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La fête d'automne du 1er octobre

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feuille-4NE MANQUEZ PAS

LA 5ème FÊTE D'AUTOMNE DU QUARTIER

DES BAS-HEURTS  

... C'EST SAMEDI !

 

 

 

 

f-te d-automne-1

 

 

 

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L'oligarchie ça suffit, vive la démocratie !

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Oligarchie-photo 1

 

 

 

Les vacances sont un bon moment pour se consacrer à la lecture et à la réflexion. Dans son dernier ouvrage : «  L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie », Hervé KEMPF (*) propose une réflexion sur la mutation de notre régime politique à l’heure de la crise économique et du capitalisme financier mondialisé. Au terme de ce récit très documenté, le lecteur est susceptible de ne plus voir la politique de la même façon.

 

Selon Hervé KEMPF, sommes-nous en dictature ? Non. Sommes-nous en démocratie ? Non plus. Les puissances d’argent ont acquis une influence démesurée, les lobbies décident des lois en coulisses, les libertés sont jour après jour entamées. Dans tous les pays occidentaux, la démocratie est attaquée par une caste. En réalité, nous sommes entrés dans un régime oligarchique, cette forme politique  ou la domination d’une petite classe de puissant qui discute et adopte en son sein les décisions qu’il lui paraît nécessaire de prendre, et impose ensuite leurs décisions à l’ensemble des citoyens.

 

Nous sentons bien que la démocratie va mal, faut-il croire à la définition donnée par la Constitution de la République Française : « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » ? Les savants ne savent pas. On soupèse, on tergiverse, on entoure le malade d’une myriade de qualificatifs supposés définir le symptôme ou le remède. La démocratie serait-elle « d’opinion, d’influence, participative, médiatique, d’action, d’élection ou sociale ». D’après KEMPF, ils pataugent, ils renâclent à formuler l’hypothèse qui s’impose, nous ne sommes plus en démocratie. Ou bien  vivons-nous dans un pouvoir invisible, une apparence de démocratie, dans une oligarchie travestie en démocratie ?

 

Le sociologue Anglais Colin Crouch a décrit cette situation politique sous le terme de « post-démocratie », qui correspond assez bien à la forme actuelle du régime oligarchique. Même si les élections existent et peuvent changer les gouvernements, le débat électoral est un spectacle soigneusement contrôlé et géré par des équipes rivales de professionnels experts dans les techniques de persuasion. La masse des citoyens joue un rôle passif, en ne réagissant qu’aux signaux qui lui sont envoyés. En fait, derrière le spectacle du jeu électoral, la politique réelle est définie en privé dans la négociation entre les gouvernements élus et les élites qui représentent de manière écrasante les intérêts des milieux d’affaires. KEMPF ne cesse de le clamer : l’oligarchie, c’est le gouvernement par un petit nombre des puissants. Entre eux ils discutent, réfléchissent, s’opposent, rivalisent, ils font « démocratie », mais entre eux, sans les citoyens. Lorsque la décision est prise, elle s’impose en y mettant les formes, en l’habillant avec un art consommé de la procédure électorale et de la discussion publique.

 

C’est ainsi que sous le manteau, apparait dans nos communes, au dire de certains élus, la « légitimité électorale ». D’où des minorités qui gouvernent les majorités.

 

En effet, l’essentiel est que, sous les apparences de la démocratie réduite à l’élection, les « hommes responsables » gouvernent la masse des peuples, sans que celle-ci ne doute du bon fonctionnement de la démocratie. Mais comment ne pas penser que nous sommes en démocratie ? On vote fréquemment, les institutions fonctionnent, les politiciens s’agitent sans repos, le bruissement incessant des informations de l’insipide petit écran et des commentaires semble témoigner de la vitalité de la libre expression. Mais voilà, face aux compromissions, aux accords secrets, à la collusion entre les milieux d’affaires et les décideurs politiques, à la prédation organisée du bien public, KEMPF nous interpelle en signifiant que toute cette occupation de la coquille démocratique par l’oligarchie est de moins en moins recouverte du voile de la morale républicaine. Mais si les citoyens soupçonnent qu’il existe un jeu dans lequel l’un des joueurs gagne toujours, les partenaires sont susceptibles de quitter la table. A vrai dire, aujourd’hui, de plus en plus nombreux sont ceux qui quittent la table, en s’abstenant aux élections. Prenons l’exemple du taux d’abstention des électeurs européens à l’élection du Parlement de Strasbourg. De 38% en 1979, il est passé à 41% en 1984, 43,3% en 1994, 54,6% en 2004 et enfin 56.8% en 2009. L’abstention devient structurelle. Dés lors, tout le monde comprend quelle est la nouvelle règle : le peuple est souverain, sauf dans les cas où la classe dirigeante en décide autrement.

 Oligarchie - photo 2

 

Politiquement parlant, les classes populaires semblent marginalisées et vouées à exprimer leur frustration dans des révoltes qui justifieront un accroissement de la répression policière. Quant aux classes moyennes, elles se rendent compte qu’elles ont été bernées. Alors, hormis l’effet désastreux de l’abstention aux élections, nous constatons que les partis populistes renaissent ou fleurissent partout en Europe. Cela nourrit l’idée que le peuple est mal représenté, que ses représentants sont des usurpateurs, et ce pourrait-être le glissement  sur la pente fatale du populisme ! (2).  Ainsi, ces responsables politiques qui comptent sur la cécité du peuple, sur son indifférence ou sur sa lassitude se trompent moralement, et se trompent politiquement.

 

En conséquence, il n’est pas anodin de se demander si en France, l’abstention record d’un côté et la poussée du Front National de l’autre, n’ont pas été les ingrédients qui ont présidé aux  résultats  des élections cantonales de mars 2011. Du côté des citoyens, si l’époque est à l’exaspération, elle demande aussi une exigence d’exemplarité.

 

Par ailleurs, l’auteur conforte son analyse en rappelant l’expression d’Al Gore sur la « convention de la démocratie ». La démocratie, c’est d’abord ça : une conversation, une discussion, parce que tout le monde est compétent. La démocratie repose sur le fait que nous sommes égaux en capacité de jugement face aux enjeux majeurs. Dans tous les exemples de démocratie vivante, le cœur de la vie politique n’est pas l’élection au suffrage universel, mais la délibération sur les grands enjeux, par laquelle nous apprenons les uns des autres. Le principe démocratique est que, quelle que soit sa place dans la société, tout citoyen a part égale à la décision. Mais ce principe est brutalement violé quand le pouvoir économique de quelques-uns leur donne une capacité d’intervention et d’influence immensément supérieure au commun des mortels.

 

Ici, KEMPF pointe du doigt le développement du « lobbying », en régime oligarchique. C'est-à-dire des méthodes plus ou moins discrètes d’influence sur les élus et les décideurs. Il s’agit de divers organismes ou industriels unis par un intérêt particulier qui vont, au moment de la discussion d’une loi ou d’un règlement, tenter de convaincre les décideurs élus de la nécessité de protéger cet intérêt, tout en menant si nécessaire diverses actions de communication auprès des médias ou du public. Toutefois, il ne suffit pas à l’oligarchie de contrôler la majorité des médias et la bonne parole qu’ils délivrent. Il faut aussi effrayer les journalistes qui font encore leur travail. On use ici de la poursuite en justice toujours coûteuse, afin de « bâillonner » les producteurs d’informations dérangeantes. Comprenez bien Mesdames et Messieurs : « nous avons les moyens de vous faire taire » !!!...

 

En conclusion, Hervé KEMPF pose une question fondamentale : « il nous faut reconquérir la démocratie dans un contexte radicalement différent de celui dans lequel elle s’est développée ». C’est ce que l’auteur appelle », le scénario écologique », dans lequel les dirigeants convainquent les citoyens que la crise écologique détermine l’avenir proche. La lecture du chapitre intitulé « la vertu de la démocratie » révèlera les pistes proposées par l’auteur. Cela pourrait être une orientation pour sortir de la machine infernale à broyer de l’humain.

 

Ma réflexion

 

Hervé KEMPS pose le débat de la démocratie au niveau planétaire. En ce qui me concerne, bien modestement, la question centrale qui a « taraudé » mon esprit pendant toute la lecture de cet ouvrage passionnant et fort bien documenté, a été la suivante : « Face aux piètres pratiques démocratiques de certaines gouvernances municipales de nos villes, gauche et droite confondues, ne peut-on pas y  trouver les stigmates d’un régime  oligarchique ?» Dans une certaine mesure, aujourd’hui ma réponse est oui.

Toutefois, si une culture vivante de la démocratie représentative se développe, pour autant que les élus du peuple non seulement entendent, mais se considèrent bien comme les mandataires à durée limitée de ceux à qui ils doivent rendre des comptes, je veux bien réétudier mon jugement.

 

Alain Cassé

Citoyen des Bas Heurts

Noisy-le-Grand (93).

_____

 

(*)- Hervé KEMPF est journaliste et écrivain. Il entre en 1998 au quotidien Le Monde, pour couvrir le domaine environnemental.

(1)- L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie : Hervé KEMPF, Collection L’histoire immédiate, chez  SEUIL.

(2)- Populisme : la pente fatale : Dominique REYNIE,  Tribune libre chez PLON

Nouvelle menace du maire de Noisy-le-Grand sur le quartier des Bas-Heurts

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NOUVELLE MENACE

DU MAIRE

DE NOISY-LE-GRAND

SUR LE QUARTIER

DES BAS-HEURTS !

 

 

Photo Bas Heurts-A 

 

 

Alors que depuis juillet 2004, la commune a subi de multiples revers juridiques sur le projet d’urbanisation du quartier des Bas-Heurts :

            - Avril 2007, avis défavorable à l’unanimité de la Commission d’Enquête lors de l’Enquête Publique sur la ZAC du Clos aux Biches (quartier des Bas-Heurts),

            - Avril 2008, annulation de la ZAC du Clos aux Biches par le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise,

            - Juin 2010, annulation du PLU de Noisy-le-Grand, par le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise,

            -   Juillet 2010, confirmation de l’annulation de la ZAC du Clos aux Biches, par la Cour d’Appel de Versailles.

 

Insatiable, en juillet 2011, Michel Pajon, Maire de Noisy-le-Grand (93) lance une nouvelle OPA sur ce même quartier.

 

En effet, l’annonce publiée le 22 juillet dernier au BOAMP (cliquer sur : BOAMP n° 141 B, annonce n° 421), nous apprend que le Maire lance un avis de marché public relatif : «  à la réalisation des Etudes pré-opérationnelles pour l’aménagement du secteur dit du ‘Clos aux Biches’ et la réalisation des dossiers de création de la ZAC et de la DUP. Le présent marché est conclu pour une période allant de sa date de notification jusqu’à l’admission de la prestation qui, en tout état de cause, ne saurait excéder 24 mois, en tenant compte des délais de validation des décisions par le maître d’ouvrage ».

 

Les prestations du marché public font l’objet de tranches définies comme suit :

 

- Tranche ferme :

 

            - Phase 1 : Diagnostic et Etudes pré-Opérationnelles,

            - Phase 2 : Concertation et finalisation du projet d’aménagement urbain,

            - Phase 3 : Dossier de création de ZAC,

            - Phase 4 : Dossier de Déclaration d’Utilité Publique (DUP).

 

- Tranche conditionnelle : Dossier de demande au titre de la Loi sur l’eau.

 

Enfin, la date limite de réception des offres ou des demandes de participation est fixée au 16 septembre 2011, pour une  notification prévisionnelle du marché en novembre 2011.

 

Le Cahier des Charges et les documents complémentaires sont téléchargeables sur le site : http://www.achatpublic.com.

 

 

Commentaires :

 

Nous sommes dubitatifs et indignés, pourquoi ? Parce que :

 

1-  L’Enquête Publique sur le nouveau PLU s’est terminée le 13 juillet 2011 à 12h. Le rapport du Commissaire Enquêteur n’est pas rédigé. Ce  PLU n’est pas encore adopté, que Michel Pajon lance prématurément le 22 juillet 2011 un nouvel appel d’offre sur les Bas-Heurts. Il campe toujours sur la même position qu’en 2004, c'est-à-dire l’édification de 1500 logements collectifs.

 

Dans ces conditions, comment peut-on rédiger un « cahier des Charges » sérieux à l’attention des candidats, qui tienne compte des remarques éventuelles formulées par le Commissaire Enquêteur du nouveau PLU ? A moins que la commune n’envisage pas d’amender son projet d’urbanisation initial, ce qui n’est pas exclu !

 

2-   Le Maire lance l’avis de marché le 22 juillet 2011, et fixe la réception des offres pour le 16 septembre 2011, alors que toute la France est en vacances. Manifestement, tout est mis en place pour qu’il y ait un minimum de candidature ! N’y aura-t-il qu’une seule SEM?

 

3-   Nous lisons  page 11/25 du Cahier des Clauses Particulières (Cliquer sur : Cahier des Clauses Particulières), au chapitre de l’approche urbaine: « Actuellement, le site est composé de pavillons, de terrains nus, de frichesAucune des  constructions ne présente de qualité remarquable, aussi leur démolition doit être envisagée».

La phase 1 de l’étude concerne le « Diagnostic et les Etudes Pré-Opérationnelles ». C'est-à-dire l’analyse de l’état initial de la zone affectée. Mais voilà que Michel PAJON dicte par avance les conclusions du rapport d’analyse du site. C’est pour le moins paradoxal, et enlève toute initiative et crédibilité au fameux diagnostic. Dans ce cas d’espèce, ne pourrions-nous pas assimiler cette initiative, à un abus de pouvoir ?

Généralement, dans un tel appel d’offre, le pouvoir adjudicateur peut prévoir une visite du site préalable pour les candidats potentiels qui souhaiteraient soumissionner, afin d’éclairer les candidats sur l’état initial des lieux, ne pas fausser la concurrence, et ainsi éviter les contestations lors de l’exécution du marché. Cette visite fait l’objet d’un procès verbal rédigé par le pouvoir adjudicateur. Ce procès verbal est annexé à l’acte d’engagement. A Noisy le Grand, nous ne trouvons pas aujourd’hui la trace d’une telle démarche.

 

4-    Plus loin, nous découvrons: « Le projet doit répondre à un objectif de requalification et permettre la création d’un nouveau quartier ».

La mise en œuvre d’une opération d’aménagement sous le régime d’une ZAC nécessite une phase de « concertation préalable» et de consultation des habitants afin de connaître leurs souhaits. La question est : « Dans quel quartier veulent-ils vivre demain? Dans quel environnement urbain? ».Cela s’appelle faire la ville avec ses habitants, c’est une règle élémentaire de démocratie participative.

Dans le cas présent, quel est l’intérêt de consulter les habitants historique du quartier des Bas Heurts lors d’une réunion publique, puisque de toute façon ils seront préalablement exfiltrés de la zone, si par malheur un Commissaire Enquêteur décrétait le projet de ZAC du Clos aux Biches d’Utilité Publique.  C’est ce qui permet au  Maire de Noisy-le-Grand  de proclamer dans sa copie: « la réalisation de 1500 logements environ, permettra de répondre aux attentes de la population dans leur diversité ». Ce n’est pas sérieux, et les 6000 autres qui seront construit, c’est pour la défiscalisation Scellier ?

Dans ce cas de figure de  création d’un nouveau quartier, les nouveaux résidents seront  différents et inconnus. Alors, la pseudo  concertation en question ne présentera qu’une obligation juridique. Pour le reste, sur le fond, elle n’aura aucun intérêt et ce sera encore une vaste mascarade. Ce n’est pas raisonnable, de qui se moque-t-on ?

 

5-    Au chapitre : Description de la mission (page 6/25), nous apprenons qu’il s’agit de mettre en œuvre sur les Bas-Heurts un éco-quartier de qualité,  mais sans en dresser précisément les caractéristiques. Evidemment, nous comprenons très bien qu’il s’agit ici de collecter les 10 millions d’euros, prévus au contrat Etat-Région 2007-2013. 

Toutefois, précisons qu’un éco-quartier, c’est plus une ambition qu’une définition. Un éco-quartier va plus loin que l’urbanisme pur que nous découvrons dans cet appel à marché public. Il s’inscrit logiquement dans une démarche globale, et la gouvernance participative avec les habitants est au cœur de la méthode : pilotage du projet, vie et lien social, vie associative, convivialité entre les citoyens, volonté politique… En fait, lorsque la Municipalité de Noisy-le-Grand parle uniquement  de développement durable, sans considérer l’interaction de ces différents facteurs, elle dénature totalement le fond du problème, et hypothèque finalement la réussite de son projet.

 

Conclusions

 

Le coup est parti, mais Monsieur le Maire doit rester prudent car il a apprit à ses dépens, contrairement à son optimisme d’octobre 2004, qu’une Enquête Publique sur une ZAC présente toujours quelques risques d’aléas !

 

Au péril de perdre, l’ADIHBH-V va encore une fois engager la bataille avec détermination, c'est-à-dire avec courage, dans l’unité et l’intelligence.

                                                                                 

Ce faisant, rien de nous interdit de faire un peu de prospective : combien y aura-t-il de soumissionnaire ? Qui sera l’heureux élu ?

 

Le « Vrai Journal de Noisy-le-Grand » est taquin, il a sa petite idée, mais chut….., c’est un secret.

 

Rien ne va plus, à vous de jouer !

_______

 

 

 

 

 

 

 

Noisy-le-Grand, une ville d'eau (3)

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NOISY-LE-GRAND,

UNE VILLE D’EAU !

(troisième partie)

 

 

Arcades-Inondations


 

Parvenu dans les environs de Toulouse et découvrant l'ampleur de la crue de la Garonne de 1875, le Maréchal Mac-Mahon, alors président de la République, eut cette envolée magnifique: "Que d'eau! Que d'eau!"

 

C'est encore cette exclamation que les commerçants du Centre Commercial des Arcades ont prononcé le mardi 19 juillet vers les 10 h du matin, lorsqu’ un torrent d’eau a déferlé dans la galerie du niveau 0, du Centre Commercial.

 

En fait, la pluie qui s’abattait sur Noisy-le-Grand ce jour là n’y serait pour rien, c’est une pelleteuse réalisant des travaux au niveau de la chaussée, qui aurait détérioré une canalisation alimentant le réseau de secours incendie. Très rapidement, plusieurs mètres cube d’eau se sont déversés dans la galerie marchande située en contrebas, créant quelques désordres aqueux dans plusieurs  magasins.

 

La galerie venant d’ouvrir, aucune évacuation de clients n’a été nécessaire. Très rapidement Véolia est intervenu pour colmater les fuites. Toute la nuit, le personnel du Centre Arcades fut mobilisé, pour effacer les traces de l’incident. Dès le lendemain matin, la galerie marchande du niveau 0 ouvrait normalement, comme si de rien n’était.


 

Arcades- apr-s nettoyage

 

 

La Gare du réseau RER A, également submergée,  fut fermée toute la journée du mardi, des bus de remplacement furent mis en place pour transporter les voyageurs à la gare de Bry-sur-Marne.

 

Mais quelle aventure !!!.... Eric, d’Optique 2000, optimiste, se voyait déjà à Venise. D’autres, plus enclin au pessimisme, faisaient allusion à une mini vague de tsunami. Et puis enfin, quelques Arcadiens taquins ont contacté le Vrai Journal de Noisy-le-Grand afin de savoir si après Noisy-Plage, il n’était pas envisageable d’ouvrir dès maintenant une piscine à Shopping-sur-Marne, afin de créer une nouvelle animation pour l’été. Il est vrai que régulièrement, le Maire de la commune souhaite introduire de nouvelles  activités périphériques, pour attirer le chaland.


 

 

 

 

 

Noisy-le-Grand, une ville d'eau (2)

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NOISY-LE-GRAND,

UNE VILLE D’EAU !

(deuxième partie)


 

Bassin AquatiqueIllustrationBVL Architecture

 

Encore une histoire d’eau, en espérant que cela ne tournera pas au vinaigre.  Il s’agit cette fois  de la construction du centre aquatique sport et loisir suivant une démarche Haute Qualité Environnementale, avec la volonté d’optimiser plus particulièrement la consommation d’énergie et la consommation d’eau. Ce projet a été réalisé par BVL Architecture.

 

Cet équipement devrait s’étaler sur 5 000 m². Il comportera notamment un bassin sportif de 25 m avec 8 lignes d’eau, un bassin à vagues, un bassin d’apprentissage, une pataugeoire et un grand toboggan de 60 m pour les Noiséens amateurs de frissons et de glissades. Les services divers intégreront : restauration, sauna, spas, solarium, hammam et salle de gymnastique.

 

La construction de ce centre aquatique a fait l’objet d’un appel d’offre publié le 24 mars 2010. Alors que le nombre d’offres reçues était de sept, le marché fut attribué le 15 juillet 2010 à la société DUTHEIL, 67 boulevard Soult, 75012 Paris, pour un montant de 7 309 483,24 €, durée du chantier 20 mois. L’ensemble des marchés sont répartis en quatorze lots, pour un montant total de 16 425 000,00 €

 

Depuis, le centre nautique grandit à vue d’œil. Symboliquement, Michel Pajon a posé la première pierre le lundi 30 mai 2011.

 

Chantier du Centre Aquatique

 

Toutefois, nous apprenons maintenant que la Société DUTHEIL est en redressement judiciaire depuis le 23/06/2011, et en cessation de paiement depuis le 10/06/2011. Sous le contrôle d’un mandataire judiciaire, DUTHEIL est en période d’observation jusqu’au 23/12/2011 et bénéficie d’une continuité d’exploitation.

 

Lors du Conseil municipal du 21 juillet dernier, cette situation fut abordée par J Marc Morère (UMP). Le Maire Michel Pajon a apporté la réponse suivante :

 

« L’Entreprise DUTHEIL a des difficultés, elle est en redressement judiciaire. Nous avons pris contact, elle nous assure qu’elle est capable de poursuivre. Nous avons également rencontré le Mandataire de justice qui est chargé d’accompagner l’entreprise dans sa période de difficulté et pour l’instant, il dit que les choses doivent aller correctement.

 

C’est une entreprise ancienne, très connue, qui a rencontré deux problèmes :

 

1-    une de ses filiales,  a déposé le bilan, dans le Sud de la France,

2-    une multinationale qui ne l’a pas payé, pour divergence sur la qualité des travaux réalisés.

 

C’est vrai que nous pouvons être inquiets, car d’autres villes nous indiquent  que ces situations ont tendance à devenir fréquente.

 

Cette Société en est à sa troisième année de crise :

 

-       La première année : ils font appel à leur réserve de trésorerie,

-       La deuxième année : ils font appel aux banques,

-       En ce moment, avec la crise sur la Grèce, l’Espagne, le Portugal et autres, les banques sont devenues plus prudentes, ce qui fragilise le système.

 

Nous sommes très ennuyés par cette situation, parce que c’est une Société qui travaille très bien, c’est une société de qualité, et il ne faudrait pas qu’il y ait une démobilisation des salariés et une fuite des cadres.

 

Pour le moment, notre travail consiste à ne pas payer plus que le travail réalisé afin que, s’il devait nous arriver malheur, nous puissions retrouver une autre entreprise qui reprenne le chantier. Mais c’est une hypothèse que l’on ne souhaite pas, car dans ce cas de figure, nous n’arriverions pas à réceptionner le bâtiment dans les délais prévus.

 

Cette situation est préoccupante, nous n’avions jamais rencontré cela à Noisy-le-Grand, après deux années de crise »

 

 

Enregistrement de l'intervention de Michel Pajon au Conseil Municipal

 

COMMENTAIRE

 

La question qui se pose aujourd’hui, est de savoir si la commission d’Appel d’Offre de la commune, qui a dû se réunir en juillet 2010 pour attribuer les marchés,  avait suffisamment d’éléments pertinents pour évaluer la capacité économique et financière de la société DUTHEIL. La lecture de l’Appel d’Offre du 24/03/2011 (§ III 2.2) montre que les renseignements et formalités nécessaires pour évaluer ces exigences portent, entre autres, sur le chiffre d’affaire annuel des trois dernières années, ainsi que sur les effectifs moyens annuels de la Société. Les bilans et les comptes de résultats ne sont pas exigés.

 

Hors, Infogreffe.fr nous apporte aujourd’hui quelques informations significatives, telles par exemple le fait que les comptes du bilan clos au 31/12/2009, n’ont été seulement déposés aux Greffes du Tribunal de Commerce de Paris que le 08 juin 2011. Ceux de l’exercice 2010, le 12 juillet 2011.

 

Ces documents comptables indiquent :

 

- Que depuis 2006, DUTHEIL réduit le nombre de ses salariés, à savoir ; 194 en 2006, 142 en 2007, 125 en 2008, 118 en 2009 et 109 en 2010. En cas de besoin, la Société recouvre aux salariés intérimaires, ce qui permet d’ajuster les besoins de mains d’œuvre et les coûts avec plus de souplesse.

 

- Que les « Marchés Publics » représentent 75 à 80% du chiffre d’affaire de la Société,

 

- Que le Marché actuel du BTP est toujours tendu et orienté à la baisse. Dans ce contexte, DUTHEIL n’ignore pas que la conjoncture incite au « prix cassé », et signale que beaucoup de ses concurrents répondent à des appels d’offres en proposant des prix très bas. Néanmoins, DUTHEIL se défend d’utiliser  ces pratiques.

 

En 2009, une baisse du chiffre d’affaire de - 6,55% (34 768 511 € HT, contre 37 206 836 € HT). Une baisse des charges d’exploitation de – 12,63%. Une réduction du personnel tant au niveau « encadrement de chantier et administratif » qu’au niveau du « personnel de chantier », soit une réduction de la masse salariale de - 15,48%. Un bénéfice net comptable de 181 394 €, contre une perte nette comptable de 2 218 155 € au titre de l’exercice 2008.

 

En 2010, une hausse du chiffre d’affaire par rapport à 2009 de + 21,95% (42 403 375 € HT contre 34 768 511 € HT). Toutefois, le bénéfice net comptable chute de – 29,58%  (127 731 € contre 181 395 € au titre de l’exercice 2009). Ainsi, malgré les efforts effectués depuis deux ans, la société DUTHEIL a enregistré depuis le début de l’année de l’exercice 2011 des difficultés financières croissantes résultant :

 

-       du litige commercial relatif à un chantier important, apparu avec le maître d’ouvrage délégué, qui à bloqué une créance de 2 000 000 €,

-       du report de plusieurs mois de la date de démarrage de plusieurs chantiers,

-       de l’insuffisance de rentabilité de chantiers démarrés sur l’exercice en cours.

 

En outre, sur l’exercice 2010, DUTHEIL a procédé à une augmentation de capital de 500 000 €, afin de le porter de 1 200 000 € à 1 700 000 €. Cette recapitalisation devait permettre d’améliorer la structure financière de l’entreprise et de renouer avec la confiance des partenaires financiers.

 

Enfin, courant 2010, BTP Banque, nouveau partenaire financier, est venu rejoindre le pool bancaire actuel.

 

Toutefois, constatant que les mesures de restructuration engagées depuis deux ans se sont malheureusement avérées insuffisantes, et face à la détérioration rapide de sa trésorerie, la Direction de DUTHEIL a décidé de solliciter du Tribunal de Commerce de Paris, le bénéfice d’une procédure de redressement judiciaire.

 

Cette situation entraîne une incertitude sur la capacité de la Société à poursuivre son activité. DUTHEIL ne casse pas ses prix, mais DUTHEIL fait croitre son chiffre d’affaire tout en diminuant son bénéfice net comptable, ce qui se traduit par une insuffisance de rentabilité !!!.....

 

Comme indiquait Michel Pajon le 21 juillet dernier, cette situation est préoccupante. Les persifleurs rajouteront : «  il ne faudrait pas que ce centre aquatique qui devait être baigné de soleil, fasse plouf ».

 

Evidemment, l’ADIHBH-V espère une issue favorable, qui augurerait d’une livraison  du centre aquatique en juillet 2012.

 


 

Contribution bibliographique : Informations légales des entreprises, http://www.infogreffe.fr 

Remerciements : Monsieur Jean Pierre VIDAL, BVL Architecture, pour la communication et l’autorisation de publication d’une illustration du  bassin nautique.