Le service public de l'eau

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LE SERVICE PUBLIC

DE L'EAU


 


 

Le Président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis s'est rendu à la Direction Départementale de l'Eau et de l'Assainissement de Rosny-sous-Bois, puis à Noisy-le-Grand dans le quartier du Clos-Saint-Vincent, sur une opération d'aménagement mettant en œuvre des techniques innovantes de maîtrise des eaux pluviales.


Il a souhaité, à cette occasion, réaffirmer la pertinence de l'échelon départemental pour les missions de service public liées à l'eau ; le transport des eaux usées et pluviales vers les réseaux interdépartementaux et le milieu naturel, la lutte contre la pollution de l'eau, la lutte contre les inondations, le partage des savoir faire, la sensibilisation des usagers.




La ZAC du CLOS SAINT VINCENT à NOISY LE GRAND:

« L'eau pluviale, élément structurant

des espaces publics d'un quartier ».

 


 



Achevé en 2006, l'aménagement des espaces publics de la ZAC du Clos Saint Vincent intègre la gestion des eaux pluviales à ciel ouvert (consulter : Les noues paysagées). Les dispositifs mis en œuvre consistent en :

-          un espace vert partiellement inondable, le jardin des artistes,

-          un mail piéton intégrant sur ses bandes plantées latérales des zones de stockage,

-          une placette partiellement et temporairement inondable,

Les espaces inondables sont multifonctionnels : promenade, détente, lieu de rencontre. Ils ne provoquent pas de rupture urbaine dans les espaces qu'ils occupent



L'eau pluviale en Seine Saint Denis :

une approche hydraulique

 

En se développant, l'urbanisation modifie les écoulements et empêche l'infiltration naturelle de l'eau dans les sols. Le débordement des réseaux saturés par l'extension de la ville crée des inondations. De surcroit, la Seine-Saint-Denis a toujours été un département particulièrement exposé aux inondations, du fait de l'absence de relief et de l'éloignement des exutoires naturels tels que la Seine et la Marne.

C'est à ce double défi d'urbanisation et de vulnérabilité aux fortes pluies qu'il faut répondre. Face à cette situation, le département de Seine-Saint-Denis a engagé une série d'actions visant à maîtriser les inondations.



1-     on s'est attaché à développer la construction de gros bassins de rétentions, enterrés ou à ciel ouvert, servant à délester le réseau en cas de fortes pluies,

2-     a été mise en place la gestion automatisée en temps réel du réseau, afin d'optimiser son efficacité lors de fortes pluies.


L'eau pluviale, ressource à partager dans la ville

 

La décantation et le piégeage des polluants au travers de massifs filtrants sont deux principes de traitements innovants et adaptés à la pollution des eaux pluviales et qui offrent un meilleur rendement épuratoire. Ces techniques créent du paysage et de l'esthétique dans l'espace urbain.


La décantation et le piégeage des polluants au travers de massifs filtrants (infiltration dans le sol) sont deux principes de traitements innovants


Certains usages tels que l'arrosage, le lavage des véhicules ou encore les chasses d'eau, ne nécessitent pas une eau de très bonne qualité. Le recyclage des eaux pluviales constitue alors une bonne alternative. Le simple bac de récupération disposé sous la gouttière d'eau pluviale constitue une ressource disponible et moins coûteuse.


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Contribution bibliographique :

-          Journal L'Itinérant, n° 741 février 2009. Avec l'aimable autorisation du Directeur de la Publication.

-          http://perso.orange.fr/biefs.dupilat  Association des biefs du Pilat

-          http://www.passionbassin.com 


Publié dans noisy-les-bas-heurts

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Jean-Marc Hauth 03/10/2009 13:05


Visionnez une vidéo des biefs du Pilat qui donne quelques explication du concept de répartition de l'eau
http://www.dailymotion.com/user/jeandb/video/xabta8_biefs-du-pilat-sept-2009_tech

Pour illustrer ce que peut être une récupération des eau de pluies d'intérêt générale à grande échelle et en remerciant le rédacteur d'avoir citer l'association des biefs du Pilat, je vous invite à
voir la carte projet de biefs sur 200km2




bassin 30/07/2009 03:53

Encore une fois la loi a déchiffrer...

scapal 10/04/2009 23:20

D'accord avec Isa. Mais, sachant que , contrairement à d'autres.. (suivez mon regard...), cette association ne fonctionne (c'est tout à son honneur) qu'avec des bénévoles qui ont leur vie de famille, leur vie professionnelle et leur implication dans la défense du quartier (le sujet n'est qu'en sursis, selon les dires municipaux),il peut être utile de lancer un appel à toute personne compétente sur le sujet . Les journées n'ont que 24 heures et je pense que cela pourrait les aider ( je leur fais confiance pour vérifier les données, mais le fait de partir de pistes déjà recensées permet de gagner du temps et donc de l'efficacité).

isa 09/04/2009 21:25

Et si un prochain article nous "expliquait tout" sur ces 2 labels...Probablement beaucoup de travail mais nous comptons sur "le vrai journal" pour nous aiguiller après nous avoir mis la puce à l'oreille...

ADIHBH-V 09/04/2009 19:08

LE MONITEUR.fr- Interview du 07/04/2009.
 
Thierry Jacquet, fondateur de la Société Phytorestone (concept des jardins filtrants), parle de son activité et livre sa vision internationale des réglementations relatives à la gestion de l’eau. Extrait :
…. ‘Que pensez-vous de la réglementation relative à l’eau en France et de la prise en compte de sa gestion par le label HQR ?
 
Concernant la réglementation française, je dirais poliment qu’elle est contraignante et inappropriée au développement d’une gestion écologique de l’eau. Il faut dire qu’on partait de loin. Il y a dix-sept ans, quand j’ai commencé, il était choquant de prévoir des zones humides dans un projet d’aménagement. Le chemin à parcourir en France, pour être doté d’une réglementation sur l’eau adaptée à une approche environnementale de son utilisation, est encore long.
Le jour où nous aurons en France, les standards Chinois, nous pourrons alors parler d’une véritable révolution culturelle.
D’ailleurs le label HQE reflète assez bien les limites de la réglementation française. A Phytorestone, nous aimons beaucoup le label américain LEED, car il intègre des exigences précises, contrairement au label HQE qui est trop général sur ce sujet.’