De la loi Scellier à la loi Duflot...

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DU "SCELLIER" AU "DUFLOT",

UNE NOUVELLE NICHE FISCALE

POUR REDUIRE SES IMPÔTS…

 

LE DUFLOT 1

 

En politique, il faut savoir avaler les couleuvres. Ainsi, la Ministre de l’Egalité des Territoires et du Logement, ne rêvait certainement pas d’élaborer une énième niche fiscale pour donner un coup de pouce aux « Français normaux » qui investissent dans l’immobilier locatif, afin d’obtenir un complément de ressource pour leur retraite Ce n’était pas sa clientèle électorale d’EELV, le parti politique qu’elle dirigeait encore récemment.

 

Si le Gouvernement fait ce geste en direction des investisseurs, c’est qu’il est rattrapé, comme dans d’autres domaines, par la réalité. Pendant la campagne électorale, le Candidat Président a pris l’engagement de construire 500.000 logements par an. Or, avec la crise, la construction de logements tourne au ralenti. Entre janvier et juillet 2012, les mises en chantiers ont reculé de 12,5%. A cause de ces ventes très faibles, le secteur des maisons individuelles aura détruit cette année 14.000 emplois sur 150.000. Cette faible activité est également préoccupante pour l’économie française dans son ensemble. La construction de logements représente 12% du Produit Intérieur Brut (PIB) et rapporte en impôts 2 milliards d’euros de recettes à l’Etat et 600 millions aux collectivités locales.

 

Bref, il vaudrait mieux que ce nouveau dispositif de réduction d’impôt soit un succès pour tout le monde, avance Cécile Duflot.

 

Après  le « Scellier » , en avant toute pour « le Duflot »…

 

Le dispositif de défiscalisation Scellier qui doit disparaître fin 2012, a été créé suite à la crise financière de 2008, dans le but de favoriser l’investissement locatif privé en berne depuis le début de la crise. Cette loi entre en vigueur dès le 1er Janvier 2009 et doit inciter les particuliers à investir dans le locatif et ainsi soutenir la construction de logements.

 

L’ancienne Présidente des Verts avait tout essayé pour ne pas être celle qui aiderait les investisseurs. Malgré tout, c’est son nom que portera le nouveau dispositif ! Il visera selon la Ministre, à construire 40.000 logements l'année prochaine, alors que le dispositif Scellier ne devrait permettre d'en construire que 30.000 cette année. Il sera plus incitatif fiscalement mais, en contrepartie, il comportera des exigences sociales renforcées. Ainsi, le dispositif Duflot devrait soit disant plus facilement atteindre ses deux principaux objectifs sociaux : réguler le marché de l’immobilier locatif et augmenter le parc locatif dans les grandes agglomérations.

Les contours du « Duflot » :

Le DUFLOT 2

 

- Le taux de réduction d’impôts sera entre 17 et 20% de l’investissement sur 9 à 12 ans de location. Les bâtiments fortement écologiques pourraient permettre à l’acquéreur d’obtenir un bonus. L’investissement conservera son plafond de 300.000€.

 

- Le plafond des loyers devrait se situer 20% en dessous des loyers du marché.

 

- Les plafonds de ressources des locataires vont être diminués pour offrir plus de logements à la classe moyenne, plus modeste mais qui n’a pas accès à des logements sociaux. Cela offrira donc un intermédiaire entre les logements sociaux et les parcs privés classiques. Les foyers avec des revenus inférieurs à 2,5 fois le SMIC seront éligibles à l’investissement « Duflot ».

 

- On ne connaît pas encore les conditions pour un éventuel droit de louer à des descendants. Ces détails seront précisés ultérieurement.

 

- A l’image du Scellier, ce nouvel avantage sera soumis au plafonnement des niches fiscales, mais passe de 18.000€ + 4% des revenus en 2012 à 10.000€ en 2013. Les conditions d’éligibilité sont donc plus contraignantes qu’avec l’investissement en Scellier 2012.

 

- Les zones concernées par le « Duflot » seront moins nombreuses qu’avec le «Scellier », afin de concentrer la construction de nouveaux logements, là où sont les besoins. Si aucun besoin n'existe dans une zone, le dispositif ne sera pas accessible. C’était l’un des points les plus critiqués du Scellier.

 

Les mesures du Gouvernement Sarkozy étant tenues pour responsables de cette chute de constructions, la Ministre de l’Egalité des Territoires et du Logement a proposé son nouveau dispositif pour relancer une dynamique d’investissement dans le logement. D’autres mesures devraient être mises en place en 2013.

 

Le « Duflot » ne réglera pas tout !

 

Le secteur de l’immobilier doute de l’effet de relance du nouveau régime locatif de défiscalisation sur l’immobilier neuf. A peine ébauché, le « Duflot » ne suscite guère l’enthousiasme des professionnels. Ils doutent de l’effet d’entrainement des nouvelles règles sur le marché alors que 2013 s’annonce difficile. Deux craintes sont évoquées :

 

- Le nouveau mécanisme, qui prévoit 17 à 20% de réduction d’impôt sur le neuf à douze ans, imposera des loyers inférieurs de 20% à la moyenne locale.

- Le nouveau régime intégrerait la règle de plafonnement des avantages fiscaux à 10.000 € par ménage. De quoi limiter les rendements attendus.

 

 

Pour les promoteurs, Guy Nafilyan, patron du promoteur Kaufman et Broad, juge que le plan d'ensemble du Gouvernement pour le logement n'est pas clair. Concernant le dispositif  Duflot  d’investissement locatif, il a estimé que ces détails ne sont pas suffisamment précis pour voir quel en sera l'impact. François Payelle, Président de la Fédération des Promoteurs Immobiliers (FPI), estime que l'évolution de la fiscalité relative aux ventes de terrains constructibles devrait contribuer à développer l'offre foncière. Par ailleurs, il note que les incitations en faveur des particuliers investisseurs doivent permettre de recréer une offre de loyers intermédiaires et d'inverser les tendances très préoccupantes des indicateurs d'activité, sous réserve bien sûr que les détails du dispositif ne le rendent pas inopérant.

 

Roger Bélier, Président du Syndicat National des Aménageurs Lotisseurs (SNAL), juge quant à lui que les propositions du Gouvernement ne sont pas suffisantes pour relancer le secteur.  Il était indispensable de créer un choc d'offre sur le foncier et d'inciter les propriétaires à mettre sur le marché leur terrain.  

 

La Fédération Française du Bâtiment (FFB) s’est félicitée du maintien de la TVA à taux réduit à 7% sur les travaux de rénovation et accueille positivement le nouveau dispositif « Duflot » en faveur de l'investissement locatif privé, qui parait offrir un bon équilibre entre contraintes sociales et rendement. Elle s'interroge toutefois, sur les effets du  nichage de la réduction d'impôts et du zonage retenu. 

 

Pour les juristes, Jean-Dominique Dellanoy, avocat-associé du Cabinet Conseil Fidal, interrogé par l'AFP, a expliqué que l'objectif de 40 000 ventes par les promoteurs en 2013 pour des logements intermédiaires est illusoire vu les faibles conditions faites aux investisseurs dans le cadre du nouveau dispositif « Duflot ».

 

  

Commentaire 

 

Les mesures du Gouvernement Sarkozy étant tenues pour responsables d’une certaine chute de constructions ces dernières années, la Ministre de l’Egalité des Territoires et du Logement a proposé  un énième dispositif pour relancer une dynamique d’investissement dans le logement.

 

Mais c’est encore une « vieille lune ». En effet, l’Etat Français a mis en place depuis 1984 plusieurs dispositifs pour faciliter et encadrer les investissements locatifs, qui ont tous subi de nombreuses variations. Pour mémoire, rappelons simplement les dispositifs : Méhaignerie (1984-1997), Périsol (1996-1999), Besson (1999-2002), De Robien (2003-2006), Scellier (2009-2012). A l’arrivée à échéance, le bilan était  contrasté entre le cout important pour l’Etat, et les problèmes d’efficacité des dispositifs dans certains cas. 28 ans après, c’est toujours la crise du logement, cherchez l’erreur !

 

 Maintenant, parlons du rendement pour un investisseur particulier. Il faut savoir aujourd’hui, que le rendement d’un bien immobilier locatif se situe entre 4,5 et 5%, avant impôt ; 3,5% après impôt. Vous me direz, oui, mais vous bénéficiez de la plus value immobilière ! Certes, mais il fallait attendre 15 ans, avant d’être totalement exonéré de la plus value, lors de la revente du bien. Depuis le début de l’année, la réforme Fillon est passée par là, et a porté ce délai à 30 ans !!!...

 

De plus, dans le cadre de la future Loi sur le logement, ce Gouvernement étudie l’éventualité d’une inversion de la fiscalité sur les plus-values foncières, c'est-à-dire une croissance de la taxation avec le temps de détention, a commenté la Ministre. Il n'est pas impossible qu'elle soit dans le projet de Loi de Finances 2013. 

 

Finalement, avec les déplafonnements successifs du livret A (le produit d’épargne préféré des Français), et une éventuelle remontée des taux d’intérêts pour cause d’inflation, on ne peut pas exclure une concurrence « de plus en plus frontale » avec un transfert des flux d’épargne au profit du livret A, puisque  le plafond des loyers très bas risque de baisser la rentabilité de l’investissement locatif « Duflot ».

 

En tant que particulier, si vous souhaitez investir demain dans l’immobilier défiscalisant, ne vous lancez pas dans l’achat d’un bien locatif de manière hasardeuse. Il est important de bien étudier chaque critère de l’investissement et d’être bien renseigné sur la localisation du bien. Quoi qu’il en soit, les particuliers en quête de placement financier ne doivent pas se faire d'illusions, le dispositif fiscal qui remplacera le Scellier début 2013 ne sera pas aussi intéressant. Et il ne consistera pas en une réduction de l'impôt sur le revenu. Cela suffira-t-il pour relancer la construction ? 

 

Depuis de nombreuses années, c'est la quadrature du cercle.

 

_______

 

Contribution bibliographique :

-       Le FIGARO, 19/09/2012, Jean-Yves Guérin,

-       Le MONITEUR.fr, 19/09/2012, Source AFP,

-       LOCALTIS.info, 19/09/2012,

-       Le MONITEUR.fr, 01/10/2012, Laurence Francqueville

-       Le REVENU, n° :1194, semaine du 28/09 au 04/10/2012

-       AGORA.Finances, www.agorafinances.fr

 

 

 

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ADIHBH-V 18/05/2013 09:13


Le FIGARO, 17/05/2013, J-Y-G - Immobilier neuf : le dispositif « DUFLOT » démarre lentement. Quand la Ministre du Logement Cécile Duflot avait présenté le nouveau
dispositif fiscal réservé aux particuliers-investisseurs-acheteurs un appartement pour le louer, elle avait fixé un objectif de 40 000 ventes pour 2013.


Quatre mois et demi après l’introduction de cette formule qui a pris la suite du Scellier, cet objectif semble inatteignable ! Au premier trimestre seulement 4165 ventes dans le neuf ont été réalisées. …..’Si les investisseurs potentiels
ont le pied sur le frein, c’est que toutes les hypothèques concernant le dispositif ne sont pas levées, particulièrement l’incertitude sur le niveau des loyers. En effet, la Loi prévoit que pour
ces logements intermédiaires, le loyer soit inférieur de 20% au prix du marché’…..

ADIHBH-V 08/01/2013 11:09


Le MONITEUR.fr, Source AFP, le 07/01/2013 : Logements anciens : la chute des transactions continuera en 2013 mais sans baisse des prix


"Le nombre de transactions de logements anciens en France s'est élevé à 650.000 en 2012", soit un plongeon de près de 25% par rapport à l'année
record de 2011 (858.200, chiffre des notaires), a déclaré lundi 7 janvier Laurent Vimont, président du réseau Century 21 (près de 900 agences immobilières).


M. Vimont pronostique une nouvelle baisse du volume des transactions en 2013 car "il est à craindre que le marché ne soit alimenté que par les
ventes dites +forcées+ (provoquées par un divorce, un décès ou une mutation professionnelle)".


Ce sentiment est partagé par les principaux dirigeants des réseaux d'agences avant les prévisions de la Fédération nationale de l'immobilier
(Fnaim), la principale organisation professionnelle du secteur, qui doit les dévoiler mardi.


"Nous ne sommes pas au fond de la cave", affirme à l'AFP Frédéric Monssu, directeur général du réseau Guy Hocquet, qui craint que le nombre de
transactions tombe à environ 600.000 en 2013, entraînant encore des suppressions d'emplois dans la profession après les milliers déjà intervenues en 2012.
Mais M. Monssu relative en rappelant que la crise du début des années 90 était encore plus grave avec un volume de 400.00 à 500.000 transactions par an.


Laurent Demeure, président de Coldwell Banker France, explique pour sa part que "beaucoup de vendeurs ont renoncé à céder leurs biens car le
gouvernement a ultra fiscalisé l'immobilier, ce qui assèche le marché, et entraîne une stabilisation des prix", en raison également de la pénurie de logements évaluée à près d'un million en
France.


"L'année 2012 a vu les acheteurs passer de la frénésie à la raison quand, dans le même temps, les vendeurs font de la résistance sur les prix",
souligne M. Vimont pour expliquer l'étonnant paradoxe qui voit les transactions fortement baisser au moment le taux moyen des crédits immobiliers n'a jamais été (à 3,23%) aussi favorable aux
emprunteurs depuis 1945.


Aussi, après plusieurs années de flambée, le prix moyen d'une acquisition (202.138 euros) n'a baissé que de 1,6%, par rapport à 2011, pour les
appartements et de 1,5% pour les maisons, selon les chiffres de Century 21. Seules exceptions: Paris où les prix continuent de battre des records (+1,5% à 8.518 euros/m2) et Provence-Alpes-Côte
d'Azur (+1,9% à 3.650 euros/m2). La grande crainte des professionnels réside dans une éventuelle hausse des taux d'intérêt qui pourrait "gripper" encore plus le marché. "Une augmentation de 1% du
taux d'intérêt entraine une diminution de 7% du pouvoir d'achat des emprunteurs", souligne Bernard Cadeau, le président du réseau Orpi.


 



ADIHBH-V 05/12/2012 20:11


Le PARISIEN, 03/12/2012, Olivier Debruyne - Immobilier : la baisse des
prix se fait attendre.


-          8440 € / m² à
Paris : +1%  au 3ieme trimestre ;  0,8% sur un an,


-          4480 € / m²
en proche banlieue : +1,9% au 3ieme trimestre ; 0,3% sur un an. -0,5% en Seine-Saint-Denis et -0,1% dans le Val-de-Marne,


-          3140 € / m²
en grande couronne : +1,4% au 3ieme trimestre : -1% sur l’année. -1,6% dans l’Essonne et -1,4% dans le Val-d’Oise.

ADIHBH-V 04/12/2012 18:48


L’HUMANITE, 28/11/2012, AF : Le marché du logement neuf
s’effondre : Les ventes ont plongé de 25% au 3e trimestre. Mais les prix ne baissent pas !!!..


 


Et encore une promesse qui s’éloigne ! Depuis les chiffres rendus publics hier par les services de Cécile Duflot, le doute
n’est plus permis : l’objectif fixé par François Hollande de construire 500 000 logements / année ne pourra être tenu. Et ce, pour 2012 bien sûr, comme pour 2013. Encore plus déprimé
que les mois précédents, le marché du logement neuf a vu ses ventes chuter de 25% au troisième trimestre. Ce sont les plus mauvais scores « depuis 2008, année de la crise des
subprimes », souligne l’économiste Michel Mouillard, interrogé par l’AFP. Pire encore pour l’avenir, les permis de construire ont, eux aussi, plongé en octobre de -28,6% !


 


Et pourtant, malgré cette atonie du secteur, les prix, eux, ne baissent pas. La facture moyenne au m², pour les logements
collectifs progresse même de 0,9% au troisième trimestre.


 


Le patron des promoteurs immobiliers, François Payelle, semblait s’y résoudre il y a peu : l’année 2012 sera la plus mauvaise
depuis 17 ans en termes de ventes. Et 2013 ne sera pas meilleure, craignait-il.

ML-C Paris 19e 08/11/2012 08:06


Au vu des arguments développés dans cet article sur la "nouvelle Loi DUFLOT", il serait intéressant que SOPHIE argumente son propos, avec des valeurs chiffrées.Aujourd'hui, la lecture des revues
spécialisées dans les placements immobiliers, ne confirme pas sa thése!


 

Sophie 07/11/2012 21:10


Bonjour,


La loi duflot permettra tout comme la loi scellier de faire bénéficier au contribuable d'une réduction
d'impôt. L'investissement immobilier locatif reste dans le contexte actuel un bon placement. 

ADIHBH-V 27/10/2012 08:46


Le FIGARO – 26/10/2012 : « Chute
spectaculaire des crédits immobiliers ».


Du jamais-vu !!! Le montant des crédits immobiliers accordés par les banques a plongé de plus de 24% au troisième trimestre
par rapport à la même période de 2011. Sur les neufs premiers mois de l’année, la chute est encore plus brutale, avec une baisse de 30,5% pour le financement de logements anciens, selon la
dernière étude de l’Observatoire du Crédit Logement/CSA, publié le 25 octobre écoulé. « Une chute d’une telle ampleur et d’une telle rapidité,
on ne l’a jamais connue », note Michel Mouillard, Professeur d’Economie à Paris-Ouest et auteur de l’étude.

ADIHBH-V 26/10/2012 09:22


Localtis.info – le 25/10/2012 – Jean Noël Escudié. « Annulation de la Loi Logement : et maintenant ? » Extrait :


‘’’Si elle ne remet pas en cause le principe de la mise à disposition de
terrains et le nouveau quota de 25% pour les logements sociaux, l'annulation de la Loi Logement par le Conseil constitutionnel va peser sur l'objectif de construction de 500.000 logements par an
sur la durée du quinquennat.


Pour le Premier ministre, cette situation et la censure du Conseil constitutionnel sont la conséquence d'un "cafouillage
parlementaire" qui ne concerne pas le gouvernement. L'explication semble toutefois un peu courte. La cause principale tient en effet à la brusque accélération du calendrier parlementaire au début
du mois de septembre. Confronté à un feu roulant de critiques de son propre camp, de l'opposition et des médias sur l'absence de réformes significatives depuis le changement de majorité, le
gouvernement a décidé d'accélérer le rythme à la rentrée....


Et le logement dans tout ça ?


Si ce calendrier est respecté (et sous réserve d'une nouvelle saisine du Conseil constitutionnel portant cette fois-ci sur le
fond), la loi pourrait être publiée à l'extrême fin de l'année ou, plus probablement, au début de 2013. Dans un communiqué diffusé juste après la décision du Conseil constitutionnel et faisant
allusion aux deux mesures principales du projet de loi, la ministre du Logement affirme que "dès 2013, l'Etat mettra à disposition des collectivités le foncier nécessaire à la production de
logements et obligera les collectivités à porter à 25% le taux de logements sociaux par commune". Même si le ministère travaille sans doute déjà aux différents textes d'application, le retard
engendré par la censure du projet de loi ne sera cependant pas sans conséquence.


Il obère en effet fortement la réalisation de l'objectif, fixé par le chef de l'Etat, de production de 500.000 logements par an
durant son quinquennat. Déjà très ambitieux (ce chiffre n'a jamais été atteint au cours de la décennie précédente, le record se situant à 468.000 logements en 2008), cet objectif va pâtir du
retard pris dans la mise en place des premières mesures destinées à favoriser son accomplissement. Les effets risquent notamment d'être sensibles sur la mise à disposition de terrains par l'Etat
et ses opérateurs. Un handicap qui s'ajoutera aux effets d'une conjoncture économique très dégradée et à la chute actuelle de tous les indicateurs de la construction’’’.


 

ADIHBH-V 26/10/2012 09:03


Les Echos.fr – le 25/10/2012- Elsa Freyssenet. « Cafouillage sur le logement » : Extrait :


‘’’Le Premier ministre a provoqué le 24 octobre 2012 une belle polémique en annonçant
l'annulation de la loi sur le Logement par le Conseil constitutionnel avant même que celui-ci se prononce. Une première qui a fait hoqueter le Président du Conseil Jean-Louis Debré,
« Nous n'avons pas encore statué », et provoqué les moqueries de l'opposition..


Une censure « sur la forme »,
soulignait-on au Gouvernement pour mieux montrer que le fond n'était pas en cause. La Ministre du Logement, Cécile Duflot, s'était fait une raison et avait préparé sa défense. L'important pour
elle, était que si le Conseil Constitutionnel annulait sa loi, elle continue de porter son texte. Ce sera le cas. Son projet de loi sera à nouveau présenté au Conseil des ministres le
14 novembre pour être examiné par l'Assemblée à partir du 20 novembre. L'idée est qu'il soit définitivement adopté d'ici à la fin de l'année’’’.


 


 

ADIHBH-V 22/10/2012 20:08


Le MONITEUR.fr – 18/102012 – Laurence Franqueville : Les Notaires affichent leur pessimisme.


Les notaires de France annoncent une chute des volumes de ventes, que ce soit dans l’ancien ou dans le neuf, en 2012. Pour la suite, ils
estiment que l’attentisme pré-électoral s’est mué en attentisme fiscal. Une tendance qui pourrait perdurer au-delà du calendrier budgétaire. Et sont donc pessimistes pour 2013 et
2014.


Les volumes de ventes immobilières dans l’ancien ont reculé de 15% en Province sur un an à fin juin (-17% à fin août 2012), selon la note de
conjoncture immobilière que viennent de publier les notaires de France. Cette tendance se confirme en Ile-de-France où le mouvement de recul est général (-23% sur les maisons entre mai et juillet
sur un an et -20% sur les appartements). Les indices de prix Notaires-Insee du deuxième trimestre sont stables sur un an pour les appartements (+0,1%) et en baisse pour les maisons
(-1,3%).


Dans le neuf, le nombre annuel de ventes de maisons individuelles en diffus a reculé de 18% à fin août 2012 comparé à fin août 2011 (-7% de juin
à août). Les ventes de logements en promotion ont reculé de 13,9% au deuxième trimestre par rapport à la même période de 2011. En termes de prix, la moyenne augmente de 2 % pour les appartements
à la fin du deuxième trimestre par rapport à la même période de 2011et de 0,2 % pour les maisons.


La conséquence directe de ce repli des volumes est une perte de recettes fiscales pour les
départements et les communes qui ne sera certainement pas négligeable, relèvent les notaires. Dans le neuf, les notaires
estiment que les réservations ne sont plus toujours suffisantes pour permettre aux promoteurs d’atteindre l’objectif de 40 % de pré-commercialisation, ce qui entraîne l’abandon de certains
projets 

ADIHBH-V 12/10/2012 14:43


Le Revenu, n°1196, semaine du 12 au 18 octobre : Immobilier locatif. La taxe sur les logements vacants (carence locative)
depuis plus d’un an est renforcée de 10 à 12,5% la 1ère année, et de 12,5 à 25% dès la deuxième année. Par ailleurs, le risque d’impayés pour des loyers inférieurs au marché, avec des
conditions de ressource plus faibles, risque aussi de faire réfléchir.


Conseil du
Revenu : Dans les faits, le promoteur
répercute le gain fiscal dans son prix de vente (prix de vente du bien supérieur). Au vu des contraintes, ce nouveau dispositif fiscal est à éviter.

Méline 10/10/2012 14:33


La classe moyenne qui a quelques économies ou bienheureusement hérité d'un bien familial est considérée comme capitaliste par ceux qui parlent beaucoup de "solidarité" mais qui l'exercent surtout
pas en payant d'eux-mêmes (combien de foyers paient l'impôt en France ?) mais en piochant jusqu'à l'os la classe moyenne.


Rassurez-vous, le Duflot, ils l'ont inventé mais pour les autres, de braves naïfs qui croient dur comme fer au "partage des richesses" ou de "solidarité" et qui ne servent au final qu'à étayer la
politique politicienne de la gauche et de s'assurer un stock sur pied d'électeurs reconnaissants.


Le premier des partages, c'est celui d'aider ceux qui peuvent par leur énergie, leur volonté et leurs compétences à créer des emplois au lieu de décourager l'esprit d'entreprise. Ca demande aussi
d'aider de jeunes apprentis talentueux à trouver des entreprises qui les accueillent, et aider aussi ces entreprises à les accueillir. Ceux là auront la fierté de gagner un vrai salaire, de
prendre leur part à la réussite économique et de payer leur loyer.


Mais là, ça demande a avoir un sens de la chaîne économique réaliste, de mouiller la chemise, de l'expérience, beaucoup d'humilité (ah M. Montebourg...) et de l'honnêteté intellectuelle. On en
est très loin aujourd'hui.

Taillandier 10/10/2012 13:35


Cécile DUFLOT, ancienne cheftaine « verte » du mouvement EELV, promet de redresser la production immobilière, en
commençant par arroser les plates bandes de rosiers, avec du désherbant. Drôle de méthode pour attirer les investisseurs jardiniers. Vous me direz, les verts de Noisy-le-Grand bétonnent
allégrement les pelouses de la ville avec Michel Pajon, alors,…….


Autrement dit, à partir du moment où l’Etat décide de prendre l’essentiel de la plus- value réalisée par un citoyen épargnant, non
seulement les rares investisseurs français ne vendrons plus leurs biens. Mais surtout ils arrêteront d’en acheter. Et le Gouvernement pourra toujours verser des larmes de crocodiles dans les
prochains mois.

Monique 09/10/2012 22:10


La classe moyenne n'a plus assez d'argent pour "investir" dans le genre. Il n'y a que les socialistes pour croire qu'il y a encore des gogos plumables !


Parmi les plus fortunés à Noisy-le-Grand, il y en a qui pourraient donner leur avis sur le sujet ? l'ADIHBV peut-il les interviewer ?

Issard 09/10/2012 20:27


Merci Monsieur, c'est ce que nous pourrions appeler une "Etude de Cas".

Gueshana 09/10/2012 12:57


Effectivement pour quelqu'un qui loue un logement par exemple à Noisy le Grand, ce qui a été mon cas, le bénéfice est même plus proche de celui de la caisse d'épargne compte tenu de la CSG/CRDS
(énorme en fin d'année sur le bénéfice net) quand le locataire daigne être correct car il croit toujours être le pigeon du propriétaire...


Donc je m'étais aperçu que je devenais un bénévole pour remplir les caisses de l'état. Il est vrai que j'ai pas eu de bol : au début un polygame avec femme enceinte au 1er novembre avec refus de
payer, un commerçant étranger réglant toujours avec retard, mais ouf aussi un pdg. Donc pour avoir la paix, j'ai revendu (opération blanche sans plue value) estimant que la santé vaut mille fois
mieux que les tracas engendrés par l'immobilier.


Alors bon courage aux investisseurs, ils auront rapidement des cheveux blancs.

venetes56 08/10/2012 22:52


sans être un oiseau de mauvais augure, in fine; çà ne marchera pas!!! plouf! plouf!


Pour donner un grand coup d'épée dans l'eau!


les belles paroles suffisent avec Cécile Duflot.


le miroir aux alouettes pourait améliorer notre retraite.


mais la fiscalité PS nous assurera d'une pauvrette.