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COMMUNIQUE DE PRESSE




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UNION FEDERALE DES CONSOMMATEURS 

 

« QUE CHOISIR ÎLE de FRANCE »


 

Elections Régionales : analyses des réponses aux questions de l’UFC Que Choisir Ile de France parvenues au 6 mars 2010, minuit.

 

L’Union Régionale UFC-Que Choisir Ile de France a adressé 5 questions aux têtes de liste aux prochaines élections régionales sur 4 sujets, via leurs sites web, ou leur adresse courriel de campagne lorsqu’elles ont cherché à nous contacter.

Samedi 6 mars 5 listes avaient répondu (A. Dolium, JM Governatori, C. Duflot, V. Pécresse et N.Dupont-Aignan) et une 6ème liste avait annoncé sa réponse pour la dernière semaine de février (JPHuchon), mais celle-ci ne nous est toujours pas parvenue.

Ces réponses sont consultables en lignes sur le site de l’UFC Que Choisir Ile de France, www.ufcquechoisir-iledefrance.org , ainsi que celles qui viendraient encore dans les prochaines 48 heures.
 


LES QUESTIONS :

 

 

AMENAGEMENT DU TERRITOIRE :

Que pensez-vous faire pour l’équilibre EST-OUEST (équipements, emplois, logements, transports ...) dans notre région ?

 

TRANSPORTS

Pour développer les transports en commun, comptez-vous augmenter la pression tarifaire sur les usagers franciliens ou bien comptez-vous rechercher des financements “externes” (fiscalité écologique, péage urbain...). Les nouvelles technologies (Navigo) doivent-elles être utilisées pour mieux tracer les usagers et les faire payer plus, ou bien pour mettre en place une tarification plus juste ? Par exemple en mettant en oeuvre les prolongements de parcours, pour mettre fin à la double tarification des usagers lorsqu’ils sortent de leurs zones de carte orange.

 

AGRICULTURE ALIMENTATION :

Le conseil régional finance un organisme : le CERVIA (centre régional de valorisation et d’innovation agricole et alimentaire).Comment voyez-vous les missions de cet organisme ? Doit-il y avoir une place plus grande pour les consommateurs et l’éducation alimentaire ?

 

FORMATION CONTINUE

La formation est une compétence du conseil régional. Quels dispositifs comptez-vous mettre en place pour développer un droit réel à la formation et des actions de formation pour les bénévoles associatifs, notamment pour les associations régionales ?

 
 

Voici notre analyse à partir des 5 réponses reçues :
 
 


La question 1 :
AMENAGEMENT DU TERRITOIRE
(l’équilibre EST-OUEST dans la région) avait pour objet de juger de la cohérence du programme des listes, entre leur vision du développement de l’agglomération centrale et leurs options tarifaires dans les transports en commun. Chacun pourra en juger en consultant les réponses complètes.

V. Pécresse milite pour le Grand Paris, A Dolium et C Duflot préconisent le rapprochement des emplois et des logements, cette dernière propose même une bourse d’échange des logements.

JP Governatori prêche pour le « bien être durable » et N Dupont-Aignan a cette surprenante proposition de peupler les départements limitrophes de la région pour désengorger la grande couronne.

 

Les questions TRANSPORTS EN COMMUN: avaient pour objet de reprendre les inquiétudes de l’UFC Que Choisir Ile de France en ce qui concerne des hausses tarifaires qui pourraient intervenir après les élections, les bons ou mauvais usages du passe Navigo et la suppression de la double facturation d’une partie du trajet lorsqu’un abonné sort de ses zones de carte orange.

Sur le difficile sujet du financement du nécessaire développement des transports en commun qui d’après certains « experts » pourrait conduire à de sévères hausses des tarifs pour les usagers, avec en contrepartie des améliorations de la qualité du service dans un avenir plus ou moins lointain, les candidats pratiquent souvent l’esquive et ne répondent pas vraiment à la question posée.

A.Dolium n’est pas favorable à la gratuité mais veut développer les tarifications sociales, (aucun candidat n’est ouvertement contre la tarification sociale), V. Pécresse ne souhaite pas augmenter les impôts et ne préconise pas la baisse des tarifs, mais affirme que les usagers veulent « en avoir pour leur argent ». C. Duflot se positionne pour la solution la plus indolore à court terme :l’emprunt ; secondairement elle propose de taxer les camions et de déplafonner le versement transport payé par les entreprises.

JP Governatori propose de réduire les « dépenses somptuaires » et de confier à des associations sans but lucratif des lignes de bus. N. Dupont-Aignan renvoie à son site internet et affirme sa proximité avec les propositions d’une association d’usagers (FUT).

Le silence 2010 de JP Huchon qui en 2004 promettait de ne pas faire d’augmentation au-delà de l’inflation, ne peut que nourrir notre inquiétude ! Cette promesse de 2004 engageait aussi des formations qui sont aujourd’hui sur une autre liste et qui eux non plus n’ont pas encore répondu à savoir le front de gauche. Sont-ils toujours sur la même longueur d’onde ???

En ce qui concerne le financement des transports le mot « péage urbain » figurait dans notre question. Cette question est théorique car il faudrait faire sauter un verrou législatif pour qu’en France une région ou une ville ait le pouvoir de mettre un péage urbain. Mais cette question viendra tôt ou tard sur la table. Les candidats sont assez prudents car lorsqu’ils se prononcent c’est contre la forme médiévale du péage urbain qui consisterait à faire payer pour entrer dans Paris. (V.Pécresse, C. Duflot). Mais avec les nouvelles technologies d’autres formes de péage urbain sont possibles

Justement la question de l’usage des nouvelles technologies se pose avec le passe Navigo : C. Duflot rappelle que les élus verts sont à l’origine du passe Navigo « découverte » qui permet de circuler de manière anonyme, et V Pécresse indique que le passe Navigo n’est « évidemment pas fait pour tracer les usagers » et préconise le « pass Navigo intelligent » pour « faciliter » les trajets quotidiens des usagers qui n’auront plus besoin d’acheter de tickets, mais qui devront le recharger comme un porte monnaie électronique ou un téléphone portable à carte prépayée (qui est la formule où la minute est la plus chère).

A noter la très intéressante proposition de détournement du passe Navigo de A Dolium qui propose d’en faire une sorte de tirelire électronique alimentée de quelques centimes à chaque retard d’un train ou d’un RER (et en cas de grève ??).

A noter que les candidats ont beaucoup de propositions autour du zonage de la carte orange (largement développées par ailleurs) et assez peu pour la tarification au ticket T ou B+U qui représente 40 % des recettes voyageurs et où il y a le plus de situations injustes ou de pièges tarifaires, par exemple la tarification vers les aéroports.

 Dans ces situations injustes il y a la double facturation en cas de prolongement parcours en dehors des zones de carte orange. Aucun des candidats ne préconise le maintien de cette anomalie indéfendable et l’UFC Que Choisir Ile de France s’en félicite. Même si là encore le silence de JP Huchon est inquiétant.

 

Sur la question de l’AGRICULTURE et l’ALIMENTATION : missions du CERVIA (organisme financé par la région), il n’y a pas trop de clivages apparents entre les listes, le développement d’une agriculture de proximité est souvent souhaitée (mais qu’en pensent les agriculteurs ?) avec plus ou moins d’agriculture biologique selon la sensibilité de la liste. L’UFC Que Choisir Ile de France qui se préoccupe du développement de l’obésité infantile – problème de santé publique – se félicite du consensus pour une action plus importante en faveur de l’éducation alimentaire.

 

Sur la question de la FORMATION CONTINUE en faveur des bénévoles des associations qui comme l’UFC Que Choisir défendent les droits des franciliens au quotidien, la principale proposition concrète consiste à ouvrir les lycées en dehors des jours et heures scolaires (A. Dolium, V.Pécresse).

C. Duflot rappelle le rôle du FRDVA (Fond Régional de Développement de la Vie Associative) pour répondre à ce besoin.

N. Dupont-Aignan promet de creuser cette question et JP Governatori revient sur concept de « bien être durable ».

 


Bondy le 07 mars 2010

_______

 

Union Fédérale des Consommateurs Que Choisir Ile de France

22 place de la République - 93140 BONDY

mél : contact@ufcquechoisir-iledefrance.org

www.ufcquechoisir-iledefrance.org

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Thu, 11 Mar 2010 12:07:00 +0100 http://www.noisy-les-bas-heurts.com/article-regionales-les-consommateurs-46456559.html noisy-les-bas-heurts http://www.noisy-les-bas-heurts.com/article-regionales-les-consommateurs-46456559-comments.html#anchorComment
<![CDATA[Les arbres de la rue Pierre Brossolette]]> http://www.noisy-les-bas-heurts.com/article-le-45657889.html


A NOISY-LE-GRAND,
LES ARBRES NE MONTENT JAMAIS AU CIEL

______

  

Aujourd’hui, les rues bordées d’arbres ne sont plus légions à Noisy le Grand. Toutefois, la rue Pierre Brossolette échappe à ce triste constat, mais le renouvellement de ses plantations, annoncé et réalisé laisse songeur sur la concertation préalable, et le bon usage des finances publiques.



Un peu d’histoire :

  

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 carte-postale-Noisy-Photo 1

Au début du siècle : rue de Paris, aujourd’hui rue Pierre Brossolette

 

La rue Pierre Brossolette, autrefois  flanquée sur sa droite d’un fossé, et ponctuée de deux alignements de platanes avait été déshabillée pendant la dernière guerre, pour alimenter les chaudières communales ; chaque riverain se voyant attribuer les souches qui jouxtaient sa propriété, pour rompre avec la pénurie……Dans ces temps lointains Noisy le Grand était une campagne, et le sens de l’économie  bien ancré !

A la fin des années 1980, alors que l’urbanisation avait fait de Noisy-le-Grand une Ville Nouvelle affirmée, la nudité de la rue Pierre Brossolette fut rhabillée par  la plantation de soixante sept Acer Schwelderi, sur le trottoir nord.

Ce choix d’Erables en cépée se révélait non des plus judicieux. Dans les premières années,  les branches basses eurent tendance à disputer l’étroit trottoir au piéton. Toutefois les éclaircissages successifs permirent de sélectionner les fûts, et de  remonter les houppiers, si bien qu’en une dizaine d’années, l’ensemble avait belle allure. Mais, le plaisir fût de courte durée !



La situation actuelle :

 

L’analyse des techniciens du Conseil Général de Seine Saint Denis est sans détour, la bonne vigueur de l’espèce attaque par le haut les fils électriques, et par le bas les  réseaux souterrains. L’entretien est couteux, aux dires du Chef du Bureau des Continuités Vertes au Services des Relations Transversales, les plaintes de certains riverains quant à l’ombre portée sont « nombreuses », la dégénérescence suite à des plaies (choc ou élagage) est présente. Des descentes de cimes ont été constatées en fin d’été... Bref, « l’état général est actuellement médiocre », et va encore sérieusement se dégrader dans les prochaines années.

Tous ces éléments sont aujourd’hui les bonnes raisons qui président au renouvèlement des plantations présentant des symptômes de dépérissement et/ou des anomalies physiologiques majeures. Ainsi un patrimoine arboré sain, élément essentiel pour la qualité de l’environnement urbain de la Varenne et des Bas Heurts, pourra être transmis aux générations futures. » 

 
 

Le projet :


Rue Pierre Brossolette -Photo 3

Etat projeté en automne, après plantation des Malus Tschonoskii

 

L’analyse traditionnelle des espaces verts urbains en :
- grands pôles verts : parc de La Courneuve, bois de Vincennes...
- square de proximité...
est aujourd’hui, complétée par un nouveau concept : les trames biologiques vertes ou corridors biologiques reliant ces espaces verts, et permettant la dispersion et la survie des espèces biologiques. A ce titre, l’arbre en ville, entendez les alignements d’arbres participent à ces phénomènes, et leur gestion, tournée vers «l’écologie de l’arbre » s’inscrit dans  une révolution culturelle.


Les principes qui régissent cette nouvelle approche sont :
- la diversité des essences, hauteurs, couleurs,
- la diversité des strates : massifs, arbustes, arbres,
- la variation des rythmes : plantations séquentielles,
en un mot valoriser les espaces libres.


Malus - Photo 4


Malheureusement, vue l’étroitesse du trottoir, le projet de replantation ne permettra pas l’application de tous ces bons principes, et le Conseil Général n’a retenu qu’une seule essence : le Malus tschonoskii, de la famille des Rosaceae. C’est un Pommier à floraison blanche et rouge, avec des fruits vert jaune. Sa taille est de 8 à 12 mètres de hauteur et 5 à 7 mètres de largeur.

Les trous de plantation seront réalisés à partir du 22 février 2010: 1 m x 1 m x1m, Les arbres en motte, provenant d’une pépinière allemande, seront plantés fin mars. Les fosses de plantation ne seront couvertes de grilles, qu’à l’issue de la période d’arrosage (voire de demi-grille dans un premier temps) L’arrosage sera contrôlé par  sondes tensiométriques, afin d’optimiser la quantité d’eau.

Une taille de formation, permettra de remonter les couronnes,  à la suite de cet entretien de 2 ans par le Conseil Général, la gestion  sera transférée à la commune de Noisy le Grand.


Jeannot des Clapiers
Membre de l’ADIHBH-V



Nos commentaires 

 

C’est une opération Conseil Général, sans aucune concertation avec la Ville de Noisy le Grand.

La réunion organisée par le Conseil Général le mardi 9 février, à 18h30, à la Maison pour tous Marcel Bou, avant d’arracher les arbres est un pas vers plus d’informations au citoyen, qu’il faut saluer. Cependant, encore une fois, information n’est pas concertation. Pour autant, nous aurions souhaité un peu plus de précisions chiffrées sur l’état de l’alignement.

A long termes, certains arbres vont développer des problèmes physiologiques, d'autres des problèmes mécaniques, d'autres les deux et d'autres rien. Aussi, chacun de nous n’a pas les compétences requises pour faire les choix techniques.

Donc aujourd’hui, l’information du Conseil Général de Seine Saint Denis permet de mieux comprendre le concept et d’éviter de penser qu’il y a gâchis, car voir partir en décharge tous ces jeunes arbres de 20 ans seulement, pourrait laisser  songeur.


Pour plus d’information, consulter le document du Conseil Général : « Réaménagement des plantations d’alignement de la rue Pierre Brossolette a Noisy le Grand ».

 

______


Remerciements : Toute notre gratitude à tous les membres de la Direction des Espaces Verts du Conseil Général, et plus particulièrement à ceux du Bureau des Continuités Vertes : Service des Relations Transversales.

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Thu, 25 Feb 2010 17:24:00 +0100 http://www.noisy-les-bas-heurts.com/article-le-45657889.html http://www.noisy-les-bas-heurts.com/article-le-45657889-comments.html#anchorComment
<![CDATA[A Noisy-le-Grand, un espace vert de proximité non exploité : le Fort de Villiers]]> http://www.noisy-les-bas-heurts.com/article-a-44952667.html
QUI L’EÛT CRU ?
LE FORT DE VILLIERS
EST UN ESPACE VERT !



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La Ville de Noisy le Grand, propriétaire du Fort de Villiers depuis juillet 2001, s’arque boute sur le bois Saint Martin et délaisse lamentablement ce Fort recouvert d’espèces végétales sur 4ha. Il est le témoin des fortifications de Paris et de l’histoire de la Troisième République.

Depuis, son accès est interdit aux Associations Sportives qui ont été priées de vider les lieux, pour une sombre histoire de l’état de santé de la passerelle d’accès.

En mars 2008, l’Association de Sauvegarde du fort de Villiers (ASFV) s’est donné pour but de promouvoir toute action de nature à faire mieux connaître ce lieu historique, à l’aide des documents d’archives photographiques, afin de favoriser sa conservation et sa mise en valeur.

Au Vrai Journal de Noisy le Grand, nous pensons que si la « haute voltige » dans les branches de Saint Martin musclerait éventuellement nos jeunes écoliers, la visite du Fort permettrait aussi de prendre un bon bol d’air, et musclerait les neurones de nos chers bambins en révisant l’histoire de France, avec leurs Maîtres.

Aujourd’hui, c’est bien volontiers que nous publions avec plaisir le billet ci après, rédigé par nos amis de l’ASFV.
 


 

FV Planfort01  

La protection de l’environnement est une bien vaste expression …

 



Qui eut cru qu’un Fort militaire pourrait faire partie d’Espaces verts ?

Et pourtant, il suffit d’observer par exemple le Fort de Villiers pour constater qu’il est recouvert  de toute une végétation au sein de laquelle des réseaux trophiques intéressants se sont constitués.

Le Fort de Villiers appartient à la Ville de Noisy-le-Grand. Sa superficie actuelle est de 4 ha. Il est définitivement  clos et fermé au public depuis décembre 2009 où des grilles de sécurités ont été posées pour en sécuriser l’accès. La passerelle provisoire d’accès ayant été enlevée. La lecture de nos informations, histoire, vidéos sur notre site : http://www.asfv.eu vous guideront pour mieux le connaître.

Ce fort, comme tous ceux de sa génération (1870) et type Séré de Rivière, a été enterré sous trois mètres de terre pour amortir les obus. Si, au début de son existence cela se manifestait par de buttes où ne s’installait dans un premier temps qu’une strate herbacée (Photo carte postale N°1), avec le temps, la progression habituelle s’est faite : une strate arborescente puis une arborée se sont mises en place.

Aujourd’hui,  il a été relevé au sein de cet espace devenu « vert » de nombreuses espèces végétales typiques locales avec développement d’une faune plus ou moins discrète. Quant aux douves qui entourent le Fort elles présentent la flore et la faune typique des milieux stagnants.

Ainsi, petits et moyens mammifères (insectivores telles la musaraigne ou la taupe voire même des oreillards, rongeurs divers, renards) et Oiseaux (toutes sortes de mésanges, pinsons, pics, sitelle, etc.) cohabitent avec de nombreux amphibiens, lacertiliens, multitude d’espèces d’insectes, arachnides et autres arthropodes terrestres comme aquatiques.

Ils ont tissé avec le temps des réseaux trophiques qu’il convient de protéger comme dans tout espace vert classique.

L’abondance des feuillus est un puits de capture du CO2 tant récrié et, également,  une source d’Oxygène tant apprécié : les feuilles en effet par leur chimie photosynthétique diurne, capturent du CO2 et produisent de l’Oxygène. Ce dernier est évidemment consommé en priorité par les cellules végétales pour leur propre respiration mais la production est supérieure à cette utilisation, le surplus est alors libéré de jour dans l’atmosphère et participe au maintien de l’Oxygène dans cette dernière  pour assurer la respiration de tous, de jour comme de nuit… Etre près d’une telle « usine » ne peut être que favorable à la qualité d’oxygénation de l’air d’une Ville … D’où l’expression «un Bois, c’est  un poumon vert  pour une ville» (Photo N°2).

Nous devons donc protéger toute cette couverture végétale et les biocénoses qu’elle a créées avec la faune des lieux.

Le fort de Villiers doit être considéré comme tout espace vert à protéger sans compter bien évidemment les structures souterraines construites qui offrent  non seulement des témoignages du passé mais des possibilités d’utilisation actuelle pour de nombreuses manifestations qu’une ville pourrait y engager sans gêner ni les voisins ni les espèces naturelles implantées (clubs, associations, lieux de répétition pour groupes de musiciens, salles de conférences, etc.).

Les passionnés d’histoire soutiennent le fort en tant que tel. Les responsables du patrimoine s’y intéressent.

Reste aux Environnementalistes à nous aider à maintenir ce Fort menacé par l’urbanisation.

L'Association de Sauvegarde du Fort de Villiers, richesse patrimoniale de Noisy-le-Grand (93), œuvre pour le soustraire de l'anonymat et pour sa réhabilitation. Merci de la soutenir dans son action en postant quelques mots sur www.asfv.eu


FV Plancarte01




 

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Sun, 14 Feb 2010 22:06:00 +0100 http://www.noisy-les-bas-heurts.com/article-a-44952667.html noisy-les-bas-heurts http://www.noisy-les-bas-heurts.com/article-a-44952667-comments.html#anchorComment
<![CDATA[Une nouvelle gare routière à Noisy-le-Grand]]> http://www.noisy-les-bas-heurts.com/article-une-nouvelle-gare-routiere-a-noisy-le-grand-44749007.html
UNE NOUVELLE GARE ROUTIERE :

« Le Pôle Multimodal
de Noisy-le-Grand »
 

PHOTO 1 - Pole Multimodal



Lors de la réunion du Comité Consultatif du Quartier OUEST le 7 décembre dernier, le Département Développement et Action Territoriale de la RATP a fait un exposé très intéressant sur la réhabilitation de
la Gare Routière de Noisy-Mont-d’Est.

Ainsi, avec l’aimable collaboration du Service Communication de la RATP [*], Le Vrai Journal de Noisy le Grand  est en mesure aujourd’hui de préciser les grandes lignes de cette restructuration.

Situé dans l’Est Parisien, le pôle de transports de Noisy-le-Grand Mont d’Est, le cinquième d’Ile-de-France, accueille actuellement jusqu’à 25.000 voyageurs quotidiens. Il se compose aujourd’hui d’une gare RER (ligne A) et de la gare routière souterraine, qui regroupe huit lignes de bus.

Le coup d’envoi du chantier de la nouvelle gare a été donné en avril 2009. En 2011, ses usagers découvriront un lieu plus pratique et plus agréable, avec plus de services, s’intégrant harmonieusement dans un espace urbain recomposé. Ainsi, la capacité d’accueil de la gare sera augmentée, tout en rendant les déplacements urbains entre le nord et de le sud de la ville plus faciles, tout en laissant la place aux différents modes de circulation.
 

Les travaux se dérouleront en trois grandes phases : 

 - Phase 1 : avril 2009 à mai 2010, requalification de la salle des billets et création d’un escalier reliant cette salle au quai en direction de Paris

- Phase 2 : juillet 2009 à mi-2010, construction de la dalle de couverture des voies du RER A et réalisation des travaux d’allongement des quais vers la banlieue Est.

- Phase 3 : septembre 2010 à mi-2011, construction de la nouvelle gare routière (nouveau bâtiment voyageurs, ascenseurs, escaliers fixes, escaliers mécaniques)

Au terme de ce chantier, voyageurs et riverains profiteront également de l’extension d’un espace paysager alliant équilibre entre verdure, lumière et circulations douces. Une passerelle destinée à accueillir piétons et vélos est prévue. Elle reliera le quartier du Pavé Neuf au Centre-Ville, et ainsi réduira la fracture actuelle créée par les voies du RER A. Côté paysager, le remplacement des arbres sera mené par  la Ville de Noisy le Grand.

Les six partenaires du projet (L’Etat, La Région Île-de- France, Le Stif, La RATP, La Ville de Noisy-le-Grand et le Département de Seine-Saint-Denis) se sont engagés pour un chantier « propre », respectueux de l’environnement. Il limite les nuisances (bruit, pollution…) pour les riverains, les usagers de la gare, les agents et les ouvriers. Les déchets générés par les travaux font l’objet d’un tri sélectif rigoureux.

Ce projet est financé au titre du XIIème Contrat de Projets Etat-Région 2007-2013 et a été élaboré en concertation avec la Ville de Noisy-le-Grand, EPAMARNE et la RATP. La maîtrise d’ouvrage est assurée par la RATP (coordinateur et exploitant) et la ville de Noisy-le-Grand.

Comme nous pouvons le voir sur le graphique ci-dessous, ce programme de restructuration du Pôle Multimodal est cofinancé par la Région Ile-de-France, l’Etat, le Département de la Seine-Saint-Denis, la Ville de Noisy le Grand et la RATP. Le coût global du projet est estimé à 31,1 M€.



PHOTO 2 - GRAPHIQUE de FINANCEMENT


Afin d’obtenir d’autres informations, nous vous recommandons de consulter les documents du Service Communication de la RATP, soit :

Info Riverains de juin 2009

RATP, La Gare Multimodale de Noisy le Grand



[*]- Toute notre gratitude à Madame Régina BERRE-VIAN, du Service Communication du Département Développement et l’Action Territoriale de la RATP.

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Thu, 11 Feb 2010 19:28:00 +0100 http://www.noisy-les-bas-heurts.com/article-une-nouvelle-gare-routiere-a-noisy-le-grand-44749007.html http://www.noisy-les-bas-heurts.com/article-une-nouvelle-gare-routiere-a-noisy-le-grand-44749007-comments.html#anchorComment
<![CDATA[Non, les maires ne sont pas tous blogophobes !]]> http://www.noisy-les-bas-heurts.com/article-non-les-maires-ne-sont-pas-tous-blogophobes-44474420.html
RENCONTRES WEBCITOYENNES


salle
Me Christophe Bigot et Yann Dubois



Le samedi 30 janvier une journée de rencontre des WebCitoyens a été organisée par Christophe Grébert, blogueur de la première heure
(monputeaux.com), et initiateur du groupe WebCitoyen dont Le Vrai Journal de Noisy-le-Grand fait partie. Une cinquantaine de personnes était présente.



Différents thèmes ont été abordés :

- Les blogueurs citoyens face à la loi : quelles règles suivre ? comment réagir face aux de menaces de procès ? l'état de la jurisprudence, éthique et déontologie du blogueur…
animateur : 
Yann Dubois
intervenant : 
Christophe Bigot, avocat spécialisé dans le Droit de la presse et des médias, http://www.bauerbigot.fr/index.php?l_idpa=41

-  Les nouveaux usages du net : réseau sociaux, géolocalisation, l'info hyperlocale ou quand amateurs et professionnels se rejoignent.
animateurs : 
Chrystophe Oléon, de www.greblog.net (Blog de Grenoble)
et
 Bertrand Soulier de www.cyberbougnat.net (Portail internet du Clermontois).

- Elus locaux et webs citoyens : l’heure du débat
Jacques Boutaultwww.jacques-boutault.fr, Maire du 2e arrondissement de Paris (Les Verts),
Jean-Christophe Fromantin
www.mouvement-mv2.org, Maire de Neuilly-sur-Seine.
blogueur :
 François Duarté, de www.93sang30.com (Blog de Noisy-le-Sec).
animatrice : 
Cécile Dubois, de www.nogent-citoyen.com (Blog de Nogent-sur-Marne).
 


tribune
Jacques Boutault, Céline Dubois, Jean-Christophe Fromentin, François Duarté


Hors quelques recommandations techniques indispensables, l'objet était bien de partager des expériences pour se prémunir contre les réactions épidermiques de certains maires. L'intervention de Me Bigot était particulièrement intéressante car il a pu nous éclairer sur l'aspect juridique d'une communication par le blog, pour éviter un procès ou pour se défendre. Nous avons bien noté que l'arme préférée de certain maires contre le dialogue démocratique est la procédure judiciaire, qui vise avant tout à étouffer financièrement toute opposition citoyenne... Mais ça nous le savions déjà ! 

Ce qui nous a rassuré tout de même, c'est de constater qu'il existe des maires très ouverts à la présence de blogs dans leur ville. Ils les considèrent comme un moyen d'enrichir le débat citoyen même s'ils reconnaissent être parfois irrités et de temps en temps poussés à agir plus vite que prévu.
Il faut dire aussi que les deux élus qui ont accepté l'invitation de Webcitoyen font plutôt figure d'exception. Outre leurs différences politiques, Jacques Boutault du 2ème arrondissement de Paris (Les Verts) et Jean-Christophe Fromentin de Neuilly-sur-Seine (Droite sans étiquette) se sont rejoints sur ce terrain de la démocratie. Ils ont fait rêver tous les blogueurs présents, souvent en difficulté avec leur municipalité. 


            

- Un grand merci à Jacques Boutault de nous avoir reçus dans les locaux de la mairie du 2ème arrondissement de Paris
- Photos "Montbard avenir". Album complet sur 
http://montbard.avenir.over-blog.com/album-1560587.html
- Compte rendu plus détaillé sur 
http://www.bandolais.fr/2010/02/le-blogging-citoyen-et-les-élus.html




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Sun, 07 Feb 2010 19:15:00 +0100 http://www.noisy-les-bas-heurts.com/article-non-les-maires-ne-sont-pas-tous-blogophobes-44474420.html http://www.noisy-les-bas-heurts.com/article-non-les-maires-ne-sont-pas-tous-blogophobes-44474420-comments.html#anchorComment
<![CDATA[Le collège n°5 finalement baptisé "François Mitterrand"]]> http://www.noisy-les-bas-heurts.com/article-college-n-5-ce-sera-fran-ois-mitterrand--44231561.html   
LE COLLEGE N°5
DU QUARTIER
DES BAS-HEURTS,
EST ENFIN BAPTISE !...


 

PHOTO Coll-ge 1

 

Sur les Bas Heurts, rien n’est jamais simple, puisque cet établissement est resté plus de 5 ans un simple numéro. Ouvert en septembre 2004, ce Collège aurait dû s’appeler Anita CONTI ou Anne FRANK, ce sera François MITTERRAND.

Finalement il a été baptisé le vendredi 29 janvier 2010 par le Président du Conseil Général de Seine Saint Denis, en présence de Gilbert Mitterrand, fils de l’ancien Président de la République (1981-1995).



PHOTO inauguration 2 (1)



Toutefois, cette appellation ne fait pas l’unanimité, et la méthodologie utilisée semblerait contestable. En effet, nous rappellerons que c’est à la demande du Conseil Général qu’une réflexion avait été engagée avec les élèves et toute la communauté éducative. A ce moment là, le cahier des charges du Conseil Général recommandait que le nom choisi soit celui d’une femme. Aussi, la dénomination « Anita CONTI »[1], était le fruit d’un travail pédagogique de toute une année scolaire, impliquant plusieurs classes et professeurs de plusieurs disciplines .

Afin de bien illustrer que cette démarche pédagogique était le résultat d’un acte fondamental de l’apprentissage de la citoyenneté et de la démocratie, à l’issue de ce travail, un vote solennel avec urne et isoloir auquel a participé l’ensemble de la communauté éducative, entérine le choix d’Anita CONTI, première femme océanographe française. Emmanuel CONSTANT pour le Conseil Général,  Dominique DE COSTER et Roger MARTINOVSKY pour la Ville, membres du Conseil d’Administration du Collège, entérinent ce choix à l’unanimité.

Toutefois, la Municipalité n’est pas satisfaite et lors du Conseil Municipal du 22 juillet 2004, Michel Pajon fait voter une délibération annonçant la désignation d’Anne FRANK [2], qui témoigne de valeurs de tolérance et d’humanisme.

Ainsi, chemin faisant, les années passent et le Collège reste un numéro, jusqu’au jour ou en mars 2008, le Conseil Général de Seine Saint Denis bascule aux mains du Parti Socialiste, et met les pieds dans le plat ! Puisque le désaccord subsiste dit-il : nous avons choisi une troisième voie, avec François MITTERRAND. Et afin de bien valider ce choix le Conseil Général affirme: « d’autant que les élèves qui avaient choisi le nom d’Anita CONTI, ainsi qu’une partie des Enseignants, ne sont plus dans l’Etablissements » (Le Parisien du 29 janvier 2010-Sébastien THOMAS)

Alors là, c’est l’apothéose ! Si maintenant les règles républicaines de la démocratie sont liées aux aléas des flux migratoires des électeurs, il va falloir débaptiser rapidement un certain nombre de rues, de piscines, de stades, de places publiques et d’avenues.

En fait, en décidant de donner une troisième appellation à ce Collège, le Conseil Général remet en cause le vote des élèves, de la communauté enseignante et balaie d’un revers de main le travail fourni.

La décision passe très mal auprès de certains parents d’élèves et de leurs fédérations. A l’heure où l’éducation de la citoyenneté et du civisme est une priorité dans nos banlieues, tout le monde se pose la question de l’exemple que les hommes politiques donnent aux collégiens. Quelle image et quelles leçons retenir pour les enfants d’une telle déconvenue ? Quelle image dégradante de la démocratie pour les forces vives de demain ?

Alors oui, toujours selon Le Parisien, pour quelques élèves d’aujourd’hui, c’est plutôt l’indifférence. « Si on m’avait demandé mon avis, j’aurais préféré Eminem » pouffe un collégien. Comment le désavouer, comment lui expliquer, tellement ensuite il sera difficile de lui donner des leçons de morale ?

Non, nous ne dirons pas que cette posture politicienne est minable, car à l’ADIHBH-V nous avons le sens de la mesure, mais nous dirons tout simplement quelle est inconvenable et peut  reluisante.

Mesdames et Messieurs les professeurs de vertu, avant de pousser des cris d’orfraie et de nous donner des leçons de civisme, revoyez votre leçon.

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Sur la photo : Mrs Philippe PIRAUX, Sous-Préfet du Raincy - Claude BARTOLONE, Président du Conseil Général - Jacques MAHEAS, Sénateur – Gilbert MITTERRAND, Michel MIERSMAN, 1er Adjoint - Michel PAJON, Maire de Noisy-le-Grand.
 

[1] Anita CONTI, passionnée d'évasion et d'océan, embarque très tôt sur des navires de pêche où elle découvre le rude métier de pêcheur. Après la 2e Guerre Mondiale elle s'embarque pour l'Afrique. Elle établira les cartes de pêche des côtes de l'Afrique Ouest.

Rapidement détachée à bord d’un navire de recherche océanographique, elle effectuera plusieurs missions où la photographie s'avérera un outil précieux pour ses observations.

Elle a laissé 40 000 photographies, une dizaine de films, des livres, des notes, des poèmes, pour décrire la dureté de la vie des pêcheurs. Partout où elle allait, dans tout ce qu'elle écrivait, la mer était là.

Née en 1899, elle s'est éteinte à Douarnenez le 24 décembre 1997, une nuit de tempête.


[2] - Anne FRANK, est une adolescente Allemande juive qui a écrit un journal intime alors qu'elle se cachait avec sa famille à Amsterdam pendant l'occupation allemande, durant la Seconde Guerre Mondiale.

Après deux ans passés dans ce refuge, sa famille est trahie et déportée vers les camps d'extermination nazis. Sept mois après son arrestation, Anne FRANK meurt du typhus dans le camp.

Le Journal intime d'une adolescente, décrit comme le travail d'un esprit mature et perspicace au destin tragique, a fait d'Anne FRANK l'une des victimes emblématiques de la Shoah. Il a été traduit du néerlandais en de nombreuses langues et est devenu l'un des livres les plus lus dans le monde et plusieurs films, téléfilms, pièces de théâtre et opéras en ont été tirés.

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Wed, 03 Feb 2010 22:47:00 +0100 http://www.noisy-les-bas-heurts.com/article-college-n-5-ce-sera-fran-ois-mitterrand--44231561.html http://www.noisy-les-bas-heurts.com/article-college-n-5-ce-sera-fran-ois-mitterrand--44231561-comments.html#anchorComment
<![CDATA[Faut-il construire en zone inondable à Noisy-le-Grand ?]]> http://www.noisy-les-bas-heurts.com/article-faut-il-construire-en-zone-inondable-a-noisy-le-grand--44132868.html  

 

FAUT-IL CONSTRUIRE
EN ZONE INONDABLE
A NOISY-LE-GRAND ?


 

Il y a exactement 100 ans, en janvier 1910, Paris se noyait. L’eau envahit le cœur de la Capitale et même au-delà, puisque une trentaine de Communes de la banlieue ont aussi été durement frappées. Du 18 au 21 janvier des trombes s’abattent sur le bassin de la Seine. Les affluents du fleuve : L’Aube, la Marne et l’Yonne sont en crue et leurs flots s’ajoutant à ceux de la Seine, foncent sur Paris qui constitue un goulet d’étranglement. Le 28 janvier, le pic maximun de 8,62 m est relevé au Pont d’Austerlitz.

Une exposition à la bibliothèque de la ville de Paris retrace cet incroyable évènement. http://www.paris.fr.

 
 

Zones inondables -web-


 

La prochaine et inévitable crue centennale plongera Paris et sa banlieue sous les eaux. 850 000 personnes seront touchées, le métro submergé. En effet, les dernières inondations catastrophiques en Europe ont « noyé » les records historiques et il n’est pas certain que les inondations occasionnées par un prochain dérèglement climatique ne dépasseront pas la côte de 8,62 m.

 

A Paris, depuis 2003, ce risque est pris au sérieux. Onze scénarios classés confidentiels ont été établis par la Préfecture, et actualisés cet été. Ils décrivent tous la catastrophe à venir. Les grandes institutions ont des plans d’actions pour sauver archives et réserves, mais les particuliers ignorent ce risque. C’est le syndrome de « cela n’arrive qu’aux autres ». Selon la Préfecture de Paris, 850 000 personnes en Ile-de-France seront directement touchées par les inondations. 508 communes seront sous les eaux, dont 31 sur plus de la moitié de leur territoire. Ce sera la pagaille, annonce Pascal Popelin, Président du conseil d’administration des grands lacs.

 

Si une crue lente ne fait guère courir de risques en vies humaines, les dégâts matériels prévisibles sont évalués à 12 milliards d’euros (hors effets induits sur l’économie) et les conséquences en termes de destructions patrimoniales sont incalculables.  Selon la Préfecture de Police, tout le fonctionnement de l’agglomération serait bouleversé : coupures d’électricité, de gaz, de téléphone, interruption des réseaux de télécommunications et donc de nombreuses activités, contamination de l’eau au robinet, inondation d’un tiers du réseau du métro et de la ligne C du RER, perturbations du trafic SNCF et de la circulation automobile (fermetures de tunnels et de la moitié des ponts de Paris), pénurie de produits pétroliers, les terminaux de livraison étant inutilisables. Aujourd’hui, la RATP travaille avec des marchands de matériaux pour avoir accès à un grand nombre de parpaings, afin de construire des murs.

 
 

ET POURTANT...

 

D’après un récent rapport de février 2009 du Service de l’Observatoire et des Statistiques, entre 1999 et 2006, près de 100 000 logements ont été construits dans les zones inondables de 424 grandes communes (voir : Croissance du nombre de logements en zones inondables). Les terrains étudiés sont soumis à des submersions d’intensité et de fréquence variables, certains ne sont susceptibles d’être inondés qu’en cas de crues très rares et d’intensités exceptionnelles.

L’accroissement du nombre de logements dans ces secteurs provient de la pression démographique qui s’est répercutée dans les parcelles exposées comme dans les parcelles hors d’eau. Les nouvelles implantations en zones inondables ont contribué à densifier les territoires déjà urbanisés plutôt qu’à les étendre, préservant ainsi majoritairement les zones d’expansion des crues.

 

Mais la plus forte majoration du nombre de logements exposés aux inondations s’observe au sein du groupe 4 et concerne 13 % des 56 communes qu’il concentre. A lui seul, cet ultime groupe cumule, en effet, 74 000 logements exposés supplémentaires. Les communes en question se distinguent par leur grand nombre de logements, avec plus de 26 500 logements dans 50 % d’entre elles. A quoi s’ajoutent des secteurs inondables plus étendus et très densément construits.

 

Prises dans leur ensemble, les 424 communes totalisaient 1,45 millions de logements dans les secteurs inondables en 1999, au sein desquels résidaient 2,7 millions de personnes. Fin 2006, 100 000 logements supplémentaires vinrent s’ajouter à ces habitations, entraînant une hausse de 7 % en sept ans.

 

LES RISQUES EN SEINE-SAINT-DENIS

 

Les risques, les mesures prises et les informations préventives des communes de Seine Saint Denis, sont exposées dans le document : le risque inondation de la DDRM en Seine Saint Denis.

Le Dossier Départemental des Risques Majeurs (DDRM) comprend la totalité des Communes du Département soumises à un risque d’inondation, que la cause en soit directe ou indirecte. Ces Communes sont soumises à une procédure administrative de prévention des risques qui, au cours du temps, a pris les dénominations suivantes :

            - Plan de Surfaces Submersibles (PSS),

            - Code de l’urbanisme : article 111-3,

            - Plan d’Exposition aux Risques (PER),

            - Plan de Prévention du Risque d’Inondation (PPRI).

D’autres informations, sur le site de la Préfecture de Police : www.prefecture-police-paris.interieur.gouv.fr/documentation/dossiers/inondation.htm

 
 

ET NOISY LE GRAND ?

 

Noisy le Grand, tout comme Gournay-sur-Marne et Chelles sont victimes de toutes les crues de la Marne. Le 28 janvier 1910, l’eau atteignait la cote de 39,62 m au dessus du niveau de la mer à Gournay sur Marne. Depuis, les inondations se succédèrent en 1939, 1955, 1959, 1968 et 1983. (Voir l'historique des inondations de la Marne)

 
 

Photo 2

 

 

Néanmoins, aujourd’hui nous assistons impuissants, au fur et à mesure des modifications du PLU, à la poussée inéluctable des projets de constructions en zones inondables. Face à cette réalité, nous constatons que les mesures vont toutes dans le même sens et que la direction prise est très dangereuse.

 

Sachant que c’est l’Etat qui élabore et met en application des Plans de Préventions, par arrêté en date du 5 janvier 1999, le Préfet de la Seine-Saint-Denis a prescrit l’élaboration du Plan de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI) du bassin de la Marne. Ce PPRI, a notamment pour objet de délimiter les Zones exposées aux risques dites « Zone de danger » en tenant compte de la nature et de l’intensité du risque encouru, d’y interdire tout type de construction, d’ouvrage ou de prescrire les conditions de réalisation et d’exposition dans le cas où des constructions pourraient y être autorisées. Noisy-le-Grand est concernée par le risque d’inondation directe par débordement.

 

Le Préfet a transmis le projet de PPRI à la commune de Noisy-le-Grand, par courrier en décembre 2008, pour avis. Trois zonages, sur les quatre possibles ont été retenus à Noisy-le-Grand. Seuls les zonages « jaune », « orange » et « rouge » sont applicables.

 

Précédemment, un préalable avec la Préfecture et la DDE, avait conduit la Ville de Noisy-le-Grand à faire valoir l’enjeu majeur, à l’échelle supra-communale, que représentait l’aménagement des bords de Marne en termes de création de logements diversifiés, de développements économique et touristiques et de qualité de vie pour les citoyens… Ainsi, face à ce lobbying, deux projets, dans le secteur de la Rive Charmante et des Epinettes, avaient ainsi été pris en compte. Encore une fois, nous sommes bien dans cette démarche, la ville utiliserait des « faire valoir » pour faire aboutir ses projets urbanistiques…

 

Par ailleurs, ne se refusant aucun sacrifice, des études hydrauliques réalisées par la ville avaient permis de faire évoluer le zonage du PPRI de ces secteurs, initialement prévus en « zone rouge » dite d’expansion des crues, vers la « zone jaune », dite urbaine, en aléas forts et autres. Ce dernier zonage autorise une urbanisation limitée et raisonnée des secteurs de la Rive Charmante et des Epinettes, alors que la zone rouge précédente, d’une façon générale, interdisait toute nouvelle construction.

 

Finalement, c’est dans sa séance du 02 février 2009, que le Conseil Municipal a délibéré pour donner un avis favorable sur ce projet de PPRI de la Préfecture, assorti de réserves, dont certaines sont fondées, mais d’autres opportunistes du type : « La commune souhaite également que le projet de PPRI prenne en compte les objectifs du SDRIF . Celui-ci propose en effet de maîtriser et adapter l’urbanisation nouvelle, en particulier l’aménagement urbain renouvelé, en zone inondable. Tout en étant compatibles avec le risque d’inondation, des opérations innovantes de construction pourraient ainsi être développées dans ces zones, à titre de test ».(voir la délibération du CM du 02 février 2009).

 

Ainsi, la Municipalité admettrait bien que ses bords de Marne deviennent une zone expérimentale de constructions en zones inondables, moyennant vraisemblablement quelques subventions de la Région Ile-de-France. Cela aurait de l’allure. Nous pourrions voir aux entrées de la Ville : « Noisy le Grand, première Ville de l’Est Parisien les pieds dans l’eau ». Il semblerait même y avoir une cohérence avec la Marina et le Port de Plaisance de 120 anneaux !!!... Toutefois, nous ne saurions trop recommander aux futurs acquéreurs de bien ficeler le contrat Protection Juridique Inondation avec leur assureur.

Plaisanterie mise à part, ce sont bien ces mêmes Maires qui accordent les Permis de Construire en zones inondables qui, après une catastrophe exceptionnelle, sollicitent le Gouvernement en urgence, pour classement en « Catastrophe Naturelle », afin de faire en sorte que les Assurances remboursent les dégâts des citoyens dans l’heure. Electorat oblige !!!…. Et voilà comment, en 2010, les primes d’Assurance pour ce risque ont augmenté de 6 à 10%.....

 

 

COMMENTAIRE :
Pourquoi continue t-on à construire en zone inondable ?

 

C’est un fait, on continue à construire en zone inondable. L’actualité est pleine d’évènements catastrophiques. Leur multiplicité, leur fréquence accrue, le désespoir des populations sinistrées, meurtries parfois dans leur chair, font qu’ils sont souvent à la une des media.

Par ailleurs, la solidarité entre assurés au travers de l’assurance multirisque habitation, qui couvre les dégâts dus à l'inondation, de plus en plus fréquemment mise à l’épreuve avec des dommages extrêmement conséquents, finira par trouver ses limites un jour.

 

En effet, toute prime d'assurance est calculée à partir de différents critères, dont le plus important est la probabilité de survenance du sinistre pour lequel la couverture est conférée.

Mais, en matière de catastrophes naturelles, la probabilité de l’occurrence d’un événement devient extrêmement difficile à calculer : la fréquence des évènements ne cesse de s’accroître et leur importance aussi. Les raisons semblent à priori évidentes : ce sont la multiplication des constructions en zone inondable et le changement climatique. En effet c’est le croisement de l’aléa « crue » avec les enjeux qui crée le risque inondation. Or les zones à enjeux sont plus nombreuses. Et ce, quelles que soient les mesures, dispositions réglementaires, obligations prises par l’Etat. Nous assistons impuissants à la poussée inéluctable des constructions en zone inondable. Face à cette réalité, on ne peut que constater que les mesures vont toutes dans le même sens et que la direction prise n’est pas la bonne.

 

En toute chose, la prévention n’a jamais résolu le problème. La gestion des risques n’échappe pas à ce constat. Il faut s’attaquer à la cause. Or, il s’agit d’un problème d’aménagement du territoire et de financement des communes, dont la résolution nécessite des réformes importantes et nombreuses.

 

On comprend que les gouvernements successifs ne se soient pas attaqués à ce gros travail, car c’était une véritable révolution dans l’organisation du pays. Il semble plus aisé de prendre des mesures palliatives dont on connaît d’avance la faible utilité mais que l’on pourra utiliser comme faire valoir plutôt que de s’attaquer aux véritables raisons du problème inondation.

Pourquoi est-ce un problème d’aménagement du territoire ? Tout d’abord parce que la tendance mondiale est la création de mégapoles. Ces grands centres urbains sont consommateurs d’espaces au contraire des espaces ruraux qui eux se désertifient. Ce déséquilibre conduit à urbaniser des lieux traditionnellement inconstructibles : zones humides, marais, franges des cours d’eau, bords de mer, bordures d’étangs…

 

Pourquoi est-ce un problème financier ? Parce que la manne financière des communes provient en grande partie de l’arrivée de nouveaux habitants ou de l’installation de nouvelles entreprises. Le Droit de Mutation à Titre Onéreux (DMTO) [*], les taxes d’habitations, les taxes foncières, les taxes professionnelles via l’intercommunalité, alimentent les fonds communaux. Le financement des raccordements au réseau public des fluides alimente les budgets et c’est ainsi qu’on assiste à une course effrénée de recherche de nouveaux habitants pour financer les travaux en cours, sans penser qu’il faut multiplier ces réseaux…

 

1500 logements par-ci, 1200 logements par-là, voilà encore de vraies raisons de sur-densification que nous connaissons bien sur les Bas-Heurts ou sur le Clos d’Ambert. Mais ne comptez pas sur le Maire de Noisy le Grand pour vendre la mèche en Réunion Publique ou dans son programme électoral.

 

Il est urgent de repenser cette organisation financière : pourrait-on envisager que les fonds ne soient plus distribués aux communes mais à l’Etat qui organiserait leur redistribution au travers de sa dotation sur la base d’une gestion conforme au développement durable ? Maintien d’espaces naturels et agricoles, respect des zones à risques, prise en compte de la ressource en eau potable, espaces réservés à la gestion des déchets…

 

Finalement, si les mesures préventives sont utiles et nécessaires elles ne pourront intéresser les Elus que lorsqu’ils trouveront plus d’intérêt à résoudre les problèmes qu’à les créer.

_____________

 

[*] Le Droit de Mutation à Titre Onéreux (DMTO) est un impôt indirect du lors de la transmission d’éléments de patrimoine. Ce droit est toujours supporté par l’acquéreur du bien. C’est l’un des  taux d’imposition les plus élevés du monde, soit 5% du prix d’achat du bien avec, 1,2% pour la Commune ; 3,6% pour le Département et 0,2% pour l’Etat. En Seine Saint Denis, il correspond environ en moyenne à 130 €/hab. Son augmentation sur la période 2004-2007 fut de 44,6%.

 

Contributions biliographiques :

 

- Le Journal du Dimanche du 17 janvier 2010, M-AK,
- Le Journal 20 minutes du jeudi 21 janvier 2010, AS – MG,
- Commissariat Général au Développement Durable, n° 6, février 2009,
- Dossier Départemental des Risques Majeurs (DDRM), de la Préfecture de Police,
- Fédération Régionale des Associations de Protection de la Nature et de l’Environnement du Languedoc-Roussillon
- Procès Verbal du Conseil Municipal du 02 février 2009

 

Pour en savoir plus :

Le centenaire de la crue donne lieu à de nombreux événements :

- « La grande crue de 1910, et aujourd’hui ? », au pavillon de l’eau, 77, av de Versailles, Paris 16e
- « La grande crue de 1910 » au Louvre des Antiquaires,
- « La croisière centenaire de la crue de 1910 ». Départ  du Canal Saint Martin, arrivée dans le Marais.

 

 

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Tue, 02 Feb 2010 17:14:00 +0100 http://www.noisy-les-bas-heurts.com/article-faut-il-construire-en-zone-inondable-a-noisy-le-grand--44132868.html noisy-les-bas-heurts http://www.noisy-les-bas-heurts.com/article-faut-il-construire-en-zone-inondable-a-noisy-le-grand--44132868-comments.html#anchorComment
<![CDATA[Et le lycée international ?]]> http://www.noisy-les-bas-heurts.com/article-et-43521084.html
LYCEE-COLLEGE INTERNATIONAL
DE L’EST PARISIEN,
A NOISY LE GRAND
ET BRY SUR MARNE
 

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L’Association des Collectivités Territoriales de l’Est Parisien (ACTEP) a proposé à l’Etat et à la région Ile de France qui en ont accepté le principe, l’implantation d’un équipement d’enseignement international d’envergure sur son territoire : un Lycée-Collège international [1].

L’implantation de ce futur établissement sur le secteur de Maille Horizon en limite des communes de Noisy le Grand et de Bry sur Marne [Seine Saint Denis (93) / Val de Marne(94)] a été annoncée par Jean Paul HUCHON, Président du Conseil Régional le 1er mars 2006, lors des 3èmes rencontres de l’Est Parisien à Val de Fontenay (94). Sa réalisation a été inscrite au programme régional de construction des Lycées (PPI 6èmes tranches), votée le 17 mars 2006.

Afin de faire de l’Est Parisien un territoire exemplaire en matière de formation et plus particulièrement de formation linguistique, conformément au Contrat d’objectif signé en novembre 2003 entre l’Education Nationale et l’ACTEP, cet établissement international d’environ 1800 élèves constituera la tête de réseau des établissements d’enseignement du territoire.

L’objectif est que chaque enfant maîtrise trois langues. L’enseignement de l’Anglais, l’Allemand, l’Espagnol, le Portugais, l’Italien ; l’Arabe, le Chinois, le Japonais, et le Français pour les non francophones, est prévu.

Il s’agit d’un établissement désectorisé mais afin de l’ancrer territorialement, le recrutement prévoit 1/3 d’élèves franciliens, 1/3 d’élèves de l’Est Parisien et 1/3 d’élèves étrangers. Dans les établissements internationaux, le nombre d’heures d’enseignement est plus élevé et doit être assuré, pour une partie importante, par des enseignants ayant la langue étrangère étudiée comme langue maternelle, ce qui signifie des coûts supplémentaires. Pour ce nouvel établissement, aucune participation ne sera exigée de la part des familles.

Sur un terrain de 6,4 ha, à la frontière du 93 et du 94, le Lycée et le Collège se trouveront sur la Commune de Noisy le Grand. L’internat, le restaurant et autres services seront sur Bry sur Marne

Afin de démontrer que le Lycée-Collège international était bien entré dans sa phase opérationnelle, le 03 septembre 2008 Jean Paul HUCHON, encadré par ses amis Socialistes Claude BARTOLONE (Président du Conseil Général de Seine Saint Denis) et Michel PAJON (Député Maire de Noisy le Grand), est venu inaugurer un panneau d’information sur le site de Maille Horizon, symbolisant la réalisation proche de ce projet.

Toutefois, ce spectacle s’est déroulé sans même en informer le moindre membre de l’ACTEP porteur du projet, ne fut-ce que le Maire de Bry sur Marne, partie prenante dans cette affaire, puisqu’il doit accueillir une partie du site sur son territoire. Vous comprendrez que ce manque d’élégance a créé quelques turbulences au sein de l’Association. D’ailleurs, le Député Maire de Saint Mandé, n’a pas manqué de condamner fermement cette initiative d’un autre âge le 12 septembre 2008, en rédigeant sur son blog un billet désapprobateur (voir : http: //www.patrickbeaudouin.com/article-2274623.html). En fait, la plupart des membres de l’ACTEP ont appris l’évènement le lendemain en découvrant la photo dans la presse (Le Parisien du 04 septembre 2008).

Depuis, plus rien, et pas le moindre coup de pioche ne vient justifier les belles promesses politiques. Ainsi, malgré ces gesticulations, le projet de Lycée-Collège international prend du retard. A cela, Le Vrai Journal de Noisy le Grand voit plusieurs raisons :

- Le terrain, d’une superficie de 6,4 ha, n’a été mis à disposition du projet par Epamarne pour l’euro symbolique, que depuis 2 ou 3 mois,

- Le Conseil Général du Val de Marne a décidé de ne pas participer au financement car, comme l’annonçait son Président Christian FAVIER, à Bry sur Marne le 30 septembre 2009, la priorité pour le 94 sera la restauration d’une vingtaine d’anciens Collèges du département. En conséquence, c’est la Région Ile de France qui doit assurer le complément du financement. Le coût est aujourd’hui évalué entre 70 et 80 millions d’euros, soit le plus cher Lycée de la région jamais financé.

- Les études ne sont pas commencées, et pourtant il faut savoir si le terrain n’est pas argileux [2].

- Le concours d’Architecte qui devrait être lancé en juin 2010, prendra entre 18 et 24 mois.

Pourtant, tout le monde s’accorde à dire que ce Lycée-Collège verra le jour, puisqu’il y a un large consensus autour de ce projet. En effet, l’enjeu dépasse largement la simple création d’un établissement d’enseignement, puisqu’il aura aussi pour vocation de redynamiser l’Est Parisien pour attirer des entreprises étrangères. Cet aspect économique des choses, était la motivation première du projet initié par l’ACTEP en 2002.

Si le calendrier initial énonçait une ouverture en 2009/2010, aujourd’hui les premiers élèves seraient attendus en 2014 ou 2015 !


 

[1]- Pour plus d’information, cliquer sur : Présentation du Lycée-Collège International de l’Est Parisien, a Noisy-le-Grand (93) et Bry-sur-Marne (94).

 

[2]-Lorsque nous consultons les cartes du BRGM, nous constatons que le secteur de Maille Horizon à Noisy le Grand est identifié en rouge (voir la carte : Argiles) sur la carte départementale comme une zone d’Aléa fort, particulièrement sensibles au phénomène de Retrait / Gonflement de l’argile. Ce retrait / Gonflement des sols argileux est bien connu des géotechniciens D’où l’intérêt de faire procéder, par un Bureau d’Etude spécialisé, à une reconnaissance des sols avant construction. Cette étude doit vérifier la nature et la formation géologique afin d’adapter au mieux le système de fondation de la construction envisagée.

En effet, les matériaux argileux présentent de très fortes amplitudes de gonflement lorsque leur teneur en eau augmente et, inversement, se rétractent en période de sécheresse .Des constructions résistent parfois mal à de tels mouvements de sol, ce qui se traduit par des désordres coûteux tels que la fissuration des façades et des soubassements.

 

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Sun, 24 Jan 2010 00:24:00 +0100 http://www.noisy-les-bas-heurts.com/article-et-43521084.html noisy-les-bas-heurts http://www.noisy-les-bas-heurts.com/article-et-43521084-comments.html#anchorComment
<![CDATA[Informations éco-citoyennes]]> http://www.noisy-les-bas-heurts.com/article-informations-eco-citoyennes-43361650.html


UNE RAFALE D’INFORMATIONS
ECO-CITOYENNES



 Photo 1

 


 

Le Conseil Municipal du 17 décembre dernier a donné lieu à la communication des rapports annuels 2008 du :

-Syndicat des Eaux d’Ile-de-France (SEDIF)
-Syndicat Interdépartemental pour l’Assainissement de l’Agglomération Parisienne (SIAAP),
-Syndicat Intercommunal de Traitement des Ordures Ménagères de la Seine Saint Denis (SITOM 93).

Heureusement commenté sur un ton humoristique, quoique parfois rébarbatif à la lecture, ces rapports nous donnent de précieuses informations éco-citoyennes. Combien de fois avons nous entendu : «  mais les impôts locaux sont trop élevés, l’eau est trop chère !!!... », sans toutefois ne jamais connaître le détail de la structure de prix. Aussi, nous avons décidé d’en extraire quelques valeurs significatives. Ces chiffres d’éco-consommation sont des acteurs du développement durable, et peuvent interpeler notre conscience de citoyen.
 
 

LOGO SEDIF

 

 vaiss dche


Notre facture d’eau se décompose en 3 ensembles :

- Le premier relatif à la distribution de l’eau potable (1+2+3),
- Le second intéresse la collecte des eaux usées (9+8+11),
- Le troisième se rapporte à la préservation de la ressource (7+4+6+5).


A Noisy le Grand, un ménage consomme environ 120 m3 d’eau / an. Sa facture moyenne s’établit pour 120 m3 comme suit (prix au 1er janvier 2009)




1/1/2008

1/1/2009

1

Prix unitaire / m3 (HT)

178,19 €

185,05 €

2

Prime fixe (HT)

12,80 €

13,55 €

3

Location du compteur (HT)

11,64 €

12,30 €

4

Redevance pollution de l’Agence Eau Seine Normandie

44,21 €

45,96 €

5

Modernisation du réseau

33,24 €

34,56 €

6

Taxe pour le développement des Voies Navigables de France

1,63 €

1,20 €

7

Redevance de Bassin

7,84 €

6,48 €

8

Redevance de Département

52,80 €

52,80 €

9

Redevance Interdépartementale

78,10 €

78,10 €

10

Prix pour 120 m3 (HT)

420,45 €

430,00 €

 

TVA à 5,5%

23,13 €

23,65 €

11

Redevance Communale

56,40 €

56,40 €

 

Prix pour 120 m3 (TTC)

499,98 €

510,05 €



Le prix moyen du m3 d’eau pour une consommation de 120 m3/ ménage est donc de 4,25 € / m3 TTC, soit une variation de + 2% sur 2008-2009.


Données générales

Population de Noisy le Grand au 31/12/2008

61 341 hab

Nombre de logements (INSEE)

25 724 log

Superficie de zone urbanisée

1315 ha

Consommation d’eau sur l’aire d’étude en 2008

3 417 068 m3/an

Taux de raccordement estimé au réseau des eaux usées

90%


La consommation d’eau par habitant (y compris la consommation industrielle) est de 152 litres / habitant / jour.
Le volume d’eau rejeté par habitant est de 134 litres / habitant / jour.


Noisy le Grand est desservie par un réseau de type séparatif de 194 Km, soit : 99 km  de collecteurs pour les eaux usées et 95 Km pour les eaux pluviales.

En 2008, 659 contrôles des branchements ont été réalisés sur l’ensemble de la ville en majorité à la demande des habitants, à l’occasion de la revente de leur logement. 14,8% ont révélé des situations de non-conformité à la réglementation, contre 10,7% en 2007. 4,7 kilomètres de réseaux ont été inspectés par vidéo.
 


LOGO SITOM 93

 

Photo3


Depuis 1997, Noisy le Grand s’est engagée dans un programme de collecte séparative des déchets ménagers qui concerne aujourd’hui l’ensemble de la ville. Cette collecte se présente sous deux formes :

- La collecte au porte à porte
- La collecte en apport volontaire :
    - L’Ecobus
    - La déchèterie municipale.



Collecte des déchets

 Collecte au porte à porte

Flux

Tonnage collecté

Kg/hab/an

Ordures Ménagères

283,6

Encombrants

34,19

Emballages à recycler

30,67

Verre

17,09

Déchets verts

32,06


Collecte par apport volontaire à la déchèterie

Flux

Tonnage collecté

Kg/hab/an

Déchets verts

2,82

Gravats

17,36

Papiers

0,28

Ferrailles

0,68

Encombrants

5,16

Déchets dangereux

0,42


La quantité totale de déchets collectés, quelque soit le mode de collecte, s’élève à 424,4 kg/hab/an



Coût de service public

Coût de la collecte

Coût de la collecte

 

2007

2008

Evolution

2008                          kg / hab /an

Ordure / Encombrants / Ménagers : OM - EM

1 351 722

1 465 458

8,41%

23,71 €

Verre + Déchet Propre et Sec : DPS

526 509

628 970

19,46%

10,18 €

Déchets Verts : DV

235 294

211 454

- 10,13%

3,42 €

Archives confidentielles

4 074

7 360

80,67%

0,12 €

Déchets Ménagers Spéciaux :DMS

40 823

24 464

- 40,07%

0,40 €

Prestations ponctuelles

5 147

7 655

48,72%

0,12 €

TOTAL

2 163 569

2 345 365

8,40%

37,95 €


Coût du traitement

Coût du traitement

2007

2008

Evolution

2008                            kg / hab /an

Ordure / Encombrants / Ménagers

1 557 830

1 810 606

16,23%

29,30 €

Déchet Propre et Sec

158 800

6 035

-96,20%

0,10 €

Plateforme Verre

8 343

7 837

-6,06%

0,13 €

Déchets Verts

64 413

58 708

-8,86%

0,95 €

Déchets Ménagers Spéciaux

48 417

46 958

- 3,01%

0,76 €

Prestations ponctuelles

0 €

25 789

100,00%

0,42 €

TOTAL

1 837 803

1 955 933

6,43%

31,65 €


Synthèse des tonnages de déchets collectés-Comparaison 2002-2008


OM

EM

DPS

Verre

DV

DMS

Déchèterie

Total des Ménages

2002

18242

2 045

1 665

1 237

1 643

21

4 071

28 924 tonnes

2008

17525

2 113

1 895

1 056

1 981

26

1 625

26 221 tonnes


- La production des déchets à Noisy le Grand est en nette diminution.

- La baisse significative 2% de la quantité d’Ordures Ménagères (OM) collectées en 2008 est constatée sur l’ensemble des collectivités d’Ile-de-France. Elle est liée à une baisse de la consommation et à une modification des modes de consommation qui favorise la diminution de la quantité de déchets produite.

- La quantité des Encombrants Ménagers (EM) collectés reste stable ;

- Le tonnage des Déchets Propres et Secs (DPS) triés continue à progresser, pour atteindre 30,7 kg/hab/an.

- Le tonnage de verre collecté régresse de 15,2% sur la période 2002-2008. Toutefois, sur les deux dernières années, elle progresse de 1%.Cette progression peut être liée aux actions de communication menées par la ville, visant à inciter les habitants à trier leurs déchets.

- Le tonnage de Déchets Verts (DV) pour l’année 2008 est stable par rapport à 2007, mais reste élevé. Cette situation correspond à des conditions météorologiques favorables au développement végétal qui amène, à avancer la collecte à fin mars et à la prolonger jusqu’à la mi-décembre.

- Depuis plusieurs années, nous constatons une baisse régulière du tonnage des collectes en déchèterie. Ce phénomène pourrait s’expliquer par :

  • Le déménagement de la déchèterie, conduisant les Noiséens à préférer déposer les encombrants devant chez eux 
  • Le retrait des déchets d’équipements électriques et électroniques, repris en fin d’année par un éco-organisme 

NDLR : Espérons que cela ne correspond pas à la multiplication des décharges sauvages que nous constatons dans Noisy le Grand (voir notre article : Civisme ou es-tu ?, du 29 octobre 2009)


Bilan financier du Service Public d’élimination des déchets en 2008



2007 €
 


2008 €

Evolution
2007 / 2008

2008
Kg/hab/an

Collecte

2 163 569

2 345 365

8,40 %

37,95 €

Traitement

1 837 803

1 955 933

6 43 %

31,65 €

Location / Maintenance conteneurs

319 152

265 183

- 16,91 %

4,29 €

Déchèterie

188 574

138 523

- 26,54 %

2,24 €

Achats conteneurs et sacs végétaux

26 337

11 994

- 54 ,46 %

0,19 €

Communication

3 437

848

- 75,33 %

0,01 €

Adhésion SITOM

93

15 442

16 156

4,62 %

0,26 €

Adhésion
SYCTOM

405 192

439 323

8,42 %

7,11 %

Frais de gestion par les services

401 800

300 731

- 25,15 %

4,87 €

Frais de structure et
Frais généraux

244 780

218 962

- 10, 55 %

3,54 €

TOTAL

5 606 086

5 693 018

1, 55 %

92,13 €


Le coût d’élimination des déchets s’élève à 92,13 € / kg/ha /an.

Avec seulement une progression de 1,55% sur la période 2007-2008, le coût d’élimination des déchets ménagers reste maîtrisé


Les recettes du Service Public d’élimination des déchets proviennent presque intégralement de la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM). A cette taxe s’ajoutent des subventions d’Eco-emballages et du SITOM pour la valorisation des matières recyclable, le rachat de verre par SAINT GOBAIN et le rachat de la partie valorisante des encombrants par l’entreprise REP.

Les recettes du Service d’élimination des déchets s’élèvent à 90,86 € / kg/ha/an

___


L’intégralité de ses rapports 2008 sont consultables au Service Documentation de la Mairie, et sont communicables, moyennant uniquement les frais de photocopies  (0,18 € l’unité).

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Thu, 21 Jan 2010 12:40:00 +0100 http://www.noisy-les-bas-heurts.com/article-informations-eco-citoyennes-43361650.html noisy-les-bas-heurts http://www.noisy-les-bas-heurts.com/article-informations-eco-citoyennes-43361650-comments.html#anchorComment
<![CDATA[Green Vallée]]> http://www.noisy-les-bas-heurts.com/article-green-vallee-42849883.html  

 

GREEN VALLEE,
LA FUTURE VITRINE ECOLO
DE LA CITE DESCARTES

 


GV-Photo 1 



Annoncé comme le futur quartier tertiaire de
la Cité Descartes, à Champs-sur-Marne, ce pôle sera le pionnier de la ville verte du futur. Baptisé GREEN VALLEE, ce projet est porté par Epamarne et le spécialiste du développement et de la gestion de projets immobiliers, Fédéral Développement Europe. Cette Société américaine a été retenue à l’issue d’un appel à projets international, lancé en fin 2008.

Le 02 décembre, à l’occasion du Salon de l’Immobilier d’Entreprise (SIMI), ou le
Vrai Journal de Noisy-le-Grand était présent, l’investisseur a dévoilé son projet. Ce quartier d’affaires comprendra sur 6,4 ha, 124 000 m² de bureaux durables, 8 000 m² de Commerces et d’activités tertiaires en pieds d’immeubles, 15 000 m² d’Hôtellerie installés de part et d’autre du RER, reliés par une passerelle et 1 500 m² d’espaces réservés à l’animation du site.

 

 GV-Photo 2

 GV-Photo 3



La première tranche de
50 000 m² pour une livraison en 2013, débutera en octobre 2010 au sein du Cluster [*] de la Cité Descartes, et prendra place le long du prolongement du boulevard Newton et de la ligne du RER A. Ce projet, développé avec le Groupe Les Nouveaux Constructeurs s’appuie sur une philosophie basée sur : la mobilité durable, la biodiversité, l’efficience énergétique et le bien-être au travail. Cela se traduira par des bâtiments Haute Qualité Environnementale (HQE) économes, voire producteur d’énergie, qui comporteront des ossatures en bois et des panneaux solaires.

Dans un premier temps, les bâtiments seront conçus économes d’énergie, ils vont ainsi recevoir une isolation renforcée et grâce à un système de ventilation double flux, les besoins en chauffage seront réduits au maximum en profitant de la chaleur des ordinateurs et de l’éclairage électrique. En été, des solutions comme une protection solaire efficace et ne nuisant pas à l’éclairage naturel, et la sur-ventilation nocturne, devront permettre de limiter au maximum l’utilisation de froid produit par des appareils frigorifiques.

Dans un deuxième temps, les bâtiments seront producteurs d’énergie. La production générée par des capteurs photovoltaïques devra permettre de compenser les consommations de chauffage, de ventilation, d’éclairage, d’auxiliaires d’installations électriques et, si possible, d’ascenseurs.

L’eau de pluie sera récupérée dans des noues peu profondes végétalisées, quand elle ne sera pas directement réutilisée dans les bâtiments pour les chasses d’eau ou encore l’arrosage.

Les
150 000 m² de programme, répartis sur 16 bâtiments, seront complétés par 33 000 m² d’espaces paysagers agrémentés d’un amphithéâtre de verdure, d’un terrain de sport… A terme, le quartier tertiaire de la Cité Descartes recevra entre 10 000 et 15 000 personnes qui seront accueillies dans un esprit conciliant de travail avec une certaine conception du « bien vivre ». Ainsi, chaque mois des manifestations ouvertes à la population seront organisées, propices à un brassage des professionnels du Cluster et des habitants proches. Par exemples : marché bio, activités culturelles, tournois sportifs interentreprises,…

Les 2000 places de parking créées en sous-sol se répartiront entre un Parking de Stationnement Régional (PSR) et les places liées aux constructions. Enfin, un système de location de vélos en libre-service est à l’étude.


_____


 

[*] Un Cluster ou Technopôle est un bloc urbain dont les activités sont homogènes. C’est un pôle économique reposant sur la recherche scientifique de haut niveau
 

Contribution bibliographique :

- Le Parisien, 04/12/2009, G.Co, 
- La Marne, 09/12/2009, Arnaud Dewaste,
- Le Moniteur, 04/12/2009, Nathalie Moutarde.
- Illustrations :Plaquette GREEN VALLEE : « Travailler autrement » ; Les Nouveaux Constructeurs / Fédéral Développement Europe / Epamarne-Epafrance.

Avec tous nos remerciements.

 

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Wed, 13 Jan 2010 11:24:00 +0100 http://www.noisy-les-bas-heurts.com/article-green-vallee-42849883.html noisy-les-bas-heurts http://www.noisy-les-bas-heurts.com/article-green-vallee-42849883-comments.html#anchorComment