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  • : Blog d'une association de quartier de Noisy-le-Grand (93) contre les projets immobiliers démesurés de la municipalité menée par Michel Pajon

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noisy-les-bas-heurts


Samedi 17 avril 2010 6 17 /04 /Avr /2010 00:00

 

IMMOBILIER,

REGAIN DE CONFIANCE SUR LA PIERRE 

 

 

Photo 1-Villa Clovis  Photo 2- Carré Renaissance

  "Villa Clovis" -------------------- ------ -----------------"Carré Renaissance"

 

 

L’environnement a rarement été aussi favorable à l’achat d’un appartement ou d’une maison disent les économistes bienveillants de l’immobilier. En effet, les taux des crédits immobiliers sont pratiquement à leur plus bas niveau historique. On peut facilement obtenir un crédit à 3,5% sur 15 ou 20 ans.

 

Enfin, il existe une panoplie d’aides : doublement du prêt à taux zéro dont les conditions d’accès ont été élargies ; Pass-Foncier et TVA à 5,5% pour les primo-accédants, déduction des intérêts d’emprunt lors de l’acquisition de sa résidence principale, dispositif Scellier pour l’investissement locatif dans le neuf….

 

Certaines facilités ne vont pas durer. C’est le cas du doublement du prêt à taux zéro qui disparaîtra en juin 2010, et le Pass-Foncier en fin d’année. Pour le dispositif  Scellier, après le lobbying des professionnels du bâtiment lors de la discussion de la Loi des Finances 2010 pour maintenir le dispositif en l’état, cela va changer au 1er janvier prochain. Ainsi, le taux de réduction d’impôt serait ramené de 25 à 15%, sauf pour les investissements locatifs dans des programmes « verts », répondant à la nouvelle norme basse consommation d’énergie (BBC)

 

Mais attention, le marché du travail ne s’améliore pas, et le pouvoir d’achat  immobilier est encore loin du niveau des années 2000 quand le marché s’est emballé. Ensuite il faudra payer les charges, et là, malheureusement le risque de paupérisation des grands ensembles n’est pas à négliger. Nous connaissons bien ce phénomène à Noisy le Grand depuis les années 1970.

 

LE MARCHE

 

La France aisée, abandonne la Bourse et se précipite vers l’immobilier afin de se constituer des revenus en vue de sa retraite, la grande angoisse.

 

Cette année, la Fédération Nationale des Agents Immobiliers (FNAIM), estime que la barre des 600 000 transactions pourrait être franchie. Mais le marché reste contrasté. Le neuf a été largement soutenu par le succès de la Loi Scellier qui permet aux investisseurs de bénéficier d’une économie d’impôts de 25%. Il a représenté  plus de 65% des ventes en 2009 et sauvé les promoteurs de la surproduction et de la faillite. Les prix dans l’ancien sont revenus à leur niveau de fin 2005, début 2006. Toutefois, les secundo-accédants, c'est-à-dire les ménages qui revendent un bien pour en acheter un autre ne sont pas encore massivement de retour sur le marché.


 Les notaires soulignent qu’en rythme annuel, la baisse des prix entre fin 2008 et fin 2009 a été contenue à un petit 4,4%. La baisse s’est interrompue, en 2010, ils tablent sur une stabilisation, tout comme Michel Mouillart, Professeur d’Economie de Paris X-Nanterre mentionnant qu’il n’y a pas de risque de chute brutale du marché.

 

D’après la Chambre des Notaires de Paris, la petite couronne se maintient à un prix de 3670 €/m² dans les appartements anciens. La Seine Saint Denis se tient à 2860 €/m² avec une baisse de 2,4% / janvier 2009, (mais plus 45% sur 5 ans) et Noisy le Grand aux environs de 3000 €/m² avec une hausse de 1,1% ( 4e trimestre 2009).

 

Pour les maisons anciennes, la Seine Saint Denis enregistre une baisse de 5,4% /janvier 2009, (mais plus 25,4% sur 5 ans) et Noisy le Grand une augmentation de 10,7% ( 4e trimestre 2009).

 

En fait, à Paris, le prix du m² a dépassé 6200 €, ce qui a eu pour effet de doper les prix des logements des communes limitrophes, puis maintenant de la première couronne, observent les Notaires.

 

PLUS PARTICULIEREMENT À NOISY LE GRAND

 

Sans surprise, les communes desservies par le métro ou le RER ne connaissent pas la crise. Les programmes en Seine Saint Denis s’intensifient, grâce à un foncier et des prix de commercialisation attractifs. Dans ce cadre, à Noisy le Grand, le quartier de La Varenne bénéficie d’une bonne perspective de rentabilité locative, puisque l’on nous annonce 800€/mensuel pour un 47m². Donc, des conditions idéales pour un investisseur, et les initiés ne si trompent pas puisque de petits programmes sont entièrement investis en Scellier dès la pré-commercialisation en VEFA (Vente en l’Etat Futur d’Aménagement)!

 

Pour autant, cette politique d’investissement est-elle favorable aux soi-disant 1500 Noiséens qui attendent un logement  depuis des années, nous pouvons sérieusement en douter. Faut-il pratiquer la « tabula rasa » qui conduira à un « urbicide » sur les 9,3 ha du quartier des Bas Heurts pour activer encore cette financiarisation de l’immobilier, à l’ADIHBH-V, nous disons NON depuis 2004.

 

Et pourtant, à Noisy le Grand, les programmes immobiliers se multiplient, y compris en plein Périmètre d’Etude du quartier de La Varenne avec des promoteurs locaux, alors qu’il existe « un sursis à statuer ». Nous en déduirons, sagement, que cette notion de « sursis à statuer » est à géométrie variable.

 

Ceci étant, dans quelques mois, ce sont 426 logements, dont 190 dits « sociaux » qui seront livrés. Si ces 44,6% de logements dits « sociaux » doivent avoir le mérite d’être mentionnés, encore faudrait-il savoir, dans le dispositif d’aide au logement, quelle est la répartition entre le PLAI, le plus favorable au vrai logement social, le PLUS ou le PLS qui n’a de social que son nom !

 

Examinons ci-dessous quelques opportunités 

DIVERS PROGRAMMES IMMOBILIERS : 2010 / 2012

 

 

Lotissement

 

Promoteur

Localisation

Nbre de logts

 

Prix du m² (HT)

 

Social

Résidence

Léo 4

 

Pietrogiovanna

Rue Max

Dormoy

54

4200/4700 €

Non

Le Carré Renaissance

Les Nouveaux

Constructeurs

Av Emile

Cossonneau. Noisy le Grand

 

80

 

4200/4600 €

(à confirmer)

 

33

HLM

 

Immobilière

3F

Rue Paul Belmondo

40

Location sociale

PLUS

PLAI

PLS

Delphine

Montoit

Bd du Mal

Foch

14

3800/3900 €

Non

Villa Clovis

Alba

Promotion

Rue Pierre

Brossolette

59

4200/4800 €

Non

HLM

France

Habitation

Rue Jules

Ferry

75

Location sociale

PLUS

PLAI

PLS

 

Révélation

Pierre Etoile

Butte Verte

104

3300/3800 €

42

 

NOISY LE GRAND AIDE LES ACHETEURS D'APPARTEMENTS

 Photo-3---Revelation.jpg

"Révélation"

 

Le projet de la Butte Verte, baptisé « Révélation », prévoit la construction de deux immeubles dont la hauteur ira de deux à cinq étages, avec un agencement à taille humaine. 104 appartements iront du studio au 4 pièces, dont 42 en logements sociaux et 62 en accession libre. La municipalité participera à la construction d’un cœur d’animation avec un espace dédié de 1000 m².

 

Ce programme, en accession aidé à la propriété, est réservé aux habitants de Noisy le Grand qui répondent à certains critères [*]. Il s’adresse aux ménages dont les revenus sont insuffisants pour acheter un logement au prix du marché, mais trop élevé pour bénéficier d’une HLM. En clair, aux jeunes couples qui cherchent à s’installer.

 

La ville, avec l’aide de l’Etat, propose une aide de 4000 à 5000 €, en fonction de la taille des appartements. Cette subvention déclenche d’autres aides telles que le Pass-Foncier, le doublement du prêt à taux zéro et la TVA à 5,5%.

 

La Municipalité n’a pas lésiné sur la communication : Le Parisien, Noisy mag, et même la Gazette « Fréquence Mairie » (le mensuel du personnel de la Ville) qui précisait pour les distraits, que les fonctionnaires pouvaient aussi en bénéficier. Enfin, des journées privilèges et des week-ends de ventes sous chapiteau ont été organisés les 19, 20 et 21 mars. 52 appartements furent vendus en deux jours sur les 62 disponibles. Cela marche fort à Noisy le Grand !

 

L’exemple de Noisy le Grand que nous venons d’illustrer, est caractéristique de l’implication de plus en plus importante des collectivités locales dans la politique du logement. Ce phénomène a été caractérisé par une étude intéressante de l’Agence Nationale pour l’Information sur le Logement (ANIL) intitulée : Le Maire, l’Accession sociale et le Promoteur, la négociation entre élus locaux et promoteurs. Cette étude, sur laquelle nous reviendrons plus longuement, montre que ces objectifs sont en nombre réduit et participent généralement d’une politique de stabilisation de l’électorat sur le territoire de la commune. Logement locatif et accession sociale sont prioritairement pensés dans cette optique.

 

Intéressant n'est ce pas ? Cette étude doit être suffisamment riche pour être développée ultérieurement par Le Vrai Journal de Noisy le Grand….

 

[*] Ce dispositif est réservé aux personnes achetant pour la première fois un logement, et dont les revenus ne dépassent pas un certain plafond de ressources annuel, fixé par l’Etat

 

Contribution bibliographique :

-        Le Parisien : 1er octobre 2009, 16 mars et 22 mars 2010, Sébastien Thomas

-        Le Figaro magasine : 02 avril 2010 – « Spécial immobilier »

-        Le Monde ; 14 avril 2010

-        Fréquence Mairie Noisy le Grand, n° 144, février 2010

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Mardi 13 avril 2010 2 13 /04 /Avr /2010 23:28

 

 

LA POLITIQUE URBAINE

PEUT-ELLE REMPLACER

LA POLITIQUE SOCIALE ?

 

 

 

Pave-Neuf-Photo-1.JPG

 

 

La rénovation urbaine de Noisy le Grand est en marche, dit Michel Pajon dans le dernier Noisy mag  d’avril 2010. Nous allons enfin pouvoir corriger certaines erreurs d’urbanisme de la Ville Nouvelle, en réintégrant les habitants au cœur de leur quartier, et les quartiers au cœur de la cité.

 

Toutefois, selon un rapport publié dernièrement par le Comité d’évaluation et de suivi de l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine (CES/ANRU), en cinq ans, le Programme National de Rénovation Urbaine (PNRU) n’aurait pas atteint tous les objectifs fixés.

 

Aussi, Philippe Vignaud, Architecte-Urbaniste, jette un regard très critique sur la rénovation urbaine, qui « laisse les ghettos se reconstituer ».

 

ENTRETIEN

Philippe Vignaud, auteur de l’ouvrage « La ville ou le chaos » (Editions Non lieu, 2008), s’interroge sur la politique de la ville menée dans notre pays depuis plusieurs dizaines d’années. En 2008, il est devenu rapporteur du Conseil de développement durable de la Seine-Saint-Denis.


Q-Vous êtes critique sur le travail de l’ANRU. Pourquoi ?

Philippe Vignaud. L’urbain ne peut pas tout. Ce qui est cassé dans le champ social ne peut pas être réparé dans celui de l’urbain. On ne remplacera pas la formation et l’accès à l’emploi par une forme urbaine, par des HLM repeintes ou restructurées, ou, dans le meilleur des cas, par du développement durable. L’ANRU a laissé le ghetto urbain, social et ethnique, se reconstituer sur lui-même. Dans le meilleur des cas, à savoir quand elle va au bout de ses projets, ce qui est la moindre des choses, l’ANRU n’a fait qu’accompagner ce phénomène. Il y a un pan de la société française qui est complètement en dehors du champ du travail. C’est là qu’est le fond du problème. Ces quartiers, à l’origine, représentaient une valeur : parce qu’ils étaient neufs, parce que leurs populations avaient du travail, parce qu’il y existait une certaine mixité sociale. Ca fonctionnait plutôt bien. Avec la crise, ils se sont enfoncés dans le gouffre ou ils se trouvent maintenant. Laisser accroire l’idée qu’on pourrait remplacer une politique sociale (formation, emploi, santé…) uniquement par une politique urbaine est un leurre profond, absolu.


Q-N’y a-t-il rien à sauver de cette politique urbaine ?

Philippe Vignaud. Elle ne fonctionne que pour les petits quartiers, en province. Une barre est démolie, on fait un peu d’espace public, et s’il y a un élu courageux, il joue sur la carte scolaire, et on y arrive. C’est autre chose quand on est face à des quartiers de plus de 10.000 habitants, parfois 20.000, comme au Val Fourré à Mantes, à Aulnay ou à Sevran. Là, il est impossible de mutualiser avec ce qu’il y a autour. Les quartiers, qui avaient de la valeur à l’origine, n’ont aujourd’hui que des coûts, urbains, sociaux… Une détestation collective s’installe. Et la politique urbaine est en échec.


Q-Quelles sont les solutions pour ces quartiers, selon vous ?

Philippe Vignaud. Il faut penser totalement autre chose. Il va falloir refonder ces territoires urbains en amenant autre chose que du logement social. Et il est impossible d’y parvenir sans renforcer la loi SRU, de manière coercitive et puissante, afin de construire ailleurs. C’est indispensable pour qu’on puisse féconder ces territoires différemment avec des activités, avec des logements d’une autre nature, des équipements de grande dimension, de type hôpital ou de ce genre. Il faut modifier complètement notre regard sur les quartiers.


Q-Avez-vous une expérience personnelle de cette démarche ?

Philippe Vignaud. J’ai travaillé sur une vingtaine de dossiers ANRU. A chaque fois qu’on a proposé de faire baisser la pression de la grande pauvreté dans les quartiers, toutes les raisons sont bonnes pour qu’in fine, on reconstitue le ghetto sur lui-même. La question doit être posée au niveau de la nation. Le problème, c’est que l’Etat, au plus haut niveau, cherche à nous dissuader de le faire. Comment croire, après le discours de Dakar et l’épouvantable débat sur l’identité nationale, qu’on veuille accueillir les populations d’origine immigrée ? A ces discours s’ajoutent l’échec de la politique de la ville et la mise sous tutelle policière de ces quartiers. On ne s’en sortira pas comme ça.

- Entretien réalisé par Dany Stive

http://www.humanite.fr/La-politique-urbaine-ne-peut-remplacer-la-politique-sociale


COMMENTAIRE

 

Pave-neuf-Photo-2.JPG

 

Une série de chantiers étalés jusqu’en 2013 sur le Pavé Neuf vont réhabiliter les bâtiments dégradés, redresser des copropriétés en difficultés, rénover les parkings. Ainsi, le quartier devrait être désenclavé, le cadre de vie et la sécurité améliorée avec les 80 millions d’euros que la ville a pu mobiliser. Nous ne pouvons que nous satisfaire de cette issue. Néanmoins, si nous lisons bien Philippe Vignaud, ce n’est pas encore gagné !

 

De plus, lorsque Michel Pajon parle de corriger certaines erreurs d’urbanisme de la Ville Nouvelle de 1970, en réintégrant les habitants au cœur de leur quartier, alors qu’il s’escrime, maintenant encore, à vouloir raser les 9,3ha du quartier des Bas Heurts en externalisant les habitants historiques. Avouons que ce n’est pas la bonne idée pour restaurer du lien social au cœur du quartier et stimuler la responsabilité collective!

 

Quant à corriger les erreurs du passé, en construisant de nouvelles Cités de 1200 et 1500 logements (3500 à 5000 habitants), sur Noisy le Grand, nous ne voyons pas très bien comment nous pourrons éradiquer l’incivilité et l’insécurité sur la ville.

 


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Dimanche 11 avril 2010 7 11 /04 /Avr /2010 10:24

 

« HAPPY BONDY »

LA VILLE DE DEMAIN !

 


 Bondy-Photo-1.jpg

 

 

Un groupe de six étudiants en Mastère1, et deux Professeurs de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-Val-de Seine [*] ont réfléchi pendant un semestre (Septembre 2009 à Janvier 2010) à un Bondy moderne, en partenariat avec la ville.


Plus attractif, et aux traits modernes, ce projet du Bondy de demain était présenté du 23 mars au 03 avril aux habitants, dans les salons Chauzy de la Mairie. Teinté de rêve, le résultat final n’en conserve pas moins une part de réalisme et les visiteurs furent surpris par la vision novatrice des jeunes étudiants.

 


Bondy-Photo-3.jpg


Pour cette démarche, les futurs Architectes, afin de mieux appréhender leur terrain d’investigation se sont plongés dans la ville. Ils ont rencontré régulièrement les habitants de toutes générations, des membres du Bondy blog, les Elus, le monde Associatif et les Services de l’Urbanisme. Ces investigations à fortes implications interdisciplinaires ont fait l'objet de diagnostics et de propositions en croisant les échelles du territoire Bondynois.


Avec un regard neuf et neutre, les étudiants de l’ENSA Paris-Val-de-Seine ont fait le constat de l’importance des espaces laissés à l’abandon le long du Canal de l’Ourcq, de la voix ferrée ou de certains quartiers.

Ceci ne fait que confirmer ce que l’ADIHBH-V dénonce depuis plusieurs années, puisque en Seine Saint Denis, les espaces mutables restant à aménager sont estimés aujourd’hui à 1,5 millions de m2. Comme quoi, n’en déplaise à Monsieur Michel Pajon (PS), il y a des possibilités de produire du logement en Seine Saint Denis sans entasser les habitants dans des Cités pharaoniques à Noisy le Grand.


Autre objectif, compte tenu des fractures évidentes de Bondy d’un point de vue urbain, il serait envisageable de relier les différents quartiers de la Commune afin de la rendre plus homogène, réaménager la Gare et améliorer les infrastructures.


Parmi toutes les idées développées par les futurs Architectes, certaines ont retenu l’attention de Gilbert ROGER, Maire (PS) de la Ville et 1er Vice Président du Conseil Général de Seine Saint Denis. Tout particulièrement, l’aménagement du futur pôle de la Gare et la réflexion sur l’exploitation de l’immense espace situé sous l’autoroute pour y implanter des serres et faire de la culture hors-sol sont passionnantes, expliquait Gilbert ROGER.


Mais voilà, Bondy, c’est Bondy. Nous, nous résidons à Noisy le Grand et si les deux Ediles sont Socialistes, il semblerait qu’il existe plusieurs courants de comportement.


À Noisy le Grand, Michel Pajon ne concerte jamais réellement avec les citoyens. Lui seul a le savoir. Il a des certitudes urbanistiques qui sont scellées dans le béton. L’aménagement de la future ville de 100 000 habitants,(malgré les dénis officiels de ces dernières années, nous y arrivons) c’est lui. L’urbanisme, c’est encore lui ! Les espaces verts et le Bois Saint Martin, c’est toujours lui  ! Monsieur est incontournable, il n’aurait  besoin que de quelques Officines qui travailleraient sur commande pour tirer des « coups de souris » sur un écran d’ordinateur ?


A l’ADIHBH-V, nous sommes bien placés pour en parler, puisqu’en 2007, nous aussi,  nous nous étions attachés les services d’un groupe d’étudiants de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris La Villette, pour consulter les habitants, réfléchir et réaliser un « projet alternatif » à celui de la ville, sur l’aménagement du quartier des Bas Heurts. Remarquable projet qui avait impressionné jadis les plus hautes autorités de la Préfecture et encore tout dernièrement le Directeur de l’Aménagement d’Epamarne.

Remarquable projet qui avait fait l’objet d’une Conférence Noiséenne en février 2007 et conduit à un « avis défavorable » à l’unanimité  de la Commission d’Enquête lors de l’Enquête Publique sur le projet de la défunte ZAC dite du Clos aux Biches, en août 2007.


Ce brillant exposé avait été snobé par Michel Pajon [**], alors qu’il avait été invité très officiellement à la présentation publique du 03 février 2007. Finalement, dans cette histoire, son seul fait d’arme aura été une missive adressée quelques jours après au Directeur de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture, et qui restera dans nos anales. Extrait :


« ……Je m’étonne que des étudiants d’un Etablissement public, sous tutelle du Ministère de la Culture et de la Communication, puissent se prévaloir de leur appartenance à votre Etablissement pour présenter un contre-projet et se faire le relais, par la même occasion d’une démarche d’une Association qui, en l’espèce, s’avère avant tout politique et électoraliste.

………La démarche des dits étudiants me paraît d’autant plus critiquable et contestable que leur étude, dont j’ignore si elle a été rémunérée (NDLR : il fallait nous demander, Monsieur le Maire), est en totale opposition non seulement avec les orientations du SDRIF actuellement en discussion, mais aussi avec les engagements pris par l’Etat vis-à-vis de notre ville dès 1976, et enfin, plus grave, avec les équilibres économiques de la ville de Noisy le Grand.

………Par ailleurs, j’informe Monsieur Renaud DONNEDIEU DE VABRES, Ministre de la Culture et de la Communication, de ma démarche. »

 

Aujourd’hui le Directeur de ENSAPV est toujours en place, et les étudiants ont bien rigolé, mais bigre quel scandale  ! « outrage à l’honneur du Maire » avez-vous dit ? Non, ce n’est pas élégant, c’est même un peu mesquin, mais bon, à chacun sa méthode pour s’affirmer!!!


En fait, la gratitude, ne s’achète pas, et voilà comment à Noisy le Grand en 2007, nous prenions en considération le travail bénévole d’un groupe de jeunes et magnifiques étudiants qui sont tous aujourd’hui de flamboyants Architectes, et de deux Enseignants de haut niveau, qui ont pignon sur rue.


Mais Bondy c’est Bondy, et Noisy c’est Noisy ! Dans cette histoire, Happy Bondy, Unhappy Noisy ….

____

Contribution bibliographique :

- Le Parisien du 03 avril 2010, Mehdi PFEIFFER,

- Crédit photos : Etudiants de l’ENSA de Paris-Val-de-Seine, avec toute notre gratitude, 

[*]-ENSA de Paris-Val-de-Seine : 3 quai Panhard et Levassor- 75013 Paris

[**]- Etaient également invités Messieurs Michel MIERSMAN (1er Adjoint) et Serge Epinard (Adjoint Délégué à l’urbanisme), mais absents eux aussi.

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Samedi 20 mars 2010 6 20 /03 /Mars /2010 22:16


LA VIE ECONOMIQUE

DE BRY SUR MARNE




 

DSC03980.JPG  DSC03982.JPG

 



LE CENTRE COMMERCIAL :
"LES ARMOIRIES SHOPPING CENTRE",
A OUVERT LE 17 MARS 2010 



Ikea se diversifie dans la promotion immobilière. Ainsi, Ikea, avec ses 3,5 millions de visiteurs/an à Bry-sur-Marne, profitera de l’attractivité de son enseigne pour encaisser les loyers des magasins voisins, plutôt que de les laisser filer dans la poche d’un autre promoteur classique.

Sur ce mail, une longue allée promenade à ciel ouvert est surmontée d’un auvent en bois pour échapper à la pluie. Des cocotiers plantés dans des pots géants aux couleurs vives apportent une touche d’exotisme. Les quarante magasins abritant de grandes marques dans les domaines sport-loisirs, mode, décoration, santé, beauté, jardinerie, multimédia, et autres sont alignés sur un seul niveau. L’étage est réservé aux cinq restaurants et à l’aire de jeu pour enfants. Ikea a également créé une Family Room, pièce qui permet de changer les bébés et de leur donner à manger

Si Ikea a particulièrement soigné l’architecture et l’ambiance, c’est avant tout pour se démarquer de la concurrence des Arcades, implanté de l’autre côté de l’autoroute, à Noisy le Grand. Familial, aérien, clair, convivial et sécurisé, Ia marque suédoise est allée jusqu'à peindre de couleurs vives le parking souterrain, équipé d’un système de guidage indiquant les places de stationnement libres.

Si l’implantation à Bry sur Marne est une première en France, cinq autres ouvertures sont prévues ces prochaines années à Reims, Avignon, Caen, Bayonne et Clermont-Ferrand. A travers cette stratégie, les Suédois entendent maîtriser l’environnement proche de leur magasin et offrir à leurs clients des zones commerciales de qualité.

 


L’HÔPITAL PRIVE DE MARNE LA VALLEE 

 

DSC03595.JPG

 


Armé de 70 médecins et de 80 salariés, l’Hôpital Privé de Marne la Vallée (HPMV) a ouvert ses portes en septembre 2009. Cet Etablissement résulte de la fusion des cliniques de Neuilly-sur-Marne et de Noisy-le-Grand.

Cet Hôpital est une structure privée mais qui répond à un besoin de santé publique. Il est conventionné, c'est-à-dire que l’ensemble des patients, qu’ils soient possesseurs d’une Mutuelle ou de la Couverture Maladie Universelle (CMU), y sont reçus au même titre que dans un Hôpital Public.

L’HPMV dispose d’une Maternité de 25 lits, et des services Chirurgie, Médecine, Dialyse, Chirurgie viscérale, Orthopédie, Chirurgie vasculaire, Stomatologie, Radiographie...

Le bloc opératoire comprend 11 salles d’interventions avec une salle de réveil de 22 postes. En matière d’équipements hôteliers, 80% des chambres sont individuelles, toutes équipées de douche, coffre fort et écran plat (comportant télévision et internet)

Enfin le système de stérilisation est extrêmement perfectionné avec une chaine propre/sale parfaitement respectée. C'est un Hôpital sans papier, où toutes les données sont informatisées et l’accès wi-fi est généralisé.

 

 

LA RÉSIDENCE ÉTUDIANTS ET DES JEUNES TRAVAILLEURS

 

DSC03629

 


Depuis l’automne dernier, cette Résidence étudiants et des jeunes travailleurs propose 130 studios, à 10 minutes à pied des commerces et des transports en commun (RER A - Noisy le Grand Mont d’Est).

Il s’agit de logements de qualité, de 20 m² , intégralement meublés et équipés, au sein d’une résidence dotée de services. Ces logements, clefs en mains permettent à des jeunes salariés, des apprentis ou des étudiants de province de s’installer dans de bonnes conditions.

Le loyer moyen des logements, APL déduite est d’environ 275 euros/mois, charges incluses.

Pour bénéficier  de cette nouvelle résidence vous pouvez vous adresser au Service de l’Action Sociale et de la Solidarité à la Mairie de Bry-sur-Marne (Tél : 01 45 16 68 23), ou prendre directement contact avec Résidétapes au 01 45 17 93 53 ou contact@residetapes.fr

 

 

Contributions bibliographiques : Journal Municipal (La Vie à Bry, octobre 2009, mars 2010) ; Le Figaro du 16 mars ; Le Parisien des 9 et 17 mars 2010.

 

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Jeudi 18 mars 2010 4 18 /03 /Mars /2010 11:36


ABSTENTION RECORD !
PAS
 DE SURPRISE...
 


 le pecheur





C’est un mauvais signal, c’est un record absolu depuis les premières élections régionales de 1986. 53,63% d’abstention
[*], soit 24 millions de Français qui ne se sont pas déplacés pour aller voter. Jamais la participation électorale n’a été aussi faible pour des élections régionales. L’abstention s’élevait  en 1986, dans des élections à un tour à 22.1% pour atteindre 31,4% en 1992, 42,3% en 1998, et 34,3% en 2004 dans une élection à deux tours.

Les politologues, sociologues et analystes divers nous expliquent le décalage abyssal qui existe entre les préoccupations réelles de l’opinion publique que sont la crise économique, le chômage, le pouvoir d’achat et le traitement politico-médiatique de cette campagne. Toutefois, ces facteurs ne suffisent pas à expliquer l’ampleur et la nature de l’abstention. Il faut aussi noter la perte de confiance des citoyens dans les hommes politiques. A droite et à gauche, la parole politique semble plus dévaluée que jamais. Les français ont renoué avec l’idée que les politiques ne sont pas en mesure de répondre à leur préoccupation, que l’on est en crise depuis 25 ans, et qu’un vote de plus ne changera rien.

Rajouter à cela que beaucoup de Français ignorent le rôle d’une collectivité difficile à percevoir ; une campagne confuse empêtrée dans des polémiques stériles qui traduisent la médiocrité du débat : pas de richesse de l’offre politique, pas d’ambitions. Seule l’inflation verbale aura tenu lieu de débat, c’est peut être un terrain de jeu, mais surement pas un enjeu électoral!

Il existe donc aujourd’hui une nouvelle façon pour les Français de marquer leur mécontentement, c’est l’abstention-sanction. Cette masse de citoyens sous des formes diverses, disparates, confuses est entrée en dissidence en pratiquant la désaffection de l’isoloir. Ces citoyens expriment leur désespoir, ils peuvent tout aussi bien dire : «  nous ne voulons pas être gouvernés comme cela »

Avec ce message de désenchantement à l’encontre des hommes politiques, il y a de quoi alimenter la crainte d’une dépolitisation rampante sapant les fondements de la démocratie. Aussi, si demain les hommes politiques veulent convaincre les boudeurs, ils vont devoir très sérieusement méditer sur la désaffection dont ils sont l’objet, car l’abstention est plurielle. Si la droite parlementaire après ce premier tour subit une défaite de participation, la gauche ne bénéficie que d’une victoire de conservation. En effet, il est tout aussi irrecevable de contester la défaite de la droite que de voir une dynamique électorale dans le surplace de la gauche.

Enfin, dans un contexte de crise économique qui met à mal les promesses électorales, à cette démocratie de l’abstention, ne rajoutons pas un rejet du civisme. Dans une démocratie le peuple est souverain, et c’est en votant que le citoyen doit se réapproprier sans cesse le pouvoir. Le droit de vote, nous osons à peine le rappeler, constitue la démocratie, chaque citoyen en bénéficie, quels que soit son âge, sa situation sociale ou culturelle. On ne doit pas y renoncer et la laisser tomber en désuétude, quand tant de pays nous l’envient et se battent pour l’obtenir.

Alors votons !

 

Alain Cassé

 

[*] Noisy le Grand : 62% d’abstention le dimanche 14 mars 2010.

 

Revue de presse : France info : 16 mars, Libération : 15 et 16 mars, Le Monde : 16 mars, Le Figaro : 15, 16 et 17 mars 2010

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Mardi 16 mars 2010 2 16 /03 /Mars /2010 09:40


LA CHAMBRE REGIONALE DES COMPTES
A VISITE
NOISY LE GRAND




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L’examen de la gestion de la ville de Noisy-le-Grand, inscrit au programme 2006 de la Chambre Régionale des Comptes d’Ile-de-France (CRC), a été ouvert le 11 octobre 2006 par le président de la chambre.

 

La vérification a porté sur la fiabilité des comptes, la situation financière de la commune et sur l’aménagement urbain, pour les exercices 2001 et suivants.

 

L’entretien avec le maire de Noisy-le-Grand s’est tenu le 21 juillet 2008. Lors de sa séance du 5 novembre 2008, la CRC a décidé de formuler des observations provisoires confidentielles auxquelles le maire a répondu par lettre du 5 mars 2009, ainsi qu’en ce qui les concerne, le commissaire-enquêteur (aménagement du centre-ville), le Gérant de la société JVD et le Président de la SOCAREN, par courriers des 26 janvier, 4 et 6 mars 2009.

 

Dans sa séance du 21 septembre 2009, la chambre a décidé de retenir les observations définitives, qui ont été notifiées à la ville le 2 décembre 2009. Après le délai de rigueur d’un mois, le 30 décembre 2009 la collectivité a adressé ses réponses définitives aux observations formulées par la CRC.

 

Conformément à la Loi, la communication à l’assemblée délibérante de ce rapport fut réalisée lors du Conseil Municipal du 18 février 2010. Ainsi, ce document final est maintenant considéré comme un document administratif communicable à toute personne en faisant la demande, dans les conditions fixées par la loi n° 78-753 du 17 juillet 1978.

 

Ainsi, après un point sur la fiabilité des comptes et sur la situation financière, la Chambre a fait de la question du développement urbain, de sa conception et de sa mise en œuvre l’axe principal de son examen de gestion.

 

Cet examen de gestion réalisé par un Magistrat de la CRC est une affaire de spécialiste, et l’interprétation technique du rapport est complexe pour des personnes non initiées que nous sommes. Aussi, loin de nous l’idée de commenter tout et n’importe quoi pour uniquement se faire plaisir.

 

En fait, nous nous sommes attachés à examiner la partie de la ZAC du Clos aux Biches et de la SOCAREN que nous connaissons beaucoup mieux puisque l’ADIHBH-V a déposé plusieurs recours contentieux sur ces sujets, devant les Tribunaux Administratifs de Cergy Pontoise (95) et encore dernièrement de Montreuil (93), et a travaillé sur ces sujets avec ses Conseils.





Rapport d'observation définitif de la Chambre Régionale des Comptes, transmis à la ville de Noisy-le-Grand le 15 janvier 2010


L’intégralité du rapport est consultable en cliquant sur : Rapport définitif de la CRC de la Ville de Noisy le Grand.

Ci après, nous reproduisons uniquement le paragraphe 4.4.2 portant sur : « un choix de l’aménageur contestable et une rémunération de celui-ci pas toujours conforme à la convention de concession ». Pages 49 – 58 / 68 du rapport définitif de la Chambre. Soit :

 

Le rapport de présentation de la ZAC de mars 2005, partie du dossier de présentation, rappelle les étapes qui ont précédé le choix de l’aménageur :

- l’instauration d’un périmètre d’études et la passation d’un marché pour une étude pré-opérationnelle;

- la validation dudit périmètre pour y créer une ZAC, approuvée également, et la conclusion d’une convention publique d’aménagement (CPA) avec un aménageur ;

- une nouvelle procédure pour choisir ledit aménageur pour tenir compte d’évolutions

jurisprudentielles.

 

4.4.2.1. La mission d’étude pré-opérationnelle confiée au futur prestataire de la SOCAREN, Société d’Economie Mixte, choisie comme aménageur de la ZAC

 


1/ Le choix du cabinet

 

Par délibération du 28 novembre 2002, le conseil municipal a décidé d’instaurer un périmètre d’études afin de restructurer le quartier des « Bas-Heurts ».

 

En application de l’article 28 al.1 du CMP alors en vigueur, qui disposait que « les marchés publics peuvent être passés sans formalités préalables lorsque le seuil de 90 000 € HT n’est pas dépassé », la commune a organisé en juin 2003 une consultation auprès de trois bureaux d’études. Une note méthodologique détaillée était attendue, ainsi qu’un planning prévisionnel de la mission, une note détaillant les moyens techniques et humains avec les noms et qualités des intervenants et une décomposition du prix forfaitaire.

 

Les cabinets consultés ont leur siège social dans les Hauts-de-Seine (JVD et Entreprise Saint-Ange Développement) et dans l’Essonne (Axe-Cité). Seul JVD a remis une offre et s’est vu attribuer le marché pour un montant de 39 500 € HT (47 242 € TTC).

 

A la question de savoir pourquoi et sur quels critères avaient été présélectionnés puis consultés ces cabinets (le second ne présentant de références qu’en matière immobilière), la commune a répondu en faisant référence à une pratique courante des marchés sans formalités, permettant une mise en concurrence adaptée.


2/ Une procédure irrégulière

 

Un droit positif obsolète

 

La commune, sur la foi d’articles de doctrine et d’interprétation de l’administration, a entendu absence de formalités préalables comme absence de publicité où la consultation d’au moins trois candidats permettait de respecter l’obligation de mise en concurrence. Or, cette interprétation n’avait, alors, plus cours depuis au moins un an.

 

En effet, un avis du Conseil d’Etat a précisé que les marchés passés au titre de l’article 28 devaient respecter les principes de liberté d’accès à la commande publique, d’égalité de traitement des candidats et de transparence des procédures, l’efficacité de la commande publique et la bonne utilisation des deniers publics étant assurées par la définition préalable des besoins, le respect des obligations de publicité et de mise en concurrence, ainsi que par le choix de l’offre économiquement la plus avantageuse.

 

En outre, la Commission européenne a contesté certaines dispositions du CMP 2001, dont son article 28 au motif qu’un marché sans formalités préalables ne saurait être valable sans un degré de publicité adéquat, c’est-à-dire variant selon l’importance du marché et du support retenu.

 

La mission de JVD

 

Cette étude a été réalisée en quatre phases, confirmant la faisabilité d’une opération

d’aménagement, soit un diagnostic de patrimoine (les « Bas Heurts »), un descriptif et estimatif du parcellaire, un schéma de spatialisation d’ensemble (avec plan de découpage par tranche et définition de la première tranche) ainsi que des propositions pour un EPRD, le montage et un calendrier optimum de réalisation.

 

Dans ce document, il est explicitement mentionné le fait qu’un « dossier de création réalisation d’une ZAC devrait être établi avant qu’une Convention Publique d’Aménagement ne soit négociée par la ville avec la SOCAREN en {Trimestre] 4/2004 ». Le projet de calendrier proposait de lancer la mise en conformité du PLU et « la mise en concurrence éventuelle de l’aménageur (SOCAREN) » pour octobre 2004 et en fin décembre 2004, « la délibération du Conseil municipal qui approuve le dossier de création, tire simultanément le bilan de la concertation, ainsi que les conditions d’une convention publique d’aménagement avec la SOCAREN ».

 

Aux objections de la commune relatives aux capacités des entreprises consultées et au respect du principe de transparence, la chambre répond que la consultation n’était pas « insuffisante » mais bien non conforme à l’état du droit éclairé par la jurisprudence européenne et l’avis du CE. Toutefois, la jurisprudence du CE, alléguée par la commune, a sanctionné comme contraire au CMP une publicité limitée réalisée par une collectivité en raison du caractère spécialisé d’un marché, de 35 000 euros, montant inférieur à celui attribué à JVD, ces deux éléments cumulés (publicité limitée et marché spécialisé) n’ayant pu créer les conditions de la transparence. A fortiori, l’absence de publicité dans un marché très concurrentiel, celui des bureaux d’études, ne peut assurer la transparence de la consultation. Une consultation ne signifie pas transparence pour le CMP et le CE.



3/ Un avenant doublement irrégulier

 

La passation d’avenant est soumise aux conditions posées par l’article 19 du CMP qui rappelle que, sauf sujétions techniques imprévues ne résultant pas du fait des parties, un avenant ne peut bouleverser l’économie du marché, ni en changer l’objet.

Or, la ville a passé un avenant de 5 920 € HT (7 080 € TTC) au contrat avec JVD, afin notamment d’assurer la cohérence des études pré-opérationnelles conduites par JVD et leur approfondissement dans le cadre de la concertation préalable et le nombre important de réunions à organiser. La variation du prix du contrat s’élève à près de 15 %.

La concertation préalable étant une étape obligée dans le processus de création d’une ZAC, le complément de mission dévolu à JVD ne peut être présenté comme imprévu. En outre, une jurisprudence constante a fixé comme niveau possible de bouleversement de l’économie d’un marché un seuil de 15 %. De surcroît, l’objet de l’avenant ne concerne pas la réalisation d’études, objet du marché initial, mais le « service après vente » des études que JVD a réalisées. Lors des réunions publiques des 7 octobre et 25 novembre 2004, le directeur de JVD était présent. Par conséquent, cet avenant est irrégulier par la conjonction de ces manquements aux dispositions de l’article 19 du CMP.

 

Enfin, le conseil municipal a décidé le 22 juillet 2004 de mettre en œuvre une procédure de concertation qui s’est déroulée jusqu’au 16 décembre 2004. L’avenant date du 9 novembre 2004 alors même que le gérant de JVD avait déjà participé à une réunion de concertation dès le 7 octobre, soit un mois avant la signature de l’acte lui demandant de fournir cette prestation. Cet avenant apparaît donc régulariser une situation et non la permettre. Or, en vertu de l’article 79 du CMP alors en vigueur, cette régularisation était impossible et commandait un autre marché. Au surplus, un arrêt du 2 avril 1998 de la chambre criminelle de la Cour de cassation entérinait le fait qu’un marché de régularisation « contrevient, de par sa nature, aux dispositions d’ordre public du Code des marchés publics ». Il est donc irrégulier pour un second motif.

 

Si la société JVD ne s’estime pas responsable du fait que la commune n’ait pas inclus dans le contrat initial les prestations supplémentaires qu’elle a fournies. S’agissant du changement d’objet, la commune reconnaît que la concertation n’était pas une sujétion imprévue car il s’agissait « d’assurer la cohérence des études pré-opérationnelles conduites par JVD et leur approfondissement dans le cadre de la concertation préalable [et] nullement de faire assurer cette phase par JVD ». Selon elle, il n’y a donc pas changement d’objet. La participation du gérant de JVD à la première réunion de concertation serait sans incidence puisque l’avenant ne visait précisément pas à lui confier la tâche de conduire la concertation. Cette réunion aurait permis l’approfondissement des études pré-opérationnelles. Il n’y aurait pas eu avenant de régularisation.

 

La chambre observe qu’à l’appui de sa réponse, la commune ne précise pas quels auraient été ces éléments complémentaires issus de la phase de concertation approfondissant les études pré-opérationnelles rendues en mai 2004. Au surplus, l’avenant est clair sur l’enchaînement des missions faisant débuter la seconde après la fin de la première105. Pour la chambre, ce complément de mission ne concernait pas la conduite de la phase de concertation, mais bien une assistance pendant celle-ci supposant une présence lors de réunions publiques et la compilation des réponses et interrogations du public, comme le souligne le rapport de présentation d’un projet d’avenant à la CAO du 14 octobre 2004106. En conclusion, il y a bien changement d’objet puisque la prestation ne porte pas sur des études et marché de régularisation, pour la même raison.

 


4.4.2.2. La création de la ZAC et le choix en deux temps de l’aménageur


 

1/ La conclusion d’une CPA avec un aménageur choisi sans mise en concurrence fragilisée par la jurisprudence

 
La signature de la CPA avec la SOCAREN

 

Le conseil municipal du 16 décembre 2004 a décidé d’approuver et de tirer le bilan de la concertation préalable à la création de cette ZAC (délibération n° 228), de créer la ZAC du Clos-aux-Biches, d’approuver son dossier de création et de préciser que le mode de réalisation choisi sera celui de la CPA (n° 229), d’instaurer un périmètre d’études sur ce secteur (n° 230) ainsi que de confier l’aménagement et la réalisation de la ZAC à la SOCAREN et d’approuver la CPA avec cette SEM (n° 231).

 

Une CPA a ensuite été signée, le 20 janvier 2005, sur la base de l’article L. 300-4 du code de l’urbanisme, alors en vigueur.

 


Une CPA fragilisée

 

Le 8 mars 2005, le sous-préfet du Raincy a informé le maire de la fragilité de cette dernière délibération au vu de la jurisprudence (CAA Bordeaux, 9 novembre 2004, SODEGIS/commune de Cilaos) et d’une circulaire interministérielle du 8 février 2005 invitant, pour répondre aux obligations de publicité imposées par l’Europe, à se référer au chapitre IV de la loi du 29 janvier 1993, dite loi « Sapin ».

 


2/ Une procédure sui generis* pour aboutir de nouveau au choix du même aménageur

 

Comme le rappelle la commune, jusqu’à la loi du 20 juillet 2005, les concessions d’aménagement étaient considérées comme des contrats sui generis échappant aux règles de la mise en concurrence. Toutefois, sur la base de la circulaire ministérielle du 8 février 2005 relative aux procédures de publicité et de concurrence préalables à la conclusion des conventions d’aménagement, a été engagée une procédure de mise en concurrence portant sur la dévolution d’une CPA sur le secteur CAB.


Le déroulement de la procédure

 

Par deux AAPC publiés au Journal Officiel de l’Union Européenne (JOUE) et au Moniteur des travaux publics les 28 février et 4 mars suivants, la commune de Noisy-le-Grand a passé une commande publique en vue de la réalisation de l’opération d’aménagement de la ZAC CAB. L’avis précise les critères de sélection (capacités financières et techniques) ainsi que ceux d’attribution, en soulignant que « l’opération peut être conduite par la mise en œuvre de personnel propre à l’entreprise ou par l’intermédiaire de moyens extérieurs à celle-ci, dans ce cas les décrire ».

 

Le règlement de la consultation prévoit que les candidats auront à élaborer le dossier de réalisation de la ZAC et que le lauréat sera choisi sur une offre contenant un projet de convention, des éléments d’ordre financier (notamment le montant de la rémunération de l’aménageur et une synthèse des principes financiers d’équilibre de l’opération) et sur un calendrier couvrant la ZAC jusqu’à sa réalisation complète. Les candidats seront sélectionnés sur leurs capacités financières et techniques, le critère principal dans le jugement de leur offre étant celui de la capacité d’expertise dans la conduite d’opération.

 

Une commission consultative chargée de sélectionner l’aménageur de la ZAC CAB a été créée par deux arrêtés des 7 et 18 avril 2005 portant désignation de ses membres, le maire la présidant.

 

Deux offres étant en présence, une SCP et la SOCAREN, cette commission a procédé à la sélection des candidatures le 21 avril 2005, acceptant, dans un premier temps, ces deux candidatures puis, dans un second temps, proposant l’ouverture des offres, alors que la SCP a oublié d’en formuler une.

 

Le 12 mai suivant, elle a émis « un avis favorable à l’attribution de la consultation à la

SOCAREN », tant « au regard de l’expertise dont [elle] peut se prévaloir dans la conduite d’opérations d’aménagement, […qu’]au regard du montant de la rémunération habituellement pratiqué pour mener à bien ce genre d’opération, 4 % du montant HT des sommes TTC des états prévisionnels des dépenses et des recettes approuvées annuellement [et] du calendrier de l’opération […] qui prévoit un aboutissement du programme d’aménagement fin 2010 […] ».

 

Puis, par délibération n° 104 du 26 mai 2005, le conseil municipal a autorisé la signature d’une CPA avec la SOCAREN pour la ZAC CAB, effectivement apposée le 30 mai suivant.

 

Même si les règles de passation régissant les marchés publics ou les délégations de services publics (DSP) n’étaient pas applicables, la publication d’un AAPC ne pouvait être vue comme suffisante pour assurer les obligations minimales de transparence propres à garantir l’égalité d’accès à ces contrats, comme la chambre l’observe ci-après.

 

3/ Les implications juridiques de cette procédure sui generis :

 

La question que pose fondamentalement l’emploi d’une procédure sui generis est de savoir, dans ce qui pourrait apparaître comme un vide juridique, si la commune pouvait s’affranchir de certaines règles de procédure et principes pour répondre aux objectifs de publicité et de transparence voulus par l’Union européenne, alors même que ces impératifs les sous-tendent, et qu’ils sont d’ailleurs invoqués à l’appui de la délibération n° 43 du 10 mars 2005 approuvant la signature de la CPA avec la SOCAREN.

 

Une commission consultative irrégulièrement créée

 

Conséquence logique d’une publicité minimale obligatoire, la collectivité devait s’organiser pour sélectionner les candidats à l’attribution de l’aménagement de la ZAC. La commission consultative a rempli cet office. Bien qu’il s’agisse du dispositif clé de cette procédure, garantissant sa transparence, sa création n’a pas été décidée, ni sa composition délibérée au sein du conseil municipal, car il n’est visé aucune délibération. Elle a donc été créée par simple arrêté.

 

Sa composition est passée de 10 membres, dans le premier arrêté, à sept dans le second, les trois membres retirés étant administrateurs de la SOCAREN, avec comme « membres participants » quatre élus et trois fonctionnaires communaux dont la liberté d’agir est contrainte par leur devoir de loyauté envers l’exécutif et qui n’ont pas la légitimité pour représenter la commune. Le fait que l’opposition y soit représentée ne saurait répondre à l’exigence de pluralité formulée par l’article précité du CGCT, car il n’y a pas eu de débat ni de vote pour la composer. Cela ne saurait encore moins répondre à celle de démocratie qui sous-tend cette exigence puisque les voix des fonctionnaires de la commune pesaient plus que celle de l’élue de l’opposition, qui d’ailleurs n’a pas siégé aux deux réunions.

 

Cette commission pourtant créée ex nihilo pour répondre au souci de se mettre en conformité avec l’obligation de transparence posée par la jurisprudence de la CAA de Bordeaux précitée y contrevient finalement.

 

La chambre relève que dans sa réponse, la commune ne soutient pas d’emblée qu’il revenait exclusivement au maire de créer cette commission consultative, mais seulement que cette possibilité existait, ce qui dénote une conception restrictive du champ d’action du conseil municipal prévu par le CGCT.

 

Certes, celui-ci a bien prévu la création de commissions consultatives. Aux termes de l’article L. 2121-22,114 « le rôle de ces commissions se limite strictement à instruire des affaires soumises au conseil municipal, c’est-à-dire que leur mission se borne à un travail d’étude et de préparation des affaires sur lesquelles le conseil municipal sera appelé à statuer »115. La commission consultative créée par la commune ne pouvait avoir d’autre finalité que préparer la décision du conseil municipal sur une question relative à la commande publique, comme le confirme la commune dans sa réponse.

 

Par conséquent, il ne peut être allégué de vide juridique, car le CGCT prévoit bien la

possibilité de créer de telles commissions, mais il revient au conseil municipal d’en décider. Le maire ne peut, de son propre chef, considérer qu’il conviendrait de créer une commission consultative afin d’éclairer la décision du conseil municipal.

 

La commune confirme que les fonctionnaires composant la commission avaient voix

délibérative. Leur présence et celle d’une seule élue de l’opposition ne garantit pas la transparence de la procédure, l’exigence de pluralité ne pouvant découler que du débat et du vote du conseil municipal prévus par l’article L.2121-22 du CGCT.


Une SEM sans personnel choisie comme aménageur

 

Deux candidats, ont répondu à l’AAPC : une SCP et la SOCAREN qui, seule, a présenté une offre. Celle-ci a été transmise par courrier du 15 avril 2005, les documents demandés dans le règlement de la consultation étant joints. Dans ce courrier, le président de la SEM insiste bien sur le fait que, « ne disposant pas de moyens humains, elle s’appuie, pour ce faire, sur des prestataires extérieurs qui ont donné entière satisfaction ».

 

La décision de cette commission d’accepter l’ouverture des offres, le 21 avril 2005, s’est fondée sur un rapport de présentation des dossiers de candidature élaboré par les services communaux. Conformément au règlement de la consultation, il a présenté les capacités professionnelles, techniques et financières selon quatre rubriques : bilan, chiffre d’affaires global, chiffre d’affaires prestations similaires et références. Pour la SEM, les deux chiffres d’affaires sont égaux, ce qui montre la faiblesse de la surface financière. Par conséquent, les pièces demandées par l’AAPC traduisent plus l’importance des opérations conduites (les ZAC) que les capacités financières propres au candidat.

 

Par ailleurs, le rapport d’analyse des offres du 12 mai 2005 omet fondamentalement de s’interroger sur le respect de la condition posée par l’AAPC relative à la description des moyens extérieurs. Or, leur description n’apparaît jamais, sauf pour dire qu’ils ont donné entière satisfaction lors de leur intervention dans la réalisation de la ZAC CSV. Par conséquent, à ce stade de la procédure, la SOCAREN aurait dû être écartée de la compétition.

 

La commission n’a ainsi pu juger l’offre en toute transparence et connaissance de cause puisque la SEM, qui ne présentait de garanties de capacité que par l’intermédiaire de « ses moyens extérieurs », limités à un seul prestataire, n’est rien moins qu’une coquille vide. La commission consultative s’est pourtant prononcée sur les capacités du soumissionnaire dans l’ignorance de celles du prestataire, seul à même de présenter des garanties et officiellement inconnu dans le cadre de l’offre.

 

Certes, les services municipaux avaient la mémoire de l’aménagement de la ZAC CSV, pour laquelle JVD avait été le prestataire de services de la SOCAREN à compter de décembre 1992. La chambre, dans un précédent rapport, avait souligné sa dépendance à l’égard de cette société dont le gérant était également le directeur général de la SEM. Ces liens n’ont pas disparu puisque la SOCAREN a une adresse autre que celle de son siège social, sis à l’hôtel de ville de Noisy-le-Grand, adresse identique à celle de JVD avec, de surcroît, les mêmes numéros de téléphone et fax.

 

Il convient également, à ce stade, de se remémorer que ce prestataire, JVD, avait été choisi, pour la mission d’études pré-opérationnelle de la ZAC. La divulgation dans l’offre de son nom n’aurait pas manqué de soulever des questions sur l’égalité de traitement des concurrents puisqu’il figurait aussi dans le dossier de création de la ZAC, communiqué aux candidats. Dans ces conditions, l’omission dans le rapport d’analyse de l’offre, élaboré par la commune, du rôle joué par JVD dans la gestation de la ZAC, est significative. En effet, selon un arrêt du Conseil d’Etat, si « le pouvoir adjudicateur ne peut exclure automatiquement un candidat au seul prétexte qu’il a participé à la phase préparatoire d’une procédure de passation du marché », ce candidat ne doit pas avoir « recueilli des informations susceptibles de l’avantager par rapport aux autres candidats et de porter atteinte à l’égalité de traitement entre les candidats ». Or, en l’espèce, la SOCAREN disposait d’informations de première main sur cette ZAC, que d’autres candidats ne pouvaient détenir. En effet, l’offre devait être sélectionnée en fonction notamment du calendrier proposé et d’une synthèse des principes financiers de l’équilibre de l’opération, éléments fournis par JVD et servant d’étalon au jugement des offres.

 

En conclusion, le choix de la commune n’aurait pas dû se porter sur la SEM tant en droit qu’en fait, tant il est évident que cette même offre soumise à une autre commission aurait été rejetée pour tous les motifs évoqués. Ce choix a également des conséquences en termes de contrôle de la collectivité sur la SEM. En effet, celui-ci sera d’autant plus ardu que le cocontractant aura sous-traité la totalité de l’objet de la convention. L’existence de l’écran que constitue cette société rend délicat le contrôle de la ZAC puisque la commune n’aura à faire qu’avec la SEM, conformément à l’article L. 1523-2 du CGCT. Il est nécessairement source de surcoûts en frais de structures et conduit, à plus d’un titre, à s’interroger sur l’intérêt pour la ville de recourir à l’intermédiation de la SEM plutôt que de contracter avec le prestataire.

 

Si la SEM rappelle qu’elle est parfaitement libre de choisir son mode de gestion et de

fonctionner sans personnel, la commune indique, concernant la capacité économique et financière de la SEM, que la SOCAREN a bien produit par l’intermédiaire du DC5 le chiffre d’affaires global et les chiffres d’affaires concernant les prestations du type de celle faisant l’objet du présent contrat. Pour elle, la chambre a mal interprété l’AAPC car il exigeait : « des bilans ou extraits de bilans de conduite d’opérations similaires » et non le bilan financier du candidat.

 

En réponse à la commune qui s’en tient au respect de critères de sélection des candidatures, et donc de la régularité de la procédure suivie, ainsi qu’aux capacités techniques de la SEM, la chambre souligne le caractère primordial des critères d’attribution des offres, au premier rang desquels figure la capacité technique des candidats, qui ne pouvait être mesurée que par la description des moyens dédiés à la conduite de l’opération. Un candidat dépourvu de moyens propres se devait de décrire les moyens extérieurs auxquels il ferait appel. A défaut, il existe une rupture d’égalité entre les candidats, et impossibilité d’apprécier la capacité technique, critère essentiel de l’attribution.

 

Si, pour la commune, la SEM n’est pas une coquille vide puisqu’elle associe des actionnaires publics et privés, elle l’est pour la chambre, compte tenu de son mode de fonctionnement fondé sur l’appel systématique à un prestataire qui œuvre en ses lieu et place et se confond de fait avec elle.

 

La jurisprudence communautaire avancée par la commune n’invalide pas l’observation de la chambre pour qui la SOCAREN n’avait pas à être exclue d’emblée de la procédure d’attribution. En effet, que l’entreprise soumissionnaire doive affirmer, ou que son sous-traitant doive apporter la preuve, qu’ils n’ont pas faussé la concurrence, cela n’exonère pas un pouvoir adjudicateur de motiver l’exclusion d’une offre ayant bénéficié d’un avantage.


Une procédure qui se révèle partiale

 

Le cumul des fonctions du maire pose problème, non celui d’une présidence de SEM avec celle du conseil municipal qui délibère sur une question l’intéressant, comme l’autorise l’article L. 1524-5 al. 11 du CGCT, mais sur les conséquences d’une présidence supplémentaire, celle de la commission consultative précitée lorsqu’elle se prononce sur une affaire concernant la SEM.

 

En effet, selon l’alinéa 12 de l’article L. 1524-5, les élus locaux agissant en tant que

mandataires des collectivités territoriales « ne peuvent participer aux [CAO…] lorsque la [SEML] est candidate à l’attribution d’un marché public ou d’une délégation de service public […] ». Or, le maire a assisté et pris part au vote lors des séances des 21 avril et 12 mai 2005 de la commission ainsi que lors du conseil municipal attribuant la concession d’aménagement à la SOCAREN.

Pour la commune, la procédure sui generis suivie, du fait même qu’elle ne s’inscrirait dans aucun cadre réglementaire et législatif positif, aurait exonéré le maire des conséquences de ce triple cumul sur la procédure d’attribution de cette concession.

 

Or, en l’espèce aucun vide juridique ne peut être invoqué, la création d’une telle commission consultative étant en fait régie par l’article L. 2121-22 du CGCT, dans l’attente des dispositions de la loi du 20 juillet 2005 et de son décret d’application du 31 juillet 2006. Le fait qu’il prévoit que le maire préside de droit les commissions ainsi créées ne pouvait en l’espèce jouer. En effet, cette interdiction résulte d’une loi du 2 janvier 2002, alors que la possibilité de création des commissions est issue du code des communes donc bien antérieure. De plus, la règle spéciale prime sur la règle générale et cet article fait explicitement référence à la CAO, laquelle est également visée par l’article L. 1524-5 al. 12 du CGCT. La combinaison de ces deux articles ne pouvait donc avoir pour effet d’exonérer le maire des conséquences de sa présence à cette commission.

 

D’ailleurs, la commune a fait sien ce principe d’impartialité avec sa délibération n° 43 du 10 mars 2005 portant conclusion de la CPA avec la SOCAREN, en invoquant le principe de transparence dans un de ses considérants (3ème) pour annuler la délibération n° 231 du 16 décembre 2004. De surcroît, comme le rappellent les délibérations du 10 mars 2005 (n° 44, 46), la jurisprudence européenne, ainsi que l’article 1er du CMP, s’opposent à ce que le maire soit juge et partie dans un processus contractuel.

 

Pour la chambre, malgré le souci officiellement affiché de respecter les principes de

transparence et d’impartialité dans le choix du futur aménageur de la ZAC du Clos-aux-Biches, la procédure mise en place pour le sélectionner a été irrégulière à toutes ses étapes lors de la création de la commission consultative, dans sa composition, dans sa façon d’apprécier les offres et d’entériner son choix. Le résultat est l’attribution d’une convention d’aménagement à une coquille vide, paravent de la société JVD, qui avait été choisie pour la mission de lancement de la ZAC. La chambre s’interroge, dans ces conditions, sur le devenir de cette SEM, alors que le secteur de l’aménagement est devenu plus que concurrentiel, notamment dans le département de la Seine-Saint-Denis et que les réalisations sur la ZAC ne sont pas directement imputables à l’aménageur mais aux promoteurs.

 

Lorsque le Législateur a souhaité sécuriser le statut des administrateurs des SEM, les conventions d’aménagement ne relevaient pas du champ concurrentiel, comme l’exigeait pourtant le droit et la jurisprudence européens. Par conséquent, si l’article L. 1524-5 al. 12 du CGCT, issu de cette volonté, n’y fait pas référence, on ne peut en déduire que le principe fixé à l’alinéa précédent ne pourrait souffrir d’exception, tant il est vrai que ces commissions ressortissent de la même situation juridique que les CAO et les commissions DSP.

 

Dès lors, et conformément au droit et jurisprudence européens, le triple cumul des fonctions de présidence de la commission chargée de préparer l’attribution, du conseil municipal et de la SEM intéressée par l’attribution contrevient bien aux principes de transparence et d’égalité de traitement.

 



 

Réponse du Maire de Noisy le Grand

(réponse jointe au rapport de le CRC, non datée sur le document)

 

En cliquant sur : réponse du Maire de Noisy le Grand, vous consulterez les réponses formulées par la ville sur les problématiques évoquées précédemment, pages : 83-111 / 111.

 



Conclusions de la Chambre Régionale des Comptes

Extrait


Pour la ZAC du Clos-aux-Biches, la commune a choisi le même aménageur et les constats développés sur la ZAC du Clos Saint Vincent s’y retrouvent. Sur le choix de cet aménageur, la chambre constate que la procédure sui generis[*] utilisée, relative aux conventions publiques d’aménagement conclues sans mise en concurrence, a été motivée par le souci de se conformer aux principes de transparence et d’impartialité posés par la jurisprudence européenne et rappelés par à une jurisprudence nationale à la fin de 2004. Or, in fine, ceux-ci ont été ignorés.

 

 

De surcroît, la SOCAREN, coquille vide, fait appel pour son activité à un prestataire de service, qui avait réalisé l’étude pré-opérationnelle sur la faisabilité de cette ZAC qui a servi d’étalon à l’attribution de la concession. Cet élément, ainsi que l’absence de description des « moyens extérieurs », pourtant requise par l’avis d’appel public à la concurrence, n’ont pas été présentés dans le rapport d’analyse des offres rédigé par la commune à l’attention de la commission consultative qui lui a proposé de retenir la SOCAREN. Ces éléments ne pouvaient être inconnus de cette commission, présidée par le maire, par ailleurs président de la SEM retenue. En procédant ainsi, la commune a méconnu le principe d’impartialité affirmé par la jurisprudence européenne qu’elle avait invoqué pour fonder cette procédure, qui se révèle donc irrégulière à tous ses stades.

 

 

 

EN RESUME

 

Dans sa dernière séance du 21 septembre 2009, qui a validé le rapport définitif, il semblerait que dans les grandes lignes, la CRC confirme toujours ses mêmes critiques.

 

Par ailleurs, la communication du rapport de la CRC effectué en Conseil Municipal le 18 février dernier, se résumerait principalement à une présentation des réponses de la ville, et non à une communication objective des observations de la Chambre. C’est de bonne guerre.

 

Les critiques formulées par la Chambre sur la ZAC du Clos aux Biches et le choix de la SOCAREN sont  majeures et suscitent sur les Bas Heurts un vif émoi, même si pour l’ADIHBH-V elles ne sont pas une surprise puisque nous rappelons que plusieurs recours contentieux ont été déposés devant les Tribunaux Administratifs. Donc, puisqu’il y a divergence d’interprétation, c’est la justice qui tranchera un jour.

 

En épilogue, rappelons quelques critiques significatives:

1-     une procédure irrégulière,

2-     un avenant doublement irrégulier,

3-     une Convention Publique d’Aménagement (CPA) fragilisée :

Nous apprenons ici que c’est le Sous-Préfet du Raincy qui a informé le Maire le 8 mars 2005 sur la fragilité de la délibération qui désignait la SOCAREN sans mise en concurrence. A l’époque, le Maire soutenait qu’il s’agissait simplement de prendre en compte une récente jurisprudence du CAA de Bordeaux, prise après le CM du 16 décembre 2004 (voir Noisy mag n° 104 d’avril 2005). Faux, la jurisprudence en question datait du 9 novembre 2004. C’était encore un habillage de la vérité…l’ADIHBH-V l’avait dénoncé en son temps.

4-     Une Commission Consultative irrégulièrement créée,

5-     Une SEM sans personnel, choisie comme aménageur :

  • La commission n’a ainsi pu juger l’offre en toute transparence et connaissance de cause puisque la SEM, qui ne présentait de garanties de capacité que par l’intermédiaire de « ses moyens extérieurs », limités à un seul prestataire, n’est rien moins qu’une coquille vide.
    • Il existe une dépendance entre le prestataire JVD et la SOCAREN, puisque la SOCAREN a une adresse autre que celle de son siège social, sis à l’hôtel de ville de Noisy-le-Grand, adresse identique à celle de JVD avec, de surcroît, les mêmes numéros de téléphone et fax.
    • Ce choix a également des conséquences en termes de contrôle de la collectivité sur la SEM. En effet, celui-ci sera d’autant plus ardu que le cocontractant aura sous-traité la totalité de l’objet de la convention. L’existence de l’écran que constitue cette société rend délicat le contrôle de la ZAC puisque la commune n’aura à faire qu’avec la SEM, conformément à l’article L. 1523-2 du CGCT. Il est nécessairement source de surcoûts en frais de structures et conduit, à plus d’un titre, à s’interroger sur l’intérêt pour la ville de recourir à l’intermédiation de la SEM plutôt que de contracter avec le prestataire.


6-  Une procédure qui se révèle partiale,

  • Le cumul des fonctions du maire pose problème, non celui d’une présidence de SEM avec celle du conseil municipal qui délibère sur une question l’intéressant, comme l’autorise l’article L. 1524-5 al. 11 du CGCT, mais sur les conséquences d’une présidence supplémentaire, celle de la commission consultative précitée lorsqu’elle se prononce sur une affaire concernant la SEM.
  • Dès lors, et conformément au droit et jurisprudence européens, le triple cumul des fonctions de présidence de la commission chargée de préparer l’attribution, du conseil municipal et de la SEM intéressée par l’attribution contrevient bien aux principes de transparence et d’égalité de traitement.

 

7- La Chambre signale que l’élue de l’opposition, n’a pas siégé aux deux réunions de la Commission Consultative.

8- Dans sa réponse relative « au droit à l’information des élus », le Maire précise à juste titre que, si les élus ont naturellement un droit à l’information et à la communication des documents qui leurs sont nécessaires pour exercer leur mandat, il est tout aussi vrai qu’ils ne sauraient rester passifs et qu’il leur revient d’exercer leur mandat, et pas simplement de le détenir.

 

(NDLR : Selon l’ADIHBH-V, ça pose tout le problème du rôle de l’opposition municipale, dans l’efficacité du contrôle du processus démocratique).

 

Enfin, nous terminerons ce très long billet en signalant que, comme chaque fois lorsque l’heure est grave, Michel Pajon nous a encore une fois égrené le 18 février dernier, pendant 15 minutes, sa complainte relative à la conduite de l’examen des comptes de la collectivité par le Magistrat de la CRC

 

Il est vrai que Monsieur le Magistrat, en débarquant naïvement à Noisy le Grand, n’avait peut être pas pris toute la mesure du fait qu’il se trouvait dans une ville où la Municipalité attache la plus grande importance, à la probité, l’objectivité, la neutralité et la transparence ! Alors, partant de ce postulat, réclamer dans le cadre de sa mission à l’Edile le rapport d’une  « Consultation Juridique »  et « juger soit disant de l’opportunité stratégique des choix effectués par la ville en matière d’aménagement urbain », serait un outrage ?.

 

A partir le là, le risque de crucifixion est manifeste et la stigmatisation des imposteurs est redoutable, qu’il soit Magistrat à la Chambre ou Commissaire Enquêteur Tout dernièrement, Yves Egal, qui avait osé émettre un avis défavorable lors de l’Enquête Publique sur le Bois Saint Martin en octobre 2009, est en train d’en faire la triste expérience puisqu’il est maintenant poursuivi par Michel Pajon, afin qu’il soit radié de cette fonction par la Commission Nationale des Commissaires Enquêteurs.

 

En son temps, pour le même motif, la Commission d’Enquête de la ZAC du Clos aux Biches avait été affublée de « raisonnements approximatifs et d’un certain nombre d’erreurs d’appréciation »

 

Cette mise en scène partisane en Conseil Municipal, systématique et récurrente est stupéfiante, elle nous laisse songeur, ça tourne au ridicule…



______

 




[*] Sui generis , synonymes : particulier, spécifique, spécial.

Lexique :

-          JVD : Jules Verne Développement,

-          CGCT : Code Général des Collectivités Territoriales,

-          ZAC du CSV : ZAC de Clos Saint Vincent

-          CAO : Commission d’Appel d’Offre,

-          AAPC : Avis d’Appel Public à la Concurrence,

-          CAA : Cour Administrative d’Appel,

-          CMP : Code des Marchés Publics,

-          CPA : Convention Publique d’Aménagement,

-          SEM : Société d’Economie Mixte,

-          SEML :Société d’Economie Mixte Locale,

-          CE : Communauté Européenne,

-          SCP : Société Civile Professionnelle,

-          EPRD : Etat Prévisionnel des Recettes et des Dépenses

 

 
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Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 12:07





COMMUNIQUE DE PRESSE




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UNION FEDERALE DES CONSOMMATEURS 

 

« QUE CHOISIR ÎLE de FRANCE »


 

Elections Régionales : analyses des réponses aux questions de l’UFC Que Choisir Ile de France parvenues au 6 mars 2010, minuit.

 

L’Union Régionale UFC-Que Choisir Ile de France a adressé 5 questions aux têtes de liste aux prochaines élections régionales sur 4 sujets, via leurs sites web, ou leur adresse courriel de campagne lorsqu’elles ont cherché à nous contacter.

Samedi 6 mars 5 listes avaient répondu (A. Dolium, JM Governatori, C. Duflot, V. Pécresse et N.Dupont-Aignan) et une 6ème liste avait annoncé sa réponse pour la dernière semaine de février (JPHuchon), mais celle-ci ne nous est toujours pas parvenue.

Ces réponses sont consultables en lignes sur le site de l’UFC Que Choisir Ile de France, www.ufcquechoisir-iledefrance.org , ainsi que celles qui viendraient encore dans les prochaines 48 heures.
 


LES QUESTIONS :

 

 

AMENAGEMENT DU TERRITOIRE :

Que pensez-vous faire pour l’équilibre EST-OUEST (équipements, emplois, logements, transports ...) dans notre région ?

 

TRANSPORTS

Pour développer les transports en commun, comptez-vous augmenter la pression tarifaire sur les usagers franciliens ou bien comptez-vous rechercher des financements “externes” (fiscalité écologique, péage urbain...). Les nouvelles technologies (Navigo) doivent-elles être utilisées pour mieux tracer les usagers et les faire payer plus, ou bien pour mettre en place une tarification plus juste ? Par exemple en mettant en oeuvre les prolongements de parcours, pour mettre fin à la double tarification des usagers lorsqu’ils sortent de leurs zones de carte orange.

 

AGRICULTURE ALIMENTATION :

Le conseil régional finance un organisme : le CERVIA (centre régional de valorisation et d’innovation agricole et alimentaire).Comment voyez-vous les missions de cet organisme ? Doit-il y avoir une place plus grande pour les consommateurs et l’éducation alimentaire ?

 

FORMATION CONTINUE

La formation est une compétence du conseil régional. Quels dispositifs comptez-vous mettre en place pour développer un droit réel à la formation et des actions de formation pour les bénévoles associatifs, notamment pour les associations régionales ?

 
 

Voici notre analyse à partir des 5 réponses reçues :
 
 


La question 1 :
AMENAGEMENT DU TERRITOIRE
(l’équilibre EST-OUEST dans la région) avait pour objet de juger de la cohérence du programme des listes, entre leur vision du développement de l’agglomération centrale et leurs options tarifaires dans les transports en commun. Chacun pourra en juger en consultant les réponses complètes.

V. Pécresse milite pour le Grand Paris, A Dolium et C Duflot préconisent le rapprochement des emplois et des logements, cette dernière propose même une bourse d’échange des logements.

JP Governatori prêche pour le « bien être durable » et N Dupont-Aignan a cette surprenante proposition de peupler les départements limitrophes de la région pour désengorger la grande couronne.

 

Les questions TRANSPORTS EN COMMUN: avaient pour objet de reprendre les inquiétudes de l’UFC Que Choisir Ile de France en ce qui concerne des hausses tarifaires qui pourraient intervenir après les élections, les bons ou mauvais usages du passe Navigo et la suppression de la double facturation d’une partie du trajet lorsqu’un abonné sort de ses zones de carte orange.

Sur le difficile sujet du financement du nécessaire développement des transports en commun qui d’après certains « experts » pourrait conduire à de sévères hausses des tarifs pour les usagers, avec en contrepartie des améliorations de la qualité du service dans un avenir plus ou moins lointain, les candidats pratiquent souvent l’esquive et ne répondent pas vraiment à la question posée.

A.Dolium n’est pas favorable à la gratuité mais veut développer les tarifications sociales, (aucun candidat n’est ouvertement contre la tarification sociale), V. Pécresse ne souhaite pas augmenter les impôts et ne préconise pas la baisse des tarifs, mais affirme que les usagers veulent « en avoir pour leur argent ». C. Duflot se positionne pour la solution la plus indolore à court terme :l’emprunt ; secondairement elle propose de taxer les camions et de déplafonner le versement transport payé par les entreprises.

JP Governatori propose de réduire les « dépenses somptuaires » et de confier à des associations sans but lucratif des lignes de bus. N. Dupont-Aignan renvoie à son site internet et affirme sa proximité avec les propositions d’une association d’usagers (FUT).

Le silence 2010 de JP Huchon qui en 2004 promettait de ne pas faire d’augmentation au-delà de l’inflation, ne peut que nourrir notre inquiétude ! Cette promesse de 2004 engageait aussi des formations qui sont aujourd’hui sur une autre liste et qui eux non plus n’ont pas encore répondu à savoir le front de gauche. Sont-ils toujours sur la même longueur d’onde ???

En ce qui concerne le financement des transports le mot « péage urbain » figurait dans notre question. Cette question est théorique car il faudrait faire sauter un verrou législatif pour qu’en France une région ou une ville ait le pouvoir de mettre un péage urbain. Mais cette question viendra tôt ou tard sur la table. Les candidats sont assez prudents car lorsqu’ils se prononcent c’est contre la forme médiévale du péage urbain qui consisterait à faire payer pour entrer dans Paris. (V.Pécresse, C. Duflot). Mais avec les nouvelles technologies d’autres formes de péage urbain sont possibles

Justement la question de l’usage des nouvelles technologies se pose avec le passe Navigo : C. Duflot rappelle que les élus verts sont à l’origine du passe Navigo « découverte » qui permet de circuler de manière anonyme, et V Pécresse indique que le passe Navigo n’est « évidemment pas fait pour tracer les usagers » et préconise le « pass Navigo intelligent » pour « faciliter » les trajets quotidiens des usagers qui n’auront plus besoin d’acheter de tickets, mais qui devront le recharger comme un porte monnaie électronique ou un téléphone portable à carte prépayée (qui est la formule où la minute est la plus chère).

A noter la très intéressante proposition de détournement du passe Navigo de A Dolium qui propose d’en faire une sorte de tirelire électronique alimentée de quelques centimes à chaque retard d’un train ou d’un RER (et en cas de grève ??).

A noter que les candidats ont beaucoup de propositions autour du zonage de la carte orange (largement développées par ailleurs) et assez peu pour la tarification au ticket T ou B+U qui représente 40 % des recettes voyageurs et où il y a le plus de situations injustes ou de pièges tarifaires, par exemple la tarification vers les aéroports.

 Dans ces situations injustes il y a la double facturation en cas de prolongement parcours en dehors des zones de carte orange. Aucun des candidats ne préconise le maintien de cette anomalie indéfendable et l’UFC Que Choisir Ile de France s’en félicite. Même si là encore le silence de JP Huchon est inquiétant.

 

Sur la question de l’AGRICULTURE et l’ALIMENTATION : missions du CERVIA (organisme financé par la région), il n’y a pas trop de clivages apparents entre les listes, le développement d’une agriculture de proximité est souvent souhaitée (mais qu’en pensent les agriculteurs ?) avec plus ou moins d’agriculture biologique selon la sensibilité de la liste. L’UFC Que Choisir Ile de France qui se préoccupe du développement de l’obésité infantile – problème de santé publique – se félicite du consensus pour une action plus importante en faveur de l’éducation alimentaire.

 

Sur la question de la FORMATION CONTINUE en faveur des bénévoles des associations qui comme l’UFC Que Choisir défendent les droits des franciliens au quotidien, la principale proposition concrète consiste à ouvrir les lycées en dehors des jours et heures scolaires (A. Dolium, V.Pécresse).

C. Duflot rappelle le rôle du FRDVA (Fond Régional de Développement de la Vie Associative) pour répondre à ce besoin.

N. Dupont-Aignan promet de creuser cette question et JP Governatori revient sur concept de « bien être durable ».

 


Bondy le 07 mars 2010

_______

 

Union Fédérale des Consommateurs Que Choisir Ile de France

22 place de la République - 93140 BONDY

mél : contact@ufcquechoisir-iledefrance.org

www.ufcquechoisir-iledefrance.org

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Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /Fév /2010 22:06


QUI L’EÛT CRU ?
LE FORT DE VILLIERS
EST UN ESPACE VERT !



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La Ville de Noisy le Grand, propriétaire du Fort de Villiers depuis juillet 2001, s’arque boute sur le bois Saint Martin et délaisse lamentablement ce Fort recouvert d’espèces végétales sur 4ha. Il est le témoin des fortifications de Paris et de l’histoire de la Troisième République.

Depuis, son accès est interdit aux Associations Sportives qui ont été priées de vider les lieux, pour une sombre histoire de l’état de santé de la passerelle d’accès.

En mars 2008, l’Association de Sauvegarde du fort de Villiers (ASFV) s’est donné pour but de promouvoir toute action de nature à faire mieux connaître ce lieu historique, à l’aide des documents d’archives photographiques, afin de favoriser sa conservation et sa mise en valeur.

Au Vrai Journal de Noisy le Grand, nous pensons que si la « haute voltige » dans les branches de Saint Martin musclerait éventuellement nos jeunes écoliers, la visite du Fort permettrait aussi de prendre un bon bol d’air, et musclerait les neurones de nos chers bambins en révisant l’histoire de France, avec leurs Maîtres.

Aujourd’hui, c’est bien volontiers que nous publions avec plaisir le billet ci après, rédigé par nos amis de l’ASFV.
 


 

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La protection de l’environnement est une bien vaste expression …

 



Qui eut cru qu’un Fort militaire pourrait faire partie d’Espaces verts ?

Et pourtant, il suffit d’observer par exemple le Fort de Villiers pour constater qu’il est recouvert  de toute une végétation au sein de laquelle des réseaux trophiques intéressants se sont constitués.

Le Fort de Villiers appartient à la Ville de Noisy-le-Grand. Sa superficie actuelle est de 4 ha. Il est définitivement  clos et fermé au public depuis décembre 2009 où des grilles de sécurités ont été posées pour en sécuriser l’accès. La passerelle provisoire d’accès ayant été enlevée. La lecture de nos informations, histoire, vidéos sur notre site : http://www.asfv.eu vous guideront pour mieux le connaître.

Ce fort, comme tous ceux de sa génération (1870) et type Séré de Rivière, a été enterré sous trois mètres de terre pour amortir les obus. Si, au début de son existence cela se manifestait par de buttes où ne s’installait dans un premier temps qu’une strate herbacée (Photo carte postale N°1), avec le temps, la progression habituelle s’est faite : une strate arborescente puis une arborée se sont mises en place.

Aujourd’hui,  il a été relevé au sein de cet espace devenu « vert » de nombreuses espèces végétales typiques locales avec développement d’une faune plus ou moins discrète. Quant aux douves qui entourent le Fort elles présentent la flore et la faune typique des milieux stagnants.

Ainsi, petits et moyens mammifères (insectivores telles la musaraigne ou la taupe voire même des oreillards, rongeurs divers, renards) et Oiseaux (toutes sortes de mésanges, pinsons, pics, sitelle, etc.) cohabitent avec de nombreux amphibiens, lacertiliens, multitude d’espèces d’insectes, arachnides et autres arthropodes terrestres comme aquatiques.

Ils ont tissé avec le temps des réseaux trophiques qu’il convient de protéger comme dans tout espace vert classique.

L’abondance des feuillus est un puits de capture du CO2 tant récrié et, également,  une source d’Oxygène tant apprécié : les feuilles en effet par leur chimie photosynthétique diurne, capturent du CO2 et produisent de l’Oxygène. Ce dernier est évidemment consommé en priorité par les cellules végétales pour leur propre respiration mais la production est supérieure à cette utilisation, le surplus est alors libéré de jour dans l’atmosphère et participe au maintien de l’Oxygène dans cette dernière  pour assurer la respiration de tous, de jour comme de nuit… Etre près d’une telle « usine » ne peut être que favorable à la qualité d’oxygénation de l’air d’une Ville … D’où l’expression «un Bois, c’est  un poumon vert  pour une ville» (Photo N°2).

Nous devons donc protéger toute cette couverture végétale et les biocénoses qu’elle a créées avec la faune des lieux.

Le fort de Villiers doit être considéré comme tout espace vert à protéger sans compter bien évidemment les structures souterraines construites qui offrent  non seulement des témoignages du passé mais des possibilités d’utilisation actuelle pour de nombreuses manifestations qu’une ville pourrait y engager sans gêner ni les voisins ni les espèces naturelles implantées (clubs, associations, lieux de répétition pour groupes de musiciens, salles de conférences, etc.).

Les passionnés d’histoire soutiennent le fort en tant que tel. Les responsables du patrimoine s’y intéressent.

Reste aux Environnementalistes à nous aider à maintenir ce Fort menacé par l’urbanisation.

L'Association de Sauvegarde du Fort de Villiers, richesse patrimoniale de Noisy-le-Grand (93), œuvre pour le soustraire de l'anonymat et pour sa réhabilitation. Merci de la soutenir dans son action en postant quelques mots sur www.asfv.eu


 

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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /Fév /2010 17:14

 

 

FAUT-IL CONSTRUIRE
EN ZONE INONDABLE
A NOISY-LE-GRAND ?


 

Il y a exactement 100 ans, en janvier 1910, Paris se noyait. L’eau envahit le cœur de la Capitale et même au-delà, puisque une trentaine de Communes de la banlieue ont aussi été durement frappées. Du 18 au 21 janvier des trombes s’abattent sur le bassin de la Seine. Les affluents du fleuve : L’Aube, la Marne et l’Yonne sont en crue et leurs flots s’ajoutant à ceux de la Seine, foncent sur Paris qui constitue un goulet d’étranglement. Le 28 janvier, le pic maximun de 8,62 m est relevé au Pont d’Austerlitz.

Une exposition à la bibliothèque de la ville de Paris retrace cet incroyable évènement. http://www.paris.fr.

 
 

Zones inondables -web-


 

La prochaine et inévitable crue centennale plongera Paris et sa banlieue sous les eaux. 850 000 personnes seront touchées, le métro submergé. En effet, les dernières inondations catastrophiques en Europe ont « noyé » les records historiques et il n’est pas certain que les inondations occasionnées par un prochain dérèglement climatique ne dépasseront pas la côte de 8,62 m.

 

A Paris, depuis 2003, ce risque est pris au sérieux. Onze scénarios classés confidentiels ont été établis par la Préfecture, et actualisés cet été. Ils décrivent tous la catastrophe à venir. Les grandes institutions ont des plans d’actions pour sauver archives et réserves, mais les particuliers ignorent ce risque. C’est le syndrome de « cela n’arrive qu’aux autres ». Selon la Préfecture de Paris, 850 000 personnes en Ile-de-France seront directement touchées par les inondations. 508 communes seront sous les eaux, dont 31 sur plus de la moitié de leur territoire. Ce sera la pagaille, annonce Pascal Popelin, Président du conseil d’administration des grands lacs.

 

Si une crue lente ne fait guère courir de risques en vies humaines, les dégâts matériels prévisibles sont évalués à 12 milliards d’euros (hors effets induits sur l’économie) et les conséquences en termes de destructions patrimoniales sont incalculables.  Selon la Préfecture de Police, tout le fonctionnement de l’agglomération serait bouleversé : coupures d’électricité, de gaz, de téléphone, interruption des réseaux de télécommunications et donc de nombreuses activités, contamination de l’eau au robinet, inondation d’un tiers du réseau du métro et de la ligne C du RER, perturbations du trafic SNCF et de la circulation automobile (fermetures de tunnels et de la moitié des ponts de Paris), pénurie de produits pétroliers, les terminaux de livraison étant inutilisables. Aujourd’hui, la RATP travaille avec des marchands de matériaux pour avoir accès à un grand nombre de parpaings, afin de construire des murs.

 
 

ET POURTANT...

 

D’après un récent rapport de février 2009 du Service de l’Observatoire et des Statistiques, entre 1999 et 2006, près de 100 000 logements ont été construits dans les zones inondables de 424 grandes communes (voir : Croissance du nombre de logements en zones inondables). Les terrains étudiés sont soumis à des submersions d’intensité et de fréquence variables, certains ne sont susceptibles d’être inondés qu’en cas de crues très rares et d’intensités exceptionnelles.

L’accroissement du nombre de logements dans ces secteurs provient de la pression démographique qui s’est répercutée dans les parcelles exposées comme dans les parcelles hors d’eau. Les nouvelles implantations en zones inondables ont contribué à densifier les territoires déjà urbanisés plutôt qu’à les étendre, préservant ainsi majoritairement les zones d’expansion des crues.

 

Mais la plus forte majoration du nombre de logements exposés aux inondations s’observe au sein du groupe 4 et concerne 13 % des 56 communes qu’il concentre. A lui seul, cet ultime groupe cumule, en effet, 74 000 logements exposés supplémentaires. Les communes en question se distinguent par leur grand nombre de logements, avec plus de 26 500 logements dans 50 % d’entre elles. A quoi s’ajoutent des secteurs inondables plus étendus et très densément construits.

 

Prises dans leur ensemble, les 424 communes totalisaient 1,45 millions de logements dans les secteurs inondables en 1999, au sein desquels résidaient 2,7 millions de personnes. Fin 2006, 100 000 logements supplémentaires vinrent s’ajouter à ces habitations, entraînant une hausse de 7 % en sept ans.

 

LES RISQUES EN SEINE-SAINT-DENIS

 

Les risques, les mesures prises et les informations préventives des communes de Seine Saint Denis, sont exposées dans le document : le risque inondation de la DDRM en Seine Saint Denis.

Le Dossier Départemental des Risques Majeurs (DDRM) comprend la totalité des Communes du Département soumises à un risque d’inondation, que la cause en soit directe ou indirecte. Ces Communes sont soumises à une procédure administrative de prévention des risques qui, au cours du temps, a pris les dénominations suivantes :

            - Plan de Surfaces Submersibles (PSS),

            - Code de l’urbanisme : article 111-3,

            - Plan d’Exposition aux Risques (PER),

            - Plan de Prévention du Risque d’Inondation (PPRI).

D’autres informations, sur le site de la Préfecture de Police : www.prefecture-police-paris.interieur.gouv.fr/documentation/dossiers/inondation.htm

 
 

ET NOISY LE GRAND ?

 

Noisy le Grand, tout comme Gournay-sur-Marne et Chelles sont victimes de toutes les crues de la Marne. Le 28 janvier 1910, l’eau atteignait la cote de 39,62 m au dessus du niveau de la mer à Gournay sur Marne. Depuis, les inondations se succédèrent en 1939, 1955, 1959, 1968 et 1983. (Voir l'historique des inondations de la Marne)

 
 

Photo 2

 

 

Néanmoins, aujourd’hui nous assistons impuissants, au fur et à mesure des modifications du PLU, à la poussée inéluctable des projets de constructions en zones inondables. Face à cette réalité, nous constatons que les mesures vont toutes dans le même sens et que la direction prise est très dangereuse.

 

Sachant que c’est l’Etat qui élabore et met en application des Plans de Préventions, par arrêté en date du 5 janvier 1999, le Préfet de la Seine-Saint-Denis a prescrit l’élaboration du Plan de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI) du bassin de la Marne. Ce PPRI, a notamment pour objet de délimiter les Zones exposées aux risques dites « Zone de danger » en tenant compte de la nature et de l’intensité du risque encouru, d’y interdire tout type de construction, d’ouvrage ou de prescrire les conditions de réalisation et d’exposition dans le cas où des constructions pourraient y être autorisées. Noisy-le-Grand est concernée par le risque d’inondation directe par débordement.

 

Le Préfet a transmis le projet de PPRI à la commune de Noisy-le-Grand, par courrier en décembre 2008, pour avis. Trois zonages, sur les quatre possibles ont été retenus à Noisy-le-Grand. Seuls les zonages « jaune », « orange » et « rouge » sont applicables.

 

Précédemment, un préalable avec la Préfecture et la DDE, avait conduit la Ville de Noisy-le-Grand à faire valoir l’enjeu majeur, à l’échelle supra-communale, que représentait l’aménagement des bords de Marne en termes de création de logements diversifiés, de développements économique et touristiques et de qualité de vie pour les citoyens… Ainsi, face à ce lobbying, deux projets, dans le secteur de la Rive Charmante et des Epinettes, avaient ainsi été pris en compte. Encore une fois, nous sommes bien dans cette démarche, la ville utiliserait des « faire valoir » pour faire aboutir ses projets urbanistiques…

 

Par ailleurs, ne se refusant aucun sacrifice, des études hydrauliques réalisées par la ville avaient permis de faire évoluer le zonage du PPRI de ces secteurs, initialement prévus en « zone rouge » dite d’expansion des crues, vers la « zone jaune », dite urbaine, en aléas forts et autres. Ce dernier zonage autorise une urbanisation limitée et raisonnée des secteurs de la Rive Charmante et des Epinettes, alors que la zone rouge précédente, d’une façon générale, interdisait toute nouvelle construction.

 

Finalement, c’est dans sa séance du 02 février 2009, que le Conseil Municipal a délibéré pour donner un avis favorable sur ce projet de PPRI de la Préfecture, assorti de réserves, dont certaines sont fondées, mais d’autres opportunistes du type : « La commune souhaite également que le projet de PPRI prenne en compte les objectifs du SDRIF . Celui-ci propose en effet de maîtriser et adapter l’urbanisation nouvelle, en particulier l’aménagement urbain renouvelé, en zone inondable. Tout en étant compatibles avec le risque d’inondation, des opérations innovantes de construction pourraient ainsi être développées dans ces zones, à titre de test ».(voir la délibération du CM du 02 février 2009).

 

Ainsi, la Municipalité admettrait bien que ses bords de Marne deviennent une zone expérimentale de constructions en zones inondables, moyennant vraisemblablement quelques subventions de la Région Ile-de-France. Cela aurait de l’allure. Nous pourrions voir aux entrées de la Ville : « Noisy le Grand, première Ville de l’Est Parisien les pieds dans l’eau ». Il semblerait même y avoir une cohérence avec la Marina et le Port de Plaisance de 120 anneaux !!!... Toutefois, nous ne saurions trop recommander aux futurs acquéreurs de bien ficeler le contrat Protection Juridique Inondation avec leur assureur.

Plaisanterie mise à part, ce sont bien ces mêmes Maires qui accordent les Permis de Construire en zones inondables qui, après une catastrophe exceptionnelle, sollicitent le Gouvernement en urgence, pour classement en « Catastrophe Naturelle », afin de faire en sorte que les Assurances remboursent les dégâts des citoyens dans l’heure. Electorat oblige !!!…. Et voilà comment, en 2010, les primes d’Assurance pour ce risque ont augmenté de 6 à 10%.....

 

 

COMMENTAIRE :
Pourquoi continue t-on à construire en zone inondable ?

 

C’est un fait, on continue à construire en zone inondable. L’actualité est pleine d’évènements catastrophiques. Leur multiplicité, leur fréquence accrue, le désespoir des populations sinistrées, meurtries parfois dans leur chair, font qu’ils sont souvent à la une des media.

Par ailleurs, la solidarité entre assurés au travers de l’assurance multirisque habitation, qui couvre les dégâts dus à l'inondation, de plus en plus fréquemment mise à l’épreuve avec des dommages extrêmement conséquents, finira par trouver ses limites un jour.

 

En effet, toute prime d'assurance est calculée à partir de différents critères, dont le plus important est la probabilité de survenance du sinistre pour lequel la couverture est conférée.

Mais, en matière de catastrophes naturelles, la probabilité de l’occurrence d’un événement devient extrêmement difficile à calculer : la fréquence des évènements ne cesse de s’accroître et leur importance aussi. Les raisons semblent à priori évidentes : ce sont la multiplication des constructions en zone inondable et le changement climatique. En effet c’est le croisement de l’aléa « crue » avec les enjeux qui crée le risque inondation. Or les zones à enjeux sont plus nombreuses. Et ce, quelles que soient les mesures, dispositions réglementaires, obligations prises par l’Etat. Nous assistons impuissants à la poussée inéluctable des constructions en zone inondable. Face à cette réalité, on ne peut que constater que les mesures vont toutes dans le même sens et que la direction prise n’est pas la bonne.

 

En toute chose, la prévention n’a jamais résolu le problème. La gestion des risques n’échappe pas à ce constat. Il faut s’attaquer à la cause. Or, il s’agit d’un problème d’aménagement du territoire et de financement des communes, dont la résolution nécessite des réformes importantes et nombreuses.

 

On comprend que les gouvernements successifs ne se soient pas attaqués à ce gros travail, car c’était une véritable révolution dans l’organisation du pays. Il semble plus aisé de prendre des mesures palliatives dont on connaît d’avance la faible utilité mais que l’on pourra utiliser comme faire valoir plutôt que de s’attaquer aux véritables raisons du problème inondation.

Pourquoi est-ce un problème d’aménagement du territoire ? Tout d’abord parce que la tendance mondiale est la création de mégapoles. Ces grands centres urbains sont consommateurs d’espaces au contraire des espaces ruraux qui eux se désertifient. Ce déséquilibre conduit à urbaniser des lieux traditionnellement inconstructibles : zones humides, marais, franges des cours d’eau, bords de mer, bordures d’étangs…

 

Pourquoi est-ce un problème financier ? Parce que la manne financière des communes provient en grande partie de l’arrivée de nouveaux habitants ou de l’installation de nouvelles entreprises. Le Droit de Mutation à Titre Onéreux (DMTO) [*], les taxes d’habitations, les taxes foncières, les taxes professionnelles via l’intercommunalité, alimentent les fonds communaux. Le financement des raccordements au réseau public des fluides alimente les budgets et c’est ainsi qu’on assiste à une course effrénée de recherche de nouveaux habitants pour financer les travaux en cours, sans penser qu’il faut multiplier ces réseaux…

 

1500 logements par-ci, 1200 logements par-là, voilà encore de vraies raisons de sur-densification que nous connaissons bien sur les Bas-Heurts ou sur le Clos d’Ambert. Mais ne comptez pas sur le Maire de Noisy le Grand pour vendre la mèche en Réunion Publique ou dans son programme électoral.

 

Il est urgent de repenser cette organisation financière : pourrait-on envisager que les fonds ne soient plus distribués aux communes mais à l’Etat qui organiserait leur redistribution au travers de sa dotation sur la base d’une gestion conforme au développement durable ? Maintien d’espaces naturels et agricoles, respect des zones à risques, prise en compte de la ressource en eau potable, espaces réservés à la gestion des déchets…

 

Finalement, si les mesures préventives sont utiles et nécessaires elles ne pourront intéresser les Elus que lorsqu’ils trouveront plus d’intérêt à résoudre les problèmes qu’à les créer.

_____________

 

[*] Le Droit de Mutation à Titre Onéreux (DMTO) est un impôt indirect du lors de la transmission d’éléments de patrimoine. Ce droit est toujours supporté par l’acquéreur du bien. C’est l’un des  taux d’imposition les plus élevés du monde, soit 5% du prix d’achat du bien avec, 1,2% pour la Commune ; 3,6% pour le Département et 0,2% pour l’Etat. En Seine Saint Denis, il correspond environ en moyenne à 130 €/hab. Son augmentation sur la période 2004-2007 fut de 44,6%.

 

Contributions biliographiques :

 

- Le Journal du Dimanche du 17 janvier 2010, M-AK,
- Le Journal 20 minutes du jeudi 21 janvier 2010, AS – MG,
- Commissariat Général au Développement Durable, n° 6, février 2009,
- Dossier Départemental des Risques Majeurs (DDRM), de la Préfecture de Police,
- Fédération Régionale des Associations de Protection de la Nature et de l’Environnement du Languedoc-Roussillon
- Procès Verbal du Conseil Municipal du 02 février 2009

 

Pour en savoir plus :

Le centenaire de la crue donne lieu à de nombreux événements :

- « La grande crue de 1910, et aujourd’hui ? », au pavillon de l’eau, 77, av de Versailles, Paris 16e
- « La grande crue de 1910 » au Louvre des Antiquaires,
- « La croisière centenaire de la crue de 1910 ». Départ  du Canal Saint Martin, arrivée dans le Marais.

 

 

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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /Jan /2010 00:24


LYCEE-COLLEGE INTERNATIONAL
DE L’EST PARISIEN,
A NOISY LE GRAND
ET BRY SUR MARNE
 

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L’Association des Collectivités Territoriales de l’Est Parisien (ACTEP) a proposé à l’Etat et à la région Ile de France qui en ont accepté le principe, l’implantation d’un équipement d’enseignement international d’envergure sur son territoire : un Lycée-Collège international [1].

L’implantation de ce futur établissement sur le secteur de Maille Horizon en limite des communes de Noisy le Grand et de Bry sur Marne [Seine Saint Denis (93) / Val de Marne(94)] a été annoncée par Jean Paul HUCHON, Président du Conseil Régional le 1er mars 2006, lors des 3èmes rencontres de l’Est Parisien à Val de Fontenay (94). Sa réalisation a été inscrite au programme régional de construction des Lycées (PPI 6èmes tranches), votée le 17 mars 2006.

Afin de faire de l’Est Parisien un territoire exemplaire en matière de formation et plus particulièrement de formation linguistique, conformément au Contrat d’objectif signé en novembre 2003 entre l’Education Nationale et l’ACTEP, cet établissement international d’environ 1800 élèves constituera la tête de réseau des établissements d’enseignement du territoire.

L’objectif est que chaque enfant maîtrise trois langues. L’enseignement de l’Anglais, l’Allemand, l’Espagnol, le Portugais, l’Italien ; l’Arabe, le Chinois, le Japonais, et le Français pour les non francophones, est prévu.

Il s’agit d’un établissement désectorisé mais afin de l’ancrer territorialement, le recrutement prévoit 1/3 d’élèves franciliens, 1/3 d’élèves de l’Est Parisien et 1/3 d’élèves étrangers. Dans les établissements internationaux, le nombre d’heures d’enseignement est plus élevé et doit être assuré, pour une partie importante, par des enseignants ayant la langue étrangère étudiée comme langue maternelle, ce qui signifie des coûts supplémentaires. Pour ce nouvel établissement, aucune participation ne sera exigée de la part des familles.

Sur un terrain de 6,4 ha, à la frontière du 93 et du 94, le Lycée et le Collège se trouveront sur la Commune de Noisy le Grand. L’internat, le restaurant et autres services seront sur Bry sur Marne

Afin de démontrer que le Lycée-Collège international était bien entré dans sa phase opérationnelle, le 03 septembre 2008 Jean Paul HUCHON, encadré par ses amis Socialistes Claude BARTOLONE (Président du Conseil Général de Seine Saint Denis) et Michel PAJON (Député Maire de Noisy le Grand), est venu inaugurer un panneau d’information sur le site de Maille Horizon, symbolisant la réalisation proche de ce projet.

Toutefois, ce spectacle s’est déroulé sans même en informer le moindre membre de l’ACTEP porteur du projet, ne fut-ce que le Maire de Bry sur Marne, partie prenante dans cette affaire, puisqu’il doit accueillir une partie du site sur son territoire. Vous comprendrez que ce manque d’élégance a créé quelques turbulences au sein de l’Association. D’ailleurs, le Député Maire de Saint Mandé, n’a pas manqué de condamner fermement cette initiative d’un autre âge le 12 septembre 2008, en rédigeant sur son blog un billet désapprobateur (voir : http: //www.patrickbeaudouin.com/article-2274623.html). En fait, la plupart des membres de l’ACTEP ont appris l’évènement le lendemain en découvrant la photo dans la presse (Le Parisien du 04 septembre 2008).

Depuis, plus rien, et pas le moindre coup de pioche ne vient justifier les belles promesses politiques. Ainsi, malgré ces gesticulations, le projet de Lycée-Collège international prend du retard. A cela, Le Vrai Journal de Noisy le Grand voit plusieurs raisons :

- Le terrain, d’une superficie de 6,4 ha, n’a été mis à disposition du projet par Epamarne pour l’euro symbolique, que depuis 2 ou 3 mois,

- Le Conseil Général du Val de Marne a décidé de ne pas participer au financement car, comme l’annonçait son Président Christian FAVIER, à Bry sur Marne le 30 septembre 2009, la priorité pour le 94 sera la restauration d’une vingtaine d’anciens Collèges du département. En conséquence, c’est la Région Ile de France qui doit assurer le complément du financement. Le coût est aujourd’hui évalué entre 70 et 80 millions d’euros, soit le plus cher Lycée de la région jamais financé.

- Les études ne sont pas commencées, et pourtant il faut savoir si le terrain n’est pas argileux [2].

- Le concours d’Architecte qui devrait être lancé en juin 2010, prendra entre 18 et 24 mois.

Pourtant, tout le monde s’accorde à dire que ce Lycée-Collège verra le jour, puisqu’il y a un large consensus autour de ce projet. En effet, l’enjeu dépasse largement la simple création d’un établissement d’enseignement, puisqu’il aura aussi pour vocation de redynamiser l’Est Parisien pour attirer des entreprises étrangères. Cet aspect économique des choses, était la motivation première du projet initié par l’ACTEP en 2002.

Si le calendrier initial énonçait une ouverture en 2009/2010, aujourd’hui les premiers élèves seraient attendus en 2014 ou 2015 !


 

[1]- Pour plus d’information, cliquer sur : Présentation du Lycée-Collège International de l’Est Parisien, a Noisy-le-Grand (93) et Bry-sur-Marne (94).

 

[2]-Lorsque nous consultons les cartes du BRGM, nous constatons que le secteur de Maille Horizon à Noisy le Grand est identifié en rouge (voir la carte : Argiles) sur la carte départementale comme une zone d’Aléa fort, particulièrement sensibles au phénomène de Retrait / Gonflement de l’argile. Ce retrait / Gonflement des sols argileux est bien connu des géotechniciens D’où l’intérêt de faire procéder, par un Bureau d’Etude spécialisé, à une reconnaissance des sols avant construction. Cette étude doit vérifier la nature et la formation géologique afin d’adapter au mieux le système de fondation de la construction envisagée.

En effet, les matériaux argileux présentent de très fortes amplitudes de gonflement lorsque leur teneur en eau augmente et, inversement, se rétractent en période de sécheresse .Des constructions résistent parfois mal à de tels mouvements de sol, ce qui se traduit par des désordres coûteux tels que la fissuration des façades et des soubassements.

 

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