Le Grand Paris et le logement en Île-de-France

Publié le par ADIHBH-V

 

LE GRAND PARIS

DU LOGEMENT

SE DESSINE

EN ILE-DE-FRANCE

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Grand Paris-Logement- 1

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Le Comité Régional de l’Habitat et de l’Hébergement (CRHH), qui doit mettre en place un Schéma Directeur en Ile-de-France, dévoile une carte pointant 43 zones d’aménagement concertées et représentant 20.000 logements en cours de construction. Ces informations permettront de fixer des objectifs territorialisés pour répondre à l’objectif de construction de 70.000 logements par an.

« La lutte contre la pénurie du logement en Ile-de-France entre dans une phase cruciale », signale Jean-Paul Huchon, Président (PS) de la Région Ile-de-France et Co-président du Comité Régional de l’Habitat et de l’Hébergement, lancé en juin dernier. Pour parvenir à atteindre les objectifs fixés par le Gouvernement (construire 70.000 logements par an en moyenne entre 2010 et 2030), nous avons besoin d’avoir un diagnostic précis, territoire par territoire, de toutes les opérations lancées sur le terrain, indique Jean-Paul Huchon.

 

 

20 000 logements à venir dans les 43 sites

Grand Paris-Logement 2

   

(Document de travail IAURIF)


Le mercredi 10 septembre 2014, Jean Paul HUCHON et Jean DAUBIGNY, Préfet de Paris et de la Région Ile-de-France, ont donc présenté 43 « Zones d’Aménagements Concertées (ZAC) prometteuses » (1). Ces « opérations majeures d’aménagement » représentent 20 000 logements en cours de construction. Alors que le Gouvernement doit identifier 20 sites dits « prioritaires » dans le cadre du plan de mobilisation pour le logement en Ile-de-France, ces derniers seront connus courant novembre. La Région Ile-de-France précise que les 43 sites recensés par l'Institut d'Aménagement et d'Urbanisme d'Ile-de-France (IAU-IdF) ne feront peut-être pas partie des sites sélectionnés par l’Etat. Par ailleurs, les services de l’Etat considèrent que les terrains de l’Etat pourraient, eux  aussi, être mis à disposition des "Maires bâtisseurs".

 

 

Le Grand Paris doit accueillir 70.000 logements neufs par an. Les premiers emplacements ont été dévoilés.

 

La carte de l’IAURIF ne le dit pas, mais il est vrai qu’elle a été présentée comme un document de travail qui a vocation à être complété par des opérations dans le diffus.

Aujourd’hui, neufs sites sont concernés par des projets de construction de plus de 5.000 logements.

- 10.000 logements devraient être construits à Saint-Denis, Aubervilliers, Paris Nord-Est..

- 6.000 logements seront construits à Ivry-sur-Seine, Paris Rive Gauche. - 5.000 logements seront construits à Vitry-sur-Seine. Clichy-la-Garenne et Paris Batignolles bénéficieront de 5.000 logements.

 - 6.000 logements sont prévus pour le site Saint-Denis, Saint-Ouen et l’Ile Saint-Denis. - 5.000 logements seront bâtis à Serris et Chessy. Le programme est accompagné d’un projet de transport et d’un projet emblématique.

- 5.000 logements pour Montévrain, Chanteloup-en-Brie.

- 6.000 logements, un projet de transport et emblématique concernent Sénart et Lieusaint.

- Enfin, 9.000 logements seront construits à Massy, Palaiseau et Gif-sur-Yvette.

Bizarrement, l’IAURIF impacte Noisy-le-Grand de 2.000 logements, ce qui serait une capacité raisonnable, mais en complète contradiction avec les ambitions annoncées par le "Maire bâtisseur" Michel PAJON.

 

 

Les Préfets n’ont pas les instruments pour forcer les Maires à construire

 

Sur ce point, Jean DAUBIGNY reconnaît « ne pas avoir les instruments qui permettent de forcer les maires » à relancer les chantiers arrêtés. La Préfecture entend donc dialoguer avec les édiles récalcitrants. Les Préfets de chaque département sont mobilisés. « Nous mettrons les Maires devant leurs responsabilités et leurs montreront les conséquences de leur position, précise le Préfet de Région. Par exemple, si l’Etat avait décidé de financer un équipement public pour accompagner l’opération immobilière, ce financement pourrait être remis en cause » puisqu’il ne répondrait plus à un besoin de la population à venir. Emmanuelle Cosse (EELV), Vice-présidente de la Région en charge du logement, a rappelé les ‘implications financières’ de la décision de bloquer  un projet immobilier. En effet, certains programmes arrêtés étaient portés par l’Etablissement Public Foncier d’Ile-de-France (EPF-IdF). Ainsi, beaucoup de Maires ont oublié qui a acheté le terrain et qui l’a dépollué. L’arrêt des chantiers pourrait donc donner lieu à une obligation de remboursement.

 

 

Engager le dialogue avec les maires réticents

Grand Paris-Logement 3

 

En Ile-de-France, la tension monte entre la Région, soutenue par l’Etat, et les Maires fraîchement élus qui stoppent des programmes de construction de logements. C’est le résultat du raz-de-marée bleu aux dernières élections municipales de mars 2014, qui a vu la Gauche perdre 155 villes de plus de 9.000 habitants. Ainsi, la chasse a été lancée dès le lendemain des dernières élections municipales. Une chasse minutieuse qui n’épargne aucun département Francilien et qui a donné un coup d’arrêt à  la mise en chantier de 5.000 logements, par les nouveaux Maires Franciliens fraîchement élus (2). L’argument principal étant la préservation du cadre de vie des habitants, ce qui était une promesse électorale.

 

Les bailleurs sociaux très inquiets

 

L’angoisse monte tout particulièrement chez les bailleurs sociaux. Très implanté en Ile-de-France, I3F a par exemple déjà indiqué que 1.700 de ses logements dans diverses communes de l’hexagone ont été retardés, voire définitivement perdus à cause d’interventions intempestives de Maires qui ont fait campagne contre des projets de construction.

Toutefois, que I3F se rassure, le bailleur a encore de beaux jours devant lui, car à Noisy-le-Grand il aura toujours une part du gâteau réservé. Nous venons d’apprendre que la ZAC du Clos d’Ambert lui tend les bras.

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Contribution bibliographique :

-        Localtis.info, le 11/09/2014, VI avec AFP,

-        La Tribune.fr, le 11/09/2014, Mathias THEPOT,

-        Le Moniteur.fr, le 10/09/2014, Barbara Kiraly,

-        Le Nouvel Observateur, le 11/09/2014, Candide Louniangou Ntsika,

-        La Gazette.fr, le 11/09/2014, Région avec AFP.

(1)- Etat des lieux des projets de construction en Ile-de-France - Document du 09 septembre 2014 : 1- Saint Denis, Aubervillers, Paris Nord Est [10.000 logt] – 2- Pantin,Bobigny,Noisy-le-Sec, Bondy [4.000 logt] – 3 – Montreuil [2.000 logt] -4- Ivry-sur-Seine, Paris Rive Gauche [6.000 logt] – 5- Vitry-sur-Seine [5.000 logt] – 6- Orly, Rungis [2.000 logt] -7- Villejuif, Antony, Bagneux, Fresnes [4.500 logt] – 8- Boulogne-Billancourt [2.600 logt] – 9 – Nanterre [4.000 logt] – 10 – Clichy la Garenne, Paris Batignolles [5.000 logt] -11- Gennevilliers, Asnières sur Seine [2.100 logt] – 12 – Saint Denis, Saint Ouen,Île Saint Denis [6.000 logt] – 13 – Stains, Pierrefitte sur Seine [1.000 logt] – 14 – Neuilly sur Marne [2.000 logt] – 15 – Noisy le Grand [2.000 logt] – 16 – Chelles [600 logt] -17 – Serris, Chessy [5.000 logt] – 18 – Montévrain, Chanteloup en Brie [5.000 logt] 19 – Bussy Saint Georges [ 400 logt] -20- Sénart, Lieusaint [6.000 logt] – 21- Melun, Dammarie les Lys [400 logt] – 22 –Saint Fargeau, Ponthiery, Pringy [1.000 logt] - 23 – Grigny, Corbeil Essonne, Bondoufle, Fleury Mérogis [3.500 logt] – 24 – Mennecy [400 logt] -25- Ballancourt sur Essonne [150 logt]-26 – Brétigny sur Orge, Arpajon [2.500 logt] – 27- Massy Palaiseau, Gif sur Yvette [9.000 logt] – 28 – Versailles, Saint Quentin en Yveline, Saint Cyr l’Ecole [1.500 logt] – 29 – Carrières sous Poissy [1.500] – 30 – Argenteuil [1.200 logt] – 31 – Bessancourt, Herblay [1.600 logt]- Cergy, Pontoise, Saint Ouen l’Aumône [400] – Louves, Puiseux en France [1.800 logt] - 34 – Meaux, Trilport [1.000 logt]- 35-Nangis [300]- 36 – Montereau, Fault,Yonne [650] – 37 –Vernon, Le Celle sur Seine [100]- 38- Fontainebleau [1.000 logt]- 39 – Dourdan [280]- 40- Rambouillet, Le Perray en Yvelines [200 logt]- 41- La Queue en Yvelines [150 logt]-42- Gargenvilles [700]- 43 – Mantes la Jolie, Rosny sur Seine [4.000 logt].

(2) – Bagnolet (93): A deux pas du métro Gallieni, le nouveau Maire PS a retiré les permis de construire de quatre tours de 50 m. Chelles (77) : Maire UMP, abandon de 52 logements sociaux. Montgeron (91) : Maire UMP, abandon de 626 logements. Athis-Mons (91) : Maire UMP, abandon de 18 logements. Vernouillet (78) : Maire DVD, suspension de 598 logements,….

 

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ADIHBH-V 28/11/2014 20:33


Lettre de l’Observatoire des marchés fonciers et immobiliers aux abords des Gares du GRAND PARIS. N°3 – Novembre 2014.


 


Evolution des marchés immobiliers autour des gares en 2013


 


Le volume des transactions est ralenti autour des gares du Grand Paris en 2013 : depuis 2011, il s’est réduit de 10% par an pour l’ensemble des
logements. Le ralentissement est deux fois plus marqué qu’en moyenne sur l’Ile de France. En première couronne tout particulièrement, où le volume de transactions autour des gares représente 15%
du volume total des transactions, le nombre de logements vendus en 2013 a baissé de 11% par an, mais seulement de 4% par an sur l’ensemble des 3 départements. Dans un contexte d’incertitude sur
les évolutions juridiques et institutionnelles et sur les choix de planification, les ventes se réalisent dans le diffus et les grands programmes immobiliers restent en attente.


 


Les prix ont baissé dans le périmètre autour des gares, sauf au nord de Paris et dans la partie sud et ouest de la ligne 15.  Sur un tiers des quartiers de gares, l’évolution des prix, à la hausse ou à la baisse, est faible, inférieure à l’inflation moyenne de 2% sur la période. Sur
seulement un quart des quartiers de gare, l’évolution dépasse 2%.


 


Les 33 quartiers de gare qui connaissent une baisse des prix moyens sont aussi, le plus souvent, dans un contexte communal de forte baisse.
Certains marquent le pas. Le faible nombre de transactions révèle des effets de structure liés à la taille ou à la qualité des appartements vendus. La baisse des prix sur ces quartiers pourrait
aussi provenir d’un effet conjoncturel du au rythme de commercialisation de programme neufs.


 


 

ADIHBH-V 23/11/2014 16:12


A lire dans Les Echos du jeudi 20 novembre 2014: Logement, c’est reparti …comme en 40 ! Cette fois c’est vraiment la  cata ! Sur douze mois glissants, à la fin du 3ieme trimestre 2014, la production de logements neufs en France a atteint
son plus bas niveau depuis la fin des années 1940, dans un pays alors ravagé par la guerre. Avec seulement 301.000
logements neufs produits (268. 000 si l'on exclut les travaux sur bâtiments existants), on affiche donc notre pire score en 70 ans proportionnellement à la
population. On ne
remerciera jamais assez Madame Duflot, Ministre EELV  en exercice jusqu'il
y a quelques mois,  d'avoir aussi généreusement contribué à ce naufrage.

ADIHBH-V 19/11/2014 18:37


Grand Paris, où acheter ? La Métropole du Grand Paris (MGP) et le réseau de transport Grand Paris Express (GPE) vont modifier profondément l’actuelle échelle Parisienne et Francilienne et
renouveler le marché immobilier.
Paris occupe 105 Km², Londres c’est 1570 Km² ? Au plan européen, notre capitale ne peut plus tenir sur ses actuelles limites.
La MGP sera crée le 1er janvier 2016, elle atteindra  800 Km². Sur cette zone, un Plan Local d’Urbanisme Intercommunal va être voté, des règles de densification vont s’imposer. Dans ce
contexte complexe est-il intéressant pour un particulier d’acheter ? Si oui, pour y habiter ou le louer ? Et quelles Zones viser, selon quelle échéance ?
Décryptage des secteurs à « scruter » avec attention. A suivre en cliquant sur : Grand Paris, où acheter.

ADIHBH-V 22/10/2014 14:16


 


Lu sur Localtis.info, le 14/10/2014, Partie 3 : Le
Grand Paris de Manuel Valls – Le Grand Paris du logement commence à prendre tournure.



La réunion du comité interministériel a donné un sérieux coup d'accélérateur au volet logement et dissipé les inquiétudes qui
commençaient à se faire jour sur le sujet. Pour mémoire, l'idée d'un "plan spécifique de production de logements en Ile-de-France" avait été lancée en avril 2011 par Benoist Apparu,
alors secrétaire d'Etat au Logement (voir notre article ci-contre du 6 avril 2011). L'objectif reste le même, confirmé dans le nouveau Sdrif (schéma directeur de la région Ile-de-France) et
martelé lors de la présentation du Grand Paris du logement au Conseil des ministres de janvier dernier (voir notre article ci-contre du 29 janvier 2014) : créer 70.000 logements par an, au lieu
des 42.000 actuels.



Première annonce lors du comité interministériel du 13 octobre : le choix des cinq "quartiers d'avenir" prioritaires, sur la vingtaine prévue à terme. Pour accélérer leur
aménagement, ces quartiers bénéficieront de la nouvelle génération d'opération d'intérêt national (OIN) dite "multi-sites". Ces territoires expérimenteront également la nouvelle "procédure
intégrée pour le logement" (PIL), prévue par la loi Alur du 24 mars 2014 et qui permet de gagner du temps dans les procédures d'aménagement en menant en parallèle les différentes études
d'impact.



Il s'agit en l'occurrence des territoires du canal de l'Ourcq (Seine-Saint-Denis), des territoires de la cité Descartes (à cheval sur la Seine-Saint-Denis et la Seine-et-Marne), de Villejuif -
Campus Grand Parc (Val-de-Marne), de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), et de Louvres Puiseux (Val-d'Oise). Les quinze autres quartiers seront "précisés ultérieurement", mais leur liste circule déjà
de façon officieuse. Selon le ministère du Logement, "la plupart de ces sites doivent permettre de réaliser les aménagements nécessaires à la création de logements et d'activités en nombre et
qualité suffisants pour renforcer l'attractivité de ces territoires".



Seconde mesure forte pour booster la construction de logement : le renforcement de l'efficacité des outils d'intervention de l'Etat. Les cinq OIN désormais programmées - et les quinze autres à
suivre - s'appuieront certes sur les opérateurs existants (établissements publics d'aménagement et SEM locales d'aménagement). Mais l'Etat se chargera de la coordination de l'ensemble, grâce à
la création du "Grand Paris Aménagement", qui va succéder à l'Agence foncière technique de la région parisienne avec des compétences accrues.



Le ministère du Logement précise néanmoins que "pour garantir l'association des élus, Grand Paris Aménagement sera doté d'instances locales permettant d'associer étroitement les élus aux projets
d'aménagement site par site". Il se montre en revanche très prudent sur le sort des EPA départementaux, se contentant d'indiquer qu'"à cette occasion, les conditions d'éventuels rapprochements
avec d'autres établissements publics d'aménagement, pour simplifier et rationaliser les outils de l'Etat, seront examinées".



Le comité interministériel a également décidé d'un troisième ensemble de mesures "logements", concernant cette fois la lutte contre l'habitat indigne. Il s'agit en fait de la
concrétisation de l'appel à projets lancé conjointement, à la fin de 2013, par le préfet de région et l'agence régionale de santé (ARS) d'Ile-de-France. Sur cette base, le comité a retenu 19
territoires (voir la liste dans le dossier de presse ci-contre), recouvrant 77 communes. Les opérations correspondantes bénéficieront d'un accompagnement à hauteur de 20 millions d'euros sur cinq
ans.



Enfin, et toujours au titre de la lutte contre l'habitat indigne, l'Etat a décidé d'accompagner "deux opérations majeures" de requalification des copropriétés dégradées. Celles-ci porteront -
dans le cadre d'une Orcod (opération de requalification des copropriétés dégradées) - sur les sites de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et de Grigny (Essonne).


 

ADIHBH-V 22/10/2014 14:08


 


Lu sur Localtis.info, le 14/10/2014, Partie 2 : Le
Grand Paris de Manuel Valls -  Transport : Des engagements financiers
sans précédent.


Sur le volet transports, "l'Etat a décidé de mobiliser des financements sans précédent", a assuré Manuel Valls. "J'ai entendu,
cher Jean-Paul Huchon, vos remarques, vos attentes, vos exigences même. Je vous confirme que l'Etat apportera 1,4 milliard d'euros à la mise en oeuvre du plan de mobilisation sur la période
2015-2020", a dit le Premier ministre devant un parterre d'élus, parmi lesquels le président du conseil régional d'Ile-de-France. Par ailleurs, la Société du Grand Paris "financera les études
permettant l'accélération des projets structurants", a indiqué le chef du gouvernement, citant également comme projets d'"urgence" l'extension vers l'ouest du RER E, de la ligne 11 du métro vers
l'est et l'aménagement des correspondances avec la nouvelle ligne. "Enfin, la région Ile-de-France se verra affecter, dans le cadre de la loi de finances pour 2015, 140 millions d'euros de
recettes nouvelles, pour la réalisation du plan de mobilisation", a-t-il poursuivi.
Le point sur les 140 millions de recettes était particulièrement attendu, l'Etat ayant abandonné cet été l'idée d'une taxe régionale de séjour de 2 euros par nuitée, sous la pression du secteur
hôtelier francilien. Mais Manuel Valls n'a pas détaillé les sources de ces fonds, alors que sont évoquées des hausses de la prise en compte des surfaces de parking dans la taxe sur les locaux à
usage de bureaux, de commerce et de stockage ou encore de la taxe spéciale d'équipement.
Le Premier ministre a par ailleurs confirmé des annonces déjà faites en Conseil des ministres début juillet, à savoir l'accélération des prolongements de la ligne 14 du métro parisien jusqu'aux
aéroports de Roissy au nord et d'Orly au sud, ainsi que la liaison entre Orly et le plateau de Saclay au sud de Paris. L'objectif d'achèvement de ces volets du "Grand Paris Express" est désormais
fixé à 2024, au lieu de 2027. Manuel Valls a également confirmé le nouveau calendrier de la liaison CDG Express vers Roissy, qui doit entrer en fonctionnement en 2023. "Les projets doivent
maintenant sortir de terre", a-t-il promis. Au moment où se tenait la réunion du comité interministériel sur le Grand Paris, la préfecture d'Ile-de-France a annoncé le lancement de l'enquête publique sur le deuxième tronçon du métro automatique du Grand Paris Express. D'une longueur de
29 kilomètres en souterrain et comportant 9 nouvelles gares, le projet comprend les lignes 16 et 17 Sud qui relieront les gares de Saint-Denis Pleyel à Noisy – Champs via Le Bourget RER, ainsi
que le prolongement de la ligne 14 au nord entre Mairie de Saint-Ouen et Saint-Denis Pleyel. Seize communes et deux départements – Seine-Saint-Denis et Seine-et-Marne – sont concernés. L'enquête,
qui porte à la fois sur l'utilité publique du projet et la mise en compatibilité des documents d'urbanisme, se déroulera jusqu'au 24 novembre prochain.

ADIHBH-V 22/10/2014 13:45


Lu sur Localtis.info, le 14/10/2014, Partie 1 : Le
Grand Paris de Manuel Valls -  Un peu d’autonomie pour les territoires…..si les départements s’effacent.


Très attendu sur le volet institutionnel, après l'adoption le 8 octobre par les élus franciliens d'un texte proposant une
réécriture partielle du cadre législatif de la métropole du Grand Paris (MGP), Manuel Valls n'a pas hésité à froisser quelques sensibilités, notamment en assurant que la disparition des conseils
généraux situés dans le périmètre de la métropole s'imposait "avec évidence".
"Prenant acte" des propositions des élus, le Premier ministre a en effet redit que "dans la métropole parisienne, un nouveau mouvement sera nécessaire, car la disparition des conseils généraux à
l'horizon 2020 s'imposera ici sans doute plus qu'ailleurs avec évidence". "Les Français et les habitants du Grand Paris ne comprendraient pas la création d'un échelon supplémentaire, alors que
cette réforme vise la simplification", a-t-il jugé, faisant référence aux futurs "territoires".
On rappellera en effet que la loi Maptam prévoyant la création au 1er janvier 2016 d'une métropole qui englobera les 124 communes de Paris et des départements de la petite couronne a prévu, dans
le même temps, la dissolution des EPCI existants en son sein, et la création entre les communes et la métropole d'un échelon intermédiaire sans véritable autonomie, les "territoires".
Le conseil des élus de la mission de préfiguration de la MGP souhaitent que ces territoires soient dotés d'une autonomie juridique et fiscale, ce qui n'est pas prévu par la loi (mais avait
d'emblée fait débat). Cette modification de l'article 12 de la loi Maptam, à laquelle Manuel Valls assure ne pas être opposé sur le principe, reviendrait à créer un niveau institutionnel de
plus.



Le relevé de conclusions du Comité interministériel indique que pour ces territoires," le gouvernement souhaite qu'un statut sui generis soit défini, afin de favoriser les mutualisations et les
dynamiques territoriales".



S'agissant des ressources, le gouvernement dit aujourd'hui "partager la volonté de doter les territoires du produit d'une ressource dynamique" et indique que "la réflexion peut s'engager autour
de la CFE (cotisation foncière des entreprises) mais doit être éclairée par des simulations précises". Manuel Valls a toutefois souligné la nécessité de faire de la fiscalité un outil de
rééquilibrage des inégalités au sein de la Métropole, car ses habitants "ne comprendraient pas (...) que l'objectif d'harmonisation fiscale et de solidarité soit mis de côté". "La création de la
métropole doit permettre à terme le transfert de l'ensemble de la fiscalité économique. Même si, bien évidemment, il faudra du temps et nous prendrons ce temps nécessaire", a-t-il dit. Dans le
schéma adopté la semaine dernière par le conseil des élus, il est prévu de doter les territoires d'une fiscalité propre en leur laissant le produit de la CFE, la CVAE (cotisation sur la valeur
ajoutée des entreprises) remontant en revanche à la métropole.
Sur la suppression des départements, le propos de Manuel Valls n'est certainement pas une surprise. Il ne fait que confirmer ce qu'avaient déjà déclaré son prédécesseur Jean-Marc Ayrault, puis
Marylise Lebranchu… mais il intervient au moment où le gouvernement semblait lâcher du lest quant à l'avenir des "autres" départements français. Au moment, aussi, où les présidents des trois
départements concernés s'étaient tous impliqués dans le débat sur l'avenir de la métropole. "Je ne comprends pas un tel acharnement à vouloir faire disparaître notre collectivité et les actions
qu'elle mène en faveur du territoire et de ses habitants", a réagi Christian Favier, le président du Val-de-Marne.
Sur un périmètre plus vaste, on saura que "la constitution de grandes intercommunalités en grande couronne se poursuit, afin qu'une relation équilibrée puisse se nouer avec la métropole", tel que
l'a résumé Marylise Lebranchu. Le comité interministériel a acté le fait que dans le cadre de la concertation en cours en grande couronne sur le projet de schéma régional de coopération
intercommunale, "le gouvernement est prêt à des modifications limitées de ce projet, qui respecteraient l'esprit de la loi, et dans le cadre des amendements qui pourront être adoptés par la
commission régionale de coopération intercommunale."


 

Alain Cassé - Président de l'ADIHBH-V 19/09/2014 03:50


Vous avez raison, l’ADIHBH-V ne fait pas de politique politicienne, mais pratique une politique de la ville citoyenne. Le
groupement de ces divers membres est pluriel.. Statutairement notre Association est apolitique.


 


En conséquence, notre contribution lors des dernières élections municipales de mars 2013 fut active, mais non partisane, chaque
groupe politique a pu s’exprimer sur notre blog.


 


Néanmoins, les aménagements urbains (logements, Equipements public,…) de Noisy-le-Grand sont du domaine des élus, donc il s’agit
bien d’un choix de politique sur lequel l’ADIHBH-V, statutairement, ne peut intervenir politiquement au moment des élections.


 


Evidemment, nous touchons là, à la limite de notre action Associative!!! En
terme d’efficacité a-t-on raison ? Selon moi, pas forcément si Michel PAJON ne tient pas compte de nos propositions sur le futur aménagement des Bas Heurts, mais nous respectons, la
diversité politique de nos adhérents et nos engagements statutaires.


 

ML-C -Paris 19e 17/09/2014 13:18


Il me semblerait que votre association ADIHBH-V n'ait pas fait beaucoup d'efforts pour faire tomber le Maire de Noisy-le-Grand, afin de promouvoir une politique alternative qui préserve votre
quartier?


 


 

Taillandier 16/09/2014 21:01


Effectivement le Maire de Noisy-le-Grand a été réélu pour son quatrième mandat. Il s’empresse donc maintenant le lancer
ou relancer ses projets urbains avant l’arrivée le la « Métropole du Grand Paris », qui risque de le dessaisir de ses prérogatives sur le logement.


Pour être réélu systématiquement, les Maires adoptent une « méthode » et « un savoir faire »,
soit : un bilan, un dispositif de communication sur la Ville, un réseau de militants d’admirateurs et de fervents serviteurs, un suivi et un contrôle de certaines Associations de quartiers,
un financement, etc…

Alain THIRIOT 15/09/2014 07:42


De mémoire, lors des dernières élections municipales de mars 2014, la ville de Noisy-le-Grand n’a pas changé son Maire. Donc vous devez
vous attendre à une poursuite de la densification de votre Commune ! 


 


Nimbus de Limours-91