Compte rendu de la troisième réunion thématique dite de "concertation" pour les Bas-Heurts...

Publié le par ADIHBH-V

 

TROISIÈME RÉUNION

THÉMATIQUE

DE "CONCERTATION"

SUR LES BAS- HEURTS

______

 

Atelier n° 3- Photo 1

 

Dans le cadre de la concertation relative à l’aménagement du quartier des Bas-Heurts, dit du « Clos aux Biches », la première réunion publique s’est déroulée le mardi 17 juin 2014. Elle sera suivie de quatre réunions thématiques. Le 11 septembre se déroulait la troisième réunion relative à la circulation, les déplacements doux et le stationnement.

 

L’écoute attentive des enregistrements ci-après, et l’examen des illustrations nous renseignent sur la mise en place d’un rabattement de rues du quartier des Bas-Heurts, vers un réseau plus large constitué du boulevard du Mont d’Est et de la route de Neuilly-sur-Marne, complètement saturés.

 

Nous obtenons des précisions sur la fonctionnalité de « la promenade basse » située sur Maille Horizon-Nord. Elle sera très large et largement plantée. La circulation y sera "apaisée", mais avec des contraintes de circulation fortes. C'est-à-dire qu’il s’agira d’une voie sécurisée à dominante piétonnière, sur laquelle des voitures seront autorisées à rouler à 20 Km/h pour desservir le Lycée International et les parkings de bureaux. Toutes les dispositions adoptées seront dissuasives afin d’éviter le  délestage du boulevard George Méliès vers la route de Neuilly-sur-Marne.

 

L’avenue Montaigne sera prolongée et requalifiée en zone 30 Km/h avec quatre séquences de feux.

 

Atelier n° 3 - Photo 2

 

Sur le secteur du « Clos aux Biches », l’Architecte du Cabinet Christian DEVILLERS développe ses explications relatives au réseau viaire autour des sept futurs îlots qui se dessinent sur les plans que nous avons sous les yeux. Bizarrement, quelques minutes après, pour apaiser l’auditoire, le Directeur de l’Urbanisme de Noisy-le-Grand précise que cette représentation en sept îlots n’a uniquement pour but que d’alimenter le débat, mais rien n’est encore déterminé. Comprenne qui pourra !!!....

 

Quoi qu’il en soit, il s’agira d’un partage modal maillé entre des cheminements doux, des voies structurantes, des voies "apaisées" et des zones de rencontres. Nous comprenons que le vélo et le piéton seront rois, pour cheminer vers les gares RER de Noisy-Mont d’Est et Bry-sur-Marne, puisqu’il s’agit de tout faire pour dissuader l’automobiliste. Le dimensionnement du Parc à vélo de la Gare de Bry-sur-Marne se posera !

 

Le réseau des transports en commun sera modifié sur le secteur. Un bus traversera le Clos aux Biches (220 ou autre). Des discussions sont actuellement engagées avec la RATP et le STIF.

 

Il est question d’élargir la rue Pierre Brossolette (côté Sud) et la rue des Aulnettes sur Noisy-le-Grand, en reculant les limites parcellaires.

 

À l’intérieur du Clos aux Biches, en plus de la rue Daniel Perdrigé existante, une autre voie "apaisée" sera ouverte. Ici, dans la relation "espace public – espace privé", l’esprit jardiné du quartier des Bas Heurts devrait être conservé.

 

La société CD-VIA présente son étude de circulation. Elle intègre dans son « modèle de calcul » tous les projets d’aménagement de Noisy-le-Grand, mais aussi plus en amont le développement de Marne-la-Vallée et l’amélioration des transports en commun. Le schéma ci-dessous indique le nombre de véhicules qui circule sur ces voies en 24h. Toutefois, nous mettons en cause la validité de ces comptages qui sont relativement anciens.

À titre d’exemple, nous signalons que pour l’Enquête publique de Maille Horizon-Nord en juillet 2013, les comptages de CD-VIA dataient du 04/08/2008, du 16/03/2010 en pleine vacances scolaires de l’Académie de Paris et du 05 au 11/04/2012, avec un lundi de Pâques férié. Ce n’est pas acceptable.

 

Atelier n°3 - Photo 3

(Trafic journalier par voie,  sur 24h)

 

En effet, un modèle de calcul ne vaut que par l’authenticité des paramètres que vous introduisez dans les équations. Dans le cas contraire, les résultats sont erronés et vous obtenez n’importe quoi ! Nous en voulons pour preuve une anecdote toute récente rapportée par Pierre GUILBAUD sur l’évaluation du nombre de places de parking de la future gare Noisy-Champs du Grand Paris de 2020. Parkings qui doivent servir au stationnement en rabattement de toutes les voitures en provenance de Seine et Marne. Deux Bureaux d’Etudes concluaient respectivement à la nécessité de construire 300 et 500 places. Le Directeur de l’Urbanisme de la Commune a failli s’étrangler car lui, évaluait les besoins à 2.000 places. Nous avons ici un bel exemple du danger des modèles de calcul, manipulés par des Techniciens qui n’ont aucune connaissance pratique du terrain.

 

C’est la raison pour laquelle le Président de l’ADIHBH-V a demandé à CD-VIA de lui fournir trois références de Municipalités, dans lesquelles CD-VIA est intervenue, afin de mesurer l’efficacité du dispositif sur le terrain, après mise en service.

 

Pas plus rassurant, lorsque l’on nous annonce que l’on ne pourra vraiment mesurer l’efficacité du dispositif de circulation que lorsque les 1.500 logements du Clos aux Biches et les 800 logements de Maille Horizon-Nord seront construits.

Effrayant, non ?…. Et si ces aménagements sont inopérants, que fait-on ?

 

En ce qui concerne l’axe Mont d’Est/Neuilly-sur-Marne, point noir historique, CD-VIA est très explicite : « Ce n’est pas parce que vous élargirez le pont sur la Marne, que vous améliorerez la fluidité de la circulation. En l’espèce, vous ne ferez pas sauter la poche de saturation et les difficultés se reporteront en amont. Et même si vous aménagez le carrefour boulevard Foch/rue Pierre Brossolette avec un rond point, CD-VIA n’avancera jamais l’idée que l’on rendra la route de Neuilly plus fluide ».

Ce qui réglera le problème de la route de Neuilly, c’est la mise en service d’un TCSP entre Noisy-le-Grand et le Nord du département, précise Pierre GUILBAUD. Il y a quelques mois, ce n’était pas à l’ordre du jour au Conseil Général de Seine-Saint-Denis.

 

En fait, le Directeur de l’urbanisme est très lucide : « Les habitants des Bas Heurts ne doivent pas attendre une amélioration de la circulation dans le quartier, avec les projets Clos aux Biches et Maille Horizon-Nord. Tant que l’on n'aura pas mis en œuvre une grande politique de transport en commun sur les grands axes noiséens (route de Neuilly, boulevard Paul Pambrun et boulevard du Mont d’Est), ces problèmes ne seront pas solutionnés. L’arrivée du métro automatique de la ligne 15 solutionnera peut être en partie le problème, mais seulement en partie ».

 

Par ailleurs, dans ses modélisations à l’horizon 2019-2023, CD-VIA ne s’attend pas à une amélioration de la circulation aux heures de pointes du matin et du soir. De même, aucune embellie n’est à prévoir sur l’autoroute A4 sur cette période. L’initiative du boulevard urbain ne semblant pas crédible aux yeux des spécialistes, pour des problèmes de coût.

 

Finalement, nous comprenons que, pour la Commune, le désenclavement du quartier des Bas Heurts consiste seulement par des modes doux, à faciliter l’accès au centre ville, au RER de Noisy Mont d’Est, au Centre commercial des Arcades (à vélo, pour faire ses courses il faudra nous expliquer !!!...) et aux autres services des quartiers de la ville.

 

Atelier n° 3 - Photo 4

(Préconisation en cours d’études sur l’aménagement des carrefours))

 

 

Atelier n°3-Photo 5

(Aménagement en giratoire)

 

Vraiment, si la finalité consiste seulement à aménager cinq carrefours sur le quartier, ce n’est pas à la hauteur des enjeux. Au cours des 10 à 12 années à venir, Noisy-le-Grand souhaite accueillir 20.000 nouveaux habitants, ce qui porterait la population à 85.000 habitants à l’horizon 2025-2030. Plus globalement, l’objectif de 85.000 habitant dans les 12 prochaines années correspond à la réalisation d’environ 1.000 logements /an. Par ailleurs, nous ne fréquentons pas tous les jours le cinéma Le Bijou du Centre ville ou l’Hôtel de ville.

Par contre, seulement 18% des actifs habitants Noisy-le-Grand y travaillent ; 11% travaillent en Seine-Saint-Denis et 70% des actifs Noiséens, soit environ 21.000 personnes (29.921 x 70%) exercent leur activité professionnelle et transitent en Ile-de-France.

Ce phénomène implique notamment d’importants déplacements domicile/travail à la fois pour les noiséens travaillant à l’extérieur de la Commune, mais également pour les milliers de salariés ne vivant pas à Noisy-le-Grand mais y travaillant !

 

En conséquence, nous constatons que le vrai désenclavement de Noisy-le-Grand n’est pas à l’ordre du jour et n’aura pas lieux, bien au contraire, puisque nous avons eu la démonstration que la Commune envisage uniquement le rabattement des rues du quartier des Bas Heurts, vers un réseau plus large constitué du boulevard du Mont d’Est et de la route de Neuilly-sur-Marne, déjà complètement saturé. C’est tout simplement un "cataplasme sur une jambe de bois", pour alimenter une future étude d’impact contestable.

 

Donc, à cause de l’urbanisation pharaonique du secteur Ouest de Noisy-le-Grand, et plus largement de Marne-la-Vallée,  tous les acteurs présents  autour de la table s’accordent à dire que l’on va dégrader notre qualité de vie et souffrir pendant de très nombreuses années.

 

En fait, les politiques et les urbanistes qui sont les bras armés de ces politiques mettent la charrue avant les bœufs.

Si nous avons 30 ans de retard dans le développement des transports en commun, il faudrait dans un premier temps réaliser ces infrastructures en Ile-de-France, et ensuite seulement densifier raisonnablement l’habitat des quartiers.

 

Mais ce ne serait pas la pensée dominante actuellement ….

Aussi, nous allons directement dans le mur.

 

Atelier thématique n°3 :

Cliquer sur : La circulation, les déplacements doux,…

Cliquer sur : Synthèse de l’étude d’impact de la circulation.

 

Le débat :

 

 

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Publié dans noisy-les-bas-heurts

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Forge d'AURIN 24/09/2014 15:37


Lu sur Localtis.info le 24/09/2014 : Réinventer la poudre ?


Il reste que ces annonces de Sylvia Pinel et Manuel Valls sont quelque peu surprenantes, dans la mesure où cette possibilité
existe déjà depuis près d'un an. Elle a en effet été introduite dans l'ordonnance du 3 octobre 2013 relative au développement de la construction de logements (voir notre article ci-contre du 2
octobre 2013). Celle-ci insère un article nouveau dans le Code de l'urbanisme (L.123-5-1) prévoyant notamment la possibilité de "déroger en tout ou partie aux obligations de création d'aires de
stationnement applicables aux logements lorsque le projet de construction de logements est situé à moins de 500 mètres d'une gare ou d'une station de
transport public guidé ou de transport collectif en site propre, en tenant compte de la qualité de la desserte, de la densité urbaine ou des besoins propres au projet au regard des capacités de
stationnement existantes à proximité".Cette dérogation au règlement du plan local d'urbanisme ou du document en tenant lieu - qui doit faire l'objet
d'une décision motivée - est ouverte "aux communes appartenant à une zone d'urbanisation continue de plus de 50.000 habitants figurant sur la liste prévue à l'article 232 du Code général des
impôts et dans les communes de plus de 15.000 habitants en forte croissance démographique figurant sur la liste prévue au septième alinéa de l'article L.302-5 du Code de la construction et de
l'habitation".


 

ADIHBH-V 24/09/2014 08:08


Ils sont devenus complètement stupides…Ils roulent sur la
tête.


 


Le nouvel adjoint à la Mairie de Paris chargé du logement,Ian Brossat,
vient de poser la première pierre d'un immeuble de logements privés totalement dépourvu de parking. Une exception  permise par une ordonnance publiée en octobre 2013 qui pourrait devenir la règle dans les villes denses bien desservies en transports publics.


 


C'est ce que souhaitait déjà François Hollande dans son discours
d'Alfortville en mars 2013. Et c'est ce qu'annoncent également Sylvia Pinel et Manuel Valls dans le cadre de la politique de relance de la production de logements.

Etienne Doussain 22/09/2014 10:27


Nous allons dans le mur et la charrue est mise avant les boeufs, tels sont les phrases clés de votre résumé exhaustif ! Si l'on ajoute à cela, les doutes sérieux concernant les études
d'impact en matière de circulation sur le plan local... Si l'on ajoute à cela que les grands projets structurants en matière de transport ne sont pas près malheureusement de voir le jour (de la
faute à qui ?), on parvient inévitablement à la conclusion suivante : les habitants de Noisy le Grand, ceux des Bas Heurts en particulier, font les frais de décisions politiques locales qui ne
tiennent pas compte de l'environnement général, celui qui dépasse la seule ville de Noisy le Grand. Comme quoi, la logique de la capitale de l'Est Parisien est totalement contreproductive quand
elle isncrit son propre développemment sans tenir compte de la réalité régionale, ou simplement intercommunale, raisonnement qui est malheueusement vrai dans de nombreuses communes urbaines. Moi,
les autres, on verra après... Or, cela ne marche pas ainsi et tous les meilleurs collèges et lycées internationaux ne changent pas grand chose à l'affaire, sinon de faire une pub qui pourrait
s'avérer mensongère ! Un développement autocentré n'est donc pas la solution mais par contre, c'est la certitude pour les habitants des villes concernées d'une vie future bien plus dégradée qu'il
n'y parait au prime abord, écoquartiers ou non d'ailleurs.