire et l’écriture. Le jury était constitué de représentants de la Société du Grand Paris, des communes concernées, de l’Education nationale et des entreprises de travaux.
 
«La Société du Grand Paris souhaite associer le plus grand nombre à la réalisation du Grand Paris Express et en particulier les jeunes, qui seront demain les principaux usagers du nouveau métro. C’est le sens de ce concours de donner un nom aux tunneliers tout en permettant aux écoliers de s’approprier le projet et de mieux connaître la vie d’un chantier ».

Ce premier volet du concours avait été lancé auprès des Ecoles élémentaires des communes traversées par le deuxième tunnelier de la ligne 15 Sud. Cinq d’entre elles avaient participé : les Ecoles Jean Jaurès et Edouard Herriot de Villiers-sur-Marne, les Ecoles Jacques Decour et Romain Rolland de Champigny-sur-Marne et l’Ecole Jules Verne de Noisy-le-Grand.

Le tunnelier, actuellement en cours d’assemblage au fond du puits d’entrée, commencera à creuser en août 2018. Il parcourra 4,94 km, depuis le puits Rû de Nesle à Noisy–Champs jusqu’à l’emplacement de la gare Bry–Villiers–Champigny. Ce tunnelier a été fabriqué par l’entreprise allemande Herrenknecht, comme, d’ailleurs, tous les tunneliers de la ligne 15 Sud.  Il faudra compter 20 mois pour forer cette section de près de 5 km. Par rapport au calendrier initial, à ce jour, le chantier aurait 3 à 4 mois de retard en raison de la nature très dure des sols de Noisy-le-Grand, a indiqué le Chef de projet de la SGP, maître d’ouvrage du projet.

Pour mémoire, rappelons que baptisé en février 2018, Seffie-Orbival, le premier tunnelier du groupement T2C perce le tunnel de raccordement de 2,2 km entre le futur site de maintenance de Champigny-sur-Marne et la ligne 15 Sud. Il a déjà parcouru 103 m.  Actuellement, il est à l’arrêt pendant un mois, le temps d’assembler les dernières remorques pour qu’il atteigne sa longueur définitive, soit un peu plus de 100 m.
Le lot T2C, qui englobe la construction des deux tunnels, représente 43 000 m² de parois moulées, 97 000 m3 de béton, 1,466 million de tonnes déblais. Ce chantier mobilise 329 personnes dont 121 encadrants et 208 compagnons.

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Contribution bibliographique : https://www.lemoniteur.fr,  Nathalie MOUTARDE, le 26/06/2018.

NEWS Express –SOCIETE du GRAND PARIS, n° 60, Juillet 2018.

 

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Article publié depuis Overblog

Publié le par ADIHBH-V

PARODIE PUGILISTIQUE

 CHEZ LES SOCIALISTES.

« ET BOUM…

EN PLEIN DANS LE MUSEAU »
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En cette séance du 31 mai 2018, le PS de Noisy-le-Grand avait décidé d’amener ses boxeurs dans les tranchées de la salle du Conseil municipal. Dès le premier round, Emmanuel CONSTANT entame sa marche en avant et lâche son coup du gauche à la face de Michel PAJON. Malgré son coup tordu lancé à pleine vitesse, fidèle à ses habitudes de vieux briscard, Michel PAJON réplique en lui tirant les oreilles. Gauche, droite, uppercuts, tout y est passé. Buvant du petit lait, le Groupe majoritaire de Brigitte MARSIGNY, invite les deux protagonistes à travailler au foie pour un meilleurs spectacle, technique efficace très utilisée jadis par les politiques noiséens.  Finalement blessé, Michel PAJON éprouve le besoin de récupérer, abandonne le ring et quitte la salle du Conseil municipal.
Qui sera le Champion de demain à Noisy-le-Grand ? Knock-out couché, sûrement pas l’un de ces deux belligérants, car tous les éléments techniques ne sont plus réunis pour monter plus haut dans le chalenge des élections municipales de 2020. À ce jour, la sanction hors du ring est déjà consommée…

 

Le PARISIEN en parle le 1er juin 2018,

sous la plume de Sébastien THOMAS

 

Déclaration de Michel PAJON

au soir du Conseil municipal du 31 mai 2018,

suite à la démission d’Emmanuel CONSTANT (EC)

du Groupe « Rassemblement autour de Michel PAJON ».

 

Noisy-le-Grand bascule à droite le 20 septembre 2015 « Déjà la tête des mauvais jours, la vengeance est un plat qui se mange froid »

Noisy-le-Grand bascule à droite le 20 septembre 2015 « Déjà la tête des mauvais jours, la vengeance est un plat qui se mange froid »

« J’ai été Maire de cette ville pendant 21 ans et Député pendant 20 ans, c’est la fierté de ma vie.
Je crois que beaucoup parmi vous savent que longtemps, très longtemps, j’ai considéré d’Emmanuel CONSTANT comme mon fils spirituel. Je n’en avais pas d’autre…


À 25 ans, j’ai nommé Emmanuel CONSTANT Maire Adjoint à la culture. Un poste important, évidemment très envié.
À 30 ans, je l’ai désigné candidat au Conseil Général de Seine de Seine-Saint-Denis et fait élire Conseiller général.
À 35 ans, j’ai demandé à Claude BARTOLONE qu’il soit Vice-président.
À 37 ans, j’ai exigé auprès de Claude BARTOLONE, au nom de la représentativité de Noisy-le-Grand dans l’Est Parisien, que Emmanuel CONSTANT soit Président du Groupe Socialiste au Conseil Général. Et il l’a été.
Lors des dernières élections Cantonales, en 2015 je crois, Emmanuel CONSTANT à 20h30 le dimanche soir des élections, dans cette même salle, m’a demandé d’appuyer sa candidature au poste de Vice-président car il se sentait menacé, je l’ai fait, et il l’a été.
À titre personnel, et sans rentrer dans les détails, j’ai aussi aidé Emmanuel CONSTANT.
Mesdames et Messieurs, Madame le Maire, si c’était à refaire, ce que j’ai fait, je le referais sans hésiter une seconde. C’est ma conception de l’engagement politique, de l’honneur, de la fidélité, de la loyauté et aussi de l’amitié.


Quand je vois ce soir Emmanuel CONSTANT trahir à nouveau la liste qui l’a fait élire, les mots me manquent…Je ne parle pas de ses deux colistières qui sont des accidents de parcours liés à des démissions personnelles de membre de notre liste au fil du temps. Je parle de celui qui m’a trahi.


Chacun le sait, Emmanuel CONSTANT n’a plus aucun avenir dans cette ville. Comme je le lui ai dit devant Claude BARTOLONE dans son bureau de l’Assemblée nationale, tu es complétement mort, mais apparemment tu ne le sais pas encore.


Madame le Maire, je ne vous le souhaite pas, mais vous-même connaîtrez peut-être la trahison. C’est l’horreur. Certains sont à vendre. Parmi vos plus proches, vous ne l’imaginez pas encore. Et ils sont nombreux…Vous connaîtrez alors la cruauté de ce que je vis ce soir. Je n’ai pas l’habitude de me plaindre, et je ne vais pas commencer ce soir. Je vais faire avec.
Comme j’avais l’habitude de le dire à mon équipe pendant plus de 20 ans, dont Emmanuel CONSTANT faisait partie, « traitre un jour, traître toujours ».
Ce soir, je le vis avec vous et c’est douloureux…


Emmanuel CONSTANT, je te le dis devant le Conseil municipal, devant la représentation de notre ville, j’ai honte pour toi. »


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Dernière réunion pour les Bas Heurts avant la phase du dossier de réalisation de la ZAC

Publié le par ADIHBH-V

BAS-HEURTS :


RESTITUTION

DES ATELIERS

DE CONCERTATION.
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Dernière réunion pour les Bas Heurts avant la phase du dossier de réalisation de la ZAC

La question fondamentale du projet urbain des Bas-Heurts était : comment maîtriser le projet de construction ?

Pour cela, nous avons travaillé lors de deux ateliers sur les Prescriptions Architecturales, Urbaines, Paysagères et Environnementales (CPAUPE) ainsi que sur les Fiches de trois lots de la ZAC des Bas-Heurts les 11 avril et 16 mai 2018.

L’idée étant de lancer rapidement deux lots, sur du foncier totalement maîtrisé aujourd’hui par la puissance publique.
La réunion publique de restitution de ces ateliers de travail s'est tenue le 13 juin 2018 à l’Espace Michel SIMON.


A l’issue de cette concertation, le dossier de réalisation de la ZAC sera présenté en Conseil municipal et au Territoire T9 en septembre ou octobre 2018.

Ensuite, à partir du Cahier des Prescriptions, le Cahier des Charges sera communiqué aux Promoteurs dans le cadre d’une consultation qui sera lancée probablement avant la fin de l’année 2018.

Introduction de Brigitte MARSIGNY (Maire)

et Laurent FORET (Directeur de la Socaren)

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Présentation de l’Architecte paysagiste (Maîtrise d'oeuvre)
 

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Présentation du Cabinet DEVILLERS

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Présentation visuelle, cliquer ici :

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Mobilisation contre la loi ELAN

Publié le par ADIHBH-V

LOI ELAN


LA MOBILISATION


DES ARCHITECTES S’INTENSIFIE
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Mobilisation contre la loi ELAN

L’un des principaux objectifs de cette nouvelle Loi logement (Loi Elan), était de permettre de « construire plus, mieux et moins cher »
Le 17 mai 2018, les architectes ont organisé une journée nationale de débat et de sensibilisation sur tout le territoire afin d’alerter les citoyens et les élus des effets négatifs que pourrait avoir le projet de loi Elan sur la qualité architecturale du bâti. Pour inscrire cette mobilisation dans le temps, ils ont annoncé la création du Collectif « Ambition Logement ». L’objectif : mobiliser le plus grand nombre et initier une contre-offensive.

Analyse de l’Union des Architectes – UNSFA

 

Mobilisation contre la loi ELAN

L’analyse du projet de loi soumis à l’examen du conseil d’état, que nous développons ci-dessous démontre, au contraire, que ce projet de loi entrainera une dégradation de la qualité des constructions sans pour autant déboucher sur une réduction des coûts, qui, comme nous l’avons souvent développé (comme beaucoup d’autres) est principalement liée au foncier [1] et qu’il a totalement oublié de se préoccuper du cadre de vie, de l’intérêt des habitants et des futurs usagers.


 Article 2
Cet article prévoit de donner des compétences de maîtrise d’œuvre aux établissements publics dans les GOU (Grande Opération d’Urbanisme), qui pourraient ainsi réaliser en interne les équipements publics : « Cet établissement assure alors la maîtrise d’ouvrage de ces équipements ainsi que la réalisation des études et de toutes missions nécessaires à l’exécution des travaux que leur construction nécessite » .


À l’instar des Sociétés Publiques d’Ingénierie, cette disposition est en concurrence déloyale avec les entreprises privées de la maitrise d’œuvre, totalement aptes à offrir ces services, et ce sur l’ensemble du territoire.


 Article 4
L’exposé des motifs de cet article est clair : « Le III (de l’’article 4) autorise un aménageur à exercer la maîtrise d’ouvrage des équipements de bâtiments pour le compte de la collectivité dans le cadre de sa concession, sans être soumis à la loi MOP. Sont particulièrement visés les constructions des écoles, des gymnases etc. nécessaires au développement d’un nouveau quartier de logements »
Par cet article, les collectivités locales se trouvent exclues de leur rôle : les écoles, crèches, gymnase et autres équipements publics seront réalisés par les aménageurs, et hors des règles de marchés publics. Imaginez NEXITY construisant des quartiers entiers, logements, crèches, écoles, gymnases,…etc,  sans aucune règle de commande publique ?
Cet article crée également un nouveau cas de dérogation à la loi MOP alors que ces opérations d’aménagement sont des opérations d’envergure dont les enjeux sont d’importance.


Elles doivent donc être exemplaires.
La réalisation de tout type d’équipements publics (bâtiment ou infrastructure) dans leur périmètre doit relever des principes imposés par la loi MOP.


Article 18
En modifiant le code des marchés publics pour favoriser l’industrialisation, cet article instaure en fait le développement des constructions modulaires préfabriquées – ce que le président du l’ACIM (Association des Constructions Industrialisées et Modulaires) a fort bien compris (voir l’article de BATIACTU du 15 février 2018) et non un soutien à des filières sèches comme celle du bois nullement entravé par le code actuel des marchés publics.

Est-ce à dire que nous voulons des logements en containers ou des écoles en « préfabriqués ».
Cet article prévoit également que « les soumissionnaires peuvent proposer des offres variables » Comment analyser une « offre variable » prévue dans ce même article pour un « objet » qui ne correspondra en rien à la demande initiale de l’appel d’offres ?


 Article 20
Il prolonge, encore une fois, la dérogation accordée aux bailleurs sociaux par l’article 110 de la loi Boutin du 25 mars 2009, qui les autorisait pour une période de 3 ans à avoir recours aux marchés de conception-réalisation pour la construction de logements sociaux.
Et nous craignons, comme l’a annoncé le ministère de la cohésion des territoires que ce soit dans le but de le pérenniser ad vitam aeternam, selon les propos tenus par le ministère au Moniteur : « S’il y a des parlementaires qui souhaitent que l’on prolonge indéfiniment le dispositif, c’est une question que l’on examinera ».
Cette procédure devait être une expérimentation avec un observatoire à la clé. Malgré les promesses gouvernementales, aucun observatoire n’a été mis en place et chacun se lance dans une bataille de chiffres et délais inexacts
Mais il suffit d’interroger une entreprise générale pour qu’ils vous indiquent qu’ils prennent une marge de 15 % à 20 % pour assurer la gestion et la coordination de ses sous-traitants.

Alors expliquez-moi comment on peut annoncer qu’une opération en conception réalisation coûte moins chère qu’une mission de base de maîtrise d’œuvre + travaux en lots séparés.
De plus, la suppression de l’allotissement détruit le tissu économique local en privant l’accès à la commande des PME et artisans du bâtiment.

Quand les territoires auront été privés des architectes, économistes et bureaux d’études, des PME et des artisans, que restera-t-il ?


Article 28
L’article 28-1 permet aux offices publics d’habitat « de créer une filiale pour construire, acquérir, vendre ou donner en location des équipements locaux d’intérêt général ou des locaux à usage commercial ou professionnel, gérer des immeubles abritant des équipements locaux d’intérêt général et des locaux à usage commercial ou professionnel « ,  » de créer un filiale pour réaliser des prestations de services pour le compte de syndicats de copropriétaires » et précise qu’ils peuvent à titre subsidiaire et en qualité de prestataires de service « créer une filiale pour réaliser pour le compte des collectivités territoriales ou leurs groupements des études d’ingénierie urbaine ».


Les nouvelles activités qui vont pourvoir être exercées par ces filiales ne relèvent pas du service public d’intérêt général.
Elles seront donc des prestataires en concurrence directe avec les prestataires de droit privé, promoteurs immobiliers, aménageurs, constructeurs, architectes et autres acteurs de la maitrise d’œuvre, etc.


Le député François Jolivet (LREM) a indiqué en marge de la 13ème rencontre pour le logement et l’immobilier du 20 mars 2018 vouloir « amender le texte pour que les collectivités locales ne pilotent plus les bailleurs sociaux, qu’elles ne soient plus « opérationnelles » sur le logement. La situation actuelle « n’est pas un modèle d’avenir si on parle de capitalisation des actifs », justifie-t-il. L’idée est de sortir du « financement par les subventions publiques » en permettant aux offices HLM de se transformer en ESH, coopératives, Semop ou SPL ».


Est-ce que les élus locaux sont conscients qu’après s’être fait dépouillés de leurs prérogatives sur l’aménagement des nouveaux quartiers en GOU et OIN prévues aux articles 2 et 4, ils ne pourront plus non plus agir sur les logements construits par les « nouveaux » organismes de logements « sociaux » au sein de leurs villes ?


L’article 28-5, par le biais de son 2ème alinéa supprime le recours à la loi MOP pour les bailleurs sociaux
D’après l’exposé des motifs p.178, la Loi MOP serait « un frein à la recherche de performance de l’activité de construction du secteur des organismes de logements sociaux sans amélioration de la qualité architecturale des réalisations » .


Mais se rappelle-t-on pourquoi la loi MOP a été créée ?
Avant 1985, le désir d’aller toujours plus vite et soi-disant moins cher a engendré des processus de plus en plus contestables.
Outre les malversations rendues possibles entre les acteurs (lors des appels d’offres, la conclusion de marchés avant définition complète des prestations dues par les entreprises a permis de fausser d’innombrables mises en concurrence et engendré une forte corruption), les « procédés » ont pris le pouvoir sans aucunement prendre en considération la qualité des constructions. Tout d’abord réservées aux logements, ces pratiques ont été ensuite étendues aux autres ouvrages (hôpitaux, établissements scolaires ..). Les conséquences de la politique des modèles ont été humainement désastreuses, comme le collège Pailleron, de sinistre mémoire.


L’importance de la loi MOP pour les maîtres d’ouvrage.
Le principe majeur de la loi MOP est qu’il faut confier la maîtrise d’œuvre à une équipe unique qui sera responsable de la cohérence d’un projet, et, in fine, de la réussite de l’opération, du début à la fin de celle-ci.
La loi MOP est essentielle au bon déroulement d’un projet qui nécessite une certaine maturation.
Combien d’APS refaits parce que le bailleur souhaitait plus, ou moins, de logements ou une typologie différente ? ou parce que le maire, non associé à ce projet, souhaitait des modifications importantes ?
Lors du chantier, l’équipe de maîtrise d’œuvre, indépendante des entreprises, défend son maître d’ouvrage en faisant respecter l’exécution et la qualité des prestations demandées, et les délais. Est-ce que les bailleurs sociaux ont bien compris qu’ils n’auraient plus d’intermédiaires entre eux et les entreprises ?


La loi MOP n’est en rien responsable des écueils en matière de construction de logements sociaux, elle est au contraire bénéfique au projet, à son évolution, à la maîtrise des coûts et des délais pour autant que l’équipe de maîtrise d’œuvre soit correctement rémunérée.


L’article 28-VI supprime l’obligation de concours pour les bailleurs sociaux
Ceux-ci se sont focalisés sur cette obligation, alors que cela ne concerne que peu d’opérations puisque les concours ne sont obligatoires qu’au-dessus du seuil européen (les opérations de 10 à 25 logements souvent citées sont donc exclues de cette obligation).


N’oublions pas que cette obligation de concours existait avant 2011, et que leur suppression n’a pas semblé apporter une quelconque amélioration.
Au contraire, la procédure en MAPA a entrainé de grandes dérives car dans quasiment tous les cas le principal critère de choix est le montant des honoraires de l’architecte, et non pas la qualité de l’équipe ou du projet. Ce qui a entrainé un fort dumping des honoraires et le mécontentement des bailleurs sociaux face au travail rendu. Mais il ne faut pas oublier que ce sont des prestations intellectuelles qui correspondent à des heures passées. Moins c’est cher, moins on peut y passer du temps !


Plusieurs bailleurs sociaux soulignent, a contrario, la vertu des concours : ils donnent le choix au maître d’ouvrage entre plusieurs projets, ils apportent une grande transparence vis-à-vis de la commande publique, ils évitent les recours contre les procédures d’attribution, ils associent les élus à ce choix, ce qui facilite l’obtention des permis de construire, ils réduisent l’impact négatif que peut avoir un projet de logements sociaux auprès de la population par la présence d’élus dans les jurys et éventuellement celle de représentants des habitants du quartier, ..etc
Ils n’allongent pas le délai puisque les phases ESQ et APS sont le temps du concours, et l’adhésion des maires au projet conduit souvent à réduire le délai d’instruction du permis de construire.
C’est également une procédure plus sûre qui évite les recours de concurrents


Il s’agit donc d’un faux débat


Ce projet de Loi n’apporte aucune réponse à l’objectif affiché de « construire plus, mieux et moins cher ».


Il porte essentiellement sur :
•    la restructuration du secteur HLM pour le transformer un méga-opérateur quasi-privé qui pourra tout faire 
: aménager, construire, concevoir, gérer , …, etc, tous les bâtiments (logements, bureaux, commerces, équipements publics), hors du champ de la commande publique.
 
•    la possibilité de créer des quartiers entiers de plusieurs milliers de logement sans aucune intervention des collectivités locales, et hors de toutes règles de marchés publics
 
•    la destruction des pans entiers de l’économie française en détruisant des milliers d’emplois de nos entreprises de maîtrise d’œuvre indépendantes (architectes, économistes et bureaux d’études) et des artisans et PME du bâtiment.
 
Il a complétement oublié
 
-    les 20 millions de logements construits en France avant 1975, dont la réhabilitation est pourtant un enjeu essentiel pour le climat et le bien être des habitants

-    toutes les questions essentielles en termes d’entretien et d’exploitation,  qui sont des enjeux cruciaux pour le logement social.
 
-    l’innovation dans les logements, leur évolutivité, leur adaptation aux nouveaux modes de vie, leur réversibilité, … que nous avons développés dans nos différentes contributions.
 
-    le cadre de vie, l’intérêt des habitants et des futurs usagers  
Sans cadre qualitatif, sans réflexion sur les modes d’habiter et leurs évolutions, sans réflexion environnementale et sociologique, nous revenons des décennies en arrière dans les modes de production de la ville.
C’est un choix de société fondamental que les parlementaires devront faire ce printemps. Ils en seront comptables vis-à-vis de leurs concitoyens, et des générations futures.
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[1] Voir les différentes contributions de l’Unsfa sur
https://syndicat-architectes.fr/actions/6830/

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Vous avez dit recours abusifs ?

Publié le par ADIHBH-V

STOP AUX RECOURS ABUSIFS
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Vous avez dit recours abusifs ?

Noisy mag, juin 2018


Commentaire de l’ADIHBH-V


Selon Brigitte MARSIGNY, Maire de Noisy le Grand, les recours abusifs contre des projets d’aménagement ont fortement augmenté ces dernières années. En conséquence les éventuels « amateurs » qui feront des recours contre les permis de construire dans le but d’en faire leur « fonds de commerce » s’exposent à des procédures systématiques à l’initiative de la municipalité. C'est-à-dire qu’ils s’exposent à de lourdes sanctions financières, prévient l’édile.


L’exemple de la condamnation du Tribunal administratif de Lyon, s’il est exact (82.700 € précisément, TA de Lyon, 17 novembre 2015, n° 130301) est un cas rarissime de l’application de l’article L.600-7 du Code de l’Urbanisme, introduit en 2013. Ce jugement souligne que l’intérêt à agir des requérants était lacunaire. Il relève que la requête ne présentait aucun moyen sérieux de nature à démontrer l’illégalité du permis de construire en litige. Nombre de moyens étaient inopérants, infondés, irrecevables et non assortis des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé. En fait, un recours déposé par des fantaisistes, qui n’ont pas pris le soin de bien prêter attention aux moyens de droit et de fait dont ils disposaient avant d’engager le recours.


En général, si votre avocat est compétent, sérieux et honnête, c’est lui qui doit être le garde-fou contre ce type de mésaventure. L’ADIHBH-V a gagné ses huit procès sans aucun caractère abusif.


Ceci dit, ce billet que l’on peut lire dans le Noisy mag de juin 2018 a un relent d’intimidation. Mais une intimidation pour qui ? Des citoyens ou des Associations noiséennes ? Nous ne retenons pas cette hypothèse, puisque le droit de recours exercé par les tiers est un droit fondamental qui protège des abus et des erreurs de l’Administration.


Alors nous pensons plutôt que ce billet est un avertissement contre des mafieux qui s’organisent pour exercer une sorte de « racket » sur les Promoteurs, bénéficiaires de permis de construire pour leur extorquer de l’argent par intimidation ou violence économique compte tenu des enjeux économiques et humains attachés à un programme de construction. À titre d’exemple citons un requérant qui choisirait une adresse fictive à proximité de la construction pour pouvoir la contester et demander de l’argent en contrepartie de son retrait. Ou alors des cas où le recours n’articulerait aucun moyen car le requérant serait très éloigné du projet, et en plus aurait demandé de l’argent pour un préjudice inexistant.


Et si nous parlions des promoteurs !…


Si l’ADIHBH-V est contre les procédures abusives vis-à-vis de la promotion immobilière, autant elle est la première à constater que cette profession n’est pas identifiée dans les « enfants de cœurs ».
À titre d’exemple deux jugements qui sont cruels pour les promoteurs, à savoir :

1)    TGI de Créteil, N°17/01839, 17 mai 2018, SARL Saint Maur Raspail c/ Association Saint Maur Environnement :

-    Condamne la SARL Saint Maur Raspail à verser à l’Association Saint Maur Environnement la somme de 10.000 € à titre de dommages et intérêts pour procédure abusive.
-    Condamne la SARL Saint Maur Raspail à verser à l’Association Saint Maur Environnement la somme de 5.000 € en application des dispositions de l’article 700 du Code de procédure civile.

2)    TA de Montreuil, N°1505832, 17 novembre 2016, Permis de construire situé 24-26 rue du Clos, délivré à la Société MONTOIT IMMOBILIER par la Mairie de Noisy le Grand le 30 janvier 2015, c/ Mme Bo…, Mme Sc…M et Mme Lu….
o    Condamne la Commune de Noisy le Grand à verser à Mme Bo.. et autres requérants la somme de 750 € en application de l’article L.761.1 du Code de Justice Administrative.
o    Condamne la Société MONTOIT IMMOBILIER à verser à Mme Bo..et autres requérants la somme de 750 € en application de l’article L.761.1 du Code de Justice Administrative.


Pour mémoire, signalons que ces requérants étaient défendus par le Cabinet d’Avocats GMR qui instruit les recours à des fins légitimes (non abusifs) de l’ADIHBH-V depuis 2005.
 

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