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  • : Blog d'une association de quartier de Noisy-le-Grand (93) contre les projets immobiliers démesurés de la municipalité menée par Michel Pajon

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Dimanche 13 mars 2011 7 13 /03 /Mars /2011 20:16

 

LETTRE OUVERTE AUX CANDIDATS DES ELECTIONS CANTONALES

 

 

 

Carrefour NAVIER[1]

 

 

 

Madame, Messieurs les candidats,

 

Monsieur Jérôme C, habitant rue Navier à Noisy-le-Grand, fait parvenir à l’ADIHBH-V la  copie d’un courrier adressé à Michel Pajon, relatif à la dangerosité de la route de Neuilly. Je cite : 

 

«…Je traverse matin et soir la route de Neuilly, j’ai remarqué le trafic très  important sur cet axe. En tant que piéton je déplore la dangerosité de cette route départementale, particulièrement au niveau du carrefour route de Neuilly / boulevard Souchet / boulevard du Maréchal Foch […]. Âgé d’une trentaine d’année, sportif et doté d’un caractère bien trempé, j’ai peu de mal à m’imposer pour traverser au passage piéton, mais je côtoie chaque jour des enfants et des personnes âgées qui sont désemparés face à cette situation… »

 

Nous somme ici face à un problème de sécurité routière qui perdure depuis des dizaines d’années, sans que la moindre sécurisation de cette route départementale 370 (RD 370) soit entreprise. Et pourtant :

 

-       en 1981, c’était une jeune adolescente de 12 ans qui perdait la vie, renversée par un motard, au carrefour de la route de Neuilly / rue René Navier / rue Paul Lafargue

-       Quinze jours plus tard, c’était un jeune apprenti charcutier de 15 ans, qui circulait en mobylette pour se rendre sur son lieu de travail à Neuilly-sur-Marne,

-       Plus près de nous, en décembre 2009, chacun a encore en mémoire le décès du jeune Harris, renversé par une ambulance, au même endroit.

 

La route de Neuilly constitue le tronçon le plus dangereux de la RD 370. Cet axe saturé soufre d’une superposition de flux : piétons, automobiles, camions, transports en commun, présentant des risques importants ; tout particulièrement pour la sécurité des jeunes Noiséens qui fréquentent le lycée Evariste Gallois, le collège François Mitterrand et le groupe scolaire de La Varenne.

 

Depuis des années, les Associations de parents d’élèves (PEEP et FCPE), le Conseil Consultatif du Quartier Nord, l’Association « Mieux Vivre à La Varenne » et les riverains n’ont eu de cesse de dénoncer les importants dysfonctionnements constatés, en particulier la vitesse excessive des véhicules, l’état dégradé de la chaussée et l’absence de traitement sécuritaire et cohérent de la voirie. Sans être exhaustive, la liste des recours est à ce jour impressionnante. Pour mémoire, ont été alertés :

 

-       La Mairie de Noisy-le-Grand,

-       La Préfecture de Seine-Saint-Denis,

-       La Direction Départementale de l’Equipement (DDE),

-       Le Président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis,

-       La Délégation Interministérielle à la Sécurité Routière,

-       La Préfecture de Police de Paris,

-       La Ligue contre la violence routière,

-       Le Ministère du Développement Durable,

 

 

En outre, le 1er avril 2010, le Conseil Municipal de Noisy-le-Grand votait un vœu à l’attention du Conseil Général de la Seine-Saint-Denis, dont l’entretien et la mise en sécurité de la RD 370 est l’une de ses compétences, à savoir :

 

- proposer au plus vite un réaménagement de la route de Neuilly permettant de limiter fortement la vitesse des véhicules, notamment par la création de plusieurs ronds-points ;

- réaliser, en priorité, un rond-point au niveau de deux carrefours particulièrement accidentogènes : celui de la route de Neuilly avec la rue Pierre-Brossolette, et celui de la route de Neuilly avec la rue Paul-Lafargue ;

- demander que ces travaux de sécurisation et de réaménagement de la route de Neuilly s’inscrivent dans une réflexion d’ensemble sur la requalification globale de la RD 370 ;…

 

Malgré tout ce tumulte, l’Association de Défense des Intérêts des Habitants des Bas-Heurts-La Varenne (ADIHBH-V) constate encore  en mars 2011, qu’aucune action corrective de sécurisation n’a été entreprise sur la RD 370. Ceci est extrêmement regrettable.

 

En conséquence et à l’approche des élections cantonales des 20 et 27 mars prochain, nous avons l’honneur de vous demander si, en tant que candidat au sein de cette assemblée départementale, la mise en sécurité de la RD 370 constitue pour vous aujourd’hui une priorité, et à quel moment vous compteriez engager effectivement les premières phases de travaux.

 

Dans l’attente de vous lire et dans l’espoir que cet appel soit entendu, veuillez agréer, Madame, Messieurs les candidats, l’expression de notre considération distinguée.

 

Pour l’Association

Alain Cassé

Président de l’ADIHBH-V

 

 

Courrier communiqué à :

-       Sylvie Monin (Pour un département solidaire. A gauche vraiment),

-       Emmanuel Constant (PS), Vice Président du CG 93, Candidat sortant,

-       Eric Allemon (UMP).

-       Richard Vignal (POI).

 

 

 

 

 

 

 

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Mercredi 9 mars 2011 3 09 /03 /Mars /2011 23:06

  

 

UFC-QUE CHOISIR

COMMUNIQUE.

15 mars 2011 : journée mondiale des droits des consommateurs !  

 

 

 

 

Compte tenu du nombre, toujours trop grand de litiges entre consommateurs et professionnels, l’UFC-Que Choisir, forte de 160 associations locales et près de 5000 bénévoles, aide les consommateurs à faire entendre leur voix et faire valoir leurs droits.

Répondant à l’objectif premier de l’association qui est d’informer et défendre les consommateurs, l’UFC-Que Choisir, qui célèbre cette année son soixantième anniversaire, offrira, dans toutes les régions de France, les clés de la consommation aux Français !

Rendez-vous en Seine-Saint-Denis, le 15 mars 2011, au Centre Commercial Rosny 2, de 10h à 20h, point central niveau bas.

 

 

affiche-jmc

 

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Vendredi 4 mars 2011 5 04 /03 /Mars /2011 23:57

 

LES ECO-QUARTIERS DE

NOISY-LE-GRAND :

CHOISIR LA BONNE ORGANISATION !

 

 

 

Eco-Quartier Photo 1[1]

 

Grâce au Grenelle de l’environnement, dont les conclusions prévoyaient d’inciter les collectivités territoriales, notamment celles qui disposent d’un programme significatif de développement de l’habitat, à réaliser des Eco-Quartier avant 2012, plusieurs villes voient leurs premières tranches sortir de terre.

 

Mais un danger sérieux guette les collectivités locales si elles se concentrent uniquement sur des opérations vitrines sans se préoccuper de leur mode de fonctionnement ; elles ont besoin en fait d’un cadre organisationnel adapté et de se fixer des objectifs.

 

Afin que les projets d’Eco-Quartier des collectivités répondent aux orientations du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement (MEDDTL), ce dernier a mis en ligne dès l’automne 2007 un site dédié aux Eco-Quartiers, destiné aux acteurs locaux. La grille « Concevoir un Eco-Quartier » ci- après  a été élaborée :

   Tabeau 2 -Objectifs[1]

 

Cette grille se structure autour des trois piliers du Développement Durable appliqués à l’aménagement et fixe les objectifs d’un projet d’Eco-Quartier, à savoir :

 

-       Le cadre de vie et les usages,

-       Le développement territorial,

-       La préservation des ressources et adaptation au changement climatique.

 

Aujourd’hui, nous examinerons seulement la première dimension du cadre de vie et des usages. Si un Eco-Quartier vise des économies d’énergie, il demeure fondamentalement un quartier, c’est-à-dire un espace de vie. Cet espace de vie, lieu de socialisation et d’échange, doit être intégré et être cohérent avec la cité au sens large. Il doit permettre l’émergence et la promotion de modes de vie durables, plus équitables.

 

A la fois vitrine et symbole d’une évolution en profondeur de la société, l’Eco-Quartier doit être l’expression tangible d’une politique intelligente de la ville avec des principes écologiques affirmés et d’un véritable projet de société. Le Grenelle Environnement a ainsi montré que choisir un aménagement, une architecture et des habitats durables ne suffisent pas. Il faut également améliorer le cadre de vie des citoyens et promouvoir le vivre ensemble.

 

L'habitat peut être un levier important en se posant au centre d'un projet de vie pour l'ensemble du quartier. La réponse à donner aux besoins de mixité sociale, aussi bien que fonctionnelle, l'adéquation avec la demande et les enjeux locaux, la proposition de modèles alternatifs pour l'habitat pour impulser une modification des comportements et mode de vie est une clé d'entrée majeure et nécessite une grande attention. Les Eco-Quartiers doivent donc s’employer à adresser les problématiques relevant du cadre de vie et des usages, avec cinq principaux objectifs :

 

1. Promouvoir le vivre-ensemble : la mixité intergénérationnelle, culturelle et socio-économique est une priorité dans l’élaboration d’un Eco-Quartier. Des actions concrètes peuvent ainsi être mises en œuvre à l’échelle même du quartier, voire de l’îlot, afin de promouvoir la mixité sociale, renforcer les liens sociaux et intergénérationnels, et favoriser les initiatives citoyennes et la gestion de biens communs : varier la taille de l’appartement, aménager des appartements pour certaines catégories de personnes (personnes à mobilité réduite, personnes âgées), etc.

 

2. Promouvoir des modes de vie solidaires et responsables : cet enjeu est en partie lié avec  la politique d’aménagement, qui doit se comprendre à une échelle plus large que celle du quartier, afin que ce dernier soit parfaitement intégré à son environnement limitrophe, comme par exemple le quartier pavillonnaire de La Garenne à Bry-sur-Marne pour les Bas-Heurts et plus éloigné (mutualisation des services urbains et des espaces, lieux de vie accessibles, partagés et appropriables par tous, "voirie pour tous", etc.). Par une politique d’aménagement cohérente et concertée, il sera possible d’atténuer par exemple la place de l'automobile au sein de l'espace public et de favoriser de nouveaux usages autour d’espaces communs, qui favorisent la rencontre (jardins collectifs notamment).

 

3. Offrir un cadre de vie agréable et sain : orientation prioritaire du plan national santé environnement, la santé s’entend désormais au sens large comme un état de complet bien-être physique, mental et social. L’Eco-Quartier doit donc s’attacher à réduire les pollutions et les nuisances de tout type, concevoir des logements confortables et adaptés à tous, créer des lieux de promenade et de détente, développer les activités récréatives, enfin, prendre en compte les besoins actuels et futurs liés au vieillissement de la population, enjeu d’actualité s’il en est.

 

 4. Valoriser le patrimoine local, l'histoire et  l'identité  du quartier : Il s’agit de rendre la culture accessible à tous, préserver le patrimoine naturel, mettre en valeur le paysage urbain et le patrimoine architectural, favoriser la réhabilitation, réutilisation, reconversion du bâti existant, enfin, valoriser le patrimoine traditionnel de la banlieue, et conserver la mémoire des lieux, notamment les lieux simples de la culture du quotidien.

 

5. Intensité, compacité et densité : L’Eco-Quartier doit inversement promouvoir une densité cohérente et acceptable avec le territoire dans lequel il s’inscrit. Sur l’habitat en tant que tel, il s’agit à la fois de concevoir un urbanisme bioclimatique et promouvoir la qualité architecturale et urbaine, mais aussi de programmer une densité suffisante pour assurer l’implantation des services, équipements et commerces

Nous y revenons encore une fois, mais une véritable concertation locale est une obligation en phase amont d’étude et de définition des projets d’aménagement. Les articles du Code de l’Urbanisme L.300.1 et L.300.2 imposent l’association des habitants dans les phases préalables et de définition du projet.

 

 

Garantir la participation citoyenne pendant tout le projet

 

La participation citoyenne est une étape essentielle du projet urbain. Elle nécessite d’associer les citadins, habitants et usagers, en tant qu’experts du quotidien dès la conception du projet jusqu’à la réalisation, et au-delà. La prise en compte des pratiques quotidiennes et des usages nécessite des méthodes rigoureuses de concertation, une forte volonté politique et un respect vis-à-vis de l’implication des habitants. La participation doit permettre de s’assurer de l’acceptation locale des projets d’extension urbaine, mais elle doit être considérée comme une occasion de l’enrichir. C’est un travail qui s’inscrit sur le long terme et qui débute dès la définition des grandes orientations.

Manifestement, ce n’est pas ce que nous rencontrons dans la méthodologie de la commune de Noisy-le-Grand pour faire des quartiers désirés par les habitants d’aujourd’hui et de demain.

Afin de garantir la participation citoyenne, une intercommunalité comme « Le Pays de  Rennes », reconnue comme innovante dans le domaine de l’urbanisme, a construit son P.L.U et son P.A.D.D. en s’appuyant sur sa propre méthodologie ; l’ADDOU.

L’Approche Développement Durable dans les Opérations d’Urbanisme (ADDOU) est une démarche initiée par les élus et organisée par le Pays de Rennes, l’agence d’urbanisme, le conseil local à l’énergie et l’Ademe. L’objectif est de croiser les regards entre élus, techniciens, concepteurs et habitants afin de mener une réflexion collective en amont et de construire ensemble une charte d’aménagement durable pour chaque projet.

La démarche ADDOU s’articule en 3 étapes :

 

 

DEMARCHE ADDOU-Image 3[1]Cliquer sur l'image pour l'agrandir 

 

-       Une réunion préparatoire avec les élus et l’aménageur pour comprendre les motivations et définir la composition du groupe de travail dans les ateliers,

-       Trois ateliers thématiques pour informer, débattre des enjeux et dégager des propositions concrètes servant à l’esquisse de la charte. Les thèmes abordés sont les déplacements et la mixité urbaine, l’énergie et la qualité environnementale dans les logements, les formes urbaines et paysagères, la mixité sociale, l’environnement et l’eau. Un atelier permet de hiérarchiser les propositions des participants. Le rôle des élus est de s’approprier cette esquisse afin d’en assurer la rédaction finale et de la faire valider en conseil municipal,

-       La charte d’aménagement durable devient la référence pour l’équipe de maîtrise d’œuvre.

Les Eco-Quartiers s’inscrivent dans cette démarche volontaire qui implique un véritable partenariat ou coproduction entre les élus et la société civile, c'est-à-dire des habitants et des acteurs économiques des territoires. Il s’agit du partage d’un projet avec des règles du jeu lisibles, dans la confiance et le respect.

Cela devrait donner des idées……

_____

 

Contribution bibliographique :

 

-       http://www.developpement-durable.gouv.fr – rubrique : Eco-Quartier

-       www.legrenelle-environnement.fr

-       ADDOU :  (cliquer sur : La démarche (cliquer sur : Une démarche multi-partenariale)

 

 

 

 

 

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Samedi 26 février 2011 6 26 /02 /Fév /2011 00:00

 

A NOISY-LE-GRAND, UN ECO-QUARTIER PEUT EN CACHER UN AUTRE, PRUDENCE !

  

 

 

Photo 1 - Eco-quartier[1] 

 

 

 

L’élaboration du nouveau PLU de la commune de Noisy-le-Grand, précise l’implantation de deux Eco-Quartiers sur les Bas-Heurts et le Clos d’Ambert. Nous en avons entendu parler, mais sait-on vraiment de quoi il s’agit ? Quelques précisions s’imposent.

 

Un Eco-Quartier, ce n’est pas seulement des constructions respectant les normes HQE. Il se définit tout autant par son respect de l’environnement que par son rôle économique et social au sein de la cité. Sur le papier, cet ambitieux programme paraît  très simple. Mais en pratique, concevoir un Eco-Quartier supposera d’envisager ensemble et de façon cohérente de très nombreux aspects. Citons notamment l’insertion dans le territoire et l’environnement, la mixité sociale, générationnelle et fonctionnelle du projet, une densité repensée avec de nouvelles formes d’habitat individuel et collectif, des choix énergétiques raisonnés reposant sur les énergies renouvelables, la maitrise des coûts de construction, l’essor des transports doux et alternatifs.

 

Mais un Eco-Quartier, c’est aussi une gouvernance participative impliquant les habitants ou futurs habitants et un pilotage exemplaire du projet. Cette démarche est attendue dans le cadre de la conception de ces deux projets noiséens. Il ne faudrait pas que la commune fasse l’erreur grossière de s’affranchir de ses obligations, sous prétexte que dans ces nouveaux projets, les habitants ne sont pas encore connus. En fait, il s’agit bel et bien de la transformation de quartiers existants, avec des habitants historiques qui souhaitent tout simplement contribuer. Il s’agit de valoriser l’identité des quartiers, de préserver le patrimoine naturel, de mettre en valeur le paysage urbain. Enfin, en quelques mots, de réhabiliter le patrimoine banal existant (usages et coutumes) et conserver des lieux, notamment les lieux banals de la culture sociale et intergénérationnelle,  du mieux vivre ensemble.

 

Monsieur le Maire, débuter vos projets d’Eco-Quartier par l’éradication du quartier des Bas-Heurts, n’est pas faire la promotion du mode de vie solidaire et responsable comme le préconise le mémento « concevoir un Eco-Quartier »  de la Direction Générale du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement (MEDDTL). Nous le disons haut et fort depuis 2004, et nous le dirons encore demain…..

 

 

En pratique : qu’est-ce qu’un Eco-Quartier « Grenelle »?

 

Le terme Eco Quartier renvoie le plus souvent à l’idée de performances énergétiques et environnementales en lien avec les bâtiments, le traitement de l’eau et des déchets ou la biodiversité. Dans l’esprit du Grenelle Environnement, un Eco Quartier doit aussi être un quartier durable, intégrant des considérations liées aux transports, à la densité et aux formes urbaines, mais également à une meilleure mixité sociale et fonctionnelle avec la participation de la société civile.

 

Le MEDDTL, dans ses appels à projets Eco Quartier 2009 et encore plus maintenant en 2011, vise à promouvoir des quartiers durables caractérisés notamment par :

- une gestion durable de l’eau

- un traitement optimum des déchets ;

- une biodiversité urbaine ;

- l’utilisation de modes de transports « doux » (tramway, vélo...) ;

- la production locale d’énergies renouvelables ;

- des formes urbaines denses ;

- un recours à l’éco-construction et en particulier l’utilisation d’éco-matériaux ;

- une mixité sociale et fonctionnelle.

 

Avec sa nouvelle grille Eco Quartier 2011, un projet s’articule autour des quatre dimensions :

- cadre de vie et usages

- développement territorial

- préservation des ressources et adaptation au changement climatique

- démarche et processus

 

Il est clairement exprimé que la conception même des Eco Quartiers, doit tendre à une gouvernance participative avec les habitants ou futurs habitants et à un pilotage du projet exemplaire qui s’appuie notamment sur un portage politique fort, ainsi que sur un montage financier et juridique fiable, avec des procédures solides.

Cette démarche est attendue dans le cadre de la conception de projets nouveaux, ainsi que de projets de transformation de quartiers existants. C’est bien ce dernier cas de figure qui intéresse l’aménagement des Bas-Heurts et du Clos d’Ambert, à Noisy-le-Grand. Par contre, tout le monde aura bien remarqué que dans cette commune, après toute une série de condamnation devant différents Tribunaux Administratifs de Cergy Pontoise et de Montreuil, le montage juridique fiable des dossiers n’est pas son domaine d’excellence ! Mais finalement, peut être que Noisy-le-Grand ne veut tout simplement pas, ou ne peut pas concourir pour « le grand prix national Eco-Quartier 2011 » !

Ceci dit, et cela  nous a bien été confirmé par le Ministère, l’association des riverains et habitants d’un projet est considérée comme essentielle à la réussite d’un Eco-Quartier. Les experts qui analyseront les dossiers porteront une attention particulière à cette condition.

 

 

Huit projets Eco-Quartiers lancés en Île-de-France

 

Il s’agit d’un enjeu national, décliné à l’échelle régionale et locale. Le 3 mars 2009, le Préfet de la Région Ile-de-France, a officialisé le lancement des huit premiers contrats-cadres d'Eco-Quartiers Franciliens. Ces projets ont été signés par l’Etat, les aménageurs et les collectivités. Ces huit projets s'inscrit officiellement dans le cadre du Grenelle de l’Environnement et du contrat de projets 2007-2013 partagé par l’Etat et la Région Île-de-France.

En effet, le Grand Projet 3 du Contrat de Projet Etat-Région est assorti d’une enveloppe de 184 millions d’euros destinée à accompagner les 6 territoires d’intérêt régional ou national, dont Marne-la-Vallée avec ses 11 projets d’Eco-Quartiers.

 

Photo 2 - 11 projets d-Eco Quartiers de Marne-la-Vall-e[1]

 

 

A ce jour, trois projets verront le jour en Seine-et-Marne : l'Eco-Quartier du Sycomore à Bussy-Saint-Georges, et les Frênes à Montévrain situés sur le territoire de Marne-la-Vallée, avec Epamarne comme aménageur, et celui de Foch-Roosevelt à Meaux. Deux autres projets : l'Ile Saint Denis et les Docks de Saint Ouen sont en Seine-Saint-Denis. Les trois derniers se trouvant dans les Yvelines et le Val d’Oise.

Ces nouveaux quartiers concerneront des opérations d’au moins 1000 logements. L’Etat pourra s’engager à hauteur de 10 millions d’euros par Eco-Quartier. Pour chacun de ces projets, la constitution ou le renforcement des moyens de transports doux sont au cœur des préoccupations ainsi que la performance énergétique des logements. « Pour la Région, ces Eco-Quartiers seraient une opportunité de renforcer l’attractivité économique en proposant des emplois et un cadre de vie attrayant susceptibles de favoriser l’implantation de nouvelles activités » ?

 

 

Quelques exemples :

 

Eco-Quartier du Sycomore, à Bussy-Saint-Georges (77)

 

L’Eco-quartier du Sycomore prévoit 3 000 logements dont 30% de logements sociaux répartis sur 120 hectares (25 log/ha), comprenant un Parc Urbain de 12 ha entourant la ferme du Génitoy. Il prendra place entre le RER A au Nord, l’avenue de l’Europe et le Parc d’activités Gustave Eiffel au Sud, la plaine de Jossigny à l’Est et la limite de la ZAC du centre ville à l’Ouest. Les 10.000 habitants (84 hab/ha) qui y logeront, bénéficieront de commerces de proximités, de bureaux, d’un groupe scolaire, d’un centre de loisir, d’une crèche, d’un espace culturel et d’un stade d’athlétisme couvert

 

Eco-Quartier des Frênes, à Montévrain (77)

 

L’Eco-Quartier des Frênes est situé au Sud de Montévrain dont il occupe 28% du territoire. Il s’étend sur 153 hectares, prévoit 3300 logements (22 log/ha) réalisés autour d’un parc urbain de 21 hectares. Les 11000 habitants (72 hab/ha) qui y logeront bénéficieront de commerces, de bureaux, d’un gymnase, d’une crèche, de groupes scolaires, d’un collège, d’un lycée et d’équipements de loisirs. Il s’insère entre le Bourg Briard traditionnel au Nord et le quartier de la Gare au Sud, dans la continuité du Centre Urbain du Val d’Europe. Il reliera également Montévrain à Chanteloup-en-Brie et Chessy.

En conclusion, lorsque nous comparons ces deux Eco-Quartiers qui sortent de terre actuellement, avec les hypothétiques programmes du Clos aux Biches et du Clos d’Ambert à Noisy-le-Grand, avec 170 log/ha et 460 hab/ha, nous restons dubitatifs et sommes bien dans l’obligation de constater qu’il n’existe aucune cohérence territoriale dans les projets de Marne-la-Vallée. Aussi, nous comprenons encore mieux le désaccord qu’il peut exister entre l’aménageur Epamarne avec Maille Horizon, et la commune de Noisy-le-Grand. Rappelons pour la petite histoire, qu’à un certain moment le programme d’aménagement d’Epamarne sur le Clos d’Ambert, était de 650 pavillons. Aujourd’hui c’est 1200 logements, uniquement pour que la ville puisse engranger 10 millions d’euros de subventions.

Par ailleurs, nous entendons parler inlassablement de densification des territoires, de combat contre la périurbanisation et de la préservation des terres agricoles fertiles (ici les meilleures de Seine-et-Marne)…mais de qui se moque-t-on ?

Chacune dans son coin, les collectivités locales raisonnent à leur échelle, sans jamais être en mesure de se coordonner avec le voisin afin d’assurer les conséquences de leurs choix d’aménagement à l’échelle de Marne-la-Vallée. Comprenne qui pourra, mais cette politique d’aménagement, par manque de maîtrise des sols et par manque de vision est pour le commun des mortels totalement incohérente. Eco-Quartier ou pas,  on densifie dangereusement à Noisy-le-Grand, et on se déploie outrageusement sur les meilleures terres fertiles de Seine-et-Marne, à 15 km de là…

Selon nous, un Eco-Quartier devrait promouvoir une densité cohérente et acceptable avec le territoire dans lequel il s’inscrit. Comme le préconise le projet de SDRIF 2008, une densification de 80 à 100 log/ha pourrait sans doute être un bon positionnement.

 

Contribution bibliographique : http://www.developpement-durable.gouv.fr – rubrique : Eco-Quartier.

 

 

  

 

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Mardi 15 février 2011 2 15 /02 /Fév /2011 00:13

 

LE VRAI – FAUX PROBLEME DU FONCIER EN ILE-DE-FRANCE

 

 

 Foncier-Photo 1[1]

 

 

Dans le cadre de la consultation internationale sur le Grand Paris lancée en 2008 sous l’égide du Ministère de la Culture, l’équipe de l’architecte Yves LION, avait produit un rapport que l’on peut consulter sur http://www.legrandparis.culture.gouv.fr/actualitedetail/82

 

Ce rapport indique que le déficit dans l’offre de logements ainsi que la montée des prix s’expliquent en grande partie par le comportement trop émietté des différents acteurs qui induit des comportements de rétention foncière. Donc :

 

Cessons de dire que le foncier est rare : c’est inexact !

 

Disons plutôt que les acteurs, à plusieurs niveaux, ont intérêt à le faire rare. Le territoire francilien est trop souvent maintenu en réserve par les aménageurs, dont la logique est de vendre les terrains petit à petit. Cette logique est corrélée à leur appréhension de se conforter à des calendriers qui dépassent les cinq ans imposés par les calendriers électoraux. Il faudrait accepter que la durée du cycle immobilier soit de 10 -12 ans.

 

La rétention de l’offre foncière ne vient pas seulement des professionnels, mais aussi du système institutionnel. Pour débloquer cette situation, il faudrait libérer du foncier un peu partout en même temps, et ne plus se cantonner à une logique du type : « …..on commence ici et quand on aura fini, on ira là-bas ».

 

Cessons de penser que c’est parce qu’il est rare que le foncier est cher !

 

Le foncier n’est pas rare. Le prix payé pour le foncier est autant celui de sa proximité des bassins d’emplois trop concentrés que celui du terrain lui-même. En réalité, à défaut de faire des kilomètres entre domicile et travail, les habitants de la métropole parisienne acceptent que, proportionnellement, foncier et logement soient plus chers.

 

Il ne suffit pas de densifier et de desservir pour enrayer la périurbanisation !

 

Les collectivités locales raisonnent à leur échelle, sans jamais être en mesure d’assurer les conséquences de leurs choix d’aménagement à l’échelle métropolitaine (voir notre billet du 21/12/2010: Y-a-t-il un devoir d’intercommunalité à Noisy-le-Grand ?). 

Utilisé seul, l’argument de la densification ne suffira pas pour combattre la périurbanisation qui en réalité est un résultat du fonctionnement du marché. Quand bien même nous construirions assez de logements, les prix immobiliers resteront élevés et les trajets impossibles. L’équipe d’Yves Lion suggère que la régulation à concevoir concernerait les droits du sol, mais tout autant les conditions de mobilité, ou la répartition des emplois par rapport aux logements.

 

Alors, puisque le foncier n’est pas rare, pourquoi Michel Pajon souhaiterait raser le quartier des Bas Heurts ? Dans le cadre du débat public sur le Grand Paris, la question  fut posée.

 

Veuillez trouver ci après un extrait de la réponse de François LEBOND, Président de la Commission particulière du débat public : « En l’absence de Contrat de Développement Territorial (CDT), la Société du Grand Paris pourra conduire des opérations d’aménagement en consultant l’avis des communes, dans un périmètre de 400 mètres autour des Gares. Il ne s’agit nullement de réaliser des opérations d’aménagement «  en rasant des quartiers pavillonnaires entiers »  En effet, l’une des principales difficultés pour la création des 70 000 logements / an nécessaire pour répondre aux besoins des franciliens, est la difficulté de mobiliser les terrains urbains mutables existants : grandes friches industrielles, sites ferroviaires, parkings de surfaces, décharges, friches urbaines, etc…

 

Dans le cadre de la consultation sur le Grand Paris, les Ateliers LION ont produit une carte du foncier disponible en Ile-de-France ; (voir sur le site : http://www. legrandparis.culture.gouv.fr/actualitedetail/82), page 95.

 

Cette carte montre que la surface de terrains mutables en milieu urbain représente deux fois la surface de Paris intra muros. Lors de la réunion de Champs-sur-Marne du 03 décembre 2010, il a été souligné que le fait de mobiliser une partie de ces terrains permettra de répondre à la demande annuelle en logements de la métropole, sans avoir à consommer de nouveaux terrains agricoles »

 

Manifestement, il est encore une fois démontré que le Maire de Noisy-le-Grand ne dispose pas des bons indicateurs, ou bien il en pratique une mauvaise lecture. Par ailleurs, que voulait dire Yves LAFFOUCRIERE, Directeur du bailleur 3F, dans son interview du Figaro le 28 décembre dernier, à savoir : « Le principal obstacle à la construction de logements sociaux n’est pas le manque de foncier en soi ; c’est le manque de foncier aménagé. Avec son modèle économique, 3F pourrait doubler ses mises en chantier en Ile-de-France pour passer de 3000 à 6000 logements / an, si l’aménagement des terrains actuellement disponibles étaient effectué».

 

Alors que le bailleur 3F est un partenaire de la commune de premier rang à Noisy-le-Grand, que doit-on entendre par « le modèle économique » du bailleur 3F ? Faut-il développer  le modèle provocant de Michel Pajon appliqué sur la ville et tout particulièrement  aux  Bas Heurts, avec préemptions, « tabula rasa » au bulldozer et demain si possible expropriations sans état d’âme comme il dit régulièrement, pour bien nettoyer la prairie, puisque 3F ne souhaite pas s’enquiquiner  avec les « dents creuses » ?

 

Dans l’affirmative, non merci Monsieur LAFFOUCRIERE, dirigez-vous sur Mennecy et Marne-la-Coquette, comme vous le dites si bien dans l’article en question.

 

Il est évident que  la méthode agressive de la commune de Noisy-le-Grand sur le quartier des Bas Heurts est détestable, puisque le foncier n’est pas rare, pour édifier des logements, des bureaux ou des Eco-Quartiers. L’ADIHBH-V le dénonce inlassablement. Citons pour mémoire :

 

Foncier-Photo 2[1] 

-       Dans le Parisien du 13 novembre 2009, Françis DUBRAC estimait à 1 500 000 m² mutables, la surface des friches industrielles restant à aménager en Seine-Saint-Denis,

 

-       Dans le rapport de Pierre POMMELET, rédigé à la demande du ministre Gilles de ROBIEN en 2003, il est précisé que les actifs fonciers du Ministère de l’Equipement à vocation d’habitat sont en Seine-Saint-Denis, à court terme de 896 000 m² et à long terme de 2 543 000 m².

 

Il est même précisé que compte tenu de la politique foncière à long terme menée dans le secteur des villes nouvelles, il n’y a pas encore de problèmes fonciers difficiles. La production de logements à Marne-la-Vallée se situe à un bon niveau, avec environ 2000 logements / an.

 

-       Dans son rapport, les Ateliers LION souhaitent doubler la capacité des villes nouvelles. Il est dit que pour Marne-la-Vallée, compte tenu du dynamisme actuel du développement à l’Est de son territoire (secteurs 3 et 4), sont envisageables plusieurs scénarios qui porteraient la population de 265 000 à 465 000 habitants. Aujourd’hui, si nous réservons 2840 ha à l’agriculture biologique pour subvenir aux besoins de  500 000 personnes, il reste 1720 ha disponibles pour étendre les zones urbaines et accueillir 100 000 habitants (58 hab/ha). Les 100 000 autres nouveaux habitants venant en densification de l’existant.

 

-       Epamarne signale que le territoire de Marne-la-Vallée s’étend sur 15215 ha, pour une population en 2009 de 282 000 habitants (18,5 hab/ha). Demain, l’objectif serait de 500 000 habitants (33 hab/ha) [1].

 

-       Alors que Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au logement, annonçait en janvier dernier le lancement d’un second appel à projets Eco-Quartier pour 2011, soutenus dans le cadre du contrat de projets 2007-2013 partagé par l’Etat et la Région Ile-de-France, Bussy-Saint-Georges a été retenu avec son Eco-quartier du Sycomore.  Il prévoit 3 000 logements dont 30% de logements sociaux répartis sur 120 hectares (25 log/ha), comprenant un parc urbain de 12 ha entourant la ferme du Génitoy. Les 10.000 habitants qui y logeront (84 hab/ha), bénéficieront de commerces de proximité, de bureaux, d’un espace culturel, d’un stade d’athlétisme couvert.

Tous ces exemples accréditent la thèse que le foncier n’est pas rare pour atteindre l’objectif des 70 000 log/an, sans pour autant affamer demain la population d’Ile-de-France et raser des quartiers pavillonnaires historiques. Au mieux, le SDRIF envisage 100 log/ha, soit 300 ha/ha, sachant que la densité moyenne de Paris intramuros est de 200 hab/ha. Nous avons bien la preuve que la densification envisagée par la commune sur les Bas Heurts, le Clos d’Ambert ou Gournay-Cossonneau, avec 170 log/ha et 460 hab/ha est déraisonnable et dénué de tout fondement sérieux.

 

Autre solution : Varier les typologies, en favorisant la densification des quartiers pavillonnaires!

 

L’évolution des modes de vie et le vieillissement de la population impliquent de repenser les manières d’habiter. La structure familiale évolue, en six ans, selon le Groupe Descartes, le nombre des familles monoparentales Franciliennes a augmenté de 11,5%. C’est la catégorie de famille qui s’est le plus développée à cause, entre autre, des divorces et des séparations de plus en plus fréquents. En 2005, 420 000 familles monoparentales vivent en Ile de France. Cela représente 8,4% des ménages contre 7,3% en province. Ces familles vivent avec 1,6 enfant en moyenne.

 

Faut-il pour autant entasser ces familles dans des cités collectives ? A l’heure où les personnes âgées vivent le plus souvent seules, faut-il les envoyer en maisons de retraites comme nous l’avons entendu préconiser en septembre 2004, sur les Bas Heurts, alors que 3 Français sur 4 aspirent à la maison individuelle avec un petit bout de jardin.

 

La crise du logement n’étant pas encore résolue, et alors que la crise financière risque de rendre plus difficile la construction et l’accession à la propriété, il est temps d’autoriser chaque propriétaire d’un pavillon de la banlieue Parisienne à construire quelques dizaines de m² supplémentaires, plutôt que de les expulser pour soit disant faire de la réserve foncière, pour le plus grand bonheur de la promotion immobilière.

 

Il est grand temps de repenser les moyens de créer des solidarités temporaires familiales, par le biais de surfaces habitables supplémentaires d’appoint. En fait, construire des chambres d’hôtes pour permettre aux familles d’accueillir temporairement et à moindre frais un parent âgé  ou un enfant isolé dans le besoin, après un accident de la vie. Les deux photos ci-après empruntées au rapport du Groupe Descartes illustrent ces propos [2].

LIONS - Photo 3[1] LIONS - Photo 4[1]

N’oublions pas qu’historiquement, une partie de Paris et de sa banlieue s’est construite par densification progressive de lotissements. La construction d’habitat en « barres collectives » dans les années 1970, même si cela était une nécessité du moment, fut une erreur architecturale. Aujourd’hui nous le payons très cher, dans le cadre de  la réhabilitation ANRU. Si à Noisy-le-Grand nous poursuivons dans cette direction, nous préparons les réhabilitations de nos enfants en 2050.

_____

 

 

[1]- Dans ce scénario de 500 000 habitants, nous ne voulons même envisager les incidences néfastes sur le trafic du RER A. En dépit d’une modernisation du réseau par le STIF, avec de nouvelles rames à double étage, il est évident que dans l’attente de la mise en service du Super-métro automatique programmée en 2025, cette ligne du RER A sera toujours l’objet de dysfonctionnements et d’insatisfactions récurrentes des usagers, pour ne pas dire plus….Mais d’après le 1er Adjoint au Maire de Noisy-le-Grand, lorsque nous évoquions cette funeste hypothèse en réunion publique le 24 janvier dernier, nous étions défaitistes ? Selon lui, l’arrivée du Trans-Val-de-Marne (TVM), à la nouvelle Gare Multimodale de Noisy-Mont-d’Est, sera demain la « potion miracle », réparatrice de tous les maux ! Triste prédication, mais heureusement chez les élus optimistes, l’espoir fait vivre.

 

[2]- Photos empruntées au Rapport des Ateliers LION, pages 121 et 122.

 

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Dimanche 6 février 2011 7 06 /02 /Fév /2011 20:03

 

 

 

 

ROUEN, RECIT D’UNE

CONDAMNATION

 

 

ROUEN -Photo-1[1] 

 

 

Visite du Palais de Justice de Rouen

 

Si vous avez un jour l’opportunité d’être convoqué à ROUEN, pour une audience en correctionnelle, profitez-en pour visiter ce joyau de l’architecture gothique. Moi j’y suis retourné quatre fois !

 

Ce monument est le plus beau de tous ceux qui sont affectés en France au service des tribunaux. Il fut bâti en 1499. Sa façade, exposée au midi, a 65 m de développement, et offre ce qu'on peut imaginer de plus riche et de plus délicat dans l'ornementation. L'élégante tourelle octogonale qui occupe le milieu, les piliers angulaires que recouvrent de la base au sommet les dais et les statues, les fines sculptures dont sont entourées les fenêtres, la série d'arcades qui forment galerie sur toute la longueur de l'entablement, les belles lucarnes percées à la base du toit, tout est d'un excellent goût.

A l'intérieur, l'ancienne grande chambre du parlement, où siège aujourd'hui la Cour d'assises, est une merveille: le plafond, à compartiments et caissons, décoré de rosaces et d'ornements en bronze doré, est d'un bois de chêne que le temps a rendu couleur d'ébène; un Christ en croix, qu'accompagnent les statues de la Justice et de la Force, est placé à l'extrémité de la salle, au-dessus des siéger de la Cour. 

Le Palais de Justice a deux ailes en saillie vers le midi à ses extrémités : toutes deux sont flanquées à leurs angles de tourelles octogonales qui contiennent des escaliers. Celle de l'Ouest, antérieure au corps principal, date de 1493, et fut construite pour servir de lieu de réunion aux marchands. Le rez-de-chaussée en est occupé par la Conciergerie et les prisons.   

Un vaste escalier extérieur donne accès au premier étage, en grande partie formé par la Salle des Procureurs dans laquelle plaidait Corneille en tant qu'avocat. Cette salle, qui fait l'admiration des architectes, et sa voûte immense de charpente, en forme de carène de navire renversée, n'est soutenue par aucun pilier.

Toutefois, si ce Tribunal est une merveille en son genre, lorsque vous êtes dans la salle d’audience en tant que prévenu, après le délibéré, il n’est pas interdit d’avoir une autre perception des lieux !

 

 

 

 

ROUEN Photo -2[1]

 

 

Chronologie d’une condamnation

 

 

Après deux jugements à Paris ou il avait été débouté, Michel Pajon, Député - Maire de Noisy-le-Grand (93), déposait un Pourvoi en Cassation le 30 janvier 2009. Par arrêt en date du 16 février 2010, la Chambre Criminelle de la Cour de Cassation a cassé l’arrêt de la Cour d’Appel de Paris qui avait débouté Michel Pajon et renvoyé la cause et les parties devant la Cour d’Appel de Rouen.

 

Finalement, par arrêt en date du 10 novembre 2010, la Cour d’Appel de Rouen infirme le jugement de la Cour d’Appel de Paris du 28 janvier 2009 et déclare Alain Cassé seul, entièrement responsable du préjudice subi par la partie civile.

 

 

 

Publication du jugement

 

 

La Cour d’Appel statuant publiquement et contradictoirement :

 

  • Infirme le jugement entrepris en sa partie déférée et statuant à nouveau,
  • Dit établis à l’encontre de Alain Cassé les faits de diffamation publique envers un citoyen chargé d’un service ou d’un mandat public en la personne de Michel Pajon, pour avoir publié le 7 février 2007, sur le site internet de l’Association de Défense des Intérêts des Habitants des Bas-Heurts-La-Varenne, le texte incriminé par la citation,
  • Déclare Alain Cassé, seul entièrement responsable du préjudice subi par la partie civile,
  • Condamne Alain Cassé, à payer à Michel Pajon, la somme de 2000 € à titre de dommages intérêts,
  • Ordonne à Alain Cassé, de faire publier sur le site internet http://noisy-les-bas-heurts.over-blog.com de l’Association de Défense des Intérêts des Habitants des Bas-Heurts-La-Varenne, l’intégralité du présent arrêt, dans le délai d’un mois à compter de son prononcé, et ce pendant 30 jours,
  • Condamne Alain Cassé à payer à Michel Pajon, la somme de 1000 € sur le fondement de l’article 475-1 du Code de procédure pénale,
  • Déboute les parties de leurs autres demandes.

 

L’intégralité du jugement est accessible en cliquant sur :« Cour d’Appel de ROUEN-Arrêt n° 10/00474 du 10 novembre 2010 » 

 

Alain Cassé indique que cette décision rendue par la Cour d’Appel de ROUEN, fait l’objet d’un Pourvoi en Cassation, qui est actuellement pendant.

 

______

 

 

 

 

 

 

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Dimanche 23 janvier 2011 7 23 /01 /Jan /2011 18:07

 

P.L.U. ANNULÉ !

P.L.U. ENCORE !

P.L.U. TOUJOURS !

OU EN SOMMES NOUS A NOISY-LE-GRAND ?

  developpement-durable-A[1] 

 

 

 

 

Le nouveau Plan Local d’Urbanisme (PLU), devrait être adopté en fin d’année, s’il n’y a pas de contre temps. En effet, ce document municipal doit être conforme au SDRIF, document de norme supérieure. A ce jour,  il existe un profond désaccord entre la Région Ile de France et l’Etat. Le projet du SDRIF version 2008 n’est pas encore adopté et n’est donc pas opposable puisqu’il a été retoqué par le Conseil d’Etat. Le Maire ne parle jamais de cette éventualité qui pourrait retarder la mise en application du PLU de Noisy-le-Grand.

 

Réglementairement, le 16 décembre 2010, le Conseil Municipal aurait débattu du Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) ? En fait, dans la réalité, lorsque nous relisons notre article précédant, nous savons que les élus n’ont débattu de rien du tout.

 

Ceci dit, un jour viendra où ce PLU précisera les grands principes qui guideront l’action municipale dans les 15 prochaines années en matière d’urbanisme, de logement, de transport et de cadre de vie, mais aussi fixera les règles de construction applicables aux particuliers.

 

Sur ces multiples aspects, les Noiséens doivent et peuvent encore donner leurs avis et suggestions lors des quatre prochaines réunions publiques, soit :

 

  • · Lundi 24 janvier à la salle des Abeilles, 19h-21h,
  • · Mardi 25 janvier à la mairie annexe des Richardets, 19h-21h,
  • · Mercredi 26 janvier au gymnase du clos de l’Arche, 19h-21h,
  • · Lundi 31 janvier au gymnase Louison Bobet. 19h-21h.

 

De plus, une exposition évolutive sur le PLU est visible àla Villa Cathala jusqu’au 29 janvier 2011.

 

 

Puisqu’il faut faire part de nos remarques, de nos avis, voire de nos critiques, allons-y :

 

 

  • Les bureaux : Noisy-le-Grand n’a pas créé d’emplois entre 2006 et 2010 (voir les documents des PLU), nous le regrettons, mais c’est un constat indiscutable. Alors pour quel dynamisme, pourquoi encore envisager 500 000 m² de bureaux sur Maille Horizon, sachant que DTZ Property Time IDF mentionne dans son analyse du quatrième trimestre 2010 :

 

-       l’année 2010 s’achève sur une demande placée en retrait de 6% en un an,

-       la baisse d’activité est plus marquée sur les secteurs de St-Quentin-en-Yvelines et Marne-la-Vallée avec respectivement - 30% et - 32%,

-       l’offre immédiatement disponible ne cesse de croître, atteignant 1,2 million de m² fin 2010 (+8% en un an),

-       les livraisons de surfaces tertiaires vont connaître un coup d’arrêt avec seulement 140.000 m2 attendus sur les 24 mois à venir, contre près de 600.000 m2 livrés en 2009 et 2010.

-       Etc…. etc….

 

Que faisons-nous des 25.000 m2 de bureaux de secondes mains qui sont vides ?

 

Avis de l’ADIHBH-V : Noisy-le-Grand ne sera jamais La Défense. Vouloir terminer la Ville nouvelle avec 1 000 000 m² de bureaux (objectif de 1970), est aujourd’hui une vue de l’esprit totalement utopique. Par contre, obliger les investisseurs qui possèdent des bureaux vides de secondes mains à les remettre aux normes, oui. Dans ce cadre, nous connaissons une « succès story », au 14 place Georges Pompidou, à l’initiative d’un investisseur privé, dans l’ancien immeuble de la Poste (5000 m² de SHON), avec la création de dizaines  d’emplois.

 

  • · Le Grand Projet Ouest : Les réserves foncières des secteurs Maille Horizon et des Bas Heurts constituent une opportunité pour développer ce Grand Projet Ouest. Jusqu'à ce jour, les projets conjoints de la Municipalité pour les Bas Heurts et de l’aménageur Epamarne pour Maille Horizon, s’inscrivent  historiquement dans la démarche du zoning fonctionnel  et territorial, non solidaires.

 

A chaque zone  correspond une seule fonction urbaine bien délimitée : tous les logements d’un coté, tous les bureaux de l’autre…Une zone dortoir d’un coté, une zone travail de l’autre. Cette urbanisation, si elle s’affirmait dans ce nouveau PLU,  serait la négation du concept de la diversité des fonctions urbaines et le principe de mixité sociale dans l’habitat qui doivent être « géographiquement équilibrés » entre emploi, habitat, commerces et services

 

Ceci est tellement vrai, que le Programme Pluriannuel d’Interventions 2007-2013 de l’Etablissement Foncier d’Ile-de-France  mentionne :

 

« L’équilibre habitat /emploi étant un objectif, l’EPF s’attachera à favoriser sur les grandes emprises dédiées à l’habitat, l’accueil d’activité compatibles avec un environnement résidentiel. Ainsi, nous nous adapterons aux activités du 21ème siècle, mêlant production industrielle sans nuisances pour le voisinage, tertiaire, services, etc…Ce que l’on pourrait appeler « Pépinière d’activité dense ».

 

Avis de l’ADIHBH-V : Oui pour éradiquer le zoning et créer un Grand Projet Ouest avec une mixité urbaine et fonctionnelle (bureaux, logements, commerces), intégrant les Bas Heurts avec une densification de 100 logements / ha, comme le préconise le projet de SDRIF. Oui, à une urbanisation raisonnable des Bas Heurts, sans expropriations, avec une typologie d’habitat diversifié ; y compris avec des logements sociaux.

 

  • Environnement sur les Bas Heurts : Contrairement aux propos de la commune, les différentes annulations de la ZAC dite du « Clos aux Biches », et du Plan Local d’Urbanisme, par le tribunal administratif de Cergy Pontoise, ne l’ont pas été pour des motifs de forme, mais bel et bien pour des problèmes de fond. En effet, pour mémoire:

-       d’une part l’Etude d’Impact jointe au dossier de création de la ZAC du Clos aux Biches (1500 logements) ne comportait pas l’exposé des mesures envisagées pour supprimer, réduire ou compenser les conséquences dommageables du projet de ZAC résultant de l’augmentation du trafic automobile.

-       d’autre part le rapport de présentation du PLU ne contenait aucune analyse de l’incidence du projet de 1500 logements du « Clos aux Biches », sur la gestion des transports ou sur les risques de nuisances générées par ce projet.

 

Avis de l’ADIHBH-V : Nous demandons aujourd’hui à la commune quelles sont les mesures compensatoires envisagées pour éliminer les effets néfastes de cette sur-densification sur le quartier des Bas Heurts, afin d’appliquer la Loi du 12 juillet portant engagement national pour l’environnement (Grenelle 2).Aucune action corrective serait une nouvelle provocation.

 

  • Le Foncier : Pourquoi raser le quartier des Bas Heurts pour construire des logements ? Dans le cadre de la consultation sur le Grand Paris, les ateliers LION montrent que la surface de terrains mutables (grandes friches industrielles, sites ferroviaires, friches,….) en milieu urbain représente deux fois la surface de Paris intra muros. Lors de la réunion de Champs-sur-Marne du 03 décembre 2010, il a été souligné que le fait de mobiliser une partie de ces terrains mutables permettra de répondre à la demande annuelle en logements de la métropole (60 000 / 70 000 logements), sans avoir à consommer de nouveaux terrains agricoles. En outre, il a été mentionné en réponse à une question écrite par la Société du Grand Paris, que l’on pourra conduire des opérations d’aménagement autour des gares en consultant l’avis des communes, sans raser des quartiers pavillonnaires entiers. Alors Monsieur le Maire, il est indiqué que nous pourrions faire autrement !

 

Avis de l’ADIHBH-V : Cessons de dire que le foncier est rare pour construire des logements, c’est faux. Les collectivités locales raisonnent à leur échelle uniquement dans leur propre intérêt, en justifiant d’un pseudo intérêt général. Pensons intercommunalité, et édifions du vrai logement social éligible au PLAI, et non au PLS comme c’est trop souvent le cas, et inaccessible aux plus  défavorisés.

 

  • L’urbanisation : La population de Noisy-le-Grand croît normalement d’environ 0,9%/an depuis plusieurs années. Alors pourquoi vouloir précipitamment densifier à hauteur de 7075 logements (20 000 habitants) d’ici 2013, ce qui détériorera la qualité de vie de milliers de Noiséens, avec des impacts sur la circulation, le stationnement et les risques évidents d’incivilité que nous connaissons dans les grandes cités, ou autre. Tout simplement pour deux raisons qui ne sont jamais évoquées objectivement par la commune:

 

-       afin que Noisy-le-Grand puisse collecter les subventions de l’Etat. Rappelons-nous le contrat Etat/Région 2007-2013 qui alloue 10 millions d’euros par éco-quartier de 1000 logements, ici Clos aux Biches et Clos d’Ambert,

-       améliorer les ressources fiscales de la ville : dotation de l’Etat, taxe d’habitation, taxe foncière, droit de mutation à titre onéreux, taxe d’assainissement, (raccordement aux égouts), taxe additionnelle EDF, etc….

 

Avis de l’ADIHBH-V : Le flux migratoire de Noisy-le-Grand était de -4,7% en 2009, le Maire peut-il nous dire pourquoi ? Sachant que le thème : « je crée des emplois, donc il me faut des logements » est erronée, que reste-t-il ? Le fric et encore le fric…..

 

 

  • Les transports en commun : l’équipe d’Yves LION suggère de doubler la densification de Marne-la-Vallée. Epamarne dit : « pour survenir aux besoins en fruits et légumes de 500 000 habitants, il faut 2840 ha d’agriculture. Marne-la-Vallée dispose de 4560 ha de terre agricole. Il reste donc 1720 ha disponibles pour étendre les zones urbaines et accueillir 100 000 habitants (58 log/ha). Les 100 000 autres habitants viennent en densification de l’existant ».

 

En 2025 peut être, le réseau du Grand Paris sera opérationnel, à ce moment là nous aviserons. Mais en ce moment les utilisateurs du RER A n’en peuvent plus, le réseau est totalement asphyxié, pitié.

 

Avis de l’ADIHBH-V : Inversons les procédures, créons d’abord un nouveau réseau et de nouvelles gares, et ensuite nous densifierons raisonnablement autour des gares. Toutefois il est aussi indispensable d’améliorer rapidement les lignes actuelles.

 

  • Le Bois Saint Martin: Le Maire applique la méthode Coué, mais selon nous cette affaire est loin d’être gagnée, car plusieurs recours juridiques sont déposés devant le Tribunal Administratif de Montreuil.

 

Le Bois Saint-Martin [1] a bénéficié depuis deux siècles d’une gestion des boisements et des milieux, d’abord par l’exploitation fermière et forestière, puis par un Plan Simple de Gestion approuvé par l’administration forestière et renouvelé jusqu’en 2020, assorti d’une gestion écologique destinée à la préservation des milieux naturels précieux qu’il comporte et qui sont aussi protégés par un Arrêté de Protection de Biotope, instauré par l’Etat, depuis 2006. C’est un réservoir de biodiversité pour les autres espaces « naturels » voisins ( Bois de Célie, Forêt de Ferrière,…)

 

Les milieux naturels du Bois Saint-Martin, en particulier la prairie et les mares, constituent donc une richesse naturaliste dont la préservation est nécessaire, L’ouverture au public doit être organisée, canalisée et mesurée. Bien des voix s’élèvent pour affirmer que l’ouverture au public doit être immédiate et totale. Ce serait condamner la biodiversité actuelle (voir le parc forestier de Sevran et le bois des Yvris, contigu au Bois saint Martin).

 

Avis de l’ADIHBH-V : Qu’elle se fasse par les propriétaires actuels ou futurs, l’ouverture ne pourrait avoir lieu que sous forme de visites organisées et guidées, comme il a déjà été fait à plusieurs reprises. Une ouverture libre de quelques espaces de la périphérie immédiate, soigneusement choisis, pourrait-être envisagée.

 

Et encore beaucoup d’autres sujets peuvent être discutés : les crèches, les Equipements Publics, le stationnement, les zones Artisanales, l’emploi et la formation des jeunes dans les PMI / PME, les zones industrielles, l’utilisation et la sécurisation des vélos,….

Nous vous engageons à lire les très bons billets que l’on peut trouver sur

http://echosdenoisy.blogspot.com/

 

[1] – R.E.N.A.R.D : Maison de la Nature, 3 rue des Aulnes - Le Bois Briard - 77680 Roissy-en-Brie.

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Vendredi 3 décembre 2010 5 03 /12 /Déc /2010 23:19

 

 

RIONS JAUNE

UNE DERNIERE FOIS

 SUR FEU LA SOCAREN !

 

 

cv  

 

 

Suite à la création des Sociétés Locales Publiques d’Aménagement (SLP-A),  loi  n° 2010-559 du 29 mai 2010, certains auteurs contestataires, dont un haut fonctionnaire, montent au créneau, et donnent leur point de vue :

 

- Cette loi a pour objectif d’éliminer les procédures d’appel d’offres, de publicités et de mise en concurrence entre ces sociétés et les collectivités publiques qui en sont les actionnaires.

- le texte lui-même constitue un véritable appel au délit de favoritisme………. Le tout avec des fonds publics.

- La notion d’intérêt général étant particulièrement extensive, presque tous les services municipaux  pourront à terme être gérés  sur la base du code du commerce. Ils s’exempteront ainsi des contrôles réguliers des Chambres Régionales des Comptes, des règles de   passation des marchés……

 

- Exonérées des règles strictes et des contrôles  de la gestion publique, mais aussi de la pression de la concurrence, ………….

 

- Loin de nous l’idée de donner dans la démagogie anti-élus. Mais pour que la démocratie soit respectée, il faut une classe politique au-dessus de tout soupçon. Il n’est pas certain que son image, déjà bien altérée,  s’améliore avec un système qui accroîtra son pouvoir discrétionnaire, jugé déjà excessif……….

 

Manifestement, le réquisitoire n’est pas anodin ! Mais que se passait-il au travers des Sociétés d’Economie Mixtes (SEM) ? Prenons le temps de nous retourner sur la SOCAREN, Société d’Economie Mixte de Noisy-le-Grand, crée en février 1986. Cette SEM fut l’objet de contrôles réguliers de la Chambre Régionale des Comptes d’Ile de France, dont le dernier  rapport  diffusé le 15 janvier 2010 mentionne :

 

Une SEM sans personnel, choisie comme aménageur :

(cliquer sur : Rapport de la CRC)

 

La Commission d’Appel d’Offre n’a ainsi pu juger l’offre en toute transparence et connaissance de cause puisque la SEM, qui ne présentait de garanties de capacité que par l’intermédiaire de « ses moyens extérieurs », limités à un seul prestataire, n’est rien moins qu’une coquille vide.

- Il existe une dépendance entre le prestataire Jules Vernes Développement (JVD) et la SOCAREN, puisque la SOCAREN a une adresse autre que celle de son siège social, sis à l’hôtel de ville de Noisy-le-Grand, adresse identique à celle de JVD avec, de surcroît, les mêmes numéros de téléphone et fax.

 - Ce choix a également des conséquences en termes de contrôle de la collectivité sur la SEM. En effet, celui-ci sera d’autant plus ardu que le cocontractant aura sous-traité la totalité de l’objet de la convention. L’existence de l’écran que constitue cette société rend délicat le contrôle de la ZAC (NDAR : du « Clos aux Biches ») puisque la commune n’aura à faire qu’avec la SEM, conformément à l’article L. 1523-2 du CGCT. Il est nécessairement source de surcoûts en frais de structures et conduit, à plus d’un titre, à s’interroger sur l’intérêt pour la ville de recourir à l’intermédiation de la SEM plutôt que de contracter avec le prestataire.

 

 

Présentation du rapport 2009 de la SOCAREN sur le « Clos aux Biches »

 

Dans le cadre de la Convention Publique d’Aménagement (CPA) de l’opération d’aménagement du « Clos aux Biches », l’examen du Rapport Spécial, établi par la SOCAREN au titre de l’année 2009, fut examiné lors du conseil municipal du 22 juillet 2010.

 

Mais toujours perspicace et soucieux de croiser les informations, le Vrai Journal de Noisy-le-Grand a pris soin de se procurer le bilan  annuel déposé aux Greffes du Tribunal de Commerce de Bobigny le 21 juin 2010. La lecture comparative des deux documents est édifiante ; notre association s’interroge ! D’un côté, le rapport de gestion du Conseil d’Administration de la SOCAREN présenté à l’assemblée générale le 11 juin 2010 comporte le chapitre 4 intitulé « Evolution prévisible et perspective d’avenir ». De l’autre, dans le rapport de présentation au conseil municipal nous trouvons au chapitre 5-1 une « Note de conjoncture ».

 

La lecture de ces deux chapitres nous apporte sensiblement les mêmes informations sauf que, le dernier paragraphe a disparu dans la présentation du conseil municipal du 22 juillet dernier. A savoir :

 

« Dans le cadre d’un protocole portant sur la résiliation anticipée de la convention de prestation de service conclue le 16 juin 2005 entre la SOCAREN et Jules Verne Développement (JVD), la SOCAREN a versé le 15 mars 2010 à la société JVD la somme de 100 000 € HT, à titre d’indemnité de résiliation anticipée ». Pourquoi ? Surprenant…… mais par ignorance les membres du Conseil Municipal, déjà en vacances, ne pipent pas mots ! Encore en léthargie, alors que le Vrai Journal de Noisy-le-Grand avait soulevé le lièvre sur son blog le 12 septembre 2010, c’est toujours le silence au Conseil du 14 octobre dernier.

 

Sauf que, enfin,  lors du Conseil Municipal du 25 novembre, coup de théâtre, un élu du Groupe « Noisy Solidaire à Gauche vraiment », dans une déclaration relative à la création de la  SPL-A SOCAREN, fait rebondir le lièvre aux 100. 000 €.

 

La réponse de Monsieur le Maire restera dans les annales :

 

« Monsieur Dréan (Gérant de Jules Vernes Développement-JVD) avait un contrat. Il recevait au titre de ce contrat une « prime » (sic) sur les terrains qu’il achetait et qu’il vendait dans le cadre de la ZAC du « Clos aux Biches ». Dès lors ou c’est l’EPFIDF qui a décidé de porter les terrains à la place de la SOCAREN (ce qui nous arrangeait, puisque nous n’avions plus à avancer l’argent), Monsieur Dréan ne dégageait plus le profit en question. Et comme par ailleurs, les opérations étaient bloquées sur la ZAC du Clos aux Biches et sur la ZAC du Clos d’Ambert, Monsieur Dréan a subit un manque à gagner. C’est donc l’indemnisation de ce manque à gagner qui a été décidé par le Conseil d’Administration de verser à Monsieur Dréan, lors de son départ en retraite. Ce n’est pas un cadeau, cela a été négocié ».

 

Alors là, c’est très fort, sans vouloir faire de peine, nous pouvons  constater que le Gérant de JVD à démontré une grande expertise dans la signature de la convention entre SOCAREN et JVD le 16 juin 2005, puisqu’il devait dégager un profit contractuel (risque commercial zéro). Comme le laisse supposer  Michel Pajon, c’était « gagnant- gagnant ».

 

Effectivement, nous pouvons facilement démontrer ce postulat à la lecture du rapport d’activité 2009 de la SOCAREN, en examinant l’acquisition de la parcelle AW 637, 884 m², du 58 rue Pierre Brossolette. Soit :

 

-       DIA du vendeur du 17 mars 2009: 420.000 €

-       Avis de France Domaine du 24 avril 2009 : 420.000 €

-       Acquisition de la SOCAREN le 11 mai 2009 : 345.000 €

 

Donc, l’opération étant menée par JVD pour le compte de SOCAREN, Monsieur Dréan aurait touché une « prime » et la SOCAREN acquiert un pavillon pour un prix inférieur de 17,85% au prix évalué par France Domaine. C’est ce que Michel Pajon appelle une bonne affaire pour la SOCAREN, et donc pour la VILLE. Sauf que, dans l’histoire, le vendeur se retrouve floué (pour ne pas utiliser une autre appellation plus significative, mais qui fâche).

 

Autre précision utile, ce n’est pas l’EPFIDF qui a décidé de porter les terrains à la place de la SOCAREN. C’est Noisy-le-Grand qui a signé une convention avec cet Etablissement, dont Michel Pajon est l’un des Vice-présidents. Pourquoi ? Parce que l’EPFIDF avançait le financement, alors que la SOCAREN n’était financièrement pas au summum de sa forme, et ne subsistait qu’avec des crédits bancaires couverts à hauteur de 80%, et de conséquentes avances financières de la ville.

 

Voilà la réalité du moment ! Si le Vrai Journal de Noisy-le-Grand n’avait pas investigué en son temps, l’assemblée territoriale délibérante n’aurait jamais été informée. Et pourtant il s’agissait de l’argent des Noiséens. Avouez que c’est étrange, et que ce n’est pas rassurant.

 

Communication d’un document administratif ?

 

La convention SOCAREN – JVD étant vraisemblablement un modèle du genre, et toujours désireuse de documents faisant référence, l’ADIHBH-V a voulu se procurer cette convention le 21 octobre 2010. Malheureusement, le 26 novembre nous recevions une missive de Monsieur le Maire nous indiquant :

 

« Au regard des missions exercées dans le cadre de cette convention (SOCAREN-JVD), la SOCAREN n’est pas chargée d’un service public au sens des dispositions inscrites à l’article 1, de la loi n° 78-753 du 17 juillet 1978. Par suite, la convention de prestation que vous sollicitez ne revêt pas un caractère administratif, et ne peut donc être communiquée »

 

Fermer le banc, la messe est dite, l’Edile siffle la fin de la récréation.

En conclusion, comme le disait la Chambre Régionale des Comptes (CRC) en janvier dernier, la SOCAREN était une coquille vide. Ce choix de gestion municipale avait des conséquences en termes de contrôle de la collectivité territoriale sur la SOCAREN. Sachant que ce contrôle était d’autant plus ardu, que Jules Vernes Développement sous-traitait  la totalité des prestations.

Ainsi, l’existence de l’écran que constituait JVD aurait rendu délicat le contrôle de la gestion de la ZAC du « Clos aux Biches ». Et la CRC de rajouter : il est nécessairement source de surcoûts en frais de structures et conduit, à plus d’un titre, à s’interroger sur l’intérêt pour la ville de recourir à l’intermédiation de la SOCAREN plutôt que de contracter avec le prestataire. Nous en avons aujourd’hui une bien triste illustration.

Ceci dit, compte tenu demain de la pertinence des Sociétés Publiques Locales d’Aménagement dans les méthodes de contournement des règles du marché, sans débat démocratique, il se pourrait bien que finalement le passage de la SEM à la SPL-A de Noisy-le-Grand soit « bonnet blanc et blanc bonnet », comme disait un certain Jacques DUCLOS !

Si l’opacité d’hier n’était pas rassurante, les initiatives plus pragmatiques  de demain ne laisseront pas passer plus de lumière, qui pourrait éclairer les citoyens de cette ville.

_______

 

 

 

 

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Lundi 29 novembre 2010 1 29 /11 /Nov /2010 12:38

 

  

LA SOCAREN EST DEFUNTE,

VIVE LA SPL - SOCAREN !

 

 

 

Photo-1[1]

 

 

La commune de Noisy-le-Grand est heureuse de vous annoncer la naissance de sa nouvelle société d’aménagement SPL SOCAREN le Jeudi 25 novembre 2010, à 20h, en plein Conseil Municipal

 

 

Photo-2[1]

 

 

 

Trêve de plaisanterie, soyons sérieux. En fait, il a été proposé au Conseil Municipal du 25 novembre dernier de faire évoluer la SEM-SOCAREN en SPL-A par l’intermédiaire d’une transformation statutaire.

 

Les Sociétés Publiques Locales d’Aménagement (SPL-A) sont des Sociétés Anonymes de droit privé soumises au Code du Commerce, pérennisées par la Loi du 29 mai 2010. La totalité du capital est détenu par la collectivité territoriale de Noisy-le-Grand (actionnariat public à 100%). Elles sont compétentes pour gérer toute mission d’intérêt général au sens de l’article L.300-1 du Code de l’Urbanisme, mais aussi des opérations de construction et d’exploitation des services publics à caractère industriel et commercial, uniquement sur Noisy-le-Grand et Gournay-sur-Marne.

 

Aussi, il apparaissait nécessaire de procéder aux opérations suivantes :

 

1)    - Racheter les 3996 actions de la SOCAREN, détenues précédemment par les actionnaires privés [BNP PARIBAS ESTATE : 998 actions, BNP PARIBAS IMMOBILIER : 998 actions, IMMOBILIERE 3F : 998 actions,  etc…. (valeur de l’action :15,24 €)], afin que les capitaux de la SPL soient entièrement public.

 

2)    - Augmenter le capital de la SPL à 1 000 005 € (66 667 actions à 15 €), afin de mieux répondre aux besoins de cette nouvelle société, et éviter une absence de fonds propres qui pourrait constituer un obstacle à la mise en place de crédits auprès des banques.  Pour mémoire, le capital de la SEM-SOCAREN était seulement de 154 400 €.

 

3)    – Rechercher une seconde collectivité devant se porter actionnaire de la SPL-A. Ce sera Gournay-sur-Marne.

 

Le Conseil d’Administration sera composé de 11 sièges. 10 pour Noisy-le-Grand et 1 pour Gournay-sur-Marne. Comme le précisait Michel Pajon en séance, Gournay-sur-Marne ne court aucun risque. Avec une seule voix, le contraire nous aurait étonné! Dans ce contexte, bien évidemment le Conseil d’Administration devrait  autoriser Michel Pajon à occuper les fonctions de Président du Conseil d’Administration ?

 

Et hop !!!.... envoyer, c’est pesé.

 

Revue de Presse.

 

Lors d’une rapide revue de presse sur le sujet, il ne nous a  pas échappé que la création de ces SPL a suscité de  vives polémiques. Lisons : Le scandale des Sociétés Publiques, Marchés publics : une proposition ahurissante, (Christian Julienne), Comment le Parlement légalise le clientélisme (Hubert Martin).

 

Succinctement, afin de bien comprendre les enjeux, ci après quelques extraits :

 

  • Christian Julienne, 06 mai 2010 (cliquer sur : Le scandale des Sociétés Publiques Locales)

…………………………….le lobby des Sociétés d’Economie Mixtes (SEM), vient de faire voter très discrètement par le Sénat et l’Assemblée Nationale une proposition de loi qui a pour but de favoriser le développement des Sociétés Publiques Locales (SPL) pour réaliser des opérations d’aménagements, de constructions, de créations et d’exploitations de services publics. Cette proposition de loi a pour objectif d’éliminer les procédures d’appel d’offres, de publicités et de mise en concurrence entre ces sociétés et les collectivités publiques qui en sont les actionnaires.

Les conséquences économiques de ce projet sont considérables : toutes les grandes villes, les départements et autres vont être naturellement tentés de créer ces Sociétés Publiques Locales pour y mettre les vice-présidents, adjoints, chefs de service et autres amis politiques heureux de devenir entrepreneurs avec l’argent des contribuables et sans se soumettre à la concurrence.

En outre, le texte lui-même constitue un véritable appel au délit de favoritisme, à la prise illégale d’intérêts et à l’abus de bien social… Le tout avec des fonds publics.

Cette proposition de loi prétend s’inspirer d’une règle européenne permettant une grande liberté pour les services publics locaux rendus par des services municipaux (dits in house). En fait, elle a été très mal étudiée et contredit au contraire toute une série de textes, de pratiques et maintenant de jurisprudences européennes.

  • §  Hubert Martin, 20 avril 2010 (cliquer sur : Comment le parlement légalise le clientélisme) 

………..La notion d’intérêt général étant particulièrement extensive, presque tous les services municipaux  pourront à terme être gérés  sur la base du code du commerce. Ils s’exempteront ainsi des contrôles réguliers des Chambres Régionales des Comptes, des règles de   passation des marchés (sauf les grosses sous-traitances), de la séparation des ordonnateurs et des comptables, etc. Les dettes de ces sociétés seront comptées à part de celles des communes ou des départements, permettant de jeter un voile pudique sur l’endettement considérable de certaines collectivités………………….


Les partisans du « Socialisme Municipal » y verront le moyen de mettre en place de grosses entités publiques, protégées de la concurrence, que les élus pourront administrer eux-mêmes, en se séparant le cas échéant des sociétés de services privées (Saur, Veolia, Suez). Un président de Conseil Général pourra imposer aux communes et organisations intercommunales le recours obligatoire à une grande société de services départementale qu’il contrôlera…………………..


Pour les élus locaux, largement représentés, comme on sait, dans les deux assemblées, cette formule juridique additionne les facilités du secteur public et celles du secteur privé. On peut craindre que pour la population, il n’en cumule par contre les inconvénients. Exonérées des règles strictes et des contrôles  de la gestion publique, mais aussi de la pression de la concurrence, et sans présenter les garanties de compétence du vrai secteur privé, elle permettra  à des élus de s’attribuer des postes d’administrateurs plus ou moins lucratifs et de recruter largement leurs amis politiques dans le personnel. Tout cela se fait  certes déjà, notamment au travers des  sociétés d’économie mixte, mais avec des freins que le statut de la  société publique locale fera sauter. 

 

L’alibi de cette innovation contestable est européen : depuis 1999, la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne, exonère en effet de mise en concurrence les sociétés privées dites « in house »  contrôlées à 100 % par la collectivité. Il fallait, dit-on, en profiter!

 

Loin de nous l’idée de donner dans la démagogie anti-élus. Mais pour que la démocratie soit respectée, il faut une classe politique au-dessus de tout soupçon. Il n’est pas certain que son image, déjà bien altérée,  s’améliore avec un système qui accroîtra son pouvoir discrétionnaire, jugé déjà excessif par la majorité de nos concitoyens, et contribuera sans doute à l'enrichir un peu plus..................................  

Très prochainement, nous reparlerons de feu la SOCAREN dans un autre billet.

 

Déclaration publique d’Etienne DOUSSAIN

Noisy Solidaire

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Réponse publique de Michel Pajon

Maire

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Complément de Michel Miersman

Adjoint au Maire

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Intervention de Brigitte Marsigny

UMP

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Réponse de Michel Pajon

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Intervention de Jean Marc Morére

UMP

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Intervention de Marylise MARTINS

MoDem

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Samedi 20 novembre 2010 6 20 /11 /Nov /2010 22:33

 

  

 

NOISY-LE-GRAND RENFLOUE

SON PLAN LOCAL D’URBANISME

DANS L’URGENCE !

  

 

 

PLU-Photo 1  

 

 

Eh oui, maintenant il y a urgence : soit disant que Noisy-le-Grand avance. Nous ne le constatons pas beaucoup sur les Bas Heurts, mais bon, puisqu’on le dit…..Si en 2007, la Ville et son Cabinet d’Etude avait mieux préparé l’élaboration des documents, il n’y aurait pas eu de recours et le Tribunal Administratif de Cergy Pontoise n’aurait jamais annulé le Plan Local d’Urbanisme (PLU), adopté en juillet 2007.

 

Rappelons que le PLU est un document réglementaire et prospectif. Il précise les règles de construction applicables sur le territoire de la commune, ainsi que les grandes orientations de développement urbain.

 

Aujourd’hui, le PLU de 2007 n’étant plus applicable du fait de son annulation, c’est l’ancien Plan d’Occupation des Sols (POS), révisé en 1992 qui s’applique par défaut, mais il n’est plus adapté au projet urbain de la ville. Dans tous les cas de figures, annulation ou pas, ce PLU devait être révisé prochainement car il fallait tenir compte de l’évolution du contexte régional de ces derniers mois, à savoir : Le Grand Paris, Arc Express, la Loi Engagement National pour l’Environnement du 12 juillet 2010, l’Agenda 21, et autres….

 

Les habitants de Noisy-le-Grand pourront prendre connaissance et donner leur avis sur le diagnostic territorial et les grandes orientations du Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) lors d’une exposition à la Villa Cathala à compter du 18 novembre. Simultanément, se tiendront quatre réunions publiques, les 23,29,30 novembre et 1er décembre, soit précisément :

 

  •   Mardi 23 novembre à 19h, salle des Abeilles,
  •   Lundi 29 novembre à 19h, au Conservatoire, salle Jean Constantin,
  •   Mardi 30 novembre à 19h, au Gymnase Louison Bobet,
  •   Mercredi 1er décembre à 19h, à la Mairie annexe des Richardets.

 

Tous les Noiséens sont conviés à participer. Certes, cela peut sembler complexe, obscur, voire confus à de nombreux concitoyens, mais pourtant, c’est l’avenir de Noisy-le-Grand qui se joue pour les 20 prochaines années. Nous souhaitons que vous soyez nombreux à exprimer votre avis, vos attentes et vos exigences.

 

Pour alimenter votre réflexion, nous examinons ci après quelques enjeux majeurs (mais vous en avez surement d’autres), qui contribueront ainsi à construire un avenir pour Noisy-le-Grand qui vous ressemble et qui nous rassemble. Faisons notre métier de citoyen, puisque la seule légitimité électorale d’un Maire, avec seulement 24% des inscrits, ne peut être considérée comme une délégation de pouvoir satisfaisante [1].

 

 

 

UN PLAN LOCAL DE L’HABITAT OBSOLETE !

 

 

Ce PLH de Noisy le Grand a été établi en septembre1997, pour une programmation prévisionnelle de 6 ans (1996-2000). En 2002,  la projection était de 62 000 habitants. Aujourd’hui , fin 2010, soit 8 ans après, la population n’est que de 62500 habitants. En 2009, le solde migratoire de la population fut même négatif (- 4,7%).

Ce PLH est maintenant obsolète, il n’est même pas question de l’actualiser, il faut revoir entièrement la copie avec un Cabinet Spécialisé indépendant des services de la ville, dont la capacité d’expertise pourrait-être limitée, afin de donner une dimension objective à la démarche. En tant que document de programmation de la politique de l’habitat, le PLH  doit assurer l’adéquation entre le nouveau PLU et le nouveau PLH, c'est-à-dire entre une logique de réglementation et une logique de régulation. L’affirmation simpliste trop souvent énoncée : « il faut construire des logements, parce que j’ai 1500 dossiers en attente dans mes services sociaux » est une pratique locale subjective, qui n’a pas de validité.

Le PLH constitue actuellement un chantier d’actualité en Ile de France. En effet, la Loi de Mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion du 25 mars 2009 a étendu à de nouvelles collectivités l’obligation d’élaborer un PLH et cherche à en renforcer la portée opérationnelle. Le PLH se situe donc au cœur des enjeux du logement : relance de la construction, fluidité des parcours résidentiels, développement du parc social, réponses adaptées aux populations spécifiques, amélioration de l’habitat dégradé, etc…

Le PLH analyse la situation existante, les évolutions et les besoins en termes d’offre foncière et d’adéquation offre/demande de logements et d’hébergements sur les différents segments du marché local de l’habitat, en prenant en compte les enjeux liés aux déplacements et aux transports.

Ainsi, la relation étroite PLU/PLH, permettra d’éviter des erreurs grossières d’appréciations qui pourraient survenir lors de l’élaboration d’un PLU mal ficelé sur les secteurs Bas Heurts, Clos d’Ambert et Gournay-Cossonneau, en termes de contraintes de hauteur bâti ou de densité de l’habitat. Noisy-le-Grand ne peut se dispenser d’un nouveau diagnostic strictement indépendant.

Le diagnostic rédigé en septembre 1997 préconisait dans une « fiche action » la création d’un Observatoire Communal doté d’indicateurs sur lesquels s’est appuyé le diagnostic. Cette instance démocratique apparaissait indispensable à l’appréciation de l’efficacité de la politique conduite par l’action municipale, voire l’action privée. Finalement cet observatoire n’a jamais été mis en place par le Maire, et nous comprenons bien pourquoi. C’était un marqueur démocratique objectif qui pouvait mettre en avant ses dysfonctionnements urbains et contrecarrait son action politique partisane, uniquement tournée vers la promotion immobilière inflationniste de la ville.

Aujourd’hui, c’est le moment d’exiger l’instauration de cet Observatoire Communal

 

 

 

DES MANQUEMENTS CONSTANTS DANS LES DOSSIERS D’URBANISME DE LA VILLE

 

 

Contrairement aux propos de la commune, les différentes annulations (ZAC dite du Clos aux Biches, PLU,…) par le tribunal administratif de Cergy Pontoise de ces derniers mois, ne l’ont pas été pour des motifs de forme, mais bel et bien pour des problèmes de fond. Ces illégalités flagrantes sont sanctionnées par une jurisprudence constante depuis des décennies et donc totalement prévisibles par la ville. Cette dernière est d'autant plus impardonnable de ne pas avoir étudié ses dossiers correctement. C’est tout simplement le résultat d’une précipitation partisane et incontrôlée.

 

Pour mémoire, d’une part l’Etude d’Impact jointe au dossier de création de la ZAC du Clos aux Biches (1500 log) ne comporte pas l’exposé des mesures envisagées pour supprimer, réduire ou compenser les conséquences dommageables du projet de ZAC résultant de l’augmentation du trafic automobile. D’autre part le rapport de présentation du PLU ne contient aucune analyse de l’incidence du projet de 1500 log du Clos aux Biches, sur la gestion des transports ou sur les risques de nuisances générées par ce projet.

 

En conséquence, aujourd’hui, l’ADIHBH-V pose la question suivante : « dans le cadre de l’élaboration de ce nouveau PLU, quelles sont les mesures que la commune propose pour supprimer, réduire ou compenser les conséquences dommageables de ce projet irréaliste de 1500 logements, résultant de l’augmentation du trafic automobile » ?

  

 

DES ECO QUARTIERS, OUI,

MAIS DES QUARTIERS CONCERTES

 

 

Dans le cadre de la Convention d’Aménagement Etat / Région 2007-2013, nous apprenions que la réalisation de deux Eco Quartiers était envisagée à Noisy-le-Grand sur le « Clos aux Biches » et le « Clos d’Ambert ». Une aide de 10 millions d’euros pourrait être apportée par l’Etat à chaque projet.

 Toutefois, si un éco-quartier passe par la construction de bâtiments HQE, c’est également une autre façon de vivre, une économie des ressources, des espaces communs, un respect de l’environnement dans tous les sens du terme. Aujourd’hui, malheureusement, pour la plupart des projets lancés, il ne s’agit pas réellement d’éco-quartier mais de quartiers caractérisés seulement par des performances énergétiques, afin de récolter les subventions de l’Etat ou de la Région.

 

Ces propos soulèvent la question du quartier vécu ; c’est dans un quartier vécu que se construit un système d’usages fondé sur des valeurs partagées. Autrement dit, ces quartiers de demain, s’ils ne sont pas un minimum désirés par les citoyens cela risque de ne pas fonctionner. En ce moment une forte demande citoyenne émerge et s’affirme, il faut l’accompagner et l’intégrer aux projets. Instaurer de la démocratie participative ne peut être que bénéfique. Mais la « gestion de projet » ce n’est pas de faire une réunion d’information lorsque tout est bouclé, pour faire avaler la pilule. C’est d’impliquer les habitants concernés dans les études, et dans ce cas un projet négocié deviendra  un projet accepté.

 

Pour la petite histoire, nous ne pouvons résister à la définition des Eco Maires de France, relative aux Eco Quartiers : «Un quartier durable est un territoire qui pour sa création ou sa réhabilitation, intègre dans une démarche volontaire, une conception et une gestion intégrant les critères environnementaux, un développement social urbain équilibré favorisant la valorisation des habitants en place, la mixité sociale et des lieux de vie collective, des objectifs de développement économique de création d’activités et d’emplois.

 

Il semblerait évident que le Maire de Noisy-le-Grand n’adhère à cette Association, car sur les Bas Heurts, sa seule initiative en termes de « valorisation des habitants en place », serait à terme, s’il le pouvait, de les expulser. Quelle ironie du sort. Pire, en ce moment au sein des Conseils Consultatifs des Quartiers, il a même l’outrecuidance de nous inviter à donner notre avis sur son projet de PLU. Evidemment, lorsqu’un membre du CCQ Ouest Bas Heurts, pose la question de fond, le maître de cérémonie, Directeur de l’Urbanisme, s’empresse de répondre : ce n’est pas le sujet du jour !!!. Quelle mascarade…..

 

 

LE GRAND PARIS - ARC EXPRESS 

 L’EST PARISIEN- LA CITE DESCARTES

 

 

Les deux projets (Grand Huit et Arc Express) qui sont soumis actuellement au débat public jusqu’au 31 janvier 2011,  portent sur l’opportunité, les objectifs et les principales caractéristiques des projets de réseaux des transports publics. L’Association des Collectivités Territoriales de l’Est Parisien (ACTEP) regroupant 16 collectivités territoriales (14 communes et 2 Conseils Généraux), mais dont la commune de Noisy-le-Grand s’est exclue unilatéralement en 2007, demande à ce que les deux projets convergent en un seul, et apporte son soutien au projet Orbival.

 

Le choix du tracé devra être fondé sur : 1-Les besoins évidents et urgents tels que, le désenclavement des quartiers, la saturation des lignes du RER existantes,…2-Les capacités de développement foncier (en Seine-Saint-Denis elles sont très importantes), sans pour cela pratiquer « la tabula rasa » sur les Bas Heurts à Noisy-le-Grand, 3- Les lieux d’interconnexion, 4- Les coûts des ouvrages.

 

Dans ce contexte, la gare qui desservira  le Cluster de la Cité Descartes, sera Noisy-Champs. Contrairement aux hypothèses de la ville, Noisy-le-Grand ne devrait pas avoir une deuxième station à Noisy Mont d’Est. Par contre, la future Gare Routière Multimodale de l’avenue du Mont d’Est sera très fortement mise à contribution par les futurs réseaux de bus Trans Val de Marne (TVM) et Altival.

 

Si ce nouveau Métro automatique facilitera le déplacement des salariés, il doit également soutenir un formidable développement économique des territoires autour des nouvelles gares. Aujourd’hui, la potentialité de constructibilité est estimée à 8 millions de m², dans un rayon de 900 m autour des gares. A Noisy-le-Grand, les quartiers du Champy, de la Butte Verte et des Richardets sont impactés

 

Mais attention, ce développement urbain créateur de richesse, ne doit pas se faire au détriment de la qualité de vie des Noiséens. Sachant que le PLU de la commune doit obligatoirement s’harmoniser avec cette nouvelle problématique, et qu’un contrat de Développement Economique sera prochainement signé entre la Ville et l’Etat,  c’est le moment de se faire entendre en participant aux  quatre réunions publiques, pour bien saisir les enjeux, et marquer fortement notre désaccord si nécessaire. Soyons très vigilants, nous connaissons tous l’appétence du Maire pour la densification urbaine !

 

 

 

LA LOI DU 12 JUILLET 2010-L’AGENDA 21-

LE DEVELOPPEMENT DURABLE !

DE QUOI S’AGIT-IL ?

 

 

PLU-Photo 2[1]

 

 

Qu’il s’agisse de la Loi du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement, ou de l’Agenda 21, tous ces éléments du développement durable, sont une « boîte à outil juridique » du Grenelle de l’environnement dont la ville devra tenir compte obligatoirement dans l’élaboration du futur PLU de Noisy-le-Grand.

 

C’est bien ici, que toutes les motivations de fond sur l’annulation de la ZAC du Clos aux Biches et du PLU de Noisy-le-Grand prennent un sens juridique, et demain, encore bien plus qu’hier ! Nous y veillerons tout particulièrement dans les débats.

 

Ces démarches, globalement et concrètement ont pour objectif de mettre en œuvre progressivement et de manière pérenne le développement durable à l'échelle d'un territoire. Il est porté par la collectivité et mené en concertation avec tous ses acteurs : élus, habitants, associations, entreprises, structures déconcentrées de l'Etat, réseaux de l'éducation et de la recherche...

Il se traduit par un programme d'actions visant à améliorer la qualité de vie des habitants, économiser les ressources naturelles et renforcer l'attractivité de la commune. Soyons réalistes, là encore nous sommes à des années lumières de la démarche destructive au bulldozer, que voulait imposer le Maire sur le quartier des Bas Heurts. Et puis, nous pouvons raisonnablement nous poser la question suivante : est-ce-qu’une densification de 185 logements/ha dans une cité, favorise vraiment la qualité de vie des habitants ?

Ceci dit, la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement doit, par exemple, favoriser :

  • une politique de l'habitat et de l’urbanisme appuyée sur la haute qualité environnementale, la valorisation du parc existant et la reconquête des espaces disponibles ;
  • l'utilisation de ressources renouvelables, la biodiversité, la maîtrise de l'énergie, la gestion des déchets,  l'offre de transports en commun et le développement de modes de transports alternatifs à l'automobile ;
  • la création d'activités répondant à une demande sociale locale et d'emplois qualifiants et durables ou de nouvelles filières d'emplois.

Les étapes de la mise en place sont :

1- L’élaboration d'un diagnostic préalable donnant une bonne connaissance du   territoire sur le plan économique, social, environnemental et organisationnel,

2-  La définition d'une stratégie décrivant les objectifs à court, moyen et long termes, les méthodes et les moyens d'actions proposés, les acteurs et les partenaires impliqués ainsi que les critères d'évaluation.

3- La mise en œuvre d'un programme d'actions transversales, concrètes et démonstratives,

4- L’évaluation systématique et permanente des politiques menées et des actions engagées, dans une logique d'amélioration continue.

  

 

 

UNE ALTERNATIVE SUR LES BAS HEURTS ET 

MAILLES HORIZON :

Penser la ville autrement !

 

 

Cohérent avec la méthode de la  « table rase », les projets conjoints mais assez peu solidaires de la municipalité pour les Bas Heurts et de l’aménageur Epamarne pour Maille Horizon, s’inscrivent  historiquement dans la démarche du zoning fonctionnel  et territorial.

 

A chaque « zone » correspond une seule fonction urbaine bien délimitée : strictement résidentielle avec les équipements de proximité requis aux Bas Heurts -« Clos aux Biches », exclusivement tertiaire sur le Clos Montfort - «Mailles Horizon ».

 

A la fragmentation institutionnelle et règlementaire de ces deux secteurs, puisqu’il s’agissait jadis de deux ZAC différentes mal coordonnées, s’ajouterait la spécialisation programmatique si le nouveau PLU de Noisy-le-Grand poursuivait dans cette scission. Tous les logements d’un coté, tous les bureaux de l’autre…Une zone dortoir d’un coté, une zone travail de l’autre. En d’autres termes, un dispositif urbain gravement destructeur et manifestement voué à l’échec.

 

Cette urbanisation archaïque si elle s’affirmait demain, poserait le concept de la diversité des fonctions urbaines et le principe de mixité sociale dans l’habitat qui doivent être « géographiquement équilibrés » entre emploi, habitat, commerces et services. Elle ne répondrait aux exigences de la loi du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement dite « Grenelle 2 », puisque aujourd’hui les documents d’urbanisme doivent désormais prendre en compte le développement durable. 

 

Après l’avoir dénoncé au moment des enquêtes publiques de janvier/février 2007, le travail des habitants des Bas Heurts et des étudiants de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-La Villette (voir article du ' fevrier 2007), s’était engagé sur des bases radicalement différentes, susceptibles de présenter une alternative globale et cohérente à ces dispositifs urbains, et respectueuse de l’environnement.

 

Lors de l’élaboration de ce nouveau PLU, l’ADIHBH-V réaffirmera haut et fort le principe du projet alternatif suivant :

 

- Engager une approche d’ensemble sur les 2 sites des Bas Heurts et Maille Horizon dans une logique d’intégration de ces quartiers et de liaison avec leur voisinage proche,

 

 - Assurer la continuité et la hiérarchisation de l’espace public,

 

- Rompre avec la logique du zoning fonctionnel, combiner les programmes d’activités, d’habitat et d’équipements publics,

 

- Renoncer à toute démolition d’édifices encore habités par des familles ou des personnes seules, refuser la logique de la table rase,

 

- Respecter scrupuleusement l’identité et les qualités spécifiques des quartiers habités, densifier à partir de l’existant, recoudre les tissus,

 

- Diversifier et combiner les typologies résidentielles, de l’immeuble collectif urbain à la maison particulière isolée en passant par l’habitat intermédiaire, l’individuel groupé (en bande ou en nappes), la maison jumelée, etc,

 

- Concevoir une stratégie d’aménagement progressive,

 

-Mettre en place des outils de discussion et de concertation dynamiques avec les habitants des Bas Heurts par l’intermédiaire de leur association, expliquer patiemment les dispositions du projet, les infléchir au besoin, l’enrichir de toutes les suggestions qui ne porteraient pas atteinte à sa cohérence.

 

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[1] - La démocratie ne consiste pas à mettre épisodiquement un bulletin dans une urne, à déléguer les pouvoirs à un ou plusieurs élus, puis à se désintéresser, s’abstenir, se taire pendant cinq ans. Elle est l’action continuelle du citoyen, non seulement sur les affaires de l’état, mais sur celle de la région, de la commune de la coopération, de l’association, de la profession. Si cette présence vigilante ne se fait pas sentir, les gouvernants (quels que soient les principes dont ils se recommandent), les corps organisés, les fonctionnaires, les élus, en butte aux pressions de toutes sortes de groupes, sont abandonnés à leurs propres faiblesses et cèdent bientôt soit aux tentations de l’arbitraire, soit aux routines et aux droits dits acquis. Le mouvement, le progrès ne sont possibles que si une démocratie généralisée dans tout le corps social imprime à la vie collective une jeunesse constamment renouvelée. La démocratie n’est efficace que si elle existe partout et en tout temps

 

Pierre Mendes France

 

 

 

 

 

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