"Reporter Sans Frontières" soutient "MonPuteaux.com"

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L'association

"Reporter Sans Frontières"

apporte son soutien à

MonPuteaux.com 


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L'association Reporters sans frontières, qui lutte dans le monde pour la défense de la liberté de l'information, a décidé d'apporter son soutien à MonPuteaux.com. Pour une fois, RSF ne s'inquiète pas du sort d'un internaute d'Asie ou du Moyen-orient, mais d'un blogueur français. Comme quoi notre pays n'est pas épargné par les tentatives de censure sur Internet.


Extrait du communiqué de RSF :


Reporters sans frontières apporte son soutien au blogueur Christophe Grébert, victime d’un véritable harcèlement judiciaire. L’auteur du blog monputeaux.com, également conseiller municipal d’opposition de la ville de Puteaux (Hauts-de-Seine), a reçu, le 16 mars 2012, une assignation en justice, qui s’ajoute aux quatre procès en cours et aux deux plaintes déjà déposées contre lui. Cette énième procédure judiciaire pourrait, selon Christophe Grébert, sonner le glas du blog monputeaux.com pour cause d’asphyxie financière.

“L’acharnement judiciaire dont Christophe Grébert fait l’objet est très inquiétant, et symptomatique d’une forme de censure pernicieuse. Il est facile de faire taire un blogueur citoyen à coups d’intimidations, de pressions et de procès. Face à des adversaires plus puissants et mieux armés, les blogueurs n’ont plus d’autre choix que l’autocensure”, s’est inquiétée l’organisation.

Cette dernière assignation fait suite à la plainte de dix-neuf députés UMP, qui réclament au blogueur un total de 76 000 euros de dommages et intérêts. Ils invoquent l’article 9 du code civil, arguant que le blogueur a violé leur vie privée en révélant qu’ils profitaient ou avaient profité de logements sociaux dans un article publié le 10 novembre 2011. L’assignation en justice réclame également le retrait de l’article en question, intitulé “48,6% des élus UMP de Puteaux habitent des logements sociaux : la liste, résidence par résidence”.

Blogueur citoyen de la première heure (il a créé monputeaux.com en 2002), Christophe Grébert fait l’objet de poursuites judiciaires récurrentes depuis des années. S’il a été relaxé par le passé, reste que l’accumulation des frais de justice le conduit aujourd’hui à ce qu’il désigne comme une “autocensure imposée”, et à envisager de fermer son blog.

Contacté par Reporters sans frontières, Christophe Grébert a fait part de son découragement face à ce harcèlement judiciaire et aux charges financières qui lui sont imposées. “Je n’ai plus les moyens de m’exprimer librement. Je dois actuellement 20 000 euros de frais d’avocats et de dommages et intérêts”, a-t-il témoigné.

En plus des frais de justice, le montant des dommages et intérêts réclamés par les plaignants est extrêmement élevé pour un particulier. Les blogs étant soumis à la loi sur la presse, ils tombent sous les mêmes sanctions que les grands groupes de médias. Or, ces derniers peuvent assumer des dommages et intérêts qui conduiraient en revanche un blogueur à la ruine. “La loi sur la presse n’est plus adaptée à la réalité numérique. Il faut la réformer pour respecter la liberté d’expression du citoyen”, a déclaré Christophe Grébert.


LA SUITE SUR LE SITE DE RSF


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Alain Cassé 03/04/2012 09:05


Merci Philémon, effectivement il s'agit de 19 élus UMP de Puteaux, et non de 19 Députés UMP. Même dans le 92, cela faisait beaucoup.

Forges d'AURIN 02/04/2012 15:47


Le phénomène de harcèlement a été popularisé en France par la psychanalyste Marie-France Hirigoyen. Hirigoyen définit le
harcèlement moral comme : «  toute conduite abusive qui se manifeste notamment par des comportements, des paroles, des actes, des gestes, des écrits, pouvant
porter atteinte à la personnalité, à la dignité ou à l’intégrité physique ou psychologique d’une personne, mettant en péril celle-ci ». Le harcèlement psychologique est un
processus dynamique constitué de différents types d’agissements qui se développent dans le temps, et qui ont pour but de briser une personne.


Dans la mésaventure de Christophe Grébert, ne peut-on pas détecter les signes avant-coureurs d’un tel
phénomène ?

Philémon 01/04/2012 18:55


Vous écrivez : suite à la plainte de 19 députés UMP.


Il faut lire 19 élus UMP.