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Route de Neuilly : réponses des candidats

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SECURISATION DE LA ROUTE DE NEUILLY, REPONSE DES CANDIDATS AUX CANTONALES 

 

Elections Cantonales[1]

  

 

 

Suite à notre lettre ouverte parue sur ce blog ce dimanche 13 mars , nous avons reçu deux réponses de la part des candidats. Nous les remercions et nous publions ci-dessous leur courrier.

 

 

 

Réponse de Sylvie MONIN et Etienne DOUSSAIN

(Pour un département solidaire. A gauche vraiment)

 

 

 

A l’attention d’Alain Cassé

Président de l’ADIHBH-V

 

Noisy le Grand, le 13 mars 2011

 

Monsieur le Président,

 

Suite à la lettre adressée à Monsieur le Député-maire, Michel Pajon, qu’un habitant de la rue Navier a fait parvenir à votre association, vous avez souhaité interroger l’ensemble des candidats à l’élection cantonale des 20 et 27 mars prochains pour le canton de Noisy-Le-Grand / Gournay-Sur-Marne à propos de l’aménagement des différents carrefours de la route de Neuilly, la RD 370.

 

Nous vous en remercions et c’est avec plaisir que nous vous communiquons notre réponse.

 

Tout d’abord, il est nécessaire de rappeler le statut départemental de cette voie qui, sauf erreur de notre part, depuis le transfert de compétence Etat – Département, est de la responsabilité du Conseil Général de Seine-Saint-Denis, tout comme son prolongement, le boulevard Paul Pambrun.

 

Cette caractéristique implique sans ambiguïté que le choix de son évolution repose sur la décision de cette collectivité et non pas de la simple volonté de la ville de Noisy-Le-Grand, même si, sans aucun doute, celle-ci peut contribuer à son indispensable aménagement.

 

Ce rappel préalable permet d’affirmer que le Conseiller Général sortant, élu depuis 1998, était fondé à intervenir durant son dernier mandat auprès de l’assemblée départementale et de son président, au même titre qu’il a pu le faire pour la culture ou le sport, par exemple.

Si nous ne doutons pas qu’il ait pu le faire, nous sommes surpris que ce dernier et le conseil général n’aient pas communiqué plus amplement en direction de la population noiséenne sur les projets d’aménagement que cette route mérite depuis de trop nombreuses années.

 

En effet, son caractère particulièrement dangereux est une triste évidence pour les noiséens qui l’empruntent. Nous avons tous en mémoire, hélas, les drames successifs et encore récents, qui se sont produits sur cette voie.

 

Chacun sait depuis longtemps que la route de Neuilly a revêtu au fil des ans une fonction d’évitement liée, en particulier aux forts encombrements de l’autoroute A4 mais aussi liée aux difficultés de liaison entre la partie sud du département et ses autres parties. Cela entraine de fait une circulation très importante à plusieurs moments de la journée, chaque matin et chaque soirée étant particulièrement intenses.

 

Il ne fait aucun doute, non plus, que cette route départementale, tant qu’elle était de compétence Etat est resté sous-dimensionnée alors que le même Etat décidait de développer la ville nouvelle de Marne-La-Vallée. Il y a là une faute historique qui démontre bien dorénavant la difficulté d’une future densification urbaine qui ne prendrait pas en compte la réalité et les contraintes des cheminements existants, qu’elles concernent les transports publics, le transport automobile individuel, les circulations douces ou piétonnes.

 

La situation actuelle est claire. Le Conseil Général a toute compétence pour décider de l’aménagement de ces carrefours qui ont déjà fait plusieurs victimes, ces dernières années.

 

Que la ville de Noisy-Le-Grand apporte sa contribution est tout aussi claire dans la mesure où cette dernière a organisé ces dernières années une croissance de sa population qui lui confère une responsabilité partagée.

 

De la même façon, l’existence de plusieurs emprises appartenant à l’Etat ou la collectivité territoriale, voire à la ville, pourrait d’ores et déjà permettre de « pacifier » la route de Neuilly en procédant à des aménagements, à la fois des carrefours (et c’est le plus urgent !) et, à la fois des voies de circulation, en particulier en prévoyant la circulation en site propre des transports en commun qui transitent par cette route.

 

C’est d’ailleurs, de notre point de vue, la seule solution efficace qui reste envisageable dans la mesure où le pont de Neuilly ne supporterait pas dans sa configuration actuelle une augmentation du trafic. Cette réalité, d’ailleurs, pose immédiatement la question de la construction d’un autre pont plus conséquent à l’Est de Noisy-Le-Grand et de Gournay-Sur Marne, solution qui tempérerait la logique d’évitement bien connue que nous évoquions précédemment, notamment de nombreux Seine-et-Marnais.

 

Dans le même temps, l’aménagement des trois carrefours qui se situent à l’entrée de la ville de Noisy-Le-Grand doit être programmé dans les plus brefs délais, y compris sous la forme de giratoire. Il va de soi que l’insuffisance de notre connaissance des flux ne nous autorise pas à préconiser avec exactitude qu’elle serait la meilleure solution en la matière mais nous sommes convaincus que les services compétents du Conseil Général sauront, s’ils ne le savent pas déjà, établir avec précision le meilleur scénario pour sécuriser les conditions de la circulation, qu’elle soit piétonne, douce ou automobile.

 

Par contre, nous pensons que chaque scénario devra intégrer à terme une modification des conditions actuelles de circulation sur le boulevard Paul Pambrun. Il y a, à notre avis, une logique d’aménagement cohérent à développer rapidement.

 

Pour autant – nous souhaitons y revenir -, la question posée par votre interlocuteur en entraine une autre, et de taille ! C’est la question de l’aménagement urbain des Bas Heurts, de la Varenne, de la Rive Charmante. Nous pourrions dans une certaine mesure y ajouter Mailles Horizon.

 

On ne peut concevoir, en effet, une densification urbaine, telle que la majorité municipale le prévoit à ce jour, sans en prévoir les conséquences redoutables sur les conditions de circulation dans Noisy-Le-Grand et les villes environnantes.

 

D’ailleurs, nous semble-t-il, cette question était au coeur de l’annulation du Plan Local d’Urbanisme de cette ville. Le projet du nouveau PLU ne donne pas l’impression, c’est le moins que l’on puisse dire, de régler au mieux cette dimension.

 

Il est donc indispensable que le nouveau Conseiller Général prenne en considération avec sérieux la contradiction qui réside entre la volonté du maire de Noisy-Le-Grand de densifier le tissu urbain et la nécessité d’aménager la route de Neuilly en la sécurisant. Il y a là, de notre point de vue, une difficulté majeure que l’on ne peut contourner, ou plutôt éviter, qu’en organisant une densification raisonnée et raisonnable, ce qui n’est pas le cas à ce jour.

 

Nous sommes, d’ailleurs, surpris que le Conseiller Général sortant ne soit jamais exprimé publiquement dans ce sens, es qualité. L’ambiguïté du cumul de responsabilités, adjoint au maire et conseiller général, l’en a peut-être empêché !

 

Pour ce qui nous concerne, notre engagement revêt deux dimensions, l’une urgente, l’autre à moyen terme qui passera par la mise en oeuvre d’un partenariat indispensable avec la ville de Noisy-Le-Grand.

 

Pour l’urgence, dans l’hypothèse où Madame Monnin serait élue conseillère générale de notre canton, il y aura une intervention immédiate auprès du futur président du Conseil Général pour que soit étudiée et programmée la sécurisation dans les meilleurs délais des carrefours de la route de Neuilly.

 

Pour nous, les meilleurs délais signifient précisément qu’il faut impérativement que ces aménagements soient réalisés au cours des trois premières années du mandat du futur conseiller général. Il est indispensable que les Noiséens puissent constater le résultat concret de cet engagement public. A cet effet, nous n’hésiterons pas à communiquer sur l’état d’avancement et le résultat des démarches de la conseillère générale. C’est une exigence due aux électeurs du canton

 

Pour la seconde, nous engageons à défendre, aux côtés de la ville de Noisy-Le-Grand, la transformation de l’usage du boulevard Paul Pambrun, en particulier avec la réalisation de voie de circulation en site propre pour les transports publics dont la continuité irait jusqu’au pont de la route de Neuilly et, nous l’espérons, après.

 

Il va de soi que cette perspective concrète supposera la modification des projets noiséens de densification urbaine et nous savons pouvoir compter sur l’action de votre association, comme celle de nombreux Noiséens pour faire reculer ces projets contestables et déraisonnables.

 

Souhaitant avoir répondu de façon appropriée à votre lettre, lettre que nous vous autorisons à publier, si besoin,

 

Veuillez croire, Monsieur le Président, à notre considération.

 

 

 

 

Pour un département solidaire

A Gauche Vraiment !

Sylvie Monnin

Candidate à l’élection cantonale

Etienne Doussain

Remplaçant

 

 

 

 

 

Réponse de Richard VIGNAL

(Parti Ouvrier Indépendant)

 

 

Association ADIHBH-V

Alain Cassé

Président de l'association

 

 

 

Noisy-le-Grand, le 15 mars 2011

 

 

Monsieur,

 

Je viens de prendre connaissance de votre courrier.

 

Usagé de cette route départementale chaque jour pour me rendre à mon travail, j'ai constaté les difficultés pour les pétions quel que soit leur âge, à traverser.

 

Pour le Parti Ouvrier Indépendant, un élu de la République, en particulier le conseiller général, est élu pour répondre aux besoins de la population qu'il représente.

 

Les éléments que vous indiquez, montrent la nécessité d'agir au plus tôt surtout pour des sujets tels que la sécurité routière.

 

Il est évident qu'élu, le point soulevé dans votre lettre ouverte sera mis dans les meilleurs délais à l'ordre du jour du conseil général et de ses services techniques, tout comme la question des subventions supprimées pour lesquelles j'ai pris déjà l'engagement de présenter un vœu.

 

Je reste à votre disposition pour une rencontre. Nous sommes au Champy tous les samedis et au marché central chaque dimanche matin (même quand il n'y a pas de campagnes électorales).

 

Je vous prie de croire à l'expression de mes sentiments distingués.

 

 

Richard Vignal

 

Route de Neuilly : lettre ouverte aux candidats

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LETTRE OUVERTE AUX CANDIDATS DES ELECTIONS CANTONALES

 

 

 

Carrefour NAVIER[1]

 

 

 

Madame, Messieurs les candidats,

 

Monsieur Jérôme C, habitant rue Navier à Noisy-le-Grand, fait parvenir à l’ADIHBH-V la  copie d’un courrier adressé à Michel Pajon, relatif à la dangerosité de la route de Neuilly. Je cite : 

 

«…Je traverse matin et soir la route de Neuilly, j’ai remarqué le trafic très  important sur cet axe. En tant que piéton je déplore la dangerosité de cette route départementale, particulièrement au niveau du carrefour route de Neuilly / boulevard Souchet / boulevard du Maréchal Foch […]. Âgé d’une trentaine d’année, sportif et doté d’un caractère bien trempé, j’ai peu de mal à m’imposer pour traverser au passage piéton, mais je côtoie chaque jour des enfants et des personnes âgées qui sont désemparés face à cette situation… »

 

Nous somme ici face à un problème de sécurité routière qui perdure depuis des dizaines d’années, sans que la moindre sécurisation de cette route départementale 370 (RD 370) soit entreprise. Et pourtant :

 

-       en 1981, c’était une jeune adolescente de 12 ans qui perdait la vie, renversée par un motard, au carrefour de la route de Neuilly / rue René Navier / rue Paul Lafargue

-       Quinze jours plus tard, c’était un jeune apprenti charcutier de 15 ans, qui circulait en mobylette pour se rendre sur son lieu de travail à Neuilly-sur-Marne,

-       Plus près de nous, en décembre 2009, chacun a encore en mémoire le décès du jeune Harris, renversé par une ambulance, au même endroit.

 

La route de Neuilly constitue le tronçon le plus dangereux de la RD 370. Cet axe saturé soufre d’une superposition de flux : piétons, automobiles, camions, transports en commun, présentant des risques importants ; tout particulièrement pour la sécurité des jeunes Noiséens qui fréquentent le lycée Evariste Gallois, le collège François Mitterrand et le groupe scolaire de La Varenne.

 

Depuis des années, les Associations de parents d’élèves (PEEP et FCPE), le Conseil Consultatif du Quartier Nord, l’Association « Mieux Vivre à La Varenne » et les riverains n’ont eu de cesse de dénoncer les importants dysfonctionnements constatés, en particulier la vitesse excessive des véhicules, l’état dégradé de la chaussée et l’absence de traitement sécuritaire et cohérent de la voirie. Sans être exhaustive, la liste des recours est à ce jour impressionnante. Pour mémoire, ont été alertés :

 

-       La Mairie de Noisy-le-Grand,

-       La Préfecture de Seine-Saint-Denis,

-       La Direction Départementale de l’Equipement (DDE),

-       Le Président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis,

-       La Délégation Interministérielle à la Sécurité Routière,

-       La Préfecture de Police de Paris,

-       La Ligue contre la violence routière,

-       Le Ministère du Développement Durable,

 

 

En outre, le 1er avril 2010, le Conseil Municipal de Noisy-le-Grand votait un vœu à l’attention du Conseil Général de la Seine-Saint-Denis, dont l’entretien et la mise en sécurité de la RD 370 est l’une de ses compétences, à savoir :

 

- proposer au plus vite un réaménagement de la route de Neuilly permettant de limiter fortement la vitesse des véhicules, notamment par la création de plusieurs ronds-points ;

- réaliser, en priorité, un rond-point au niveau de deux carrefours particulièrement accidentogènes : celui de la route de Neuilly avec la rue Pierre-Brossolette, et celui de la route de Neuilly avec la rue Paul-Lafargue ;

- demander que ces travaux de sécurisation et de réaménagement de la route de Neuilly s’inscrivent dans une réflexion d’ensemble sur la requalification globale de la RD 370 ;…

 

Malgré tout ce tumulte, l’Association de Défense des Intérêts des Habitants des Bas-Heurts-La Varenne (ADIHBH-V) constate encore  en mars 2011, qu’aucune action corrective de sécurisation n’a été entreprise sur la RD 370. Ceci est extrêmement regrettable.

 

En conséquence et à l’approche des élections cantonales des 20 et 27 mars prochain, nous avons l’honneur de vous demander si, en tant que candidat au sein de cette assemblée départementale, la mise en sécurité de la RD 370 constitue pour vous aujourd’hui une priorité, et à quel moment vous compteriez engager effectivement les premières phases de travaux.

 

Dans l’attente de vous lire et dans l’espoir que cet appel soit entendu, veuillez agréer, Madame, Messieurs les candidats, l’expression de notre considération distinguée.

 

Pour l’Association

Alain Cassé

Président de l’ADIHBH-V

 

 

Courrier communiqué à :

-       Sylvie Monin (Pour un département solidaire. A gauche vraiment),

-       Emmanuel Constant (PS), Vice Président du CG 93, Candidat sortant,

-       Eric Allemon (UMP).

-       Richard Vignal (POI).

 

 

 

 

 

 

 

Journée mondiale des droits des consommateurs

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UFC-QUE CHOISIR

COMMUNIQUE.

15 mars 2011 : journée mondiale des droits des consommateurs !  

 

 

 

 

Compte tenu du nombre, toujours trop grand de litiges entre consommateurs et professionnels, l’UFC-Que Choisir, forte de 160 associations locales et près de 5000 bénévoles, aide les consommateurs à faire entendre leur voix et faire valoir leurs droits.

Répondant à l’objectif premier de l’association qui est d’informer et défendre les consommateurs, l’UFC-Que Choisir, qui célèbre cette année son soixantième anniversaire, offrira, dans toutes les régions de France, les clés de la consommation aux Français !

Rendez-vous en Seine-Saint-Denis, le 15 mars 2011, au Centre Commercial Rosny 2, de 10h à 20h, point central niveau bas.

 

 

affiche-jmc

 

Eco-quartiers de Noisy-le-Grand, la bonne organisation

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LES ECO-QUARTIERS DE

NOISY-LE-GRAND :

CHOISIR LA BONNE ORGANISATION !

 

 

 

Eco-Quartier Photo 1[1]

 

Grâce au Grenelle de l’environnement, dont les conclusions prévoyaient d’inciter les collectivités territoriales, notamment celles qui disposent d’un programme significatif de développement de l’habitat, à réaliser des Eco-Quartier avant 2012, plusieurs villes voient leurs premières tranches sortir de terre.

 

Mais un danger sérieux guette les collectivités locales si elles se concentrent uniquement sur des opérations vitrines sans se préoccuper de leur mode de fonctionnement ; elles ont besoin en fait d’un cadre organisationnel adapté et de se fixer des objectifs.

 

Afin que les projets d’Eco-Quartier des collectivités répondent aux orientations du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement (MEDDTL), ce dernier a mis en ligne dès l’automne 2007 un site dédié aux Eco-Quartiers, destiné aux acteurs locaux. La grille « Concevoir un Eco-Quartier » ci- après  a été élaborée :

  Tabeau 2 -Objectifs[1]

 

Cette grille se structure autour des trois piliers du Développement Durable appliqués à l’aménagement et fixe les objectifs d’un projet d’Eco-Quartier, à savoir :

 

-       Le cadre de vie et les usages,

-       Le développement territorial,

-       La préservation des ressources et adaptation au changement climatique.

 

Aujourd’hui, nous examinerons seulement la première dimension du cadre de vie et des usages. Si un Eco-Quartier vise des économies d’énergie, il demeure fondamentalement un quartier, c’est-à-dire un espace de vie. Cet espace de vie, lieu de socialisation et d’échange, doit être intégré et être cohérent avec la cité au sens large. Il doit permettre l’émergence et la promotion de modes de vie durables, plus équitables.

 

A la fois vitrine et symbole d’une évolution en profondeur de la société, l’Eco-Quartier doit être l’expression tangible d’une politique intelligente de la ville avec des principes écologiques affirmés et d’un véritable projet de société. Le Grenelle Environnement a ainsi montré que choisir un aménagement, une architecture et des habitats durables ne suffisent pas. Il faut également améliorer le cadre de vie des citoyens et promouvoir le vivre ensemble.

 

L'habitat peut être un levier important en se posant au centre d'un projet de vie pour l'ensemble du quartier. La réponse à donner aux besoins de mixité sociale, aussi bien que fonctionnelle, l'adéquation avec la demande et les enjeux locaux, la proposition de modèles alternatifs pour l'habitat pour impulser une modification des comportements et mode de vie est une clé d'entrée majeure et nécessite une grande attention. Les Eco-Quartiers doivent donc s’employer à adresser les problématiques relevant du cadre de vie et des usages, avec cinq principaux objectifs :

 

1. Promouvoir le vivre-ensemble : la mixité intergénérationnelle, culturelle et socio-économique est une priorité dans l’élaboration d’un Eco-Quartier. Des actions concrètes peuvent ainsi être mises en œuvre à l’échelle même du quartier, voire de l’îlot, afin de promouvoir la mixité sociale, renforcer les liens sociaux et intergénérationnels, et favoriser les initiatives citoyennes et la gestion de biens communs : varier la taille de l’appartement, aménager des appartements pour certaines catégories de personnes (personnes à mobilité réduite, personnes âgées), etc.

 

2. Promouvoir des modes de vie solidaires et responsables : cet enjeu est en partie lié avec  la politique d’aménagement, qui doit se comprendre à une échelle plus large que celle du quartier, afin que ce dernier soit parfaitement intégré à son environnement limitrophe, comme par exemple le quartier pavillonnaire de La Garenne à Bry-sur-Marne pour les Bas-Heurts et plus éloigné (mutualisation des services urbains et des espaces, lieux de vie accessibles, partagés et appropriables par tous, "voirie pour tous", etc.). Par une politique d’aménagement cohérente et concertée, il sera possible d’atténuer par exemple la place de l'automobile au sein de l'espace public et de favoriser de nouveaux usages autour d’espaces communs, qui favorisent la rencontre (jardins collectifs notamment).

 

3. Offrir un cadre de vie agréable et sain : orientation prioritaire du plan national santé environnement, la santé s’entend désormais au sens large comme un état de complet bien-être physique, mental et social. L’Eco-Quartier doit donc s’attacher à réduire les pollutions et les nuisances de tout type, concevoir des logements confortables et adaptés à tous, créer des lieux de promenade et de détente, développer les activités récréatives, enfin, prendre en compte les besoins actuels et futurs liés au vieillissement de la population, enjeu d’actualité s’il en est.

 

 4. Valoriser le patrimoine local, l'histoire et  l'identité  du quartier : Il s’agit de rendre la culture accessible à tous, préserver le patrimoine naturel, mettre en valeur le paysage urbain et le patrimoine architectural, favoriser la réhabilitation, réutilisation, reconversion du bâti existant, enfin, valoriser le patrimoine traditionnel de la banlieue, et conserver la mémoire des lieux, notamment les lieux simples de la culture du quotidien.

 

5. Intensité, compacité et densité : L’Eco-Quartier doit inversement promouvoir une densité cohérente et acceptable avec le territoire dans lequel il s’inscrit. Sur l’habitat en tant que tel, il s’agit à la fois de concevoir un urbanisme bioclimatique et promouvoir la qualité architecturale et urbaine, mais aussi de programmer une densité suffisante pour assurer l’implantation des services, équipements et commerces

Nous y revenons encore une fois, mais une véritable concertation locale est une obligation en phase amont d’étude et de définition des projets d’aménagement. Les articles du Code de l’Urbanisme L.300.1 et L.300.2 imposent l’association des habitants dans les phases préalables et de définition du projet.

 

 

Garantir la participation citoyenne pendant tout le projet

 

La participation citoyenne est une étape essentielle du projet urbain. Elle nécessite d’associer les citadins, habitants et usagers, en tant qu’experts du quotidien dès la conception du projet jusqu’à la réalisation, et au-delà. La prise en compte des pratiques quotidiennes et des usages nécessite des méthodes rigoureuses de concertation, une forte volonté politique et un respect vis-à-vis de l’implication des habitants. La participation doit permettre de s’assurer de l’acceptation locale des projets d’extension urbaine, mais elle doit être considérée comme une occasion de l’enrichir. C’est un travail qui s’inscrit sur le long terme et qui débute dès la définition des grandes orientations.

Manifestement, ce n’est pas ce que nous rencontrons dans la méthodologie de la commune de Noisy-le-Grand pour faire des quartiers désirés par les habitants d’aujourd’hui et de demain.

Afin de garantir la participation citoyenne, une intercommunalité comme « Le Pays de  Rennes », reconnue comme innovante dans le domaine de l’urbanisme, a construit son P.L.U et son P.A.D.D. en s’appuyant sur sa propre méthodologie ; l’ADDOU.

L’Approche Développement Durable dans les Opérations d’Urbanisme (ADDOU) est une démarche initiée par les élus et organisée par le Pays de Rennes, l’agence d’urbanisme, le conseil local à l’énergie et l’Ademe. L’objectif est de croiser les regards entre élus, techniciens, concepteurs et habitants afin de mener une réflexion collective en amont et de construire ensemble une charte d’aménagement durable pour chaque projet.

La démarche ADDOU s’articule en 3 étapes :

 

 

DEMARCHE ADDOU-Image 3[1]Cliquer sur l'image pour l'agrandir 

 

-       Une réunion préparatoire avec les élus et l’aménageur pour comprendre les motivations et définir la composition du groupe de travail dans les ateliers,

-       Trois ateliers thématiques pour informer, débattre des enjeux et dégager des propositions concrètes servant à l’esquisse de la charte. Les thèmes abordés sont les déplacements et la mixité urbaine, l’énergie et la qualité environnementale dans les logements, les formes urbaines et paysagères, la mixité sociale, l’environnement et l’eau. Un atelier permet de hiérarchiser les propositions des participants. Le rôle des élus est de s’approprier cette esquisse afin d’en assurer la rédaction finale et de la faire valider en conseil municipal,

-       La charte d’aménagement durable devient la référence pour l’équipe de maîtrise d’œuvre.

Les Eco-Quartiers s’inscrivent dans cette démarche volontaire qui implique un véritable partenariat ou coproduction entre les élus et la société civile, c'est-à-dire des habitants et des acteurs économiques des territoires. Il s’agit du partage d’un projet avec des règles du jeu lisibles, dans la confiance et le respect.

Cela devrait donner des idées……

_____

 

Contribution bibliographique :

 

-       http://www.developpement-durable.gouv.fr – rubrique : Eco-Quartier

-       www.legrenelle-environnement.fr

-       ADDOU :  (cliquer sur : La démarche (cliquer sur : Une démarche multi-partenariale)

 

 

 

 

 

Eco-quartiers à Noisy-le-Grand ?

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A NOISY-LE-GRAND, UN ECO-QUARTIER PEUT EN CACHER UN AUTRE, PRUDENCE !

  

 

 

Photo 1 - Eco-quartier[1] 

 

 

 

L’élaboration du nouveau PLU de la commune de Noisy-le-Grand, précise l’implantation de deux Eco-Quartiers sur les Bas-Heurts et le Clos d’Ambert. Nous en avons entendu parler, mais sait-on vraiment de quoi il s’agit ? Quelques précisions s’imposent.

 

Un Eco-Quartier, ce n’est pas seulement des constructions respectant les normes HQE. Il se définit tout autant par son respect de l’environnement que par son rôle économique et social au sein de la cité. Sur le papier, cet ambitieux programme paraît  très simple. Mais en pratique, concevoir un Eco-Quartier supposera d’envisager ensemble et de façon cohérente de très nombreux aspects. Citons notamment l’insertion dans le territoire et l’environnement, la mixité sociale, générationnelle et fonctionnelle du projet, une densité repensée avec de nouvelles formes d’habitat individuel et collectif, des choix énergétiques raisonnés reposant sur les énergies renouvelables, la maitrise des coûts de construction, l’essor des transports doux et alternatifs.

 

Mais un Eco-Quartier, c’est aussi une gouvernance participative impliquant les habitants ou futurs habitants et un pilotage exemplaire du projet. Cette démarche est attendue dans le cadre de la conception de ces deux projets noiséens. Il ne faudrait pas que la commune fasse l’erreur grossière de s’affranchir de ses obligations, sous prétexte que dans ces nouveaux projets, les habitants ne sont pas encore connus. En fait, il s’agit bel et bien de la transformation de quartiers existants, avec des habitants historiques qui souhaitent tout simplement contribuer. Il s’agit de valoriser l’identité des quartiers, de préserver le patrimoine naturel, de mettre en valeur le paysage urbain. Enfin, en quelques mots, de réhabiliter le patrimoine banal existant (usages et coutumes) et conserver des lieux, notamment les lieux banals de la culture sociale et intergénérationnelle,  du mieux vivre ensemble.

 

Monsieur le Maire, débuter vos projets d’Eco-Quartier par l’éradication du quartier des Bas-Heurts, n’est pas faire la promotion du mode de vie solidaire et responsable comme le préconise le mémento « concevoir un Eco-Quartier »  de la Direction Générale du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement (MEDDTL). Nous le disons haut et fort depuis 2004, et nous le dirons encore demain…..

 

 

En pratique : qu’est-ce qu’un Eco-Quartier « Grenelle »?

 

Le terme Eco Quartier renvoie le plus souvent à l’idée de performances énergétiques et environnementales en lien avec les bâtiments, le traitement de l’eau et des déchets ou la biodiversité. Dans l’esprit du Grenelle Environnement, un Eco Quartier doit aussi être un quartier durable, intégrant des considérations liées aux transports, à la densité et aux formes urbaines, mais également à une meilleure mixité sociale et fonctionnelle avec la participation de la société civile.

 

Le MEDDTL, dans ses appels à projets Eco Quartier 2009 et encore plus maintenant en 2011, vise à promouvoir des quartiers durables caractérisés notamment par :

- une gestion durable de l’eau

- un traitement optimum des déchets ;

- une biodiversité urbaine ;

- l’utilisation de modes de transports « doux » (tramway, vélo...) ;

- la production locale d’énergies renouvelables ;

- des formes urbaines denses ;

- un recours à l’éco-construction et en particulier l’utilisation d’éco-matériaux ;

- une mixité sociale et fonctionnelle.

 

Avec sa nouvelle grille Eco Quartier 2011, un projet s’articule autour des quatre dimensions :

- cadre de vie et usages

- développement territorial

- préservation des ressources et adaptation au changement climatique

- démarche et processus

 

Il est clairement exprimé que la conception même des Eco Quartiers, doit tendre à une gouvernance participative avec les habitants ou futurs habitants et à un pilotage du projet exemplaire qui s’appuie notamment sur un portage politique fort, ainsi que sur un montage financier et juridique fiable, avec des procédures solides.

Cette démarche est attendue dans le cadre de la conception de projets nouveaux, ainsi que de projets de transformation de quartiers existants. C’est bien ce dernier cas de figure qui intéresse l’aménagement des Bas-Heurts et du Clos d’Ambert, à Noisy-le-Grand. Par contre, tout le monde aura bien remarqué que dans cette commune, après toute une série de condamnation devant différents Tribunaux Administratifs de Cergy Pontoise et de Montreuil, le montage juridique fiable des dossiers n’est pas son domaine d’excellence ! Mais finalement, peut être que Noisy-le-Grand ne veut tout simplement pas, ou ne peut pas concourir pour « le grand prix national Eco-Quartier 2011 » !

Ceci dit, et cela  nous a bien été confirmé par le Ministère, l’association des riverains et habitants d’un projet est considérée comme essentielle à la réussite d’un Eco-Quartier. Les experts qui analyseront les dossiers porteront une attention particulière à cette condition.

 

 

Huit projets Eco-Quartiers lancés en Île-de-France

 

Il s’agit d’un enjeu national, décliné à l’échelle régionale et locale. Le 3 mars 2009, le Préfet de la Région Ile-de-France, a officialisé le lancement des huit premiers contrats-cadres d'Eco-Quartiers Franciliens. Ces projets ont été signés par l’Etat, les aménageurs et les collectivités. Ces huit projets s'inscrit officiellement dans le cadre du Grenelle de l’Environnement et du contrat de projets 2007-2013 partagé par l’Etat et la Région Île-de-France.

En effet, le Grand Projet 3 du Contrat de Projet Etat-Région est assorti d’une enveloppe de 184 millions d’euros destinée à accompagner les 6 territoires d’intérêt régional ou national, dont Marne-la-Vallée avec ses 11 projets d’Eco-Quartiers.

 

Photo 2 - 11 projets d-Eco Quartiers de Marne-la-Vall-e[1]

 

 

A ce jour, trois projets verront le jour en Seine-et-Marne : l'Eco-Quartier du Sycomore à Bussy-Saint-Georges, et les Frênes à Montévrain situés sur le territoire de Marne-la-Vallée, avec Epamarne comme aménageur, et celui de Foch-Roosevelt à Meaux. Deux autres projets : l'Ile Saint Denis et les Docks de Saint Ouen sont en Seine-Saint-Denis. Les trois derniers se trouvant dans les Yvelines et le Val d’Oise.

Ces nouveaux quartiers concerneront des opérations d’au moins 1000 logements. L’Etat pourra s’engager à hauteur de 10 millions d’euros par Eco-Quartier. Pour chacun de ces projets, la constitution ou le renforcement des moyens de transports doux sont au cœur des préoccupations ainsi que la performance énergétique des logements. « Pour la Région, ces Eco-Quartiers seraient une opportunité de renforcer l’attractivité économique en proposant des emplois et un cadre de vie attrayant susceptibles de favoriser l’implantation de nouvelles activités » ?

 

 

Quelques exemples :

 

Eco-Quartier du Sycomore, à Bussy-Saint-Georges (77)

 

L’Eco-quartier du Sycomore prévoit 3 000 logements dont 30% de logements sociaux répartis sur 120 hectares (25 log/ha), comprenant un Parc Urbain de 12 ha entourant la ferme du Génitoy. Il prendra place entre le RER A au Nord, l’avenue de l’Europe et le Parc d’activités Gustave Eiffel au Sud, la plaine de Jossigny à l’Est et la limite de la ZAC du centre ville à l’Ouest. Les 10.000 habitants (84 hab/ha) qui y logeront, bénéficieront de commerces de proximités, de bureaux, d’un groupe scolaire, d’un centre de loisir, d’une crèche, d’un espace culturel et d’un stade d’athlétisme couvert

 

Eco-Quartier des Frênes, à Montévrain (77)

 

L’Eco-Quartier des Frênes est situé au Sud de Montévrain dont il occupe 28% du territoire. Il s’étend sur 153 hectares, prévoit 3300 logements (22 log/ha) réalisés autour d’un parc urbain de 21 hectares. Les 11000 habitants (72 hab/ha) qui y logeront bénéficieront de commerces, de bureaux, d’un gymnase, d’une crèche, de groupes scolaires, d’un collège, d’un lycée et d’équipements de loisirs. Il s’insère entre le Bourg Briard traditionnel au Nord et le quartier de la Gare au Sud, dans la continuité du Centre Urbain du Val d’Europe. Il reliera également Montévrain à Chanteloup-en-Brie et Chessy.

En conclusion, lorsque nous comparons ces deux Eco-Quartiers qui sortent de terre actuellement, avec les hypothétiques programmes du Clos aux Biches et du Clos d’Ambert à Noisy-le-Grand, avec 170 log/ha et 460 hab/ha, nous restons dubitatifs et sommes bien dans l’obligation de constater qu’il n’existe aucune cohérence territoriale dans les projets de Marne-la-Vallée. Aussi, nous comprenons encore mieux le désaccord qu’il peut exister entre l’aménageur Epamarne avec Maille Horizon, et la commune de Noisy-le-Grand. Rappelons pour la petite histoire, qu’à un certain moment le programme d’aménagement d’Epamarne sur le Clos d’Ambert, était de 650 pavillons. Aujourd’hui c’est 1200 logements, uniquement pour que la ville puisse engranger 10 millions d’euros de subventions.

Par ailleurs, nous entendons parler inlassablement de densification des territoires, de combat contre la périurbanisation et de la préservation des terres agricoles fertiles (ici les meilleures de Seine-et-Marne)…mais de qui se moque-t-on ?

Chacune dans son coin, les collectivités locales raisonnent à leur échelle, sans jamais être en mesure de se coordonner avec le voisin afin d’assurer les conséquences de leurs choix d’aménagement à l’échelle de Marne-la-Vallée. Comprenne qui pourra, mais cette politique d’aménagement, par manque de maîtrise des sols et par manque de vision est pour le commun des mortels totalement incohérente. Eco-Quartier ou pas,  on densifie dangereusement à Noisy-le-Grand, et on se déploie outrageusement sur les meilleures terres fertiles de Seine-et-Marne, à 15 km de là…

Selon nous, un Eco-Quartier devrait promouvoir une densité cohérente et acceptable avec le territoire dans lequel il s’inscrit. Comme le préconise le projet de SDRIF 2008, une densification de 80 à 100 log/ha pourrait sans doute être un bon positionnement.

 

Contribution bibliographique : http://www.developpement-durable.gouv.fr – rubrique : Eco-Quartier.