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  • : Blog d'une association de quartier de Noisy-le-Grand (93) contre les projets immobiliers démesurés de la municipalité menée par Michel Pajon

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noisy-les-bas-heurts


Samedi 6 novembre 2010 6 06 /11 /Nov /2010 22:32

 

 

 

GRAND PARIS :

PARIS ET LE DESERT FRANÇAIS,

UN PROJET DESIRABLE ?

 

 

 

Communiqué de presse de France Nature Environnement

 

 

France Nature Environnement[1]

 

 

 

La loi Grand Paris a été votée en juillet 2010 ; le tracé du futur métro avance et le positionnement des gares se précise. L’Autorité Environnementale (AE) dépendant du ministère de l'Ecologie, de l'énergie, du développement durable, de la mer (MEEDM) vient de donner son avis sur le projet gouvernemental mis au débat public.

  

 

Des hypothèses de croissance fantaisistes ?

 

Ile de France Environnement (IDFE), représentant 380 associations de protection de l'environnement de l'Ile de France, et France Nature Environnement (FNE), qui fédère plus de 3000 associations au plan national, s'interrogent sur la portée d’un développement parisien accéléré et sur ses effets pour le pays tout entier. L'Agence Environnementale (AE) souligne d’ailleurs les fortes contradictions entre les hypothèses démographiques de l'INSEE et celles de la Société du Grand Paris (SGP) près d’un facteur 3 : soit 670 000 habitants en plus (entre 2007 et 2030) pour l'INSEE contre 1,8 million pour la SGP (entre 2005 et 2035). Les prévisions de croissance de l'emploi présentent le même décalage. Le nombre de personnes estimé n’est pas anodin car il conditionne les projets pour loger, soigner, éduquer, nourrir et transporter ces nouveaux parisiens. On peut d’ailleurs s’interroger sur la fiabilité de ces projections, alors qu’actuellement l’Ile-de-France affiche un solde migratoire négatif, notamment pour les familles avec enfants.

 

 

L’étalement urbain est-il une fatalité ?

 

IDFE et FNE demandent à l’Etat de les éclairer sur une volonté affichée de favoriser l’étalement urbain dans la région capitale, pour y concentrer un quart de la population française. Cette hyper croissance, attirant au maximum la population, les emplois, les moyens de recherche et d’éducation, risque de se faire aux dépens du reste du territoire et des métropoles régionales en particulier. Cette hypertrophie se fera vraisemblablement au détriment de la qualité de vie des franciliens par la dégradation de leur environnement.

Pour Guil Bensoussan, coordinateur du pôle aménagement durable du territoire de FNE : « l’étalement urbain n’est ni souhaitable, ni une fatalité, surtout si le prix de l’essence flambe. Il faudra alors s’attendre à un retour des populations vers les centres- villes où le coût des trajets ne grèvera pas le budget des ménages ».

 

 

Le rattrapage pour les transports publics reste indispensable

 

IDFE et FNE considèrent que la construction d’une rocade ferrée en petite couronne, comme le propose le projet régional Arc Express issu du SDRIF élaboré démocratiquement, est indispensable pour pallier le retard accumulé dans ce domaine. En revanche l'extension des infrastructures de transports en deuxième couronne, prévue par la SGP, risque de conduire à un étalement urbain accru et à une inflation de la consommation des espaces naturels et agricoles, dans une région loin d’assurer sa subsistance alimentaire. IDFE et FNE pensent que le modèle de croissance urbaine sans limites est à repenser en fonction de l’accès aux ressources énergétiques et aux matières premières et de l’approvisionnement en denrées alimentaires et en eau potable.

 

Pour Michel Riottot, président de Ile de France Environnement : « Le projet doit être conçu pour le bien-être des franciliens et non pas pour générer plus de spéculation immobilière. »

 

Paris : le 06 septembre 2010

 

 

 

Commentaire

 

Du baratin, encore et toujours du baratin de nos technocrates : « des hypothèses de croissance fantaisistes » souligne l’Agence Environnementale, mais c’est gravissime. Comment peut-il y avoir de si fortes contradictions sur le diagnostic, entre l’INSEE et la Société du Grand Paris Gouvernementale ?

 

Comment le Grand Paris peut-il annoncer 1,8 millions d’habitants en Ile-de-France à l’horizon 2035, alors que l’INSEE précise 670 000 jusqu’à 2030. De qui se moque-t-on, prendrait-on les citoyens pour des demeurés ? Nous sommes dubitatifs.

 

Le Grand Paris porte l’ambition de renforcer l’attractivité de la capitale au plan international et de faire une ville monde comme Tokyo ou New York. La belle affaire ! A ce titre, on veut concentrer en Ile-de-France 25% de la population française, aux dépens du reste du territoire et des métropoles régionales. Pendant ce temps les régions se désertifient : plus de transports en commun, plus de postes, plus de médecins, plus d’Ecoles, plus de petits commerces, plus de bistrots, etc... Heureusement, on réintroduit les loups et les ours dans nos montagnes !!!

 

Comme l’ADIHBH-V le dénonce depuis très longtemps, tout ceci n’est qu’un problème de promotion immobilière et de spéculation foncière sur le dos des citoyens, au détriment d’un supposé « bien-être des franciliens» qui ne viendra jamais.

 

Le malheur, c’est que les Maires bâtisseurs toujours à la recherche de ressources financières s’emparent de ces alibis pour préempter, exproprier, raser des quartiers, entasser les habitants dans de nouvelles cités dans lesquelles demain germera insécurité et incivilité, semer le désarroi dans des familles qui n’aspirent qu’à la tranquillité.

 

Oui, c’est un problème de fric, relisons nos billets :

 

 

tout est dit !

 

Comment peut-on envisager de construire à Noisy-le-Grand 7075 logements (20 000 habitants), à l’horizon 2013, sans avoir établi un nouveau Programme Local de l’Habitat (PLH) communal qui, en principe, est l’échelon pertinent retenu par la Loi pour la programmation et l’évaluation de l’habitat en matière d’urbanisme local ?

 

Un PLH comprend : 1- Le diagnostic, 2- L’énoncé des principes et des objectifs, 3- Le programme d’actions. C’est la seule manière de parvenir aux objectifs et aux principes fixés en matière de politique du logement à l’échelle d’une Commune. A Noisy-le-Grand rien de tout cela, mais on travaillerait sur un nouveau PLU ? Serait-il par hasard amputé de certains éléments objectifs d’analyse ?

 

Manifestement, la logique Communale privilégierait le vecteur subvention. Rappelons-nous : « 10 millions d’euros de l’Etat par Eco-Quartier, dans le cadre du Plan Etat-Région 2007/2013, pour Noisy-le-Grand ».

 

En contrepoint, il ne vous aura pas échappé qu’il faut aussi des logements. Le BTP est pourvoyeur d’emplois, mais nos jeunes ne veulent pas embrasser ces professions, alors que la formation professionnelle en alternance de ces secteurs est excellente.....alors ?

 

Nous en convenons, c’est très complexe, la critique est aisée et les solutions ne sont pas écrites dans le marbre, mais il est tout aussi évident que la technocratie de tous les élus n’arrange rien, et que cette hyper croissance se fera au détriment de la qualité de vie des Franciliens par la dégradation de leur environnement.

 

Finalement, le projet Arc Express, peut-être moins fumeux, mais élaboré beaucoup plus démocratiquement est dans un premier temps la véritable urgence. Il aurait pour principale ambition d’améliorer et de renforcer immédiatement l’offre de transport collectif, au plus près des besoins des habitants historiques et des usagers, c’est une priorité. Ensuite, nous verrons.

______

 

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Dimanche 31 octobre 2010 7 31 /10 /Oct /2010 17:22

 

 

 

NOISY-LE-GRAND S’INVITE AUX DEBATS PUBLICS

SUR LE GRAND PARIS 

 

 

 

D-bat publis - Photo 1[1]  

 

 

 

Dans ce débat public, deux projets coexistent : d’une part, Arc Express, défendu par la Région Ile-de-France, propose de construire un super métro pour relier les communes proches de Paris. D’autre part, le Réseau de transport public du Grand Paris (le Grand Huit) du gouvernement, dessine des courbes plus larges, touchant les aéroports d’Orly et Roissy-Charles-de-Gaulle et la grande couronne. Des tracés complémentaires que le législateur a décidé de joindre ensemble au projet d’intercommunalité de la capitale appelé « Grand Paris ».

La Commission Nationale du Débat Public (CNDP) a donc lancé  simultanément deux consultations du 30 septembre 2010 au 31 janvier 2011, sur chacun des projets, qui pourraient même déboucher à termes sur une fusion des deux en un seul ?

 

 

D-bat public-Photo 2[1]

 

 

Les deux projets, bien que différents, partent du même constat : plusieurs lignes de transports sont déjà saturées comme par exemple le RER A ; 80 % des trajets de banlieue à banlieue sont effectués en voiture ; des pics de 200 km de bouchons en moyenne tous les jours, dont le plus grand bouchon d’Europe sur l’autoroute A4 à  hauteur de Noisy-le-Grand. En toile de fond, une même ambition, se déplacer rapidement de banlieue à banlieue sans passer par Paris, dynamiser et relier les territoires… et investir des milliards d’euros pour y parvenir : 6 milliards pour Arc Express, jusqu’à 23 milliards pour le Grand Huit !

Depuis le 30 septembre et jusqu’au 31 janvier 2011, de multiples réunions se tiennent pour collecter les remarques des habitants à travers l’Île-de-France. Puisque le projet de Réseau de transport public du Grand Paris envisage une Gare à Noisy-Champs, il est important de participer au débat organisé par la Commission Nationale du débat Public (CNDP).

 

 

le Jeudi 4 novembre 2010, à 20 h,

à l’Espace Michel-Simon (salle Jean-Marais)

 

 

Pratiquement, la mise en service de la future rocade de transport ne se fera pas avant 2017 au plus tôt. Toutefois, c’est  maintenant qu’il faut s’exprimer.

Le calendrier de toutes les réunions publiques organisées dans l'Est Parisien se trouve sur les sites internet http://www.debatpublic-arcexpress.org et http://www.debatpublic-reseau-grandparis.org.

_____

 

 

 

 

 

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Lundi 25 octobre 2010 1 25 /10 /Oct /2010 12:24

 

 

NOISY-LE-GRAND VEND SES BIJOUX FONCIERS

 

  

 

Photo Rue Navier-1 

 

 

Généralement, en septembre, Noisy-le-Grand sort lentement de sa léthargie estivale, le conseil municipal  ne siège jamais sauf, si de grandes manœuvres s’annoncent dans la Cité.

Ce fut le cas ce 23 septembre 2010, où selon Michel Pajon, l’urgence se justifiait  par l’attribution de marchés relatifs à la souscription de contrats d’assurance « dommage ouvrage et tous risques chantiers », pour l’opération d’extension et de réhabilitation de l’Hôtel de Ville et la construction du futur centre aquatique, dont le démarrage des travaux seraient imminent.

 

 

Sage précaution effectivement, dans une ville d’eau ou les sous-sols sont truffés de cavités. L’effondrement d’une dalle de béton sur le chantier du « Village des Richardets », avenue  Médéric en septembre 2009, est encore présent dans toutes les mémoires. Dixit Monsieur le Maire en conseil municipal, nous apprenons que cela coûte déjà des millions d’euros aux compagnies d’assurance et que les acheteurs en VEFA devraient se constituer en association de défense, pour faire valoir leurs droits.

 

Pour la suite de l’ordre du jour, il s’agissait soit disant d’un habillage  mineur puisqu’il fallait bien occuper les élus qui avaient pu se déplacer, en ce jour de grève. Sauf que, dans un petit coin du programme des réjouissances, incidemment, au rayon « urbanisme », on présentait une délibération ou l’on sollicitait l’autorisation de déposer des demandes de permis de construire sur des propriétés communales !!!...

 

Selon l’ADIHBH-V, pour Noisy-le-Grand qui sollicite mensuellement les aides de l’Etat et les subventions, cette délibération est loin d’être anodine, ce serait même peut être bien l’apothéose de ce conseil municipal. De quoi s’agit-il ?

 

Minimiser cet évènement majeur, serait faire fi de la délibération n° 266 du 27 novembre 2008, portant adoption de la Convention Globale d’Aménagement du territoire de Marne la Vallée de 2007 à 2013 (cliquer sur : Convention d’aménagement 2007 à 2013). 

Dans le cadre de ce contrat conclu sur la période 2007 à 2013, l’Etat et la Région Ile-de-France ont fixé un ensemble d’enjeux qui doivent guider la planification régionale à l’horizon 2030. Ce Grand Projet n°3 (GP3) a notamment pour objectif de renforcer l’attractivité de l’Ile-de-France en augmentant l’offre de logement à 60 000 / an et en réduisant les disparités sociales et territoriales.

 

Ainsi, dans le cadre d’une convention d’aménagement couvrant la période 2007-2013, Noisy-le-Grand a décidé de contribuer à la mise en œuvre de ce projet par la construction de 7075 logements (soit environ 20.000 habitants). La Région interviendra en soutien des territoires qui s’engagent dans une démarche participant à la mise en œuvre du projet du SDRIF, adopté le 25 septembre 2008, et se trouvant actuellement devant le Conseil d’Etat. L’intervention de l’Etat s’inscrit dans la démarche du Grenelle de l’Environnement qui a donné le signal des priorités nationales pour un aménagement durable.

 

Aujourd’hui, nous sommes à mi convention. L’aménagement des 1500 logements du 

Clos aux Biches prend un retard considérable, rien n’est encore gagné sur ce secteur. Ce n’est guère meilleur sur les 1200 logements du Clos d’Ambert, où il a fallu amender en toute discrétion le protocole entre l’Etat, Epamarne et la Ville, afin d’acquérir les espaces fonciers. En conséquence, la commune doit trouver des solutions alternatives dans son propre patrimoine foncier, afin de donner des gages de bonne volonté aux instances qui accorderont  les aides à l’horizon 2011-2013.

 

Aussi, afin de pouvoir lancer des projets de construction et, parallèlement à toute démarche liés à la cession ultérieure de ces emprises municipales à des promoteurs sélectionnés qui sont déjà dans les «starkings block», il deviendrait urgent pour la commune de vendre une partie de son « trésor de guerre » et  de déposer les demandes de permis de construire, après avoir bien évidemment harmonisé à la petite semaine, le POS en PLU, sans consultation des citoyens ?

 

Les parcelles communales, dont certaines ont été acquises par la voix de la préemption, sont précisées dans le document joint (cliquer sur : Parcelles communales cadastrées concernées.) Globalement nous trouvons :

 

-          Avenue Médéric : 3.123 m²

-          Rue du Clos : 12.015 m²

-          Rue Georges Laigneau : 1.165 m²

-          Avenue Emile Cossonneau : 12.657 m²

-          Rue René Navier : 24.065 m²

-          Rue des Mastraits : 1.845 m²

-          Rue Paul Belmondo : 3.035 m²

 

Nous laissons à chacun le soin d’appréhender en profondeur la « Convention d’Aménagement de Marne la Vallée ». Nous découvrons que:

 

-          l’intervention financière de l’Etat se traduit par une politique de soutien aux collectivités qui souhaitent s’engager dans des démarches d’Eco Quartier [1] [2],

 

-          La réalisation de dix Eco Quartiers est envisagée, dont deux à Noisy-le-Grand sur le « Clos aux Biches » et le « Clos d’Ambert ».

 

-          l’aide de 10 millions d’euros que pourra apporter l’Etat à chaque projet d’Eco Quartier est liée aux caractères visibles de l’opération, et avoir un impact structurant sur le territoire. Elle doit comporter 1000 logements au moins et offrir une diversité des programmes, en accord avec les besoins du territoire,

 

-           les élus des 34 communes de Marne la Vallée proposent la réalisation de 17 500 logements dont 30% de logements sociaux sur la période, soit une moyenne annuelle de 2 500 logements. A Noisy-le-Grand, les perspectives

 

 

 

d’ouverture de chantiers ont été estimées à 1309 log (2009), 1078 log   (2010), 1257 log (2011), 1430 log (2012) et 1113 log (2013).

 

-          La capacité de développement de Marne-la-Vallée à l’horizon 2030 serait d’environ 50 000 logements, soit 50% du parc 2005, pour un territoire dont la densité humaine est de 58 hab. /ha, soit 14% en dessous de la moyenne des villes nouvelles et 31% en dessous de la moyenne francilienne.

 

-          Voulant valoriser le patrimoine forestier de la trame verte, et ouvrir au public des espaces physiques structurants de l’Est Parisien, mine de rien, Noisy-le-Grand essaye de s’approprier le Bois Saint Martin, sur lequel lorgne son Maire depuis 1995,

 

-          Il conviendra d’établir le « bilan carbone » de Marne-la-Vallée. C’est bien la raison pour laquelle nous aimerions bien connaître le bilan réalisé, lors de l’étude de la « chaufferie au bois » du futur centre aquatique.

 

Ceci dit, si nous comprenons  très bien la notion de rééquilibrage territorial Ouest/Est de l’Ile-de-France en faveur de l’Est Parisien en termes de développement économique, nous estimons qu’un rééquilibrage Est/Ouest en termes d’urbanisation serait aussi nécessaire à l’Ouest, en intégrant  30% de logements sociaux. En effet, la Seine-Saint-Denis n’a pas pour vocation historique à devenir le dortoir d’Ile de France et encore moins le berceau du Samu Social de la ville de Paris. Que chacun  prenne ses responsabilités et contribue en fonction de ses ressources.

 

Par ailleurs, dans son projet GP3, la Région Ile-de-France souhaite stimuler la conception et la réalisation de projets urbains franciliens innovants et exemplaires, marquant une rupture avec les pratiques actuelles de l’aménagement. A Noisy-le-Grand, nous ne pensons pas que Michel Pajon fasse la bonne lecture du texte de la convention. Dans son esprit, la rupture, c’est reconstruire la « ville sur la ville » en pratiquant la « tabula rasa » sur les Bas Heurts, à grands coups de bulldozers. Si une nouvelle vision ne se dégage pas prochainement, alors le combat des Bas Heurts entamé en septembre 2004, n’est pas encore terminé….

 

Notons que le projet du SDRIF 2008 préconise une densification moyenne de 85 log / ha, ce qui donnerait raisonnablement 760 logements sur le secteur du Clos aux Biches et 600 logements sur le Clos d’Ambert. Mais surement pas 175 log / ha comme le souhaite l’Edile, guidé par son obsession récurrente des subventions de l’Etat qui, à termes, hypothèquera inexorablement notre mode de vie durable. Alors, de quoi parle-t-on à Noisy-le-Grand : de Grenelle de l’Environnement ou de subventions  durables ?

 

Enfin, nous comprenons encore mieux aujourd’hui les décisions du tribunal administratif de Cergy Pontoise qui annulent la ZAC du « Clos aux Biches » en 2008 et le PLU de Noisy-le-Grand en 2010 pour des problèmes de circulation liés à la densification du Quartier des Bas Heurts. En effet, cette opération n’était pas exemplaire  et ne faisait pas l’objet d’une démarche intégrant des aménagements durables à toutes les étapes du processus ; elle n’était pas desservie par  des modes de circulation structurants. Demain sera une autre aventure avec un nouveau PLU à l’horizon 2011. Les Noiséens avisés seront attentifs, mais la tâche de la commune devient ardue, avec les évolutions législatives récentes, relatives à la promulgation  de la Loi Engagement national pour l’environnement (ENE) du 12 Juillet 2010 notamment, applicable en janvier 2011.

 

En conclusion, nous venons encore une fois de faire la démonstration que les arguments délivrés par la commune lors de ces projets urbains sont incomplets, partiaux, et jonchés de « non dits ». Au non d’un pseudo intérêt général, l’enjeu politique municipal est uniquement un problème financier. Ceci explique d’ailleurs très bien le courroux de Michel Pajon lors de l’annulation du PLU de la ville en juin 2010, puisque nous aurions atteint le « portefeuille » municipal. Tout le reste n’est qu’une question d’habillage des dossiers par les services techniques, pour coller aux opportunités financières Régionales ou Nationales.

 

Le vrai problème réside dans le fait que dans la précipitation, les dossiers sont mal ficelés, partiaux et élaborés sans l’adhésion de la population. Nous pouvons le regretter, car un projet concerté, est bien souvent un projet accepté. La municipalité porte l’entière responsabilité de ce fiasco.

 

Vous comprendrez maintenant que le 23 septembre 2010, nous étions surement à des années lumières, d’un simple problème « d’assurance dommage ouvrage et tout risque chantier ».

_______

 

[1]- Pour l’Association des Eco-Maires :

 

 « Le quartier durable est un territoire qui pour sa création ou sa réhabilitation intègre dans une démarche volontaire, une conception et une gestion intégrant les critères environnementaux, un développement social urbain équilibré favorisant la valorisation des habitants en place, la mixité sociale et des lieux et des lieux de vie collective, des objectifs de développement économique de création d’activités et d’emplois.

 

NDLR : Nous ne savons pas si Michel Pajon adhère à cette Association !

 

[2]- Concrètement, un Eco Quartier veille à :

 

- Mettre en place des démarches participatives qui impliquent l’ensemble des participants,

- Utiliser et mettre en valeur des ressources (énergétiques et humaines) locales

- Rétablir un métabolisme circulaire des ressources (gestion des déchets, compostages, cycles de l’eau, récupération des eaux de pluie)

- Atteindre zéro émission de CO2 (constructions passives, mobilité douce)

- Assurer la nature saine et locale de son alimentation (agriculture biologique de proximité)

- Garantir la mixité fonctionnelle de ses bâtiments ainsi que la diversité sociale et culturelle de ses habitants

- Cultiver la biodiversité de sa faune et de sa flore ainsi qu’à préserver des zones de nature sauvage, et à restaurer ses écosystèmes abîmés

- Mettre en place une économie solidaire et inclusive (inventaire et valorisation des compétences locales, création d’emplois, travail en réseau d’entreprises)

- Faciliter la communication entre les habitants (intranet de quartier, possibilité de restauration collective, salles de réunion partagées, dispositifs de gouvernance participative et inclusive) et avec l’environnement extérieur (haut débit, accueil de visiteurs, solidarité et coopération, chantiers pédagogiques...)

- Assurer le transfert de l’expérience acquise (centres de formation aux technologies sociales et environnementales durables)

- Entretenir la vitalité culturelle de ses habitants dans toutes ses dimensions (artistique, spirituelle...)

 

 

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Dimanche 17 octobre 2010 7 17 /10 /Oct /2010 20:04

 

NOISY-LE-GRAND

AURA SA CHAUFFERIE

AU BOIS

 

image_chaufferie_bois-32c1d-1-.jpg  

 

 

En retenant le projet d’une chaufferie au bois pour le futur centre aquatique et l’hôtel de ville, Noisy-le-Grand joue la carte de l’écologie et de l’économie.

 

L’usage du bois pour le chauffage, énergie renouvelable et ressource importante, participe à la gestion, l’entretien et la préservation des forêts d’une part, et limite la consommation d’énergie fossile néfaste pour l’effet de serre, d’autre part. En outre, le CO2 relâché lors de la combustion provient du carbone stocké par les arbres lors de leur croissance (photosynthèse). Ce CO2 est par la suite absorbé par les jeunes arbres en croissance, grâce à la gestion durable des forêts.

 

L’opération prévoit l’investissement de deux chaudières au bois d’une puissance de 900 et 250 kW, deux chaudières au gaz d’appoint et de secours de 1000 kW chacune, avec possibilité d’une troisième chaudière gaz de 500 kW. L’investissement de départ est important puisque estimé à 3 400 000 € HT, mais la dimension écologique de ce projet doit permettre à la ville d’obtenir de nombreuses subventions de la Région Ile France à hauteur de 40% du coût des études et 30% du coût des travaux. De plus, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) finance les études de maîtrise d’œuvre à hauteur de 25% de leur coût HT.

 

Le coût du bois est d’environ 50% inférieur à celui du gaz. Il est fonction de son Pouvoir Calorifique (PCI).

 

Cette chaufferie semi-enterrée, d’une surface prévisionnelle de 450 m² sera implantée sur la parcelle située entre le centre aquatique et le boulevard Paul Pambrun. Une desserte de cet équipement est envisagée entre le bd Paul Pambrun et l’avenue Emile Cossonneau, sur l’allée de la Marne, terminée par une aire de manœuvre de 500 m². Les travaux devraient démarrer en fin d’année.

 

Même si le dossier présenté à l’enquête publique [1] ne dit rien sur le sujet, nous estimons que la chaufferie bois nécessitera la mobilisation annuelle d’environ 1500 tonnes de bois forestier déchiqueté, propre et calibré au format 40x40x10 mm. Les livraisons se feront par camions semi-remorques gros porteurs de 32 t, 14 m de long et 90 m 3 de volume. Un silo de stockage enterré d’environ 240 à 270 m3 sera nécessaire, permettant une autonomie de fonctionnement de 5 jours à pleine puissance, soit 2 à 3 camions / semaine au plus fort de l’hiver ; d’ou une estimation de  60 camions / an, auxquels il convient d’ajouter l’élimination de 15 à 20  tonnes de résidus (cendres et suie).

 

 

 

 

Commentaires

 

 

Un projet de chaufferie bois nécessite une vraie réflexion en amont sur une étude prospective de la filière. L’économie de chaque projet doit être envisagée globalement, en prenant en compte à la fois les disponibilités locales de la ressource en bois (ressources forestières, déchets et sous-produits de l’industrie du bois) et les débouchés de la production de chaleur avec par exemple, la connexion à un réseau de chaleur desservant un groupement d’immeubles collectifs. Chaque projet doit faire l’objet d’une étude spécifique. En l’espèce, à Noisy-le-Grand le citoyen n’a eu aucune information dans les dossiers d’enquête publique ou lors des différents conseils municipaux.

 

Chacun s’accorde à dire que la dimension forestière territoriale est fondamentale. S’il n’existe pas de source d’approvisionnement de proximité, le coût du transport s’avérera un handicap s’il faut transporter la biomasse sur de longues distances. Sans compter la pollution engendrée par celui-ci !

 

La problématique du développement durable s’accommode mal du transport routier sur des distances de collecte supérieures à plusieurs centaines de kilomètres (ce qui est classiquement celui des usines de trituration) et la matière première sort alors très largement du périmètre forestier dans lequel elle a été produite.  

 

Dans ce dossier, il est curieux que ne soit pas abordé le « bilan carbone » [2] de l’opération qui s’inscrit dans la mise en œuvre des objectifs qui ressortent du Grenelle de l’Environnement, alors que le choix du transport routier par camions gros porteurs a été effectué. Le transport routier, c’est de la pollution, c’est en 2009 54 personnes tuées par les poids lourds sur nos routes, ce sont des routes défoncées en hiver dont la réfection est à la charge de la collectivité. Aussi, il n’est pas rare de voir des municipalités décréter l’interdiction d’accès des camions à l’intérieur de leur ville, pour éviter les nuisances. A Noisy-le-Grand nous les attirons, et de plus sur le boulevard Paul Pambrun, dont le Maire nous avait informé dans le PADD qui définit les objectifs du PLU, qu’il souhaitait  ramener ce boulevard à deux voies de circulation. Comprenne qui pourra ….

 

Alors que la possibilité d’un transport fluvial des boues du l’usine de traitement des eaux « Marne Aval » de Noisy-le-Grand avait été demandé par la municipalité, lors d’une violente opposition au projet du SIAAP, en 2005. Aujourd’hui rien de tout ne cela, aucune hypothèse de transport de la biomasse sur la Marne ou par rail, alors qu’une étude de l’ADEME de 2002 signale que les « bilans carbones » du transport fluvial et du rail sont respectivement inférieurs de 29 et 48%, par rapport au transport routier.  

 

De même, nous n’avons aucune information sur l’origine de l’approvisionnement du bois. Pourtant, un autre paramètre à prendre en compte est la qualité et la pérennité de la ressource. Les quantités économiques disponibles doivent être suffisantes et durables.  Le bois doit satisfaire aux critères requis par l’installation (taux d’humidité, types d’essences, PCI, dimensions et conditionnement). Compte tenu du développement de la filière bois-énergie, la production des plaquettes forestières doit s’effectuer aujourd’hui à grande échelle et passer à la production industrielle. En 2000, seulement une vingtaine d’entreprises pouvaient produire à grande échelle. Qu’en est-il en ce moment ?

 

Enfin, dans une logique de développement durable, nous nous interrogeons sur le silence  des « VERTS » de Noisy-le-Grand sur ce dossier, c’est pourtant leur enjeu, non ?... Ceci dit, c’est avec beaucoup de plaisir que nous publierons des informations complémentaires de Sylvie Duffrene qui pourraient nous parvenir et lèveraient  toutes ambigüités.

 

____

 

 

[1]- L’enquête publique se déroule du 06 octobre au 05 novembre 2010 inclus. Registres à la Direction de l’Urbanisme, Mairie de Noisy-le-Grand.

 

[2]- Qu'est-ce que la méthode « bilan carbone » ?

 

C'est une méthode de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre à partir de données facilement disponibles, pour parvenir à une bonne évaluation des émissions directes ou induites par une activité ou un territoire.


Elle s’applique à toute activité : entreprises industrielles ou tertiaires, administrations, collectivités et même au territoire géré par les collectivités. Le « bilan carbone » permet également d'étudier la vulnérabilité d´une activité économique ou d'une collectivité et tout particulièrement sa dépendance aux énergies fossiles. Il est en France utilisé pour le calcul du bilan des émissions de gaz à effet de serre, que la Loi Grenelle 2 a rendu obligatoire pour un certain nombre d'entités territoriales.

 

Informations complémentaires :

-       Consulter avantageusement les deux articles sur le même sujet, publiés sur le blog :  http://echosdenoisy.blogspot.com

-       L’association des riverains « NOISY-LE-GRAND AGREABLEMENT s’est constituée le 06 octobre 2010, pour défendre le site de l’allée de la Marne. Une pétition circule, consulter : nlg.agreablement@gmail.com

 

Contribution bibliographique :

-       Société Schmid France, fournisseur de chaudières bois, 68840 Pulversheim

-       ARENE : « La chaufferie bois du Lycée Saint-Charles », à Athis-Mons (91).

-       Revue : « Le Bois International » Les cahiers du bois-énergie n°44, décembre 2009

-       La lettre de l’ADEME, n° 16, décembre 2000, « Faire feu de tout bois, mais avec méthode ».

 

 

 

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Lundi 4 octobre 2010 1 04 /10 /Oct /2010 13:39

FETE D'AUTOMNE 2010

...ENCORE UN SUCCES !

 

 

 

Ce n'était pas gagné avec une météo défavorable. Pourtant pas une goutte de pluie pour cette journée, nos visiteurs ont même bénéficié d'un peu de Soleil dans l'après-midi ! Pas de doute, notre quartier est doté d'un micro-climat qui accompagne aussi nos réussites face aux agressions de la municipalité. Si seulement notre maire pouvait venir se détendre et apprécier ces journées où les super jeunes cotoient les super séniors et où les genres se mélangent. La ville se construit autour de ses habitants, de son histoire, en voici encore la preuve.

 

 

 

Cliquer sur la photo pour accéder à l'album

 

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Dimanche 12 septembre 2010 7 12 /09 /Sep /2010 18:41

 

LA SOCAREN VA ENCORE DERAPER DANS LES PROCHAINES ANNEES !...

_______

 

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Dans le cadre de la Convention Publique d’Aménagement (CPA) de l’opération d’aménagement du « Clos aux Biches », l’examen du Rapport Spécial, établi par la SOCAREN au titre de l’année 2009, fut examiné lors du conseil municipal du 22 juillet 2010 (cliquer sur le lien :Délibération n°150 du 22 juillet 2010).

 

L’exercice a été établi sur les bases d’une durée de réalisation fixée au 31 décembre 2014, suite à l’avenant n°1 à la CPA, du 18 décembre 2008 [1].

 

Depuis le 26 novembre 2009, suite à l’avenant n°3 à la CPA [2], le nouvel objectif était de réaliser l’opération en deux étapes. Dans un premier temps, il était prévu d’obtenir une Déclaration d’Utilité Publique (DUP) sur  l’îlot 1 dit « opérationnel », afin d’acquérir les terrains avant de commercialiser les charges foncières et de réaliser les travaux de VRD. Une fois achevée cette première tranche fin 2011, les îlots 2 et 3 devaient être réalisés ; l’opération devant être terminée fin 2014.

 

Toutefois, la durée de l’opération du Clos aux Biches est directement liée à la levée des différents recours à l’encontre de cette opération d’aménagement et du Plan Local d’Urbanisme (PLU). Prudent, le rapporteur signale que sans remettre en cause l’objectif initial de réaliser l’opération en deux étapes, il lui paraît prudent de réfléchir à un nouveau calendrier plus réaliste intégrant les recours actuels, prévoyant un allongement prévisionnel de la durée de réalisation de l’opération. Sage précaution, puisque nous savons depuis le 11 juin 2010, que le PLU de la Ville de Noisy le Grand a été annulé.

 

Ceci étant, afin d’acheter très en amont les terrains et notamment ceux de l’îlot 1 d’une surface d’environ 4 ha, la SOCAREN s’est constituée une trésorerie à l’aide d’emprunts garantis par la ville et par des avances de trésorerie accordées par la commune. Soit 2 emprunts et 3 avances pour un montant global de 10 500 000 € [3].Mais, là aussi, la collectivité devra vraisemblablement décider de proroger, par avenant, la durée des emprunts et le remboursement des avances de trésorerie consenties à la SOCAREN, initialement prévus au 31 décembre 2014.

 

De réserve en réserve, le rapporteur mentionne que si la signature par le préfet de la DUP sur l’îlot 1, intervenait au 4éme trimestre 2010, l’équilibre en trésorerie pourrait être obtenu dès la fin 2011, entre les recettes de la vente des charges foncières et les dépenses de foncier, de travaux et de gestion. Néanmoins, il précise, encore une fois, à condition que ce nouvel arrêté de DUP soit purgé de tout recours (Sait-on jamais, chat échaudé craint l’eau froide).

 

Finalement, les bases financières de l’EPPC, équilibrées sur le montant de 61 000 000 € de recettes, ont été établies sur des hypothèses de coût d’acquisition des terrains et de vente de charges foncières à la valeur du 1er trimestre 2008. Néanmoins, au fil des années, il conviendra de s’adapter aux fluctuations du marché.

 

Toutefois, il faut bien préciser que cette présentation du Rapport Spécial sur les conditions d’exercice des prérogatives de puissance publique au titre de l’année 2009 est  différent de ce que nous connaissions en 2006, 2007 ou 2008. Pourquoi ? Aujourd’hui, si nous voulons accéder au bilan d’actif, de passif et au compte de résultats au 31/12/2009, il faut consulter le bilan déposé par la SOCAREN au tribunal de commerce de Bobigny, le 21 juin 2010 (cliquer sur : Extrait du bilan de la SOCAREN déposé au tribunal de commerce).

 

Vraisemblablement, un  Expert Comptable spécialisé en finances publiques devrait y retrouver ses petits, mais nous ne sommes pas certains que la corrélation entre les documents soit évidente pour le citoyen lambda. Mais bon, après tout, si les conseillers municipaux ont réussi à suivre la leçon, tant mieux pour eux !!!...

 

Cependant, à la lecture des deux rapports, l’ADIHBH-V s’interroge. D’un côté, le rapport de gestion du CA de la SOCAREN présenté à l’assemblée générale le 11 juin 2010 comporte le chapitre 4 intitulé « Evolution prévisible et perspective d’avenir ». De l’autre, dans le rapport de présentation au conseil municipal nous trouvons au chapitre 5-1 une « Note de conjoncture ».

 

L’examen de ces deux chapitres nous apporte sensiblement les mêmes informations sauf que, le dernier paragraphe a disparudans la présentation du conseil municipal du 22 juillet dernier. A savoir :

« Dans le cadre d’un protocole portant sur la résiliation anticipé de la convention de prestation de service conclue le 16 juin 2005 entre la SOCAREN et Jules Verne Développement (JVD), la SOCAREN a versé le 15 mars 2010 à la société JVD la somme de 100 000 € HT, à titre d’indemnité de résiliation anticipée ».

 

Pourquoi ? Surprenant……

 

Plus avant, le tableau des acquisitions foncières réalisées en 2009 par la SOCAREN sur les Bas Heurts est présenté. Le bien immobilier AW 637 de 884 m2 a été acquis par voie de préemption, soit , dans l’ordre des étapes administratives:

-       Demande d’Intention d’Aliéné (DIA) du vendeur : 420 000 €,

-       Avis de France Domaine du 24 avril 2009 : 420 000 €,

-       Offre de l’acquéreur SOCAREN du 11 mai 2009 : 345 000 €,

-       Accord du vendeur sur ce prix de 345 000 €, le 25 mai 2009.

 

Commentaires

 

Si l’opération d’aménagement de la ZAC du Clos Saint Vincent fut jadis un succès, puisque la SOCAREN a reversé à la ville en fin d’opération environ 2000 K€, il n’est pas du tout évident que l’aménagement du Clos aux Biches, dans l’état actuel de la situation, ne se solde pas par un fiasco financier pour les contribuables noiséens.

En effet, les études étant retoquées, il faut bien maintenant les compléter et les payer. Par ailleurs, les différents recours pour excès de pouvoir devant les tribunaux décalent le début des travaux, mais il faut tout de même rembourser les emprunts. Enfin, nous ne pouvons ignorer que nous ne sommes qu’au début d’une crise économique majeure (emploi, chômage, précarité des jeunes, endettement, etc….), et que la solvabilité des futurs acquéreurs sera vite érodée, même avec l’aide d’un prêt à taux zéro élargi !

 

En ce qui concerne la résiliation anticipée de la convention de prestation entre la  SOCAREN et Jules Vernes Développement, elle est intervenue en mars 2010. Donc, à priori, il n’y a aucune raison d’en faire état dans le bilan d’activité 2009. Mais tout de même, c’est une information diffusée en Assemblée Générale, et certains membres du conseil municipal de la majorité sont administrateurs de la SOCAREN, c’est à dire déjà informés.

 

N’ayant aucune précision sur cette résiliation, toutes les hypothèses sont permises. S’agit-il d’une cessation d’activité de JVD ? A cette occasion, s’agit-il d’une indemnité pour bons et loyaux services ? D’un parachute doré ? Ou encore d’un différent avec la collectivité publique suite au montage des dossiers de la ZAC du « Clos aux Biches » qui ont conduit à son annulation par le tribunal administratif ?

Compte tenu du fait que de l’argent public est en jeu, il nous semblerait raisonnable qu’un éclairage soit apporté très rapidement, au prochain conseil municipal.

 

En ce qui concerne la préemption de la parcelle AW 637, les citoyens sont en droit de se demander si le vendeur n’était pas un richissime donateur, puisque la transaction s’est réalisée au bénéfice de la SOCAREN (à – 17,85% du prix fixé par France Domaine). Sérieusement c’est peu probable, mais alors quelle en serait l’explication ?

Tout simplement, dans le cas d’une préemption, France Domaine communique, légalement, son prix uniquement au préempteur (ici la SOCAREN), et non au préempté !

En d’autres termes, dans ce genre d’affaire, il n’y a jamais égalité des armes entre les partis.

Face à cette ignorance, le vendeur se trouve floué, s’il n’y a pas un minimum de respectabilité et de conscience entre les acteurs de la transaction.

Devant ce cas d’école, certains parleraient même de spoliation.

Très sérieusement, nous pourrions nous poser la question, puisque, selon les chiffres de la chambre des notaires de Paris Île de France, les prix ont grimpé de 7,8% au deuxième trimestre 2010, par rapport à la même période de 2009.

Non, ce n’est pas respectueux de la propriété individuelle du citoyen !

 

Ceci dit, contrairement aux propos du PDG de la SOCAREN et Maire de la commune, nous avons bien ici la preuve manifeste que les prix d’acquisitions de la SOCAREN peuvent être nettement inférieurs à France Domaine.

Toutefois, ils peuvent aussi parfois être supérieurs.

Selon des critères qui nous semblent parfois très subjectifs, mais que nous ne développerons pas aujourd’hui, ce n’est pas l’objet!

 

Finalement, la seule solution légitime, si vous disposez d’un peu de temps, est de refuser le montant fixé par la commune s’il ne vous semble pas acceptable.

La commune  saisira dans les 15 jours  le Juge du tribunal des expropriations du TGI de Bobigny qui, accompagné du commissaire du gouvernement, fixera un prix raisonnable, en relation avec le prix du marché.

Les derniers exemples de ces derniers mois, montrent :

            - sur les Bas Heurts : + 32,7 %

            - sur La Varenne : + 21,9 %

pour un prix de préemption qui tournait aux environs de 477 500 €.

Mais la commune fait appel devant la cour d’appel de Paris. Monsieur le Maire, lui, n’est pas pressé, ce n’est pas son argent, il a tout le temps devant lui.

C’est affligeant !

_____

 

[1]- Le 23 février 2009, l’Association de Défense des Intérêts des Habitants des Bas Heurts – La Varenne (ADIHBH-V), a déposé au tribunal de Cergy Pontoise un recours pour excès de pouvoir contre la délibération n° 312 du conseil municipal de la commune de Noisy le Grand du 18 décembre 2008, ayant approuvé l’avenant n°1 à la CPA de la SOCAREN

 

[2]- Le 26 février 2010, l’Association de Défense des Intérêts des Habitants des Bas Heurts – La Varenne (ADIHBH-V), a déposé au tribunal de Montreuil un recours pour excès de pouvoir contre la délibération n° 251 du conseil municipal de la commune de Noisy le Grand du 26 novembre 2009, ayant approuvé l’avenant n°3 à la CPA de la SOCAREN

 

[3]- A ce jour, la durée des emprunts Dexia de 3500 K€ en 2005 et 2000 K€ en 2006 a été prorogée jusqu’en 2014. De même, le remboursement des avances de trésorerie consenties par la ville à la SOCAREN, 1500 K€ en 2006, 2500 K€ en 2007 et puis 1000 K€ en 2009 interviendra en décembre 2014.

 

 

 

 

 

 

 

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Dimanche 5 septembre 2010 7 05 /09 /Sep /2010 00:31

 

LA COUR D’APPEL DE VERSAILLES

CONFIRME L’ANNULATION

DE LA ZAC

DU CLOS AUX BICHES

 

 

PHOTO PLU - 6

 

Le jugement de la Cour d’Appel de Versailles vient, dans sa séance du 03 août 2010, de rejeter la requête de la commune de Noisy le Grand relative à l’annulation de la ZAC dite du « Clos aux Biches ».


En outre, la Cour d’Appel de Versailles met à la charge de la commune de Noisy le Grand, le versement aux requérants de la somme de 2000 €, au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.

 

Le juge estime que l’étude d’impact jointe au dossier de création de la ZAC du « Clos aux Biches », ne comporte pas l’exposé des mesures envisagées pour supprimer, réduire ou compenser les conséquences dommageables du projet d’élaboration de 1500 logements sur ce quartier, résultant de l’augmentation du trafic automobile qui serait engendré dans le secteur.

 

En effet, sachant que ces nuisances étaient bien connues de la commune de Noisy le Grand au moment de la constitution du dossier de création,  l’étude d’impact sur cette question devait définir les mesures propres à pallier ces dommages.

 

L’ADIHBH-V indique aujourd’hui, que tous ces manquements relatifs aux préoccupations environnementales lors de l’élaboration de ce projet de renouvellement urbain sur les Bas Heurts, portent bien sur le fond du dossier, et non sur sa forme. Ainsi, en plein Grenelle de l’Environnement, le code de l’urbanisme évolue et la restructuration des espaces urbanisés doit être maitrisée en préservant l’environnement dans un cadre de développement durable. Toute autre initiative approximative devient suspecte, irresponsable et donc coupable. Heureusement que l’autorité juridique veille au respect des lois et des règlements, afin d’éviter les dérives.

 

L’ADIHBH-V ne manque pas de préciser, alors que le juge de la Cour d’Appel de Versailles n’a pu le mentionner, que ce projet de ZAC du Clos aux Biches étant totalement enclavé, l’augmentation du trafic routier aurait conduit à diriger le flot de véhicules vers les voies  du quartier de La Garenne, à Bry-sur-Marne. Voies qui ne sont absolument pas adaptées à une telle circulation pour rejoindre l’autoroute A4 vers Paris ou le RER de Bry-sur-Marne. Sans vouloir parler d’intercommunalité, manifestement, cette initiative unilatérale ne correspondait pas à l’élaboration d’un bassin de vie souhaité et harmonieux, à l’Ouest de Noisy le Grand.

 

L’ADIHBH-V s’interroge et ne peut comprendre la désinvolture de la commune de Noisy-le-Grand qui était absente de l’audience de la Cour d’Appel de Versailles, le 08 juin 2010. Absence de son Cabinet Conseil et des représentants du service de l’urbanisme !!!...

 

Pour terminer, dans le cadre d’un véritable acte de démocratie locale et comme elle avait pu le rappeler lors de l’annulation du PLU de la ville le 11 juin 2010, l’ADIHBH-V réitère sa volonté de voir urbaniser le quartier des Bas Heurts, en concertation avec les élus et les habitants, et, à terme, sans expulsions.

 

Nous avons perdu beaucoup trop de temps, Monsieur le Maire, mettons nous autour de la table.

 

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Dimanche 15 août 2010 7 15 /08 /Août /2010 18:07

 

TRISTESSE

SUR LE BOIS SAINT-MARTIN,

MAIS…. !

  

 

PHOTO-1[1]

 

 

Le Commissaire Enquêteur Yves Egal avait émis un avis défavorable à la Déclaration d’Utilité Publique (DUP) du projet d’acquisition des 278 ha du Bois Saint Martin dans son rapport du 16 octobre 2009.

 

Suite à cette décision, Michel Pajon avait interpellé le président du tribunal administratif de Cergy Pontoise pour lui signifier d’éventuels manquements de prudence dans la formulation de ses commentaires et de ses prises de positions politiques. En clair, Monsieur le Maire s’agitait encore une fois pour manifester son désaccord sur ce ‘ complot supposé ‘ ! Nos lecteurs peuvent consulter la réponse du président du tribunal dans Noisy Magasine, numéro 161 de juin 2010.

 

Toutefois, le 16 juillet 2010, ce sont les préfets de Seine Saint Denis et du Val de Marne qui signaient malgré tout l’arrêté de Déclaration d’Utilité Publique au profit de la Région Ile de France et de la Commune de Noisy le Grand, relatif au projet d’acquisition de terrains situés sur les territoires de Noisy le Grand  et de Villiers sur Marne, d’une superficie de 278 ha environ dépendant du Bois Saint Martin et nécessaire à la constitution de réserves foncières pour la sauvegarde ou la mise en valeur du patrimoine bâti ou non bâti et des espaces naturels (cliquer sur :Arrêté DUP du 16/07/2010).  L’expropriation devant être accomplie dans un délai de cinq ans à compter du 16 juillet 2010.

 

Devant cette prise de guerre, bien évidemment, Michel Pajon y allait de son couplet d’auto satisfaction lors du conseil municipal du 22 juillet dernier :

 

Il indiquait  dans l’exposé des motifs de cette décision, tout l’intérêt indéniable que présentait l’ouverture au public du bois Saint-Martin dans un département particulièrement urbanisé comme celui de la Seine-Saint-Denis, cette ouverture participant à un très net rééquilibrage territorial en Ile-de-France et contribuant à améliorer significativement la qualité de vie des habitants de l’est parisien.

 

Monsieur le maire se félicitait de la DUP de ce projet d’acquisition d’une partie du domaine du Bois-Saint-Martin qui constituait un atout majeur pour la Ville et rappelait que dès juillet 1995, la commune avait marqué sa volonté de préserver ce massif forestier en sollicitant auprès du département de la Seine-Saint-Denis le classement de ce bois en espace naturel sensible.

 

 

 

Oui, mais... car il y a un mais !!!

 

 

Et là, bizarrement, nous n’avons pas entendu les récriminations de l’Edile de Noisy le Grand en conseil municipal. En effet, dans son audience du 21 mai 2010, en formation plénière, excusez du peu (c'est-à-dire avec tous les présidents de chambres), la Cour Administrative d’Appel de Versailles a rendu un jugement précisant dans son article 2 :

 

Il est enjoint au préfet de la Seine Saint Denis de prescrire, dans le délai de quatre mois à compter de la notification du présent arrêt, une enquête publique en vue de l’examen de la modification des limites territoriales de la commune de Noisy le Grand.

 

Comprenons qu’il s’agit d’une procédure d’enquête publique en vue de l’examen du rattachement administratif du Bois Saint Martin à la Commune du Plessis Trévise, selon les modalités prévues à l’article L.2112-2 du code général des collectivités territoriales.

 

En effet, il faut savoir que le Bois Saint Martin est, sur plus de 80% de sa périphérie, enserré par les Communes du Val de Marne et de la Seine et Marne, en particulier par la Commune du Plessis Trévise, laquelle comprend déjà une partie des 10 ha du bois situé dans le département du Val de Marne. De plus, le Plessis Trévise accueille les entrées principales du domaine ainsi que les raccordements aux divers réseaux de distribution.

 

Finalement, cette opération d’expropriation des propriétaires du bois Saint Martin peut-elle réussir ? Nous ne pouvons lire dans la boule de cristal, mais nous pouvons raisonnablement penser que ces deux décisions, même si elles ne se situent pas dans un même registre, sont manifestement contradictoires. Alors, de là à penser que les acteurs se dirigeront vers un conflit au long cours, et que Monsieur le Préfet de Seine Saint Denis va très rapidement se retrouver devant un imbroglio juridique incommensurable, il n’y a qu’un pas que nous n’hésiterons pas à franchir.

 

 

Commentaires

 

Comment peut-on s’entendre dire que l’ouverture au public du Bois Saint Martin participerait à un très net rééquilibrage territorial en Ile-de-France et contribuerait à améliorer significativement la qualité de vie des habitants de l’Est parisien.

 

En écoutant ce discours idéologique qui porte atteinte à la propriété individuelle, si nous comprenons bien, nous en arriverions à croire que les difficultés économiques et sociales de la Seine Saint Denis sont causées par un manque de chlorophylle, ou bien que, par manque de fermes pédagogiques, nos enfants confondent poulets et canards, fèves et petits pois ?

 

Si au siècle dernier, l’ensemble de l’Est Parisien était constitué de bois et parcs arborés, aujourd’hui le couloir écologique ayant pour origine le bois de Célie (160 ha), la forêt de Ferrières (2 900 ha) et autres forêts de Marne-la-Vallée sur 500 ha a été préservé de l’urbanisation. Heureusement, ces massifs forestiers existent toujours et peuvent faire avantageusement le bonheur des randonneurs en se substituant au Bois Saint Martin. Ainsi, des milliers d’enfants ont gambadé dans ces boisements, pour le meilleur de leur santé et la plus grande satisfaction des parents.

 

Donc, pour plus d’efficience, nous pourrions sonder les personnes qui sollicitent aujourd’hui une ouverture du bois Saint Martin immédiate et totale au public, et leur demander s’ils fréquentent régulièrement les forêts de Poncarré ou de Coubert ouvertes au public, les bords de Marne de Saint Maur à Chalifert, le parc de Noisiel, la base nautique de Vaires-sur-Marne, le parc de la Haute Ile ou la ferme pédagogique de Neuilly sur Marne. A coup sûr, le résultat sera édifiant…..

 

Par ailleurs, comment peut-on s’entendre dire que la Région Ile de France et la Ville de Noisy le Grand sont aujourd’hui les seules collectivités territoriales en capacité de protéger la biodiversité incomparable de ce site et de le transmettre aux générations futures, alors que les 280 ha du  Bois Saint Martin ont bénéficiés depuis deux siècles d’une saine gestion des boisements et des milieux fragiles aux seuls frais des propriétaires. L’exploitation fermière et forestière, ainsi que la mise en place d’un Plan de Gestion Simple approuvé par l’administration forestière, a été renouvelée jusqu’en 2020 et réalisée sous la houlette d’un écologue intégré. Le remarquable état écologique et la préservation de ce réservoir de biodiversité fut constaté et mentionné par Yves Egal, précisant même qu’il était inutile d’acquérir ce bois pour cette raison.

 

Cette défiance permanente est moralement inacceptable et intellectuellement injustifiable.

 

Oui, il faut noter que le Bois Saint Martin doit être ouvert au public, mais cette ouverture doit avoir lieu sous la forme de visites organisées et guidées, comme cela se fait déjà régulièrement avec l’association environnementale « Le RENARD » de Roissy en Bry (voir les photos d’une visite sous la neige en 2009).

 

 PHOTO-3[1]

 

 

Ensuite, pourquoi ne pas réserver quelques espaces sur la périphérie du bois élaborés en concertation avec les associations environnementales et les propriétaires, afin d’éviter des usages anormaux et des dégradations comme nous pouvons le constater sur le bois des Yvris.

 

Enfin, compte tenu du contexte économique actuel, de l’état d’endettement de la Région Ile de France, du département de la Seine Saint Denis et des Communes, nous pouvons sérieusement nous demander s’il est opportun d’acquérir le Bois Saint Martin. Si toutefois Jean Paul Huchon possède une trésorerie pléthorique, qu’il la consacre au développement et à l’entretien des transports en commun d’Ile de France. Il en va de même pour Michel Pajon ; qu’il réfectionne la voirie et les trottoirs des rues Daniel Perdrigé, de la Justice, et de Noisy le Grand en général…

 

Mais de grâce, mettons l’idéologie et le sectarisme au placard, donnons enfin les moyens d’apporter les bonnes réponses, dans le respect des lois et des personnes, celles qui font appel à l’intelligence et au dialogue.

 

 

________

 

 

 

Contribution bibliographique : Association R.E.N.A.R.D.,3 rue des Aulnes – 77680 Roissy en Bry. http://pagesperso-oranges.fr/renard-nature-environnement/- Tél : 01 60 28 03 04

 

 

 

 

 

 

 

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Mercredi 14 juillet 2010 3 14 /07 /Juil /2010 17:00

 

AMENAGEMENT

DU CLUSTER DESCARTES SUR NOISY ET CHAMPS

 

 

vueCiteDescartes

 

 

 

Appel d’offre : l’équipe dirigée par les ateliers Lion[*], Architectes Urbanistes remporte le concours international de maîtrise d’œuvre urbaine et paysagère du Cluster Descartes. Ce projet, mené par l’établissement public d’aménagement de Marne-la-Vallée (Epamarne), doit favoriser les échanges entre la recherche et les entreprises qui travaillent sur le concept de ville et de construction durables.

  

Pôle d’excellence du Grand Paris, le Cluster Descartes se veut aussi laboratoire d’urbanisme durable. Ce projet d’aménagement de 1.500 hectares répartis entre les communes de Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) et de Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne), entend faire la part belle à la production de quartiers « zéro carbone », respectueux de l’environnement. L’équipe de maîtrise d’œuvre regroupée autour des Ateliers Lion Architectes Urbanistes (*), dont la mission s’étendra sur 9 années au maximum, préconise plusieurs actions. Par exemple : pour diversifier les sources d’énergies et réduire les besoins énergétiques, elle propose la constitution d’un réseau de chaleur basé sur la filière bois locale, l’utilisation de la géothermie, la réutilisation des déchets de biomasse, l’installation de panneaux photovoltaïques, etc.

  

Le projet des Ateliers Lion Architectes Urbanistes s’articule également autour des questions d’infrastructures, de transports et de mobilité, tout en s’appuyant sur les espaces naturels qui constituent l’un des atouts forts de ce site. Il propose une suite de centralités et de « repères urbains » structurée le long du boulevard du Nesle qui accueillerait un projet de transport en commun en site propre avec le prolongement de la ligne de tramway T4, de Clichy Montfermeil jusqu’aux Yvris. Suivant cet axe nord-sud, des équipements majeurs seront implantés dont une gare multimodale à Noisy-Champs, intégrant le pôle commercial du Champy. L’équipe des Ateliers Lion Architectes Urbanistes imagine à cet emplacement un grand hall ouvert, représentant un signal urbain fort, et qui constitue un nœud majeur d’échanges avec l’arrivée du projet de métro automatique, dans le cadre du Grand Paris. La création d’un lien fort nord-sud serait accentuée par la réalisation d’un équipement structurant tel un stade construit en couverture de l’autoroute A4.

  

Suivant l’axe est-ouest, un bus à haut niveau de service serait mis en place sur l’autoroute A4 qui se transformerait en boulevard urbain. Ce projet serait rendu possible moyennant une réduction de la vitesse et la reconquête de franges le long de cette infrastructure. L’idée d’une « nature intense » se concrétise par la mise en réseau de tous les bois et l’extension des zones humides qui permettent de collecter et filtrer les eaux pluviales, et constituent une source de biodiversité.
Le projet se déploiera en deux phases : la définition du plan d’aménagement d’ensemble de septembre 2010 à janvier 2011, qui sera suivi par l’aménagement des espaces publics. Toutefois, l’aménagement du Cluster a déjà démarré avec des projets emblématiques tels que le Pôle scientifique et technique (Jean-Philippe Pargade, architecte, qui comprend les bâtiments « Bienvenüe » et « Descartes ». Le Cluster Descartes doit également accueillir le programme Green Vallée qui compte 150.000 m2 de bureaux.



(*) Avec Alfred Peter Paysagiste, Y Ingénierie, Sol Paysage et INGEROP Conseil & Ingénierie.

  

  

A Champs-sur-Marne : « Halte au hold-up des territoires »

 

Le 26 mai 2010, Maud Tallet, Maire (PCF) de Champs-sur-Marne donnait la parole aux Campésiens lors d’un colloque citoyen organisé à l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée. A cette occasion, elle souhaitait que « le Grand Paris » devienne un outil permettant aux habitants des territoires concernés de reprendre le contrôle de leur aménagement. Donc, Madame le Maire se dit favorable au projet de Christian Blanc, mais à condition d’y associer les élus et les habitants des villes concernées. Tiens, tiens, c’est une chanson que nous connaissons bien sur les Bas Heurts à Noisy-le-Grand.

 

Toutefois, elle signale un désaccord de taille avec l’Etat sur lequel la Commune ne pourra transiger : « Il n’est pas question qu’Epamarne soit chapeauté par une Société chargée de faire de la plus-value foncière. Car il est prévu que, dans un rayon de 400 m autour des gares, tous les terrains disponibles soient gérés par la Société du Grand Paris qui empocherait les taxes sur les transactions à la place des Communes »

Là, Madame le Maire, il risque d’y avoir un hic, car dans le cadre de la  Loi du 3 juin 2010, une taxe forfaitaire est instituée sur le produit de la valorisation de certains terrains et immeubles sur le territoire. Cette taxe est affectée au budget de l’Etablissement Public « Société du Grand Paris ». Cela sera l’objet de notre prochain billet dans quelques jours.

Noisy-le-Grand ! Et moi et moi…

Ici, autre couleur politique, autres mœurs, nous ne donnons pas la parole aux Noiséens, mais nous sommes au royaume des vœux Municipaux. En accord sur le texte avec Maud Tallet, le 24 juin dernier Michel Pajon faisait voter le vœu suivant en Conseil Municipal (cliquer sur « Projet Cluster-Cité DESCARTES »).

Extrait : « …..les Communes de Champs-sur-Marne et de Noisy-le-Grand, qui rassemblent près de 100 000 habitants entendent pleinement participer aux décisions relatives à l’implantation du Cluster…… ». « Cependant les élus ne peuvent accepter que l’étude et la mise en œuvre de projets touchant au premier chef les territoires des villes de Champs-sur-Marne et Noisy-le-Grand puissent être prises sans que ces communes jouent un rôle central lors des prises de décisions »

 

 

 

Commentaire

 

 

Alors là, nous sommes au zénith du paradoxe Il ne vous aura pas échappé la symétrie des méthodes pratiquées entre l’Etat et Noisy le Grand que nous dénonçons depuis des années. Autrement dit : « ne me faites pas, ce que moi j’aime bien faire aux autres », tout un programme.

 

Alors réfléchissons  un peu, et allons-y de notre vœu associatif sur les Bas Heurts :

 

1-    Le quartier des Bas Heurts, qui rassemblent près de 1000 habitants entend pleinement participer aux décisions relatives à l’urbanisation de son territoire…… »,

2-    Les Citoyens du Quartier des Bas Heurts appellent en conséquence de leurs vœux une totale prise en considération de leur volonté légitime de participer aux décisions relatives au développement de leur territoire,

3-    Les habitants ne peuvent accepter que l’étude et la mise en œuvre de projets touchant au premier chef le quartier des Bas Heurts, puisse être prises sans que ces Citoyens jouent un rôle central lors des prises de décisions.

4-    Etc… etc…

 

Vous voyez Monsieur le Maire, nous aussi nous pouvons rédiger ce type de vœu, efficace, non ?

 

 

 

[*] Yves Lion a fondé l’Ecole d’Architecture de la Ville et des Territoires, située sur la Cité Descartes. Il en fut le Directeur de 1998 à 2001.

Contribution bibliographique :

-       LE MONITEUR.fr-Yves Lion aménagera un pôle d’excellence durable à l’est de Paris, 09/06/2010.

-       Journal SEINE ET MARNE, du vendredi 28 mai 2010,

-       Conseil Municipal, Noisy le Grand le 24/06/2010

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Dimanche 11 juillet 2010 7 11 /07 /Juil /2010 01:35

 

 

LETTRE OUVERTE

MICHEL PAJON

 


Depuis six ans, la municipalité tente de raser le quartier des Bas-Heurts pour y construire un ensemble de 1500 logements. Depuis six ans nous nous battons pour que ce projet insensé n'aboutisse pas. La justice nous donne raison mais ce quartier a besoin d'aménagements et peut accueillir de nombreuses familles sans expulser celles qui ont contribué à lui donner une âme. Six ans c'est trop, et si le dialogue ne s'installe pas la situation restera bloquée encore de nombreuses années.

C'est pourquoi nous avons décidé de transmettre une lettre ouverte au maire de Noisy-le-Grand en espérant pouvoir se rencontrer autour d'une table et entamer un dialogue.

Voici son contenu...

 


Monsieur le Maire,

 

Suite aux recours déposés par 2 associations de Noiséens, le jugement du Tribunal Administratif de Cergy Pontoise vient, dans sa séance du 11 juin dernier, d’annuler la délibération en date du 26 juillet 2007 par laquelle le Conseil Municipal de la Commune de Noisy-le-Grand avait adopté son Plan Local d’Urbanisme (PLU).

 

Pour ce qui concerne notre quartier, ce jugement fait suite à l’annulation de la ZAC dite du « Clos aux Biches », le 24 avril 2008 par cette même instance.

 

Ces annulations viennent aussi conforter l’avis défavorable à l’unanimité de la Commission d’Enquête Publique sur la Déclaration d’Utilité Publique (DUP) de la ZAC en avril 2007, qui n’était autre que l’expression démocratique de centaines de Noiséens qui refusaient ce modèle de  densification urbaine.

 

La Socaren, SEM Municipale et aménageur de la ville est exsangue. Elle n’est maintenue en vie artificiellement que part des emprunts Dexia et des avances de trésorerie de la ville. Des sommes importantes ont été englouties en études, achats et démolitions de pavillons.

 

Nous ne sommes aucunement opposés à la construction de logements, qu’ils soient sociaux ou privés mais nous revendiquons une urbanisation raisonnable, mixte, tant sociale qu’architecturale, sans expropriations, comme le préconisait le projet des Etudiants Architectes de l’ENSAPLV. Ces étudiants se sont engagés par ailleurs dans leur projet alternatif sur une approche d’ensemble sur les deux sites des Bas Heurts et de Maille Horizon (en friche depuis 30 ans), dans une logique d’intégration de ces quartiers et de liaison avec leurs voisinages proches. Ainsi donc, rompre avec la logique du zoning fonctionnel, combiner les programmes d’activités, d’habitat et d’équipements publics dont la cohérence serait assurée par des espaces publics partagés.

 

La politique du bras de fer menée par la municipalité pour imposer la destruction totale du quartier et la construction d’un ensemble de 1500 logements est un échec. Face à ce blocage, l’ADIHBH-V propose de se mettre rapidement autour d’une table pour dénouer cette situation et de mettre en place très rapidement une médiation, avec les services indépendants de la préfecture de Seine-Saint-Denis par exemple. Nous avons perdu beaucoup trop de temps et il est grand temps maintenant que ce quartier de Noisy-le-Grand soit aménagé afin de construire des logements comme le demande la région Ile-de-France et l’Etat, en concertation avec les habitants, pour les Noiséens.

 

Dans l’espoir que cet appel soit entendu, veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de notre considération distinguée.

 

Pour l’Association

Alain Cassé

Président de l’ADIHBH-V

 


Copies :

  • Monsieur Christian LAMBERT, Préfet de Seine Saint Denis,
  • Monsieur Philippe PIRAUX,  Sous Préfet du Raincy
  • Monsieur MOREL,  Préfet à l’Egalité des Chances

 

 

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