Préemptions-démolitions : l'indignation des Noiséens

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L’EPOPEE

DES PREEMPTIONS-DEMOLITIONS SOULEVE DE L’INDIGNATION

A NOISY-LE-GRAND

 

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L’Etablissement Public Foncier d’Ile-de-France précise :

 

Dans son courrier du 25 février écoulé, le Directeur Général de l’EPF-IdF nous apporte son éclairage sur la Convention d’Intervention Foncière qui le lie à la commune de Noisy-le-Grand, à savoir :

 

‘…Les fonciers portés par l’EPF Ile de France, lorsqu’ils supportent des biens bâtis, peuvent faire l’objet d’une mise à disposition précaire, bien sûr, à des personnes morales. C’est en effet l’objet du partenariat entre l’EPFIF et le GIP HIS (*). Cette mise à disposition suppose que certaines conditions soient remplies : que l’état des biens le permette, que la durée du portage soit suffisante (NDLR : 5 ans à Noisy-le-Grand) et que la collectivité partenaire valide cette occupation. Lorsque l’horizon du projet est proche, il convient par exemple d’engager des travaux de préparation du foncier, et notamment la démolition des biens. La mise à disposition n’est donc pas automatique. Sur le site que vous évoquez, cette formule n’a pas été retenue…. ‘

 

 

Photos des dernières acquisitions sur les Bas-Heurts !

  

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Prix d’acquisitions par l’EPFIF :

 

700 000 €, 265 000€, 645 000€, 370 000€, 848 000€, 700 000€, 980 000€.

 

A cela il faut rajouter la pose des alarmes, le prix du gardiennage, puisque très couramment, l’EPFIF fait surveiller ses biens pendant un à deux mois jour et nuit, par une équipe de vigiles, pour éviter les squatters. Ultérieurement, un serrurier réalise l’obturation des orifices, à l’aide de panneaux métalliques, façonnés sur mesure. Enfin, ces démolitions, sans en connaître le coût, ne sont pas gratuites.

 

 

Commentaire 

 

Compte tenu de nos informations, il est évident aujourd’hui que la commune de Noisy-le-Grand ne souhaite pas promouvoir une action sociale en mettant ces pavillons à disposition des travailleurs précaires, alors que c’est tout à fait envisageable avec l’EPFIF.

 

Cette mise à disposition dans le cadre du partenariat EPFIF – GIP HIS est tellement prégnante, que l’offre d’acquisition  comprend l’obligation à la charge du vendeur de fournir tous les diagnostics réglementaires, et plus particulièrement le dossier technique relatif à l’amiante et au plomb. L’offre de l’EPFIF est subordonnée aux résultats de ces diagnostics. Mais puisque la commune destine obligatoirement ces biens à la gloutonnerie des bulldozers, c’est un énorme gâchis, 

 

Néanmoins, cela n’empêche pas la commune de clamer sur tous les toits qu’il existe un besoin criant de logements pour ses concitoyens. Mais lesquels : les diplomates dont les enfants vont fréquenter le Lycée International ? Les plaisanciers qui vont accoster leur yacht dans le port de plaisance des Bords de Marne ? Ou les résidents qui fréquenteront les magasins d’antiquités ?

 

Plus exactement, depuis un certain nombre d’années, l’Edile justifie le besoin de logements, en évoquant des arguments à géométrie variable  aux grés des politiques, des circonstances ou des opportunités. Ainsi, sont remontés à nos oreilles : « j’ai 1800 dossiers en attente dans les services sociaux de la ville, les besoins des familles monoparentales et des enfants qui veulent décohabiter, les 7000 logts de la Convention Globale d’Aménagement de Marne-la-Vallée sur la période 2007-2013, les 60 000 logts de la Région Ile-de-France, les 70 000 logts du Président Sarkozy, et maintenant les élucubrations  de la Ministre  Cécile Duflot, sans parler de la densification du Grand Paris autour des gares ».

 

Stop, la coupe est pleine. Par ailleurs, l’argument avancé par le Directeur de l’EPFIF, relatif au refus d’accorder un bail précaire, compte tenu d’un projet d’aménagement imminent sur les Bas-Heurts, est totalement inopérant.  En effet, l’éradication de notre quartier a commencé en 2006, ce qui a valu à la SOCAREN le 6 novembre 2006 une condamnation devant le TGI de Bobigny au motif de: « démolition partielle totalement arbitraire ou fantaisiste ». Depuis, une trentaine de pavillons ont été détruits, alors que le premier coup de pioche constructif du projet d’aménagement du Clos aux Biches, n’a jamais été donné. Alors, en termes d’urgence, passons……nous sommes aujourd’hui en avril 2013.

 

En conclusion, tout cela n’est qu’une vaste opération de mystification. Posons-nous la question de savoir s’il s’agit de la meilleure optimisation de l’argent public ? La vraie raison consiste dans le fait que la commune réalise tout simplement de la promotion immobilière, pour porter sa population à 85 000 habitants. Certains persifleurs parlent même de 100 000.

 

Et dans tout cela, que deviennent les familles défavorisées ?

 

____

 

(*) - Le GIP HIS : est un outil opérationnel de l’Etat en Ile-de-France au service du logement des familles défavorisées. Il participe, en liaison avec les Collecteurs  et les Préfectures d’Ile-de-France au relogement des familles hébergées.

Le GIP HIS fort d’une équipe de 28 travailleurs sociaux, assure également l’accompagnement social de plusieurs centaines de familles vers et dans le logement.

Structure spécifique à l’Ile-de-France, le GIP HIS est un véritable outil opérationnel de l’Etat. Il concourt à la stratégie régionale, au-delà des limites départementales, en matière de logement des familles les plus fragiles.

 

 

 

 

Publié dans noisy-les-bas-heurts

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Seb 08/04/2013 09:47


Si la naiveté consiste à penser qu'on peut loger des personnes précaires dans des logements vides de manière temporaire en attendant leur démolition, j'en revendique aussi ma part!!


Par contre, je me demande pourquoi notre Maire qui veut à tout prix faire du logement diminue la capacité du foyer de travailleurs migrants du Champy qui va bientôt être démoli et
reconstruit de 300 à 225 places?


Certaines populations ne seraient elles pas les bienvenues chez nous?

surzur56 08/04/2013 09:42


J'ajouterai au commentaire d'Isabelle: les rues de Malnoue, Emile Cossonneau ; Pierre
Brossolette, Médéric,  etc ...


En fait toutes ou quasi toutes les zones pavillonnaires risquent de subir le même destin !
….


Les seules rues ou il ya pas de préemption sont l’avenue du ROY (Général de Gaulle), les Yvris, ou habitent
un bon nombre élus, mais attention vers la gare des Yvris il y a  des zones d’études alors ou acheter sereinement ?)  


J’ai quitté le centre ville il ya 15 ans à cause d’une forte transformation qui le rendait quasi
inaccessible ! Aujourd’hui il nous reste 2 choix : partir ou le faire partir en choisissant une autre politique d’aménagement de la ville et d’assainir les finances de celle-ci
…….


 

isabelle 07/04/2013 19:23


Pour votre album souvenir, vous pourrez prendre en photo les beaux pavillons sur la rue de la chapelle aux richardets, car Monsieur le Maire commence à faire des propositions de rachats.


L'ouverture de la zone industrielle justifie t -elle la démolition future et l'expulsion de gens qui ont bossés toute leur vie.


C'est vrai qu'ils ne sont pas diplomates et qu'ils ne possèdent pas de Yacht.


 

jeannnot des clapiers 07/04/2013 19:09


Tout cela est hors du "normal" et du "changement  affiché par nos politiques:


c'est la poursuite du système qui contribue à la hausse de l'endettement des communes et de l'état qui doivent emprunter pour ces acquisitions  foncières et qui augmentent les impôts pour
payer les intérêts. Lorsque les maisons sont ensuite démolies par les promoteurs, bien entendu que tout ce gaspillage  est ensuite payé par les futurs accédants.....  voilà comment les
prix de l'immobilier s'envolent , interdisant aux jeunes générations d'accéder à leur propre logement. l'enrichissement des promoteurs c'est le contribuable qui paye

Alain Cassé 07/04/2013 15:03


Nimbus du 91, va trouver ici, la réponse qu’il attendait. Quant à Dominique, qui est une Femme charmante que j’aime beaucoup, elle
est un peu naïve….mais bon, chez elle, cela ne se soignera pas !