Bientôt le Collège International à Noisy-le-Grand

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LE COLLEGE

INTERNATIONAL

DE NOISY-LE-GRAND,

UN OUTIL D’EXCELLENCE

POUR LES LANGUES

 

Collège International de Noisy le Grand-Photo1

    Conception SCAU Architecture 

 

 

Organisée par la Ville de Noisy-le-Grand et le Conseil Général de Seine-Saint-Denis, la réunion publique du lundi 06 octobre 2012 a été l’occasion de présenter les équipements et les enseignements qui seront dispensés dans cet établissement d’excellence.

 

La construction dès janvier 2013 de ce pôle en matière d’enseignement linguistique à Noisy-le-Grand est l’aboutissement de dix ans d’efforts qui ont été menés au sein de l’Association des Collectivités Territoriales de l’Est Parisien (ACTEP (*) avec le Conseil Régional d’Ile-de-France et le Département de Seine-Saint-Denis.

 

Ce Collège International ouvrira ses portes pour l’année scolaire 2014-2015 et accueillera 400 élèves, tandis que le Lycée International attenant ouvrira en Septembre 2015.

 

Le site comportera :

 

-   Un internat de 80 lits dans un premier temps, 140 un peu plus tard,

-   Un Centre de Ressource Pédagogique,

-   Un Centre de Colloques et de Séminaires,

-   Un Equipement Sportif,

-   Un Parc Public.

 

Jean Pierre Bernardy, Inspecteur d’Académie de Créteil (94),  indique qu’à l’origine, ces dispositifs ont été conçus suite à un Décret de 1981, pour permettre la continuité de l’enseignement aux enfants de familles étrangères installées à titre temporaire en France. Voilà pourquoi, Michel Pajon compte attirer des sièges sociaux d’entreprises internationales.

 

Cet établissement sera destiné à tous les enfants (les meilleurs, dixit le Maire), qui ont une appétence particulière pour les langues. Les langues enseignées seront : le Portugais, l’Espagnol, le Chinois et l’Arabe. Emmanuel Constant précise que le recrutement du Collège International n’est pas encore figé, même si à ce jour, il est uniquement destiné aux enfants de la Seine-Saint-Denis, puisque le département serait gestionnaire des impôts des citoyens du 93. Néanmoins, si d’autres départements limitrophes, comme le Val-de-Marne par exemple, veulent s’associer financièrement à la construction, alors nous pourrions imaginer un recrutement qui dépasserait les frontières de la Seine-Saint-Denis.

 

En ce qui concerne le recrutement du Lycée International, financé par la Région Ile-de-France, la répartition des effectifs sera dictée par la règle des trois tiers : un tiers en provenance de la Région, un tiers en provenance de la sectorisation et un tiers réservé aux enfants bilingues, issus de couple mixtes.

 

 

Commentaire

 

 Il est évident que la construction du Collège-Lycée International de Noisy-le-Grand est une magnifique  opportunité pour tirer l’image de la Seine-Saint-Denis vers le haut. Avec ces équipements emblématiques, nous pourrions espérer une contribution efficace au  rééquilibrage économique avec l’Ouest Parisien. De même, les Départements limitrophes du Val-de-Marne et de Seine-et-Marne devraient également pouvoir tirer leur épingle du jeu.

 

Toutefois, selon le Vrai Journal de Noisy-le-Grand, l’attitude intransigeante et partisane du Conseil Général Socialiste de Seine-Saint-Denis basée sur l’origine de l’impôt, pour sélectionner  les élèves du Collège International, est intolérable. En effet, les principes fondamentaux de la République Française sont énoncés dans sa devise « Liberté, Egalité, Fraternité ». Ils se traduisent par des droits intangibles, à la fois politiques, sociaux et culturels. Au-delà de la légalité, c’est bien le principe républicain d’égalité devant  l’accès au savoir de nos enfants, qui est ici en jeu. En effet, est-il acceptable en 2014, que des élèves Val-de-Marnais, résidant à 100 mètres de ce futur Collège, ne puissent bénéficier de l’excellence de cet enseignement public, pour des problèmes discriminatoires de fiscalités départementales ?

 

Par ailleurs, est tout aussi contestable le choix politique du Conseil Général Communiste du Val-de-Marne, de ne pas contribuer au financement de cet établissement scolaire. C’est d’autant plus dommageable que des élèves du Val-de- Marne pourront ensuite accéder au Lycée International, dès la classe de seconde.

 

 Enfin, au-delà des détestables chicaneries politiciennes, puisque les bases du recrutement des élèves ne sont pas encore figées, nous souhaitons que demain les élus prennent leur responsabilité, garantissant ainsi une application uniforme du droit au savoir interdépartemental aux jeunes apprenants, tout en contribuant à une parfaite cohésion sociale, au motif impérieux de l’Intérêt Général.

 

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Déclaration de M Michel Pajon – Maire de Noisy-le-Grand

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Déclaration de M JP Bernardy – Inspecteur d’Académie

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Déclaration de M Stéphane Troussel – Président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis

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Présentation de M François Gillard – Architecture SCAU  

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Question de M Alain Cassé – Président de l’ADIHBH-V,

Réponses des élus.

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(*) – Bizarrement, La ville a quitté l’ACTEP en 2009, sur la pointe des pieds, sans tambours ni trompettes. Nous ne trouvons aucune déclaration solennelle en Conseil Municipal.

 

 

Publié dans noisy-les-bas-heurts

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noiséenne 11/02/2013 23:43


Dommage qu'un établissement de ce calibre soit face à.... Ces horribles bâtiments roses délabrés ! Quel contraste à venir là encore !

ADIHBH-V 25/10/2012 11:19


Dominique ROBLIN, Conseiller Général UMP du 94 communique sur son site : http://www.dominiqueroblin.fr Le Conseil Général du Val-de-Marne maintient son refus de participer à l’investissement.


Extrait :


"Dominique ROBLIN et Jacques MARTIN sont intervenus une nouvelle fois en commission permanente du 22 octobre 2012, à propos de la réalisation du collège international qui sera
situé à côté du lycée international sur les territoires de Bry et de Noisy-le-Grand. Le département de la Seine-Saint-Denis, qui s’est en effet engagé à construire le collège, a légitimement
demandé au Val-de-Marne de participer à son financement."


La réponse de la majorité du Conseil général du Val-de-Marne sur cette question a été claire. Elle continue à refuser de participer
financièrement à la l’investissement de ce Collège international.


Cette position dogmatique est très dommageable pour les jeunes valdemarnais. Ces derniers n’auront pas en effet un accès facile à ce collège et par suite au lycée qui inscrira naturellement en priorité ceux qui auront fait leur
cursus préalable au sein du collège.


Tout porte à croire que la majorité communiste du Conseil général ne comprend pas ou ne veut pas comprendre le rôle et l’utilité de ces
deux établissements d’enseignement. Nous sommes ici dans le cadre d’une création d’un formidable outil de développement
économique et surtout d’attractivité de notre territoire. C’est en effet un outil qui s’adresse non seulement aux habitants de l’Est parisien mais aussi aux enfants des dirigeants d’entreprises
étrangères qui pourraient s’installer sur notre territoire et ainsi créer des emplois et de la richesse pour nos communes.


Ce n’est pas, comme nous le laisse entendre la majorité du Conseil général, un outil pour les riches mais bien un outil pour donner à nos jeunes une formation de haut niveau, capable de relever pour notre pays, le défi économique de la mondialisation
!


Malgré tout, la majorité communiste à laissé entendre qu’elle pourrait participer aux frais de fonctionnement pour les élèves relevant du
Val-de-Marne. Mais dans quelles conditions ? Quelle convention avec la Seine-Saint-Denis et l’Éducation nationale ? A quel niveau de participation ? Pour combien d’élèves ? À toutes ces
questions, nous n’avons pas eu de précisions.


Avec ce refus et cet entêtement idéologique, ce sont bien les jeunes du Val-de-Marne qui seront lésés ! Encore une fois, nous voyons que le
développement économique n’est pas la priorité des communistes.


De son côté, le Chantier du lycée a débuté récemment. Les premiers terrassements et les travaux d’assainissement sont en cours. Le lycée devrait
être en service en 2014/2015."

Isabelle 24/10/2012 22:26


Se peut il que les "caractères" (ego) des uns ou des autres, où des histoires de "territoire" ait empêché un partenariat logique et souhaitable au niveau du financement ?


L'intérêt des enfants doit prédominer.


Il était question, récemment, de revoir le "mille-feuille" administratif français.


Cela n'en serait il pas un cas emblématique ?