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Une nouvelle gare routière à Noisy-le-Grand

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UNE NOUVELLE GARE ROUTIERE :

« Le Pôle Multimodal
de Noisy-le-Grand »
 

PHOTO 1 - Pole Multimodal



Lors de la réunion du Comité Consultatif du Quartier OUEST le 7 décembre dernier, le Département Développement et Action Territoriale de la RATP a fait un exposé très intéressant sur la réhabilitation de
la Gare Routière de Noisy-Mont-d’Est.

Ainsi, avec l’aimable collaboration du Service Communication de la RATP [*], Le Vrai Journal de Noisy le Grand  est en mesure aujourd’hui de préciser les grandes lignes de cette restructuration.

Situé dans l’Est Parisien, le pôle de transports de Noisy-le-Grand Mont d’Est, le cinquième d’Ile-de-France, accueille actuellement jusqu’à 25.000 voyageurs quotidiens. Il se compose aujourd’hui d’une gare RER (ligne A) et de la gare routière souterraine, qui regroupe huit lignes de bus.

Le coup d’envoi du chantier de la nouvelle gare a été donné en avril 2009. En 2011, ses usagers découvriront un lieu plus pratique et plus agréable, avec plus de services, s’intégrant harmonieusement dans un espace urbain recomposé. Ainsi, la capacité d’accueil de la gare sera augmentée, tout en rendant les déplacements urbains entre le nord et de le sud de la ville plus faciles, tout en laissant la place aux différents modes de circulation.
 

Les travaux se dérouleront en trois grandes phases : 

 - Phase 1 : avril 2009 à mai 2010, requalification de la salle des billets et création d’un escalier reliant cette salle au quai en direction de Paris

- Phase 2 : juillet 2009 à mi-2010, construction de la dalle de couverture des voies du RER A et réalisation des travaux d’allongement des quais vers la banlieue Est.

- Phase 3 : septembre 2010 à mi-2011, construction de la nouvelle gare routière (nouveau bâtiment voyageurs, ascenseurs, escaliers fixes, escaliers mécaniques)

Au terme de ce chantier, voyageurs et riverains profiteront également de l’extension d’un espace paysager alliant équilibre entre verdure, lumière et circulations douces. Une passerelle destinée à accueillir piétons et vélos est prévue. Elle reliera le quartier du Pavé Neuf au Centre-Ville, et ainsi réduira la fracture actuelle créée par les voies du RER A. Côté paysager, le remplacement des arbres sera mené par  la Ville de Noisy le Grand.

Les six partenaires du projet (L’Etat, La Région Île-de- France, Le Stif, La RATP, La Ville de Noisy-le-Grand et le Département de Seine-Saint-Denis) se sont engagés pour un chantier « propre », respectueux de l’environnement. Il limite les nuisances (bruit, pollution…) pour les riverains, les usagers de la gare, les agents et les ouvriers. Les déchets générés par les travaux font l’objet d’un tri sélectif rigoureux.

Ce projet est financé au titre du XIIème Contrat de Projets Etat-Région 2007-2013 et a été élaboré en concertation avec la Ville de Noisy-le-Grand, EPAMARNE et la RATP. La maîtrise d’ouvrage est assurée par la RATP (coordinateur et exploitant) et la ville de Noisy-le-Grand.

Comme nous pouvons le voir sur le graphique ci-dessous, ce programme de restructuration du Pôle Multimodal est cofinancé par la Région Ile-de-France, l’Etat, le Département de la Seine-Saint-Denis, la Ville de Noisy le Grand et la RATP. Le coût global du projet est estimé à 31,1 M€.



PHOTO 2 - GRAPHIQUE de FINANCEMENT


Afin d’obtenir d’autres informations, nous vous recommandons de consulter les documents du Service Communication de la RATP, soit :

Info Riverains de juin 2009

RATP, La Gare Multimodale de Noisy le Grand



[*]- Toute notre gratitude à Madame Régina BERRE-VIAN, du Service Communication du Département Développement et l’Action Territoriale de la RATP.

Non, les maires ne sont pas tous blogophobes !

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RENCONTRES WEBCITOYENNES


salle
Me Christophe Bigot et Yann Dubois



Le samedi 30 janvier une journée de rencontre des WebCitoyens a été organisée par Christophe Grébert, blogueur de la première heure
(monputeaux.com), et initiateur du groupe WebCitoyen dont Le Vrai Journal de Noisy-le-Grand fait partie. Une cinquantaine de personnes était présente.



Différents thèmes ont été abordés :

- Les blogueurs citoyens face à la loi : quelles règles suivre ? comment réagir face aux de menaces de procès ? l'état de la jurisprudence, éthique et déontologie du blogueur…
animateur : 
Yann Dubois
intervenant : 
Christophe Bigot, avocat spécialisé dans le Droit de la presse et des médias, http://www.bauerbigot.fr/index.php?l_idpa=41

-  Les nouveaux usages du net : réseau sociaux, géolocalisation, l'info hyperlocale ou quand amateurs et professionnels se rejoignent.
animateurs : 
Chrystophe Oléon, de www.greblog.net (Blog de Grenoble)
et
 Bertrand Soulier de www.cyberbougnat.net (Portail internet du Clermontois).

- Elus locaux et webs citoyens : l’heure du débat
Jacques Boutaultwww.jacques-boutault.fr, Maire du 2e arrondissement de Paris (Les Verts),
Jean-Christophe Fromantin
www.mouvement-mv2.org, Maire de Neuilly-sur-Seine.
blogueur :
 François Duarté, de www.93sang30.com (Blog de Noisy-le-Sec).
animatrice : 
Cécile Dubois, de www.nogent-citoyen.com (Blog de Nogent-sur-Marne).
 


tribune
Jacques Boutault, Céline Dubois, Jean-Christophe Fromentin, François Duarté


Hors quelques recommandations techniques indispensables, l'objet était bien de partager des expériences pour se prémunir contre les réactions épidermiques de certains maires. L'intervention de Me Bigot était particulièrement intéressante car il a pu nous éclairer sur l'aspect juridique d'une communication par le blog, pour éviter un procès ou pour se défendre. Nous avons bien noté que l'arme préférée de certain maires contre le dialogue démocratique est la procédure judiciaire, qui vise avant tout à étouffer financièrement toute opposition citoyenne... Mais ça nous le savions déjà ! 

Ce qui nous a rassuré tout de même, c'est de constater qu'il existe des maires très ouverts à la présence de blogs dans leur ville. Ils les considèrent comme un moyen d'enrichir le débat citoyen même s'ils reconnaissent être parfois irrités et de temps en temps poussés à agir plus vite que prévu.
Il faut dire aussi que les deux élus qui ont accepté l'invitation de Webcitoyen font plutôt figure d'exception. Outre leurs différences politiques, Jacques Boutault du 2ème arrondissement de Paris (Les Verts) et Jean-Christophe Fromentin de Neuilly-sur-Seine (Droite sans étiquette) se sont rejoints sur ce terrain de la démocratie. Ils ont fait rêver tous les blogueurs présents, souvent en difficulté avec leur municipalité. 


            

- Un grand merci à Jacques Boutault de nous avoir reçus dans les locaux de la mairie du 2ème arrondissement de Paris
- Photos "Montbard avenir". Album complet sur 
http://montbard.avenir.over-blog.com/album-1560587.html
- Compte rendu plus détaillé sur 
http://www.bandolais.fr/2010/02/le-blogging-citoyen-et-les-élus.html




Le collège n°5 finalement baptisé "François Mitterrand"

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LE COLLEGE N°5
DU QUARTIER
DES BAS-HEURTS,
EST ENFIN BAPTISE !...


 

PHOTO Coll-ge 1

 

Sur les Bas Heurts, rien n’est jamais simple, puisque cet établissement est resté plus de 5 ans un simple numéro. Ouvert en septembre 2004, ce Collège aurait dû s’appeler Anita CONTI ou Anne FRANK, ce sera François MITTERRAND.

Finalement il a été baptisé le vendredi 29 janvier 2010 par le Président du Conseil Général de Seine Saint Denis, en présence de Gilbert Mitterrand, fils de l’ancien Président de la République (1981-1995).



PHOTO inauguration 2 (1)



Toutefois, cette appellation ne fait pas l’unanimité, et la méthodologie utilisée semblerait contestable. En effet, nous rappellerons que c’est à la demande du Conseil Général qu’une réflexion avait été engagée avec les élèves et toute la communauté éducative. A ce moment là, le cahier des charges du Conseil Général recommandait que le nom choisi soit celui d’une femme. Aussi, la dénomination « Anita CONTI »[1], était le fruit d’un travail pédagogique de toute une année scolaire, impliquant plusieurs classes et professeurs de plusieurs disciplines .

Afin de bien illustrer que cette démarche pédagogique était le résultat d’un acte fondamental de l’apprentissage de la citoyenneté et de la démocratie, à l’issue de ce travail, un vote solennel avec urne et isoloir auquel a participé l’ensemble de la communauté éducative, entérine le choix d’Anita CONTI, première femme océanographe française. Emmanuel CONSTANT pour le Conseil Général,  Dominique DE COSTER et Roger MARTINOVSKY pour la Ville, membres du Conseil d’Administration du Collège, entérinent ce choix à l’unanimité.

Toutefois, la Municipalité n’est pas satisfaite et lors du Conseil Municipal du 22 juillet 2004, Michel Pajon fait voter une délibération annonçant la désignation d’Anne FRANK [2], qui témoigne de valeurs de tolérance et d’humanisme.

Ainsi, chemin faisant, les années passent et le Collège reste un numéro, jusqu’au jour ou en mars 2008, le Conseil Général de Seine Saint Denis bascule aux mains du Parti Socialiste, et met les pieds dans le plat ! Puisque le désaccord subsiste dit-il : nous avons choisi une troisième voie, avec François MITTERRAND. Et afin de bien valider ce choix le Conseil Général affirme: « d’autant que les élèves qui avaient choisi le nom d’Anita CONTI, ainsi qu’une partie des Enseignants, ne sont plus dans l’Etablissements » (Le Parisien du 29 janvier 2010-Sébastien THOMAS)

Alors là, c’est l’apothéose ! Si maintenant les règles républicaines de la démocratie sont liées aux aléas des flux migratoires des électeurs, il va falloir débaptiser rapidement un certain nombre de rues, de piscines, de stades, de places publiques et d’avenues.

En fait, en décidant de donner une troisième appellation à ce Collège, le Conseil Général remet en cause le vote des élèves, de la communauté enseignante et balaie d’un revers de main le travail fourni.

La décision passe très mal auprès de certains parents d’élèves et de leurs fédérations. A l’heure où l’éducation de la citoyenneté et du civisme est une priorité dans nos banlieues, tout le monde se pose la question de l’exemple que les hommes politiques donnent aux collégiens. Quelle image et quelles leçons retenir pour les enfants d’une telle déconvenue ? Quelle image dégradante de la démocratie pour les forces vives de demain ?

Alors oui, toujours selon Le Parisien, pour quelques élèves d’aujourd’hui, c’est plutôt l’indifférence. « Si on m’avait demandé mon avis, j’aurais préféré Eminem » pouffe un collégien. Comment le désavouer, comment lui expliquer, tellement ensuite il sera difficile de lui donner des leçons de morale ?

Non, nous ne dirons pas que cette posture politicienne est minable, car à l’ADIHBH-V nous avons le sens de la mesure, mais nous dirons tout simplement quelle est inconvenable et peut  reluisante.

Mesdames et Messieurs les professeurs de vertu, avant de pousser des cris d’orfraie et de nous donner des leçons de civisme, revoyez votre leçon.

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Sur la photo : Mrs Philippe PIRAUX, Sous-Préfet du Raincy - Claude BARTOLONE, Président du Conseil Général - Jacques MAHEAS, Sénateur – Gilbert MITTERRAND, Michel MIERSMAN, 1er Adjoint - Michel PAJON, Maire de Noisy-le-Grand.
 

[1] Anita CONTI, passionnée d'évasion et d'océan, embarque très tôt sur des navires de pêche où elle découvre le rude métier de pêcheur. Après la 2e Guerre Mondiale elle s'embarque pour l'Afrique. Elle établira les cartes de pêche des côtes de l'Afrique Ouest.

Rapidement détachée à bord d’un navire de recherche océanographique, elle effectuera plusieurs missions où la photographie s'avérera un outil précieux pour ses observations.

Elle a laissé 40 000 photographies, une dizaine de films, des livres, des notes, des poèmes, pour décrire la dureté de la vie des pêcheurs. Partout où elle allait, dans tout ce qu'elle écrivait, la mer était là.

Née en 1899, elle s'est éteinte à Douarnenez le 24 décembre 1997, une nuit de tempête.


[2] - Anne FRANK, est une adolescente Allemande juive qui a écrit un journal intime alors qu'elle se cachait avec sa famille à Amsterdam pendant l'occupation allemande, durant la Seconde Guerre Mondiale.

Après deux ans passés dans ce refuge, sa famille est trahie et déportée vers les camps d'extermination nazis. Sept mois après son arrestation, Anne FRANK meurt du typhus dans le camp.

Le Journal intime d'une adolescente, décrit comme le travail d'un esprit mature et perspicace au destin tragique, a fait d'Anne FRANK l'une des victimes emblématiques de la Shoah. Il a été traduit du néerlandais en de nombreuses langues et est devenu l'un des livres les plus lus dans le monde et plusieurs films, téléfilms, pièces de théâtre et opéras en ont été tirés.

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Faut-il construire en zone inondable à Noisy-le-Grand ?

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FAUT-IL CONSTRUIRE


EN ZONE INONDABLE


À NOISY-LE-GRAND ?

 

 

Il y a exactement 100 ans, en janvier 1910, Paris se noyait. L’eau envahit le cœur de la Capitale et même au-delà, puisque une trentaine de Communes de la banlieue ont aussi été durement frappées. Du 18 au 21 janvier des trombes s’abattent sur le bassin de la Seine. Les affluents du fleuve : L’Aube, la Marne et l’Yonne sont en crue et leurs flots s’ajoutant à ceux de la Seine, foncent sur Paris qui constitue un goulet d’étranglement. Le 28 janvier, le pic maximun de 8,62 m est relevé au Pont d’Austerlitz.

Une exposition à la bibliothèque de la ville de Paris retrace cet incroyable évènement. http://www.paris.fr.

 
 

Zones inondables -web-


 

La prochaine et inévitable crue centennale plongera Paris et sa banlieue sous les eaux. 850 000 personnes seront touchées, le métro submergé. En effet, les dernières inondations catastrophiques en Europe ont « noyé » les records historiques et il n’est pas certain que les inondations occasionnées par un prochain dérèglement climatique ne dépasseront pas la côte de 8,62 m.

 

A Paris, depuis 2003, ce risque est pris au sérieux. Onze scénarios classés confidentiels ont été établis par la Préfecture, et actualisés cet été. Ils décrivent tous la catastrophe à venir. Les grandes institutions ont des plans d’actions pour sauver archives et réserves, mais les particuliers ignorent ce risque. C’est le syndrome de « cela n’arrive qu’aux autres ». Selon la Préfecture de Paris, 850 000 personnes en Ile-de-France seront directement touchées par les inondations. 508 communes seront sous les eaux, dont 31 sur plus de la moitié de leur territoire. Ce sera la pagaille, annonce Pascal Popelin, Président du conseil d’administration des grands lacs.

 

Si une crue lente ne fait guère courir de risques en vies humaines, les dégâts matériels prévisibles sont évalués à 12 milliards d’euros (hors effets induits sur l’économie) et les conséquences en termes de destructions patrimoniales sont incalculables.  Selon la Préfecture de Police, tout le fonctionnement de l’agglomération serait bouleversé : coupures d’électricité, de gaz, de téléphone, interruption des réseaux de télécommunications et donc de nombreuses activités, contamination de l’eau au robinet, inondation d’un tiers du réseau du métro et de la ligne C du RER, perturbations du trafic SNCF et de la circulation automobile (fermetures de tunnels et de la moitié des ponts de Paris), pénurie de produits pétroliers, les terminaux de livraison étant inutilisables. Aujourd’hui, la RATP travaille avec des marchands de matériaux pour avoir accès à un grand nombre de parpaings, afin de construire des murs.

 
 

ET POURTANT...

 

D’après un récent rapport de février 2009 du Service de l’Observatoire et des Statistiques, entre 1999 et 2006, près de 100 000 logements ont été construits dans les zones inondables de 424 grandes communes (voir : Croissance du nombre de logements en zones inondables). Les terrains étudiés sont soumis à des submersions d’intensité et de fréquence variables, certains ne sont susceptibles d’être inondés qu’en cas de crues très rares et d’intensités exceptionnelles.

L’accroissement du nombre de logements dans ces secteurs provient de la pression démographique qui s’est répercutée dans les parcelles exposées comme dans les parcelles hors d’eau. Les nouvelles implantations en zones inondables ont contribué à densifier les territoires déjà urbanisés plutôt qu’à les étendre, préservant ainsi majoritairement les zones d’expansion des crues.

 

Mais la plus forte majoration du nombre de logements exposés aux inondations s’observe au sein du groupe 4 et concerne 13 % des 56 communes qu’il concentre. A lui seul, cet ultime groupe cumule, en effet, 74 000 logements exposés supplémentaires. Les communes en question se distinguent par leur grand nombre de logements, avec plus de 26 500 logements dans 50 % d’entre elles. A quoi s’ajoutent des secteurs inondables plus étendus et très densément construits.

 

Prises dans leur ensemble, les 424 communes totalisaient 1,45 millions de logements dans les secteurs inondables en 1999, au sein desquels résidaient 2,7 millions de personnes. Fin 2006, 100 000 logements supplémentaires vinrent s’ajouter à ces habitations, entraînant une hausse de 7 % en sept ans.

 

LES RISQUES EN SEINE-SAINT-DENIS

 

Les risques, les mesures prises et les informations préventives des communes de Seine Saint Denis, sont exposées dans le document : le risque inondation de la DDRM en Seine Saint Denis.

Le Dossier Départemental des Risques Majeurs (DDRM) comprend la totalité des Communes du Département soumises à un risque d’inondation, que la cause en soit directe ou indirecte. Ces Communes sont soumises à une procédure administrative de prévention des risques qui, au cours du temps, a pris les dénominations suivantes :

            - Plan de Surfaces Submersibles (PSS),

            - Code de l’urbanisme : article 111-3,

            - Plan d’Exposition aux Risques (PER),

            - Plan de Prévention du Risque d’Inondation (PPRI).

D’autres informations, sur le site de la Préfecture de Police : www.prefecture-police-paris.interieur.gouv.fr/documentation/dossiers/inondation.htm

 
 

ET NOISY LE GRAND ?

 

Noisy le Grand, tout comme Gournay-sur-Marne et Chelles sont victimes de toutes les crues de la Marne. Le 28 janvier 1910, l’eau atteignait la cote de 39,62 m au dessus du niveau de la mer à Gournay sur Marne. Depuis, les inondations se succédèrent en 1939, 1955, 1959, 1968 et 1983. (Voir l'historique des inondations de la Marne)

 
 

Photo 2

 

 

Néanmoins, aujourd’hui nous assistons impuissants, au fur et à mesure des modifications du PLU, à la poussée inéluctable des projets de constructions en zones inondables. Face à cette réalité, nous constatons que les mesures vont toutes dans le même sens et que la direction prise est très dangereuse.

 

Sachant que c’est l’Etat qui élabore et met en application des Plans de Préventions, par arrêté en date du 5 janvier 1999, le Préfet de la Seine-Saint-Denis a prescrit l’élaboration du Plan de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI) du bassin de la Marne. Ce PPRI, a notamment pour objet de délimiter les Zones exposées aux risques dites « Zone de danger » en tenant compte de la nature et de l’intensité du risque encouru, d’y interdire tout type de construction, d’ouvrage ou de prescrire les conditions de réalisation et d’exposition dans le cas où des constructions pourraient y être autorisées. Noisy-le-Grand est concernée par le risque d’inondation directe par débordement.

 

Le Préfet a transmis le projet de PPRI à la commune de Noisy-le-Grand, par courrier en décembre 2008, pour avis. Trois zonages, sur les quatre possibles ont été retenus à Noisy-le-Grand. Seuls les zonages « jaune », « orange » et « rouge » sont applicables.

 

Précédemment, un préalable avec la Préfecture et la DDE, avait conduit la Ville de Noisy-le-Grand à faire valoir l’enjeu majeur, à l’échelle supra-communale, que représentait l’aménagement des bords de Marne en termes de création de logements diversifiés, de développements économique et touristiques et de qualité de vie pour les citoyens… Ainsi, face à ce lobbying, deux projets, dans le secteur de la Rive Charmante et des Epinettes, avaient ainsi été pris en compte. Encore une fois, nous sommes bien dans cette démarche, la ville utiliserait des « faire valoir » pour faire aboutir ses projets urbanistiques…

 

Par ailleurs, ne se refusant aucun sacrifice, des études hydrauliques réalisées par la ville avaient permis de faire évoluer le zonage du PPRI de ces secteurs, initialement prévus en « zone rouge » dite d’expansion des crues, vers la « zone jaune », dite urbaine, en aléas forts et autres. Ce dernier zonage autorise une urbanisation limitée et raisonnée des secteurs de la Rive Charmante et des Epinettes, alors que la zone rouge précédente, d’une façon générale, interdisait toute nouvelle construction.

 

Finalement, c’est dans sa séance du 02 février 2009, que le Conseil Municipal a délibéré pour donner un avis favorable sur ce projet de PPRI de la Préfecture, assorti de réserves, dont certaines sont fondées, mais d’autres opportunistes du type : « La commune souhaite également que le projet de PPRI prenne en compte les objectifs du SDRIF . Celui-ci propose en effet de maîtriser et adapter l’urbanisation nouvelle, en particulier l’aménagement urbain renouvelé, en zone inondable. Tout en étant compatibles avec le risque d’inondation, des opérations innovantes de construction pourraient ainsi être développées dans ces zones, à titre de test ».(voir la délibération du CM du 02 février 2009).

 

Ainsi, la Municipalité admettrait bien que ses bords de Marne deviennent une zone expérimentale de constructions en zones inondables, moyennant vraisemblablement quelques subventions de la Région Ile-de-France. Cela aurait de l’allure. Nous pourrions voir aux entrées de la Ville : « Noisy le Grand, première Ville de l’Est Parisien les pieds dans l’eau ». Il semblerait même y avoir une cohérence avec la Marina et le Port de Plaisance de 120 anneaux !!!... Toutefois, nous ne saurions trop recommander aux futurs acquéreurs de bien ficeler le contrat Protection Juridique Inondation avec leur assureur.

Plaisanterie mise à part, ce sont bien ces mêmes Maires qui accordent les Permis de Construire en zones inondables qui, après une catastrophe exceptionnelle, sollicitent le Gouvernement en urgence, pour classement en « Catastrophe Naturelle », afin de faire en sorte que les Assurances remboursent les dégâts des citoyens dans l’heure. Electorat oblige !!!…. Et voilà comment, en 2010, les primes d’Assurance pour ce risque ont augmenté de 6 à 10%.....

 

 

COMMENTAIRE :
Pourquoi continue t-on à construire en zone inondable ?

 

C’est un fait, on continue à construire en zone inondable. L’actualité est pleine d’évènements catastrophiques. Leur multiplicité, leur fréquence accrue, le désespoir des populations sinistrées, meurtries parfois dans leur chair, font qu’ils sont souvent à la une des media.

Par ailleurs, la solidarité entre assurés au travers de l’assurance multirisque habitation, qui couvre les dégâts dus à l'inondation, de plus en plus fréquemment mise à l’épreuve avec des dommages extrêmement conséquents, finira par trouver ses limites un jour.

 

En effet, toute prime d'assurance est calculée à partir de différents critères, dont le plus important est la probabilité de survenance du sinistre pour lequel la couverture est conférée.

Mais, en matière de catastrophes naturelles, la probabilité de l’occurrence d’un événement devient extrêmement difficile à calculer : la fréquence des évènements ne cesse de s’accroître et leur importance aussi. Les raisons semblent à priori évidentes : ce sont la multiplication des constructions en zone inondable et le changement climatique. En effet c’est le croisement de l’aléa « crue » avec les enjeux qui crée le risque inondation. Or les zones à enjeux sont plus nombreuses. Et ce, quelles que soient les mesures, dispositions réglementaires, obligations prises par l’Etat. Nous assistons impuissants à la poussée inéluctable des constructions en zone inondable. Face à cette réalité, on ne peut que constater que les mesures vont toutes dans le même sens et que la direction prise n’est pas la bonne.

 

En toute chose, la prévention n’a jamais résolu le problème. La gestion des risques n’échappe pas à ce constat. Il faut s’attaquer à la cause. Or, il s’agit d’un problème d’aménagement du territoire et de financement des communes, dont la résolution nécessite des réformes importantes et nombreuses.

 

On comprend que les gouvernements successifs ne se soient pas attaqués à ce gros travail, car c’était une véritable révolution dans l’organisation du pays. Il semble plus aisé de prendre des mesures palliatives dont on connaît d’avance la faible utilité mais que l’on pourra utiliser comme faire valoir plutôt que de s’attaquer aux véritables raisons du problème inondation.

Pourquoi est-ce un problème d’aménagement du territoire ? Tout d’abord parce que la tendance mondiale est la création de mégapoles. Ces grands centres urbains sont consommateurs d’espaces au contraire des espaces ruraux qui eux se désertifient. Ce déséquilibre conduit à urbaniser des lieux traditionnellement inconstructibles : zones humides, marais, franges des cours d’eau, bords de mer, bordures d’étangs…

 

Pourquoi est-ce un problème financier ? Parce que la manne financière des communes provient en grande partie de l’arrivée de nouveaux habitants ou de l’installation de nouvelles entreprises. Le Droit de Mutation à Titre Onéreux (DMTO) [*], les taxes d’habitations, les taxes foncières, les taxes professionnelles via l’intercommunalité, alimentent les fonds communaux. Le financement des raccordements au réseau public des fluides alimente les budgets et c’est ainsi qu’on assiste à une course effrénée de recherche de nouveaux habitants pour financer les travaux en cours, sans penser qu’il faut multiplier ces réseaux…

 

1500 logements par-ci, 1200 logements par-là, voilà encore de vraies raisons de sur-densification que nous connaissons bien sur les Bas-Heurts ou sur le Clos d’Ambert. Mais ne comptez pas sur le Maire de Noisy le Grand pour vendre la mèche en Réunion Publique ou dans son programme électoral.

 

Il est urgent de repenser cette organisation financière : pourrait-on envisager que les fonds ne soient plus distribués aux communes mais à l’Etat qui organiserait leur redistribution au travers de sa dotation sur la base d’une gestion conforme au développement durable ? Maintien d’espaces naturels et agricoles, respect des zones à risques, prise en compte de la ressource en eau potable, espaces réservés à la gestion des déchets…

 

Finalement, si les mesures préventives sont utiles et nécessaires elles ne pourront intéresser les Elus que lorsqu’ils trouveront plus d’intérêt à résoudre les problèmes qu’à les créer.

_____________

 

[*] Le Droit de Mutation à Titre Onéreux (DMTO) est un impôt indirect du lors de la transmission d’éléments de patrimoine. Ce droit est toujours supporté par l’acquéreur du bien. C’est l’un des  taux d’imposition les plus élevés du monde, soit 5% du prix d’achat du bien avec, 1,2% pour la Commune ; 3,6% pour le Département et 0,2% pour l’Etat. En Seine Saint Denis, il correspond environ en moyenne à 130 €/hab. Son augmentation sur la période 2004-2007 fut de 44,6%.

 

Contributions biliographiques :

 

- Le Journal du Dimanche du 17 janvier 2010, M-AK,
- Le Journal 20 minutes du jeudi 21 janvier 2010, AS – MG,
- Commissariat Général au Développement Durable, n° 6, février 2009,
- Dossier Départemental des Risques Majeurs (DDRM), de la Préfecture de Police,
- Fédération Régionale des Associations de Protection de la Nature et de l’Environnement du Languedoc-Roussillon
- Procès Verbal du Conseil Municipal du 02 février 2009

 

Pour en savoir plus :

Le centenaire de la crue donne lieu à de nombreux événements :

- « La grande crue de 1910, et aujourd’hui ? », au pavillon de l’eau, 77, av de Versailles, Paris 16e
- « La grande crue de 1910 » au Louvre des Antiquaires,
- « La croisière centenaire de la crue de 1910 ». Départ  du Canal Saint Martin, arrivée dans le Marais.

 

 

Et le lycée international ?

Publié le


LYCEE-COLLEGE INTERNATIONAL
DE L’EST PARISIEN,
A NOISY LE GRAND
ET BRY SUR MARNE
 

DSC03468


 
 

L’Association des Collectivités Territoriales de l’Est Parisien (ACTEP) a proposé à l’Etat et à la région Ile de France qui en ont accepté le principe, l’implantation d’un équipement d’enseignement international d’envergure sur son territoire : un Lycée-Collège international [1].

L’implantation de ce futur établissement sur le secteur de Maille Horizon en limite des communes de Noisy le Grand et de Bry sur Marne [Seine Saint Denis (93) / Val de Marne(94)] a été annoncée par Jean Paul HUCHON, Président du Conseil Régional le 1er mars 2006, lors des 3èmes rencontres de l’Est Parisien à Val de Fontenay (94). Sa réalisation a été inscrite au programme régional de construction des Lycées (PPI 6èmes tranches), votée le 17 mars 2006.

Afin de faire de l’Est Parisien un territoire exemplaire en matière de formation et plus particulièrement de formation linguistique, conformément au Contrat d’objectif signé en novembre 2003 entre l’Education Nationale et l’ACTEP, cet établissement international d’environ 1800 élèves constituera la tête de réseau des établissements d’enseignement du territoire.

L’objectif est que chaque enfant maîtrise trois langues. L’enseignement de l’Anglais, l’Allemand, l’Espagnol, le Portugais, l’Italien ; l’Arabe, le Chinois, le Japonais, et le Français pour les non francophones, est prévu.

Il s’agit d’un établissement désectorisé mais afin de l’ancrer territorialement, le recrutement prévoit 1/3 d’élèves franciliens, 1/3 d’élèves de l’Est Parisien et 1/3 d’élèves étrangers. Dans les établissements internationaux, le nombre d’heures d’enseignement est plus élevé et doit être assuré, pour une partie importante, par des enseignants ayant la langue étrangère étudiée comme langue maternelle, ce qui signifie des coûts supplémentaires. Pour ce nouvel établissement, aucune participation ne sera exigée de la part des familles.

Sur un terrain de 6,4 ha, à la frontière du 93 et du 94, le Lycée et le Collège se trouveront sur la Commune de Noisy le Grand. L’internat, le restaurant et autres services seront sur Bry sur Marne

Afin de démontrer que le Lycée-Collège international était bien entré dans sa phase opérationnelle, le 03 septembre 2008 Jean Paul HUCHON, encadré par ses amis Socialistes Claude BARTOLONE (Président du Conseil Général de Seine Saint Denis) et Michel PAJON (Député Maire de Noisy le Grand), est venu inaugurer un panneau d’information sur le site de Maille Horizon, symbolisant la réalisation proche de ce projet.

Toutefois, ce spectacle s’est déroulé sans même en informer le moindre membre de l’ACTEP porteur du projet, ne fut-ce que le Maire de Bry sur Marne, partie prenante dans cette affaire, puisqu’il doit accueillir une partie du site sur son territoire. Vous comprendrez que ce manque d’élégance a créé quelques turbulences au sein de l’Association. D’ailleurs, le Député Maire de Saint Mandé, n’a pas manqué de condamner fermement cette initiative d’un autre âge le 12 septembre 2008, en rédigeant sur son blog un billet désapprobateur (voir : http: //www.patrickbeaudouin.com/article-2274623.html). En fait, la plupart des membres de l’ACTEP ont appris l’évènement le lendemain en découvrant la photo dans la presse (Le Parisien du 04 septembre 2008).

Depuis, plus rien, et pas le moindre coup de pioche ne vient justifier les belles promesses politiques. Ainsi, malgré ces gesticulations, le projet de Lycée-Collège international prend du retard. A cela, Le Vrai Journal de Noisy le Grand voit plusieurs raisons :

- Le terrain, d’une superficie de 6,4 ha, n’a été mis à disposition du projet par Epamarne pour l’euro symbolique, que depuis 2 ou 3 mois,

- Le Conseil Général du Val de Marne a décidé de ne pas participer au financement car, comme l’annonçait son Président Christian FAVIER, à Bry sur Marne le 30 septembre 2009, la priorité pour le 94 sera la restauration d’une vingtaine d’anciens Collèges du département. En conséquence, c’est la Région Ile de France qui doit assurer le complément du financement. Le coût est aujourd’hui évalué entre 70 et 80 millions d’euros, soit le plus cher Lycée de la région jamais financé.

- Les études ne sont pas commencées, et pourtant il faut savoir si le terrain n’est pas argileux [2].

- Le concours d’Architecte qui devrait être lancé en juin 2010, prendra entre 18 et 24 mois.

Pourtant, tout le monde s’accorde à dire que ce Lycée-Collège verra le jour, puisqu’il y a un large consensus autour de ce projet. En effet, l’enjeu dépasse largement la simple création d’un établissement d’enseignement, puisqu’il aura aussi pour vocation de redynamiser l’Est Parisien pour attirer des entreprises étrangères. Cet aspect économique des choses, était la motivation première du projet initié par l’ACTEP en 2002.

Si le calendrier initial énonçait une ouverture en 2009/2010, aujourd’hui les premiers élèves seraient attendus en 2014 ou 2015 !


 

[1]- Pour plus d’information, cliquer sur : Présentation du Lycée-Collège International de l’Est Parisien, a Noisy-le-Grand (93) et Bry-sur-Marne (94).

 

[2]-Lorsque nous consultons les cartes du BRGM, nous constatons que le secteur de Maille Horizon à Noisy le Grand est identifié en rouge (voir la carte : Argiles) sur la carte départementale comme une zone d’Aléa fort, particulièrement sensibles au phénomène de Retrait / Gonflement de l’argile. Ce retrait / Gonflement des sols argileux est bien connu des géotechniciens D’où l’intérêt de faire procéder, par un Bureau d’Etude spécialisé, à une reconnaissance des sols avant construction. Cette étude doit vérifier la nature et la formation géologique afin d’adapter au mieux le système de fondation de la construction envisagée.

En effet, les matériaux argileux présentent de très fortes amplitudes de gonflement lorsque leur teneur en eau augmente et, inversement, se rétractent en période de sécheresse .Des constructions résistent parfois mal à de tels mouvements de sol, ce qui se traduit par des désordres coûteux tels que la fissuration des façades et des soubassements.