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278 articles avec lettre de l'adihbh-v

La transformation de bureaux en logements, une réponse pour Noisy le Grand ?

Publié le

 

LA TRANSFORMATION DE BUREAUX EN LOGEMENTS, UNE REPONSE

A L’OBSOLESCENCE

DU PARC

DE NOISY-LE-GRAND ?

ORIE---Photo-1.jpg 

Chercher l’erreur! Un stock de bureaux vides d’un côté, une pénurie de logements de l’autre. Pas moins de 4,5 millions de m2 d'immobilier d'entreprise ou de commerce seront vacants en Ile-de-France d'ici un an. C'est particulièrement notable dans les communes de la première couronne de Paris qui ont clairement privilégié le bureau sur le logement, en raison des retombées fiscales et pour des questions d'image, explique Immogroup Consulting, qui a publié fin décembre 2012 une étude au titre sans équivoque "Le scandale de l'immobilier d'entreprise dans un contexte de crise du logement".

 Rien qu'à Noisy-le-Grand, premier Pôle Tertiaire de l’Est Parisien, c’est environ 40 000 m2 ! Dans la seule capitale, 1,4 million de mètres carrés étaient vides à fin juin 2012. D'un côté la Mairie de Paris dit manquer de foncier pour bâtir du logement social, de l'autre il permet la construction de bureaux dont une grande partie ne trouve pas preneur, déplore le collectif Mal-logés en colère. Or certains immeubles risquent de rester vides longtemps.

L'Observatoire Régional de l'Immobilier d'Entreprise en Ile-de-France (ORIE), dans le cadre de son 26ème colloque du 14 février 2013, vient de présenter une étude sur la transformation et la mutation des immeubles de bureaux.  

L’idée de transformer des bureaux en logements n’est pas nouvelle. Ce sujet, qui suscite un vif intérêt et de nombreuses interrogations, a été abordé dans le milieu des années 1990 dans un contexte de crise de surproduction. Partant du constat d’un stock important de bureaux vacants et en parallèle d’une pénurie de logements, la transformation des bureaux en logements a été envisagée par les professionnels de l’immobilier et les pouvoirs publics au nom d’impératifs économiques (limiter les effets de la crise) et sociaux (répondre aux Franciliens mal-logés ou en attente de logements).

Cette idée de transformer des bureaux en logements réapparaît de nouveau à la fin des années 2000, dans un contexte de crise économique, et non plus de surproduction, de rapprochement voire d’inversion de la hiérarchie des valeurs entre les bureaux et logements sur certains périmètres. Le lien est vite réalisé face à ces deux écueils :

- Obsolescence d’une partie du parc de bureaux (en termes de localisation géographique, et de fonctionnement) d’une part. Accélérée par les évolutions des modes de travail, l’arrivée de nouvelles normes réglementaires et environnementales.

- Pénurie de logements en raison de l’insuffisance de la production neuve et des évolutions démographiques, d’autre part.

 

 

ORIE---Photo-2.jpg 

Bien plus qu’un débat entre adeptes et sceptiques de la transformation des immeubles de bureaux, le groupe de travail de l’ORIE a souhaité analyser cette problématique de façon large et objective à partir de données statistiques normées et d’études de cas. Il s’est fixé comme objectif, de réfléchir à l’échelle francilienne, à toutes les utilisations possibles (logements, commerces, hôtels de tourisme, résidences services et étudiantes) pour des immeubles de bureaux devenus uniquement des valeurs foncières, des non-valeurs, et qui ne pourront plus retrouver une fonction « bureau ». Quelles sont les transformations possibles pour les immeubles de bureaux définitivement inadaptés à la demande du marché ? Dans quelles conditions les immeubles de bureaux peuvent-ils être transformés en d’autres locaux ? La problématique de la transformation est-elle de nature conjoncturelle ou structurelle ? Quel est le gisement de bureaux à transformer ?

Des analyses statistiques ont été menées à Paris, seul département francilien où il existe un suivi régulier en matière de changement de destination durant ces vingt dernières années. Il en ressort qu’entre 1990 et 2010, un peu plus d’un million de m2 SHON de bureaux a été autorisé à la transformation, ce qui représente une moyenne annuelle d’environ 53 000 m2. En moyenne et par an, un peu plus de 33 000 m2 de bureaux ont été convertis en habitation entre 1990 et 2010, soit une production annuelle de 300 à 400 logements. Selon le groupe Pitch promotion, un promoteur a récemment réhabilité 5000 m2 de bureaux à Courbevoie pour les revendre en logements.

Si, jusqu’à la fin des années 2000, plus de 70% des surfaces autorisées à la transformation le sont en logements, à la fin des années 2000, plus de 40 % des surfaces autorisées à la transformation le sont en hôtels de tourisme, commerces, résidences de services et étudiantes.

Les enjeux et les logiques en matière de transformation recouvrent des besoins et des préoccupations différentes selon que l’on soit un acteur institutionnel de l’immobilier d’entreprise (investisseurs, utilisateurs, promoteurs), une personne physique ou encore un bailleur social.

Si les personnes physiques transforment majoritairement des petites surfaces, les bailleurs sociaux ont, quant à eux, réalisé au nom d’un impératif de mixité sociale, des opérations de plus grande envergure (immeubles de 10 000 m2) à l’aide de dispositifs tels que les baux emphytéotiques. 26% des surfaces de bureaux convertis en logements, ont été réalisées par des bailleurs sociaux à Paris.

Les acteurs institutionnels de l’immobilier d’entreprise restent, quant à eux, peu concernés par les opérations de transformation de bureaux en logements et privilégient les conversions de bureaux en hôtels de tourisme, commerces, et résidences services.Entre 2001 et 2010, ces institutionnels sont à l’origine de 6 % des opérations de transformation de bureaux en logements. Les immeubles ainsi transformés sont généralement cédés.

Les recherches réalisées montrent que la transformation s’apprécie au cas par cas, chaque bâtiment, chaque configuration étant unique. Elle est possible, mais pas dans tous les secteurs, l’équation financière (réhabiliter les bureaux est une piste intéressante à condition que les promoteurs livrent ensuite des logements vraiment accessibles), juridique et technique reste encore difficile à résoudre. Il faut notamment pouvoir créer des plans viables avec suffisamment de vues, avoir la possibilité de placer des colonnes pour desservir les pièces dites humides, ce qui n'est pas toujours possible.

L’analyse de la faisabilité économique, à partir de cas réels et de simulations à Paris et en première couronne (réhabilitation lourde de bureaux ou transformation en logements) montre, qu’à l’heure actuelle, la transformation des immeubles de bureaux en logements est envisageable dans les secteurs où il existe une forte pression foncière pour les logements, et où les opérateurs se heurtent à des problèmes de droits à construire (impossibilité de reconstruire un immeuble à surface égale de l’existant).

A ces difficultés "architecturales", certaines morphologies sont extrêmement contraignantes et entraînent des coûts qui sont dissuasifs, le prix de la rénovation étant supérieur à celui de la construction neuve. " Comptons 2000 à 2500 €/m2 en rénovation à Paris, contre 1600 à 1800 €/m2 en cas de construction ".

Ces coûts ne sont pas le seul frein. A Paris, dès que l'opération de restructuration dépasse 800 mètres carrés, il faut intégrer 20 à 30% de logement social. Cette obligation met en péril la viabilité de l'opération dans 85% des projets de restructuration d'immeubles qui sont étudiés.

Même son de cloche chez un membre de la Chambre des Experts immobiliers de France : "rénover un immeuble entier est beaucoup trop contraignant. La majorité des promoteurs ne donnent pas suite en raison de la part réservée au logement social".

Si transformer un immeuble entier de bureaux à Paris pour vendre  les appartements est, à les écouter, rarement rentable, le rénover pour ensuite le louer en logement est une question presque incongrue. "Dans Paris, il n'y a aucune raison de le faire. La rentabilité est inférieure à l'immobilier commercial (2 à 2,5% pour les logements, contre 5,5 à 7% pour les bureaux) et les mesures comme le blocage des loyers constituent un frein psychologique".

Au-delà de la situation actuelle se pose la question du potentiel de bureaux mutables à l’échelle francilienne.Au second trimestre 2012, un peu plus de 500 000 m2 de bureaux de seconde main sont vacants depuis 4 ans et plus. Plus de la moitié de ces immeubles est localisée en grande couronne.

 

ORIE---Photo-3.jpg

 

Eu égard à la maturité du parc, du volume important de bureaux construit depuis les années 1980 (plus de 20 millions de m2 SHON de bureaux ont été construits entre 1981 et 2000) et à l’impact accélérateur du Grenelle de l’Environnement sur l’obsolescence du parc tertiaire, un volume plus important de bureaux pourrait être, à l’horizon 2030, définitivement inadapté à la demande. Les estimations réalisées montrent qu’entre 140 000 et 240 000 m2 de bureaux par an pourraient être définitivement inadaptés à la demande du marché de bureaux.

 

Faciliter la transformation de bureaux en logement : Cécile Duflot à la manœuvre ! 

 

Le groupe de travail de l’ORIE avait formulé un certain nombre de propositions, et notamment sur le plan de l’urbanisme réglementaire. Cécile Duflot, la Ministre de l'Egalité des Territoires et du Logement, qui se disait en septembre 2012 dans une phase de diagnostic, est maintenant attendue sur ce sujet.

En effet, dans l’attente du projet de loi sur la réforme de l'urbanisme prévu d'ici l'été, la Ministre a présenté le 02 mai 2013 en Conseil des Ministre, le projet de loi habilitant le gouvernement à légiférer par ordonnances pour lever certains freins à la construction de logements et favoriser la densification en zone urbaine. 

Une ordonnance visera à favoriser la transformation de bureaux en logements dans les zones tendues comme l'Ile-de-France où il existe plus de 2,5 millions de m2 de bureaux inutilisés. Plusieurs dérogations aux règles de constructibilité fixées par les Plans Locaux d'Urbanisme (PLU) seront permises. Ainsi, la transformation en habitation d'un bâtiment existant affecté à une autre destination par reconstruction, rénovation ou réhabilitation sera autorisée même si ce bâtiment dépasse le volume maximal ou la densité maximale de construction fixée pour les logements et ne dispose pas des aires de stationnement prévues pour les logements. Une ordonnance est par ailleurs prévue pour limiter les obligations réglementaires en matière de places de stationnement. Dès lors que le projet immobilier est situé à proximité de transports collectifs, il ne pourra pas être exigé plus d'une place de stationnement par logement dans ces secteurs. ".

 

 

Quelles solutions pour Noisy-le-Grand ?


Rien qu’à Noisy-le-Grand, c’est environ 40 000 m2 de bureaux de seconde main, qui sont obsolètes, soit 10% de l’ensemble du parc. Cependant, nous sommes à même de comprendre que pour garder de la créativité, il faille poursuivre raisonnablement la construction de bureaux neuf sur la ville, afin d’offrir aux utilisateurs des bureaux répondant à l’ensemble des normes liées à la performance énergétique des bâtiments. Mais où ? Pas nécessairement sur Maille Horizon. Alors que fait-on ?

A Noisy-le-Grand, la résolution de l’équation : obsolescence, recyclage, démolition, reconstruction des bureaux de seconde main qui ne retrouveront plus de fonction sur Mont d’Est, se pose aujourd’hui à la Municipalité avec pertinence. Mais aucune vision n’est avancée  dans le PLU.

Toutefois, ne tombons dans le fantasme de dire que la transformation de tous les bureaux en logements résoudra la crise du logement, puisque tous les bureaux ne sont pas transformables. Au mieux sur la ville, cela  représentera  650 logements.

S’il existe vraisemblablement une partie du marché où la transformation est possible, alors il n’est pas interdit de réfléchir à d’autres opérations rentables sur le Mont d’Est, telles que des résidences de services pour personnes âgées, des résidences étudiantes avec le Cluster Descartes, ou encore des hôtels de tourisme puisque la proximité d’Eurodisney est une opportunité commerciale favorable.

Pour les autres situations, c'est-à-dire les « bureaux planqués », il est quasiment certain que les experts démontreront  lors d’une analyse de faisabilité économique que, pour une ville de seconde couronne, une opération de restructuration de bureaux en logements entrainera des coûts dissuasifs. Ce sera d’autant plus vrai, qu’il faudra intégrer 30% de logements sociaux comme le mentionne le règlement du PLU de Noisy-le-Grand. En conséquence, la seule alternative face au solde des immeubles de bureaux obsolètes est la démolition complète suivie d’une reconstruction en bureaux neufs. Et ainsi redonner de l’attractivité au pôle tertiaire. Reconstruction en lieu et place sur le Mont d’Est, en suivant par exemple les préconisations de l’Architecte Michel Macary, qui suggère généralement la construction d’immeubles mixtes : bureaux-logements et même commerces.

Aujourd’hui, la Municipalité ne se pose pas le problème, parce que c’est dérangeant. Ceci étant, il faudra un jour envisager quand-même un autre scénario qui demandera une certaine volonté politique des élus, et présentera l’avantage de retrouver un gisement de milliers de m2 de foncier constructible pour de la production neuve, à proximité des Transports Collectifs, sans éradiquer le quartier pavillonnaire des Bas-Heurts.

 

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Contribution  bibliographique :

            - Conférence du SIMI, le 06 décembre 2012 : L’obsolescence des bureaux, gisement pour le logement ? ORIE -Fondation Palladio – RICS.

            - Les cahiers de l’ORIE n° 29, Février 2013.

            - Synthèse de l’étude : La transformation et la mutation des immeubles de bureaux de l’ORIE- Colloque annuel du 14 février 2013. Olivier de la Roussière, Président de Vinci Immobilier et Philippe Lemoine, Directeur général de Silic.

            - Le Monde du 29 janvier 2013, Frédéric Cazenave : Des bureaux qui restent vides, sur fond de crise du logement.

Le plan local 2012 - 2018 de Noisy le Grand

Publié le par ADIHBHV

 

LE PLAN LOCAL DE L’HABITAT 2012 – 2018, ADOPTE À

NOISY-LE-GRAND

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PLH - Photo 01

 

 

(Localisation de l’évolution de la population entre 1999 et 2007)

 

L’élaboration du Programme Local de l’Habitat (PLH) a été lancée en novembre 2010, et le projet de PLH a été arrêté par délibération du Conseil Municipal du 29 mars 2012. C’est le Bureau d’Etudes indépendant CODRA (Urbanisme, Transports et Environnement), qui a été mandaté par la Commune pour réaliser cette étude. Finalement, le PLH fut approuvé en Conseil Municipal le 29 novembre 2012. Il se décompose de la façon suivante :

 

Le sommaire

 

1 - Présentation du territoire,

2 - Un PLH pour la ville de Noisy-le-Grand,

3 - Les éléments du Porter à connaissance,

 

1ère partie – Le diagnostic

 

I - Les habitants et le parc de logements aujourd’hui :

 

1 - Une bonne dynamique démographique,

2 - L’environnement économique et social,

3 - Les caractéristiques du parc de logements aujourd’hui.

 

II - Le fonctionnement du marché du logement :

 

1 - La dynamique de construction,

2 - L’accession à la propriété,

3 - Le marché du locatif privé,

4 - Le marché du locatif social,

5 - Le logement des publics spécifiques,

 

III - Le contexte territorial et opérationnel du développement de l’habitat :

 

1 - Les documents qui cadrent le développement noiséen,

2 - Le patrimoine existant : ses potentiels et ses besoins d’évolution,

3 - Les perspectives de développement de l’offre de logements,

 

Conclusions sur les marchés de l’habitat et les parcours résidentiels des ménages noiséens :

 

1 - L’arbre de choix : l’expression d’un marché tendu,

2 - Des parcours résidentiels difficiles surtout pour les jeunes et les ménages modestes,

3 - Les enjeux du PLH.

 

Annexe :

 

1 - Porter à connaissance de l’Etat,

2 - Liste des abréviations.

 

2ème partie – L’énoncé des principes et des orientations

 

1 - Le rappel des enjeux qui guident la mise en œuvre d’une politique de l’habitat à Noisy-le-Grand,

2 - La définition des objectifs quantitatifs,

3 - Les objectifs qualitatifs de la programmation,

4 - Déclinaison territoriale des objectifs du PLH et la gestion sociale des quartiers,

5 - Les orientations du programme des actions.

 

3ème partie – Les fiches actions

 

1/ Mettre au point un processus de production interactif,

2/ Répondre aux enjeux de la diversité sociale,

3/ Prendre en compte les enjeux du développement durable,

4/ Prolonger les actions d’amélioration du parc privé,

5/ Améliorer le niveau de confort du parc social,

6/ Le logement des actifs de Noisy-le-Grand,

7/ Le logement des jeunes,

8/ Le logement des seniors,

9/ Le logement des personnes handicapées,

10/ Les ménages en difficulté face au logement,

11/ Les gens du voyage,

12/ Amplifier l’action pour améliorer la gestion et les attributions du parc social,

13/ Mettre en place un observatoire de l’habitat,

14/ Mettre en place la gouvernance du PLH.

 

 

Chaque Noiséen doit obligatoirement prendre connaissance de ce PLH, qui apporte des connaissances et des informations tant en ce qui concerne la présentation du territoire, le diagnostic, le marché du logement, le développement de l’habitat, que sur l’énoncé des principes et des orientations programmatiques de la ville jusqu’en 2018.

 

Un regret, pour un PLH adopté en 2012, toutes les indications statistiques s’arrêtent en 2007. Cinq ans, c’est déjà ancien !!!...

 

Pour accéder à l’intégralité du PLH de Noisy-le-Grand, Cliquer sur : Programme Local de l’Habitat 2012-2018.

 

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Enfumage à Noisy le Grand

Publié le par ADIHBHV

 

BEL ECRAN DE FUMEE

SUR L’IMMOBILIER

DES EPINETTES

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Bel-ecran-de-fumee-sur-les-EPINETTES---Photo1.jpg

  

Tout démarre grâce à la perspicacité du Vrai Journal de Noisy-le-Grandqui consulte le Permis de Construire n° 093 051 12C 0075, délivré par la Mairie de Noisy-le-Grand le 21/12/2012, relatif au programme immobilier des Epinettes.

 

À l’examen de ce document, notre attention est attirée par la rédaction énigmatique  suivante : « cette disposition des immeubles en peigne par rapport à la voie nouvelle, limite les façades directement exposées aux nuisances de l’usine de traitement des eaux et de la voie du RER ».

 

Qu’à cela ne tienne, sachant que nous allons bientôt rencontrer Monsieur le Maire lors de la réunion publique du 18 février, sur l’aménagement des Bords de Marne, nous lui poserons la question, puisqu’il est le signataire du Permis de Construire.

 

Messieurs, quelles sont ces nuisances ?

 

C’est le début d’un enfumage caractérisé. Ce soir là, le Maire, met en avant la présence de « nuisances olfactives » dans le quartier ! Notre Association  étant membre du « Jury de Nez », du SIAAP, rappelle qu’il n’y a plus aucune odeur nauséabonde sur le secteur depuis des mois (Cliquer sur : Compte rendu de la réunion du Jury de nez du 14/12/2011). Ne voulant pas être en reste, l’Adjoint au Maire chargé de l’Urbanisme, ne peut s’empêcher de pousser sa petite comptine, en évoquant  « l’ensoleillement préférentiel des appartements ». Ce n’est pas plus rayonnant !

Par courrier, le Maître d’Ouvrage I3F nous indique avoir conçu son plan de masse, en valorisant l’implantation de ses bâtiments au plus loin des « nuisances acoustiques » du RER et perpendiculaire à la nouvelle voie  afin de diminuer au maximum les « nuisances visuelles » du SIAAP, par des vues directes. Bof, pourquoi pas, mais en termes de risques industriels, I3F peut mieux faire !

 

A ce stade, tout laisserait à penser qu’il s’agirait: soit d’une méconnaissance du dossier, soit d’un subtil habillage de la vérité ?

 

En fait, seule, la réponse du SIAAP datée du 18 février 2013, nous semble la plus crédible et digne d’intérêt. En nous indiquant qu’il existe bien dans le cadre des études actualisées de risques industriels environnementaux, liés au fonctionnement des fours de l’usine du SIAAP, un scénario d’explosion. Ici, le SIAAP pointe son doigt sur un vrai problème de sécurité publique. C’est la raison pour laquelle cela a probablement poussé le Maître d’Ouvrage, à orienter les façades vitrées principales face à la Marne.

 

 

 

 

 

Finalement, c’est la lettre du Préfet de Seine-Saint-Denis à l’ADIHBH-V, datée du 21 mars 2013, qui lève  toute ambigüité et fait toute la vérité des nuisances, sur ce projet immobilier mitoyen de l’usine du SIAAP, à savoir :

 

« …..Par lettre du 7 juin 2010, le SIAAP a informé la Préfecture d’un échange de terrain avec la Mairie de Noisy-le-Grand, dans le but d’aménager une voirie desservant le terrain communal situé entre les voies de RER et la station d’épuration dans le cadre d’une construction de logements collectifs. Cette information intervient conformément aux dispositions de l’article R.512-33 du Code de l’Environnement qui prévoit au paragraphe II que « Toute modification apportée par le demandeur à l’installation, à son mode d’utilisation ou à son voisinage, entraînant un changement notable des éléments du dossier de demande d’autorisation doit être portée, avant sa réalisation, à la connaissance du Préfet avec tous les éléments d’appréciation »….

 

Interrogé sur la modification, l’Unité Territoriale de la Seine-Saint-Denis, Direction Régionale et Interdépartementale de l’Environnement et de l’Energie d’Ile-de-France (UT93 DRIEE IDF), a considéré que la cession d’une partie du terrain par le SIAAP et la construction à venir de logements constituent une modification importante du voisinage de l’installation du SIAAP.

 

Le SIAAP a donc été invité, par lettre du 2 juillet 2012, à présenter l’ensemble des éléments d’appréciation de la modification du voisinage de l’installation, aussi bien sur les aspects liés aux impacts chroniques qu’aux aspects liés aux risques accidentels.

 

Les aspects chroniques concernent l’impact sanitaire potentiel des installations existantes sur les futures constructions à présence humaine. L’UT 93 DRIEE IDF doit ainsi examiner l’étude d’impact que l’exploitant s’est engagé à lui adresser prochainement. Quant aux aspects liés aux risques accidentels, l’exploitant a fait parvenir en Préfecture, le 12 octobre dernier, une étude de danger qu’il considère avoir établie conformément aux prescriptions de l’Arrêté Ministériel du 29 septembre 2005 et aux textes en vigueur, et qui reste à valider par l’inspection des installations classées…… »

 

Le 28 mars 2013, le Conseil Municipal doit se secouer !

 

En décembre 2011, le SIAAP s’était engagé auprès de la ville à réduire les risques directs et irréversibles à l’emprise de l’usine en mettant en œuvre des travaux sur une conduite de gaz, permettant la compatibilité de l’usine avec le projet de logements mitoyens envisagé (Cliquer sur notre billet du 03/03/2013 : Le programme immobilier des Epinettes en question).

 

Ainsi, l’avenant n°1 à la promesse de vente a été signé le 14 septembre 2012, prorogeant notamment la durée de validité de la promesse jusqu’au 30 avril 2013.

 

Toutefois, considérant que cette condition suspensive n’a pas été levée dans ce délai, à savoir la justification de l’achèvement des travaux du SIAAP, avec la confirmation qu’à la suite de ces travaux, les terrains objets de la promesse de vente ne soient plus inclus dans le périmètre des effets directs et irréversibles pour l’homme, ni impactés par des dégâts sur les structures des constructions, il est apparu à la commune de Noisy-le-Grand, la nécessité de conclure l’avenant n°2 à la promesse de vente, prévoyant la prorogation du délai de validité de la promesse de vente jusqu’au 30 octobre 2013. C’est l’objet de la délibération n° 46, votée en Conseil Municipal le 28 mars 2013.

 

Commentaire :

 

Voici, résumée, l’enquête menée par le Vrai Journal de Noisy-le-Grand, relative aux supposées « nuisances » de l’usine du SIAAP, sur le programme immobilier des Epinettes. Tout le reste ne serait  que fadaises et mystification ? Au diable vert les « nuisances olfactives », « orientations du soleil », « nuisances acoustiques » et  « magnifiques vues » sur les Berges de la Marne, énoncées par les uns et les autres.

 

 

En l’espèce, la seule réponse appropriée et incontestable que devaient nous apporter les acteurs impliqués dans cette affaire (Elus et Maître d’Ouvrage), était liée aux risques accidentels, lors d’une éventuelle explosion des fours, c'est-à-dire les conséquences directes et irréversibles pour l’homme (habitants et promeneurs des bords de Marne), et les dégâts causés sur les structures des quatre immeubles. Mais ce n’était pas vendeur !!!

 

En cette période troublée par les turpitudes d’un Ministre du Gouvernement, sans toutefois créer sur la ville une « haute autorité » chargée de contrôler la communication des élus, ne peut-on pas tout simplement revendiquer à Noisy-le-Grand lors des réunions publiques, un renforcement inéluctable de cette sacro-sainte transparence dont se réclame désormais toute notre classe politique, pour éviter les « couacs » ?

 

 La transparence absolue est aussi un bon principe démocratique, elle éviterait la désillusion collective, la désinformation des citoyens et le bricolage des effets d’annonce "à la sauvette".

 

En conclusion, nous sommes toutefois satisfaits d’apprendre que toutes les mesures nécessaires sont prises afin de s’assurer que le SIAAP exploite l’usine de traitement des eaux dans le respect de la réglementation en vigueur, ce qui permettra, nous l’espérons, la construction dans les meilleures conditions de sécurité, de 152 logements sociaux sur le quartier des Epinettes.

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Contributions bibliographiques :

 

            -     Compte rendu de la réunion du Jury de nez du 14/12/2011.

-        Courrier du SIAAP le 18 février 2013

-        Courrier d’immobilière 3F, le 21 février 2013

-        Courrier du Préfet de Seine-Saint-Denis le 21 mars 2013

 

            -      À ce jour, pas de réponse du Maire de Noisy-le-Grand

 

Lettre ouverte à l'Etablissement Public Foncier d'Île de France (EPF-IdF)

Publié le par ADIHBHV

LETTRE OUVERTE

A L’ETABLISSEMENT

PUBLIC FONCIER

D’ÎLE DE-FRANCE.

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 EPF-IdF---Photo1.jpg 

 

 

 

 

Selon le 18e rapport de la fondation de l’Abbé Pierre, 685 000 personnes sont dépourvues de logements personnels. En 2011, derniers chiffres connus, 113 669 ménages ont fait l’objet d’une décision de justice prononçant l’expulsion. Cette année là, entre le 15 mars et le 1er novembre, 12 759 ménages ont été expulsés avec le concours de la force publique. Mais 45 000 avaient quitté leur logement avant l’intervention  policière. Par ailleurs, selon une note récente de l’Observatoire des inégalités, le nombre de travailleurs pauvres serait compris entre un et deux millions, selon les définitions.

 

Mais à Noisy-le-Grand pendant ce temps, on s’empresse de démolir de beaux pavillons, suite à préemption de l’Etablissement Public Foncier d’Ile-de-France (EPF-IdF), bras armé de la commune pour ce type d’opération, dans le cadre d’une convention d’intervention foncière.

 

Cette situation est tout simplement incongrue ! Aussi, dans un courrier en date du 05 février dernier, l’ADIHBH-V a interpellé  l’EPF-IdF

 

Pourquoi ne pas privilégier une mise à disposition précaire des pavillons?

___

 

 

 

 Logo-de-l-ADIHBH-V--3--1.jpg

Noisy-le-Grand le : 05/02/2013

 

 

8, rue Pierre Brossolette

93160 Noisy-le-Grand

Etablissement Public Foncier- Ile de France

                                                                                                          4/14 rue Ferrus

                                                                                                          75014 – Paris

                                                                                             

Madame,

 

Depuis quelques années, l’EPF-IdF intervient sur trois secteurs de Noisy le Grand, dont le quartier des Bas-Heurts, pour la réalisation d’acquisitions de résidences préemptées par la commune, dans le cadre de Périmètres d’Etudes.

 

Quelques mois après ces acquisitions, systématiquement, ces maisons sont détruites.

 

Comme vous ne pouvez l’ignorer, le fléau du « Mal Logement » s’aggrave en France, selon le 18e rapport de la Fondation de l’Abbé Pierre, rendu public le 1er février dernier. Aujourd’hui, 685 000 personnes sont dépourvues de logements personnels, et 3,6 millions sont « non ou mal logées ». Pire, plus de 5 millions sont fragilisées par la crise du logement.

Par ailleurs, à quelques jours de l'hiver, la Ministre du Logement Cécile Duflot a voulu  mettre l'Eglise catholique à contribution, en vue d'utiliser des bâtiments "quasi vides" lui appartenant, pour accueillir des mal-logés.

Enfin, il ne nous a pas échappé que l’EPF-IdF a signé une convention avec le GIP HIS, qui est un outil opérationnel de l’Etat en Ile-de-France au service du logement des familles défavorisées. En fait GIP HIS joue un rôle majeur dans le dispositif d’intermédiation « SOLIBAIL ». Il participe, en liaison avec les collecteurs et les Préfectures d’Ile-de-France au relogement des familles, il assure également l’accompagnement social de plusieurs centaines de foyers.

Et à Noisy-le-Grand, pendant ce temps, l’EPF-IdF, détruit allégrement tous les pavillons. C’est pour notre Association tout simplement inadmissible et incompréhensible. Pourquoi ne pas appliquer sur la commune, les dispositifs opérationnels en vigueur, en matière de logement des familles les plus fragiles ?

En conséquence, nous avons l’honneur de vous demander de bien vouloir nous éclairer sur cette pratique, et de nous préciser exactement, la politique de l’EPF-IdF à Noisy-le-Grand.

Dans l’attente de vous lire,

Veuillez agréer, Madame, l’expression de notre vive considération.

Pour l’Association

Alain Cassé

Président de l’ADIHBH-V

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En avant première : l'Agenda 21 de Noisy le Grand

Publié le

 

L’AGENDA 21

DE NOISY-LE-GRAND ENTRE EN ACTION

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Après le diagnostic partagé et la concertation dans les années 2011 et 2012, l’Agenda 21 de la ville de Noisy-le-Grand entre dans sa phase concrète. Adopté par le Conseil Municipal du 20 décembre 2012, le plan local d’actions fixe dans le détail l’engagement de la ville en faveur du Développement Durable et se décline en 75 actions concrètes, à mener ou à poursuivre.

 

 

La stratégie

 

La phase stratégique de l’Agenda 21 a amené la ville à se fixer des objectifs prioritaires à atteindre dans le cadre de sa démarche de Développement Durable. Elle permet de structurer le futur programme d’actions autour de 6 orientations :

 

- Orientation 1 : Aménager en optimisant l’espace et le bien-être des habitants.

Il s’agit de coordonner l’augmentation de l’offre de logement et la qualité environnementale de l’habitat. Cette orientation vise également à appréhender le développement de la ville en faisant  dialoguer densification et création d’espaces de vie.

 

- Orientation 2 : Améliorer les déplacements en agissant à la fois sur les réseaux et les comportements.

Il s’agit d’agir sur les leviers directs et indirects permettant à terme d’améliorer la fluidité des déplacements vers et dans la ville. Cette orientation vise également à inciter les Noiséens aux déplacements alternatifs à la voiture par des actions complémentaires à l’amélioration de l’offre.

 

- Orientation 3 : Préserver les espaces publics et naturels et y associer les habitants.

Il s’agit de renforcer l’action publique de préservation et de valorisation de l’environnement naturel et urbain. Cette orientation vise également à approfondir la sensibilisation des citoyens à la qualité des espaces qui composent leur ville.

 

- Orientation 4 : Encourager les entreprises dans l’adoption de pratiques plus responsables.

Il s’agit de faire des entreprises implantées à Noisy-le-Grand des partenaires pour l’insertion. Cette orientation vise également à accompagner les pratiques de développement durable des acteurs économiques.

 

-Orientation 5 : Renforcer l’implication des citoyens dans la vie du territoire.

Il s’agit de soutenir les projets favorisant l’identité partagée entre les quartiers. Cette orientation vise également à valoriser les dynamiques associatives et promouvoir l’engagement citoyen. Il est, de plus, question de renforcer la lisibilité et la coordination des nombreuses actions de solidarité mises en place par la ville et les acteurs du territoire.

 

- Orientation 6 : Progresser dans l’exemplarité de la ville.

Il s’agit de systématiser l’éco-responsabilité. Cette orientation vise également à renouveler les pratiques et la gestion de la collectivité en intégrant la notion de coût global.

 

 

Le plan d’action

 

Pour accéder à la liste des 75 actions retenues, Cliquer sur Plan des actions 2013-2016  Au terme d’une phase de concertation au cours du printemps 2012, plus de 200 propositions d’actions ont émergées. A l’issue d’un travail d’approfondissement et de faisabilité, 75 actions ont été retenues pour le plan d’actions de l’Agenda 21, sur la période 2013 – 2016. La liste des actions est présentée en avant première sur notre blog

 

 

Cliquer sur : les 75 fiches actions 2013-2016

 

La commune nous informe que la version intégrale du plan d’action de l’Agenda 21 sera diffusée dans toutes les boites aux lettres à partir du mois d’avril 2013 et disponible en ligne sur le site de la ville.

 

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