La " route du futur ", au banc d’essai !

Publié le par ADIHBHV

 

LA ROUTE DU FUTUR

DE MARNE-LA-VALLEE

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La route du futur - Photo 1A

 

Marne-la-Vallée (77) va prêter l’un de ses axes départementaux pour tester des technologies de la « route du futur », capable de produire et de transporter de l’énergie, dans le cadre d’un accord signé mardi 18 novembre 2014 entre l'Institut Français des Sciences et Technologies des Transports, de l'Aménagement et des Réseaux (IFSTTAR) (1), le Conseil Général de Seine-et-Marne et Epamarne.

Ces tests auront lieu non loin de la Cité Descartes (2), sur une portion de la D199 à la sortie de Noisy-le-Grand, entre Champs-sur-Marne, Noisiel, Lognes et Torcy.

Cela ressemble encore à de la science-fiction mais tout est fait pour que cela devienne notre quotidien. La route du XXIe siècle va intégrer des fonctions nouvelles, fait valoir le  Directeur de la recherche et de l'innovation chez Eiffage TP.

Si une voie ordinaire transporte biens et personnes, celle de 5e génération y ajoute production et transmission de l'énergie et de l'information. Elle échange des informations avec les bâtiments proches de la route, entretient le système de signalisation routière et aide à la recharge de véhicules électriques. Des bitumes translucides emprisonnent des capteurs photovoltaïques dans la couche de roulement. Cette route de l'avenir se construit, par ailleurs, comme un vecteur de transport d'énergies : électricité, chaleur, eau….. Le Directeur du projet enchaîne : "Ces routes nouvelles seront donc des autoroutes de transport de l'énergie économisant d'autres infrastructures." Ainsi, on peut envisager une circulation d'eau dans la structure de la route et dans le sous-sol. Captation d'énergie l'été, et restitution des calories l'hiver pour éviter le gel et renforcer la sécurité routière.

 

La route du futur - Photo 2

JDD

 

Mais l'artère roulante du XXIe siècle se veut une route intelligente, capable de stocker et de traiter l'information. C'est l'Internet des objets, transposé à la route… Chaque voiture transmettra sa position, sa vitesse, l'état de son ABS. L'agrégation de ces informations, jointes aux données météo, aboutira à une image de l'état de la route, à des suggestions d'itinéraires, à des hypothèses de temps de parcours, à une adaptation de la signalisation. Enfin, une telle route va pouvoir "s'auto-diagnostiquer". Capable aussi bien de détecter les incidents sur la chaussée, obstacles divers, constitution d'un nid-de-poule, que de faire le point sur les lentes dégradations de sa structure. Cette surveillance permettra d'ajuster l'entretien strictement aux besoins. « Car, en l'absence d'informations précises internes à la route, on a tendance à "sur-entretenir" l'ouvrage, ce qui est toujours coûteux », constate le Président (PS) du Conseil Général de Seine-et-Marne.


Route du futur - Photo 3

 

Evidemment, cette route du XXIe siècle est entièrement « verte », bourrée de nano-capteurs, de réseaux, de fibres optiques. C'est une route sobre, à base de matériaux naturels, n'opérant pas de prélèvement sur l'environnement. Les bitumes, au lieu d'être issus du pétrole, sont d'origine naturelle, produits par la biomasse. On prépare donc l'après pétrole indique le  Directeur du projet. Le recyclage des matériaux est la règle. Objectif : aboutir à 100 % de recyclage (10 % actuellement sur les autoroutes urbaines). Ainsi, plus de prélèvement de pierres, de sable ni de graviers sur le milieu naturel.

L'investissement initial est plus lourd que pour une route classique. Le retour sur investissement se fait sur trente ans avec une économie de 20 à 30 % par rapport au coût d'usage d'une technologie classique. Imaginer de nouvelles fonctions est toujours possible. Limiter les coûts est une forte exigence de tous les gestionnaires d'ouvrage. Cela constituera un véritable défi, indique le Directeur de l’innovation chez EIFFAGE.

Pour bâtir cette « route du futur », l'équipe de l’IFSTTAR recense actuellement les besoins aux abords immédiats de la route (structuration de l'environnement, type de bâtiment) au moyen d'une cartographie précise. Cette route de 5e génération est liée d'ailleurs à la « ville intelligente » et suppose un environnement connecté. L’ancienne route déclassée RD 199, n'a pas été choisie au hasard.

Ce travail de cartographie effectué, il s'agira de mettre en œuvre ces données pour concevoir l'aménagement de la route. Mais il faut être patient et attendre, au plus tôt, 2017. 

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Contribution bibliographique :

            - www.lagazettedescommunes,18/11/2014, avec AFP,

            - www.largus.fr,18/11/2014, jean Pierre Genet,

            - www.journallamarne.fr, 03/12/2014

            - JDD, 18/01/2015, En test, la « Route du futur », Hervé GUENOT

(1) - Missions de l’IFSTTAR : La fondation de l'Institut Français des Sciences et Technologies des Transports, de l'Aménagement et des Réseaux remonte au 30 décembre 2010, suite à la fusion, au 1er janvier 2011 de l'Institut National de Recherche sur les Transports et leur Sécurité (INRETS) et du Laboratoire Central des Ponts et Chaussées (LCPC).

L’institut a pour missions de réaliser ou faire réaliser, d’orienter, d’animer et d’évaluer des recherches, des développements et des innovations dans les domaines du génie urbain, du génie civil et des matériaux de construction, des risques naturels, de la mobilité des personnes et des biens, des systèmes et des moyens de transports et de leur sécurité, des infrastructures, de leurs usages et de leurs impacts, considérés des points de vue technique, économique, social, sanitaire, énergétique, environnemental et humain.

(2) - Complexe universitaire et Cluster de la ville durable.

 

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Publié dans Lettre de l'ADIHBH-V

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ADIHBH-V 30/01/2015 06:40


Oui Monsieur BES, mais les nanotechnologies, le big data, les imprimantes 3D, les énergies renouvelables, les biotechnologies et
bien d’autres révolutions dont nous n’avons pas encore pris la mesure, vont réveiller le développement économique et générer un cycle de croissance extraordinaire.


Ces évolutions poseront mille problèmes en termes d’écologie, de régulation mondiale et de partage des richesses, mais elles sont
déjà enclenchées.


Selon le jeune et talentueux économiste Nicolas BOUZOU, nous sommes à la veille d’un cycle d’innovation comparable à la
Renaissance.

Forge d'AURIN 29/01/2015 16:19


Ben oui, mais soit disant que l'on doit redresser la Fance avec l'innovation

bes laurent 26/01/2015 09:28


quand on sait qu'ils n'ont meme plus les budgets de fonctionnement pour faucher les bas cotés maintenir l'eclairage public  ou boucher les nids de poules ca laisse reveur