blog Noisy le Grand
ADIEU HARRIS…
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Harris, quatorze ans, habitant le quartier de La Varenne décède suite à un accident de la circulation…
PARIS, 4 janvier 2010 (Source AFP)
"L'adolescent de quatorze ans renversé le 29 décembre par une ambulance privée à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) est décédé samedi, a-t-on appris lundi de source hospitalière. Le jeune, qui est décédé samedi en fin de matinée à l'hôpital Lariboisière à Paris, se trouvait jusque là dans un état de mort clinique. Son corps va être rapatrié dans le pays d'origine de sa famille, la Centrafrique, a indiqué la source hospitalière.
Le conducteur de l'ambulance, âgé de 47 ans, a été mis en examen jeudi pour homicide involontaire et placé sous contrôle judiciaire, avec l'obligation de remettre son permis de conduire et l'interdiction de conduire tout véhicule à moteur.
L'adolescent avait été "très violemment" percuté par l'ambulance le 29 décembre en début de soirée alors qu'il traversait une route à une intersection, avait rapporté une source policière.
L'ambulance, qui circulait sans gyrophare ni avertisseur sonore, transportait un patient mais sans caractère d'urgence.
Le lendemain de l'accident, le conducteur avait affirmé n'avoir commis aucune infraction, être passé au feu vert et avoir roulé à une vitesse réglementaire. Une source policière avait cependant indiqué qu'il semblerait qu'il roulait au-dessus de la vitesse autorisée, 50 km/h".
Voilà une bien triste nouvelle, encore un adolescent de quatorze ans, élève de 4ème du Cinquième Collège de notre quartier, qui décède lors d’un accident de la circulation. HARRIS était bien connu des jeunes des Bas Heurts-La Varenne, puisque il partageait le terrain de foot avec de nombreux copains sportifs comme lui. En hommage, une marche silencieuse a été organisée avec ses copains dans le quartier, le dimanche 03 janvier 2010.
Nous nous associons de tout cœur à la douleur de sa famille et de ses amis.
Le dimanche 03 janvier après midi, plus de 300 personnes ont défilé en silence dans les rues de Noisy le Grand afin de rendre un dernier hommage à cet adolescent. Des fleurs ont été déposés route de Neuilly, sur les lieux du drame.
Environ 150 personnes se sont ensuite rendues au domicile de la mère d’HARRIS, pour lui témoigner leur solidarité (Le Parisien du lundi 04 janvier-NP)
Cet adolescent était le neveu de l’ancien Ministre d’Etat Karim Abdou Meckassoua, de la République de Centrafrique.
Tout d'abord une pensée envers la famille du jeune Harris.
Par rapport au commentaire de Monsieur Alain Cassé, je ne crois pas que les radars soient une solution hormis de faire de l'argent sur les étourdis. On est tous un jour étourdis même en tant que
piéton. Tout le monde peut s'équiper d'un détecteur et en toute légalité et on est avertit du radar (Vitesse ou feu). Certains automobiliste sont même équipés de détecteur qui
informe les radars mobile ........
Que l'on commence peut être tout simplement à respecter,
- le code de la route,
- les automobilistes entre eux,
- et bien entendu, les piétons aussi bien de la part des automobilistes que de la part des cyclistes.
Peut être tout simplement être attentif à son voisin, même d'un instant et dans toutes circonstances. Et ne jamais prendre sa voiture pour un bolide pour être le premier au prochain feu. Ou encore que des donneurs d’ordre impose des temps qui dans certaine situation sont impossible à garantir et un jour on tendance à provoquer l’irréparable. Je connais des employeurs qui se servent du site de Michelin pour avoir un temps en référence pour un parcours donné.
Le 19 décembre 2009, sur notre blog, soit exactement 10 jours avant ce drame de la circulation, je tirai la sonnette d’alarme en ce qui concerne les
problèmes de sécurité routière à proximité du Cinquième Collège. Les représentants du CCQ Ouest du quartier des Bas Heurts ne cessent d’alerter Madame Thérèse DIALLO et Madame Line MAZUIR sur l’insécurité de la rue Daniel Perdrigé (pas de trottoirs, chaussée dégradée, pas d’éclairage public,…) et sur
l’intersection Daniel Perdrigé / Aulnette ou il n’y a aucune matérialisation au sol pour traverser la Chaussée, (pas de stop, Thuyas de la Socaren débordants sur la rue, manque total de
visibilité, etc…)
Que se passera-t-il le jour ou un automobiliste perdra le contrôle de son véhicule ? Il sera trop tard, et nous n’aurons plus que nos yeux pour pleurer.
Le Maire a le pouvoir de Police sur le territoire de sa Commune. A ce titre, il doit veiller à la sécurité des personnes sur les voies qui traversent Noisy le Grand. Ainsi, il a pour obligation d’assurer « la sûreté et la commodité du passage dans les rues » (Art : L.2212-2 du Code Général des Collectivités Territoriales, CGCT)).
Les dépenses d’entretien des voies Communales font partie des dépenses obligatoires mises à la charge des Communes (Art : L. 141-8 du Code de la voirie routière et Art.2321-2-20 du CGCT).
De plus, nous pensons que les Associations de Parents d’Elèves (FCPE, PEEP,…) et autres, doivent maintenant monter au créneau et alerter :
- Le Conseil d’Administration du Collège
- les Services Académiques
- le Recteur,
- la Direction des Collèges du Conseil Général de Seine Saint Denis,
- les Services Techniques de la Ville de Noisy le Grand,
- la Presse.
Enfin, il peut être demandé à Monsieur le Préfet Seine Saint Denis de se substituer au Maire, c'est-à-dire de prendre les mesures adéquates en lieu et place de l’autorité qui avait l’obligation d’agir.
Jusqu'où tiendront-ils ? Jusqu'où sauront-ils rester dignes face au drame de la route de Neuilly qui a coûté la vie au jeune Harris ? A quel moment vont-ils oser instrumentaliser la douleur, la crainte et l'angoisse à des fins mesquines et partisanes ? Et bien c'est fait !
Jusqu'au 4ème commentaire, tout allait bien. La dignité des propos était réelle, comme cela arrive parfois sur ce blog dont je suis un fidèle lecteur, comme se plaît à le souligner le président Cassé.
Et puis, il a fallu qu'Alain Cassé récupère le drame, joue les Cassandre en nous expliquant qu'une rue de son quartier empruntée occasionnellement par des véhicules, allait être le prochain lieu du prochain drame de la route à Noisy.
Comparer la route de Neuilly à la rue des Aulnettes ! Franchement M. Cassé, vous m'aviez habitué à davantage de rigueur et surtout d'honnêteté intellectuelle.
Cette mise en scène du deuil aux seules fins de promouvoir votre combat pour la défense de vos intérêts (puisque tel est bien le cas si j'en juge par l'intitulé même de votre association) ne vous honore pas.
Il est des situations dans lesquelles il faut savoir regarder au-delà du bout de ses chaussures !
Il était concevable, admissible et même normal, en tant que président d'une association importante de Noisy-le-Grand, que vous interpelliez les élus sur la situation de la route de Neuilly afin qu'ils fassent des propositions permettant une amélioration des conditions de sécurité. C'est ce qu'un certain nombre de Noiséens ont d'ailleurs fait.
Parce que la route de Neuilly est une voie départementale, j'ai immédiatement informé le Président du Conseil Général Claude Bartolone de l'accident et de ses conséquences dès le lendemain du drame.
J'ai demandé à ce que les services départementaux de la voirie et des transports se rendent rapidement sur les lieux afin de faire des propositions d'amélioration de la sécurité des piétons.
Je sais que tous les aménagements du monde n'empêcheront pas les accidents, mais j'ai bon espoir que des propositions soient faites rapidement.
Il aurait été normal, à l'instar de tous ces Noiséens qui se sont émus du décès d'Harris, que vous ayez eu cette démarche et personne ne vous en aurait fait le reproche.
Au lieu de ça, vous choisissez de profiter de la mort d'Harris pour demander des aménagements sur la rue des aulnettes ! Permettez-moi de vous le dire, au-delà du fait que cela cela vous fait perdre le respect que je pouvais avoir pour vous (ce qui, je pense, vous importe peu), je trouve ce comportement méprisable et, pour tout dire, minable.
Certain que votre souci de rendre compte des débats de ce blog de manière transparente vous permettra du publier mon commentaire, je vous souhaite néanmoins, pour cette nouvelle année, de retrouver le sens de la mesure et de l'intérêt général que vous prétendez incarner.
Emmanuel Constant
Monsieur Constant,
Après l’émotion suscitée par un tel drame, il me semble normal qu’un responsable d’association ou un responsable politique local se préoccupe de la sécurité des riverains et en
particulier celle des enfants, puisque je vous rappelle que l’absence de trottoirs et de signalisation que je soulève concerne la sortie du collège n°5 (collège que fréquentait le jeune Harris).
Par contre, je trouve vos attaques personnelles choquantes et surtout déplacées car ce n’est ni le moment ni l’endroit d’un tel débat, je n’y répondrai donc pas ici.
Alain Cassé
Ce que nous aimons chez notre conseiller général, c'est le sens de la retenue, l'absence de condescendance et, bien sur, le choix des bons mots ...
Minable, vous avez dit minable ? Comme c'est minable !
Il ne faut pas tout amalgamer certes ! Nous sommes d'accord.
Mais comment se fait il que dans ses propos, il soit fait état de la rue des aulnettes, alors que dans les photos du blog, c'est la rue Daniel Perdrigé, descendant du lycée qui est montrée ?
Pourtant, Mr Constant y est enseignant.... Il doit la connaître....
QUI FAIT UNE RÉCUPÉRATION ?
Oeuvrons chacun pour la sécurité de tous, il y a assez de malheurs individuels comme cela !
Je trouve détestable cette polémique engagée par un élu pour "rattraper", ou se défausser d'un "ratage" éventuel (et se défausser sur d'autres sous prétexte de récupération) d'une responsabilité "officielle" pointée par la fatalité. Cela peut arriver n'importe où.
Il est bien évident que nous ne vivons pas dans un monde "ultra sécurisé" (heureusement) et que des drames peuvent toujours intervenir (hélas). Mais tout est une question de choix dans les financements. Le problème réside plus dans une véritable prise en compte de la réalité immédiate du terrain que de projets à venir.
Ne jouons pas à nous rejeter la responsabilité d'une catastophe, mais oeuvrons plutôt pour qu'elle ne se reproduise plus !
Le métier ( car c'en est un) de dirigeant politique (hélas) nécessite une grande abnégation et un charisme qui réclame une certaine "hauteur" de vue et cela n'est pas facile, reconnaissons le. Nous sommes tous des êtres humains.
Face à un danger potentiel avéré, réagissons en conséquence et rejetons les anathèmes !
Et si nous adultes leur demandions de nous indiquer les endroits qu'ils trouvent dangereux à Noisy -le-Grand ?
Ecoutons-les et agissons préventivement !
Et maintenant, quelle prévention :
La chaussée doit être partagée, la route est dangereuse, comment faire comprendre aux adolescents que la route est mortelle et aux automobilistes qu’ils doivent maîtriser leur véhicule.
Une première évaluation mondiale de la sécurité routière publiée en juin 2009 par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), révèle que près de la moitié des 1,27 million de personnes qui meurent dans un accident de la route chaque année sont des piétons, des motocyclistes et des cyclistes.
A Paris également, les premières victimes mortelles d’accidents de la route sont des piétons ou des cyclistes (66,6%), loin devant les conducteurs de deux roues motorisés (29,4%). Avec 29 morts, les piétons sont les premières victimes des accidents mortels de la route où 51 personnes ont été tuées en 2008 (+37,8% / 2007). Si les occupants des voitures sont aujourd’hui mieux protégés qu’avant, les besoins des usagers vulnérables de la route ne sont pas pris en compte.
Quel progrès faut-il faire:
-sécuriser les piétons en construisant des trottoirs et des passages pour piétons surélevés ?
-intensifier l’information et la formation dans les Ecoles ?
-créer des voies de circulation séparées pour les deux-roues ?
-rendre le port du casque obligatoire pour les cyclistes ?
-lutter contre les excès de vitesse ?
-lutter contre l’ébriété ?
-équiper les feux tricolores de radars, pour détecter les véhicules qui passent au rouge ? Ce dispositif est actuellement expérimenté en Ile de France, au Vésinet (78), à Lyon et à Bordeaux. Le contrevenant est passible d’une amende de 135 € et d’un retrait de 4 points sur son permis de conduire.