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277 articles avec lettre de l'adihbh-v

PLU encore et toujours

Publié le par ADIHBH-V

Voici un blog pour tout savoir sur le nouveau projet du PLU sur Noisy le Grand: ses incidences et les avis de quelques internautes:

http://noisy-plu.overblog.com

 

et toujours cet article de fond :

"Le nouveau PLU arrive"

avec ses liens vers des documents du dossier (toujours visible en mairie).

 

Il vous reste jusqu'au 13 juillet à 12 heures!

PARLONS MÉTIERS !

Publié le

 

41es OLYMPIADES DES METIERS

Concours, Formation en alternance, Emploi des jeunes

 

 

Olympiades---Photo-1.jpg

 

Noisy-le-Grand, premier pôle tertiaire de l’Est Parisien dit la commune. Ainsi, la commune souhaiterait encore construire 500 000 m² de bureaux. Ce serait, soit disant,  la richesse de la ville de demain ?

 

Toutefois le développement économique d’une ville et d’un pays, ce n’est pas seulement les emplois du tertiaires. C’est aussi l’artisanat. L’artisanat rassemble plus de 3 millions d’actifs partout en France. Le secteur de l’artisanat dépasse aujourd’hui le cap des 920 000 entreprises. Présent dans les secteurs de l’alimentation, du bâtiment, de la production et des services, l’artisanat rassemble plus de 510 activités différentes et occupe ainsi une place privilégiée dans l’économie française. L’artisanat, première entreprise de France comme le mentionne la publicité sur les maillots de l’Equipe de France de Handball, quatre fois championne du monde. Avec 100 000 embauches chaque année et le départ à la retraite de 300 000 actifs dans les 10 ans à venir, c’est un secteur créateur et générateur d'emplois pour les jeunes.

 

C’est donc une bonne chose, que Noisy-le-Grand veuille favoriser dans son PLU, l’accueil de petites entreprises artisanales dans la ZAE des quartiers de La Varenne et des Richardets.

 

Cependant, dans un rapport au vitriol, l’OCDE étrille la France. Dans un verdict sans appel, depuis 30 ans, le taux de chômage des jeunes est plus élevé en France que dans les autres pays industrialisés. Les causes de ce mal Franco-Français sont connues : médiocre performance du marché du travail des jeunes, sélections basées sur le diplôme, proportion importante de jeunes sans formation ou qualification. L’OCDE estime à 11% le pourcentage des jeunes de 14-25 ans « laissés pour compte » qui cumulent les désavantages : pas de diplômes, issus de l’immigration et vivants dans des quartiers défavorisés.

 

Il ne nous appartient pas ici de discuter des mesures prises ou à prendre par les pouvoirs publics pour aider 500 000 jeunes à s’insérer dans la vie active (statut de l’apprenti, contrats d’accompagnement, prime à l’embauche, allégement des charges,…). Tout cela est du domaine des organisations syndicales et patronales.

 

Nous, nous disons tout simplement que l’apprentissage peut aider à la résolution de l’équation « Emploi des jeunes-Formation-Qualification », par la valorisation de la voie de l’alternance. Se former par l’apprentissage, c’est :

 

-       Avoir moins de 26 ans,

-       Bénéficier d’un parcours de formation adapté à ses besoins,

-       Choisir une voie de formation différente pour acquérir une qualification professionnelle sur mesure sanctionnée par un diplôme professionnel ou par certains titres à finalités professionnelles,

-       Choisir une formation professionnelle en alternance (Ex :15 jours en entreprise, 15 jours en Centre de Formation),

-       Être salarié, avoir un contrat de travail et toucher un salaire mensuel en pourcentage du SMIC de 40 à 70%, selon son âge et le niveau du diplôme préparé,

-       Bénéficier des avantages des étudiants,

-       S’adapter aux conditions de travail d’un milieu professionnel nouveau et apprendre à répondre aux exigences de ce milieu,

-       Entrer de plain-pied dans la vie professionnelle, car l’expérience sera un excellent atout pour s’intégrer chez un employeur,

-       Choisir à chaque étape du processus, soit de travailler, soit de continuer en apprentissage vers un diplôme plus élevé.

 

Ces jeunes apprentis peuvent aussi acquérir une expérience à l’International, dans le cadre du programme Léonardo da Vinci, de la Commission européenne, puisqu’il offre la possibilité d’effectuer des stages dans une entreprise d’un autre Etat de l’Union européenne. C’est également une composante structurante de la formation professionnelle des jeunes et un champ d’expérimentation opérationnel qui concourt à l’amélioration de la qualité de l’apprentissage. C’est aussi pour les jeunes une aventure humaine singulière, avec une ouverture à une autre culture…

 

Enfin, et c’est très valorisant, ces apprentis peuvent aussi montrer leurs savoir-faire au travers de diverses compétitions professionnelles (Challenges des métiers, Championnats ou Concours nationaux et internationaux).

 

A plusieurs reprises, Le Vrai Journal de Noisy-le-Grand s’est fait l’écho de jeunes Noiséens ou Noiséenes [1] qui se sont distingués lors du Concours des Meilleurs Apprentis de France organisé par la Société des Meilleurs Ouvriers de France (Cliquer sur: Une jeune Noiséenne, lauréate du concours ; « Un des meilleurs apprentis de France »).

 

Autre compétition, autre enjeu, aujourd’hui se préparent les prochaines Olympiades des Métiers de Londres, au Royaume-Uni.

 

 

Finales nationales et WordSkills

 

Olympiades-Photo-2.jpg

 

A l’issue des sélections régionales dans chacun des métiers, ce sont 753 jeunes qui ont été désignés pour faire partie de l’équipe de leur région et participer aux Finales Nationales les 3, 4 et 5 février 2011 au Parc des Expositions de la Porte de Versailles à Paris, en collaboration avec le Conseil Régional d’Ile de France [2].

 

A l’issue de cette compétition, le samedi 5 février 2011, l’Equipe de France des Métiers sera constituée, pour participer aux 41èmes Olympiades des Métiers, compétition internationale qui verra se confronter plus de 1 000 jeunes de 53 pays du monde à Londres, du 5 au 8 octobre 2011. La confrontation intéressera une quarantaine de métiers allant de l’Agriculture aux Nouvelles Technologies, en passant par l’Industrie, l’Automobile, l’Alimentation, les Services ou les métiers du Bâtiment et des Travaux Publics.

 

Cet événement international est préparé, relayé et coordonné par WordSkills France (COFOM) [3] et soutenu par de nombreux partenaires : pouvoirs publics nationaux, régionaux, partenaires sociaux, entreprises, établissements et organismes de formation publics et privés (Education Nationale, Chambres des Métiers, CG PME, CAPEP, Chambres de Commerce et d’Industrie, CFA, AFPA, Compagnons du Devoir,……)

 

Finalement, la  Formation en Alternance par Apprentissage  est une voie de formation d’excellence. Le jeune est gagnant, puisqu’il a deux fois plus de chance d’être embauché. L’apprentissage est un outil qui permet très concrètement de faire fonctionner l’ascenseur social. Il permet aussi aux entreprises de former directement leurs salariés et de les fidéliser dans un emploi durable.

 

 

En conclusion, « là où il y a une volonté, il y a un chemin pour l’avenir professionnel de tous les  jeunes: de l’ouvrier à l’ingénieur ! »

 

_____

 

 

[1]- Mlle Charlotte COTTE-MORRETTON, Art de la table, CEFAA de Villepinte-93,

      M Gordon GIRY, Peinture décoration, CFA-BTP, 3 rue du Ballon, Noisy-le-Grand – 93160,

      http://cfabtp-noisy.over-blog.com  - tél : 01 43 05 04 76

 

[2]- Programme au Hall 1 du Parc des Expositions:

            - Mercredi 2 février : cérémonie d’ouverture à 18h30,

            - Jeudi 3 au samedi 5 février : compétition, ouverture au public de 9h30 à 18h,

- Samedi 5 février ; cérémonie de clôture à 20h00-Proclamation des résultats (Or,

  Argent, Bronze).

 

[3]- Comité Olympique Français des Olympiades des Métiers (COFOM),

 

[*] – Cellule Apprentissage de la Mairie de Paris : 01 42 76 81 26.

        Apprentissage de la Région Ile-de- France : 0 810 18 18 18,

       

 

 

  

 

 

Enfin le P.P.R.I. de la Marne !

Publié le

AVIS FAVORABLE

AU PROJET DE P.P.R.I.

 DE LA MARNE

 

 

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Ce projet concernait la Prévention du Risque d’Inondation (P.P.R.I.) par débordement de la Marne. Il s’appliquait aux communes de Gagny, Gournay-sur-Marne, Neuilly-Plaisance, Neuilly-sur-Seine et Noisy-le-Grand.

 

Ces 5 communes concernées totalisent plus de 150 000 habitants, dont environ 18 000 sont touchés par les inondations, soit près de 12% de la population totale. Les situations sont toutefois très variables d’une commune à l’autre ; ainsi environ 85 % de la population de Gournay-sur-Marne est concernée par les inondations, contre seulement environ 3 % de celle de Noisy-le-Grand.

 

L’enquête publique s’est déroulée du mardi 27 avril au mardi 1er juin 2010 inclus. Elle a donné lieu à 95 observations et 3 pétitions, ce qui, sur 150 000 habitants représente 0,063% de la population. Ceci semble ridicule en termes de d’expression démocratique, même si le commissaire enquêteur semble satisfait compte tenu de son retour d’expérience sur les enquêtes publiques. A Noisy-le-Grand, 38 observations sur 62500 habitants, soit 0,060 % également !!!.... Même si nous avons bien compris que les crues de la Marne ne sont pas celles du littoral Atlantique, puisque la montée des eaux est en général inférieure à 1 m / jour, Xynthia où es-tu, la télévision est partie ?

 

Ceci étant, finalement le commissaire enquêteur Jean CULDAUT a émis un avis favorable au projet de P.P.R.I. assorti des 3 recommandations suivantes.

 

• 1) que le document de PPRI précise bien, pour une bonne information des habitants, qu’ils ont possibilité, lors du dépôt de leur demande d’autorisation de travaux ou de construire, d’apporter la preuve des niveaux réels de leur propriété, afin de pouvoir connaître les prescriptions à mettre en œuvre demandé par le règlement de la zone inondable correspondante.

 

• 2) que le document de PPRI soit amélioré au niveau de ses règlements et de ses annexes pour une meilleure communication, par exemple des précisions pouvant être apportées sur la définition des « locaux sanitaires ou techniques, de mise en conformité et de mise en sécurité de personnes » qui peuvent être autorisés dans le cadre d’une extension, sur la mise en œuvre de certaines dispositions par le biais de schémas explicatifs (création des voies d’accès, possibilités d’extension,...)

 

• 3) que les services de l’Etat prévoient des exceptions pour les équipements présentant un caractère d’intérêt général, tels que la station d’épuration et l’usine de production d’eau potable située sur Neuilly-sur-Marne et sur Noisy-le-Grand afin qu’elles soient à même de continuer à assurer leurs missions de service public.

 

 (Cliquer ici pour l'intégralité du "Rapport et conclusions motivées du 09 juillet 2010".

 

ET PARTICULIEREMENT A NOISY-LE-GRAND !

 

C’est le 05 janvier 1999, que le Préfet de Seine Saint Denis a prescrit l’élaboration du P.P.R.I. du bassin de la Marne. Depuis cette date, dans le cadre de ce projet, plusieurs réunions de concertation ont eu lieu entre la commune de Noisy-le-Grand et les services de la DDE. Suite à cette phase, le Préfet a transmis son projet pour avis, en date du 04 décembre 2008.

 

Lors du conseil municipal du 02 février 2009, la commune faisait savoir que cette phase de concertation avait conduit la ville à faire valoir l’enjeu majeur, à l’échelle supra-communale, que représentait l’aménagement des bords de Marne en terme de création de logements diversifiés, de développement économique et touristique et de qualité de vie pour les citoyens. Ainsi, deux projets essentiels pour l’aménagement des bords de Marne, dans le secteur de la Rive Charmante et des Epinettes, avaient ainsi été pris en compte,  tout en prévenant les risques d’inondation.

 

En effet, les études hydrauliques réalisées par la Ville ont permis de faire évoluer le zonage de ces secteurs, initialement prévus en zone rouge dite d’expansion des crues, vers la zone jaune dite urbaine en aléas forts et autres. Ce dernier zonage autorise une urbanisation limitée et raisonnée des secteurs concernés pour ne pas accroître les dommages en cas de crue et ne pas exposer de nouvelles populations sans précaution.

 

Aussi, les adaptations apportées sur la carte réglementaire du projet de PPRI rendront possible la réalisation des projets sur les sites de la Rive Charmante et des Epinettes comprenant notamment des logements diversifiés dans un environnement de grande qualité sans augmenter la vulnérabilité des biens et des personnes.

 

Insatiable, Michel Pajon remontait encore au créneau  lors du conseil municipal du 20 mai 2009 en faisant voter un vœu. Il demandait en particulier :

 

• La révision et l’adaptation du classement en zone rouge – et du règlement attaché à cette zone – des secteurs dits de la Grotte, des terrains de foot et des tennis couverts, de manière à permettre la rénovation, l’extension et la reconstruction, le cas échéant, des équipements sportifs publics existants. Qu’est-ce qui peut justifier que des installations classées puissent bénéficier d’un régime dérogatoire et que de modestes terrains de football et de tennis posent problème ?

 

• Une mise en cohérence des différents P.P.R.I, à l’échelle interdépartementale, afin de permettre un aménagement harmonieux des bords de Marne tout au long de cette rivière.

 

• L’intégration dans le P.P.R.I. des notions d’urbanisme de risque et des objectifs du SDRIF visant à la maîtrise et l’adaptation de l’urbanisation, en particulier l’aménagement urbain renouvelé en zone inondable.

 

• La suppression, dans la note de présentation du projet de P.P.R.I, de la référence aux « nomades sédentarisés » au sujet du terrain dit du « camping », situé rue du réseau Robert Keller, car cette situation est illégale et ne correspond à aucune sectorisation du Plan Local d’Urbanisme.

 

• S’agissant des emprises de l’ex-A103 et des franges de la RD370, que l’Etat s’engage à procéder à une modification du P.P.R.I. dès réalisation d’un projet d’aménagement précis sur ce secteur, accompagné d’une étude hydraulique, afin de permettre l’évolution du classement de ces terrains vers le zonage jaune.

 

Finalement cette fois-ci, après analyse, les considérations de la commune de Noisy-le-Grand n’ont pas été retenues par Jean CULDAUT. Les éléments de réponses à ce vœu sont relatés dans son rapport d’enquête publique, pages 49,50 et 51/60.

 

Réponse à la lettre de l'ADIHBH-V (3)

Publié le

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Suite au courrier envoyé aux différentes listes se présentant aux élections municipales de Noisy-le-Grand, voici la réponse de Sylvie Duffrene :



Bonsoir.

Pour faire suite à votre demande, je vous adresse ci-dessous, copie de ma réponse faite il y a quelques jours à une habitante des Bas-Heurts qui m'a interrogée au sujet de l'aménagement de ce quartier. Ce texte répond à plusieurs de vos interrogations, sans évidemment entrer dans le détail de votre questionnaire.

Cordialement,

Sylvie Duffrene

 
 

 

Pouvez-vous me dire quel aménagement vous souhaitez et défendrez pour le quartier des Bas-Heurts ? Optera-t-on pour la qualité, (toujours plus coûteuse au départ) ? Densifier, certes. Mais je prends le RER cinq fois par semaine. Il est déjà bondé et même les derniers RER sont encore très fréquentés. C'est déjà une ville dortoir.

 
 
 Je ne reviens pas sur tout ce qui s'est passé depuis l'annonce par la mairie d'un grand projet immobilier sur le quartier des Bas-Heurts. Vous en savez tout autant que moi. Au terme de l'enquête publique, le projet présenté a reçu un avis défavorable. Dès lors, la municipalité devra, soit présenter un autre projet, soit amender son premier projet pour tenir compte des observations issues de l'enquête publique. Une nouvelle enquête publique devra avoir lieu avec une nouvelle période de concertation. Nous en sommes là. A ma connaissance, aujourd'hui, il n'y a pas de nouveau projet prévu par la mairie pour ce quartier.

Cependant, le quartier a d'ores et déjà beaucoup changé, plusieurs propriétés ayant été rasées, ce que je regrette, pour ma part. Mais c'est un fait dont il faudra tenir compte dans notre future réflexion.
Comme il faudra tenir compte des intérêts et des demandes des habitants toujours implantés dans ce quartier. J'aurais préféré, et les Verts l'ont dit bien des fois, qu'avant tout projet, il y ait concertation avec la population pour un nouvel aménagement, dont d'ailleurs personne ne nie la nécessité sur les Bas Heurts. Nous nous sommes toujours battus pour plus de démocratie locale. C'est pourquoi, nous avons défendu le projet des conseils consultatifs de quartiers que Michel Pajon s'est engagé à mettre en place au cours de la prochaine mandature. Je pense que ces structures permettront davantage de dialogue et de concertation entre élus et habitants.


De façon générale, la ville ne cesse de s'étendre, et détruit toujours plus de terres agricoles et naturelles. Les distances travail-logement s'allongent, les habitants n'ayant ni la possibilité ni les moyens financiers de se loger au plus près de leur lieu de travail. Par ailleurs, le manque de logements est criant en Île de France. La densification des villes voulue par le SDRIF, Schéma Directeur Régional d'Île de France, est
une réponse pour augmenter l'offre de logements et réaménager le territoire, de façon à diminuer les distances et les temps de transports pour chacun d'entre nous. Mais pour cela, il nous faut développer des transports en commun fiables, confortables, sûrs et ponctuels. Comme vous, je prends le RER A deux fois par jour, et je sais combien nous en sommes loin! La densification ne doit pas être pensée comme une simple urbanisation de quartier. Elle s'inscrit dans une politique d'aménagement global du territoire et doit être réfléchie en même temps qu'une politique de transports et d'écologie urbaine. Nous sommes tous conscients des énormes
efforts qu'il reste à faire.

Pour les Bas-Heurts, il ne s'agit
en aucun cas de créer un quartier dortoir,
ou une cité ghetto. Nous ferons tout pour que ce quartier demeure un quartier où il fait bon vivre et où il existe un véritable lien social. Nous voulons accueillir de nouvelles populations, y compris défavorisées, en leur offrant une réelle qualité de vie, loin des cités béton. Les Verts feront des propositions pour que ce quartier soit de grande qualité environnementale. Nous n'avons pas changé de position, et c'est sur ces bases que nous nous sommes mis d'accord avec l'équipe de Michel Pajon. Nous continuerons de suivre attentivement l'aménagement de votre quartier, les Bas-Heurts.
 
 
 
Noisy-le-Grand, le 17 février 2008.
 
Pour les Verts,

Sylvie Duffrene
Conseillère régionale d'Île de France





 
Consiellère municipale de Noisy-le-Grand

Réponse à la lettre de l'ADIHBH-V (2)

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Suite au courrier envoyé aux différentes listes se présentant aux élections municipales de Noisy-le-Grand, voici la réponse de Jean-Marc Morere :
 
 
 
MIEUX VIVRE A NOISY LE GRAND
_______
 
 
 
 
Jean-Marc MORERE                                                          Noisy le Grand, le 21 février 2008

Candidat aux Elections Municipales

 
 
 
 

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs les adhérents de l’association ADIHBH-V, Chers Noiséens,

 

En cette période d’élections municipales, il est de mon devoir de répondre le plus clairement, objectivement et honnêtement possible à toutes les questions que se posent les noiséens et notamment les habitants du quartier de la Varenne – Les Bas Heurts. C’est ainsi que l’association ADIHBH-V a souhaité connaître l’intention de tous les candidats sans exception en matière d’urbanisme notamment sur ce quartier et sur la ville en général, c’est donc bien volontiers que je réponds à ce questionnaire.

 

Comme vous le savez, nous avons soutenu et défendu votre combat contre « la destruction » du quartier des Bas Heurts et nous ne pouvons que-vous féliciter du travail accompli. Il est évident pour mon équipe et moi-même qu’un projet, pensé, réfléchi avec l’ensemble des acteurs est totalement INDISPENSABLE


Une « concertation » qui a recueilli 92% d’avis négatifs, nécessitait indéniablement la remise en cause et à plat du projet.

 

Je m’engage fermement à créer pour ce quartier un ATELIER DE TRAVAIL qui sera le lieu d’une véritable approche pédagogique et participative des habitants, des architectes des représentants élus, intégrant les compétences et connaissances de chacun et qui permettra de créer des outils et des actions propices à l’émergence d’un nouveau projet, parce que les habitants le souhaitent et y ont droit, il s’agit de leur cadre de vie et de leur avenir.

 

Il est nécessaire de définir une approche cohérente en mettant en place une approche pédagogique et participative en direction des habitants, de créer des outils et des actions dédiés à la communication.

 

Il ne peut y avoir de changement sans intégrer les habitants et les partenaires.

Je souhaite réconcilier l’élu et les citoyens immédiatement en les responsabilisant grâce à la mise en place de CONSEILS DE QUARTIERS, qui permettront de retisser le lien entre les habitants eux mêmes mais également de façon transversale entre les quartiers.

 

Nous devons absolument instaurer le dialogue et une vraie démocratie locale dans notre ville. Au delà de ces conseils de quartiers, nous entendrons et respecterons toutes les associations, qui réalisent un travail très intense sur notre ville.   

 

Mon programme a été réalisé, avec des femmes et des hommes de terrain qui connaissent, depuis des années, les problèmes rencontrés sur notre ville. Nous avons donc, ensemble, décidé de faire la pose du logement, en privilégiant la rénovation au sens propre du terme et non pas rénovation urbaine au sens de l’ANRU. Partout où nous pourrons réhabiliter, nous le ferons.

 

Nous souhaitons protéger et améliorer l’environnement urbain, en favorisant la qualité de vie, une préservation des écosystèmes locaux et globaux (transports, gestion de l’énergie, des déchets, solutions alternatives, développement durable…).

 

Les deux ZAC (Bas-Heurts et Clos d’Ambert) seront aménagées suivant des bases qui ne devront pas dépasser 60 à 80 logements à l’hectare. Notre projet est de créer, sur ces deux surfaces, deux éco-quartiers en préconisant la mise en œuvre de construction aux normes HQE (haute qualité environnementale) et la création d’un label NOISY QUALITE DE VIE qui demandera aux promoteurs et constructeurs de s’engager à respecter un cahier des charges stricte au niveau environnemental.

 

En ce qui concerne le secteur des Bas-Heurts, la recherche des nappes aquifères se fera en amont de tout projet car nous entendons pouvoir utiliser l’eau qui est sous vos pieds (entre 100 et 150 mètres) pour créer un réseau (géothermie) chauffage / climatisation des bâtiments en adéquation avec le développement durable. Seront prévus aussi, des terrasses végétalisées et des espaces verts qui permettront, entre autre, l’infiltration des eaux de pluie. 

 

Sur votre secteur, a proprement parlé, nous envisageons la construction de 500 à 600 logements maximum allant de la maison de ville au R + 4, utilisant des matériaux propres aux normes HQEE (Haute Qualité Environnementale Energie) de façon à obtenir des bâtiments passifs, voire positifs (produisant plus d’énergie qu’ils n’en consomment). Croyez-moi, tout ceci est réalisable, et je remercie le travail accompli par votre association qui a permis de mettre en échec le projet de 1500 logements, qui était basé sur une densification excessive sans véritable souci des mesures à mettre en œuvre pour l’avenir en terme de projection environnementale durable.

 

Aujourd’hui tous les quartiers de notre ville sont en chantier, le commerce se meure, les infrastructures sont loin d’être à la hauteur des attentes des Noiséens, les impôts locaux et fonciers n’ont cessé d’augmenter sans réelle amélioration des équipements de proximité, les transports n’ont pas suivi l’évolution de nos villes, etc. En un mot on a mis la charrue avant les bœufs, et ceci est valable pour une grande partie de l’Ile de France. 

Il est temps de restaurer un climat de confiance avec l’arrêt des expropriations, le rétablissement du dialogue et de la compréhension.  

 

Par contre, il ne serait pas honnête d’affirmer que tel ou tel projet est réalisable en l’espèce. Il reste des inconnues, telles que les rétrocessions de différentes parcelles de terrain permettant de poursuivre la réalisation d’un ensemble cohérent.

Lorsque vous nous aviez conviés à la présentation du contre-projet réalisé par des élèves architectes, il ressortait que certaines parcelles devraient être tronquées sans pour autant poursuivre dans la démolition de l’existant. J’avalise totalement ce point de vue qui permet un aménagement cohérent sans avoir forcément recours à une démolition totale de site. 

 

Pour autant, et dans la mesure où cet aménagement serait évolutif, il va de soi, que la préemption urbaine continuera à jouer son rôle dès lors qu’un changement de situation interviendra (Départ – mutation – ou malheureusement décès, etc.)

 

Vous avez aussi souhaité connaître notre position sur la construction de bureaux. Nous avons longuement débattu sur le sujet au sein de mon groupe, nous souhaitons développer l’installation de petites et moyennes entreprises avec lesquelles nous pourrions signer des partenariats favorisant l’accueil et la formation des jeunes noiséens, de tous quartiers.  

Une mixité, logements – bureaux – petites et moyennes entreprises, pourrait donc être projetée sur ce secteur Maille Horizon II, dès lors que nous pourrons engager les négociations avec l’EPAMARNE.    

 

Monsieur le président, Mesdames, Messieurs les adhérents de l’association ADIHBH-V, chers Noiséens,

 

Vous l’aurez compris, nous ne souhaitons pas poursuivre dans la densification excessive. Le manque de logements sociaux est une évidence qui ne doit pas se satisfaire d’une mauvaise qualité et concentration de l’habitat, trop souvent source de problèmes. Ma volonté sera de créer une solidarité entre les uns et les autres et surtout ne pas ériger les uns contre les autres.

 

Nous vous transmettrons dans les prochains jours, notre programme qui traite largement de propositions en matière d’habitat et d’urbanisme et de la durabilité du développement : « Construire moins pour construire mieux ».

 

Espérant avoir répondu à la majeure partie de vos attentes, nous vous prions de croire, Monsieur le président, Mesdames, Messieurs les adhérents de l’association ADIHBH-V, chers Noiséens, en notre profond dévouement au service de notre cité.  

 

 
 

                                                                                                                      Jean- Marc Morère

 
 
 
 
 
 
 

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